De l’amour.

Vendredi, ma nièce de 4 ans a donné sa sucette au père Noël de l’école contre un cadeau…

La maitresse était très fière!

Problème ? Ma nièce n’a jamais eu de susu.

Depuis 2 jours, il doit y avoir un petit malheureux et des parents désespérés.

Ma nièce a tout pigé de la vie.

Joyeux Noël à toutes et tous (et merci de supporter mes colères, mes emportements, et mon sale caractère)

Du LOVE sur vos cœurs.

(Prenez soin de vous toutes et tous… N’oubliez pas : vous êtes humains et humaines, vous portez ce que vous pouvez sur vos épaules, dans la mesure de vos moyens ET vous êtes formidables. Ne laissez personne, ni votre oncle ni votre maman/papa/frère/qui que ce soit d’autre en cette période familiale, vous dire le contraire. Et une pensée pour celles et ceux qui sont seuls et seules).

Les espaces entre les doigts ont été créés pour laisser une autre personne les combler.

UN JOUR = UN PATIENT QUI TE RAPPELLE CHARLES AZNAVOUR (ET QUI EMPÊCHE TA VOCATION DE COULER)

Alors voilà, il y a quelques années, pendant les vacances, sur mon petit vélo rouge, j’ai pédalé plus d’une fois jusque chez ce vieux monsieur.

« Je veux juste voir la mer une dernière fois » qu’il disait, mais il était trop fatigué pour ça, alors c’est moi qu’il voyait, moi qui allais juste lui parler et m’assurer que son cancer ne le tue ni trop vite ni trop douloureusement.

À la fin des vacances, il a dit :

«J’aimerais bien que vous reveniez, Docteur. Quand ma médecin rentrera de congés, je veux dire.»

La médecin est rentrée. M’a demandé de ne plus y retourner :

«Tu comprends, c’est MON patient.»

J’ai compris, c’était SON patient.

J’ai arrêté d’y aller.

J’ai arrêté d’y penser.

Quelques mois plus tard (je remplaçais la même doctoresse), j’ouvre la porte du cabinet. Le fameux patient est là. Sa femme aussi. À mon air très surpris, il devine que je le pensais mort depuis longtemps.

Je tends la main à sa femme.

Elle la serre.

Puis je tends la main au patient.

Il me fixe droit dans les yeux, 2 ou 3 longues secondes, puis quand il voit que nous sommes totalement présents l’un à l’autre, il écarte ma paume avec douceur mais fermeté, s’approche et lentement me fait la bise.

Juste… ça.

Est-ce qu’il saura, ce patient, combien son geste m’a réconcilié avec les patients et les patientes ?

[…]

Y a ceux qui brûlent ta vocation, ceux qui la piétinent, et ceux qui se baignent dans tes larmes.

Et ceux qui t’embrassent la joue pour te dire « Merci »

et

« MOI, je ne vous ai pas oublié »

et

« J’ai pu voir la mer une dernière fois ».

(Et là, vous vous demandez ce que vient faire Charles Aznavour là-dedans ? Rien. Le patient m’y faisait penser et j’avais juste envie de partager avec vous ma dernière performance artistique. Bonnes fêtes à toutes et tous.)

Cinquante nuances de vrai.

J’ai supprimé les commentaires du genre :

« Je quitte ce blog, tu n’es plus bienveillant, tes dernières histoires qui ne visent que les patients je ne les aime pas… etc ».

Alors, comment dire, kiddo :

D’abord : on ne se tutoie pas.

Ensuite, EXCUSEZ-MOI d’avoir des sentiments… Je suis une vraie personne vous savez ? Parfois je ris, parfois je pleure (et parfois je pète).

Enfin : depuis quand n’a-t-on plus le droit de se plaindre en France ?!?!?

Tout part vraiment en couille dans ce pays !

Tu passes ton année à mettre en avant les patients et les patientes. À te prendre des procès de la part de tes confrères parce que tu leur dis qu’il y a parfois des abus de notre part, que nous avons des responsabilités, qu’on doit essayer d’être digne “de keke chose qu’t’arrives pas à expliquer” (et manifestement pas à écrire non plus).

Tu serres les dents, tu acceptes de ne pas avoir beaucoup d’amis dans le milieu. De te sentir parfois seul.

Et quand tu dis : « vous savez, y a aussi des patients et des patientes qui nous piétinent et nous usent » v’là que tu te retrouves avec des gens qui râlent en mode : « Et ta bienveillance ?!?! »

Mais… mais… mais…

MAIS !!!!!!!!!!!!

Peut-on accepter que tout n’est pas blanc et noir ? Peut-on avoir droit à un peu de nuance ?

Penser et prendre la peine d’écrire :

« J’aime ce blog quand il critique certains soignants mais je le hais quand il critique certains patients »

OU :

« J’aime ce blog quand il critique certains patients mais je le hais quand il critique certains soignants »

ça ne m’intéresse pas. L’humain soigné, comme l’humain qui soigne, valent mieux que ça.

Coeur sur vos têtes !

(Je fais des progrès de déglinguo en Photoshop)

UN JOUR = UN PATIENT QUI BOIT TON SANG APRÈS T’AVOIR ARRACHÉ LE COEUR EN RIANT COMME LE JOKER DANS BATMAN

#drama

#toujoursplus

« Un jour Kuang-Tzeu se promenant au bord d’une rivière avec un disciple vit un scorpion prisonnier de l’eau. En essayant de le sauver, Kuang-Tzeu se fit piquer. Patiemment, il recommença et se refit piquer. À la troisième tentative, son disciple lui demanda pourquoi il essayait d’aider un ingrat. Kuang Tzeu répondit : “il faudrait que je renonce à être Kuang Tzeu sous prétexte que ce scorpion ne peut changer ?»…

[…]

Vous vous souvenez de ce patient qui avait falsifié son arrêt de travail ? En s’ajoutant 20 jours ?

Celui qui m’avait fait dire « Ah ben quand je le reverrai, il nous faudra comprendre ce qui cloche au boulot… »

Eh bien il est revenu. 27 jours plus tard. Il est entré, s’est installé comme si de rien n’était. Une vraie fleur. Et il a dit avec un aplomb sublime :

« Bonjour, je viens pour une prolongation de mon arrêt de travail !»

[Version romancée de ce qui est arrivée ensuite 👇🏼]

J’ai inspiré, expiré profondément :

« Vous connaissez l’histoire du sage Kuang-Tzeu ?

— Non.

— Un jour Kuang-Tzeu se promenant au bord d’une rivière avec un disciple y vit un scorpion prisonnier de l’eau. En essayant de le sauver, Kuang-Tzeu se fit piquer… »

Silence. Le patient :

« Et ensuite ?… »

Moi, les larmes aux yeux :

« Et ensuite Kuang-Tzeu a VIOLEMMENT écrasé le scorpion À COUPS DE PELLE parce que c’est un être humain, Kuang-Tzeu ! Même qu’il a des sentiments, et que là il avait très très mal au coeur !!! »

#drama

#toujoursplus

Dans le prochain épisode de votre telenovela préférée UN JOUR = QUELQUE CHOSE À DIRE :

UN JOUR = UN PATIENT QUI TE RÉCONCILIE AVEC TON MÉTIER.

Ci-dessous : une très belle réalisation de votre serviteur.

UN JOUR = UN PATIENT QUI SE BAIGNE DANS TES LARMES

Alors voilà, cette année, il y a aussi eu cette patiente.

5 fois, elle se mouche.

5 fois, elle sort un mouchoir.

Dans chacun, elle dépose une belle huître fine de claire, puis… HOP! sur le bureau ! Pépouze. Exactement là où l’autre Mimi-Cracra avait posé son chewing-gum (#cecoindubureauestmaudit).

J’ai regardé faire, un peu ahuri.

Finalement, étant plus gêné qu’elle par son sans-gêne, j’ai adopté la réponse la moins appropriée du monde : le cynisme.

« Ah oui, ils sont quand même mieux là que dans la poubelle. Au moins, là, on dirait des jolies poupées Russes bien alignées !»

(Parce que OUI, elle les avait posés par ordre de taille croissante…).

Et la patiente, en riant, d’ajouter :

« Ou les Jackson Five ! »

Cynisme : 0

Patiente : 1

Enfant qui tombera malade en touchant le coin maudit du bureau après elle : -1

UN JOUR = UN PATIENT QUI ÉCRASE TA VOCATION SOUS UN TANK.

Lui, je me souviens, il arrive au cabinet pour une angine. Il mâche un ÉNORME chewing-gum.

« Je vais vous examiner »

Il enlève le chewing-gum et… le pose sur le bureau. Il APPUIE même. Comme un presse-papier (avec des bulles de salive qui s’échappent sur les côtés). NICKEL.

J’ai regardé le chewing-gum, puis le patient, puis le chewing-gum. Rien. J’ai ouvert la bouche pour dire :

« Monsieur, n’ayez pas l’air étonné de ce que je m’apprête à vous révéler, mais voilà : je viens du futur. Et la personne qui tombera malade à cause de vous après avoir posé ses mains où vous venez de poser votre chiclet dégueulasse m’a demandé EXPRESSÉMENT de vous gifler violemment. Trois fois. »

Mais je n’ai jamais dit ça.

J’ai voulu arranger le truc en lui faisant ma célébrissime et hilarante blague du policier qui voit un chewing-gum rouler trop vite sur l’autoroute, mais même ça j’ai pas pu.

J’ai fait comme tout le monde, et ravalé ma bile en ayant l’impression de me faire piétiner par le monde.

#dramaqueen

#neutralitébienveillante

#monculsurlacommode

À demain.

UN JOUR = UN PATIENT QUI BRÛLE TA VOCATION AU LANCE-FLAMMES.

Aujourd’hui, une patiente.

Celle qui m’a volé un ordonnancier.

Alors voilà, toi tu vas pisser entre deux consultations parce que t’as pas changé l’eau des olives depuis 3 heures et HOP! dans sa musette ! Pas folle la guêpe : avoir directement de quoi se prescrire ce qu’on veut quand on veut est quand même beaucoup plus pratique !!!!

Puis… on attend toujours trop longtemps chez le docteur, c’est chiant… Autant ne pas y aller, elle a raison. 👍🏼

D’ailleurs, un confrère, en entendant cette anecdote : « Moi, Baptiste, tu sais, un patient était en arrêt de travail depuis trois mois. Il m’avait volé un paquet de feuilles d’arrêt ».

Si tu changes quelques lettres à « neutralité bienveillante » tu obtiens « pigeon » 😂

*ceint son front d’un bandeau rouge*

Eh bien, ça ne va pas se passer comme ça !

Rendez-vous demain.

Edit : n’allez pas chercher une quelconque détresse derrière son geste. Elle voulait juste « gagner du temps ».

10/1000

J’ai reçu beaucoup de témoignages. Je ne savais pas quoi en faire. On m’a dit « Publie-les comme ça ! Celles qui voudront ajouter leur témoignage pour parler commenteront, celles qui veulent juste lire pour ne plus se sentir seules liront. Et celles qui veulent t’écrire en message privé pour ajouter un témoignage anonymement t’écriront. »

Alors voilà.

Parce que cela touche 10,1 grossesses pour 1 000, et qu’on devrait le dire plus souvent. Savoir que c’est une possibilité, intégrer cela, penser que c’est loin d’être rare et qu’il n’y a pas à se sentir coupable de quoique ce soit.

Ensemble on est plus forte.

Il n’y a aucune raison de souffrir seule.

Donc voilà, j’ouvre cet espace sorore sur Facebook ICI (pas besoin d’avoir Facebook pour voir l’album photo, il faut juste cliquer sur le lien, lui dire qu’on se connectera plus tard et on peut voir l’album photo qui est public) ou vous pouvez au choix commenter ou envoyer vos témoignages (à moi ou à Marion G. ++++ si vous préférez une interlocutrice ce qui me paraît plus légitime).

Et merci à Magali B. sans qui rien n’aurait été possible.

Bibi journaliste.

Alors voilà… Lunettes rondes, casquette en cuir vissée sur le crâne et barbe blanche en dessous, Christian est bénévole au Secours Populaire, vieille asso de 70 ans.

Il coordonne l’équipe « Petit déjeuner ».

« Tous les dimanches matins, la caravane s’installe là-bas, à la rencontre des sans logis, des précaires, des réfugiés, tous ceux qui dorment dehors. Crois-moi, Baptiste, ça ne faiblit pas, bien au contraire… On a de plus en plus de travail…

— Pourquoi le dimanche ?

Sourire en coin.

— Le dimanche, jour du seigneur, les services sociaux de la ville de Toulouse sont fermés. La Place du Salin, c’est le seul endroit où on peut fournir un peu de nourriture chaude ».

Un peu plus loin stationne une deuxième caravane.

« Des amis, m’explique Christian ».

Le « Camion-Douche » propose aux plus pauvres de se laver et leur offre quelques produits d’hygiène…

« Une boulangerie industrielle nous donne ses invendus du samedi, l’hôpital Joseph Ducuing nous prépare de l’eau chaude pour le café. On part avec 22 litres d’eau bouillante… ».

Il faut imaginer la scène : la cathédrale en briques roses derrière, les boutiques cossues fermées tout autour. Des petites tables sont dressées, des hommes et des femmes en situation de grande précarité viennent prendre un petit déjeuner, mais c’est la matinée qu’ils agrippent et ne lâchent plus.

« Ils restent là jusqu’à midi. Ce sont des personnes assez isolées, alors une fois par semaine, c’est important d’être debout autour d’une table, et de ne pas y être tout seul »

Selon les intervenants, ont lieu sensibilisation à l’hygiène bucco-dentaire, cours de prévention sexuelle, dessin, lecture…

« … une fois on les a emmenés à Gruissan. C’était fou, un jeune venu de l’autre côté de la Méditerranée retrouvait la mer après plusieurs années… La dernière fois, il était un gamin terrifié, sur une barque minuscule, alors autant dire qu’il n’en n’avait pas gardé un très bon souvenir… Un de nos vieux habitués, Raymond, qui est sans domicile fixe, l’a pris par la main et, tout doucement, en le guidant, il lui a fait redécouvrir la mer… Ils ont mis un pied, puis deux, fallait pas brusquer les choses… fallait… fallait lui faire redécouvrir autrement… J’ai pris une photo de ce moment…».

Long silence. Je sens que Christian veut essayer de me dire quelque chose, alors je me tais.

« On en est déjà à six. Six habitués. Morts. Chez eux. Seuls. C’est ÇA, la vie de la rue. Comment on le sait ? Ils viennent tous les dimanches, puis un jour ils ne viennent plus, puis on les cherche, puis on les trouve. Ils ne meurent pas d’être pauvres, ça non. Personne ne meurt de la pauvreté, tu sais ? On meurt d’être seul, ça oui, et c’est tout, et c’est trop. »

Christian se tait, balaie l’espace devant lui d’un revers de main :

« Ça me révolte. Moi je les vois ces gens, je les vois vraiment ! Je ne me résignerai jamais. Parce que la solidarité n’est pas qu’un mot. Le partage doit être inévitable : on n’a pas le droit de se dérober au rendez-vous de l’Histoire. Tu sais, Baptiste, l’autre homme, mon autre à moi, il n’est pas étranger. Ça n’existe pas, d’ailleurs, l’étranger. Y a des solitudes et des détresses, ça oui, et on passe notre chemin, on devrait pas, mais on le fait. Alors qu’on est tellement proches les uns des autres. Il faut donner aux gens le goût des autres, il faut… banaliser la rencontre. »

Il enlève son béret, le tourne entre ses mains. Il donne l’impression de se mettre tout nu en se confiant. Chaque mot est comme un vêtement qu’il enlève.

« J’ai 65 ans. J’ai 65 ans, j’aime ma famille, mes enfants, mes petits-enfants, et si je pouvais leur laisser un conseil ce serait : aime tout le monde quitte à te tromper, mais essaye l’amour en premier plutôt que la méfiance. Un homme, ça se considère. »

Je n’interromps pas Christian. Il me parle de ces quelques habitants, parmi l’association de quartier. Deux trois grincheux qui se sont plaints. Précisons : ce n’est pas n’importe quel quartier, ici, mais l’un des plus huppés de Toulouse. Est-ce que les SDF dérangent ? Est-ce qu’ils sont insupportables ? Est-ce que une fois par semaine était déjà une fois de trop ? La vie doit vivre, pourtant.

— La mairie nous avait donné un double de la clé du cadenas qui condamne l’accès à la place. Ça fait 34 ans qu’on est là. Ça n’a jamais gêné personne. Et tout à coup, voilà que la police arrive hier, et nous dit « c’est fini, maintenant. Il faut partir, il faut s’en aller ».

Le fonctionnaire de police, la mairie, la préfecture, bref que sais-je, une personne dans la chaine de décision, n’a pourtant pas manqué de courage : le procès verbal pour occupation illégale de l’espace aura été adressé au Secours Populaire.

— Le camion ne viendra plus ?

— Si, même s’il doit changer de rue, il sera toujours là, tous les dimanches de l’année, nous ne lâcherons jamais nos amis !

Baptiste Beaulieu, Toulouse, le 27/11/17

(Faudrait que la mairie de Toulouse fasse quelque chose… Faudrait que les gens lui écrivent… faudrait… arghhh… si seulement les gens avaient le mail de la mairie… s’il seulement il suffisait de cliquer sur le mot MAIRIE pour y accéder… )

Tu peux (suite)

Alors voilà, il y a ce message, reçu de la lectrice m’ayant raconté l’histoire publiée jeudi dernier ICI :

« Je voulais vous dire qu’hier soir j’ai contacté l’une de vos lectrices de l’association SOUVENANGE qui avait publié un commentaire sous mon histoire expliquant le but de l’association.

Elle va retoucher les photos que j’ai eues de Corentin pour que j’ai autre chose que le souvenir de ce petit corps meurtri qui a du appeler au secours et que je n’ai pas su entendre…

Et cela c’est grace à vos lectrices et lecteurs et c’est un premier pas dans mon travail de deuil que vous, elles et eux avez rendu possible…

Encore merci. »

(SOUVENANGE est une association gouvernementale à but non lucratif qui offre aux parents qui le souhaitent :

– des photographies de qualité professionnelle de leur bébé décédé, en intervenant à la maternité,

– un service de retouche des photographies existantes, a posteriori).

Puis cet autre, beau, et doux et lumineux message, de la même lectrice (tout ça, c’est grâce à vous toutes et tous 🙏🏻) :

Bonjour Baptiste,Je voulais juste vous mettre en copie les réactions de mes filles a la publication de votre texte.

Voici celui de ma S. (ma cadette de 20 ans) :

« le texte est très beau… les commentaires aussi. je trouve ça super courageux de ta part davoir réussi à parler de ce qui sest passé, et de nous l’expliquer à V. et moi à travers ce texte ! en tout cas sache que même si j’ai pu te reprocher un manque de contact physique (et encore je me souviens pas que ça m’ait vraiment marquée?) j’ai jamais considéré ça comme une preuve que tu étais une mauvaise mère au contraire, tu le montrais juste autrement, et je sais que V. le sait aussi »

Et celui de V. mon aînée de 22 ans :

« Ne t’inquiète pas, S. et moi comprenons. Notre petit frère aussi comprendra quand il sera en âge de comprendre. On t’aime comme tu es et ce sera toujours le cas ! »

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Publié avec son autorisation, évidemment.