La rentrée !

“Ce jour-là, chère Virginie, tu m’as montré que, peut-être, rien n’est gratuit avec les hommes quand tu es une femme.”

Mon dernier billet dans le dernier numéro du génial magazine Psychologies (en kiosque tout le mois de septembre ! )

PS : rendez-vous au salon du livre de Nancy (14 et 15 septembre) à partir du samedi après-midi (avec une conférence le 15 à 14h en compagnie de Helene Rossinot, et aux fantastiques Utopiales du livre de Nantes le 31 octobre et 1er et 2 novembre !

23 réflexions sur « La rentrée ! »

  1. Chris

    Oui peut-être Effectivement…. Ça depend comment le numéro est donné. J’ai aussi le numéro de portable de mon medecin. Il me l’a donné un jour oú ma fille n’était pas au top. Je n’ai jamais vu de sous entendu dans cet acte… Et je n’utilise pas ce numéro pour les bobos ou les rendez-vous , seulement qd vraiment c’est necessaire.
    Il est hetero et très sympa

    1. Une lectrice

      Je trouve votre reponse un peu hors contexte car tout ne dépend pas que de la façon dont le numéro est donné mais aussi de tout un tas d’autres choses

      Les événements passés , La distorsion du message , la façon dont nous faisons nos mimiques que ce soit influencé par notre éducation, le stress de la journée, les expériences du passé, ou notre capacité à communiquer…
      Ce que je veux dire c’est qu’on ne peut pas juger qui que ce soit, puisque chaque cas est différent.

      Et je trouve ça très bien pour vous que ce se soit bien passé, que la communication était univoque.
      La vie n’est pas un long fleuve tranquille

  2. SANNIER Francoise

    Bonjour Baptiste

    Le contraire existe aussi car j’en ai eu la preuve avec un homme qui s’était trompé sur mes intentions, mais j’imagine quand-même que c’est plus fréquent côté femmes à cause du sexisme dans notre société…..

    Vous avez de la chance de pouvoir vous promener main dans la main avec votre amoureux car ma dulcinée me le refuse depuis vingt ans…..elle craint les agressions pffff

    Merci pour vos textes, livres et tous mes vœux de bonheur

    1. Martine ROUCH

      Bonjour Françoise
      Votre dulcinée a ses raisons si elle craint les agressions. Ne seraient-elles que verbales. Alors, pas de “pffff” s’il vous plaît…
      Il faut être sacrément courageux comme Baptiste pour se balader main dans la main avec un garçon. Les agressions sont une RÉALITÉ, hélas, encore de nos jours. L’homophobie tue. En France aussi. Et une agression, ne serait-ce que verbale, cela fait mal. Très mal…
      Bravo et merci à Baptiste et son compagnon car c’est un acte militant que de se donner la main ds la rue. Et tout le monde n’est pas militant, ni militante…
      Martine

  3. Nanie

    En vous lisant, j’ai eu l’impression d’être libérée de quelque chose d’indéfinissable….enfin quelqu’un qui a compris ce que je n’arrivais pas à exprimer.
    Merci Baptiste.

  4. herve cruchant

    au delà des xénophobies, des certitudes, des croyances et tous autres prétextes à rayer les contemporains de la surface terrestre, la plus abjecte des tares du mâle est l’apartheid dans lequel les femmes sont enfermées; j’ai déjà émis cette idée qui n’a pourtant reçu aucun écho; faut-il rappeler les horreurs de cette période nauséabonde en république sud africaine; et comparer les actes ici et là;; on torture et l’on tue, on méprise, on viole;; pourquoi ne pas considérer l’horreur sous son vrai jour;; cette horreur qui interdit le rapprochement des etres qui souhaitent vivre normalement;; il ne s’agit pas de discriminer l’homo sapiens demens en deux groupes que l’on aurait distingués par leur genre;; seulement, peut-être refuser le slogan pervers “égalité hommes-femmes” en admettant que les femmes ont, doivent avoir leur univers vital;; il fut un temps pas si éloigné que çà où des femmes manifestaient dans la rue sous la bannière “ne nous libérez pas ! on s’en charge !” spectateurs, les hommes présents souriaient envoyant le spectacle; de leurs seins nus;; aujourd’hui, échanger un sourire ou son numéro de téléphone est suspect;; qu’avons-nous occulté;; qu’avons-nous appris de nos pères et transmis à nos enfants et petits-enfants;; j’ai rejoints l’âge auquel je ne peux plus plaider non coupable sans être traité de sénile;; peu importe;; je sais que la tendresse et l’amour sont les seuls recours à la gravité qui nous conduit à la fin de cette humanité qui a tant de génies quand elle crée mais ne trouve personne pour réparer les erreurs que ces génies ont faites sur leur parcours (§albert einstein);; en attendant, que mieux vous préserve et vous dispense des rayons de soleil couchant, des rires d’enfants et quelques rais de bonheur;; tout fout le camp = mon clavier frôle l’inertie béate dont seule l’informatique moderne connait la recette;; ceci a un petit avantage pour le papy petit homme, petit kopeck dévalué = il n’y aura pas de point final à cette lamentable histoire

  5. Souslalune

    C’est une réalité, en effet , Baptiste, les rapports avec certains humains “malveillants “, ternissent tous les suivants …

  6. Stéphanie Couderc

    Autant je comprends le fond, autant la réaction de cette jeune femme me paraît un peu excessive. TU lui as donné ton numéro. A la limite, c’est toi, Baptiste, qui prenais le risque d’être harcelé. Moi aussi je suis redevenue mère célibataire (de grands enfants) depuis 3 ans, quand mon mari m’a quittée. Je suis triste, fatiguée, déçue, trahie, en colère, mais je ne me méfie pas de TOUS les hommes parce que je sais, je veux croire, que tous les hommes ne sont pas des ‘salauds’. Hein?

  7. Sudre

    Lorsque je suis sorti du placard cela a complètement changé la relation entre les femmes et moi . Tout d’un coup elles n’ont plus eu peur de moi.

  8. Emmanuelle

    Je n’aime pas ce “Prenez soin de vous”, cette injection que je trouve idiote, surtout quand on a été comme moi touchée par la grave maladie.
    Car “ce prenez soin de vous”, ça veut dire quoi concrètement : dormez plus? manger moins? faites du sport? faites -vous masser? allez bien suivre vos rdv médicaux?

    Je préfère ceux qui me disent simplement “je pense à toi”, “je suis là si tu as besoin”.
    Pas d’inection, mais qu’on me dise “je”

    A part ça, ce texte est un petit bijou de délicatesse, de ce qui arrive souvent et qu’on ne dit pas..

    1. Cath

      Prenez soin de vous, cela veut aussi dire prenez du temps pour vous et acceptez de reconnaître que vous pouvez être fatiguée. En bref, écoutez-vous et soyez là pour vous aussi, et pas seulement pour les autres. Soyez à vous-même.
      C’est ainsi qu’on peut aussi l’entendre.

  9. Mélusine

    Une idée comme ça, une autre lecture… je me demande si elle n’a pas plutôt fait ce qu’on appelle “une projection” en psycho. C’est à dire qu’en fait VOUS lui plaisiez, mais ELLE n’était pas prête/pas en état/n’avait pas envie de faire face à toutes les émotions que ça entraine (déception éventuelle comprise)…
    Peut-être qu’un jour vous pourrez en parler?
    Peut-être que cet article lui permettra de vous en parler? 😉

    1. Shoopette

      Bonjour Mélusine, sans entrer dans les projections ou la psycho… le basique de “il est gentil parce qu’il veut “JUSTE” me sauter (oui c”est trivial mais ça résume bien) doit bien résumer ce que beaucoup pensent.
      Proie/chasseur… depuis que l’humanité existe. c’est tout.

  10. Laurence

    Bonjour Baptiste,
    Juste un mot pour te remercier d’entendre aussi bien.
    C’est vrai que pour une fille qui lit ton article, au moment même où tu racontes que ta patiente demande à voir qqn d’autre alors que tu es présent, on pense tout de suite au coup du N° de tel.
    Je n’ai jamais été trop embêtée par des hommes. Un peu quand même mais j’ai su me défendre. je n’ai pas trop peur des autres, même s’ils ont une mine patibulaire. Néanmoins, quand le soir vient, dans les rues isolées, je marche au milieu de la route et pas sur le trottoir ou entre les voitures.
    Tu as raison, on est souvent fatiguées de tout un tas de choses qu’on ne voit même plus. Même en couple… Quand tu es au bout du rouleau parce que tu te débats nuit et jour depuis 2 mois avec un nouveau-né qui n’a pas été livré avec mode d’emploi et que tu oses dire que tu es fatiguée alors que tu passes tes journées à la maison et que l’autre te dit un truc du genre: “et moi qui travaille, qu’est-ce que je devrais dire?” Tu sais que la vie va être longue. Le père de mes enfants a fini par comprendre, trop tard pour moi, et il prêche maintenant la bonne parole auprès de ses amis. Ca en fera toujours d’autres de sauvées. Enfin quand même ça avance. Ca avance beaucoup quand on ne se laisse pas faire et aussi quand ce sont des mecs qui comprennent tout seul (t’as quand même une sacrée dose d’empathie et pas peur de te remettre en question!) et en parlent entre eux. Parce que, et une amie à moi connait cette situation en ce moment, si c’est ta nana se plaint trop, il ne faut pas l’aider, la soulager, lui dire des mots doux et prendre soin de la relation… Non, elle est juste chiante et ça va passer.
    T’as pensé à lui faire lire, à ta patiente, ton article? ou juste à lui dire que tu avais compris? Ca a dû lui faire un bien fou. Je souffle pour elle et ça me donne envie de sourire. Tu me rassures sur le fait qu’on n’aura pas toujours à se justifier, avec une vague honte, sur des réactions qui peuvent paraître incompréhensible. Mais ça vaut aussi pour moi: je dois savoir écouter les attitudes de ceux qui m’entourent même si elles révèlent des choses négatives sur moi.
    Allez bisous…

  11. herve cruchant

    Je ne lis ici que des avis jugements sur l’attitude de Virginie. Presque pas sur les raisons de son changement d’attitude. Aucune sur le fait sociétal exemplaire; alors même que Baptiste posait des interrogations à ce sujet. Personne ne semble échapper à la dictature du paraître. L’individu renoncerait-il devant ses propres tares? On entend trop souvent “mais que pouvons-nous y faire?” devant une misère, un fléau; et si on s’avise de démontrer la cause de l’effet en désignant la responsabilité humaine, l’interlocuteur prétend ne pas être concerné. Ou s’en remet au fatalisme contre lequel on ne peut rien. Ou à dieu qui s’en fout.

    Le voleur de biens publics comme le sale con misogyne ne devrait pas être puni pour ses actes, mais parce qu’il démontre que la société dans laquelle il vit est elle-même corrompue et misogyne; et, comme elle aime la tiédeur des combines entre soi, dans le murmure feutré des repas de têtes, elle a horreur de la publicité, de la parole claire et de la fourrure d’hermine. “un viol c’est pas si grave que çà, voyons!” disait un respectable élu. Mais il y a tant et tant d’autres exemples.

    Faire ou être.
    Faire comme il convient ou être ce que l’on est?
    Que Mieux nous inspire

  12. Pilou

    Je crois, Baptiste, que Virginie n’avait sans doute jamais rencontré un médecin avec une telle empathie comme vous, prêt à consacrer des heures personnelles pour lui venir en aide.
    Et puis, quoi de plus beau que de croiser dans la rue des gens qui s’aiment, que ce soit Elle et Lui – Lui et Lui – ou Elle et Elle, l’amour est toujours beau. Tant de gens d’âge avancé vivent désormais le cœur et les bras vides, câlinant leur animal de compagnie quand ils en ont un. Pour ma part, je parle à mes plantes, (riez jeunesse). La vie est courte, alors aimez-vous qui que vous soyez.
    Je fais un gros bisou à Virginie, je pense à elle.

  13. Lectrice

    Helas oui, la relation homme-femme est encore vécue comme une prédation…
    Heureusement il y a des hommes (dont Baptiste) et des femmes de bonne volonté… et plus optimistes que moi 😉
    Heureusement aussi et même s’il reste énormément à faire y compris dans nos pays dits ‘civilisés’, les relations homme-homme et femme-femme peuvent désormais se vivre ailleurs que sous le manteau.

    Dans la vie je crois aussi que les petites attentions font davantage de bien que les grands mots – y compris ‘amour’, mis à toutes les sauces ! Et les petits mots font du bien aussi, surtout quand ils sont si bien écrits par Bi-Bi ;-)))

  14. HopLaH

    J’ai eu la sottise de donner mon numéro au petit vendeur (d’une quarantaine d’années) du magasin de bricolage de ma petite ville… innocente que j’étais.
    Je voyais juste une occasion amicale de partager un café à l’occasion et de bavarder (j’aime bien parler placo, marteau et boulon)… hélas… la machine à sms du lourdeau s’est emballée… et j’ai dû calmer ses ardeurs (avant qu’il ne se prenne pour un hardeur !)
    Mais comme m’a dit une amie “encore une fois c’est à nous de nous excuser de demander pardon”… j’ai dû ménager une éventuelle susceptibilité et un égo de mâle en “m”excusant de ne pas avoir compris ses intentions”…
    Avant ma mésaventure je n’aurais pas compris la réaction de Virginie car j’avais encore (malgré mes 46 ans) l’idée que les relations homme/femme pouvaient être amicales et sans sous-entendu, oh la gourdasse que je suis !!
    MAIS
    (j’aime bien mettre un mais de temps en temps) il existe encore des personnes sans arrière pensée, à nous de bien trier.
    merci Baptiste pour vos écrits <3

  15. Perrine

    J’ai lu chaque billet de ce blog, quand je l’ai découvert il y a plus de deux ans, j’ai dévoré tout l’historique, et étais presque triste en arrivant au premier, je devais alors attendre chaque nouveau post avec patience, mais je n’ai jamais commenté. Mais cet article reflète tellement de chose. Il me touche encore plus que d’autre, ou de manière différente puisque certains ont fait couler mes larmes contrairement à celui-ci. Il résonne en moi. La vraie gentillesse, gratuite, existe, je l’ai découvert il y a peu chez les hommes. Mais il est tellement difficile de la reconnaître… et c’est triste à dire mais la première réaction reste souvent la méfiance quand cela vient de quelqu’un que l’on ne connait pas.

    Bravo pour vos articles, pour ce blog. Merci à vous d’osez dire, écrire toutes ces vérités, belles et moins belles.

  16. fasila

    Alors voilà…. moi j’aimerais bien qu’on me donne parfois un no privé pour” si cela ne va pas” mais c’est plutôt moi qui donne le mien! Je vous assure que je ne le prendrais pas mal et que je m’en sentirais toute entourée de douceur…. d’égards… d’humanité et que cela me mettrait des larmichettes de bonheur aux yeux.Et p ourtant je suis une femme qui en a vu et entendu mais qui sait faire la différence entre un lourdeau et vous cher Baptiste!!!!

  17. Nadezda

    Je suis à 2.000km de mon médecin traitant, le 21 août je lui tél.
    ” C”est vous, vous êtes de retour ?
    Non
    Vous avez un problème ?
    Non
    Mais alors ?
    Docteur je vous tél. pour vous souhaiter un joyeux anniversaire !!!
    Oh !! Merci beaucoup, vous avez pensé à moi, c’est vraiment gentil, je suis très ému.”
    Il était en effet très ému, on l’entendait à sa voix puis ça fait depuis 1998 qu’il me soigne, me supporte, alors un petit coup de fil ce n’est rien du tout.

  18. Sandrine

    Oui cher Docteur, pour une femme seule avec des enfants qui plus est, rien n’est jamais “gratuit”. Le temps passe les manipulateurs restent. Si en plus vous tombez malade et ne pouvez reprendre le travail, alors vous n’existez plus …. merci cher Docteur d’être là pour vos patients et surtout pour partager tout ce que vous voyez.

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