Les oubliés de Minya

Ils cheminaient entre les dunes, en direction du monastère Saint Samuel, pour le baptème des petits.

On sait qu’ils avaient mis de beaux vêtements, préparé quelques gâteaux, parce que ce devait être une petite fête.

On imagine qu’une des mamans a dû demander ce qui se passait quand le premier véhicule a stoppé.

Il n’y avait pas de tempête au dehors. Juste les dunes, le soleil, le jaune, l’horizon, et où que porte le regard rien ne semblait mouillé, rien ne semblait fini.

« Un barrage militaire, ne t’inquiète pas » a-t-on dû lui répondre.

On sait que les soldats ont fait ouvrir les portes, ont demandé aux hommes de sortir, de se mettre à genoux, puis de renier leur foi.

On sait qu’aucun des hommes n’y a consenti. Ça a été une balle dans la nuque pour certains, une balle dans la bouche pour d’autres.

Ensuite, les faux militaires ont hurlé aux mères de descendre.

On peut imaginer qu’elles ont agrippé leurs petits. Evidemment, il y aura eu des cris (il y a, toujours, les mêmes cris).

Les faux policiers ne se sont pas embarrassés :

« Mettez-vous toutes là ».

Ensuite, on le sait, ils ont tiré « dans le tas ».

Le tas de mères, le tas d’enfants.

On apprendra plus tard que les policiers des alentours ont entendu les tirs, mais ils se sont bien gardés d’intervenir (il y a, toujours, des hommes qui ne bougent pas).

Ils n’ont même pas prévenu les secours, car prévenir les secours, c’était s’accuser : « OUI, nous avons entendu, mais NON nous n’y sommes pas allés ».

Et quand bien même ? Ce sont des chrétiens d’Orient, et le silence qui entoure leur martyre est assourdissant depuis longtemps.

On sait que, sur les 60 de Minya, 29 sont morts.

On sait aussi que, dans la camionnette où il n’y avait que des enfants, seuls trois ont survécu.

C’était il y a un peu moins d’un an, en Egypte.

Personne n’en a vraiment parlé.

Alors qu’on sait tout cela.

On le sait.

On sait les dunes, le soleil, le jaune, l’horizon, et où que porte le regard, rien qui ne semble mouillé, rien qui ne semble fini.

Juste le ciel qui continue la terre.

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Photo : l’excellentissime photo-reporter Neal Badache.

Le travail qu’il mène avec la formidable Ben Jeandeaud mérite le détour

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Bonnes ondes

Alors voilà, je suis à Paris, où je suis reçu à 14h pour une audition d’une heure par la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, à leur demande, afin d’y plaider pour une médecine plus empathique, tant pour les soignés/soignées que pour les soignants/soignantes.

J’y expliquerai l’importance d’introduire des témoignages (des visages, VOS visages) de patientes et patients au cours de nos études.

Ce que je tente de faire ici depuis six ans maintenant en relayant votre parole.

Je prends vos bonnes ondes.

On peut y arriver.

On peut changer les choses.

On peut !

Précision : j’ai insisté pour y aller avec une femme féministe qui défend la parole des soignées et des soignantes depuis de nombreuses années. Nous serons donc trois. Elle, moi, et mon incroyable chemise H&M sobre, discrète, dépouillée (je raconte aux gens que c’est une Hermès, ça passe crème)

Money, money, money

Alors voilà, il y a un sujet un peu tabou de la relation soignant/soigné : le paiement.

La patiente donne la carte bleue/le chèque/les espèces/la carte vitale.

Parfois, il arrive qu’au terme d’une consultation je conclus à l’inutilité de traiter (ce n’est jamais sans risque, un médicament, alors pourquoi médicamenter pour rien ?).

Eh bien, je ressens TOUJOURS un profond sentiment d’imposture quand je vois la patiente partir SANS ordonnance (même qu’un jour, je céderai peut-être à cette phrase horrible qu’ont certaines praticiennes éprouvant la même gêne que moi : « Il vous faut autre chose ? » ou alors « Ce sera tout ? »).

Des patientes paient (en vrai, elles ont avancé les frais de la consultation) et je ne leur ai rien donné en échange !

J’ai été « Payé pour RIEN » ai-je envie d’ajouter.

Ou plutôt non : mon produit de base, il est dématérialisé. Mon service, rémunéré par la société, c’est de délivrer une information. Le problème, c’est que le savoir, quand on le partage, ne se perd pas. La patiente n’est pas partie avec un petit bout de « ma boutique » comme avec le boucher, par exemple.

Quelle contradiction avec tout ce que notre société matérialiste et consumériste nous apprend des rapports humains !

Ici-bas, quand on paie, on paie TOUJOURS en échange de quelque chose.

Je devance les commentaires : écouter, réfléchir, et finalement prendre la responsabilité de ne prescrire « rien » c’est le point final d’un raisonnement basé sur la science et qui m’engage médico-légalement AUTANT que lorsque je prescris « quelque chose ».

Je SAIS donc que mon ressenti est irrationnel et erroné, je sais qu’une société qui accepte encore de rémunérer un savoir ne peut pas aller si mal qu’on le dit, et POURTANT je n’arrive pas à m’en défaire !!!!

Une amie, psychologue, et qui souffre autant que moi d’un syndrome de l’imposteur, m’a dit récemment :

« Ne te plains pas : au moins, toi, tes patients sont remboursés ! »

La femme qui n’avait pas pu.

Témoignage de X.

« Je suis infirmière, je travaillais dans un service de réanimation, nous avions reçu une femme de 43 ans qui venait d’accoucher à terme d’un bébé décédé (son premier bébé, après un long parcours PMA) et qui avait fait une hémorragie de la délivrance lors de l’accouchement.

Je rentrais dans son box à reculons, je ne savais pas quoi lui dire moi qui habituellement ai un contact facile avec mes patients.

Le fait de penser à sa douleur me tordait les boyaux et me donnait la nausée. Je prenais ses constantes, faisais ses pansements, passais ses poches de sang en murmurant à peine et je ressortais aussi vite que possible.

J’ai été une très mauvaise soignante, mais je ne savais pas comment faire autrement, j’avais envie de pleurer rien qu’en regardant cette femme, brisée par la douleur.

Alors je parlais peu et ressortais vite car j’avais les larmes aux yeux.

Et quand j’y repense, ma réaction me dégoute.

Et quand je lis tous ces témoignages de femmes racontant comment les soignants les ont aidées dans leur phase de deuil et de douleur, par leur gentillesse et leur écoute, je me dis que vraiment, non vraiment, j’ai été une très mauvaise soignante, et j’ai laissé tomber cette femme car c’était trop dur pour moi (quel égoïsme!).

Alors je vis avec ce sentiment et je fais au mieux pour être vraiment aidante, et chaque compliment de chaque patient me va droit au coeur, et me fait repenser à cette dame que je n’ai pas pu aider. »

Les 4 et les 7.

Texte de M.

« Aujourd’hui, cela fait 5 ans jour pour jour que mon petit frère est décédé.

5 ans que je suis orpheline de ma fratrie.

Il était parfait.

Grand, beau, sportif, intelligent, caustique, ironique. Vous l’auriez adoré. Moi, en tous cas, je l’adorais. Il était mon ami autant que mon frère et il me manque chaque jour.

Bref, il y a 5 ans, en partant bosser le matin, il a fait un AVC. Injustice profonde de la vie, lui qui ne fumait pas, faisait du sport à haut niveau et était donc régulièrement suivi, est parti d’un coup.

C’était un lundi. Il neigeait.

Cette journée restera gravée à jamais dans ma mémoire. Pour la deuxième fois de ma vie, j’ai senti littéralement mon coeur exploser en mille morceaux. J’ai ressenti la douleur physiquement. J’ai quitté le travail en catastrophe, sauté dans ma voiture pour aller rejoindre mes parents et ma belle-soeur à l’hôpital où il avait été transporté.

Il fallait que je le vois et que je sois avec eux. C’était nécessaire.

Je suis arrivée en un temps record. Ils étaient là, tous les 3, aussi détruits que moi. Plus même, certainement. Eux avaient perdu un enfant et elle, son amour. Ils m’attendaient. On s’est serrés très fort. Tous les 4. Pendant un temps que je serais incapable d’évaluer.

Un médecin est arrivé. Il nous a expliqué que les secours avaient tenté de le réanimer mais que c’était trop tard. Le temps qu’on les appelle, qu’ils ouvrent sa voiture, mon frère était déjà mort.

Le médecin a été incroyablement doux et patient. Il a répondu à toutes nos questions… Et puis, il a posé la sienne. Est-ce que nous acceptions le don d’organes. Il a fait cela avec un tact magistral, une douceur fantastique. Il n’y a pas de tabous dans notre famille. Nous connaissons tous les volontés de chacun. Et oui. Mon frère était donneur d’organes.

Nous le savions tous.

Mais il y a un monde entre la théorie et la pratique dans ces cas-là.

Alors, on a dit oui.

Tous les 4.

En pleurant beaucoup.

Le médecin est reparti immédiatement. Le temps compte énormément dans ces moments-là. Les médecins n’ont pas une minute à perdre. Et Florence est arrivée. Florence, c’est une infirmière. Elle est venue nous expliquer ce qu’ils allaient prélever, à quoi ça allait servir. Elle nous a dit que mon frère serait respecté, qu’ils ne nous l’abimeraient pas. Et que nous pourrions le voir après.

Et tout était vrai.

Les médecins ont prélevé ses reins, son foie, sa peau et ses cornées.

Ils ont pu soigner 7 personnes grâce à mon frère.

Et ils nous l’ont rendu aussi beau qu’avant.

Florence nous a accompagné à chaque instant.

Elle était avec nous dans la chambre. Elle était avec nous au funerarium. Elle est même venue à la cérémonie.

Cette équipe a fait son maximum pour ne pas aggraver notre douleur avec une humanité inimaginable.

Bref, ce que je voulais vous faire passer comme message, c’est qu’il faut faire connaître sa position sur le don d’organes à ses proches. Qu’on soit pour ou contre, c’est le choix de chacun en son âme et conscience.

Mais dites le.

Que vos proches n’aient pas à se poser la question ou à se déchirer si ils vous arrivaient quoi que ce soit.

Et n’oubliez jamais de dire aux gens que vous aimez à quel point vous les aimez.

Tu me manques aujourd’hui encore un peu plus.

(PS : je ne suis pas retournée à N.Y.) »

La promesse

« J’ai eu l’immense chance de vivre un accouchement respecté, grâce à des sages-femmes libérales.Comme la plupart des femmes de ma génération, j’étais convaincue que la médicalisation de l’accouchement était la solution idéale pour ne pas mourir et ne pas souffrir. Au fur et à mesure de mes rencontres avec ces sages-femmes, ma perception de l’accouchement a pourtant évolué. Cette épreuve horrible et effrayante dont j’avais cru que seule la médecine pouvait me soulager, au cours de laquelle je m’envisageais passive, les yeux fermés, et ordonnant secrètement « sortez le bébé de mon corps et surtout que je ne sente rien », est peu à peu devenue un défi, une occasion d’explorer les limites de mon corps, un désir de découvrir les sensations les plus extrêmes. Apparaissait progressivement, comme sortie d’une brume épaisse, l’idée lumineuse que je pourrais devenir pleinement actrice de cet événement.Ces sages-femmes n’imposaient rien, n’accédaient à mon corps qu’avec tact, prévenance et moyennant mon autorisation. Dans un environnement chaleureux, elles écoutaient mes doutes et mes souhaits, me conseillaient soins et lectures, accueillaient mes joies et mes larmes. Ces nombreuses séances, dont la durée dépassait souvent une heure, mêlaient tutoiement et rires, émerveillement et coups de gueule, démonstrations scientifiques et éducation anatomique. Un à un, mes préjugés sur l’accouchement s’étiolaient, les croyances héritées des générations anciennes s’affadissaient, les affirmations ataviques matraquées depuis mon enfance s’effondraient. S’ils m’ont profondément déstabilisée par l’apparente perte de temps qu’ils constituaient dans mon agenda de femme fortement engagée dans la vie professionnelle, ces rendez-vous avaient pour but ultime de me faire prendre conscience de mes pleines capacités à donner naissance à mon bébé. Ces sages-femmes faisaient ce que les Anglo-Saxons désignent par un terme intraduisible en français, de l’empowerment.Mon accouchement a dépassé toutes mes espérances. Nous n’étions que trois dans la salle nature d’une clinique donnant accès à son plateau technique aux praticiens extérieurs à l’institution : moi-même dans le rôle principal, mon compagnon m’apportant soutien émotionnel et massages apaisants, et ma sage-femme à la fois discrète et complice. Dans la pénombre et sur fond de musique relaxante, j’adoptais librement les positions que mon corps me dictait, rampant comme une panthère entre les installations, m’agrippant telle une guenon aux engins à ma disposition. Je ne ressentais pas de douleur, mais une incroyable puissance. Je poussais des cris de force, des hurlements d’énergie, des gémissements d’immensité. L’arrivée de mon bébé s’est accompagnée d’un déferlement d’émotions, d’une extase ultime, d’une propulsion vers une autre dimension. C’était un acte démiurgique. Quelques jours plus tard, j’ai voulu offrir un cadeau à ma sage-femme pour la remercier de son accompagnement extraordinaire. Lorsque je lui ai demandé ce qui ferait plaisir, elle m’a répondu que ce qui lui serait vraiment utile serait que je témoigne. »

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De cette expérience, Marie-Hélène Lahaye a tiré un blog, « Marie accouche là » qui a permis de libérer la parole de nombreuses femmes sur les violences obstétricales. De ce blog, est issu un livre « Accouchement : les femmes méritent mieux » qu’elle a dédié à cette sage-femme. Marie-Helene Lahaye fait partie des femmes inspirantes qui m’ont sensibilisé au sujet des maltraitances gynécologiques. Je lui ai donc demandé d’écrire ici, pour moi.

Soignante, soignant ou soignée, je ne saurais trop vous recommander son ouvrage, ICI.

La comptine des petits ramasseurs

Alors voilà,

Je n’ai jamais eu à m’occuper d’un enfant maltraité,

jamais eu à faire de déclaration aux autorités,

jamais eu à envoyer d’enfants aux hôpitaux pédiatriques sous un faux motif.

Mais j’ai vu des enfants à qui on disait,

parfois plusieurs fois,

dans une même consultation,

ces phrases là :

Tiens-toi !

Tu m’énerves !

Ne me touche pas !

Arrête de faire chier !

Et j’ai vu des parents houspiller, écarter l’enfant, repousser encore et encore, et j’ai vu l’enfant revenir à l’assaut, revenir encore et encore, assoiffé de tendresses impossibles,

et finalement laisser tomber les bras,

et partir dans un coin,

La tête basse, les mains lourdes, les doigts ouverts,

comme si l’amour était tombé par terre,

Et se pouvait ramasser.

Tiens-toi !

Tu m’énerves !

Ne me touche pas !

Arrête de faire chier !

J’ai vu ces enfants se coller à moi,

vouloir monter sur les genoux du docteur,

être docteur avec le docteur,

ne pas quitter le cabinet,

parfois entourer mon cou de leurs bras,

Pointer ÇA et ÇA du doigt,

Puis demander à quoi ÇA sert :

une toise en bois,

un stéthoscope,

un otoscope,

un marteau réflexe,

un abaisse-langue,

etc, etc, etc, etc,

alouette, gentille alouette,

Tiens-toi !

Tu m’énerves !

Ne me touche pas !

Arrête de faire chier !

J’ai jamais vu d’enfants frappés.

Jamais jamais jamais.

Mais ceux qui cherchent au sol,

l’amour d’une mère,

le geste d’un père,

Et qui s’en vont,

Le front bas,

les mains lourdes,

les doigts ouverts,

comme si l’amour était tombé par terre

Et se pouvait ramasser,

Et se pouvait ramasser,

Et se pouvait ramasser,

J’en ai vu des dizaines,

Et mes plus vieux confrères,

eux,

ils en ont pleuré des milliers.

Tiens-toi !

Tu m’énerves !

Ne me touche pas !

Arrête de faire chier !

J’en peux plus de toi !

Bordel, t’as pas bientôt fini de me coller ?

Tu m’ennuies !

Tu vas voir, ce soir !

Va-t-en !

Allez zou ! Dans la salle d’attente, je veux plus te voir !

Le super-pouvoir !

Alors voilà, l’autre jour, à la fac de L., j’ai donné une conférence.

Les larmes aux yeux, une étudiante a confié ses doutes, “Comment savoir qu’on aide ? Soigne ? Et si je fais des bêtises ?…”.

Et surtout : comment être HUMAIN ?

Les chefs à l’hôpital, explique-t-elle, sont parfois méprisants, tyranniques, et souvent imperméables à leurs questionnements.

« Qu’est-ce qu’on peut faire, monsieur Beaulieu ? a-t-elle demandé.

– Alors d’abord, ne pas m’appeler monsieur. »

[Chaque fois qu’on m’appelle monsieur, un chaton meurt quelque part dans le monde (notez que, statistiquement, c’est probablement vrai. On a tous un super pouvoir. J’ai une copine, chaque fois qu’elle claque des doigts, un feu passe au vert quelque part…)].

Eh, toi, là, oui, toi ! L’étudiant ou l’étudiante qui me lit ! Sache qu’il y aura toujours des chefaillons, des Napoléons en croq’s, tellement malheureux et peu sûrs d’eux qu’ils n’ont d’autres moyens pour se rassurer que de chier sur la gueule des autres jusqu’à la noyade pour se sentir légitime et “socialement validé” (ce point est valable dans TOUS les milieux professionnels).

Imaginez maintenant, chaque fois que cela vous arrive, que ce chef tient une pancarte avec marqué en grosses lettres rouges : “JE ME COMPORTE COMME UNE RACLURE PARCE QUE J’AI VRAIMENT PAS CONFIANCE EN MOI ET TELLEMENT PEUR”

Le voilà votre super pouvoir : vous, vous savez ce qui le détermine à être un gros tas de merde, alors que lui, il n’en sait rien.

Ce qui signifie que vous en connaissez plus que lui sur la nature humaine. Souriez : vous venez de devenir soignant et soignante.

De l’amour.

Vendredi, ma nièce de 4 ans a donné sa sucette au père Noël de l’école contre un cadeau…

La maitresse était très fière!

Problème ? Ma nièce n’a jamais eu de susu.

Depuis 2 jours, il doit y avoir un petit malheureux et des parents désespérés.

Ma nièce a tout pigé de la vie.

Joyeux Noël à toutes et tous (et merci de supporter mes colères, mes emportements, et mon sale caractère)

Du LOVE sur vos cœurs.

(Prenez soin de vous toutes et tous… N’oubliez pas : vous êtes humains et humaines, vous portez ce que vous pouvez sur vos épaules, dans la mesure de vos moyens ET vous êtes formidables. Ne laissez personne, ni votre oncle ni votre maman/papa/frère/qui que ce soit d’autre en cette période familiale, vous dire le contraire. Et une pensée pour celles et ceux qui sont seuls et seules).

Les espaces entre les doigts ont été créés pour laisser une autre personne les combler.