Une autre histoire de partage.

Le médecin que je suis voulait aborder le sujet de la PMA…

D’abord, un droit (comme celui d’accéder à la procréation médicalement assistée) ça se partage. Ça ne devrait pas être confisqué ou réservé à un groupe au seul prétexte que son orientation sexuelle est majoritaire.

Avant l’adoption de la loi bioéthique la semaine dernière, il suffisait de se promener dans un service d’aide médicale à la procréation, de n’y voir QUE des couples hétérosexuels, de penser à toutes ces femmes lesbiennes pour qui cet endroit était – EN TANT QUE COUPLE LÉGITIME- un lieu interdit par la loi, pour comprendre qu’il y avait là quelque chose de pourri au royaume du Danemark.

Alors oui oui j’entends les gens qui disent :

« gnagnagna philosophiquement je ne veux pas payer alors qu’elle ne sont pas stériles ».

D’abord, fichons la paix à la philo. Elle n’est pas là pour servir de paravent à notre ignorance.

Ensuite, les lesbiennes paient les impôts de nos gosses et leurs écoles et les routes où ils apprennent à passer le permis. La sécurité sociale, c’est une des bases du contrat social français. En bénéficier ne devrait pas dépendre de votre orientation sexuelle qui n’est pas un choix.

Ensuite, disons-le directement :

1- les couples hétéros ayant recours à la PMA à 42 ans car avant c’était compliqué/pas le moment pour le boulot/pas la bonne personne/, PHILOSOPHIQUEMENT on les situe où ?

(Personnellement, je suis heureux qu’ils aient droit à une chance d’accéder à la parentalité grâce à la science).

2- saviez-vous que l’infertilité reste inexpliquée chez 10 à 20 % des couples hétéros ! L’homme pourrait, la femme pourrait, mais les deux ensemble n’y arrivent pas. Leur infertilité n’est pas moins sociale que celle des couples lesbiens.

Refuser la PMA pour toutes, c’est dire «l’infertilité sociale des couples hétéros est un problème. Pas celle des couples lesbiens»

Ça revient à dire : «le couple hétéro vaut mieux que le couple homo ».

Ah tiens, rappelons au passage que dans 60% des PMA hétéros, l’infertilité ne concerne qu’UN SEUL des 2 membres du couple.

J’explique :

Soit monsieur peut, mais madame ne peut pas. Soit madame peut, mais monsieur ne peut pas.

Pourtant, personne ne dit à monsieur : « Pourquoi l’état paierait votre PMA si madame est fertile ? Elle n’a qu’à coucher avec le voisin ou se faire inséminer en Espagne ! »

(Ce serait horrible de dire cela, hein ? Pourtant c’est ce que les gens osent dire aux lesbiennes : « mais l’une d’entre vous n’a qu’à aller en boite un soir et coucher avec le premier mec qui passe !).

Eh bien non. La loi est passée.

Les lesbiennes vont fonder des familles, et un jour de vieux couples de femmes ridées entourées de 10 petits-enfants leur apprendront que l’hétérosexualité n’est pas une valeur en soi et qu’il faut autre chose qu’une orientation sexuelle majoritaire pour se sentir meilleur que les autres et descendre manifester dans la rue.

Enfin, puisqu’on cause effort national, entraide et sécurité sociale, et contrat social, il y a un dernier argument qui pop régulièrement du côté des opposants à la PMA « on va manquer de sperme ». Ces gens sont obsédés par le sperme.

Eh bien, soit, je m’engage à partager le mien, et c’est le sens de la très belle tribune signée Mathieu Brancourt : « Don de sperme et PMA: pour des gamètes dans leur vie ».

J’adhère à cette tribune et je m’engage à donner le mien sitôt que la levée de l’anonymat sera actée dans les faits.

Car au final, le seul débat valable sur la PMA c’était bien de se demander si le don devait être semi-anonyme ou pas, comme au Danemark où l’enfant accède à l’identité du donneur quand il a 18 ans.

Et ce, POUR TOUS LES COUPLES.

Le reste, c’est l’histoire malheureuse mais oh combien ancienne dans l’humanité, de ceux qui jouissent d’un privilège et trouvent mille et un prétextes pour refuser de le partager.

[LA SUITE EST DISPONIBLE SUR LE SITE DE FRANCE INTER ICI]

PS : comme à chaque fois après ce genre d’articles, des gens m’écrivent pour que je les désabonne du blog. Vous pouvez le faire de la même manière que vous vous êtes inscrits. Je n’ai pas le temps, je suis trop occupé à accompagner des lesbiennes enceintes au cabinet médical xoxo.

61 réflexions sur « Une autre histoire de partage. »

  1. alcina

    100% d’accord avec votre article. J’ajouterai juste que moi je me désabonnerai de votre blog le jour où vous ne publierez plus ce genre d’article si humain justement. Mais je suis tranquille, ce n’est pas demain la veille que çà arrivera 😉

  2. Nicolas

    Bon, je suis un vieux réac.
    Je comprends le point de vue de Baptiste, mais rembourser quelque chose qui n’est pas une maladie quand mon fils autiste me coûte 1000€ par mois de soins non pris en charge par la sécu et la CAF, ça me pose problème. Le sens des priorités.
    Ensuite, quel est l’intérêt de l’enfant? Evidemment une ou deux mères peuvent être très aimante et l’enfant de ne manquer de rien, mais ça revient quand même à dire qu’un père est superflu. Demandez aux adultes qui ont grandi sans père (pas aux enfants qui disent ce que leurs parents veulent entendre), ce n’est pas qu’une question de monoparentalité.

    1. Carriot-Oriboni

      Pas question une seconde de se désabonner du blog.
      Merci Baptiste de nous donner des arguments que nous ne trouvons pas toujours dans ce genre de discussions. Et je voudrais ajouter que certains parents hétérosexuels ne sont vraiment pas à la hauteur avec leurs enfants….alors mieux vaut avoir des parents homo dignes du nom de parents!

    2. Magalie

      Je suis d’accord avec vous sur le fait que certains soins urgents, vitaux et qui touchent la santé sous peine d’avoir de graves complications sont vraiment vraiment VRAIMENT mal remboursés.
      En revanche le côté “père superflu” … Ça sous entend qu’un couple de femmes devrait faire un enfant de manière naturelle avec un homme “juste” pour que l’enfant ait un père ? Et donc quoi par la suite ? Vivre à 3 car après tout il y a le couple + le père qui a lui aussi des droits ? et peut être plus que la “seconde mère” qui au final n’est pas trop mêlée à la conception si on analyse bien les choses.

      1. La Belle Arsène

        Pour une égalité véritable, le don d’ovocytes devrait également être encouragé, de même que la cryogenisation des ovocytes pour les femmes atteintes de certaines pathologies. Le don de sperme est important, mais insuffisant.

    3. alcina

      Et qui vous dit que l’enfant d’un coupe de femmes n’aura pas de “figure paternelle” dans son entourage ? (oncle, cousin, grand pères, amis, etc ???) Il vaut mieux “pas de père” qu’un géniteur maltraitant, absent, indifférent. Je pourrais à l’extrême rigueur entendre votre raisonnement (ne pas rembourser ce qui n’est pas une maladie) si cette PMA non médicale mais sociale n’existait pas déjà, comme le rappelle Baptiste, pour les couples hétérosexuels où c’est le mari qui est infertile sans que personne ne sorte l’argument économique dans ce contexte là….

    4. Canard Anonyme

      Bonjour,

      Enseignant-chercheur en psychologie, je crois utile à ce stade de préciser qu’il n’existe pas le moindre argument scientifique pour suggérer que les enfants de couples homosexuels se portent plus mal que les autres (qu’ils aient deux mères ou deux pères). C’est une idée reçue qui semble découler de vieilles théories psychanalytiques (du même acabit que “l’autisme de l’enfant est de la faute de la mère”).

      Plusieurs décennies de recherche ne montrent aucun problème chez les enfants de couples lesbiens (par exemple : Allen & Burrell, 1996 ; Anderssen, Amlie, & Ytteroy, 2002 ; Biblarz & Stacey, 2010 ; Clay, 1990 ; Fitzgerald, 1999 ; Gartrell & Bos, 2010 ; Green, 1986 ; Justin, Lavner, Waterman, & Peplau, 2012 ; Stacey & Biblarz, 2001 ; etc etc).
      La meilleure synthèse des connaissances en psychologie est peut-être celle de Basile (1974) : “the best interests of the child lay with a loving parent, not with a heterosexual parent”.

      Si vraiment on voulait absolument trouver une différence, les faibles effets qui apparaissent dans la littérature tendraient même à suggérer l’inverse : que les enfants de couples homosexuels grandissent plus choyés, et partant mieux ajustés voire plus heureux que les autres.

      On peut tout-à-fait débattre de la pertinence sociale de financer la PMA pour les couples de lesbiennes, et on peut tout-à-fait ne pas être d’accord, mais par pitié ne mêlez pas la psychologie à tout cela, elle ne vous a rien fait 🙂

      Bien amicalement,
      -CA

      1. Nicolas

        J’ai plusieurs exemple dans mon entourage proche de personnes ayant grandi sans père. Entre la mère qui prend son ainé male pour l’homme de la famille, et celui ci qui s’y croit, c’est perturbant.
        Une qui petite fille “collait” tout les hommes qu’elle voyait, comme en manque ; un de ses frères même comportement.
        Bref, il n’y a peut être pas d’argument scientifique, mais quelques retours empiriques. Et je ne parle que de ceux que je connais.

        1. Mélusine

          Nicolas, vous confondez “grandir dans une famille mono-parentale” (avec juste “une maman” dans les cas que vous décrivez) et grandir sans “figure paternelle” qui a l’air de sembler tellement problématique. Les 2 cas que vous citez indiquent des problèmes, oui.
          Mais de là a déduire, d’une part que “vivre sans père entraine des problèmes psy pour l’enfant” c’est vraiment généraliser énormément, et confondre famille mono-parentale et famille avec 2 parents d’un même sexe, c’est quand même étrange…
          Ici on parle de familles avec 2 parents, quand même (et dont toutes les études citées ci-dessus par Canard prouvent l’inverse de ce que vous supputez 😉 )

    5. Nathalie

      Des centaines d’enfant, des milliers peut-être, vivent sans père, ou aux côtés d’un père instable, maltraitant, etc. Ce qui les perturbe, c’est que celui-ci soit mort (la mort est difficile à encaisser pour tout le monde, me semble-t-il), ou qu’il ne soit pas présent à leurs côtés. Ce qui les perturbe, c’est qu’un de leur parent ait cessé d’exister ou soit démissionnaire.
      Je doute fort qu’un enfant qui a deux pères manque d’une maman, qu’un enfant qui a deux mère manque d’un papa. Ce qui déséquilibre, c’est l’absence de quelqu’un qui devrait être là. Je pense.

      Baptiste, je ne suis pas lesbienne et je ne veux pas d’enfant, mais votre billet m’a réchauffé le cœur <3

      1. Nicolas

        Bien sur, mais les mauvais pères sont quand même l’exception ! et il existe aussi de mauvaises mères (plus rares, certes) comme des hommes battus.
        J’en ai un peu marre de la caricature du mec forcément violent et de la femme forcément aimante et victime.
        J’ai lu une fois un article édifiant sur la violence dans un couple de Lesbienne.
        Bref, je ne pense pas que les qualités humaines soient liées à l’orientation sexuelle, mais il faut reconnaitre que les hommes sont naturellement (bonjour testostérone) plus violent que les femmes. Mais on se contrôle.

        1. Nathalie

          J’ai dû mal m’exprimer, excusez-moi : je voulais pointer le fait que l’absence ou la défection d’un parent était plus perturbent que d’en avoir deux du même sexe. Je n’ai jamais dit qu’il n’y avait que de mauvais pères, j’ai juste voulu reprendre vos propos sur l’absence de père. Je suis moi-même peu favorable (euphémisme, entendons-nous :)) à la caricature.

        2. lo

          les parents toxiques existent…j’en vois tous les jours à l’école où je travaille…violences psychologiques, voire physiques…voire sexuelles ne sont pas si rares et ce sont des parents hétéros pour la plupart!

    6. Tama

      Slt ! Les PMA sont-elles prises en charge et en totalité pour les couples homo ? Je l’ignore ?! Mais il est vrai qu’en cas de non-maladie, si c’est le cas, cela peut rester « discutable »… Mais du coup, au regard de ce qui est pratiqué pour les couples hétéro. On ne peut pas dire aux uns oui et aux autres non… Sinon il n’est plus question d’égalité… Par contre, pour en faire les frais… parfaitement d’accord avec l’histoire de l’adulte et du père absent ! :-/… Mais après, je me réjouis aussi que tout le monde puisse fonder une famille ! 🙂

    7. Laureen

      Bonjour,
      Un père n’est pas superflu, non plus qu’une mère.
      Mais il y a plein de familles monoparentales, et on n’interdit pas à ces mères / pères isolé(e)s d’élever leurs gosses sous prétexte qu’il manque un parent et que c’est éventuellement douloureux pour les enfants.
      Cela voudrait-il dire que 2 mères (ou 2 pères, je suis pour l’adoption pour tous) seraient moins bien qu’un seul parent ?

      1. nicolas

        Non, deux pères (ou deux mères) c’est à priori mieux qu’un seul.
        On n’interdit pas bien sur le parent isolé, mais pendant longtemps on ne jugeait pas bon de créer volontairement des orphelins d’un des parents. Aujourd’hui avec l’autorisation de mères sans conjoint (je ne parle pas des Lesbiennes ici, mais c’est ce que prévoit le texte), ce n’est plus un problème.
        Je me souviens il y a je crois une quinzaine d’années, un couple était en cours de FIV. Le futur père est mort d’un accident alors que la FIV était prête : la mère n’a pas eu le droit de se faire implanter les embryons de leur enfant génétique à tout deux parce qu’on considérait que l’Etat n’a pas à fabriquer volontairement des orphelins de père. Par contre, elle pouvait donner ses embryons pour un autre couple…

    8. Cath

      L’intérêt de l’enfant est d’avoir des parents aimants.
      Peu importe l’orientation sexuelle des parents.
      Demandez aussi aux enfants devenus adultes ce qu’ils pensent des parents, père et mère, qui se haïssent mais restent « pour le bien des enfants » ou aux enfants qui n’ont qu’un père présent…j’avoue que je ne comprends pas vos exemples. On est bien d’accord que l’absence de prise en charge des soins pour les enfants autistes sont une honte absolue, mais ceci ne justifie pas le déni de reconnaissance de leurs droits infligé aux lesbiennes.

    9. philip

      Je suis enfant de couple hetero et j ai grandi sans père
      Votre argument est particulierement … Vous refléchiriez un peu avant de pondre se genre de chose ???

    10. Léa

      La grande différence est qu’un enfant qui grandit avec deux mamans/papas et qui (selon vous) “manque” d’un père/d’une mère, n’a JAMAIS été abandonner par le dit père/mère.

      Or, deux adultes (en l’occurrence un homme et une femme) qui ont un enfant et que l’un deux se barre, obligeant l’enfant a vivre sans père ou sans mère : il s’agit d’un abandon !

      La différence est certes subtile mais importante.

      La PMA ce n’est pas “manquer de” mais avoir été tellement désiré et attendu qu’un homme a souhaité aidé tout simplement.

  3. waymel

    Je ne me désabonnerai pas du blog, j’aime que ce vous êtes, ce que vous dites et ce que vous faites.
    Merci pour ces partages qui font réfléchir.
    Ginette

  4. Yannick

    A l’heure de distribution des prix littéraires, je vous décerne le prix de l’intelligence du cœur !
    C’est rassurant d’entendre des voix comme la vôtre ( par ce biais ou celui de la radio) dans ce climat qui gangrène jour après jour notre société.
    Alors merci, continuez ! C’est un ordre !

  5. martine

    bravo pour cette bouffée d’oxygène, mais le combat n’est pas fini, il faut que les droits de l’enfant soient pris en compte, qu’il y ait (enfin) un livret de famille, etc.
    histoire de ne pas (par exemple) se faire black lister à l’école…
    et aussi que vos confrères ne refusent pas le suivi, parce que ça c’est pas gagné, c’est du même niveau que pour les ivg, mais je pense Baptiste que vous en êtes conscient, vu que vous accompagnez plein de lesbiennes enceintes (très amusant !).

    et pour NICOLAS, c’est bien, vous avez mis “parents” et pas couple de femmes/gouines, c’est donc acquis comme concept à l’insu de votre plein gré. bravo.
    vous tombez avec facilité dans la trappe du macronisme qui oppose le peuple : que la pma soit légale ou pas ça n’apporte ni n’enlève rien à votre fils. point.
    quand à vos certitudes, elles sont fausses déjà, trouvez moi une étude fiable sur la sujet et on en reparle.
    mais sans ça, oui, je suis d’accord, faut que les pères soient présents ! absolument !
    forçons tous les mecs qui se sont tirés en abandonnant leur famille à prendre leurs responsabilités.
    et interdisons aux beaux pères de les remplacer, parce que c’est quand même pas pareil, rien ne remplace le PERE géniteur….allez hop, sinon prison !

    1. Nicolas

      l’argument ça ne vous retire rien est à courte vue.
      Si demain on autorise la polygamie ou la polyandrie (après tout, chacun devrait pouvoir faire ce qu’il veut en tant qu’adulte consentant), même si cela ne me retire rien et ne m’oblige à rien, ben je serais contre.

  6. Le chêne vert

    Je n’ai rien contre les lesbiennes qui font des enfants, j’en connais personnellement.
    Je n’ai pas d’avis irréductible sur l’importance capitale d’avoir un papa et une maman, même si je pense que c’est quand même le meilleur pour l’enfant.
    je ne pense pas que les couples homosexuels soient plus fidèles que les hétérosexuels et donc des enfants souffriront de la même façon de la séparation de couples.
    je ne me désabonnerai pas de votre blog car j’y suis sensible et qu’il évoque des sujets divers susceptibles de m’intéresser, en tant qu’orthophoniste.
    Par contre vous parler de la sécurité sociale. Etes-vous au courant du dernier amendement qui dit que l’état ne se substituera plus au déficit de cette dernière? Ce qui fait qu’à terme elle sera condamnée à faire des économies drastiques sur le dos de qui ? Ne croyez-vous pas que ce sujet est hyper important pour nous tous, peut-être encore plus important que la PMA car elle touche tout le monde… Hétéros comme homos et c’est très grave. La solidarité commence là.

    1. Fajrino

      C’est vrai que je suis surprise et à la fois pas tant que ça. Le jour du vote, on a beaucoup parlé du cannabis thérapeutique (pas de problème avec ça perso) mais absolument pas de ce changement historique : non seulement l’Etat réduit les revenus de la Sécu pour mener ses politiques de pouvoir d’achat (suppression des cotisations sociales) mais en plus l’Etat refuse d’assumer les conséquences sur le budget général en compensant.
      Et personne n’en parle… Tout le monde a déjà accepté l’idée que la Sécu c’est fini ou quoi ?

      Pour l’anonymisation des dons, je n’ai pas vraiment compris ce qui avait été décidé au final. Je trouverais bien que le donneur puisse choisir de garder l’anonymat ou pas. Et les futurs parents décider d’utiliser l’un ou l’autre. Un·e donneur·se n’a pas forcément envie de devenir parent, même indirectement.

    2. Véronique

      Bonjour, la sécu en déficit, c’est un manque de cotisations. Mais si l’Etat commençait à payer toutes les cotisations de retard, si les très gros employeurs payaient eux aussi toutes les cotisations sans menacer d’être obligés de licencier, le budget de la Sécu, toutes orientations confondus s’en porterait mieux. Mis ce n’est pas le sujet! Mieux vaut deux parents aimants quel que soit leur sexe que des parents maltraitants. J’ai manqué d’un père et hélas, ce lâche m’a manqué (Terrible le sentiment de désamour, de ne pas mériter ce regard paternel..etc) Cela a pourri ma vie.
      Merci Baptiste pour vos articles!

  7. herve cruchanu

    @Korinn. Depuis la présidence du parti de F.Hollande -voir de H. Désir- je préfère employer l’acronyme “N.B” pour mes fins de pages. 🙂

    Post qui a la pèche, c’est sur. Où l’on voit pas mal d’évidences qu’il est bon de rappeler…évidemment. Mais aussi trop d’évocation de l’argent. Le pognon. Pas le lardon. Dommage, dommage. Le désir, le besoin d’enfant. La vie de l’enfant avant pendant après, en règle générale, en cas de couple non hétéro. Voire même d’un seul adulte restant après un drame./ des orphelins après un drame…. La bataille qui est évoquée ici n’est “que” juridique, entre adultes, financière, citoyenne au pire.

    Avant de savoir quelle idée il convient de garder pour sa propre construction personnelle dans le cas d’une PMA, il me semble qu’il faudrait que chaque partie intervenante -tous(tes) les citoyens(nes)soit clair en ce qui concerne la vie. Sa place dans l’existence, les égards, droits et devoirs que cette vie impose. Après, si l’on veut, on pourrait parler avec plus de discernement et de sagesse.

    Le respect de la vie -toutes les vies, humaine, animale, végétale, systèmique…) me paraît être un préalable pour se donner le droit de parole et de dialogue. Ce respect n’est pas du ressort de la seule humanité. Les nuances entropiques viennent de l’humanité et se mesurent plutôt par le sens de la considération. Ma mère me disait -que Gaia la garde et la console- que son jardin devait être débarrassée de ses ‘mauvaises herbes’. Que de discussions avons-nous eues à cause de ces petits végétaux ! Je sais qu’il n’existe pas de ‘mauvaises’ herbes mais je sais aussi qu’il existe de “mauvaises gens”. Respecter la vie, a minima, en dehors de l’amour sorcier saoulant des sorcelleries divines, c’est respecter sa transmission à un nouveau vivant. L’enfant est trop souvent la troisième manche d’un match existentiel bancal et perdu d’avance. La philosophie, délicate euphorie neuronale, balance, robervalle entre dopamine et sérotonine, offre ses degrés d’escaliers vers une idée du monde que l’on voudrait juste. Morale ou/et éthique ? Amour ou insondable empathie ? nécessité impérieuse du moment ou réponse à l’angoisse ? Nietszche ou Kant ?

    La loi a donc posé son pavé a côté de la mare. Espérons qu’un enfant passe par là un jour et lance le kilo de granit rose au milieu de l’eau. Pour peu que les ondes ainsi créées se comportent comme elles le souhaitent, seront-elles, avant de mourir, corpuscules liquides ou vagues chaos de l’horizontalité locale ?
    L’enfant, lui, sera émerveillé de voir le milieu intégrer son geste spontané. Unique, volontaire, changeant l’eau en vain. Qu’il vienne d’ici ou de là-bas, qu’il ait père ou mère, tante ou oncle. Un petit d’homme, épicétou….

  8. Nathalie Mathieux

    Bonjour Monsieur,
    Merci de nous laisser entrevoir qu’il existe encore des personnes douées de bienveillance envers leurs prochains quelques soient leur ethnie, leur orientation sexuelle, la couleur de leur peau……
    Si j’avais besoin d’une PMA, et si l’on avait le choix, c’est votre sperme que je choisirais, vous êtes une belle.personne.
    Bien à vous , Nathalie

  9. Le Mer

    Je ne me désabonnerai pas de ce blog. Néanmoins, je souhaiterais faire un peu de philo. On a ouvert une fenêtre d’Overton (voir sur wikipedia) le jour où on est passé de la dépénalisation de l’avortement à sa légalisation, c’est à dire qu’on a fait de la procréation non plus une question de conscience (Rabelais disait déjà science sans conscience n’est que ruine de l’âme) mais un machin où n’importe quel C.. , politicien ou religieux de tout poil pouvait intervenir. Certes, cette fenêtre s’inscrit dans celle dont Karl Marx avait découvert l’ouverture par la fétichisation de la marchandise qui débouche sur la réification (Georg Lükas), le spectacle généralisé (Guy Debord) et dont la PMA, cheval de Troie de la GPA est l’achèvement avec l’enfant comme marchandise et le corps de la femme comme utilitaire (comme un camion ou une fraiseuse).
    L’Amour est la seule chose qui fait que la vie vaut d’être vécue. Il n’y a pas d’Amour sans Liberté et il n’y a pas de Liberté sans Vérité. Tiens, ça fait une Trinité ça. Faire de l’humain, non plus un objet (c’est déjà fait) mais une marchandise, c’est tuer l’Amour. Et ce, quelle que soit l’orientation sexuelle qui n’a rien à voir avec mon propos.
    Il me semble (je vous suis depuis longtemps) que vous avez une sœur qui, étant noire, doit avoir été adoptée. Et j’imagine que vous l’aimez comme tout frère doit aimer sa sœur, alors avant de défendre des pratiques que la science rend possibles mais qui sont contre-nature – NON madame le ministre, une femme ne sera bien évidemment jamais un père. Camus disait que “mal nommer les choses c’était ajouter au malheur du monde. ” Madame le ministre, vous nommez mal les choses donc …, je vous invite à vous référer à votre expérience personnelle que j’imagine d’une richesse peu commune.
    « Mes chers frères, n’oubliez jamais, quand vous entendrez vanter le progrès des lumières, que la plus belle des ruses du Diable est de vous persuader qu’il n’existe pas ! »
    Le Spleen de Paris (Petits Poèmes en prose) (1862)
    Charles Baudelaire

    1. Françoise

      Bravo Baptiste pour la pertinence et l’humanité de tes articles ! Si seulement il n’y avait que des personnes comme toi le monde s’en porterait sûrement mieux ! Merci

  10. dsl

    La PMA c’est juste une technique médicale, la transformer en droit en dit déjà pas mal sur l’état de déliquescence de la réflexion.
    Un enfant peut tout à fait être élevé par un seul parent, et parfois sans aucun lien biologique, ou un lien éloigné. Un enfant peut être adopté et être heureux, devenir un adulte épanoui.
    C’est vrai mais cela n’empêche que ces situations ne sont pas naturelles, ni normales.
    Un enfant élevé par deux hommes ou deux femmes, cela n’est ni naturel ni normal. La différence avec d’autres situations semblables, c’est que cela n’est pas accidentel, mais volontaire et délibéré.
    Je vais juste vous poser une question.
    Pourquoi réserver cette technique au couple puisqu’un enfant peut tout aussi bien être élevé par un seul parent ?

    1. Nathalie

      “Un enfant élevé par deux hommes ou deux femmes, cela n’est ni naturel ni normal.”
      Ah.
      C’est impressionnant, la force de votre conviction. Elle n’a même plus besoin d’être étayée. Pas d’argument, rien, juste l’évidence que votre pensée est juste. Ça doit vous être si douloureux, d’être confronté tous les jours à des gens qui ne partagent pas vos opinions, alors qu’elles sont si… naturelles…

      1. bertrouf

        Si on revient à la source des mots, Naturel signifie qui peut être réalisé par la nature. Je pense que ce mot s’applique. Un couple naturel, pour l’espèce humaine, c’est un homme et une femme.
        Normal signifie que ça répond à la normalité, la majorité. Je pense que ce mot s’applique aussi. Un couple normal, c’est un homme et une femme, dans 96 à 99%% des cas.

        Cela n’engage en rien mon avis sur le fait qu’on doivent autoriser ou pas, rembourser ou pas, condamner ou pas, montrer du doigt ou pas, encourager ou pas ! Uniquement qu’il ne faut pas refuser d’utiliser certains mots sous prétexte de leur contexte.

        1. Nathalie

          Donc pour vous, couple = procréation. Parce que si “naturel” signifie “qui peut être réalisé par la nature”, ben un couple homo c’est parfaitement naturel, je suis désolée (la preuve en est qu’ils existent !)
          Par ailleurs, les exemples d’homosexualité dans la nature au sens large sont légion.

          Quant à la norme, il me semble que c’est une notion très discutable. Ce qui est la norme en public l’est sans doute nettement moins dans le privé, c’est difficile de savoir ce que les gens pensent et font vraiment dans l’intimité…

          Il n’y a pas si longtemps, des tas de gays et lesbiennes vivaient en se cachant, voire ne s’assumaient pas du tout parce qu’ils auraient été lynchés. Ils sont de plus en plus nombreux à s’afficher. Je suis curieuse de voir ce que deviendrait la “norme” dans notre pays le jour où les gens n’auront plus peur d’être qui ils sont…

  11. De passage

    Il y a pas que les dons de sperms mais aussi d’ovocytes.
    Perso mon compagnon et moi même faisons chacun dons de nos gametes. Je serai pour aussi un don semi anonyme apres j’aimerais aussi la possibilité pour les donneurs d’être complètement anonyme. Cela peut être complexe pour nos propres enfants si demain un gamin issu de nos dons sonne à la porte. Perso c’est le seul point qui me fait peur avec la levée d’anonymat. Et c’est pour cela que chacun devrait avoir le choix…

    Mais on a rarement nos mots à dire sur les lois.

    1. alcina

      “Cela peut être complexe pour nos propres enfants si demain un gamin issu de nos dons sonne à la porte. ” Et pourquoi ne pas informer vos enfants (s’ils sont en âge de comprendre) que vous faites don de vos gamètes, en leur expliquant vos motivations et en en discutant avec eux ? Ce serait surement moins “complexe” pour eux en étant prévenus que de découvrir un demi frère/soeur biologique sans s’y attendre….. Je crois que cette culture du secret est plus susceptible d’apporter des problèmes qu’un dialogue avec vos enfants.

    2. nicolas

      Félicitations pour vos dons d’ovocytes, vu que c’est une opération vraiment plus complexe (et parait-il douloureuse, contrairement à un don de sperme…), je trouve cela d’une grande générosité.

    3. Sarah

      Ah. Nous avons bénéficié d’une PMA et il a fallu prendre une décision pour les embryons restant. J’étais favorable au don. Nous avons renoncé, avec l’idée que notre fils était susceptible d’avoir des frères et soeurs de sang inconnus. Le don n’aurait pas été anonyme nous l’aurions fait. Cela reste un éternel regret.

    4. Mélusine

      Cela peut être complexe pour nos propres enfants si demain un gamin issu de nos dons sonne à la porte.
      Et ce qui serait encore plus complexe c’est que vos “propres” enfants tombent amoureux de ces “gamins inconnus” et décident de faire des enfants avec l’un d’eux, non?

      Les “gamins inconnus” méritent aussi une certaine considération, il me semble. Et, vu que pas mal sont adultes maintenant, on commence à se rendre compte que ça pose ce genre de questions (et de plus, avec internet et tout ça, iels cherchent et parfois trouvent…)

  12. quietlaugh

    Je suis ravie que la loi soit passée et que tous le monde ait accès à la PMA.
    Du haut de mes 85k€ dépensés pour aller faire 7 FIVs à l’étranger (femme solo) je dirais que cette loi m’aurait bien arrangée il y a 18 ans. Mon fils a maintenant 4,5 ans et je ne regrette rien.
    Néanmoins, et malgré ce que j’ai vécu je suis fondamentalement opposée au remboursement de la PMA. Pour qui que ce soit.
    Je reste persuadée que sans cette histoire de remboursement la loi serait passée bien plus tôt.

    1. rachel

      Comment pouvez vous etre pour la pma et en meme temps vouloir la réserver à une partie de la population, ceux et celles qui en aurait les moyens financiers ??

      1. quietlaugh

        Dans mon cas les IVF étaient compliquées (et j’ai aussi inclus les voyages) mais dans l’immense majorité des cas les traitements de PMA sont bien moins chers que d’élever un enfant dans des conditions décentes.
        En moyenne c’est entre 400€ et 700€ par mois selon les sources.
        En devenant parent il me parait essentiel de prendre ça en compte.

  13. Rozana63

    Bonjour Baptiste,

    Merci Baptiste pour nous avoir exposé ton point de vue et éclairés de façon chiffrée.
    Je n’avais pas d’avis sur la question avant de t’avoir lu, je n’en ai toujours pas après t’avoir lu ainsi que les commentaires contradictoires de tes lecteurs: cela pose la question du choix de la prise en charge ou non par l’État d’aides pour les parents d’un enfant handicapé, les aidants et toutes les personnes de grand âge vivant seules ou en couple à leur domicile dans une grande précarité physique, morale et souvent financière ….et j’en oublie!
    Je reste perplexe devant la difficulté qu’il y a à trancher législativement sur un sujet aussi délicat.
    Nous avons le chance de pouvoir échanger et débattre avec toi ou entre lecteurs de ton blog, cela nous ouvre un peu plus l’esprit.
    Rozana63
    PS: j’ai été voir ta pièce à Paris, celui qui l’interprète est formidable!
    Vous avez aussi eu droit à une énorme pub dans quotidien,bravo!!!

  14. la girafe

    On m’a annoncé hier que la fille d’une amie – appelons-la Aglaée- allait être mère pour la deuxième fois. Elle et sa femme ont déjà une adorable petite fille de deux ans.
    Moi, naïve : “Ah ? Et qui va porter le bébé cette fois?
    Mon interlocutrice, interloquée : “Ben l’épouse d’Aglaée, bien sûr !!!
    Moi : Aglaée pourrait aussi…
    Cri du cœur de la personne au bout du fil : ” Ahhh ben certainement pas ! Aglaée c’est celle qui fait le mec là-dedans !!!
    Petits détails : la femme en question, c’est ma mère. Et la personne à laquelle elle confie sa brillante analyse de la dynamique du couple lesbien -moi, donc-, est en couple depuis 18 ans. Avec une femme.
    Donc voilà. Merci pour cet article.

  15. Katharina Art

    Je resterai abonnée au blog, mais voilà que depuis quelques mois que je n’avais plus pris la peine de lire les commentaires, trop écœurée par certains d’entre-eux.
    Mal m’en a pris aujourd’hui de replonger dans les réactions. Quel dommage pour ces si beaux , si justes et si profonds mots de l’auteur de ce blog. Je resterai donc abonnée et je me jure une fois pour toutes de ne plus jamais lire aucun commentaire. Plusieurs d’entre eux sont une insulte profonde à l’humanité de b comme Bravo, comme Baptiste , comme Beaulieu (maman de deux enfants adoptés dont le petit dernier vient de faire son coming out) . Et oui, quelle fierté d’être leur maman !

  16. Mélusine

    Et dans pas longtemps (enfin, si entretemps notre belle planète est encore viable… autre question) 2 femmes (ou 2 hommes) pourront avoir un bébé de leurs propres gènes, et même on pourra avoir un bébé avec uniquement ses gênes…
    Dirty biology en parle dans cette vidéo époustouflante https://www.youtube.com/watch?v=WJ0f5wXETyg&frags=pl%2Cwn
    J’avoue que j’aimerais bien qu’on mette ces dépenses d’énergie dans des choses plus vitales, mais voilà…

  17. Mélusine

    Et sinon, j’ai la chance d’habiter un pays – la Belgique – où le mariage homosexuel est légal depuis 2003 (2ème pays au monde, après la Hollande) – et cette “révolution” est passée comme une lettre à la poste ici – ou l’adoption homosexuelle est légalisée et complète depuis 2005 (parce que oui, la conjointe non “porteuse” devait/doit adopter l’enfant de son épouse…) Et où depuis le 5 mai 2014 , l’épouse “non-porteuse” est automatiquement considérée comme co-parente, donc ne doit plus passer par l’adoption 🙂 https://fr.wikipedia.org/wiki/Coparente (et nous ne sommes pas les seuls)

    D’autre part, je lis sur un site de PMA que “La prise en charge du projet parental des couples de lesbiennes est effective en Belgique depuis les années 80” … Voilà, voilà.

    Du coup, j’avoue, j’ai un peu du mal à comprendre tout le tintouin que ce genre de chose provoque en France… 😉

  18. Lucie

    Mamans homo, hétéro ou bi, ce dont je suis sure c’est que les enfants qui viendront au monde grâce à la pma seront des enfants désirés. Vraiment très fort. Parce que ce bébé, il faut le désirer à un point que beaucoup ne peuvent imaginer pour accepter de subir un parcours de pma. Et cela les médias n’en parlent pas. Peut-être parce que ce sont surtout les femmes qui en subissent les inconvénients? Ce parcours du combattant, je l’ai réussi avec l’aide de mon mari et je ne souhaite pas cette épreuve à ma pire ennemie. Je m’estime chanceuse, nous avions déjà un grand koala qui donnait un sens à notre vie et notre petite koala a pointé son museau lors de la première Iac. C’est une épreuve pour le corps: les piqures, les rendez-vous médicaux humiliants, le personnel soignant pas toujours à l’écoute, la pudeur que l’on met de côté, les examens douloureux. Et pour le mental: les pleurs, les coups de blues, le stress, les espoirs déçus, l’attente des rendez-vous, des analyses, des diagnostics. On ne fait que ça attendre durant un parcours pma. La joie aussi à l’annonce des résultats positifs après l’insémination. La pma, c’est un ascenseur émotionnel. Certains couples n’y survivent pas. Les rapports programmés, les hormones qui détraquent la libido, le don de sperme très glauque etc la liste des emmerdes est longue. La solitude et l’isolement également car rares sont les personnes qui comprennent notre souffrance. Et cela dure des mois voire des années pour certains. Avec au bout du tunnel, une petite lumière, celle de la veilleuse de la chambre de bébé. Et une joie immense. Les bébés pma sont précieux peut-être encore plus que ceux conçus naturellement car le voyage de la cigogne a été semé d’embûches avant la livraison. Ces mamans homo, hétéro ou bi qui passeront par la pma sont des warriors. Elles en auront bavé avant de serrer leur bébé dans leurs bras. Respect. Le reste n’est que querelle stérile.

  19. marie

    Un enfant est heureux quand il sent de l’amour dans une tribu bienveillante.
    Après j’aime pas que mes impôts servent aux chasses à courre de monsieur le president, à l’hommage national pour une rock star , à la reconduite aux frontières , à la construction de prisons…jolie fin de journée

  20. Clarinette

    Dans la pratique souvent la sécu prend déjà en charge une grande partie des frais quand on est obligé d’aller à l’étranger en tant que couple lesbien ou femme seule . Examens, analyses, traitements hormonaux, échographies de contrôle… presque tout est fait en France, sauf l’acte d’insémination en lui même . La fin d’une hypocrisie, et pour les concernées la fin du stress de devoir organiser un aller retour à l’étranger à la dernière minute .

    J’espère que les choses seront vite simplifiées aussi pour les couples gays et les hommes seuls qui ont un désir d’enfant . Les choses avancent trop doucement. Dernièrement j’ai appris la 1ère adoption d’un bébé né sous x à la pouponnière de Toulouse, il était temps!

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