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Un peu d’épidémiologie (mais pour les nuls).

VOUS M’ÉCRIVEZ POUR ME DEMANDER QUAND FINIRA LE CONFINEMENT ?

UN DÉBUT DE (NON) RÉPONSE :

👉🏼

Je ne veux pas vous casser le moral, mais le pic épidémique (que nous vivons +/- actuellement ou dans les jours très proches) n’est pas le pic d’immunisation de la population.

Si nous nous déconfinons (🙄) trop tôt, il suffit qu’un seul porteur du COVID se balade et ce sera reparti pour 1 tour.

En gros, plus une population a attrapé (et guéri) d’un virus, et moins celui-ci peut circuler (il manque de “réservoir” pour se développer).

VOILÀ POURQUOI ATTENDRE UN PIC IMMUNOLOGIQUE MAXIMAL DE TOUTE LA POPULATION LE PLUS RAPIDE POSSIBLE (=jouer l’immunité de groupe) S’OPPOSE À LA VOLONTÉ DES POUVOIRS PUBLICS (LOGIQUE ET RAISONNABLE) DE POUVOIR ÉTALER AU MAXIMUM LE NOMBRE DE NOUVEAUX CAS POUR DIMINUER L’AFFLUENCE DANS LES HÔPITAUX (NOMBRE LIMITÉ DE RESPIRATEURS PAR RAPPORT À LÀ POPULATION : EN GROS, C’EST LA LOI DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE👉🏼IL FAUT DIMINUER LA DEMANDE CAR L’OFFRE MANQUE)

Je ne sais pas si je suis clair. Mais en gros cela signifie : PERSONNE NE SAIT QUAND NI COMMENT LE CONFINEMENT TERMINERA.

(LOL, LE MEC QUI SERT À RIEN😂😂)

En France, nous sommes bientôt en plein pic épidémique, MAIS pas immunologique, puisqu’il y a plus de monde confiné à la maison que dans les hôpitaux (je simplifie un max+++).

Si on utilise l’Italie comme miroir tendu vers nous depuis notre futur proche, la situation est plutôt “encourageante” (vous comprenez ce que je veux dire par encourageant, des gens en train de mourir, ce n’est jamais encourageant…).

Ainsi, en Italie, la baisse du nombre d’hospitalisations, notamment en réanimation, et du nombre de décès, se poursuit.

Malheureusement, cela ne veut pas dire que nous serons sortis de l’auberge d’ici deux semaines, le 15 avril, puisque je le redis, le pic épidémique n’est pas le pic d’immunisation de la population !

Le virus continue à trouver des réservoirs où se développer, notamment chez les personnes confinées qui n’ont pas ENCORE été exposées au COVID19.

C’est pourquoi la fin du confinement ne pourra se faire que de manière a priori progressive, et pour les personnes les moins à risque, c’est-à-dire sans comorbidité ou jeunes et robustes.

Les enfants et les personnes les plus de 65 ans, je pense qu’il ne faut pas y compter CAR :

-les enfants sont porteurs asymptomatiques.

-les plus de 65 ans car ils sont les plus à risque de développer une forme grave de la maladie. Surtout si présence d’une comorbidité.

PS : FLORENT PAGNY COMPOSE UNE CHANSON DONT IL REVERSERA LES DROITS AUX HÔPITAUX PUBLICS.

MEC, T’AURAIS PU COMMENCER PAR PAYER TES IMPÔTS EN FRANCE. T’ES UN ÉVADÉ FISCAL QUI RETAPE SON IMAGE À PEU DE FRAIS. ON TE DÉTESTE TOUS.

(Désolé pour les Majuscules mon ordi deconne toujours et j’ai pas le temps de corriger. Je crois qu’il est en colère, lui aussi… Désolé pour les fautes, aussi, j’écris vite).

PS 2 : bon, j’avoue, pour Florent Pagny, c’est moi qui ai mis les majuscules, pas l’ordinateur. 😒

Vergogna !

Alors voilà, on ne comptabilise pas les morts dans les EHPAD.

Quel prétexte ? Ce serait difficile de savoir si la personne est morte de vieillesse ou si elle est morte du Coronavirus.

C’est commode, hein ?!?!

Dans le même laps de temps, tu as 20 personnes âgées fiévreuses qui meurent en toussant dans un EHPAD des Vosges, 15 dans un EHPAD dans le Doubs. Mais non, « on ne peut pas certifier que c’est bien dû Coronavirus ».

Quelle blague !

Évidemment qu’on ne peut le certifier puisqu’on n’a plus de test ! Et que le personnel qui s’occupe de ces personnes âgées n’a pas suffisamment de matériel à disposition pour les protéger d’une éventuelle contamination…

Tout est fait pour alléger le chiffre journalier du nombre de morts, et par la même alléger l’ardoise gouvernementale.. Ne pas incriminer davantage les politiques de santé publique insensées qui, se succédant, ont conduit à ce désastre…

Oublier nos anciens. Les effacer eux et l’origine de leurs décès… Faire passer ça pour de la vieillerie. Puis les enterrer seuls, sans famille, confinement oblige.

Mais quelle honte ! Mais quelle ignominie !

C’est dégueulasse. Je n’ai pas les mots. C’est PROPREMENT dégueulasse.

Les vieux, on s’en fout.

Photo prise cet été.

Ma mère.

Avec mon père, ils gardent les enfants de ma soeur.

Ma soeur est soignante.

Elle travaille.

Elle a dû se résoudre à laisser ses enfants à mes parents le temps du confinement (qui durera plus de 15 jours, on le sait maintenant).

Son cabinet étant à 100 mètres de la maison de mes parents, elle va pic-niquer, assise dans le jardin, et les enfants mangent assis dans le salon, de l’autre côté de la fenêtre.

Ils ont 9 et 5 ans.

Leurs grands-parents ont 69 ans.

Trois générations séparées par une vitre.

Faudra qu’on questionne la façon dont certains relativisent la maladie parce qu’elle touche « surtout les plus de 70 ans ».

Je parle du modèle productiviste bien merdique de notre société : t’es vieux, tu produis moins, tu vaux plus rien.

Ce sont nos parents, nos grands-parents. Les vôtres. Les miens.

Ils furent ce que nous sommes. Nous serons ce qu’ils sont.

En guerre et contre tout.

Alors voilà,

En Guerre, on donne des ordres.

En Crise, on donne des moyens.

Devinez quel champ lexical on a choisi d’utiliser ?

Avant-hier soir, allocution d’Angela Merckel à la télévision allemande.

« C’est notre plus grand défi depuis la seconde guerre mondiale ».

Darmanin, ministre, l’autre soir : « pas de polémique en temps de guerre ».

Pauvre choix de mots, certes.

Mais surtout : j’ai peur.

Peut-être suis-je démesurément cynique, mais si j’étais un gouvernement ultra-libéral préparant les peuples à réduire leurs droits sociaux au prétexte patriotique, obligatoire, inévitable, d’une « économie de guerre », eh bien je ne m’y prendrais pas autrement.

La baisse de productivité, ce sera aux travailleurs et travailleuses de la payer. Et la pilule passe mieux quand on use et abuse d’un langage symbolique patriotique, belliqueux, sacrificiel.

Voilà pourquoi je me méfie du champ lexical héroïque et guerrier pour désigner le travail des soignants (« ils partent au front », « ils sont en première ligne », « c’est la guerre » etc).

Je vous renvoie à cet article de Marianne (pas vraiment un journal de gauche pourtant) : le gouvernement pense déjà l’après confinement, un projet de loi prévoit la limitation des congés payés, la fin des 35h, des licenciements facilités, etc.

On dira que c’est de la « relance économique ». Et en ayant abusé du narratif guerrier, héroïque, toute personne qui se lèvera pour protéger des acquis sociaux durement gagnés par nos anciens passera automatiquement pour un lâche ou un traitre à la nation. Parce qu’on sortira « de la guerre ».

Pourtant… Un virus ne nous fait pas la guerre. Quelle idée absurde… Un virus vit sa vie de virus.

C’est le capitalisme, l’épuisement des ressources naturelles, le productivisme effréné, voilà ce qui a déclaré la guerre à l’humain.

Apprendrons-nous quelque chose de cette épreuve ?

Coronaviedemerde

Est-ce que je viens de me faire agresser par un patient parce que je ne pouvais pas lui fournir de Gel hydro-alcoolique ?

Il semblerait bien que oui.

Est-ce qu’on se retrouve obligés de préparer un sac de denrées alimentaires pour une copine urgentiste qui finit trop tard pour faire des courses et n’a plus rien quand elle trouve du temps pour se rendre en épicerie ?

Il semblerait bien que oui.

Pensez aux soignant.e.s, les gens.

Rien ne sert de faire des réserves. Les magasins de bouffe seront réapprovisionnés, pas le moral des soignants.

Une amie me dit qu’elle ne sait pas quoi faire pour nous aider. Qu’elle se sent inutile en restant chez elle.

Eh bien sachez-le : en restant chez elle, elle nous aide.

Beaucoup.

Le but étant d’étaler au maximum les arrivées de patients, pour ne pas surcharger les services déjà débordés.

Rester chez soi, c’est permettre cet étalement dans le temps.

On sait que beaucoup de gens vont tomber malade, mais on a besoin qu’ils le fassent dans beaucoup beaucoup de temps.

Rester chez soi, c’est nous aider.

‪L’héroïsation du personnel soignant est un narratif commode pour dépolitiser nos revendications et nous enfermer dans une posture intenable : un héros, ça ne demande pas du personnel supplémentaire, ni ce truc un peu sale qu’on appelle des sous.

“Selon les statistiques du ministère de la Santé, l’hôpital a perdu 5,3 % de ses lits depuis 2013. À eux seuls, les établissements publics en ont perdu 13 631.”

Article du Parisien, ici.

Moi, je n’oublie pas.

Je n’oublie pas qu’il y a encore quelques semaines le gouvernement d’Edouard Philippe aspergeait de lacrymo les soignants qui manifestaient pour une meilleure prise en charge de leurs patients… et aujourd’hui ça joue du Hans Zimmer sur un piano chaque fois qu’on pète…

L’héroïsation est toujours un piège, car c’est une dépolitisation.

Quand la crise sera passée, on voudra du personnel supplémentaire et des sous, pas des monuments aux morts, pas des statues.

Courage et soutien à toutes et tous !🙏🏻💪♥️

Mea Culpa

Alors voilà,

Réunion de discussion collégiale hier après-midi au cabinet médical avec mes associés.

On a pris les mesures les plus adaptées possibles compte tenu du foutoir total où nous sommes abandonnés (les patients en seront les premières victimes).

Je dois faire mon mea-culpa. Je m’en veux d’avoir traité cette pandémie avec légèreté.

Les premiers spécialistes qui en parlaient étaient vraiment rassurants.

A J15, pourtant, les chiffres qui viennent d’Italie sont alarmants.

Les hôpitaux là-bas sont débordés.

Éric Caumes, chef du service d’infectiologie à la Pitié Salpêtrière fait état de décisions terribles prises par les services de réanimation là-bas, notamment à Milan (pas besoin de vous faire un dessin).

Ici, les gens continuent pourtant à sortir dans les rues.

Cette liberté que nous réclamons, par bravade et bêtise, elle tuera le grand-père ou la grand-mère de quelqu’un.

Sortons peu, voir pas du tout.

Si vous allez bien, considérez-vous automatiquement comme porteur sain, et considérez automatiquement toutes les personnes que vous croisez comme personnes à risque.

Courage et soutien à toutes et tous !🙏🏻💪♥️

« il y a des cas où il faut mettre, pour un moment, un voile sur la liberté, comme l’on cache les statues des dieux. »

Montesquieu.

PS : Je sens trop les mecs qui vont passer les 3 prochaines semaines à vivre comme d’habitude et qui, la crise passée, nous diront :

« vous voyez, vous vous inquiétiez pour rien ! »

Alors que c’est la discipline des autres qui aura permis à ces gens-là d’aller bronzer au Parc Monceau.

PS 2 : ‪Ne sortez pas.‬

‪Faites comme moi : prenez de belles photos d’homme tout nu dans votre cuisine, toutes lumières éteintes, frigo entrouvert, puis prétendez être un photographe de génie, spécialiste du clair-obscur.‬

‪#lesbonsconseilsdetontonbaptiste

Un peu de chaleur humaine.

Alors voilà, il y a ce patient de 84 ans que j’ai connu il y a longtemps, je veux vous en parler comme s’il était avec nous là maintenant.

Il est veuf, mange seul, fait ses courses seul, réveillonne seul à Noël, bref bref bref c’est pas trop trop trop la joie, son dos lui fait mal, il marche un peu courbé. Ses interactions sociales sont assez limitées.

Parfois il envie son voisin de palier car « lui n’a pas bien pris soin de son cerveau alors il ne se souvient de rien. Moi j’ai pris soin de mes neurones alors je me souviens de tout ! ».

Il s’applique chaque jour à bien manger, bien entraîner ses souvenirs, mots fléchés, mots-mêlés, mots-croisés, et sudoku, huile de foie de morue.

Il a tout fait bien comme il faut pour préserver sa mémoire et ne rien oublier.

D’ailleurs, chaque fois que je le vois il me parle de ses parents, me décrit des scènes de son enfance comme si elles étaient survenues avant-hier, et il lui arrive de pleurer quand il parle de son père ou de sa mère « vous devez trouver cela bête que je les appelle encore papa et maman, à mon âge ! ».

Il me dit qu’il n’arrive pas à se faire à l’idée de leurs départs, qu’il aimerait juste les prendre dans ses bras encore une fois c’est tout, que c’est étrange cette vie où on vient au monde et on aime, et je comprends que sa question, grande grande grande question, eh bien sa question est celle-ci :

pourquoi faut-il qu’on naisse, aime tant certaines personnes, puis qu’on les perde ?

Je n’ai pas la réponse mais j’aime bien ce patient alors on parle de tout et de rien, il vient juste renouveler son traitement rien de trop compliqué alors on a du temps. On papote.

La dernière fois, il entre, il prend ma main, il la garde plus longtemps que d’habitude dans la sienne (mais pas d’une étrange façon) puis il ferme les yeux (mais pas d’une étrange façon) inspire et expire longtemps, puissamment (mais pas d’une étrange façon) puis il me dit qu’il aime bien ma main parce qu’elle est chaude et que son papa avait la même chaleur dans la paume, il me dit ça à moi alors que j’ai 34 ans et lui 84, et c’est vrai qu’il a les mains froides, je m’en rends compte maintenant.

Le cerveau sait toujours trouver un moyen pour convoquer le passé, le raviver un instant, en vue (qui sait?) d’apaiser un peu la mélancolie d’être la même personne qui pense dans le vieux corps qu’on est devenu.

C’est peut-être même à ça que cela sert, la chaleur humaine : aider les souvenirs à trouver leur chemin.

(vous pouvez aussi retrouver ces chroniques sur le site de France Inter ICI).

N’aie pas peur, jamais.

Alors voilà, il y a de cela un an, j’envoyais anonymement un recueil de poèmes à l’éditeur, auteur et critique littéraire Eric Poindron.

Il n’avait aucun moyen de savoir qui l’avait rédigé.

Avais-je besoin de (re)faire mes preuves ? De me persuader que je n’étais pas un imposteur ? Après les romans, le théâtre, les nouvelles ?

Deux mois plus tard, alors que je m’imaginais ledit recueil achevant lamentablement sa vie au fond d’une broyeuse, je recevais ce message : « Je ne sais pas qui vous êtes, mais vous êtes un poète. Rencontrons-nous ». Signé : Éric.

Voilà comment, dix mois et une neuve amitié plus tard, je suis immensément fier de vous annoncer la sortie prochaine de mon premier recueil de poèmes, illustré par le fantastique et talentueux peintre Joséphin Bastière.

Le recueil s’appelle « N’aie Pas Peur, Jamais ».

Il sera disponible en avant-première au salon du Livre de Paris (on inaugure la collection le samedi 21 mars à 17heures ! En compagnie de Dominique Tourte qui a rendu l’aventure possible), puis dans toutes les librairies début avril.

Je vous en parlerai encore et encore…

Il est, à mes yeux, bien plus qu’un recueil de mots, la preuve que je n’ai volé la place de personne.

PS : Je suis infiniment désolé : à priori un Bug fait publier plusieurs fois l’article et vous inonde de mails. Je déteste être spammé. Toutes mes excuses pour ce cafard dans la machine…

Madame Oiseau

Quand je parle ici de mon expérience je n’évoque jamais un patient particulier mais des ensembles de patients, que j’agglomère sous un visage individuel.

Et en usant du même procédé je voulais vous parler de madame Oiseau.

Elle boit. Elle a hésité à m’en parler la première fois que nous nous sommes vus en consultation. Parce que c’est honteux. Pour une femme. D’ailleurs, elle parle peu, ses mots sont des événements. Elle m’explique. Elle va perdre son permis de voiture. Peut-être la garde de ses enfants.

Elle tremble, parait sur le point de s’effondrer.

Comme l’écrit l’excellente romancière Cathy Galiegue dans son roman sur l’alcoolisme féminin « et boire ma vie jusqu’à l’oubli » :

« Autant nommer les choses pour ce qu’elles sont. On ne boit pas. Boire, c’est pour se désaltérer. Un boulimique ne mange pas, il bouffe. Quand on se fait glisser de l’alcool dans le gosier, tous les jours, en quantité massive, alors on ne boit plus, on se livre une lutte armée dans laquelle l’assaillant est aussi l’assailli. »

Eh bien quand je fais sa connaissance, Madame Oiseau est l’assaillante assaillie.

On parle ensemble. Longtemps. De son histoire, de ses peurs, de ses regrets, des endroits où elle cache l’alcool dans la maison, « entre les plis du linge puisque de toutes façons personne hormis elle ne s’occupe du linge ».

Je ne dis rien mais cette histoire de linge, c’est peut-être une part du problème. Je ne sais pas.

Elle me parle aussi de cette fois où des policiers l’ont arrêtée et ont pris en se marrant des photos d’elle en train de tituber au poste. Du lendemain matin, aussi, où un policier a profité d’avoir son numéro de téléphone pour lui proposer un rendez-vous et « d’aller boire un verre ».

Quand on boit on est vulnérable. Quand on boit et qu’on est femme on est vulnérable au carré.

Eh bien je veux le dire : cette patiente s’en sort. Elle s’en sort toute seule. Elle est entourée, mais elle s’en sort. Et je voudrais vous parler de la façon dont j’ai vu, jour après jour, ses cheveux se faire moins gras, sa mise moins dépenaillée, son teint moins gris, et peu à peu, lentement, comme au printemps éclosent les bourgeons, revenir sur son visage un sourire, et du rose sur ses joues, et la vie reprendre ses droits.

Elle s’en est sortie. Elle s’est libérée. Elle est libre. Je ne dis pas qu’elle ne rechutera pas. Personne ne le sait, ça. L’alcool est un fil à la patte.

Mais elle a réussi.

Alors à toutes les madames oiseaux qui nous lisent je voudrais dire : ne perdez pas espoir.

Vous pouvez réussir, vous pouvez y arriver. Je le sais, je l’ai vu.

Parlez-en si vous vous en sentez la force. À un ami, un médecin, un parent, une collègue, une personne de confiance. Quelqu’un qui écoute sans juger. Parlez-en. Parlez-lui. Vous n’êtes pas seule.

(La suite de ces chroniques est disponible sur le site de France Inter, ICI)

(Je suis infiniment désolé : à priori un Bug fait publier plusieurs fois l’article et vous inonde de mails. Je déteste être spammé. Toutes mes excuses pour ce cafard dans la machine…)

Sortie !

Mon dernier roman sort aujourd’hui en format Livre De Poche, et il est sélectionné pour le Grand Prix des Lecteurs.

J’ai pas de mots assez forts pour vous exprimer toute ma gratitude : vous l’avez accueilli avec de tels jolis mots…

Merci à vous du fond du coeur : vous faites vivre cette petite bouteille à la mer…

Bonne journée !

B