L’art de l’esquive par les carabins.

Pour Mathilde, Joris et Samuel. Parce que je suis devenu vieux, maintenant…

Alors voilà, déjeuner au restaurant universitaire. Trois filles, trois garçons. Tous externes. Il y a du gingembre au menu.
– J’ai vu un patient ce matin, pour une urétrite. Écoutez, d’un point de vue STRICTEMENT anatomique, je n’avais jamais vu un engin pareil. Genre gourdin préhistorique. Rien que le prépuce devait faire 3 kilos 2 : une minerve pour bébé !
– T’exagères pas un peu là ?
– Non. Même que, quand il a une érection, il fait une syncope, je t’assure.
– Et son urétrite ? C’était quoi ?
[ vous remarquerez : il y a toujours un rabat-joie pour remettre le train d’une conversation passionnante sur les rails de détails bassement médicaux. Pfffff ! ]
– Un gonocoque. Il a chopé ça avec sa secrétaire.
– Trop bon le gratin de pâtes d’aujourd’hui !
[vous remarquerez ensuite : il y a toujours un autre rabat-joie plus concerné par son ventre que par la bagatelle…]
– Saviez-vous qu’à l’époque, on n’avait pas de curette de prélèvement alors on introduisait de petits parasols métalliques dans l’urètre, on ouvrait les baleines de l’appareil en grand et on raclait les bord ?
– T’es vraiment dégueulasse, tu sais ? Passe-moi le ketchup.
– Ben c’est pas ma faute si on faisait comme ça à l’époque ! Tiens, v’là ton ketchup.
– Combien ?
– Combien quoi ?
– Combien vous faites, les mecs ?
[ Oui, je sais, toutes les tables de tous les restaurants universitaires ont droit régulièrement à leur concours de b…s]
Grand silence, personne ne s’avance. Je dis en riant :
– Nota pour plus tard : aller à la papeterie acheter un double-décimètre !
Un ami dit en riant :
– Nota pour plus tard : contrairement à B., acheter plutôt un triple-décimètre.
Une de nos trois copines, taquine :
– Allez quoi ! Balancez, les gars !
Nous, en chœur :
– Ah ben non, mais c’est pas la taille qui compte.
Elle :
– C’est l’épaisseur.
Et la troisième, la plus discrète de toutes, celle qui ne parle jamais sans une EXCELLENTE raison de le faire, d’ajouter devant nos yeux effarés :
– Non, c’est le goût.

Fin des pâtes au gratin.
Pause café et mots croisés du 20 minutes, une amie s’isole. Son patient est mort ce matin. Il avait 6 ans. Personne ne veut la déranger. Ou alors on a peur, je ne sais pas. Et peut-être qu’on ne veut pas l’écouter.
Les concours de bites, c’est pratique, ça masque tout. Vraiment.

Quand on aura allégé le plus possible les servitudes inutiles, évité les malheurs non nécessaires, il restera toujours, pour tenir en haleine les vertus héroïques de l’homme, la longue série des maux véritables, la mort, la vieillesse, les maladies non guérissables, l’amour non partagé, l’amitié rejetée ou trahie, la médiocrité d’une vie moins vaste que nos projets et plus terne que nos songes : tous les malheurs causés par la divine nature des choses.

Marguerite Yourcenar

Hein ?

Nabilla, les anges de la télé-réalité 17.

80 réflexions au sujet de « L’art de l’esquive par les carabins. »

      1. merline

        je plussoie ! citer M. YOURCENAR ET NABILA, fallait le faire 🙂
        merci pour cette écriture, toujours aussi drôle/émouvante les deux mêlés, c’est très fort.

  1. Claudia

    Comme dirait mon voisin « Vaut mieux parler de cul que de son voisin »… Il sait de quoi il parle.
    Sinon moi je vote pour la taille… Et l’épaisseur… Puis le goût aussi en fait…
    Et « note pour plus tard » ça me rappelle Parker Lewis ne perd jamais 😀 Bon là je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans, tout ça tout ça !

    1. Roxane

      Bienvenue au club des presque quarantenaires ! Et oui ! On y arrive ! Et on à beaucoup de mal à le croire…
      Ahhh ! Ce bon vieux Parker ! Que de souvenirs…

      1. Claudia

        Oh merde ! J’ai pas réalisé tout de suite que tu parlais de nous autres connaisseuses de Parker ! Presque quarantenaire ! Comme tu y vas ! À peine au pritemps/été de la trentaine voyons 🙂

  2. P.

    J’aime les gens qui parlent peu, je veux dire j’aime vraiment les gens qui parlent peu, parce que quand ils le font ça donne toujours quelque chose de mythique !! (et aussi parce que s’ils parlaient autant que moi il n’y aurait plus de place pour que les autres puissent en placer une).

    1. C.d'Argentine.

      @P.:c’est ca qu’est bien chez Bibi,c’est qu’il y a de la place pour tous…pour les bavards comme nous et les autres…@Doc:je te remercie de tes histoires en  »decalees »,qui peuvent meme choquer certains(souvenirs d’un doberman…)mais moi,je ressens exactement cela…avec la FINE EQUIPE,je me lance dans des joutes verbales souvent humoristiques(surtout avec le Gah Herve…mais les autres ne sont pas en reste,crois moi…)eh,bien ca m’aide a faire une catharsis des horreurs que je vois autour de moi…surtout quand ce sont des petits patients qui partent toujours trop tot,faire du poney multicolore…il y a meme des fois,ils souffrent tellement,que j’en viens a souhaiter que leurs souffrances s’abregent enfin et je prie en silence »le haras »des enfants malades…et RIRE,et dire des betises,avec d’autres grands sensibles me permet de repartir le lendemain avec ma hotte remplie de sourires,pour les distribuer aux autres qui souffrent et que je croise sur mon chemin…oui,ca peut paraitre PARADOXAL,mais il faut ca parfois pour affronter la douleur et la mort,comme cette danse sans queue,ni tete…ou cette musique a fond la caisse,qu’on a besoin d’ecouter,apres une triste nouvelle…il y a meme des gens qui ont des fous-rire lors des enterrements…et ce n’est pas du manque de respect…c’est la facon qu’on a parfois d’evacuer la peur,le stress,l’impuissance et la rage…alors merci d’oser ecrire cela,comme ca,DOC…et sache Claire,que je comprend tres bien ta reaction,AUSSI…vous embrasse sincerement…

  3. Maryline

    J’ai partagé sur facebook… en effet l’article fait rire et ensuite pleurer…!! Je vous admire à garder le courage et le moral avec un métier aussi difficile !! Heureusement que vous êtes là !!

  4. Claire

    Moi, ce que je retiens, c’est juste « 6 ans »…
    Alors l’épaisseur, le goût et tout ça… Je m’en fous un peu, en fait… [ oui, je sais, je suis rabat joie !]

  5. Patiente

    Et ben dis donc !!!! Tes voisins de table devaient être heureux !!! Ca m’est arrivé il y a quelques mois dans une brasserie où mes voisins 3 jeunes carabins, parlaient de ton blog avec force détails anatomiques … Un régal entre le plat et les profiterolles !!!!
    Le mélange gono, prépuce et ketchup est un florilège de bon goût … comme l’a dit ta copine !!!!
    J’espère qu’au pays de Pessoa, tu as d’autres centres d’intérêt !!!!

  6. marie

    Marguerite nous parle de deuil, on passe sa vie à perdre mais là où je ne suis pas d’ac avec Marguerite c’est qu’il faut transcender VRAIMENT ça pour vivre heureux donc il y en a qui font des concours de pompiers en se passant le ketchup, moi je dis pourquoi pas!
    PS . Nabilla n’est-elle qu’un succédané de pilule bleue ? (attention on peut ajouter des lettres, mais après c’est X).

  7. maellou

    Merci et pas merci…Merci pour ce moment drôle qui nous appartient un peu à tous (oui oui on a tous eu des conversation comme ça, nous c’Était la métaphore avec les bouteilles AXE) bref et pas merci pour les 6 ans envolés… mais je lit votre blog depuis presque un an donc je sais bien que derrière vos mots se cache parfois des instants tellement tristes…
    Sinon je vis actuellement au Canada, je ne compte pas encourager les libraires d’ici (parce que votre livre n’est pas encore en rayon) mais dans quelques mois je serais de passage à Paris… peut-etre qu’au détour de vos emplois du temps serrés feriez-vous un petit détour par la capitale pour saluer une lectrice (discrète) qui a passer le quart de sa vie à cotoyer les médecins en tout genre… Amicalement votre.

  8. Grand33

    Bonjour Bibi

    Alors là j’adore VRAIMENT cette carabinade………..

    Quand j’étais plus jeune et sportif, on avait l’habitude au club de se donner des surnoms (grand par exemple).
    Au début d’une saison, un nouveau trés bon joueur venait de signer et seulement aprés le premier entrainement et donc la première douche son surnom a été trouvé : on l’appella « bras d’enfant » !!!!!!
    Par contre, pour le goût, je ne peux pas vous dire……..

    La bise

    1. elwynn

      @ Grand33: ca n’a pas change, ces discussions sont toujours d’actualité dans les vestiaires et en dehors. 5 ans a jouer dans une equipe de rugby masculine, j’ai les oreilles qui se sont bien amusées.
      Bon en tant que fille, je n’ai jamais eu accès au saint graal mais je connaissais les surnoms: le python, la béquille et autre.
      Ils me manquent mes joueurs maintenant que je suis au loin.

      Dans notre cas, heureusement, ce n’était pas pour cacher la tristesse.

      Bon courage a tous les Dr. Bibi du monde.

    2. Albigène

      @Grand33

      Ami, je viens te remercier pour les rires que tu déclenches chez moi mais aussi te signifier mon énervement car je voulais écrire la même chute que toi… et voilà : tu me l’as sortie de la bouche… Pas ssérieux !
      Plus sérieusement, Baptiste nous fait encore passer de l’humour à la mort ; peut être pour apprendre le savoir vivre….?

    3. Cilou

      Ah, les mecs. Vous ne pouvez pas vous en empêcher, hein 😉
      franchement, nous les nanas on n’est pas comme ça. Si on était du genre à comparer la taille de nos seins et nos fesses, ça se saurait !

      (((qui a dit : justement ça se sait » ??)))

  9. Claudia

    Bon je me suis un peu renseignée et à priori Stras ce sera plus pour cette année. Le mieux à mon humble avis c’est que nous appelions les personnes chargées des séances de dédicaces dans les librairies qui seraient susceptobles d’accueillir ce cher Docauteur B. et les nombreux aficionados de son écriture. Vous trouverez donc à la suite les noms et numéros de 2 librairies du Nord -Est, à vos téléphones 😉

    Librairie Kleber à Strasbourg -> M. Wolfman – 03 87 88 15 78 90
    Librairie Hisler-Even -> Mme Keller – 03 87 75 07 11

  10. Claudia

    Sinon « susceptibles » c’est bien aussi, si tu veux tu peux corriger plutôt que de valider les deux messages. Et la librairie Hisler Even c’est à Metz (bon il est tard et j’ai le cerveau lent…)

  11. Elle

    Les goûts se suivent et ne se ressemblent pas !… C’est bien ça le proverbe ? Non!

    Excellent le dialogue Yourcenar / Nabilla !
    On pourrait en avoir d’autres dans ce style ? SVP Doc ! SVP !

  12. Cath

    Qui c’est Nabilla ?
    Non que je veuille jouer les rabat-joie, mais comme je ne suis pas la télé française, ni celle de mon pays d’accueil maintenant que je j’y pense, je ne vois pas qui c’est… Cela dit, je ne sais pas davantage qui est Parker Lewis, et j’ai plus de vingt ans. Comme je suis un brin fatiguée, je chercherai demain si il fait jour -à moins qu’une âme charitable sensible à ma détresse ne me laisse un petit mot pour éclairer ma journée ?
    En fais- je trop ?
    Faut dire que les jours sont longs et froids et que la perspective de me taper deux jours de réunion à écouter des gens qui ne vont pas me faire rire ne m’enthousiasme guère. Sans compter que ces mêmes personnes vont en plus vont me tomber sur le paletot à l’heure du déjeuner, pour discuter travail. Il n’y en a pas un qui pensera à me sortir une grosse bêtise, ou à me laisser savourer le silence, non.
    Vous n’avez pas idée combien il est rafraîchissant de vous lire vous tous, en plus du blog, même si celui-ci vous renvoie parfois à votre propre impuissance et vous brûle les yeux.

    1. Claudia

      Hello Cath 🙂 Alors Nabilla… C’est un peu un synonyme de vacuité… À la plastique avenante… Une enfant de la télé-réalité, un pur produit de la consommation de masse qui a pour fait de gloire d’avoir utilisée l’expression « Nan mais Allo quoi ! ». (Du coup si tu es de celles et ceux qui usitent encore cette expression, qui date un peu quand même, ben tu finis par essayer très fort de plus le faire :)… En fait, pour faire une parallèle pas super bien tracée parce que ce n’est pas du tout le même niveau, mais alors du tout du tout, c’est un peu comme les « alors voilà » et « vraiment » de Baptiste… Tu finis par te dire qu’ils ils pourraient presque les copyrighter tant ils semblent ne plus appartenir au langage populaire mais bien être devenus une marque de fabrique :D) Bref, il est plutôt rassurant de savoir qu’il existe encore des gens qui ne la connaissent pas (je ne regarde pas la télé ou très rarement et je n’ai pourtant pas pu réchapper au phénomène, c’est dire). Après, cette définition ma foi peu amène n’engage que moi. ^^
      Quant à Parker Lewis, c’est une série américaine du début des années 90 un peu décalée et que je n’ai pas vu depuis presque 20 ans donc, mais qui faisait bien rigoler la toute jeune ado que j’étais et qui du coup me laisse un souvenir plutôt sympathique, dont le « note pour plus tard », répété régulièrement par le héros.
      Voilà ! En espérant avoir, un peu au moins, éclairé ta lanterne !

    2. marie

      Nabilla est un concept incarnée carénée 4XL coté par choc et popotin qu’elle surexpose dans des tenues minimalistes rendant des milliers de petits gars aphones. Elle veut devenir millionnaire avant 30 ans.Elle s’est rendu célèbre en disant « non mais allo quoi! » a la question qu »elle est votre plus grande qualité elle répond sans l’ombre d’un doute « mon cul! ». C’est dit.
      Mais derrière son minois de pulpeuse elle dissimule le manque de son père qui ne goute pas sa surmédiatisation et là elle pleure.

    3. Cilou

      Tu sais Cath . Moi je suis en France, mais je ne regarde jamais la télé. Je regarde des d-vix, des films enregistrés, des séries, mais jamais d’émission, même pas les infos. C’est mon homme, connecté H24 sur France culture, qui me donne des nouvelles du monde.
      Alors quand un matin, je suis arrivée dans le bureau de mes collègues assistantes sociales, et les ai entendues répéter non mais allo, quoi, je les ai regardées sans comprendre. Elles m’ont dit c’est Nabilla, j’ai essayé de ne pas laissé transparaitre l’immensitude de mon incultance. Elles m’ont dit mais si, des anges de la télé. Ah, euh, ok.
      Et j’ai réalisé au cours de la journée à l’hôpital que j’étais la seule personne à ne pas connaitre cette télé-réalité, ni nabilla, ni rien de ce qui fait le quotidien de millions de personnes. C’est à ce moment-là que j’ai eu une révélation : je suis bénie des dieux !

      Des bisous. plein !!

      1. Cath

        A Claudia, Cilou, Marie, et les autres aussi,

        Merci d’avoir éclairé ma lanterne et répondu à mon appel de détresse. Je ne mourrai pas idiote ce soir, ou en tous les cas moins que d’habitude…(toujours espérer, telle est ma devise).

        Bien avant de quitter la France, où je vais revenir l’année prochaine, j’avais fermé la TV et échappé ainsi à la télé-réalité naissante. Réalité en quoi d’ailleurs, je vous le demande, quand on se renseigne un peu sur les modalités de sélection des candidats et autres subtilités…
        Un collègue de cette époque me racontait cependant que c’était fa-bu-leux. Le même critiquait un film futuriste où les prisonniers étaient employés comme esclaves par l’industrie avant d’être exécutés ; une telle idée était inconcevable à ses yeux.
        Moi, qui ne regardais pas la TV, ai abondé dans son sens. Les camps de concentration nazis étaient des camps de vacances et ceux qui y sont restés rien que des mauvais joueurs ; les industries qui avaient profité de cette main d’œuvre des gentils organisateurs incompris. Sais pas pourquoi, ça l’a calmé dans son désir de partager ses goûts en matière de divertissements.
        Je vois que les choses ne se sont pas améliorées. Et je crains le pire pour mon retour dans la chère patrie. Au moins, ici, on peut me débiter les pires insanités dans une langue que je ne comprends pas ( ben oui, tout le monde parle anglais, entr’autres, alors je me débrouille plutôt bien). Cela ne m’affecte pas et cette surdité est plutôt reposante.

        Cela étant, je vous disais hier mon angoisse de réunion pas gaie. Me suis gourée. Que je vous raconte, et c’est la stricte vérité, vraiment.
        Un intervenant, pour illustrer son propos, avait choisi de nous montrer une photo, un gros plan sur le devant de la scène masculine, si j’ose ainsi l’écrire. Mais surprise, il y avait double slip ! Non pas que le monsieur avait peur de se les geler, mais c’est là qu’il avait eu la bonne idée de cacher une dizaine de colibris, en revenant d’un voyage d’agrément en Amérique … Et le commentateur de préciser utilement qu’on ne risquait pas d’y trouver des piafs d’envergure ou de proie, du moins pas à sa connaissance, ni à cet endroit. La partie féminine de l’assemblée a bien rigolé. Les messieurs itou, bien sûr -:)

        Juste pour vous faire sourire, rire peut-être, et faire glisser le triste.

        1. marie

          terrible fin pour de si beaux petits oiseaux, tu sais quand tu vas rentrer l’achat d’un téléviseur n’est absolument pas une priorité, mais cours chez le libraire là tu trouvera des trésors…la bise

          1. Cath

            Ah mais j’ai un téléviseur, et un beau, pour regarder mes DVD, les films de mon choix quand je veux et au calme. La dernière fois que je suis allée au cinéma, une ado menaçait une autre d’un couteau. Pas très plaisant comme expérience …
            Pour les librairies, et leurs trésors, je ne sais pas trop. A chaque fois que j’entre dans ce genre de magasin, il faut m’extirprper au forceps. Et le déménagement que je me prépare me file des angoisses. J’étais venue avec un choix judicieux de bouquins, et j’avais laissé le reste dans un conteneur. Las, maintenant, j’ai des pans de murs tapissés de livres que je ramenais de mes visites en France et ailleurs. Je m’étais dit, lis en anglais ça te prendra plus de temps… Que dalle ! Celui qui a dit que la culture n’est pas lourde à porter n’a jamais porté une caisse de livres.
            Il y a les liseuses tablettes maintenant. C’est bien pour les vacances, la valise est moins lourde, parce que je suis handicapée à au point de ne pouvoir concevoir les vacances sans livres (et sans siestes). Je visite beaucoup, bien sûr, mais si j’ai la mer et une chaise longue, je fiche une paix royale à mon entourage. Je peux aussi rester des heures à contempler la mer, pas une fontaine de chocolat Bibi ((suis pas normale, je le sais depuis longtemps)).

            Alors, je me remets à la tapisserie, paraît que c’est bon pour les fous de mon espèce 🙂
            Une  » Cilou « .

  13. pierre

    Bonjour

    je me suis toujours demandé pourquoi les médecins parlaient aussi cru, j’y voyais de l’arrogance.
    Aujourd’hui j’ai compris que c’est un moyen de s’évader.
    C’est bien écrit et très touchant.
    Ma fille est une toute jeune carabine, j’ai trouvé son cadeau de noel…

  14. Herve CRUCHANT

    Lisbonne et l’iode marin… La tour de Belem… bacalao et pdt filet d’huile d’olive… ah, misère !!!

    Bon. Revenons à nos choses à nous.
    Le sexe, c’est comme le service militaire : la plupart du temps tu restes sur ta fin parce que le désir est souvent plus grand que le déroulement du plan séquence. Mais tes souvenirs sont souvent magnifiques en l’occurrence. (Pour être carabin jusqu’au bout, je pourrais dire « et pas que rance », façon Grand33 ou JM Kinder).
    Comme mec, je ne me rappelle vraiment que des érections formidables, de celles qui te rendent presque timide et, qui, face à face avec le fait, te font honte avant ‘l’acte deux fois’; l’électricité de l’air en devenait insoutenable dans cette chambre d’amour, tant la tension était alors palpable !
    Bon. On se souvient toujours des records ou prétendus tels. Pas des ratés; des éjaculations précoces ou simplement oubliées, des coïts héroïques ou alcoolisés, fusillés par des rigolades en duo à se faire pèter les jugulaires mais qui ne plaisent jamais aux congestions des organes dont c’est qu’on cause ici ! J’en passe.
    Les souvenirs de vis et de peaux, de ces douceurs féminines qui rendent fou, chaque fois surprenantes de douceurs renouvelées… chaque souvenir, se replie sur lui-même.
    Et nos vies telles qu’on les a vécues se replient aussi. Rassasié jusqu’à la prochaine faim ou avec de moins en moins d’appétit à mesure que le temps qui reste n’a plus besoin de se nourrir pour aller au bout du chemin.
    La vie passée et les amours affadies se replient comme une serviette après le repas familial. Avant de les glisser dans l’anneau de bois laqué par qu’un des petits-enfants à l’école maternelle. Quand il avait six ans.

    La vie se passe et se replie sur elle-même, parfois à six ans. Il n’y a pas d’âge et de temps pour çà… Et elle se range dans l’espace dédié de nos salles à manger. A côté des autres. Comme dans nos souvenirs l’image d’un « bras d’enfant », d’un « sacré braquemart » -épée courte de poing- ou d’une bite commune et normale, banale et sportive, timide au froid et gourmande à l’ouvrage mais bien à soi.
    Durant mes études intimes, polyglottes et autodidactes, j’ai appris qu’en la matière, la métrique était une fausse science. Mais que les croyances, rites et cérémonies initiatiques sataniques et vaudou avaient droit de cité. Respect et considération. Dont il convenait de tenir compte, voir respecter quelques rites.
    Sans avouer quoi que ce soit -les dimensions, comme les opérations pratiques, ne sont jamais des preuves- après avoir mangé nos ravioli au cheval albanais, tout en échangeant quelques propos techniques avec nos délicates compagnes, nous prenions bien soin de ranger nos serviettes pliées, comme nos organes respectifs, dans les cases prévues à cet effet. A fins de conserver une résiduelle fraîcheur et une saveur individuelle, personnelle et inimitable, dont certaines de nos amies ne répugnent pas à vanter le goût et à l’entretenir pieusement, à genoux.

    1. Claudia

      Comme vous savez bien, vous aussi, raconter la vie, le vit, les vis… Au creux des heures sans sommeil, vous avez déposé, comme si de rien, une jolie nostalgie (?) qui ne m’appartient pas mais que j’entends comme familière.

    2. Albigène

      @Hervé

      Bonjour cher Hervé. Tu as oublié les fabuleux pastéis de Belém ou de l’Alfama ….souvenirs.
      Sur de tels sujets, évoquant les plaisirs…. il vaut mieux avoir une excellente maitrise de la langue. Et tu excelles en la matière. Un vrai bonheur ! Merci Hervé de démontrer qu’il n’y a pas que des mauvaises langues….

  15. Cmoi

    Tout simplement je crois qu’il est plus facile de supporter les moments difficiles en ayant toujours une sortie de secours et souvent dans le milieu médicale c’est de parler voir de « s’amuser  » d’une situation ou d’un cas que l’on a rencontré, cela nous permet de vivre et surtout d’assumer la mort en générale et des enfants en particulier, d’ailleurs rire et pleurer sont deux émotions qui peuvent être confondues ne dit-on pas  » mourir de rire  »
    merci Baptiste, de gros câlins a tous.

  16. Titou59

    Je suis le blog depuis (presque) sa création, et j’adore. Parce que je suis une ancienne carabine, parce que j’ai du arrêter la médecine après un grave accident de la circulation(j’ai testé les 2 côtés et plus d’une fois, mais comme les mauvaises herbes, je suis toujours là … Merci à mon ange gardien !), parce que j’ai toujours gardé une profonde affinité avec le corps médical, bref, ce blog me rappelle mes amours de jeunesse.
    Cependant, rendons à César ce qui lui appartient : cette répartie « c’est le goût! » est sorti de la bouche d’Amanda Lear, lors d’une intervention dans le grand journal il y a quelques années. Le plus drôle étant la tête de l’actrice qui l’accompagnait et de la surprise lorsqu' »Amanda » a répondu cela.
    Bises au Dc Bibi, et à bientôt sur Lille j’espère pour une séance dédicace.

  17. Cilou

    Oh la baffe !
    Me voilà devant mon ordinateur, à lire d’un oeil gaillard les comparaisons masculines, jusqu’à la phrase « non. c’est le goût » qui a valu un grand éclat de rire. Suivi de l’arrivée de ma fille, 6 ans dans 3 mois, qui me demande « pourquoi tu ris, maman ? tu me lis l’histoire drôle ? ça parle de quoi ? allez maman, racooooonte !! »
    (((euh, non là pas là, non. C’est un truc d’adultes ma chérie.)))

    bref, j’interromps ma lecture, m’occupe un peu des enfants histoire de détourner l’attention de ma fille. Et puis j’y retourne, ris de nouveau… et là, la chute. Le petit patient de 6 ans.

    Je ne ris plus…

  18. Herve CRUCHANT

    @Titou59 . « Cependant, rendons à César ce qui lui appartient :… ». On me dit que Cléopâtre avait eue la même saillie à son époque. Mais peut-on vraiment croire tout ce qu’on nous raconte en la matière ? Et puis, des gens de goût, il y en a plein, soyez en sur. (Pas tant qu’on croit dans les studios de télévision, d’ailleurs.).

    1. titou59

      @HERVE 😉 « ce n’est pas tant de « le croire » mais surtout que ce jour là, devant l’écran à zaper pour trouver un truc potable à écouter, je suis tombé dessus … et ça m’avait bien fait rire à l’époque. Je suis très fan de ce genre de répartie (et j’aime beaucoup Amanda Lear et sa voix « profonde »). Sinon, j’adore aussi l’amalgame « césar cléopatre saillie » … pour un peu il ne manquerait plus qu’un Marc Antoine en prime pour parfaire l’histoire.

  19. Lise.

    j’suis d’accord avec toi bibi
    on peut cacher tellement de drames derrière ces potacheries
    c’est pratique, enfin, cela fait effet quelques instants, mais l’illusion s’estompe lorsque la réalité reprend corps brutalement …
    du rire aux larmes
    de la vie à la mort
    l’humain quoi ……

  20. Krystell

    En allant fureter sur Amazon, le site me soumet votre livre, pouvant me plaire…
    (Ils avaient pas tords), donc je fouine a la recherche de votre blog et en 2 jours je lis sa totalité.
    Alors d’abord merci ! Vous amenez un peu (beaucoup) d’humanité sous les blouses blanches aseptisées.
    J’attend avec hate vos prochains billets 😉

    Si vous recherchez des anecdotes (désagréables pour le coup et concernant un %>¥>^}€@8 d’interne en pédiatrie), je peux vous en fournir une !

    Merci a vous et bonne route !

  21. Drey

    Salut,
    J’ai découvert ton blog grâce au journal de la Santé sur France 5 dans lequel tu es passé il y a quelques temps! Depuis je lis de fond en comble et …. Sincèrement j’adore ! Tu as une façon de raconter les choses de manière à détourner le côté tragique ! Je pense que c’est une excellente façon de réconcilier soignants et soignés.
    Je suis infirmière et au chômage depuis déjà deux mois …. J’ai eu envie de tout arrêter, de changer de métier ( si beau et si moche a la fois !) et en lisant ton blog , je me suis souvenu de pourquoi j’avais choisi cette profession ! Juste pour cela MERCI …… VRAIMENT Merci ;)’ et continu ( je vais même demander au père noel ton livre ;))

  22. Julie

    L’art de l’esquive, l’art de l’esquive…
    Ça ne vous a pas empêchés d’être touchés en plein coeur (et moi avec !) par la peine de votre amie et son petit patient.
    Merci d’avoir partagé le moment drôle et le moment tragique avec nous, comme dit Lise, l’humain, quoi.

  23. nevousinquietezpas

    Bonjour Bibi, Un jour en pause déjeuner au restaurant de l’hôpital où ma fille de 3 ans était en réanimation, deux médecins à la table d’à côté parlaient de leur protocole d’accueil des stagiaires (au féminin) : « ma gentillesse se monnaye. Avec moi, c’est gâteau ou gâterie » Ma première pensée à chaud : c’est par des abrutis de ce genre que ma fille de 3 ans est examinée sous toutes les coutures.Je laisse tiédir, en me disant que, abruti ou non, cet homme soigne (entre autres) ma fille et sauve des vies.A froid, avec le recul et une fille qui va mieux, et après avoir découvert le blog et dévoré le livre, je sais aujourd’hui que c’est pour beaucoup d’entre vous une partie de l’équation de ce métier : la légèreté comme un voile cosmétique au-dessus des peurs ou des angoisses des soignants. Ces dernières peuvent (doivent ?) être partagées avec les soignés ou leurs parents mais ne doivent pas altérer votre jugement.Comme tu l’as si bien écrit par ailleurs, le soignant ne peut pas  limiter son horizon à des corps souffrants. Si en premier lieu cet écart de point de vue peut choquer un parent concentré sur son enfant et aux antipodes de toute idée de gaudriole, il lui rappelle aussi qu’ils ne sont pas là l’un et l’autre pour faire le même travail.  Merci pour ces anecdotes et bravo pour tout. Et une pensée chaque jour pour les soignants de la réanimation dont nous avons ma femme et moi partagé le quotidien pendant un an.

    1. Herve CRUCHANT

      Vérité vraie de la vie : on peut très bien enseigner l’abstinence du tabac et, à la pose, sortir griller un joint. Ou est la faille ? Je n’ai de compte à rendre qu’à moi-même qui ai été balancé dans le grand bain sans mode d’emploi ni bouée de sauvetage. Je me débrouille le mieux possible avec mon espérance de vie ( quelle phrase pornographique !!!) pour que ceux qui m’aiment ne souffrent pas de mes diminutions diverses puis de ma mort sure. Je ne me confesse qu’à mes femmes et mes docteurs et m’écroule de rire devant les traitresses prètrises. Sinon, çà va; Et toi? Tu veux un taf’ ? T’as raison, c’est de la bonne…

  24. kortomaletes

    Nabilla elle est intelligente…. Physiquement intelligente. Et pis d’ abord quand on parle de cul ça évite de parler de politique, de gratins de pâtes froides, de la hausse de la tva, de la baise du pouvoir d’ achat (c’ est fait exprès la faute), de l’ arrivée de la grippe et de la future disparition des pièces de 5 centimes. Nabilla elle est méga bonne (langage en anciens francs pour les plus de 15 ans…). On peut aussi parler de foot… Mais moi qui me suis promis de tout requestionner, je me suis laisser prendre à l’ argument de ceux qui prétendent que si l’ on peut faire entrer un footballeur dans le dictionnaire et en verbe de surcroît, ce n’ est pas porter atteinte à la Fontaine ni à Voltaire, ni même à l’ imagination du lecteur dudit dictionnaire. Ce vulgus pecum qui se mettra à rêver en conjuguant le dit verbe au plus que parfait du subjonctif et qui mourra quelques secondes plus tard d’ un arrêt définitif de la partie cognitive des boyaux de la tête. Il me vient alors à l’ esprit cette remarque fort à propos d’ un des mes amis cinéphile:
    – » Diffuser sur un écran plasma l’oeuvre d’un vidéaste qui l’avait tournée à l’époque du tube cathodique, est-ce le trahir ?
    Ah, toutes ces questions insolubles qui ne m’intéressent pas !…..
    Ps: La réponse est: que j’ eusse slatané…. En sachant que ce mode de conjugaison représente une action possible, ou envisagée, je vous laisse traîner dans les méandres du tiroir de la conjugaison des verbes français. Terra incognita….
    Ps: Je ne crois pas au père Noel, alors je me suis auto-écrit une lettre pour me commander ton livre.
    Ps II: L’ insoutenable légèreté de l’ être c’ est de pouvoir faire caca tout en regardant futurama! Sur ce je vous jette plein de chantilly dans les yeux et je m’ en vais d’ ici comme un prince (Bender une de mes idoles robots).

    1. marie

      l’insoutenable légèreté de l’être serait en plus de visionner futurama tout en pêchant de lire le « conte parabolique » de Serge Gainsbourg « Evguénie Sokolov », mais là il faudrait être tricéphale.

  25. Marie M.

    Ah comme tu as de la chance d’avoir une collègue comme ça ! Quel sens pratique !!!
    AhAhAh !!! à ressortir lors d’une soirée mondaine 😉

  26. CC

    Si vous prenez le temps, un midi, au restaurant universitaire, d’écouter les conversations de tout ces médecins en herbe vous vous rendrez compte que les sujets de conversations n’ont pas changé! Il est facile de partager un moment heureux, quelques chose d’extraordinaire, une situation drôle. Mais le sentiment d’impuissance face à la mort: ça ne se partage pas. A chacun de se débrouiller avec.
    En même temps que nous apprenons à vous soigner, nous apprenons à profiter d’être en vie et à rire, de tout, même de ce qui ne s’y prête pas. Tout devient tellement plus léger!

  27. Fol2

    Bonjour!
    En lisant le post, je me suis reconnue dans « la troisième » (of course!)….puis la chute du récit m’a cloué le bec… la mort d’un enfant fait partie des injustices de la vie….
    Beau week-end et poutous à tous (et toutes)

    1. C.d'Argentine,qui se fait l'experte en ''langue''...

      @Fol2:Bien contente de te croiser sur les plates-bandes(noooon…je pense meme pas a un autre sens…)du medecin…plein de poutous a toi aussi…(je me demandais…au pluriel,c’est pas comme  »joujou »ou »bijou »…faut pas mettre un x???)

      1. Cilou

        Si. Ces andouilles de l’académie française n’y ont pas pensé, mais « ciloux » et « poutoux » prennent bien un X au pluriel. 😀
        Et pas de blagues sur le X, hein, je vous vois arriver les mecs de la fine ! 😉

        (correction : si, si, des blagues sur le X. Ce sont les meilleures ;-))

      2. Cath

        Mon petit chou, mon bijou, viens sur mes genoux pour lancer des cailloux au vilain hibou plein de poux.
        C’était la comptine que nous serinait mon institutrice pour mémoriser les noms en OU qui prenaient un X au pluriel.
        Normalement, ces noms sont au nombre de sept, mais j’en oublie toujours un, sans doute parce que je trouvais que c’était méchant de lancer des cailloux. Et je le pense toujours d’ailleurs.
        Ce qui est sûr, c’est que poutou prendrait plutôt un S, comme câlin en somme. Cela dit, si vous préférez un X, et si cela vous fait plaisir…

      3. Fol2

        @C.d’A (eXperte en langue ((uniquement?)) )
        coucou, guapa! Je pense que Cath a raison: poutou ne prend pas de X au pluriel, mais tu peux faire des poutous X (quoique…ça ne fait pas vraiment partie de cette panoplie…mais les gouts et les couleurs, hein…) 🙂 beau dimanche, et tout plein de poutous!

        1. C.d'Argentine XXX

          @Cilou,Cath,Fol2…comme quoi,c’est pas reserve aux internes de faire les malins…nous aussi on sait delier nos langues…d’eXpertes dans les concours coquins de maliXe…Je vous envoie pleins de ciloux a vous toutes,des bisouX,comme on les aiXme pour un dimanXche plein de Xsoleil…en esperant que les Gahs nous lancent pas de cailloux pour nous faire sortir…mais,faites gaffe,les Gahs,on pourrait aussi vous la tirer…not’ langue…

  28. lectrice boulimique

    @ cath: version intégrale de la comptine grammaticale:
    « viens mon p’tit chou,
    viens mon bijou,
    sur mes genoux,
    prends tes joujoux,
    et ces cailloux,
    jette-les tous
    sur ce hibou
    couvert de poux »

    Une comptine qu’on fredonne à 6 ans, et après sauf accident…

    Pour les lecteurs belges qui se sont plaints de ne pas trouver « Alors Voilà, les 1001 vies des urgences »: rien qu’en citant ce titre à un bon libraire celui-ci me l’a commandé et fait venir en 3 jours. Merci à la librairie Point-Virgule, rue Lelièvre à 5000 Namur, ville où Baudelaire fit une attaque en sortant de l’église Saint-Loup (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Loup_de_Namur)
    Bi-Bi si tu viens dédicacer on mettra le SAMU namurois en alerte au cas où ! 😉

    1. Cath

      Marrant ça. Mon institutrice était belge et j’étais en Belgique, pas trop loin de Namur, pour apprendre à lire et à compter, écrire aussi à la communale du village, une salle unique pour six classes, une seule institutrice pour tous, mais quelle institutrice (adorée)…
      C’est quand même triste d’oublier le joujou de la comptine, non ?
      Merci pour retour aux sources, tant pis pour les accidents qui ont suivi, nombreux, on s’en doute. 🙂

  29. Mamy.Online

    Cher Baptiste,
    Pourrions-nous avoir les coordonnées des citations à la fin des posts (pour Nabila, c’est pas la peine) ?
    Merci d’avance.

    1. martine

      @ Lilin ce blog a redonné le sourire à ma fille l année dernière quand je ne savais plus quoi dire pour lui remonter le moral,je lui racontais les histoires de Baptiste et ça a marche elle a réussi je vous souhaite la même chose .

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