UN JOUR = UN PATIENT QUI TE RAPPELLE CHARLES AZNAVOUR (ET QUI EMPÊCHE TA VOCATION DE COULER)

Alors voilà, il y a quelques années, pendant les vacances, sur mon petit vélo rouge, j’ai pédalé plus d’une fois jusque chez ce vieux monsieur.

« Je veux juste voir la mer une dernière fois » qu’il disait, mais il était trop fatigué pour ça, alors c’est moi qu’il voyait, moi qui allais juste lui parler et m’assurer que son cancer ne le tue ni trop vite ni trop douloureusement.

À la fin des vacances, il a dit :

«J’aimerais bien que vous reveniez, Docteur. Quand ma médecin rentrera de congés, je veux dire.»

La médecin est rentrée. M’a demandé de ne plus y retourner :

«Tu comprends, c’est MON patient.»

J’ai compris, c’était SON patient.

J’ai arrêté d’y aller.

J’ai arrêté d’y penser.

Quelques mois plus tard (je remplaçais la même doctoresse), j’ouvre la porte du cabinet. Le fameux patient est là. Sa femme aussi. À mon air très surpris, il devine que je le pensais mort depuis longtemps.

Je tends la main à sa femme.

Elle la serre.

Puis je tends la main au patient.

Il me fixe droit dans les yeux, 2 ou 3 longues secondes, puis quand il voit que nous sommes totalement présents l’un à l’autre, il écarte ma paume avec douceur mais fermeté, s’approche et lentement me fait la bise.

Juste… ça.

Est-ce qu’il saura, ce patient, combien son geste m’a réconcilié avec les patients et les patientes ?

[…]

Y a ceux qui brûlent ta vocation, ceux qui la piétinent, et ceux qui se baignent dans tes larmes.

Et ceux qui t’embrassent la joue pour te dire « Merci »

et

« MOI, je ne vous ai pas oublié »

et

« J’ai pu voir la mer une dernière fois ».

(Et là, vous vous demandez ce que vient faire Charles Aznavour là-dedans ? Rien. Le patient m’y faisait penser et j’avais juste envie de partager avec vous ma dernière performance artistique. Bonnes fêtes à toutes et tous.)

51 réflexions au sujet de « UN JOUR = UN PATIENT QUI TE RAPPELLE CHARLES AZNAVOUR (ET QUI EMPÊCHE TA VOCATION DE COULER) »

  1. Anaëlle

    Et un jour, cette médecin comprendra que ce patient n’appartient à personne, qu’on ne peut jalouser des relations de confiance qui s’installent entre deux êtres humains, sans rapport de force, aucun.

    Merci pour ces moments de vie partagés.

  2. Tsuvane

    Faut que j’arrête de vous lire à l’arrache à la pause thé devant mon ordi.
    La dernière fois je m’etouffe de rire.
    Là je retiens les larmes.
    Ça fait pas sérieux.

  3. Corine

    Bonjour Baptiste, et merci de tous ces textes touchants que vous nous livrez. Je ne commente pas parce que pas grand choses à ajouter à tous vos intervenants, mais aujourd’hui, je me pose une question à la lecture de ce dernier texte : finalement, vous sous-entendez qu’un patient n’est pas libre de changer de médecin ? Si le médecin « à remplacer » refuse que le médecin appelé à prendre sa place le fasse, ce dernier s’efface malgré le souhait du patient ? C’est un peu fort, non ?

    1. Véro

      Bonjour Corine,

      Vous avez le droit de choisir votre médecin traitant et d’en changer autant qu’il vous plaît tant que vous n’êtes pas en traitement substitutif.
      Ici, c’est juste une histoire de « déontologie », vous savez…Selon le Larousse, c’est l’ensemble des règles et des devoirs qui régissent une profession..etc.
      Là, c’est le devoir de ne pas chiper à un patient à une consœur. Peut-être s’est-elle réellement attachée à lui? Euh…. J’ai essayé de comprendre 😉

        1. marie

          c’est dingue parce que par chez nous il faut que les patients se démènent pour trouver un docteur qui veut bien d’eux, et c’est bien connu lorsqu’on est malade on a une pêche d’enfer pour se démener !!! y’a un truc qui déc là

  4. Lys18

    Cet homme est un grand Monsieur.Il vous a fait un formidable cadeau
    Je n’en dirai pas autant de votre collègue.Il ne nous appartient pas de juger,mais là,elle s’est montrée possessive et ridicule.
    Bonnes Fêtes de fin d’année,Baptiste et merci pour tout ce que vous nous donnez.

  5. fille de p.

    nous non plus ne vous oublions pas !! Je voulais vous envoyer quelque chose .. Je peux le faire au cabinet oû vous exerciez quand vous vous occupiez de notre père ?
    passez de très belles fêtes de fin d année !
    amicalement , Anne

    1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Merci je suis touché ! Ne vous embêtez pas pour le cadeau. J’ai accompagné votre papa, c’était normal.
      Prenez soin de vous
      B

  6. MLine

    Quelle belle histoire vraie.
    Quelle belle âme ce patient!
    J’espère que « l’autre médecin » vous lira et comprendra que c’est aussi dans son rôle de soignant de laisser le choix au patient…… et de ne surtout pas couper un lien utile et beau!!
    Belles fêtes à vous & Merci pour ce partage.

  7. Chris, La Muse

    « Emmenez-moi au bout de la terre
    Emmenez-moi au pays des Merveilles
    Il semble que La Lumière
    Serait moins pénible au soleil »

    Merci Baptiste
    Merci Charles

    Baptiste, t’es génial en Photoshop

    Joyeuses fêtes.

  8. Roussey Annick

    Baptiste..j’ai une jeune médecin généraliste qui a l’âge de ma fille cadette ….elle a voulu que j’aille voir un spy, j’ai refusé .elle a été ma psy …elle est là pour ma fille et suit ma mère limite Alza et 2 cancers …elle connaît mon histoire familiale, mes ressentis, bref, tout par où je passe, tout par où passe ma fille ‘quitte à l’embarquer via ambulance) …et tout de ma mère ….je sais qu’elle est à mes côtés, au côté de ma famille perso (cad ma fille, ma mère et moi) …elle attend son 4 ème enfant …(un accident..pour une toubib, n’ai pas envie de lui enseigner la sexualité et les protections à prendre mais bon, ma seconde est un « accident » aussi si l’on peut dire )….alors des fois, je l’appelle Chloé et il m’arrive de la tutoyer mais elle s’en fiche total ….mon mari était dentiste…vous médecin et moi j’aide énormément de personnes au sein d’une association …On en encaisse des histoires, on y pense, on les rumine ….toutes les plus intimes les unes que les autres ….ma mère est limite, très très près limite Alza et 2 cancers dont le premier a été une excérèse maxillo faciale lundi 11…va s’en suivre pour bien commencer l’année un autre à suivre …mal barrée…mais je sais vers qui me tourner si cela ne va pas, celle qui me verra pleurer …celle à qui je me confierai ..ce sera Chloé ….je dirais presque, vivement qu’elle accouche de son petit garçon et qu’elle revienne ….et que ma mère tienne jusque là car elle me sera d’un très grand secours..Elle a votre âge Baptiste ….31 ans, comme ma cadette ….ou 32 …peu importante … des médecins comme vous, elle et les jeunes médecins ,rares vu la difficulté de la profession , encaisser toutes les confidences, tous les 1/4 h, ou 1/2 h…$etre sur le fil du rasoir, poser un diagnostic ….et s’en faire tout le temps avec la question en tête ‘je n’ai pas fait une connerie? j’ai bien visé?  » ….c’est comme quand on passait nos exams ..sauf que là…il faut la solution tout de suite ..mon mari dentiste en a eu un pace maker …le stress …. mais tout le monde le regrette car en retraite …il en a eu aussi des gens à pleurer sur son épaule ….il servait aussi de psy … Continuez BAptiste Beaulieu ….Continuez ….Vous êtes une belle personne ….

  9. Poulette Dodue

    Un beau texte qui réconcilie (et fais quand même tiqué sur le fait que certain parmiq les médecins concédèrent leur patientele comme appartenance ?!)
    Mou aussi aujourd’hui même un jeune m’a remonter le cursus dans la good mood.
    C’est un « ancien » jeune suivi par mon service. Il a 27 ans maintenant… croisé en faisant les courses. Il a osé me serrer dans ses bras m’a présenté sa future femme en lui disant « c’est A celle dont je te parle souvent ! Celle qui m’a mis sur la voie et m’a permis de trouver ma place » . Sa compagne « vous savez il parle souvent de vous et envisage de donner votre prénom comme 2eme prénom si un jour on a une fille » . J’en suis restée tant émue que j’ai balbutié voir begayé avant de pouvoir parlé.

  10. Martine

    Comme je comprends !!!! Vous une bonne personne ,,,,,j ai été infirmière 40ansdont 20 années de libérale ,, j aime vous lire bonnes fêtes à vous

  11. Augustin PERRUCHON

    Baptiste,
    Quelqu’un un jour m’a dit : »il y a des regards qui rendent bon ». Je surencherirai en disant « il y a des gens qui nous rendent bon ». Une petite histoire mignonne de rencontre à mon tour, si vous me le permettez:
    Il n’y a pas longtemps, aux urgences mains ou je travaille entre autre, (je suis anesthesiste) ce jour là donc, une petite fille de six ans qui s’est abîmée deux doigts dans une porte doit être opérée. Après avoir vu la maman, j’emmène cette petite nana, blonde, regard vif et langue bien pendue, au bloc en marchant tout les deux. Je lui demande comment va sa vie, son ecole, ce qu’elle a commandé à Noël et elle me répond précisément et série aisément. On remonte cet immense couloir sui mène à la salle d’opération, me tenant le petit doigt avec sa main d’enfant dans une confiance totale. Et puis, d’un coup, au milieu de cette conversation qui me paraissait aussi importante que derivative dans son esprit, elle s’arrête, me regarde, et me dit le plus sérieusement du monde avec ses beaux yeux:
    « Tu sais, zai un peu la trouille! ». Et moi de fondre devant ce petit bout de femme toute sérieuse, gérant un stress que bien des adultes ne savent plus faire. Et le soleil est entre6dans ma journée, et ma fatigue s’est évaporé, merci petite Sarah,tu ne sauras jamais le bien que tu m’as fait.

    Voilà. Bonnes fêtes.

    1. Augustin PERRUCHON

      Merci Marie, Merci Anne.
      Il fait nuit, il est 22h32, on opère encore un jour de Noel, et ce n’est pas grave car en pensant à le petit loustic dont je parlais, je suis le plus heureux des anesthésistes de France ce soir!

  12. Rainette

    C’est un moment de grâce oú tu te souviens pourquoi tu aimes ce sacerdoce (ben oui, métier c’est pas assez).
    Je t’en souhaite plein de ces moments et de douces fêtes (oui je l’ai déjà fait)

  13. dubois martine

    Merci Baptiste c’est un très beau témoignage. J’aimerai bien avoir un médecin comme vous. Il y a une pénurie en Essonne de généralistes, c’est le parcours du combattant pour avoir un référent. Depuis deux ans c’est un spécialiste oncologue qui reçoit quelques heures par jour au sein de la clinique qui l’emploie. Il est gentil mais très loin de nos petits bobos. Le médecin qui a partagé pendant 30 ans nos douleurs, nos angoisses qui prenaient plus de 5 mn en plus de la consultation pour nous expliquer, nous rassurer, est parti à la retraite. Ce climat de confiance je ne l’ai pas retrouvé. Restez comme vous êtes, vos patients ont bien de la chance. Vous avez droit à leur respect.

  14. TIXIER Cathy

    Sacré Baptiste !!Le don que vous avez pour nous faire passer d’une émotion profonde , aux bord des larmes à un grand sourire , voir un éclat de rire .Quand je vous vois dans les bras de Charles j’éclate de rire .Bravo pour votre talent de conteur et vos mots .
    Vous voulez pas venir ouvrir un cabinet à Gap , Hautes-Alpes département magnifique où le soleil brille 300 jours par an ?
    Vos patients ont beaucoup de chance .Portez vous bien, Baptiste .
    Prenez soin de vous .

  15. Christine

    Heureusement que tu es là Baptiste, j’ai pas le moral ce soir, et ta petite histoire ( et toutes les autres), et tes photoshop immondes me le remonte! Je t’adore!!!!!!!!!! 🙂

  16. Vizzarri

    … 🙂
    Juste quelques mots pour vous souhaiter de très jolies fêtes de fin d’année Baptiste:)

    Au plaisir de vous revoir peut-être un jour ici ou là:)

    Prenez bien soin de vous:)

    Marielle.

  17. GADELLE

    Votre texte me touche, encore une fois. Les larmes ont coulé. Encore. Vous m’émouvez énormément et à 6h25 le matin, comme à 12h30 ou 21h, toujours pareil, rien à faire. Je pleure.
    Pas parce que je suis triste, mais parce que ce que vous dites est simple et beau. Je suis heureuse que ce patient vous ai réconcilié avec votre métier/passion. Et encore plus que vous nous fassiez partager cela. Avec ou sans retouche numérique, vous êtes trop fort. C’est à vous qu’il faudrait faire enfiler un collant de super héros. Alors, vous mettrez le slip par dessus ou par dessous le collant, nous, on s’en fout :-))))
    (j’ai vérifié l’orthographe de la conjugaison de « s’émouvoir » avant de valider le commentaire, mais vous conviendrez que ça fait drôle à l’oreille). Quoi qu’il en soit, je souhaite vous faire la bise aussi et vous souhaitez, à vous ainsi qu’aux gens qui vous entourent, un très beau Noël.

  18. gendan

    Votre joli récit me fait penser au médecin qui a suivi mes parents pendant plus de 30 ans. J’ai connu ce praticien, tout au début de sa carrière de généraliste. Nous avions 7 ans d’écart, et il était le confident de mes parents, qui étaient plus que des patients.
    Il était toujours là pour eux, à toute heure du jour ou de la nuit. Il a su les soigner, les écouter et agir vite les moments venus. Il a sauvé mon petit père à deux reprises. Il me disait qu’il ne prendrait jamais sa retraite, tant que mes parents seraient de ce monde. Il a tenu parole et je lui en serais reconnaissante tout me vie.
    Maintenant, cela fera 7 ans en janvier que ma petite mère nous a quitté, et mon petit père l’a suivi, 13 mois après. Il ne s’est jamais remis du départ de son unique amour. Ils avaient 64 ans de mariage.
    Pour tout cela, je tiens à remercier publiquement ce généraliste, qui a pour prénom Claude.
    Baptiste, vous me faites penser à lui, et en cette fin d’année, j’ai une pensée très émue pour cet homme et pour vous, qui êtes des êtres exceptionnels d’amour et d’humilité.
    Je vous souhaite à tous les deux, tout le bonheur possible, joie, amour, prospérité et sérénité pour 2018.

  19. marie

    kdo de Noël, (un peu hors sujet )
    Pierre SOULAGE le maestro de « l’outrenoir », 97 ans au compteur, 9-7, qui déclare l’an dernier à l’automne
    « j’arrête le noir …trop déprimant,….. au printemps….. j’attaque le rouge! »
    des kilomètres de toiles peintes en noir, des adagios de noir des symphonies des tangos de noir, sous tous les angles épaisseurs lignes et bam , « j’arrête le noir …trop déprimant, au printemps j’attaque le rouge ».
    moelleux Noël à tous

  20. Morton

    Joyeux Noël Baptiste!
    C’est avec le plus grand plaisir que je vous lis …
    Vous ne voulez pas être mon médecin référent
    Merci pour ce blog et pour vos livres …continuez a écrire…
    Tilia

  21. Herve CRUCHANT

    « SON » patient…
    « La propriété c’est le vol » disait Proudhon. Entendant çà, le bourgeois s’insurge et renaude pour la forme. Dans le fond, il sait bien que c’est vrai. Mais il veut en garder le recel. Pouvoir receler. Ah, l’abjectance du rat chafouin… Qu’elle garde le mal, le cancer, l’examen, l’ordonnance et toute la suffisance. Qu’elle range tout cela sur les rayons de son cabinet des curiosités. Bien rangé.
    Comme çà, nous pourrons voir la mer et le sourire mutin d’un vieux qui meurt.
    Mais ne devons-nous pas tous mourir un jour ?

    Tu sais quoi ? Dessines l’horizon bleu et voilà la ligne de nos rêves. Regardes le, là bas, cette provocation roulée en boule; tu ne verras que l’ondulation discrète des vagues, aussi loin que puisse porter ton regard. Dessines ce que tu vois, la mer ondulée, parfois pointue piquetée de plumes blanches minuscules. Ce sont des albatros dont les ailes sont trop grandes et les empêchent de marcher. Ou les échos des batailles anciennes dans lesquelles les navires voilés sombraient dans des mares de fumées de salpètre et de sang. Condamnées par l’enfer à rejouer leurs naufrages, éternellement. Ou l’iceberg Titanic qui chantait comme Aznavour quand il éventrait le flanc du navire mystique aux lumières d’un orchestre de chambre agacé en sursis d’abysses.
    Alors, on te dira peut-être : ‘tiens tu t’es mis à l’abstrait?’…

    Le jaune ocre calciné du faux Turner accroché au mur blanc du bureau de la médecin livre enfin le secret qui te narguait depuis le premier jour. Soudain te paraît comme un étal de pus rance nuancé au couteau à peindre, écrasé ici, lissé là; affreuse palette de simili; les mâts des navires et ses carènes luisantes ou désespérément obscures sont des vaisseaux sanguins morts, les gréements d’anciennes toiles à dévorer le léger, le volant, le rêve, l’insaisissable presque. La vie.
    Tu te dis que le monde et ailleurs : la vague de Doutreleau, l’onde imaginée derrière la brume, léger voile sur l’eau du voyage, souvenir de sable doux sous les pieds nus du matin.

    Dans le regard du vieux qui voyait dans la mer, le bleu des cataractes du Nil car ici le Nil est bleu, le reflet d’une larme coquetterie de l’âge, quelque chose qui n’appartiendra jamais à personne, qu’il te laisse voir. Une lumière. Un feu sous la cendre que tu perçois dans ta main dans la sienne, peau de labeur, mue d’amour partagée un instant.

  22. Marie la mère

    Tu dois sûrement faire cet effet à toutes les personnes que tu soignent ou rencontres, celui de vouloir te revoir. Tu as ce don qui n’est pas donné à tout le monde de mettre à l’aise, d’écouter et d’être bienveillant. Tu es très certainement un excellent docteur.
    A bientôt Baptiste !

    Kisses and hugs

  23. Veronique

    En vous lisant quelques réflexions me viennent a l’esprit …. deux médecins traitants deux médecins approximativement du même âge . Deux médecins qui ont suivi les mêmes enseignements dans la même faculté ….pourtant ils a ont chacun une manière très différente d’exercer la médecine !!! La première après le décès d’un de ses patients oserais je dire clients , a fait payer 50 Euros a sa veuve pour completer un certificat , sous prétexte que ca lui prenait beaucoup de temps de remplir les papiers . Ce travail lui a pris 3 semaines pour quatre lignes ….oups …..
    La seconde médecin traitant de la veuve à elle pris le temps de parler , de soutenir pas seulement madame mais aussi les enfants et petits enfants du défunt et ce sans demander un centime . Respect
    C’est comme ca que je vois le vrai médecin celui qui est capable d’humanité mais combien sont ils ?
    Merci pour votre texte qui me permet d »espérer

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