MA PART.

Alors voilà, je me méfie beaucoup des enfants. Ce sont des adultes en pire (ou alors les adultes sont des enfants en mieux, c’est selon…). Ça court, ça crie, c’est souvent sale, ça nécessite toujours une part d’attention harassante…
J’étais pas très très chaud et puis… Et puis j’ai vu ce qu’ils font, ce que « c’est ». Cet orphelinat, à Pondicherry, c’est :
– Quatre grands bâtiments. Le dernier, ou YOUTH HOME, doit son terrain et sa construction au financement intégral de l’association Enfant des rues de Pondicherry

-Des cours de musique (par exemple, les enfants ont accès au « vennaï », un instrument ordinairement réservé aux Brahmanes. Pourtant, ces gamins, ce sont des hors castes, autrement dit des petits riens… La musique, le chant, le « vennaï », c’est important pour eux, ça leur dit cette vérité toute simple : « VOUS ÊTES IMPORTANTS ! » (là, essayez de visualiser une belle blonde qui lève le pouce en souriant, comme dans les vieilles pub pour les Mentos…)
– 135 gars
– 60 filles
J’ai vu un enfant : un jour, son père est parti bosser à Bombay. Il a vu des prostituées là-bas, quand il est rentré, il a refilé le VIH à son épouse enceinte. Ensuite, le bébé meurt, le père meurt, la mère meurt. Voilà, en quelques mots, pour faire court et évacuer le mélodrame. Maintenant, il vit ici, où pour lui donner vêtements + toit + lit + nourriture on a besoin de 100 roupies par jours, soit un euros quarante, soit 1/7 du prix d’un paquet de cigarette en France… Je dis ça, je dis rien…
Cet orphelinat, c’est aussi :
– 1200 kilo de riz par mois (mais je vous rassure, ils ne mangent pas que ça !),
– Un tailleur à temps plein (c’est lui qui est le plus occupé : rapiécer, rapiécer, rapiécer… le syndrome du canal carpien, il connaît pas…)
– Une cuisinière à temps plein (une sorte de Mamie Nova en sari au regard doux et aux dents rouges sang à cause du bétel chiqué), mais certains repas sont livrés gratuitement grâce à des sponsors car elle n’arrive plus à tout assurer seule…
– Une prière au début de chaque repas, mais plus un remerciement pour ce qu’ils ont dans l’assiette et au dessus de la tête qu’autre chose. Ici, c’est non confessionnel, pas de cours religieux, pas de prosélytisme… Il y a, cependant, une bible, un coran et des textes hindous si les enfants tiennent absolument à mal tourner (#roi-de-l’-humour…)
C’est un des seuls orphelinats où les garçons et les filles restent jusqu’à trouver une situation personnelle stable. (Cours journalier de couture, céramique et esthéticienne pour les filles, par exemple.)
3 repas par jour. On ne parle pas pendant le repas, on peut se resservir, mais il faut finir son assiette. C’est la règle (je pense faire pareil à la maison avec mes gosses plus tard).
L’orphelinat des filles est géré par des femmes (ainsi qu’un chien « acariâtre » et un agent de sécurité)
Le but étant d’intervenir en amont de la rue (et du trottoir…)
Celui des gars est géré par des hommes.
Deux grands dortoirs, 2 enfants par lit, des lits jumeaux uniquement (donc 4 enfant par lits jumeaux). 135 gars, plus 50 filles, je vous laisse faire le calcul du nombre de lits total, j’ai eu 10/20 en math au bac et, en me relisant, je comprends pas trop ce que j’ai fait avec les chiffres…
Il y a encore :
– Une aire de jeux,
– Un atelier de soudure, d’électricité, de menuiserie, de reliure,
– Plusieurs salles de classe,
– Des cours de danse et de chants carbatiques (la musique de la Lady-gaga hindoue du 16-ieme siècle ou un truc comme ça).
Bien sûr, le clou de la visite, ce qui réchauffe le cœur, ce qui emporté définitivement l’adhésion, c’est le tip-top du luxe : une machine à pop corn et à barbe à papa quand c’est la fête.
Aussi, chaque enfant a un oiseau dont il s’occupe. Certaines femelles pondent alors il faut s’occuper des bébés.
 » À cet égard, dit mon guide, on retrouve chez certains enfants le même comportement que chez les adultes.
– C’est à dire ?
– Ils ne s’en occupent pas. Ils les abandonnent.  »
Quand je vous disais que les enfants sont des adultes en pire !
J’ai aussi eu la chance de visiter deux autres associations, et qui m’ont l’air très sérieuses quand à l’utilisation des fonds étrangers investis (comptabilité contrôlée par l’état et un autre label indépendant dont j’ai encore une fois oublié l’acronyme…).
Ainsi, j’ai visité la Satya Special School, une école créée en 2003 par deux personnes :
1/ une femme motivée et admirable, elle s’appelle Chitra Shah, et s’est engagée dans cette colossale entreprise parce que « je suis une maman » ce qui me paraît une excellente raison (quand elle a décidé quelque chose, elle le fait; ce qui ne l’empêche pas d’être méga-bienveillante, genre « Je change les choses en mieux, doucement, mais sûrement… Et je sais aussi distribuer des salades de doigts dans la gueule quand il faut ! »);
2/un psychiatre, que je n’ai pas vu… Je ne sais donc pas pourquoi il fait ça, mais peut-être que c’est « parce que je suis un papa », ce qui, là encore, me paraîtrait être une raison suffisante…
Ils sont partis de rien, en sillonnant les villages, puis ils se sont dotés d’une petite ambulance, sorte de centre de soin volant.
10 ans après, ils s’occupent d’environ 600 enfants malades. Voila.
L’école fonctionne sur des volontaires (des européens, par exemple… qui travaillent dans le milieu dans la santé, par exemple… vous sentez venir le truc ? non ?…) mais aussi au moyen de 115 employés. Ils s’occupent de patients souffrants de trisomie 21, de victimes d’abus en tout genres, anoxie fœtale, anoxie à la naissance, épileptiques sévères, infirmité motrice cérébrale…
Tout ce que je peux dire, c’est qu’il est difficile de s’imaginer qu’ils aient pu être des enfants des rues, livrés à eux-même. Là-bas, les enfants sont heureux. Je le sais : je l’ai vu.
(Cette dernière phrase est importante, je vous demande donc de la relire deux fois…)
[…1…2…]
Bref, j’étais parti dans l’optique de faire retaper un dispensaire où j’avais déjà promené mon stéthoscope y a 4 ans et d’en faire un lieu d’accueil pour femmes de la rue. Je préfère aider ces orphelinats, parce que c’est plus « concret », le résultat est immédiat et assuré. Là-bas, j’ai observé des hommes et des femmes admirables faire des choses admirables. Je les aiderai donc en utilisant une partie de ce que vos achats « d’Alors Voilà » m’ont rapporté (une partie seulement, il m’en faut pour la cocaïne et le caviar, hein !), de manière équitable entre les différents centres, sur une période s’étalant entre maintenant et huit ans, plus si je gagne plus avec le deuxième livre… Je reviendrai aussi; c’est mon cinquième voyage ici, y a pas de raison qu’il n’y en ait pas de sixième (sauf si je meurs dans d’atroces souffrances). Je vais aussi vous mettre à contributions. Beaucoup de professions médicales/para-médicales me lisent, y a pas de raisons qu’ils participent pas un peu !
Donc je vous laisse aller voir leurs sites, tout est expliqué là-bas (et j’ai trop de boulot pour servir d’intermédiaire !) Chaque site a une page CONTACT. Si possible, écrivez-leur en anglais. Ils répondent, ils sont gentils et ils bossent durs pour les gosses..
Le premier orphelinat que j’ai visité :

http://www.enfantsruespondichery.org

Pour ceux qui veulent aider financièrement (25€ par mois par enfant), en parrainant un enfant :

http://www.volontariat-inde.org/-Accueil-.html

C’est un deuxième centre aussi top que le premier (vous pouvez aussi aider le premier, bien sûr…) mais où les enfants ne sont pas orphelins. Leurs parents sont là, mais trop pauvres pour assurer couverts+école. On s’occupe aussi des personnes âgées. Malheureusement, les étrangers donnent de l’argent pour les enfants, pas pour les « vieux ». Malheureusement… Ma contribution dans ce centre ira donc essentiellement pour elles, les personnes âgées (et puis ça va quoi, les gosses y en a marre !!!).

Enfin, pour ceux qui veulent mettre la main à la pâte, en allant sur place (essentiellement, on a besoin de kinés, ostéo, aide-soignant, « physiotherapistes », infirmier, médecin… Ou tout simplement quelqu’un de motivé et qui n’est pas effrayé à l’idée de côtoyer des pathologies psychiatriques lourdes.) :

http://enfantsruespondichery.over-blog.org/pages/SATYA_SPECIAL_SCHOOL-1518088.html

Il faut voir directement avec eux. Je les ai rencontrés, je leur ai expliqué ce que je souhaitais faire, les fonds qui étaient les miens, et que certains de mes lecteurs seraient peut-être intéressés (n’est ce pas ? Hein ? Ne me faites pas mentir…)

Les photos (ça parle plus que des mots…) sont disponibles sur mon FACEBOOK.

Enfin, pour évacuer la question du pourquoi (qu’est-ce que j’évacue aujourd’hui !), je précise que je ne fais pas ça par humanisme, car je ne crois pas que l’humain doivent/méritent d’être sauvé (oui, je suis un cynique refoulé). Je ne le fais pas plus par soucis « humanitaire ». Je me méfie de l’humanitaire, et de ses motivations. Enfin, je ne crois pas qu’il y ait un paradis ou un enfer, je ne fais donc pas ça pour gagner l’un en fuyant l’autre.
Je fais ça car je suis comme le colibri dans cette histoire, avec le feu et la forêt.
Je fais ma part.
Point final.

Bises à tous !

PS : ma nouvelle inédite et gratuite est disponible ICI. Et rendez-vous dans les librairies pour des rencontres (dates ici)… D’ailleurs j’ai décidé d’être le premier auteur à instaurer le premier système de « dédicaçomancie ». Principe : une boîte, 20 papiers, une prédiction sur chaque papier, pendant que je signe, vous piochez, vous repartez avec votre livre et une prédiction pour 2015 ! Faut innover !
PS : l’un des 20 papiers comprendra la mention « syphilis torpide », histoire de se marrer !

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! »

Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

149 réflexions au sujet de « MA PART. »

  1. Myriam FdF

    J’ai découvert l’histoire du colibri il y a quelques jours, j’ai beaucoup aimé. J’aime aussi ce que tu fais, ce que tu écris, ce que tu nous fais partager… Chapeau bas, Docteur Beaulieu, tu es quelqu’un de bien.

  2. vitogima

    NON
    parce que ce n’est pas ce que tu as promis et que j’ai besoin de croire les soignants.
    Trop tard pour changer d’avis.
    Tiens bon
    VRAIMENT
    Respectueusement

  3. Angelo M.

    Les mots écorchés ont aussi droit à certains soins… 😉
    La musique de l’Inde du Sud s’appelle carnatique, pas carbatique.
    Quant à l’instrument, mystère… Je connais la vînâ et le shehnai, mais pas de « vennaï ».

  4. darkvalou

    Bonjour Baptiste,

    Merci !
    Merci pour ton blog, pour tes livres, pour toutes ces émotions que tu nous fais ressentir, de donner envie de partager largement ce que tu nous offres, d’être un colibri (nous devrions tous en être un/une), de nous ouvrir les yeux sur ce que nous pouvons chacun à notre niveau apporter aux autres, de nous ouvrir le cœur, de venir dédicacer ton nouveau livre à Angoulême (oui je sais, j’anticipe, j’espère 😉 )….
    Ne change rien !

    Tu nous donnes beaucoup mais n’oublie pas de prendre soin de toi aussi…
    Valérie

  5. Julie

    J’ai vraiment trop de choses à dire après avoir lu tout ça. Du coup, je vais très peu écrire, ça sera plus simple ! Je vais juste reprendre quelques phrases du texte et rajouter un ou deux mots (faut deviner lesquels !) :
    « Là-bas, les enfants sont heureux. Je le sais : je l’ai vu. » J’ai relu cette phrase plusieurs fois.
    « Je les aiderai donc en utilisant ce que vos achats « d’Alors Voilà » m’ont rapporté, de manière équitable entre les différents centres ». Merci
    « je ne fais pas ça par humanisme, car je ne crois pas que l’humain doivent/méritent d’être sauvé ». Merci (impossible à expliquer comme ça, par écrit, trop compliqué mais… vraiment merci).
    Finalement, merci de nous raconter, expliquer, décrire, tout cela. C’est tellement plus concret. C’est dans ces moments là que j’aimerais bien être soignante ! Et parler anglais aussi. I have a niveau of English verrrrryyy mauvais. Il y a quelques semaines je pensais justement à parrainer un enfant, j’y réfléchissais encore…ça tombe bien.

    Dis donc colibribibi, 20 papiers, ça veut dire que la 21 ème personne n’aura pas de prédiction ? (je suis prête à piocher la syphilis s’il le faut. Même torpide.)

    Bon allez, je file sur Facebook, j’ai des photos à voir.

  6. Sophie

    Je te suis depuis presque le début de ton blog, jusqu’à présent avec bonheur.
    Mais moi qui suis catholique pratiquante, je ressens cette phrase comme très insultante :
    « pas de merde dans le crâne…  »
    J’ai donc de la merde dans le crâne ???
    Vraiment ???
    Comment le sais-tu ? A quoi le juges-tu ?
    Bref, pourquoi insulter des gens qui ne t’ont rien fait ?
    Quel profit en tires-tu ?
    J’aimais beaucoup te lire, mais je vais sans doute arrêter.
    La tolérance passe aussi par là.
    La laïcité, ce n’est pas imposer l’athéisme. C’est accepter toutes les religions.

    1. Beaulieu

      Chère Sophie,
      Mon avis sur ce blog est un avis personnel, fort de plusieurs années de réflexion et de deux longs voyages à Jérusalem, où j’ai pu constaté l’inadéquation entre ma foi catholique et mon goût personnel pour l’égalité homme-femme, la non-violence et autres petites choses dans ce genre-là.
      Je ne suis pas contre les religions. Je ne suis contre rien, en général. Je suis même plutôt pour. Je suis pour l’égalité homme-femme, je suis pour la liberté d’aimer et d’être heureux tel que l’on est. Je suis aussi pour le soulagement des douleurs chez les personnes en fin de vie. Vous voyez, je suis pour plein de choses… Et quand je regarde tout ce pour quoi je suis pour, je me rends compte avec effroi que ce sont plutôt les religions qui sont contre moi…
      J’ai ma foi, je considère Jésus comme un modèle. Je regrette juste que son message soit si… étouffé ? oublié ? dénaturé ? Bref, je vous présente mes excuses si je vous offensé. Vous vous êtes sentie choquée, je le comprends. Beaucoup de mes lecteurs qui ont lu ce post ont aussi été choqué, mais plutôt par ce que je dis de la misère et de la vie difficile de ces enfants…
      Prenez soin de vous,
      BB

      1. Gilles

        Baptiste,

        J’aime bien ta réponse, pleine d’humilité et de respect … comme tous tes écrits d’ailleurs. Et je me sens proche de tes propos. Si je crois en Dieu, je préfère y croire dans mon coin. Car je me méfie des religions. Et ça me rappelle l’histoire de ce sage, qui , recevant une personne « importante » venue la questionner, versait du thé dans sa tasse sans s’arrêter. L’invité lui demande d’arrêter quand la tasse déborde. Et le sage lui dit : « comme vous le voyez, il est difficile de remplir une tasse déjà pleine ». Tout ça pour dire qu’il est difficile de regarder le monde avec des yeux neufs lorsqu’on est plein de certitudes. Et les croyances sont pour nous des certitudes. Elles nous aident à nous construire mais à un moment, peuvent devenir un mur entre nous et le monde qui nous entoure. Alors il faut savoir aussi mettre ses certitudes de côté pour continuer à avancer. Alors, pour moi, la « merde dans le cerveau » c’est tout ce qui nous empêche d’avoir accès à la réalité. Et ça me semble sain qu’un médecin ne veuille pas s’encombrer le cerveau pour rester lucide …Merci pour tout ce que tu nous fait partager : Ton humanité et ton humour.

      2. Zoé

        Mais…si tu n’es pas contre les religions, pourquoi les insultes-tu? C’est bien la première fois que je lis quelque chose d’aussi méprisant sur ton blog…même lorsqu’il s’agit de personnes difficilement aimables tu sais voir au-delà de leur faiblesse, le trésor qui est en eux…
        Me sentant visée, j’ai pleuré. Qu’on puisse affirmer publiquement que j’ai « de la merde dans la tête », que j’ai « mal tourné », bref que je suis vraiment débile et méchante, et que tout le monde approuve benoîtement, c’est douloureux.

        1. Cath

          Il serait utile de faire un peu d’analyse de texte et de grammaire sur cette phrase  » ici c’est non confessionnel, pas de cours religieux, pas de prosélytisme, pas de merde dans le crâne… Il y a, cependant, une bible, un coran et des textes hindous si les enfants tiennent absolument à mal tourner (#roi-de-l’-humour…) », cela éviterait bien des contresens. Bien sûr, l’usage de ces outils peut paraître ringard, mais cela permet de comprendre ce qu’on lit et d’éviter de prêter des intentions à nos interlocuteurs. N’en déplaise aux simplificateurs de la langue française.
          Personnellement, j’analyse la merde dans le crane comme une apposition aux termes de prosélytisme et de cours de religion… Tout cela précisément pour souligner l’absence de bourrage de crane et le respect des enfants.
          Car enfin, obliger des gamins à avaler et régurgiter des réponses toutes préparées avec interdiction de dévier sous peine de coups ou des pires châtiments, comment appelle-t-on cela en langage châtié ? Et comme Baptiste le souligne, les livres des teligions sont aussi à dispo pour qui veut les ouvrir.
          Je n’écrirai plus sur la question : les gens qui ramènent tout à leur religion, à leur seule compréhension sans essayer de voir plus loin en utilisant d’autres outils me fatiguent. Et je n’ai pas la gentillsse et la patience de Baptiste. De cela je suis au moins consciente, tout comme le fait
          que ma vie est courte et qu’il me faut consacrer mon temps à des causes plus utiles. Tant pis.

          1. Olivier

            Moi, Étudiant Infirmier, Croyant pratiquant, j’ai eu du mal à comprendre quelle était la phrase qui choquait… j’ai relu (si si, je vous jure, deux fois !) le texte pour la retrouver, et c’est Cath qui a éclairé ma lanterne… et pour le coup, « Il y a, cependant, une bible, un coran et des textes hindous si les enfants tiennent absolument à mal tourner », moi je l’ai compris comme :  » si jamais ils tournent mal, quelqu’un pourra les tourner vers ça, pour leur proposer de donner un autre sens à leur vie…

            Merci Baptiste pour ton blog, si j’y ai appris une chose avant d’entrer en formation inf, c’est qu’on peut avoir un autre regard sur les patients, sur les choses… Alors voila, merci, parce que c’est mon havre d’inspiration et de paix quand les exams me font peur, quand je rentre fatigué de stage, ou quand j’appréhende le prochain ! J’espère de tout coeur pouvoir te croiser à Strasbourg !

          1. Zoé

            Tu ne parlais pas tout à fait de prosélytisme non : une éducation religieuse = bourrer de merde le crâne
            Donc merde = religion, et non prosélytisme

            Quant au raccourci entre « s’intéresser aux religions » et « mal tourner »…

            Bref, le débat est clos, je sais bien que tu ne voulais pas heurter, je continuerais à te lire, mais je suis vraiment peinée par ce genre d’insultes que je ne retrouve que trop fréquemment.
            Le texte de Cathy qui accuse les religions (et moi au passage) de bien des maux (« réponses toutes préparées »????? « sous peine de coups »?!!????!! on parle peut-être d’une école des années 1900, publiques ou privées d’ailleurs, mais je ne vois pas le rapport avec la religion…) est symptomatique.

          2. Zoé

            Mais sinon merci Baptiste pour ce que tu fais pour les personnes que tu croises, et pour ton engagement 🙂
            Désolée de n’être intervenue que pour lancer un débat houleux alors que je suis ton blog depuis des lustres. Les insultes sont plus douloureuses quand elles viennent de quelqu’un que l’on estime par ailleurs !

        2. Julie

          Zoé, j’espère que vous avez séché vos larmes 🙂
          Pour ma part je n’avais pas perçu cette phrase comme une insulte contre les religions mais plutôt contre ce qu’en font les Hommes. Mais peut-être que ce n’était pas ça non plus, peu importe ! J’ai moi aussi un avis très personnel, mais je n’en débattrai pas. Ce texte était long et riche, pleins de très belles choses, d’amour et d’espoir. Ne restons pas bloqué sur une seule phrase (même si elle a pu être perturbante pour certains). C’est un sujet trop complexe. Bises

          Cath, je trouve toujours tes réponses et tes explications pleines de patience et tu sais parfaitement faire preuve de gentillesse. Et quand il faut taper du poing sur la table, tu sais très bien le faire aussi ! Et parfois même avec grande subtilité. 🙂 Bref, j’ai rarement quelque chose à ajouter après t’avoir lu. Même si j’ajoute quand même… Qu’on soit d’accord ou pas sur tout, bon et bé.. . j’te l’dis.. je t’aime. Parce que ça me fait souvent du bien de lire les commentaires de ce blog, et les tiens en font partie.
          Au passage, Baptiste, bisous et j’t’aime aussi (et je suis loin d’être la seule, il suffit de lire les messages sur Facebook. Mais ça fait toujours du bien de le redire de temps en temps, alors je le redis).
          Je crois qu’en ce moment j’ai besoin de câlins, je me sens un peu fatiguée moi aussi. Je vais lire un livre, ça ira mieux après !!

      3. Sophie

        Bien sûr je suis consciente que la Curie romaine est aussi composée de gens qui ont les dents plantées dans le plancher, qui ne sont là que par soif de pouvoir.
        Mais il faut savoir regarder au-delà.
        L’Abbé Pierre, Mère Térésa, Sœur Emmanuelle ont-ils de la « merde dans le crâne » ?
        Nous mettent-ils de la « merde dans le crâne ?
        Allez regarder dans les paroisses. Oui bien sûr il y a quelques bigotes ridicules. Mais il y a surtout tout un tas de gens formidables, estimables, qui vivent au quotidien l’esprit du Christ.
        Alors, on les insulte ou on les respecte ?
        Où plaçons-nous la tolérance ?

        1. Anonyme

          Que de prise de tête pour une simple phrase
          Arretez je vous en prie
          Y a de la merde chez les croyants chez les athés
          Nous ICI je crois enfin j espére que nous sommes tous un peu pareils
          Alors arretez de tout décortiquer
          L’essentiel de ce texte n etait pas le religion ( enfin je crois )
          Vous êtes toutes et tous tellement plus plus que moî
          L’essentiel etait ailleurs
          Alors revenons à l essentiel.

    2. Cath

      Qu’est-ce que l’athéïsme rejeté avec tant de dédain ? Une absence de croyance ?
      Voici la définition qu’en donnent T. Pratchett et ses complices Ian Stewart et Jack Cohen (mathématicien et biologiste de renom) :  » un athée n’est pas une personne qui ne croit pas que Dieu n’existe pas. C’est quelqu’un qui ne croit pas que Dieu existe… Voir le commentaire du comédien Penn Jilette : ‘ l’athéisme est une religion tout comme ne pas faire la collection de timbres est un hobby’ « .
      Traduction libre, bien entendu.
      J’y adhère pleinement – d’autant que je n’ai jamais aimé les collections de timbres depuis ma plus rendre enfance- et je partage le point de vue exprimé librement sur son blog par Baptiste. Et je ne peux m’empêcher de penser aux dessins de Cabu, qui visait toutes les religions sans discrimination.
      Il serait vraiment dommage de vous arrêter de lire ce blog pour les raisons que vous énoncez. Mais si tel est votre choix, soit.

      1. Baptiste Beaulieu

        Dire que l’athéisme est une religion c’est comme dire que l’abstinence est une position sexuelle…
        Mais je persiste et je signe : je ne suis même pas athée ! Je suis déiste. Je crois en Dieu, mais seul, dans mon coin, sans en parler et sans essayer de convaincre. Je le montre pas… C’est tout 🙂
        Bises ma Cath

        1. marie

          l’abstinence est une position sexuelle…
          alors là, là j’en ai pour un paquet de jours « et si! si? mes frères mes soeurs nous partions du postulat « l’abstinence est une position sexuelle… » D’habitude c’est notre AKA qui sort des traits comme ça
          océan d’interrogatione

    3. STAMPF, Daniel

      qui n’a pas son remord ou ses regrets « à l’intérieur du dedans » ? je suis très vieux et en bout de piste. Je me suis demandé souvent à quoi servait une religion, j’ai pas trouvé de réponse satisfaisante, alors j’ai fini (bien trop tard) à regarder les vivants et je constate que croire en « un dieu », si ça peut aider un non croyant c’est largement suffisant Le dieu est un carburant, juste ça, si vous n’en avez pas ou plus du tout, l’empathie en fera office, l’ambulance doit avancer. Le carburant ( à l’origine) est issu de la décomposition de matière organique. Ne vous offusquez pas du mot « merde », vous croyez en une entité qui vous est sacrée BB n’as certainement pas voulu ( à mon humble avis) discriminée une quelconque croyance mais faire passer un message :  » un vivant doit vivre avant de choisir et pour celà avoir un corps sain dans une cervelle qui choisira…. ou pas sa religion. La sagesse devrait précéder le mysticisme je pense, mais là c’est pas un « cours magistral », c’est juste un petit mot d’un petit vieux qui va devenir un rien du tout sous peu. Voila.

  7. Carron Vanessa

    Wouaouhhh
    parce que je suis « juste une maman  » je suis touchée en plein coeur par votre générosité.
    Alors voilà. .. même si j’ai été déçue par votre livre je suis contente qu’une partie de mon argent ira ou à ces orphelins, ou à ces handicapés ou encore à ces « vieux »…
    Merci

  8. zazou

    Pour moi l’histoire du colibri est liée à Pierre rahbi. Lui soigné la terre, toi les hommes. C’est petit le colibri. C’est beau. C’est coloré aussi!!! Petite part par petite part…..Le colibri fait son nid!

    (Quant à la merde dans la tête…. on en a tous un peu…ne vous sentez pas agressée madame : parlez, argumentez mais continuez de lire. C’est justement en discutant de nos idées librement que nous ne céderont pas à l’obscurité!!! 😉 )

  9. Lauriane

    Cher B.,
    Merci pour « avoir fait ta part ».
    J’avoue que les premiers mots de ton texte ont interloqués, quand on te lit avec ta nièce, on imagine plutôt un homme qui aimerait les enfants…
    Mais continue d’être ce que tu es, merci pour tes mots, ta poésie, et merci de nous aider a nous réconcilier.
    Passe une excellente journée, et j’espère à bientôt sur Lille en dédicaces ! (Promis, je laisserai mes enfants a la maison ;))

  10. caRnAGE

    Les enfants, ce sont parfois des adultes en pire. Parfois, ce sont des adultes en mieux.
    J’en ai eu la preuve ce weekend, quand, au détour d’une « leçon de morale » faite à mon fils de six ans, je lui demande :
    – Pourquoi tu parles comme ça à Maman, elle est pas importante Maman ?
    – Ben si…
    – Et pourquoi elle est importante Maman ?
    le petit réfléchit quelques secondes :
    – Parce que c’est un être humain ?

    Sa réponse m’a estomaquée. Je m’attendait à « parce que c’est ma Maman », « parce qu’elle s’occupe de nous », « parce que je l’aime ».
    Mais non, mon fils est beaucoup plus sage que moi je crois : Maman est importante, parce que c’est un être humain, tout simplement.

  11. Raphy

    Comme certains l’ont déjà dit : merci ! Merci de me montrer que je ne suis pas le seul à penser que l’humanité n’a vraiment pas besoin d’être sauvée. Et comme perso je suis un cynique pas du tout refoulé, j’ajouterai sans honte que ça fait longtemps que je suis plus préoccupé par la protection des lombrics que par la santé de ma voisine (très gentille par ailleurs – c’est pas la question). D’ailleurs, j’avais bien noté aussi que Monsieur Bibi avait du pas mal s’enrichir sur le dos des bons sentiments… Avec ce dernier post, j’ai plus qu’à fermer ma grande ‘bouche’ et éliminer cette méchante pensée de mon esprit. Curieusement, je le fais plutôt de bon cœur 🙂
    Après je fonctionne visiblement de la même manière que toi : j’essaye d’aider plusieurs associations à mon niveau, pas par principe, ni par croyance. Le hasard à fait que je dispose d’une vie qui, comme tout le monde le sait, n’a pas vraiment de sens : c’est une page vierge sur laquelle on peut à peu près faire ce qu’on veut. J’ai donc décidé d’essayé d’en faire quelque chose de jolie (du moins le plus possible). Je me suis fixé une règle simple : si je dois mourir demain, je dois être fier de ma petite oeuvre, d’avoir effectivement fait ma part. Tout simplement. Et pour ce travail, j’ai noté que le cœur est plutôt bon conseiller 🙂
    Et histoire de finir en beauté, Bibi à raison : en tant que chrétien pratiquant, vous avez de la merde dans la tête (cela dit, vous n’êtes malheureusement pas les seuls). Comment je le sais ? J’ai lu la Bible – moi ! Un amas de monstruosités. Avec des bons conseils dedans du genre : « Non, non, ne sodomisez pas mes invités : violez plutôt ma fille ! ». Certifié authentique. Oui, parce que dans les temps anciens, on ne rigolait pas avec l’hospitalité. Même si, de mémoire, et à la décharge des assaillants, les invités en questions était deux mecs plutôt sexy (cf. le passage sur Sodome et Gomorrhe – évidemment – pour ceux qui auraient des doutes).

    1. Fmior03

      J’ai lu la Bible moi aussi. En entier. Et vous? Parce que la deuxième partie (qui s’appelle le Nouveau Testament) balaie un peu radicalement la première . Je vous la conseille.

  12. Margot

    Who-ho-ho

    On laisse la religion de côté-là, ça n’est pas le sujet!

    On pense au contenu de l’assiette des enfants et des personnes âgées.

    Et on dessine un colibri.

  13. Hervé CRUCHANT

    Ce qu’il y a de bien chez toi, l’artiste, de (((VRAIMENT))) bien, c’est que tu es un sincère, un vrai, un solide, un monumental paquet de contradictions ! yésseur !
    Mais ne crois pas que je vais en discuter ici, non non non, nos admiratrices -c’est pour derire!- n’attendent que çà pour monter au donjon.
    En tous cas, à part l’aspect technico-sentimental-éthique de c’t’affaire respectable, ton article est une vraie poilade ! si ! macron qui s’en dédit !
    amitiés sereines, Colibri Voyageur !

  14. annaick

    La foi est une chose, chacun est libre de croire ce qu’il veut, et c’est respectable, mais les religions sont bien des saletés qui veulent vous faire croire que tous ceux qui ne croient pas tout à fait comme vous sont des « hérétiques, mécréants, infidèles… » qui méritent l’anathème, la croix, le bûcher, l’enfer ou la lapidation…. Parlez moi d’amour universel et non de châtiment suprême… c’est ce que fait Bibi dans son blog, dans ses livres et dans la vie puisque, sans obligation aucune, sans demande de reconnaissance, il a cette envie de venir en aide aux autres, aux plus démunis, et même sans demander en échange qu’ils lisent ses livres !!!
    Bravo docteur Bibi, continuez à nous faire rêver de colibris !

  15. Louisiane

    J’aime la façon dont tu as de « faire ta part ».
    Juste merci, pour ce que tu donnes aux gens, de l’espoir et des jolies histoires.
    Cet article m’a vraiment touché.

  16. Cath

    Juste pour Zoé :
    Cath, pas Cathy ( jamais).
    Ensuite, lorsque je parle de religion / bourrage de crane, je ne fasais nullement référence aux années 1900, mais bien au catéchisme enduré pendant deux années où il fallait régurgiter les réponses apprises par coeur, et bien sûr non comprises. Je ne vous dirai pas l’année, mais sachez que je me tapais la messe obligatoire tous les matins la 1ère année et les vêpres tous les soirs la seconde ( j’allais à l’école à la ville et partais à 7h du matin). Tout ce cirque pendant que les paroisses avoisinantes offraient des leçons de catéchisme hebdo…
    Tout cela pour dire que j’ai aussi vu l’équivalent dans d’autres écoles religieuses de tout bord. Alors, il me plaît bien moi qu’on respecte les gamins. tout comme la langue française d’ailleurs.

    1. Zoé

      Pardon Cath pour l’erreur dans ton nom
      et désolée pour ton expérience malheureuse avec le caté et l’Eglise ! Mais je maintiens que cela correspondait à des méthodes d’apprentissage en vogue à l’époque (pour la partie purement « caté », je ne parle pas de la messe ou des vêpres!)
      J’espère que tu ne m’en veux pas d’avoir répondu à ton commentaire précédent, ton ton ( 😉 ) semble indiquer le contraire, ce n’était pas mon intention !
      Bon week-end 🙂

    2. untel

      J’ai été dame-de-caté et je ne pense vraiment pas avoir bourré le crâne des enfants de merde, ni les avoir tyrannisés. Ennuyés, j’admets, surtout fils n°2.
      J’essayais plutôt de transmettre des valeurs qui me semblaient essentielles, celles prônées par le père de la paroisse : « aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés » et « pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».
      Je ne suis pas certaine de croire encore en Dieu, mais ces valeurs sont toujours les miennes. J’ai peut-être tort ?

        1. Grand33

          Des valeurs intéressantes , alors tort, je ne crois pas. Et nulle encore moins ……
          Même si je préfère que l’on parle de colibri plutôt que de religion.
          La bise

        2. Julie

          untel, ne dites pas ça ou bien je vais aussi me sentir nulle ! Parfois on est spontané, on écrit et après on relit et on regrette. Bah tant pis, c’est pas pour ça qu’on est nuls.

          (Oui, parlons colibri ! Je connaissais cette histoire, je l’aime bien )

  17. Michèle

    Je suis désolée d’avoir à le dire, mais en lisant certaines des réponses à cet article enthousiasmant, extraordinairement touchant de Baptiste, eh bien, j’ai la preuve, une fois de plus, que les religions, ça rend con.

    Mais vraiment 🙁

      1. marie

        bein c’est comme le sapin de noël,Dieu c’est le sapin dans les forets sans les guirlandes les boules colorées zè les cadeaux par milliers des religions…non juste être dans la foret et parler aux Entes le reste n’est que cérémonial vain

  18. OliviaMurza

    Merci docteur Colibri, merci de faire le pont entre tes lecteurs-ices et ces organisations. Merci de nous faire ce double cadeau de ton livre et d’en partager les bénéfices ! Chapeau !

  19. Grand33

    Bonjour Bibi,
    Ho ! mon dieu !!! qu’elle belle histoire …… et j’ai bien dit MON dieu, mais je ne vous dirai pas lequel.
    Cest bien ce que tu fait Baptiste.
    Et au fait, ton deuxième bouquin financera plus que le premier, il est encore mieux. Enfin moi j’ai adoré.
    la bise

      1. Rofine

        @ Julie : Les jeux de mots sont une spécialité de Grand33. Cela fait très, très longtemps qu’il la pratique. Il est devenu champion toutes catégories. Il est donc très difficile de le dépasser.
        Bises à tous les deux

    1. Cath

      Ça me rappelle une anecdote.
      Dans ma « verte jeunesse », j’avais rendu visite à une de mes amies (en fait devenue membre de la famille à part entière depuis deux générations d’échanges avec mes grand-parents dans divers pays) dans les pays de l’est, bien avant la chute du mur de Berlin. En plein hiver. Il a fait -20 à Pais cette année là.
      Cette amie est médecin ( je sais, mauvaises fréquentations). Nous avions dîné dans un resto avec son mari et tout se passait bien jusqu’à ce que le cuistot vienne nous poser une grosse cruche de vin blanc chaud sur la table, nous en servant de généreuses rasades… C’était une manière de la remercier des soins qu’elle lui avait assurés à l’hôpital.
      Faut dire que moi je suis plutôt adepte du jus de fruits ou de la flotte. Et que j’aime pas trop le vin blanc qui fqit des trous, q fortiori quand il est chaud.
      Adoncques, mon amie et son mari se partagent discrètement « mes » verres en plus des leurs, à telle enseigne que le cuistot impressionné par ma descente et ma capacité à éponger nous flanque une deuxième cruche sur la table. Moi, je voulais qu’on se tire parce que j’en avais ma claque. Et mon amie de m’expliquer qu’il fallait finir la cruche sous peine d’offencer le gars, mais qu’en l’état, il fallait lui donner du temps à elle et à son mari pour écluser – il n’y avait pas de plante en pot dans les environs immédiats.
      Ni une ni deux, j’attrappe mon verre et je le vide cul sec ( il suffit de respirer un bon coup, comme en plongée, et zou /glou). Éberlué, le cuistot me ressert, et le godet suit le même chemin, à la même vitesse… Au 3ème verre, aloras que j’avais les manettes sous contrôle, j’entends cette athée de première s’exclamer  » aie, Jésus Marie, mais arrête, tu vas être malade ! »… Vous dire le fou rire que ça m’a flanqué en même temps que je vidais le verre… Pour le coup, le cuistot nous a laissé partir ( j’avais vidé cette p… de cruche) et on est sorti dans la nuit froide, à moins 40. Ça fait un choc, mais j’ai marché droit ( les congères, c’est plutôt pratique quand la terre vous abandonne). Seulement, le fou rire ne m’a pas quittée jusqu’à ce qu’on me mette au lit. Et quand j’y pense, et que je me souviens de l’effroi qui habillait son « Jésus Marie », eh bien, j’en rie encore.

        1. Cath

          Et je proteste ! D’accord, il y a des fautes de salade de doigts, j’ai un clavier qui saute d’azerty à querty ; j’ai des confusions entre l’anglais et le français (offenser), le cadre du commentaire ne se déroule pas correctement et ne me permet pas une relecture idoine. Mais en plus, le système me sucre des corrections.
          Ok, je vais me coucher.

          1. Julie

            je ne voi pas du toutt de koi tu parle
            Non vraiment, je ne fais pas gaffe aux fautes, et puis j’en fais aussi. C’est l’histoire qui compte ! Et elle me rappelle une anecdote avec des voisins russes et de la vodka… moi qui, comme toi, ne boit que de l’eau et du jus de fruit (tomate de préférence). M’en souviens encore. Pour ma part, j’ai prié pour qu’il arrête de remplir mon verre.

  20. Soulalune

    Merci pour ce très beau billet dont la lecture a été à la fois touchante, souriante et triste … quant à la religion … elle se passerait bien d’intermédiaires, non ?

  21. Fred

    Je suis impressionné par la qualité de tes messages j aimerai tellement te rencontrer mais je vie sur Tahiti
    Sache que tu es le bien venu chez moi.
    Bravo et Merci
    Fred

      1. marie

        les petites fille qui naissent en Inde ont d’entrée de jeu le lourd poids d’être une charge financière pour leur parents, mais tous les parents indiens ne pratiquent pas l’avortement des bébés filles , (qui les dispensent de constituer une dote). Un jour à Calcutta j’ai rencontré un marchand de tissu, sa boutique devait faire à peine 3m2 , il disait qu’il était maudit à quelque part , ces enfants restés au village, huit, toutes des filles, méga malédiction en effet, et bien très philosophe jour après jour il vendait du tissu pour faire les dotes de ses filles en bon père qu’il est .
        l’Inde est un pays où il faut tout oublié de notre monde occidental sous peine de passer à coté de grandes joies et de grandes révélations sur ce que l’on est

        1. Cath

          En Corse, il y a quelques décennies, au lendemain de la guerre, ma mère de coeur voyait un type entouré d’une horde d’enfants, manifestement les siens. Poliment, elle lui demande combien il a d’enfants et il lui répond aussi sec  » un ».
          Un peu estomaquée, elle lui montre les petites filles qui l’entourent, et il remarque tout simplement  » ça ? Mais ce sont des filles . »
          Ben oui.
          Quand je suis née, mon papa a été très heureux d’avoir une fille. Mais les autres s’enquéraient et voulaient voir le fiston de plus près…
          Ben oui.
          Du coup moi, je ne les vois pas, et quand un Corse ose encore me demander de quelle famille je suis (si, si), je l’ignore ou si je suis en veine de communication, je lui demande si il n’a pas entendu le nom que mon papa m’a donné… Ça calme.
          J’ai très mauvais caractère.
          Ben oui.
          Et pour moi, fille ou garçon, c’est pareil : un enfant. Un monde en devenir.

  22. Pretty Womn

    Grand écart… Je lis ton article alors que mon mari regarde une émission de cuisine qui présente le restaurant « Ducasse » ! Tant d’argent et de luxe d’un côté et autant de besoins essentiels de l’autre…!
    Merci pour cet article, merci pour les liens, merci pour « ta part ». Je faire la mienne.
    Bon week-end.

  23. Fernandes Gaële

    Hello, c’est la 1 ère fois que je lis ton blog, mais j’avais déjà lu ton livre. Je suis ma devin généraliste. Il y a 7 ans, je suis partie avec mon mari et mon fils Mathieu, alors 18 mois, passer une petite année à Pondichery. On a travaillé au Volontariat, et on est toujours parains d’un petit garçon . C’est émouvant de t’entendre raconter tout ça! On y est déjà retournés et on y retournera, quelquechose maintenant m’y lie. Merci!

  24. Michel

    Nous avions en commun (mais nous ne le savions pas…) tout ce que ton blog d’ histoires médicales, a fait tinter en nous, en particulier le plus tendre, le moins exprimé, le meilleur. Merci, Bibi ! et merci de continuer car ce registre n’est pas encore familier.
    Les évènements, la Vie, ont ouvert ce blog à des bourrasques nouvelles ( Charlie, l’Inde, croyances et religions, etc.) et les commentaires nous montrent …différents ? divisés ? Au point que plusieurs ( Sophie, Zoé, Cath, Untel et d’autres ) ont eu mal, ont été heurtées au delà sûrement de ce que voulaient les auteurs. Je suis sûr que c’est malgré toi, Bibi, que nous t’avions … piedestalisé ? et nous voila maintenant appelés à partager dans d’autres sujets des « nuances », des avis différents, sans animosités ni hiérarchie. MERCI AUX PERSONNES QUI ONT ETE HEURTEES D’AVOIR ECRIT ! La liberté des mots et la diversité des expériences, des options est exigeante, mais vu ce que nous avons déja partagé, j’ai confiance. Sans s’exclure, en respectant la diversité, en apprivoisant les thèmes ( politiques, religieux, psycho ). Le thème médical n’était pas exempt de souvenirs et questions « sensibles ! », et tu nous l’a ouvert, déminé, apprivoisé. Merci !

    1. Cath

      Juste une petite correction en ce qui concerne ma modeste personne : je n’ai pas été heurtée, seulement surprise par quelques commentaires et les différentes perceptions exprimées. Cela souligne simplement que ce qui me semble évident ne l’est pas pour tous, et pas de la même manière.
      C’est ainsi et j’en prends acte. Il faut simplement que je m’en souvienne.
      Mais cela ne me heurte pas.

      Et juste pour Marie la Bleue, mon clavier me renvoie maintenant des signes cabalistiques. Et non, j’ai pas bu ( mais je viens de me goinfrer quelques pruneaux mi-cuits, une tuerie comme disent certains 😉 )

  25. Elise

    Moi ce fut l’Afrique m’a part, j’avais 17 ans (pleins de rêves, d’espoirs et de certitudes Européennes). Un petit village de brousse, des cours de français pour des classes de 60 élèves, des cahiers distribués comme des trésors, des règles de grammaire enseigner comme des armes contre l’ignorance, des centres aérés où les enfants apprennent à jouer, à (re)devenir enfant. La misère comme on ne peut l’imaginer, la peur, la faim, et pourtant tant d’amour, de partage et de sourire. 5 semaines, dans la chaleur humaine de ce Pays de l’Homme intègre, 5 semaines hors du monde, hors du temps. Ce fut ma part, ce fut ma claque dans la gueule (excusez l’expression), ce fut ma vie confrontée à la réalité, ce fut mon réveil, ce fut « Le premier jour du reste de ma vie », ce fut le début de mon envie de changer les choses, d’utiliser ma vie pour combatte, améliorer, aider, aimer. J’avais 17 ans et j’étais persuadée qu’avec assez d’énergie, d’envie, d’espoir, de rêve, d’amour on pouvait décider et agir pour changer les choses, au nom de qui, ou de quoi,ça j’en sait rien (mais est-ce vraiment important ? ). Je n’ai plus 17 ans mais j’y crois toujours. C’est grave docteur ?

  26. Fmior03

    J’ai été heurtée, moi aussi, de cette expression sur la religion. Et quand on prend un coup, on encaisse ou on répond. Ou les deux.

    Et puis je me suis dit que ce qui importait, c’était le fond, l’action, pas ma sensibilité à moi: l’action est bonne, profondément bonne.
    Alors même s’il y a du cynisme, pas de foi en l’homme, toutes ces choses qui me heurtent ne sont rien.
    Que cela soit au nom d’une foi, d’une idée, ou une simple démarche personnelle, si une action est bonne, c’est cela qui importe. Chacun y verra la signification qu’il veut lui donner. Y compris un colibri.

  27. isabelle

    Bonsoir Baptiste,
    Je vous lis depuis plusieurs mois et suis émerveillée par votre façon de voir les choses et les gens, cependant : « même le singe tombe de l’arbre » et aujourd’hui en lisant le récit de votre séjour en Inde, c’est l’excuse que je vous ai trouvé pour avoir médit d’une personne admirable que vous n’avez probablement pas connue et que vous vous permettez de critiquer, je veux parler de Mère Térésa.
    Je connais des personnes qui l’on côtoyée et aimée et je pense que sa motivation était au moins aussi bonne que la vôtre. S’il vous plaît, à l’avenir essayez d’éviter ce genre de critiques.
    Bien sincèrement.
    isabelle

    1. Michèle

      Il ne « critique » pas.
      « Lisez les biographies non officielles sur mère Theresa »

      Enjoindre de se documenter au lieu de tout avaler, c’est critiquer ????

        1. isabelle

          Dommage que vous laissiez les autres répondre à votre place…
          Concernant Mère Teresa je pense avoir des sources non officielles qui ne sont pas publiées et qui me confortent dans l’idée que c’était quelqu’un de bien tout comme vous l’êtes. Mais personne n’est parfait et je pense simplement, qu’entre gens de bonne volonté il n’y a pas à se dénigrer les uns les autres.
          J’aurai aimé sincèrement échanger avec vous .
          bien à vous
          isabelle

  28. Marie

    Un jour prochain je serai jeune médecin diplômée.
    Merci de me rappeler, un peu plus à chaque fois que je te lis, pourquoi j’ai choisi cette voie ( à moins que ce soit elle qui m’ait choisie, le mystère persiste…)
    MERCI.

  29. MarionLR

    Alors voilà… Je veux juste te dire que j’espère que tu vas bien…
    Ce que tu fais en Inde est formidable, et le post où tu avais parlé de ce projet la première fois m’avait enthousiasmé… Autant parce que ça semblait te tenir à coeur et te mettre en joie que parce que ça venait en aide à des êtres humains.
    Comme ça a été dit dans un commentaire, de toute situation dramatique, tu savais extraire le beau et l’humain. Or la lecture de ce post me laisse une impression bizarre car je ne ressens plus l’enthousiasme que j’avais cru percevoir chez toi avant pour ce projet…
    Alors j’espère que je me trompe complètement, que tu es toujours sur le chemin de ta vie, que tu ne t’es pas senti obligé de donner tes gains aux orphelinats de Pondichery parce que tu en avais parlé sur le blog.
    J’espère que tu vois la beauté sous la crasse, que tu aimes, que tu arrives à te recentrer sur toi au milieu de tout ce que tu fais…
    Bref, j’espère juste que tu vas bien…
    Pouët pouët! ;-)))

    1. Baptiste Beaulieu

      Ben je suis un peu fatigué mais je suis super heureux de ce que je fais… Et non, mon enthousiasme est à fond, c’est seulement ce début d’année qui ne prête pas forcément à se livrer à une joie débridée…

      1. MarionLR

        Merci pour ta réponse… Merci d’avoir pris le temps de l’écrire. Je suis juste contente que tu sois heureux.
        Et le début d’année, bien aidé par un médecin-écrivain qui n’aime pas trop les enfants(??) , apporte un peu de joie dans un coin de pondichery.
        Le reste du monde déconne sévère???? Oui, ben je préfère me détourner un instant et suivre des yeux le vol du colibri…
        Je t’embrasse :-))))

  30. margdu

    Dommage que l’article soit entache par une critique a peine deguisee a Mere Teresa.
    Pourquoi gacher de l energie et de mots a semer le doute dans l’intention de son oeuvre?
    Elle a change la vie de tellement de monde, s’est bougee, a donne tout son temps aux plus pauvre; et certains s’evertuent a lui chercher des turpitudes? Quel interet? Et qui n’en a pas? La gestion des dons etait opaque? Je doute qu’elle y ait passe beaucoup de temps…
    On s’en fout des intentions, des votres comme des miennes comme des siennes. Nous ne sommes que des hommes et des femmes qui en aidons d’autres, comme on peut.

  31. Marie

    Bonjour,
    J’aime beaucoup votre blog. Cet article me laisse un gout bizarre pourtant …
    Quand vous dites  » Là-bas, les enfants sont heureux. Je le sais : je l’ai vu ». Ils sont heureux ? ils ont l’air heureux non?
    Mon fils a vécu les 5 premières années de sa vie dans un endroit similaire, un peu moins bien loti coté nourriture (1 repas par jour, jamais de lait ou presque), activités (1 ballon de foot pour 30 gamins, 0 livre) ou literie (4 à 6 par lit) en Afrique à Kinshasa.
    Le généraliste qui l’a vu à l’arrivée a eu peur pour lui et pourtant, il avait déjà survécu 5 ans. Le parasitogue d’un grand hopital était « content » il a eu 5 types de parasites à tous les stades de développement en 1 seul prélèvement, la pédiatre pourtant habituée de la Consultation d’Adoption nous a contacté en urgence , il avait un taux de plasmodium malariae qui aurait du l’envoyer direct aux urgences, son bilan sanguin était catastrophique mais en 2 mois, la malnutrition avait disparu … et POURTANT IL JOUAIT, COURRAIT ET AVAIT L’AIR HEUREUX avec ses « parents blancs ». Attention donc aux clichés.
    Je ne parle pas de son état psychologique, un enfant gentil mais sur le qui vive en permanence qui se cache quand il voit des policiers…
    Si vous voulez des adresses d’orphelinats sur Kinshasa ou les enfants ont l’air heureux mais meurrent de la rougeole ou du palu tous les jours, j’en ai.
    Marie

    1. Baptiste Beaulieu

      Je commence à être fatigué de devoir me justifier tout le temps… Fatigué… Depuis la rédaction de cet article, je dois me justifier.
      Mon guide etait francais, il ne parlait pas bien tamoul. Je suis allé visité ces orphelinats avec un ami médecin tamoul qui a interrogé les petits. Et oui, les petits étaient heureux. Alors ils ont peut être des parasites, je ne sais pas (je n’ai pas eu le temps de leur faire un examen Parasitologique des selles, désolé !). Ils ont probablement des problèmes psychologiques (je n’ai pas eu le temps de réaliser d’expertise pedo-psychiatrique sur les 900 gamins qui vivent dans ces centres… Désolé…). Mais c’est pas le propos…
      Sur ce, je sature puissance 1000 à la lecture des commentaires (je vais arrêter, c’est mauvais pour ma santé…) Un jour, les gens n’écriront plus rien et ne feront plus rien pour ne fâcher personne. Je suis désolé : je dois déjà peser chacun des mots que je publie. Là, STOP.
      C’est ÉPUISANT (au sens littéral). ÉPUISANT !
      Ok ?

      1. Marie

        Désolée Baptiste de vous avoir vexé et surtout, je ne voulais pas que vous vous justifiez, c’est votre blog, votre regard et je le prends tel quel. Vous avez vécu de belles rencontres avec ces enfants dans les orphelinats et en avez parlé. C’est déjà beaucoup pour eux !
        J’ai juste apporté dans mon commentaire, un autre regard, celui d’une maman dont le fils a encore les traces positives ( savoir s’occuper des bébés, un gout pour la collectivité très fort, un sens du partage …) mais aussi négatives de sa vie d’avant dans un endroit comme celui que vous avez vu.
        Merci pour ce regard sur ces enfants souvent oubliés. Ne changez rien en tout cas pas pour moi même si je n’étais pas d’accord sur un petit bout du post 😉
        Marie

    2. DADBIBI

      Bonjour Madame , Baptiste avait 4 ans la première fois qu’il est allé dans un orphelinat , il venait y chercher l’une de ses sœurs , il avait 19 ans la première fois qu’avec une autre de ses sœurs il y a travaillé plusieurs mois dans le plus grand bidonville du monde , plutôt que de passer les vacances au soleil et la dernière fois qu’il y est allé , a 29 ans c’est pour y passer ses quelques jours dont il nous parle et pour y dépenser une bonne partie de ses droits d’auteur (je vous parle pas des fois ou il y a trainé sa blouse ) .Alors , oui tout n’est pas parfait , mais vous avez raison , je vais lui conseiller d’accepter un poste lucratif , de dépenser son argent pour aller à Courchevel et en Suisse , pour un père c’est beaucoup plus reposant que de le voir travailler 14h par jour ,pour faire sa part et comme cela il n’aura plus rien à justifier . Bonne journée .

      1. Myriam FdF

        Aïe, Dadbibi, rappelez moi de ne jamais m’en prendre à votre fiston, sous peine de vous voir vous transformer en aigle qui fond sur sa proie et lui assène une volée de bois vert pour défendre ses petits 😉

        Ne croyez surtout pas que je me moque, j’aime les papas qui défendent leurs enfants, quel que soit leur age.

        Quelle fierté vous devez avoir pour ce fils « hors du commun »….

        1. Cath

          L’aigle qui fond pour administrer une volée de bois vert à ceux qui s’en prennent à son colibri ?
          Bien vu 😉
          Merci Dadbibi, c’était un soulagement de vous lire.

  32. Beaulieu

    Voila, j’ai lissé l’article. Et chaque fois que j’aurais une réflexion d’un lecteur sur tel ou tel mot/chose qui ne lui a pas plu, je lisserai. Et quand tout sera lisse, et que quelqu’un continuera à y redire quelque chose, je supprimerai et il n’y aura plus rien et tout le monde sera content.
    Allez ! On vit décidemment dans un monde formidable !

    1. Grand33

      Baptiste,
      ne lisse rien ! Je te l’ai déjà dit : c’est TON blog et tu en fais ce que tu en veux. Si ce que tu écris ne plait pas, et que des personnes l’expriment, c’est leur droit. Mais tu n’as rien a justifier.
      Continue ce que tu fais…. et sans t’ EPUISER.
      Belle journée dans ce monde formidable !

    2. Julie

      Aaaaah ! Lissé ? Mais…mais… non ! Tout le monde ne sera pas content du tout… J’imagine bien que c’est épuisant de se justifier, mais si tu lisses, tu perds en spontanéité et en sincérité. Continue à partager tes opinons et à t’exprimer, librement. Surtout en ce début d’année.
      Reste avec nous s’il te plait. S’il te plait… Et si tu es fatigué (trop fatigué): pause. On t’attendra.

    3. Myriam FdF

      Je pense à 100% ce que Grand33 a écrit ! Ne change rien, Baptiste, exprime-toi comme tu l’entends, ne justifie rien, et surtout, ne lisse rien !!! Bon sang, tu as le droit, comme nous tous, (mais toi plus encore, tu es l’auteur du blog) d’écrire ce que tu veux. Ne te remets pas en question pour quelques esprits chagrins qui te voudraient tel qu’ils t’ont rêvé mais non tel que tu es…
      Reste toi, avec tes qualités et tes défauts, tes textes sublimes, qui sont toi… s’ils devenaient  » tout le monde « , ils n’auraient plus la même saveur.
      Prends soin de toi et profite de ton séjour à fond.
      Bises

    4. isabelle

      je vous remercie d’avoir su tenir compte des personnes qui ont osé vous dire qu’elles étaient heurtées, déroutées ou étonnées par quelques unes de vos phrases.
      VOUS ÊTES VRAIMENT QUELQU’UN DE BIEN !
      bien sincèrement
      isabelle

    5. Michèle

      Bah, laisse pisser, Baptiste 🙂

      Les « ceux qui savent tout mieux que tout le monde », les donneurs de leçons derrière leur écran, ceux qui marchent dans leurs petits rails, les ceusses qui ne voient qu’à travers le prisme de leur « religion » (bouh !) bon, ben quand tu seras un tantinet plus âgé, demande à ton papa, tu t’en tamponneras le coquillard.

      C’est de l’énergie perdue. Laisse courir.

      Merci pour ce bel article.

    6. saur

      Ne lisse rien! ne te censure pas! ou les intégristes auront gagner ,ne laissant plus que la pensée unique…..Prends-les comme les giboulées de Mars,un coup ça grêle,un coup soleil radieux!
      Free hugh virtuel!

    7. Elle

      Zut à la fin !
      N’y a-t-il pas des blogs spécialisés pour critiquer, chipoter, éplucher, accuser, censurer, pinailler, démonter, polémiquer sur un sujet qui, de toute façon, n’est pas traité dans cette page.
      Zut à la fin !
      Je comprends le découragement du Doc ; alors que nous devrions nous réjouir et ne parler que de ses projets pleins d’optimisme et d’espoir nous voilà embarqués dans une attaque/bataille ridicule et parasite qui ne fait que gâcher la fête !
      Zut à la fin !
      Le Doc est AUSSI un écrivain, laissons-le écrire ! Ce qu’il veut, comme il veut ! Où serait le plaisir de la lecture si tout devait être lisse et politiquement correct !
      Zut à la fin !
      Zuuut !

  33. Cath

    C’est vrai.
    C’est pénible de lire des commentaires basés sur une seule expérience, qui ramènent tout à leur aune singulière et demandent des comptes sans fin.
    Oui, les enfants sont heureux dans le havre construit au milieu du chaos. Oui, certains sont malades, ne survivront pas, mais il n’empêche, ils sont heureux sur le moment, dans l’instant. Ce n’est pas un crime que de l’écrire !
    Et il y a autant d’expériences que d’enfants que d’orphelinats de par ce monde. Alors si on trouve des orphelinats où les enfants sont heureux malgré les difficultés matérielles et autres qui encombrent les chemins de ceux qui s’attèlent à la tâche, c’est bien de le noter et de le dire.
    Perso, j’en connais quelques uns où les enfants sont heureux, même avec un repas par jour, même si des petits ou des plus grands partent faire du poney multicolore faute de soins adéquats, faute de soins disponibles. On fait avec les moyens du bord, et un sourire heureux n’a pas de prix.
    Et Baptiste, ne censure pas tes textes : tu ne pourras jamais plaire aux censeurs de tout poil, et qui forts de leur vision voudraient s’accaparer le monopole de l’action et du dire.
    Continue tout simplement, et laisse couler – j’allais écrire autre chose, mais comme c’est un blog de haute tenue, je m’abstiens pour ne pas heurter les sensibilités…

  34. isabelle

    Bonjour Baptiste
    Je m’exprime rarement ici, même si je passe tous les jours. Je pense qu’il n’y a pas à faire de lissage, d’abord parce que ça ne paraissait nullement nécessaire (enfin à mes yeux), et puis surtout parce que votre parole vous appartient, vous nous l’offrez, on la lit, on la met au dedans de nous si elle nous plaît, mais on ne doit pas la déformer, lui faire dire ce qu’elle ne signifiait pas au départ, l’isoler du reste. On peut dire si on se sent offusqué, bien sûr, on peut discuter, échanger, réfléchir ensemble, mais pas faire disparaître la parole de l’autre, en l’occurrence ici la parole de celui qui la donne aux autres a disparu. Et puis d’ailleurs je n’ai même pas compris ce qui avait pu stigmatiser cette phrase au milieu de toutes les autres, de tout le reste, de tout le blog. Moi j’ai vu toute autre chose ici, à commencer par les 2 photos de cet article qui ont fait passer quelque chose de beau en moi.
    Belle journée

  35. Soulalune

    Règle n* 1 : écrire tes billets en conscience , comme tu l’as fait jusqu’à aujourd’hui ♡
    Règle n* 2 : ne pas te prendre la tête et encore moins perdre ton temps avec les commentaires (y compris les miens !)
    Règle n* 3 : poursuivre ta route, faire de belles rencontres, et pouvoir chaque jour te regarder dans la glace avec indulgence … non, tu n’es pas parfait mais tu fais  » ta part  »
    Règle n* 4 : manger des crèpes sous la grisaille (les miennes sont très bonnes, mais je te l’ai déjà dit peut-être ;))
    Tu as toute mon admiration, et peu importe si nos avis divergent parfois , tu as également tout mon respect.

  36. Nigie

    Baptiste, je te lis quasiment depuis les débuts de ton blog et je n’ai jamais écrit précédemment, sûrement parce que je me disais que mon avis n’était pas très important et qu’ici, tu écris bien ce que tu veux, si ça ne me convient pas, je n’ai qu’à aller voir ailleurs…
    Mais là, en passant, je vois ces commentaires et ta réaction, bien compréhensible. Alors je viens juste te dire : CONTINUE! Écris tout ce dont tu as envie, des histoires, drôles ou tristes, comme tu l’as toujours fait, juste en mettant tes jolis mots au service du message que tu as envie de faire passer. J’ai offert ton 1er livre à tellement de monde, je lis tout ce que tu fais, tu me fais sourire ou pleurnicher au bureau, et je n’ai pas du tout envie que ce lieu devienne lisse! je veux que ce blog continue à me faire rire, réfléchir, à me faire chavirer le cœur, à m’intéresser aux autres. Ton écriture est magnifique, n’en doute pas une seconde! Et tes opinions ne nécessitent aucunement d’être lissées.
    Je suis sûre que nous sommes une majorité à nous étonner de ces polémiques. Ne change rien!
    Bises de la Savoie (tu peux éventuellement venir y faire un séance de dédicace, si jamais ^^)

    1. Louisiane

      Je suis tout à fait d’accord avec Nigie.
      Je suis aussi une lectrice de longue date, pas assidue pendant un certain temps je l’avoue, mais je fais tout pour me faire pardonner, je viens tous les jours maintenant !
      Je comprends tout à fait ta réaction, mais ne lisse pas tes propos. Tu es comme tu es, parfois brut de décoffrage, mais l’essentiel c’est que tu restes toi-même.
      Ne perds ton identité à cause de commentaires malheureux sur des opinions différentes.
      En ce qui me concerne, je viens te voir samedi pour une jolie dédicace sur ton nouveau livre !
      Et un free hug peut-être ?
      Bises

  37. martine

    Ya des gens qui donnent un coup de pied a chaque cailloux qu’ils rencontrent.
    A la fin ce sont eux qui ont mal aux pieds.
    En ce moment la moindre petite remarque me heurte et me fais mal je crois que c est parceque je suis triste .
    Triste tu dois l’être aussî par tant de decortiquage(il existe ce mot?)
    Ne te laisse pas emboucaner le cerveau
    Bisous Baptiste.

  38. nadali

    Bonjour ! cela fait longtemps que je lis quotidiennement votre blog. Même si quelques fois des articles me plaisent moins que d autres jamais oh non jamais je ne me permettrais de vous «  »mettre en examen »
    C’est VOTRE blog vous nous faites partager votre quotidien, votre vie, vos expériences.
    Ne lissé rien , jamais restez vous même c’est justement ce qui nous plait.
    Et perso quand un blog, ou bien un article ne me convient pas et bien je file lire ailleurs.
    Merci et bonne continuation 🙂

  39. heliotrope

    bonjour Baptiste,
    ouh la la ! quelles polémiques …
    c’est vrai que les « projections » me font frémir, parfois me révoltent
    si je dis « j’étais heureuse au milieu de ces enfants » pas de polémique
    si je dis « ces enfants étaient heureux », projection et polémique possible
    je comprends que ces polémiques vous mettent en colère mais vous n’avez vraiment pas à vous justifier ni à le prendre perso … long apprentissage
    bien affectueusement

  40. Nigie

    HAN! J’ai totalement oublié d’écrire le plus important hier : cet article m’a donné envie de faire ma part également. Donc tu vois, ça marche!

  41. Pauline

    Si je ne devais retenir qu’une chose de tout ceci, et surtout au delà des polémiques, ce serait au final cette photo d’enfant au sourire généreux et confiant, au regard très doux. Les mots de ce site lui montrent notre porte, nous montrent la sienne, et s’effacent ensuite. Par delà les milliers de kilomètres, cet enfant, il me dit VRAIMENT quelque chose. Merci Baptiste

  42. digier

    Merci Baptiste,….L’histoire du colibri a changé ma vie depuis plusieurs années, depuis j’essaye de faire ma part et je reste dans une sobriété que j’espère efficace ………….Ancienne infirmière, j’apprécie beaucoup ce que tu écris…Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer des personnes comme toi dans mon boulot….alors je prenais mon stylo comme copain, pour partager………Nicole

  43. Isabelle

    Prenez soin de vous, Baptiste, prenez de la distance par rapport à ce qui peut se dire ici, ménagez-vous des plages de repos et de récupération. Moi aussi je fais ma part, à mon échelle, en tant que généraliste dans ma petite bourgade. Il y a quelques années j’ai essayé de faire plus que ma part, sans vraiment m’en rendre compte, sans réaliser , et puis … le colibri est tombé dans le feu… Et quand on sent le roussi, voire quand on est carrément cramé, et ben vu qu’on est que des colibris et pas des phœnix, c’est dur de revoler après… même si on finit par y arriver 🙂

  44. Hervé CRUCHANT

    Moi même, puisque vous ne me le demandez pas, je me fous de tout çà.
    Que vois-je, en vrai ?

    Un type qui a une direction de vie vraiment superbe. Qui a senti que c’est en s’aidant les uns les autres….
    Et puis non, bull shit ! tout çà c’est de la foutaise. Je veux dire « fais pas à l’autre ce que tu voudrais pas… » gnagnagna.
    J’ai des trucs plus simplistes. Tant pis pour moi. C’est que j’ai dit à votre (ou vos) dieu d’aller voir ailleurs puisqu’avec moi, rien n’était possible. Chacun chez soi épicétou.

    On doit s’échanger, se mélanger, s’épauler et rêver ensemble, bouffer un plat de riz-poisson ici, un T-bone ailleurs, peut-être même s’aimer un peu, sans foutre un bordel total parce que l’amour, c’est comme le vent sur l’échelle de Belfort (c’est pour rire, matelot), par exemple: çà va de grand calme (genre Grand 33, tu vois?) à avis de tempête ou pire (genre Dadbibi today). On sait pas çà, ou on a oublié. Que l’amour est multicarte, que c’est la plus grande chose au monde à disserter, à distribuer, à décliner. Pas comme une planète des singes qui irait se cacher derrière l’horizon, non. Comme un cadeau vivant, éternel, inépuisable. Il se décline au pauvre, au riche, au masculin, au féminin, au singulier, au pluriel, au toi, au moi mais surtout au nous tous. Dans cette drôle de tranchée dans laquelle nous passons pour aller vers d’autres lieux, on nous a réduit la voilure, réduit les bagages de soute. Et de l’amour multiple, il ne reste plus qu’il baise-en-ville.
    Je sais le bagage de Bibi pour l’avoir imaginé. C’est un de ces camions que l’on rencontre dans les pays dans lesquels l’empire aime à faire sa guerre. Un Berliet sans âge chargé jusqu’au ciel de ballots, avec des gens dessus, parfois une ou deux chèvres et quelques poulets. Voilà le bagage amour dont il est question. A la vue de cette…chose, tu as déjà le moral qui remonte : si çà c’est possible, tout -tout- est possible. CE que nos yeux ne voient plus, c’est le vrai chargement de ce monstre roulant dont la cabine, peinte à la main, proclame « m’en fous la mort » dans une langue oubliée. Ce que tu vois pas c’est l’immense lenteur, l’énorme tas de palabres qu’il a été nécessaire d’employer pour construire cet attelage. De l’amour invisible, de l’amour de revenants !
    Echanger un regard, une poignée de main, faire maillon de la chaîne quand il s’agit de porter un sac, un paquet, un petit enfant, de là à là. L’eau qui manque toujours un peu. Savoir venir. Savoir partir, aussi. Je suis aussi de toi comme tu es de moi. De la même mère, Pachamama. Pas d’évangile ou de statut. On se reconnait dans nos yeux. Çà je peux le faire, çà je ne sais pas le faire. Aucune propriété; juste des choses qui nous sont nécessaires dans notre organisation personnelle pour vivre. Prends ce dont tu as besoin. Voilà.

    Il est bien possible que ce projet Indien soit viable et une belle et bonne idée. J’en sais rien. Je sais -peut-être- raconter des histoires et en inventer plein. Pas faire une bonne logistique. Si un jour on a besoin de partir dans des rêves sans fumées, je pourrais peut-être… mais bon, on verra bien.
    Que tous les misérables intellos, penseurs, sensibles de ceci ou de celà qui veulent placer leurs mots d’expériences personnelles, voire leurs indispensables déviances le fasse. Ou alors certains comptables de l’âme des autres vont sortir leur « droit à la libre expression ». Mais il se trouve que parfois, la météo est tellement mauvaise qu’il vente aussi dans les crânes des hurlements abrutis. Soyez surs que tout çà ne va pas empècher le voyageur de voyager, le Bibi de bibier, le colibri… enfin, vous voyez ce que je ne veux pas dire.
    Laissez donc le sac de voyage de l’individu tel qu’il est fait. Même s’il ressemble à une ordonnance médicale, entre code morse et pêche à la truite, idéogramme et cunéiformes. Ou camion Berliet improbable. Derrière les mots, derrière le signe, il y a trente ans d’amour. Pour ce qui est visible de lui. Parce que pour les racines, c’est aussi du lourd, les Gens. Du très lourd.

    Alors, ouais, je m’en fous totalement de ces galéjeades polémiques.
    Je sais que j’ai trouvé un type complètement fou; de la folie que je m’efforce de pratiquer et que j’aime apr dessus tout: hors mainstream, souvent out of border line, plein de cette véritable humanité qui déconne si bien et qui nous justifie. Rempli à ras bord de contradictions qui font mes plus gigantesques poilades fraternelles et muettes mais jamais de conflits de pouvoir entre un isme et un tiste.
    Un mec pas lisse (mai si, j’aime la pas lisse!) et c’est bien.

    Et si, par un mauvais hasard, il lui vient l’idée de mettre d’Ulysse dans tou çà, il aura affaire à moi !
    Peut-être….

    Que Mieux vous garde, Chenapans.

  45. nadezda

    Quelle histoire !! J’ai une totale confiance dans le Docteur Beaulieu. Il a été plusieurs fois en Inde, il a vu le drame des castes, tout cela explique tout. Je suis terriblement émue qu’il laisse les bénéfices de son livre pour tous ces malheureux.
    Docteur, je vous fais un gros bisou sur la joue :))))

  46. Eulalie

    Hé hé tapie dans l’ombre, je lis aussi tout ce que doc B publie ! Puis je relis autour de moi, raconte, partage… Je relis, m’imprègne.. Merci pour ton humanité et ta plume.

  47. Hélène

    Bonjour,

    Hors de propos sûrement et trop tard comme souvent, discrètement mais pour Marie, la maman du petit garçon de Kinshasa, si elle revient lire ici, ce qui n’est pas certain vus les curieux vents qui agitent ce blog ces derniers jours, ce message: moi, – je le dis pour elle, j’ai compris que pour certains ici, l’expérience personnelle valait sur les sujets plus habituels sur ce blog, mais non sur CE sujet- qui ai séjourné en mon très jeune temps, dans un orphelinat, en attente de parents, de l’autre côté des mers, avec trois repas par jour et des soins tout à fait admirables, bien que prodiguées par des soeurs (eh oui), j’ai entendu ce qu’elle disait. Pour comprendre la situation des orphelins, s’approcher d’une sorte de vérité et se « réconcilier », il faut accepter que le monde ait plus que cinquante nuances de gris. Blanc ou noir pour certains, très bien. Comme vous Marie, et sur ce sujet en particulier, – mais cela vaut aussi pour la religion-, je pense que le blanc, tout à fait blanc est rare, le noir tout à fait aussi, quoique sans doute moins. Continuons ensemble d’aiguiser notre perception des gris, pour travailler à les illuminer plutôt que de les assombrir.

    1. Marie

      Merci Hélène, tu as compris ce que je voulais dire pour les enfants de Pondicherry, de Kinshasa ou d’ailleurs qui grandissent dans ces orphelinats.
      Marie

  48. Guillaume

    Bonsoir !
    Moi j’aime beaucoup ce post, comme beaucoup d’autres pour le côté humain de celui-ci.

    Je prends ce que j’aime dedans, ce que je trouve beau, les pensées qui peuvent me faire grandir…et je suis heureux 🙂

    Merci !

  49. Mésange

    Le problème avec les enfants, c’est qu’en fait, bien souvent, ils n’ont pas le même projet que nous, adultes !!! Démène-toi pour les faire changer de projet, les rapprocher du tien et ça ira beaucoup mieux dans tes rapports adulte/enfants ! Mais Baptiste, en t’entendant parler de tes nièces et neveux, je me dis que le terrain n’était pas si miné que ça…
    J’ai passé 35 ans de ma vie avec une nuée de Momitos autour de moi : je les aime, ils m’ont certes parfois rendue chèvre mais ils m’ont amusée, ils m’ont épatée, ils m’ont passionnée…
    J’ai tenté de leur apprendre à vivre ensemble, de leur faire aimer les livres, de ne pas trop les martyriser en leur faisant découvrir ce que je devais leur apprendre. Je leur ai conté des tas d’histoires, chanté une myriade de chansons, lu des poésies : j’ai encore et toujours le souvenir de regards, de bouches bées, de questions étonnantes, d’arguments scotchants, de petite main confiante dans la mienne… et de gros câlins aux moments les plus inattendus.
    Alors ton projet labalaba, il ne peut que me plaire. Je t’embrasse fort.
    Caresses de plumettes à tous

  50. Stéphanie

    Tu es sans doute dans une période « off » où chaque commentaire t’atteint directement… Sache que comme beaucoup de gens; tu as beaucoup de lecteurs « sous-marins », qui aiment ce que tu publies (et tes livres)… Essaie de te reposer, de prendre du recul et de laisser ça « à sa mesure » (ceux qui se sentent visés par ta pensée, hé bien, tant pis !)… C’est TON article, sur TON blog, et si ça gène, hé bien, j’espère que ça incitera à la réflexion…
    Je t’envoie des tonnes d’encouragement, et j’espère que tu prendras le temps de digérer tout ça…
    (je fais également ma part, en fonction de mes moyens et de mes compétences, dans un autre domaine).

    1. Baptiste Beaulieu

      Merci beaucoup Stéphanie, ton message me touche profondément, il est vraiment difficile en ce moment de lire certains commentaires !
      Je prends donc tes encouragements et t’embrasse à mon tour.
      Prends soin de toi,
      Baptiste Beaulieu

      1. Stéphanie

        « Prends soin de toi », c’est fait, entre les vacances et un bon gros recadrage avec des gens qui se permettaient des commentaires déplaisants, et hop, ça va mieux… Je mets plus facilement des mots sur mes états d’âme, et ça évite d’en arriver jusqu’à l’explosion 😀 (hein, on encaisse, on encaisse, on fatigue, le commentaire de trop, et ça explose !)
        Sur ce, il faut que je me fasse offrir ton deuxième bouquin (le premier tourne dans la famille)… Histoire que tu puisses continuer à faire ta part…
        Pour les sous-marins, je suis sûre qu’il y en a plein comme moi qui suivent tes posts depuis un sacré moment, et qui ne « répondent » pas…
        Après, ça n’est « que » du virtuel…
        Repose-toi et plein de recul…
        Stéphanie

        1. Ludo

          Effectivement, je dois être un de ces lecteurs « sous-marins » qui ne poste jamais.
          Ce n’est pas pour autant que je ne m’intéresse pas à ce blog, bien au contraire. J’ai même écrit un email au docteur B. pour lui raconter un moment de bonheur dans un hôpital, c’est pour dire !! (oui, oui, un email !).

          Plus sérieusement, je comprends ta réaction, Baptiste (on va se tutoyer vu que sans le savoir, tu m’as fait plusieurs fois du bien…). Mais comme pas mal l’ont dit avant, c’est ton blog. Tu as le droit de prendre en compte les réactions de lecteurs, tu as le droit de leur répondre, tu as le droit de t’énerver, MAIS TU N’AS, A MES YEUX EN TOUT CAS, PAS LE DROIT D’ASEPTISER TES PAROLES.
          la liberté d’expression, on en parle beaucoup, on l’aime passionnément, et on la dézingue à longueur de temps, à la folie !!!
          Je veux pas enfoncer une porte malheureusement trop ouverte depuis janvier, mais chaque jour, des gens bien meurent pour avoir osé donner leur opinion.
          Ne laissons pas les gens offensés avoir un impact sur cette liberté d’expression et renier la mort de personnes qui se sont battues pour qu’on puisse parler librement…

          Discutons, débattons, ouvrons nos grandes gueules, mais surtout, comme le disait le grand philosophe jean-René Gustave, « il faut cultiver la différence, et non l’indifférence! »
          Ou bien c’était françois valéry et son « aimons nous vivants » ?

          Ah non, c’est avec celle là que je voulais conclure :
          « L’homme raisonnable s’adapte au monde ; l’homme déraisonnable s’obstine à essayer d’adapter le monde à lui-même. Tout progrès dépend donc de l’homme déraisonnable. » George bernard Shaw.

  51. Margot

    Moi je trouve que ça fait du bien de voir quelqu’un annoncer qu’il va faire quelque chose, et faire ce qu’il annonce. Du coup, il nous semble moins dur de faire quelque chose, à nous aussi. Le pouvoir du colibri est magique.
    Bref, ne sois pas trop blessé, il y a des trolls partout, et tu nous fais beaucoup de bien, à nous!

  52. Ma.

    Ca faisait un bout de temps que je n’étais pas venu sur ce blog (je fais partie des nombreux lecteurs anonymes, j’aime énormément ce qui est raconté dans chaque article)

    Et là hier, petit (gros, énorme, gigantesque) coup de démotivation pour les études et ses contraintes. Et en lisant cet article je me rappelle un peu pourquoi j’ai choisi ces études et ce que je veux faire. (bon, je meurs d’envie de boucler mon sac et de partir demain travailler à la Satya Special school)
    Mais j’ai peut-être trouvé un projet pour les mois suivant mon diplôme grâce à toi, et un peu de motivation. Merci!

    [et en temps que catho pratiquante, je suis pas du tt touchée par ce que tu as pu dire sur le prosélythisme, il faut arrêter de voir le mal partout]

  53. marieal

    moi j’aime les gens comme toi qui vont au bout de leurs idées, qui font leur part…j’ai découvert récemment le mouvement des colibris, je me suis rappelé que javais déjà lu cette jolie histoire ici. Tout a du lien quand on veut prendre sa part, merci de nous faire voir que c’est possible, chacun à sa manière. J’aime cette porte que tu ouvres toi aussi pour chacun d’entre nous. Prends soins de toi baptiste.

  54. Sandrine

    Alors Voilà, j’ai acheté il y a deux ans une liseuse et depuis je n’achète plus de livre, me débrouillant pour en récupérer par ci par là. Mais aujourd’hui, après avoir lu ton article sur l’orphelinat, je viens de commander tes 2 livres sur Itunes. C’est ma petite contribution 🙂

  55. Phaly CHIRON

    Bonjour,

    Je voulais savoir si les orphelinats avaient besoin de lunettes de vue et si oui, par quel moyen je pouvais les leur envoyer…

    Biz

    Phaly

    PS : merci pour la dédicace de dimanche

  56. Clairette

    Bonjour,

    Ça me donne envie aussi, je travaille dans le milieu de la petite enfance : je pense donc avoir toute ma place en orphelinat 🙂
    Et bien sur, l’envie d’apporter quelque chose, d’aider concrètement …
    Le soucis reste toujours le transport relativement très cher pour l’Inde, mais je pourras peut etre l’inclure dans un voyage personnelle !

    C’est toujours bien d’avoir des adresses où on sait qu’on y trouvera des personnes digne de confiance, merci !

  57. Fabymary POPPINS

    CC et chapeau bas Baptiste, TU ES JUSTE QUELQU’UN DE BIEN, et tu n’es pas un CYNIQUE comme tu le dis, juste quelqu’un de bon et qui surement se blinde et cache ce qui le secoue je pense, tu n’es pas un médecin pour rien. Et embrasse les enfants et ceux qui les aident

  58. Pat

    Coucou , ce sont les gouttelettes d’eau qui font un grand océan . Dans mon coin , j’essaie aussi de faire partie de la tribu des colibris . Merci de bouger , d’agir pour que les choses changent. Bizzzzz

  59. Pillow-Jutsu

    Un premier commentaire de curieux. Le suivant sera peut-être sur le premier post du blog puisque je le lis à l’envers. Je suis curieux de la nouvelle et les braves éditions Fayard ne la proposent plus. Est-ce qu’elle est disponible ici ?
    Bon courage pour la suite

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