Témoignage, partie 1.

Il y a quelque semaines j’ai demandé si certain(e)s d’entre vous aviez déjà été discriminé(e)s à cause de votre poids. J’ai reçu environ 1200 témoignages (avalanche, BIMMMMMMM! dans ma face). Ainsi, le dernier jeudi de chaque mois pendant 4 mois, je publierai un post en rapport avec ça, parce que le monde du soin (et le monde tout court) a un problème avec les “gros(ses)”. Pour témoigner, c’est ici

Témoignage :
Elle me dit qu’elle a toujours été plus ou moins en surpoids, parfois cela était gérable, parfois non.
En 1997, elle avait 36 ans, elle était enceinte. Sa première grossesse.

Un grand ponte, spécialiste de l’amniocentèse de la clinique de X. à Paris :

“Merci de ne pas bouger. Déjà pour atteindre le liquide amniotique, avec votre masse de graisse, ça ne va pas être simple…”

Voilà. Le ponte était réputé pour son accouchement sans douleur, mais elle n’avait pas accouché, qu’elle avait déjà mal. Les réputations…

Elle me dit qu’elle n’a pas su quoi répondre : elle était enceinte, sensible. Trop. Au monde, aux autres, à son corps en train de changer. Elle en a versé des torrents de larmes.

Aujourd’hui, à 54 ans, elle vit seule.

“Je mesure 1,70 m pour un quintal. L’horreur…” me dit-elle.

Elle a bien réussi à perdre 30 kilos il y a une dizaine d’années, mais elle a tout repris.

Elle me dit qu’elle a un boulot de merde, qu’elle est graphiste indépendante. Son fils est majeur, elle n’a même plus l’obligation de l’amener à l’école. Elle ne marche plus. Stressée par le travail, elle se lève et se met directement à son ordinateur pour 12 heures d’affilée en moyenne. “Une vie de merde quoi…”

Ce poids la handicape, la peur la handicape, le jugement des autres la handicape. “Comment refaire ma vie ?”

On a beau lui dire qu’elle est belle, ce ne sont que des paroles.

Sa vie amoureuse ressemble au désert de Gobi.

Un jour, elle s’inscrit sur un site, rondetjolie.com.

Une cata.

Les hommes inscrits pensent que sortir avec une “grosse” doit être plus simple et qu’elle devrait s’estimer heureuse que quelqu’un daigne s’adresser à elle, voire même “aller plus loin”.

Bête et méchant.

“Et puis c’est se cataloguer, se mettre dans une case, alors que je suis une personne comme une autre…”

Sur adopteunmec.com, elle tombera sur un type. L’air gentil. Ils décident de se voir et de dîner ensemble. Et bien qu’il n’ait parlé que de lui au restau, il lui demande de l’inviter chez elle. Elle, pensant lui plaire, acceptera.

Après un flirt légèrement poussé, il doit partir.

Le lendemain, elle recevra ce texto :

“J’ai passé une super soirée, mais puis-je te dire quelque chose, si tu me promets que l’on restera amis après, parce que je t’adore ?”

Oui, vas-y… dit-elle.

Sa réponse :

“J’ai été trompé sur la marchandise…”

Elle envoie bouler le type, puis pleure une heure durant, non pas parce qu’il y avait des sentiments ou je ne sais quoi, mais parce qu’elle s’est sentie conne, vraiment conne. Pourtant, elle avait bien mis sa taille et son poids sur son profil… Alors ? Culpabilité d’être ce qu’elle est.

“Diabétique, hyper tension, je fais ce que je peux avec ce que j’ai. Pas évident tous les jours. Pour être sincère, je pense que les hommes – dans la plupart des cas et sans faire de généralités – vous diront toujours que ce qui compte, c’est la personnalité, l’âme, le mental… Mais dans la réalité, c’est le physique.”

Elle me dit que, la cinquante passée pour une femme, c’est plus que “casse-gueule”.

Elle n’y croit plus.

Les “tu as un charme fou, tu es sensuelle, gnagnagna”, c’est du vent.

Elle devrait sortir plus, elle sait. S’occuper plus d’elle, elle le sait.

Mais il arrive un moment où l’on ne croit plus en rien.

“Plus rien à foutre de la bêtise crasse de certains hommes.”

En plus de tout cela, me dit-elle, elle s’appelle Aïcha, “genre de prénom à coucher dehors avec le bordel ambiant.”

Mais le moral est là et c’est le principal.

Tenir, c’est déjà tenir bon.

79 réflexions sur « Témoignage, partie 1. »

  1. Daisy

    Bonjour,je souffre de surpoids depuis des années moi qui avait toujours été mince jusqu’à plus de 20,25 environ,la cause les anti-depresseurs la cortisone en infiltrations pour douleurs, blocages divers, la mésothérapie je ne sais si ça fait prendre du poids … Merci pour cette note !

  2. josecile

    Comment te dire, Aicha, que non tu ne coucheras pas dehors, que non le surpoids n’est pas risible, que non tu n’es pas une marchandise qui plus est une marchandise qui trompe son monde… comment te le dire, alors que ta vie te renvoie le contraire à la face ? Je n’en sais rien mais j’aimerai tellement que tu réussisses à y croire, pour que ta vie se pare des jolies couleures “gaypride” du zèbre en illustration.

    Merci Baptiste pour cette histoire, et pour ton zèbre qui me rappelle Miami et sa gay pride du début du mois, grand et bon spectacle !

  3. Philippe Renève

    Tiens bon, Aïcha, tous les hommes ne sont pas obsédés par le physique. Il faut essayer de voir des gens très divers, et petit à petit quelque chose peut arriver. Mais ne pas chercher à tout prix ; on n’a alors que des désillusions car on se cache la réalité : l’espoir aveugle bien plus que le désespoir.

  4. Xavier

    Ça arrive souvent que j’essuye une larme en finissant un de tes postes, Baptiste. Parfois de joie, parfois de tristesse. Là, je pense très, très fort à mes 25 kilos de trop (et à 43 ans, avec des chevilles foutues et une épaule qui tarde à guérir, ça va être coton à améliorer tien ça!), je pense au regard des autres, qui curieusement ne coïncide plus avec le miel depuis quelques temps (gros? noooon, pas maigre, d’accord, mais pas gros quand même… si?). En plus je suis graphiste de profession. Merci l’identification. Bon, je suis un mec et je ne m’appelle pas Aïcha, c’est déjà ça… Mais là, ça me touche, ça me transperce, ça me renvoie à mes peurs inavouées. C’est vraiment un problème de société le surpoids. Pas que aux USA. Ici aussi…

  5. Marie R

    Je ne sais pas si je ne vais pas basculer dans ces propos dont elle se fiche, Aïcha, et qui lui font du mal. Mais quand même je voudrais essayer.
    J’ai eu une amie au physique particulier. Pas en surpoids, non, mais plutôt très maigre, bossue, avec un tout petit buste tordu et des jambes d’enfant de 12 ans. Un joli visage mais un corps hors norme. Jeunes, on sortait en boîte et dans les bars ensemble. Enfin, à vrai dire on ne l’a pas fait longtemps… Elle m’accueillait avec un sourire immense, appretee, maquillée, dans une sublime robe rouge à dentelles. Moi j’ai un physique plutôt normal, taille moyenne, ni grosse ni maigre, mais je n’ai pas de problème à plaire généralement. Sauf que dans les bars, elle dansait comme si personne ne la regardait, elle souriait, elle vivait, elle riait, elle chantait. Un jeune homme la faisait danser, puis un autre. Ils la draguaient, essayaient d’avoir son numéro, et elle avait toujours un petit copain un peu jaloux qui s’inquiétait de ses sorties entre filles. Moi? Je tenais les chandelles et j’attendais mon tour. J’ai fini par ne plus sortir avec elle, par… jalousie, je l’avoue. Cette fille rayonnait tellement qu’elle ETAIT belle. Vraiment. Tordue, mais si belle! Parce qu’elle se sentait belle, voila tout. Aujourd’hui elle est mariée et a deux enfants merveilleux.
    J’ai aussi connu une “tombeuse” d’une centaine de kilos. La sensualité incarnée, le genre de femmes à faire fantasmer même les cailloux.
    Je ne crois pas que le poids empêche d’être heureuse. Ce qui nous en empêche, c’est quand les discours de rejet des gros cons (ou des maigres cons d’ailleurs) sont tellement bien intégrés qu’on y croit et qu’on se sent laide. La beauté c’est vraiment une attitude. Alors attention : ça n’enlève rien aux discriminations, mais celles ci devraient nous mettre en colère, ou nous faire rire, ou nous faire pitié de l’étroitesse d’esprit de l’autre. Pas nous faire pleurer…
    Je souhaite à Aïcha de se trouver belle. Et d’emmerder le reste du monde, qui, clairement, n’a rien compris à la beauté des femmes.

    1. Sandrine

      J’ai beaucoup aimé votre commentaire, Marie, parce qu’il met en lumière quelque chose de très vrai: on peut être grosse ET heureuse (même si on n’est pas forcément heureuse de l’être).

      Aïcha, si vous me lisez, je ne veux pas vous blesser ou que vous vous sentiez culpabilisée, vraiment pas… je voudrais juste vous dire que ce poids, ce n’est pas une fatalité. Il est possible (probable) que vous le gardiez toute votre vie. Par contre, je pense qu’on peut choisir de vivre comme on le souhaite, en dépit de lui. Oui, il y a des cons, partout, dans la rue, au boulot, chez le médecin, partout. On peut définir par exemple que ce qu’ils pensent de nous, ce n’est pas nous. (Je m’associe, ça ne vous dérange pas? Parce que 115 kilos pour 1m75, je pense qu’on va pouvoir s’échanger des fringues 😉 ) C’est juste une projection d’eux, de leurs peurs, de leur éducation, de leur rapport à l’image, et au fond, de leur propre vacuité. Mais ça, c’est eux que ça concerne, pas nous. Et on finit par avoir pitié de leur étroitesse d’esprit (si si, je vous jure!). Vous vous rendez compte, tout ce qu’ils ratent de formidable, humainement parlant, parce qu’ils jugent les gens sur leur physique? C’est tant pis pour eux, non?

      Aïcha, je vous souhaite plein de merveilleuses choses, de belles rencontres, et je vous fais un immense câlin <3

  6. leslie

    La bêtise, la discrimination, les jugements, les moqueries… Tout ce que j’ai en horreur… Je ne suis pas concernée par le surpoids mais j’ai eu moi aussi mon pesant d’humiliations par le passé. Donc j’imagine bien ce qu’Aicha peut vivre et la perte de confiance, l’image de soi dégradée qui en résulte… J’espère juste qu’elle croisera sur sa route des personnes sincères et aidantes et qu’elle trouvera les ressources pour retrouver espoir…

  7. Anne

    Pour Aïcha,

    les sites de rencontre sont en grande partie des supermarchés du sexe ou du sentiment jetable. Mieux vaut s’y aventurer l’esprit léger et barder son ego d’un solide sens de l’humour si l’on veut éviter les désillusions. Après il y a la vie normale, aller vers ce qui nous plaît, ce qui nous fait vibrer et on a alors toutes les chances de rencontrer ceux ou celles qui seront dans la même dynamique. Le petit plus si affinités germera de lui-même, sans le chercher et sans y penser. Car oui, il existe des hommes non stéréotypés pour des femmes qui ne le sont pas non plus (j’en connais des fantastiques, oui, oui !!). Aimez-vous telle que vous êtes, prenez soin de vous et ne laissez plus cette jolie fleur au fond de vous se désespérer. L’amour est partout. C’est même l’ingrédient principal de la vie. Vous êtes indépendante, alors vous savez ce que c’est de mener sa barque, de faire preuve de ténacité. Et si vous laissiez un peu votre armure de combattante au placard. Donnez-vous du temps. Rendez ces moments étincelants. 10 minutes pour s’habituer au début, puis 15, puis 30, jusqu’à ce que la joie s’installe dans votre quotidien et vous porte en avant.

    Une ancienne combattante

  8. Neila

    J’ai deux choses à dire :

    – Merci Baptiste d’aborder ce sujet encore tabou et merci aussi de nous raconter aussi bien cette histoire

    – Nous sommes dans une société où si tu n’es pas dans la norme on ne t’accepte pas, il faudrait absolument ressembler aux hommes et aux femmes des magazines… ! Mine de rien ça fait plein de malheureux(ses) et de complexés(ées), des laissés pour compte. Je sais que le monde parfait n’existe pas mais si on pouvait juste regarder l’autre avec un peu plus d’indulgence ce serait déjà beaucoup !

    1. Aviatha

      Je ne suis même pas sûre que le problème soit là. Je suis un peu une femme de magazine (j’en ai vraiment été une, le mannequinat est un milieu horrible et malsain), mais dans la vraie vie, il faut bien avoir conscience que personne PERSONNE ne trouve ça joli, le bassin en pointe, les côtes qu’on peut compter sous le maillot de bain et les clavicules qui creusent le coup au moindre mouvement.

      Nous aussi on en entend des conneries, parce que maigre signifie forcément qu’on s’affame, ou qu’on est malade, ou qu’on ne sait pas vivre (peut-être c’est vrai pour certains, moi j’ai juste toujours ressembler à ça), et puis les “c’est pas agréable d’avoir que des os à caresser”, “de toute façon les vraies femmes ont des formes”, les “t’es mince mais t’es plate comme quoi on peut pas tout avoir”.

      Nous sommes dans une société où on tape même sur les femmes de magazines, quand elles ont l’audace de sortir des magazines…

  9. Agnès

    Sujet malheureusement d’actualité…une personne en surpoids à le droit au RESPECT. …une personne en surpoids n’est pas coupable de son poids ! Juger sans connaître la personne est bien petit et facile comme réaction !
    Bon courage au ronde dans ce monde qui fonctionne bcp trop à l’apparence! Bise

  10. Corinne

    Bon moi je me retrouve bien dans le témoignage de Aïcha , ça fait longtemps que je connais ça, la discrimination due au poids et comment! Je suis infirmière en surpoids , en fait obèse (imc32!) et ancienne infirmière de bloc ; et là j’ai vraiment tout vu et entendu , sur les patients(et donc moi )par les équipes de chirurgiens, anesthésistes et aussi des collègues…En fait si on est gros , c’est qu’on bouffe tout le temps , que l’on a aucune volonté , que l’on ne bouge pas …Enfin je sais qu’il y en a qui me comprendront! On a beau faire attention à ce que l’on mange , c’est mon cas et depuis longtemps , je reste grosse ! Travail à côté fait et que je continue sur l’estime de soi, la confiance en soi , les humiliations qu’on a subi (et depuis l’enfance !) , l’indifférence… Oui mes amies(s) qui vont sur mon FB me disent tu es belle , mais bien sûr puisqu’ils m’aiment …mais moi je ne m’aime pas comme je suis , je mets des choses en place et je ne perds pas de poids mais on ne me crois pas !
    Mon compagnon , (on est ensemble depuis 5 ans ) depuis le début , me fait des remarques par rapport à mon poids , lui hyper sportif , mange n’importe quoi , ne grossit pas ! Je sais qu’il a honte de moi , d’abord nous sortons peu ensemble en société , sauf cercle où l’on est obligatoirement en connaissance , plusieurs fois , il a d’ailleurs déjà dit qu’il était célibataire ! Qu’est ce que je fais encore avec lui, je me le demande , déjà 2 autres précédents échecs de vie de couple et encore un 3 ème ! Oui je suis déçue par les hommes , j’ai 55 ans et n’attends plus grand chose d’une relation à deux ! Ma relation se limite à des humiliations , des engueulades , des abus de pouvoir,de conflits ! Je rêve simplement de douceur, de fluidité, de simplicité , d’échanges…. J’aime les choses simples et je ne vis que des choses compliquées! Mon poids m’handicape dans mes relations , je sais que c’est un problème de fond, comme s’il y avait un verrou à faire sauter , pour l’instant aucun thérapeute n’a réussi à le faire disparaître … Je me recroqueville de plus en plus sur moi même , puisque je fais honte à mon compagnon , je voudrais disparaître dans un trou de “souris”.lol! Je me dis que je dois envisager une vie de solitaire dans un proche avenir , je n’ai jamais été heureuse en couple parce que comme disais mon 1er mari bon et bête ça commence par la même lettre ! Petit à petit mais vraiment centimètre par centimètre je m’achemine vers mon propre bonheur et paix intérieure , mais que c’est long ! Comment peut on à ce point être brisée , avoir perdu quasiment toute la confiance en l’autre , en soi , être fracassée ,puis tentée de se reconstruire puis être à nouveau “recassée” par quelqu’un d’autre , le travail sur la confiance en soi est énorme , et si long …Oui tout est lié , des parents indifférents pas maltraitants, mais indifférents! Comment se construire quand on est pas regardé ni aimé enfant , on déploit une telle artillerie ensuite pour se faire aimer , qu’on est prêt à aller jusqu’à l’oubli de soi (comme beaucoup de soignants d’ailleurs!) , jusqu’à parfois à avoir été “servile”, ce mot me donne la nausée! j’ai des fois si honte de ma faiblesse , de ma sensibilité , de ma gentillesse, je suis tellement désarçonnée devant les personnes “cassantes” gratuitement ! Oui j’ai subi du harcèlement et des humiliations dus à mon poids mais c’est mon histoire de vie , depuis ma naissance (non voulue!) et je continue de travailler là dessus pour aller vers plus de bonheur et du beau pour être bien avec moi et ….moi ! Merci

    1. Madame Pivoine - Natacha

      Corinne, la prochaine fois que ton compagnon te réclame des kilos en moins, exige-lui des centimètres en plus … c’est du même niveau.
      Avec tout mon respect et des free-hug pour toi.

    2. Michaël

      Corinne, parmi tous les commentaires, le votre me donne l’envie de réagir.
      Ma femme, que j’ai épousé un merveilleux jour de Septembre voilà bientôt 9 ans et avec qui nous avons un garçon de 7 ans (et demi, c’est important le demi) est en surpoids. Nous nous connaissons et sommes ensemble depuis 14 ans. Elle est passée par des phases difficile au niveau de sa santé. Les médecins ont mis en avant son poids. Comme beaucoup, elle a essayé différents régimes. Elle a également essayé la cure dans un centre réputé (3 années de suite). Et à chaque fois, des résultats immédiats. Mais sur le long terme, ce n’est pas la même histoire. Il y a les aléas de la vie qui fait qu’on n’a pas toujours envie de se priver, de faire des efforts, de faire attention, de s’empêcher de profiter…
      Quoi qu’il en soit, j’ai toujours été et serait toujours à ses côtés quelle que soit la décision qu’elle prenne. Comme je lui dis souvent : “Je t’aime comme tu es. Ce qui est important pour moi c’est que TOI tu te sentes bien”. Peu m’importe le chiffre affiché sur la balance. Ce n’est qu’un reflet de l’enveloppe corporelle et non l’image de ce qu’il y a à l’intérieur. Et pour moi, c’est ça qui est important. Je n’ai pas honte de ma femme. Ce n’est pas un objet qu’on exhibe. On est ensemble, mariés et heureux. Le reste ne compte pas ! Celui à qui ça ne plaît pas est libre de passer son chemin.
      Courage à toutes et à tous. Le bonheur est quelque part. Parfois (bien) caché mais il est là.

    3. Cath

      Votre témoignage me laisse sans voix. Votre “compagnon” n’est qu’un pauvre type, un minable minus. Honnêtement, à vous lire, vous êtes une belle personne. N’ayez pas honte de votre sensibilité et de votre gentillsse : ces qualités sont trop rares. Soyez vous même, etle monde n’en sera que plus beau, à votre image.

  11. Herve CRUCHANT

    Je suis du genre à côté, tout le monde vous le dira . Alors je dis ce que je pense. Si çà vous paraît décalé, c’est vrai; méchant, jamais. Jamais. Mais je veux bien en rendre compte le cas échéant.
    Aussi, sur le sujet “les gros.ses”, je dirais que :
    — il ne devrait pas y avoir de sujet ‘gros’.
    — si le besoin de distinguer est si prégnant, alors, il y a ‘gros’ et ‘gros’; plein de gros sont comme les autres gens; mais les ‘gros cons’ peuvent avoir taille moyenne à petite et être minces comme un smicard;
    — cette polarisation sur “je peux pas vivre et baiser comme je le voudrais parce que je suis gros ou grosse” ne tient que par complaisance pour un alibi douloureux mais facile; dans ma famille, il y a eu des mariages avec des grosses et teintées brun océan indien, type balèzes des Seychelles, tu vois. Çà m’a donné des neveux et nièce sublimes! yes sœur!; côté sexe, mon frère me disait que c’était plutôt Indiana Jones et question amour, des tendresses félines; cet imbécile s’est carapaté avec une autre grosse, une angevine de poitrine, qu’il a aimé comme la première. Grosse connerie, de l’avis de l’ensemble de la fratrie; mais bon… Ah, j’oubliais de dire : mon frangin, mon petit frangin, était maigre et plutôt assez grand… Il avait menacé ces femmes des pires représailles (?) si elles maigrissaient… juste pour déclencher chez elles un tollé qui disait à peu près qu’il n’en était pas question, que le premier qui, etc…
    — anecdotes : un jour qu’ils dansaient un rock desséché des années 50, le frangin a cru bon de soulever sa cavalière (avec son aide et son assentiment, tiens !) et c’était à buzzer, sur!; seulement, elle est retombée sur son tarse au galant; zak! pied cassé, hôpital et tout le menu touristique vain compris… cependant, lorsqu’il lui a fait quelques remarques du genre “merde, t’aurais pu faire attention!” çà a déclenché une scène à voir de loin, durant laquelle la danseuse fraichement revenue sur terre, à bout d’arguments, a donné une bouffe au frangin; lequel s’est retrouvé incrusté dans la cloison du dancing, à deux mètres de là; en tout bien tout honneur monsieur le président je vous le jure; c’était aussi des marques (!) de tendresse quelque part, ces gestes d’ourse; d’ailleurs, ils en ont rit pendant des années, plus tard…
    — on vit bien quand on est gros quand on est soi-même dans sa tête.
    — toi là, qui est grosse, si un type te jette un ‘petit’ regard, c’est tout bon. c’est parce que tu le vaux bien.
    — il y en a des qui te pourrissent la vie avec çà; c’est vrai; çà se comprend; mais qu’est-ce que tu en as vraiment à faire? tu ne souhaite pas leur ressembler, devenir transparente et fadasse, tout de même.
    – j’ai un goût immodéré pour le jazz; les chanteuses jazz des racines; celles des cabanes en bois et du blues; du poulet du dimanche frit dans la poëlle pleine de graisse qui baigne le bestiau avec un bruit de planche à laver grattée par des dés à coudre chapardés ici ou la; la mamma est aussi épaisse que les paroles qu’elle chante, accompagnée par son fucking ivrogne de mari qu’en fout pas une rame mais gratte sa mojo comme un diable des bayous…et qui chante des saloperies en rigolant de ses trois dents vers le soir, quand on allume la lampe… Et puis les grosses de Cuba qui rigolent comme des oiseaux colorés dans les manguiers… Les grosses des Caraïbes et de Guyane qui s’habillent avec des collants trois tailles dessous, je suppose, et dont personne se moque -personne- parce qu’elles peuvent aussi paraître en foulards, en madras, en sourires léonins pour mieux porter le nœud sur la tête; langue des signes…
    — ceux qui grassouillent leurs remarques sur les grosses sont des jean-foutres qui ne vivront jamais bien tout à fait; tu les a vu, ce qu’elles abattent comme bouleau, ces femmes là, entre une tapée de mômes et la maison et la nourriture et la palabre obligatoire comme un coup d’oxygène au samu ….
    — et si toi, gros, grosse, tu n’arrives à rien parce que c’est dans ton corps que çà va pas ? et bien vas voir Bibi. Je sais, il ne le dit pas, mais c’est il est gros dans sa tête, le bougre ! si ! gros d’amour et de tendresse… Lui dis pas que c’est moi qui te l’ai dit. J’aimerais pas que çà fasse une grosse embrouille 🙂

    @+
    Hervé

  12. Grand33

    Bonjour Bibi,
    Mon pseudo Grand, vient du fait que je suis grand, bien sûr, enfin un poil plus que la moyenne. Surtout quand j’étais jeune mes copains m’appelaient “le grand” et c’est resté encore aujourd’hui, voilà.
    En revanche j’ai un IMC à 33 ( ne rigolez pas c’est vrai) j’aurai pu donc prendre le pseudo Gros33. Je n’y ai même pas pensé ! Gros ça fait moins joli que grand ? pour moi non, mais inconsciemment sûrement.
    Le “gros” a un côté péjoratif que le “grand” n’a pas, chez beaucoup de gens.
    A côté de ça, je vis avec une trés belle femme et je ne me suis jamais demandé si je lui faisait honte, elle ne ma la jamais dit, en tous cas. Et j’ai réglé le problème en société, quand on se présente je dis bonjour voici “La Belle et La Bête” et tout le monde c’est qui est qui.
    Je vous embrasse tous , les gros et les autres.
    Grand/gros solidaire !!!
    La bise

    1. Mésange

      Ben moi je te trouve juste… grand (très grand même, vu de mon mètre cinquante !) et pas gros. Même que t’es grand aussi côté coeur et que ta Douce c’est sûrement cela qu’elle voit et pas les kilos de trop.
      S’il te plaît Grand, arrête de t’appeler la Bête même en plaisantant, tu te dévalorises… et moi, ça m’attriste parce que l’image que j’ai est celle d’un gars tellement super.

      Pour en revenir à tous ceux qui sont gros alors qu’ils font tout ce qu’ils peuvent pour ne pas l’être, il est réellement dommage et dommageable que certains docs s’escriment à continuer à pointer leur surpoids au lieu de suggérer qu’il y a peut-être un blocage ailleurs : psychologique ? énergétique ? allez savoir… sauf qu’il ne sert à rien de condamner sans proposer des pistes d’aide, condamner en plus au risque de blesser encore et encore et d’aggraver l’obésité.

      Caresses de plumettes Aïcha

    2. Rofine

      @ Grand 33, pourquoi te caches-tu derrière le personnage de la “Bête” ?!?
      Pourquoi te rabaisses-tu ainsi ?
      Tu vis avec une très belle femme qui t’aime comme tu es parce que tu as des qualités de cœur énormes et une empathie comme Baptiste.
      Et vous êtes très amoureux (c’est mon petit doigt qui me l’a dit). 😉

      Grosses bises

  13. Fred

    Cette descrimination est sociétale. Toutes les images films,magasines, publicité… montrent que la normalité c’est la minceur. Et, à la différence des autres discrimination, on nous renvoie qu’il suffit de faire des efforts pour changer. Résultats, honte et culpabilité nous empêche la moindre estime de soi et nous entraîne dans le cercle infernal de l’échec. Sans compter le fric fait sur le dos de ceux qui veulent perdre du poids, à coup de produits industriels et de méthodes miracles. Quand est ce que le ministère de la santé prendra au serieux ce probleme de santé publique en protégeant ceux qui en sont victimes?

  14. Nicolas

    Ma femme a eu ce genre de problème à l’échographie, dans un cabinet très chic devant le bon marché.
    “j’ai du mal à voir, votre parois abdominale est très épaisse” a dit le monsieur.
    Elle a fait les deux autres avec un échographe femme un peu ronde et ça c’est beaucoup mieux passé.

  15. aurélie

    C’est drôle parce que à 14 ans je mesurai déjà 1m78 et je pesais …. rien !
    Je mangeais comme quatre (la preuve que ça ne fait pas forcement grossir) et je restais maigre.
    On m’appelait la grande, la girafe etc…

    Plus tard, vers 20 ans, en boite de nuit c’est à peine si j’osais danser parce que je dépassais tout le monde d’une tête. On me disait : Mange, t’es toute maigre… Mais je mange promis, je dévore même !

    Puis vers 22 ans, j’ai commencé à m’assumer, et j’ai fais comme les autres filles, j’ai mis des talons…. et là, j’ai eu droit au : T’es pas assez grande que tu mets des talons en plus ?
    Comment vous dire : Je vous emmerde, je vais pas me couper les pieds non plus !

    A 27 ans discrimination dans un stage pendant mes études d’infirmière ! Note éliminatoire ! J’ai demandé pourquoi vue le boulot que j’avais fournis, réponse de l’infirmière : Pour être honnête, tu es trop grande… et j’ai toujours l’impression que tu me regardes de haut !!!
    (heureusement après explications avec la chef, j’ai eu le droit à juste la moyenne pour ne pas rater mes études mais quand même ne pas froisser la connasse d’infirmière qui m’avait saqué)

    En gros, à cause des autres, j’ai passé ma vie à me faire toute petite, mentalement, physiquement, ne pas faire de vague, ne pas se faire remarquer, se vouter à force de baisser la tête !

    Puis une grossesse et une prise de poids, 25 kilos de plus… j’étais tellement bien !
    J’ai pas tout perdu, j’en ai même gardé 10 de ces kilos (et des seins enfin yes) j’emmerde le monde, je m’assume…. j’ai 36 ans… je commence à vieillir et c’est mes rides que je traque plutôt que mon poids ou ma taille 😉

    Tout cela pour dire que gros/maigre/grand/petit/roux/blond/noir/blanc… vous ne conviendrez jamais à tout le monde. Pour autant, restez ouvert à ceux pour qui vous convenez, car oui ils existent aussi !

    Restez ouvert au monde… les cons glisserons… les bons s’accrocheront !

    La bise

  16. Madame Pivoine - Natacha

    Bah moi je suis grosse. Et je les emmerde.
    Je les emmerde parce que j’ai tout essayé. J’ai du perdre au moins 120 kg dans ma vie. 10 par çi, 8 par là, 30, puis 15….. toujours en les reprenant, plus 5 ou 8 en plus bien sûr; sinon c’est pas drôle.
    J’ai pensé à la chirurgie. Et puis non.( Quand on voit sur les forum, celles qui se mettent à refaire un régime quelques années après l’opération car elles reprennent du poids, ça laisse très perplexe quand même)
    Et qu’on ne vienne plus me dire que c’est un manque de volonté, hein, parce que je travaille 70 heures/semaine, j’ai arrêté de fumer seule -sans pach ni rien-, j’ai appris une langue seule, j’ai appris mon métier toute seule aussi, j’ai accouché 2 fois sans péridurale et chez moi. Je peux donner plein d’autres exemple.
    Un jour j’ai arrêté les régimes. Parce que j’ai compris que c’est pire que mieux. Je m’alimente bien, en fonction de mes convictions (végétarienne, vegan en devenir 😉 ). Et j’ai stabilisé mon poids.
    Encore mieux, je marche la tête haute. Ceux qui ne voient que les kilos ne sont pas dignes de mon amitié et je les emmerde.
    Mes kilos, c’est mon histoire, c’est mon armure, c’est les couleuvres que j’ai avalées. C’est ma féminité alors que mes parents voulaient un garçon. Peut-être qu’un jour je n’en aurai plus besoin. Peut-être qu’un jour, ils partiront. Ou pas. J’ai d’autres chats à fouetter (pauvres chats, quand même)
    Je suis grosse. Je suis brune. Je suis forte. Je suis fragile. Je suis belle. J’aime. Je m’aime. Et je les emmerde.

  17. Corinne

    Bonjour Aïcha,
    je ne crois pas qu’on puisse changer le regard des autres, en particulier de ceux, les pauvres, qui n’ont pour seules références que les magazines, la publicité et le qu’en dira-t-on. Je les plains beaucoup parce qu’ils se privent d’une vraie rencontre entre êtres humains. Il existe d’autres personnes sur terre, qui eux sont disponibles à l’autre et un jour, si on arrive à rester disponible aussi, nos routes se croisent.
    Si vous me permettez un conseil, un bouquin m’aide beaucoup en ce moment, à l’aube de ma radiothérapie. Il s’appelle “3 amis en quête de sagesse” et il est écrit par Matthieu Ricard, Christophe André et Alexandre Jollien (un bouddhiste, un psychologue et un philosophe). Il me réconforte beaucoup, me permet de rester ouverte et me rend joyeuse dans l’adversité.

  18. Aïcha

    Bonjour à tous,

    Tout d’abord, je tenais sincèrement à vous remercier de tous vos témoignages. Ils sont émouvants, réconfortants, parfois tristes, mais toujours lumineux.

    Rassurez-vous, je ne suis pas de celles qui se laissent aller. Juste un ras le bol de la bêtise humaine.
    Je n’ai pas toujours été « affirmée » ; à l’âge de 12 ans, j’étais atteinte de rachitisme et trop grande pour mon âge. S’en est suivi des mois de gymnastique corrective. La bonne blague…

    J’ai un terrain génétique redoutable. Ma famille a été disséminée par le diabète et les problèmes cardiaques. Alors je fais attention à moi. Tout s’est déclenché à l’âge de 50 ans.
    Mon doc m’explique que je suis comme ça et qu’aucun régime n’y fera quoi que ce soit, que le terrain génétique est là. Les médocs me font prendre du poids et je n’y peux rien.

    L’hypertension est venue avec mon job : un joli 26 de tension dû au stress, à la pression, aux retards réguliers de paiements (Xavier doit connaître). Le diabète lui, juste après ma séparation d’avec mon helvète de mari. Adorable, mais aucune once d’humour, donc j’ai pris la tangente avec mon gamin sous le bras. Perso, une journée sans rire, j’ai juste envie de me flinguer. L’humour étant pour moi le sel de la vie.

    Le plus dur dans mon existence a été d’apprendre à dire NON.
    Non aux médiocres, aux parasites, aux individualistes, aux égoïstes, aux moi-je et j’en passe.
    C’est fait. Reste plus grand monde. Mais ceux qui m’entourent ont été triés sur le volet.
    Alors je peux paraître exigeante, mais si je le suis, c’est que je le suis déjà avec moi-même.

    Les sites… bah, j’ai testé… Entre celui qui met une photo qui date de 15 ans, l’autre qui marche de travers, parce que sous médocs arrosés de gros rouge qui tâche, on en revient vite.
    Les « cc, sava », très peu pour moi. J’ai bâché depuis un certain temps.
    Si je dois y retourner (peu probable), je mettrai sur mon profil : « Messieurs, vous êtes attirés par les boudins à l’esprit vif, à la répartie mordante, à l’humour dévastateur, à la culture vaste ? Je suis là ! »
    Je m’étais inscrite sur les conseils d’une amie, une belle plante parfaite sous tous les angles, mais qui rame comme pas permis. Et j’ai un tas d’amies qui galèrent, c’est impressionant.

    Parce que le physique n’est qu’une enveloppe. Et que les maux de chacun de nous font ce que nous sommes.
    Parfois je m’accepte, parfois non (surtout quand tu vois un spot débarquer en plein milieu de la figure et tu ne sais pas pourquoi).

    De nature particulièrement optimiste, je veux croire encore à la bienveillance qui pourrait m’entourer. J’en ai la preuve ici même.
    Merci encore à vous tous et à Baptiste. Vraiment.

    « On vit avec un cœur trop plein dans un monde trop vide. Et sans avoir usé de rien, on est désabusés de tout. » Chateaubriand.

    PS : @ Sandrine : OK pour les fringues ! Je vais lancer une pétition sur change.org : ce n’est pas parce qu’on est grosses qu’on est obligées de s’habiller dans des sacs poubelles payés au prix fort. Les stylistes ont vraiment un goût de chiottes en France… Du coup, j’achète en Angleterre, où c’est un peu plus branché. 😉

    1. lectrice boulimique

      Pour les fringues, voir en seconde main. Pas que pour les “tailles trop grandes” mais aussi pour les portefeuilles “trop petits”. En plus dans ce genre de magasin comme on vend et on voit de tout, on n’est pas obligé de se farcir les réflexions d’une petite vendeuse taille 36 à propos de votre 46.

  19. Fabymary POPPINS

    Le Poids des mots n’est pas une phrase vide de sens, quand on lit ton article, que de souffrances derrière tout ça, le culte du corps et du paraitre fait de sacré dégâts. Je n’ai jamais regardé chez les gens autre chose que ce qui en transparait, gentillesse, altruisme… le physique c’est très loin derrière les qualités humaines, bises cher Baptiste et tous, on est beau déjà de l’intérieur avant de l’être de l’extérieur.

  20. Rofine

    Vous avez remarqué que le marronnier des régimes est de sortie dans tous les magazines féminins (bien sûr !), en cette période de l’année. J’ai l’impression que toutes les femmes doivent se plier aux diktats de la mode, mince, grande, belle pour rentrer dans le moule imposé par notre société. Si votre enveloppe extérieure ne correspond pas, on jette sur vous des regards accusateurs : vous mangez trop, mal, vous vous laissez aller.

    J’ai déjà largement dépassé la cinquantaine. L’hypertension, le traitement que je prends depuis cinq ans pour ma maladie bipolaire et les antécédents génétiques font que je suis en surpoids. Je m’accepte comme je suis et je me fiche du regard des autres.

    Aïcha soyez vous-même avec vos qualités. Continuez à vous aimer telle que vous êtes. C’est vraiment l’essentiel.

    Je me permets de vous embrasser.

    Mamie Rofine

  21. genevieva

    de lire tous ces commentaires me fait chaud au cœur, je suis en surpoids depuis plusieurs années et surtout depuis le décès de mon mari, et atteinte de la maladie de Hashimoto (thyroide) cela ne s’arrange pas
    c’est surtout tous ces magazines qui parlent de régimes, de filles minces comme des fils, mais souvent les
    “grosses” sont beaucoup plus gentilles, aimantes, et je les aime, et mon mari me disait toujours ‘arrête avec
    ton poids, j’aime mieux serrer dans mes bras des formes, qu’un sac d’os il ne fait pas de bruit” courage Aicha vous allez arriver à aimer
    , vous êtes pleine de vie et d’amour

    1. Madame Pivoine - Natacha

      Genevieva,
      Des grosses pas du tout gentilles, ni aimantes, il y en a plein.
      Des minces, maigres adorables, il y en a plein.
      De grâce, cessons d’opposer les minces et les grasses. La beauté est partout où on veut bien la voir…
      Bisous

  22. Vérodu77

    Bonjour ,

    Merci Baptiste de laisser la place à nos mots sur un autre si délicat sujet. Et merci pour ce que tu nous apportes à chaque billet (je suis lectrice depuis la naissance de ce blog). Je crois que c’est le 2e commentaire que je poste

    Le regard des autres, les mots des autres, le jugement des autres font mal. Très mal. Trop mal. Souvent. Parfois.
    Se trouver belle, lorsque l’on souffre de surpoids, voire d’obésité, demande des ressources spirituelles que tout le monde n’a pas. Parce que nous avons tous un caractère différent. Et que parfois il n’est pas équipé pour vaincre la moquerie des autres.
    Comme j’aurai aimé pouvoir crier au monde entier “je pèse 112kgs et je t’emmerde ! “. Mais j’en ai toujours été incapable …
    Alors on se la boucle. On essaye tout et n’importe quoi pour essayer de ne plus l’etre, grosse. Mais on n’y arrive pas à tous les coups.

    Comment se trouver jolie à 112 kgs lorsque tout autour de vous, vous prouve le contraire ?
    Et puis comment assumer ses rondeurs lorsque le surpoids commence à vous poser des problèmes de santé ? Hypertension, souffrance articulaire, apnée du sommeil ….
    Lacer des chaussures lorsque son abdomen fait une bouée devient un calvaire quotidien.
    S’asseoir dans un manège à sensation avec son fils est utopique, vous n’y mettez qu’une fesse.
    Ne se trouver jolie qu’habillée en noir parce que ça vous donne l’illusion d’avoir 10kgs en moins, c’est usant.

    Et puis un jour il y eut une rencontre. Avec un médecin. Qui m’a écoutée. Qui a vu mes larmes. Qui les a comprises. Qui a entendu mon ras-le-bol. Mon découragement. Ma lassitude. Qui a emprisonné ma souffrance. Et qui m’a mit sa main sur mon bras en disant “et si je vous aidais à recouvrer une meilleure santé et un meilleur moral ? “.
    Il y a 18 mois j’ai été élligible pour être opérée d’un by-pass (déviation du passage des aliments qui ne sont plus stockés dans l’estomac mais reliés à l’intestin). J’ai perdu 45kgs.
    Attention, je ne suis pas en train d’encourager cette solution !! Ni de la présenter comme une solution de facilité. C’est une décision compliquée et sérieuse à prendre. Une décision qui reste médicale. Pour moi elle a été longue à adopter. Et l’opération a nécessité 1 an de préparation physique et psychique (série folle d’examens et contrôles à effectuer) ; certaines contraintes (notamment alimentaires) sont désormais mes compagnes à vie.
    Mais aujourd’hui j’ai retrouvé de l’énergie, de la joie de vivre ; mes articulations, mon souffle me disent merci. Le traitement que je prenais contre l’hypertension est définitivement stoppé. Les nuits ne sont plus un calvaire ni pour moi ni pour mon conjoint. J ‘ai même retrouvé de l’acuité visuelle.
    Quant à la garde-robe … je suis passée de la taille 54 à la taille 40.
    Ma vie n’a pas changé foncièrement, des pbs j’en ai toujours comme tout le monde (boulot, fric, etc …).
    Ce que je veux dire c’est que le surpoids , l’obésité n’est pas une fatalité. Qu’il y a aussi des médecins, qui savent comprendre et qui oeuvrent pour que des hommes et des femmes, n’aient plus à victimiser leur surpoids. N’aient plus à avoir honte d’être gros. Parce que souvent ce n’est pas un choix.

    Soit on a la chance d’être né avec une armée de petits soldats en soi qui envoient bouler la moindre parole désobligeante, le moindre regard moqueur et c’est un combat quasi- permanent, soit on croise un jour des gens qui nous veulent du bien.
    Merci au Docteur B. pour le bien qu’il m’a fait.

  23. Celine

    Moi aussi j’ai toujours le coeur serré après nombre de vos post (heureusement que certains me font hurler de rire, ca compense 😉 Pour ma part, je peux vous parler de juste 10-15 kg en trop que le monde – médical ou pas – me fait bien payer. La dernière, que pourtant je voyais comme bienveillante, a été la Docteur du Travail qui m’a allumé sur les 5 kg pris cette année. Sachant que je revenais d’un négatif en matière de poids suite à une grosse chirurgie (du -10 kg en un mois …). Bien sur ces kilos en trop était de ma faute et de celle de mon alimentation, forcément, et même si vous dites que vous n’avez rien changé à votre alimentation et de surcroit, repris le sport, vous mentez : le patient ment toujours. Les traitements de Depakine, Nocertone et autre Apranax à dose de cheval n’y sont forcément pour rien. Et là on se sent de la merde, je peux vous le dire. Merci de souligner ces faits qui peuvent passer pour secondaire quand la grande Medecine nous permet de vivre, mais quand ces Médecins parfois nous poussent à disparaitre !

  24. ImmaterialGirl

    Le sujet est complexe… lorsque je lis Aïcha, je vois une personne pleine d’esprit, visiblement cultivée, qui aime les beaux mots et l’esprit. Oublier que les personnes, indépendamment de leur poids, sont de belles personnes, est vraiment symptomatique d’une intolérance crasse. Et cela, effectivement, est déplorable.

    Mais le problème du poids, c’est un peu la quadrature du cercle. Parce que, soyons honnêtes, l’obésité ou le surpoids n’est pas seulement qu’un marqueur esthétique. Là où le bas blesse, c’est que le terrain est aussi médical.
    Comprenez-moi bien : une femme qui pleure parce qu’elle fait un 42, cela me révolte. Cette personne ne doit pas craindre pour sa vie ou sa santé à cause de son poids, et il faudrait lui foutre la paix pour ses soi-disant “kilos en trop”. La question des morphologies “pulpeuses”, et les “rondeurs” sont ridicules : c’est un corps de femme épanoui. Period.

    Mais il est difficile de ne pas encourager les personnes en grave surpoids et obèses à perdre des kilos. Cela n’a alors rien d’un haro ou du mantra de l’industrie de la mode ou que sais-je que de dire à une personne souffrant d’obésité : “c’est dangereux pour toi”. C’est une question de santé, comme l’hypertension artérielle, le diabète.

    On ne peut pas alors accuser les voix qui se lèvent et qui rappellent que oui, il serait peut-être mieux d’envisager un traitement, de n’être que de petits émules des standards sociaux, bêtes et méchants. Et je dis cela en connaissance de cause : une amie très proche, très gaie, pleine de vie, et très jeune, souffre d’obésité, et ce ses problèmes de santé – plus que d’intégration sociale – qui me font réellement mal au coeur.

    1. Madame Pivoine - Natacha

      Aaaaah, je l’attendais celle-là : “c’est une question de santé”.
      Non mais sérieusement, qu’avez-vous à en faire de notre santé? Est-ce que vous vous préoccupez autant de la santé des fumeurs ou des buveurs par exemple?
      Est-ce qu’on demande aux gros pourquoi ils sont gros?
      Est-ce qu’on leur demande si cela leur pose des problèmes? (la santé n’est pas l’apanage des minces, que je sache)
      Est-ce qu’ils sont bien dans leur vie affective?
      Est-ce qu’ils sont bien dans leur travail? Est-ce qu’ils travaillent trop?
      Est-ce qu’ils ont des problèmes d’argent?
      Est-ce qu’ils ne conduisent pas comme des tarés? Est-ce qu’ils sont toujours sobres au volant?
      Est-ce qu’ils fument?
      Est-ce qu’ils prennent des médocs?
      Est-ce qu’ils sont exposés à un environnement polluant?
      Est-ce qu’ils ont des conduites sexuelles “à risque” (c’est moche comme expression mais là n’est pas le débat)
      Non? Parce que tout cela AUSSI c’est dangereux pour la santé.

      “Le terrain est aussi médical”.
      Bah parlons-en du terrain médical! Qu’a fait le corps médical à part:
      – Nous culpabiliser avec des mots prononcé de façon obscène : graisssse, obèèèèèèèse,
      – Nous proposer/ordonner des régimes complètement déséquilibrés
      – Nous proposer de tailler dans le tas, sleeve par çi, ballon par là. Alors qu’il y a aujourd’hui suffisamment d’indices qu’à long terme, cela ne marche pas non plus. Par contre, les effets secondaires, les séquelles sont nombreux. Et graves.
      – Nous proposer du Médiator, par exemple … (hum!!!!! Bon sang de bon sang)

      Parce que tu vois, ImmaterialGirl, s’il suffisait d'”encourager les personnes en grave surpoids” cela serait formidable.
      MAIS, ça ne marche pas comme ça. C’est con, car nous les gros disparaitrions du paysage mais ça ne marche pas comme cela. Car vois-tu ça commence toujours par “faudrait perdre quelques kilos, c’est pour vous que je le dis, c’est pour votre santé”. Alors on fait un petit régime. Parfois (naan souvent en fait) très jeune. On perd 3 kilos, on en reprend 5. Puis, 5 on reprend 8 etc…. ÇA c’est la réalité du pourquoi on devient gros. C’est à cause des régimes
      . Ça distorsionne complètement la relation à la nourriture, au corps, à la sensation de satiété. C’est la pire des choses.

      Quelques liens pour éclairer vos lanternes :
      http://www.leblogdebigbeauty.com/2012/03/toi-mon-corps-je-taime/
      https://nicolassahuc.wordpress.com/2016/03/10/by-pass-sleeve-les-chirurgies-de-lobesite-ce-nest-pas-une-technique-de-perte-de-poids/

      Je suis bien consciente que le ton que j’emploie est un poil agressif, veuillez m’en excuser, c’est que je n’arrive pas à dire les choses autrement. Cela n’a rien de personnel envers vous car malheureusement ce discours est celui de tellement de personnes -issues du corps médical ou pas-.

      La bises!

      1. ImmaterialGirl

        Ne vous excusez pas, j’ai bien conscience qu’il y a de nombreux soignants – ou pas – qui cherchent à vous culpabiliser. L’agressivité dont vous faites preuve, je la comprends. ^^

        Ce que je chercher simplement à dire, c’est que si vous n’êtes pas “coupables” d’être obèses / en surpoids, je suis sûre que vous avez aussi assez de sagesse pour ne pas reprocher à toutes les personnes potentiellement inquiètes autour de vous (pas seulement vos médecins, hein !) d’être de sales discriminants .
        je tentais d’expliquer que ces personnes (moi la première) peuvent être blessantes sans chercher à l’être avec remarques qui ne tendent pas à vous mettre en cause directement, mais font juste preuve d’un – très maladroit – excès de zèle et verbalisent leur inquiétude.
        Oui, c’est lourd ; oui, c’est pénible, ces gens que l’on pense nous ‘juger”.
        Mais parfois, ce n’est pas de la méchanceté ; juste un amour, une bienveillance et un soin un peu malhabiles.

        Et oui, le corps médical est parfois d’une condescendance assez cauchemardesque.
        Et oui, les traitements médicaux ne font pas toujours effets, voire sont des traquenards.
        Et oui, le petit régime de 3kg pour une dame de 62 kg pour 1m60, ça me fait rire jaune autant que vous.
        Mais parfois, il y a des choses qui rendent la vie plus belle : la découverte d’une activité sportive, d’une cuisine agréable, un nouveau compagnon, la fin d’un conflit, une nouvelle amitié, qui font que – sans que nous le voulions – notre corps se transforme. Mon corps à moi, en tous cas, est bien plus souvent un thermomètre de mon humeur que de mes apports alimentaires.

        D’un point de vue plus personnel maintenant, jolie Dame Pivoine (j’adore les pivoines, j’ai un arbuste dans mon jardin qui ravit chaque année mon coeur avec ses pétales roses :D), je suis tout aussi dubitative vis-à-vis de mes amis fumeurs et buveurs irrévérencieux, ainsi que les consommateurs d’ecsta et autres joyeusetés XD. Et je crois que je le leur ai fait savoir ; tout comme ils m’ont déjà reproché mes nuits sans sommeil et mes écarts de conduite.
        Mais chacun a son histoire, et les défauts de ses qualités.

  25. mimi

    Hello
    Personnellement, je suis en surpoids et l’assume complètement, j’évite les personnes de mon entourage que ça dérange ( honnêtement, les personnes que ça dérange ont un problème, non ??? ou alors ils sont complètement superficiels et peu intéressants CQFD)
    Mais alors, ce que je trouve hallucinant, c’est les remarques que l’on entend sur les femmes, les filles, les vieilles … Mais pour qui se prennent ces hommes qui se permettent cela ? ils se sont regardés ??
    Nonmaioh !
    Et puis, toutes ces femmes, toutes ces jeunes filles qui se trouvent grosses dans un 36 ou un 38 ! qui n’a pas regardé sa photo d’adolescent(e) en se disant, “ben finalement, j’étais plutôt canon, j’étais bien conne de me trouver grosse !”. Comme quoi, quel que soit le poids qu’on fait, la tête qu’on a, la taille, l’important c’est de s’aimer. Personne ne nous fera jamais autant de mal que nous nous l’infligeons à nous même en ne nous aimant pas. Cela s’apprend, cela se construit, et on peut se faire aider ! C’est peut être la seule chose qui vaille le coup ici bas, car en s’aimant on peut aimer et être aimé, et peut être même être un exemple pour ses enfants…
    On connait tous des personnes en surpoids qui sont géniales, ça ne nous viendrait pas à l’idée de ne pas les apprécier parce qu’ils sont gros (ou alors vous êtes très con, passez votre chemin), et des créatures de rêve magnifiques mais bêtes à pleurer et très antipathiques, non ?
    Un bon psychiatre fera plus de bien qu’un bon nutritionniste, j’en suis persuadée (on sait tous ce qui fait grossir, de toute façon, on n’est pas complètement débiles, non plus !)
    Peace & love !

  26. Nicole

    Aïcha, j’apprécie et partage l’esprit du message d’Immaterialgirl. Vous avez de l’humour, de la distance, un réel talent dans l’écriture ….
    La discrimination quelle qu’elle soit est révoltante. Repousser ou humilier parce qu’il y a “différence” reste dégradant aussi bien pour celui vers qui cela s’adresse que pour celui qui l’exprime !! La perfection n’est pas le fort de l’humanité … souhaitons que chacun fasse comme le colibri et apporte une goutte d’eau pour éteindre l’incendie !
    Donc, concernant la goutte d’eau que “moi-je” ai envie d’exprimer, ce serait … comment valider ou fermer les yeux devant une “vraie” obésité. Pas la minette ou la quinqua ou plus âgée, qui se plaint de faire un 42 !! d’avoir la fesse ronde ou la cuisse généreuse, évidement !!! En face d’un surpoids mettant en péril l’équilibre/santé d’une personne, se taire en tant que soignant, cela me semble aussi inadmissible que de laisser s’enfoncer un accro, avec sa drogue. L’hypertension, le diabète, les désordres articulaires, la stérilité quelquefois etc…. impossible de fermer les yeux (lâchement) et sous prétexte de “tolérance”, laisser la situation aller à vaut l’eau ;=(
    Ensuite, il reste évident que tout écart de langage allant dans le sens d’un jugement négatif, d’une dévalorisation, est intolérable. Parlons encore (et encore) de l’écoute, de l’accompagnement, du travail en réseau pour aborder peu à peu, avec efficacité le chemin qui conduirait vers un résultat comportant moins de risques potentiels.
    Ensuite, j’admets que cela requiert une collaboration étroite entre soignant/soigné et j’accepte que l’on puisse choisir de ne rien faire. C’est un droit indéniable comme peut l’être celui de mourir dans la dignité ou de refuser un traitement ou de décider d’une IVG etc….
    Botticelli, Degas, Botero ont peint des femmes comme sont les femmes, pas des femmes/éphèbes. Nous avons des seins, un petit ventre, des fesses et des cuisses, en aucun cas un torse planche à pain, un bidon tablettes de chocolat et des cuisses entre lesquelles on “voit le jour”. Ça, c’est le délire des “grands couturiers” qui font défiler de pauvres filles cadavériques !
    Bref, une femme “c’est pluS ++++ beau” quand c’est rond… enfin il me semble. Pourtant, avec respect, essayons d’amener celles qui se perdraient dans une obésité pathologique, vers un état de santé le meilleur possible….si possible ….
    Aïcha vous êtes bonne à aimer ! Vous donnez envie de vous aimer, par vos propos enlevés, drôles, équilibrés. Je vous souhaite de tout cœur de trouver l’équipe aidante pour améliorer ou prévenir tout problème de santé <3

    1. Tao

      aaargh ! je sais que quelqu’un l’a déjà dit plus haut, mais ça m’énerve tellement, que pour redonner le moral aux gens gros, on oppose les gros et les maigres ! Moi je suis comme vous le décrivez, “planche à pain, des cuisses entre lesquelles on voit le jour”, et j”ai pas la chance avec ça d’avoir un bidon tablette mais un ventre tout mou après trois grossesses !! Et alors ? Toute discrimination n’a pas lieu d’être ! Je ne suis pas grosses, et j’ai entendu “les maigres elles sont sèches et méchantes”, “les filles pulpeuses sont généreuses” (ah ? parce que quand on est maigre on peut pas ?), “oh toi, vu ce que tu as sous ton pull…”, “non pas elle, elle en n’a pas assez” (des seins, alors que deux gars distribuaient des tracts dans la rue pour inviter des filles à une soirée dans un bar). On aura toujours un défaut que certains remarqueront, basta ! On n’a qu’un corps, on n’a que ça en magasin, il faut faire avec même si c’est parfois dur et je comprends infiniment tout ceux qui souffrent de discrimination. J’ai 40 ans et je m’entraîne à m’aimer car je me dis qu’en plus avec l’âge je risque de me trouver d’autres raisons pour ne pas le faire ;-). S’aimer, maintenant, c’est urgent.

  27. Myriam FdF

    J’ai passé ma vie à avoir des problèmes avec mon pèse-personne. Pas très grande, 1.60m, première grossesse +23kgs. Régime drastique pendant un an, j’arrive à les perdre et me retrouve (volontairement) enceinte une deuxième fois 3 mois après avoir atteint mon objectif. Fin de deuxième grossesse +26kgx au compteur, ceux-là, perdus sans trop de mal. Quelques années après, des soucis au boulot et je me mets à maigrir, -15kgs en 2 mois. Un vrai sac d’os. J’ai quitté mon job, repris un poids “normal” de mon point de vue et arrêté de fumer. Vlan, +10kgs ! Perdus en plusieurs années. Reprise des clopes durant 5 ans, ré-arrêt, re +10kgs. Re-perdus, difficilement. Et me voilà, à l’aube de mes 50 ans, apprenant qu’une saleté dont on ne connait pas plus la cause que le traitement me laisse une espérance de vie d’environ 15 ans. Reprise des cigarettes, changement de vie et de latitude, ménopause… Pfff… rebelotte. Avant d’épouser mon Doudou, j’ai perdu 17kgs, histoire de me sentir bien dans ma peau le jour J.
    J’aurai 55 ans dans quelques jours et en lisant ce post, je me dis que si j’avais eu un peu plus confiance en moi, si je n’avais pas focalisé tous mes problèmes existentiels sur un chiffre affiché par une bête machine, ma vie aurait été bien plus agréable…
    On ne se refait pas : j’envisage à nouveau d’arrêter de fumer. Ce qui me retient ? 😉 Heureusement que le ridicule ne tue pas. 😀

    Bonne journée à tous.

    PS : aux antilles, un grand nombre de femmes semblent s’être affranchies des diktats de la mode. Elles sont rondes, court (voire peu) vêtues, affichant leurs kilos en trop aux yeux du monde, sans complexe. Mais il faut dire que les hommes, ici, ont un vrai penchant pour les femmes bien en chair…

    1. Herve CRUCHANT

      En Guyane, ce morceau d’Antilles qui a glissé sur un zouk et pris le cap sud, les gars aiment les femmes fessues de manière ostentatoire et déterminée, comme en Afrique de l’ouest. D’ailleurs, voici quelques années sur la côte et encore aujourd’hui plus haut sur les fleuves, elles ne portent pas de soutien gorges, cette zone géographique n’ayant pas de valeur réellement sexuelle. Mais le popotin, oui. Nous, là, les blancs qui avons d’autres critères nous en étonnons parfois. Madame Myriam FdF de Cinquantans, de vieille noblesse, a bien raison dans sa description. Les Guyanais de souche (çà, çà fait rire parce que les racines, en Guyane…) préfèrent les p’tites bagayes quand ils sont Martiniquais ou Haïtiens camouflés, plutôt rondelettes quand ils sont autres. Mais toutes les femmes restent femmes et c’est bien. D’autant que certains mélanges donnent des résultats magnifiques et surprenants. Dommage vraiment que Madame Myriam ne nous donne pas droit aux expressions qui en découlent. Un peu (!) trop significatives ou évocatrices ? pa gain problem : chibre raid pa moli ! épicétou !

      1. Myriam FdF

        Hervé, bien trop évocatrices. Pour seul exemple que je donnerai, le piment d’ici s’appelle “bondamanjack”, littéralement, “le cul de madame Jack”. Cette dernière a dû faire bien des heureux, c’est l’un des piments le plus fort au monde 😉

        (En créole martiniquais) “plis fos, Hervé, tchimbé rèd. Ti bo”

        https://www.youtube.com/watch?v=FjOSVXLJIUw

  28. marie

    Ça dépend des jours, un matin devant la glace je suis une lourde Lard’s Queen et d’autre soirs une aérienne l’ART’s Queen, j’aurai eu un ticket d’enfer avec Maillol ; le point de vue change en fonction de l’état de fatigue d’énervement et autre joyeuseté … et si je vire du mauvais coté de la force je regarde Bagdad café ou Tournée d’Almaric. En vrai un jour dans une station service, j’ai vu, à l’avant d’un J7, une véritable authentique Miss Dirty Martini accompagnée d’un hidalgo voyou, ils respiraient la road movie, des sourires ravageurs, ça pulsait la life.
    Les agressions verbales discriminations quolibets vannes et tutti quanti ne sont que bave de crapaud qui n’atteignent pas la voluptueuse gironde et l’industrie de l’amaigrissement une monstrueuse mafia comme celle du tabac.
    Dans tous les formats, dans tous les possibles, l’important c‘est l’amour que l’on se porte, l’acceptation et le respect de ce qu’on est.
    Et j’aime les québécois http://www.aspq.org/uploads/pdf/565cac833208fappel-a-l-action_2015-11-30.pdf
    et plein plein d’autres

  29. Cris03

    Même quand on est en surpoids, les médecins trouvent que c’est ça la cause principale de nos problèmes.
    L’an dernier, envoyée chez le diabétologue par mon médecin qui voulait son aval pour une modification profonde de mon traitement. Ce spécialiste n’a pas regardé mes glycémies, m’a dit d’aller voir une diététicienne car maigrir (56 ans, 1.62m, 72 kg) permettrait de régler en grande partie le problème, a quand même changé le traitement (ce qui a eu un effet immédiat sur le diabète même sans faire de régime).
    Il ne m’a pas demandé comment je me situais par rapport à mon poids. Je n’ai jamais été mince, mon poids de forme est de 68 kg. A 40 ans je pesais 90kg, j’ai perdu au fil des ans petit à petit, seule puis lors de la découverte de mon diabète avec la diététicienne. J’étais revenu à ce poids de 68 kg, il y a 5 ans mais la prise d’insuline m’a rajouté 4 kg, tout en étant stable par la suite.
    Soutenue par ma diététicienne (un peu stupéfaite de la demande du diabétologue), j’ai fait un régime hyper strict pendant 3 mois : résultat faim tout le temps, et perte de seulement 1.5kg alors qu’avant l’insuline, en mangeant plus je perdais 2k par mois. J’ai perdu uniquement sur les jambes, la poitrine et quand j’ai remangé un peu plus , je suis revenue à 72 kg en reprenant les 1.5kg uniquement sur l’estomac donc le bénéfice de l’opération est plutôt négatif, les graisses abdominales étant plus dangereuses.
    Donc j’ai décidé de ne plus faire de régime pour maigrir, juste équilibrer mes repas pour réguler mon diabète. Et je vais changer de diabétologue.

    1. Herve CRUCHANT

      j’suis pas toubib, Cris, aussi je vais te donner un conseil de bon sens populaire, comme on dit : au lieu de vouloir perdre du poids, perds donc ton toubib au fond d’une forêt sombre et irréversible ! et s’il a faim au bout d’un moment, qu’il bouffe donc des glands !

  30. MarionLR

    Je suis devant l’excellente émission xenius sur Arte qui parle de surpoids et santé… Très interessant… Une étude en Allemagne a constaté que les personnes possédant un IMC de 27 (78kg pour 1,70 m) ont la meilleur longévité…
    Ça parle de santé, d’habitudes alimentaires, de surpoids, d’hypnose, mais de façon décomplexée et non culpabilisante…
    De mon côté, le surpoids, en plus de ma grande taille, rend très difficile la recherche de vêtements sympas. Les marques connues vont rarement au delà du 44, et j’en ai vraiment marre des vendeuses qui me poussent à essayer leur 44 sous prétexte qu’il est “grand”. Quand le pantalon reste bloqué à mi cuisse, j’ai juste envie de pleurer et la séance shopping détente devient une torture… Je ne parle pas des bras qui ne rentrent pas dans les manches, de la poitrine qui bloque la fermeture des chemisiers….
    Pour trouver ma taille, il faut que j’aille dans les magasins où j’habillais ma grand mère …. Souvent cher, et pas adaptés en style… Difficile dans ces conditions de se mettre en valeur et de se trouver jolie…
    Après, le regard des autres…. Je suis grande et costaud, j’ai un regard qui, parait il peut clouer sur place , je pense que j’impressionne en fait… Mon surpoids donne plutôt une impression de puissance.
    Alors oui, quand je vais en séance d’hypnose pour travailler le lâcher prise et que la thérapeute me demande “et vous ne voulez pas perdre du poids aussi?”, ou quand je vais voir mon nouveau médecin traitant pour un problème précis et qu’il me dit qu’on va voir pour mon surpoids… Au début ça énerve… Maintenant Ça m’amuse intérieurement… Voire, je prends un air surpris, et je demande avec des trémolos dans la voix: pourquoi? Vous me trouvez grosse???? (J’adore mettre mon interlocuteur mal à l’aise)
    Par contre la personne qui, à table, se permet de me shunter pour le dessert en déclarant “ah ben toi tu n’en prends pas, hein? Il ne t’en faut pas !!!” (Véridique, et pas une proche en plus…), celle là a été clouée sur place par un de ces regards sympathiques dont j’ai le secret!!
    Aïcha, pour toi ce sera un regard tout doux!
    Regarde l’émission de xenius en replay si tu as l’occasion, elle m’a fait penser à toi (et à moi…) L’analyse du stress chez les personnes ayant un IMC élevé est étonnante et positive, ça fait du bien d’entendre parler des effets positifs du surpoids de temps en temps!

  31. Raphy

    je trouve terriblement triste de se replier sur soi comme ça sous prétexte d’être gros(se). Surtout que le problème est tout dans la tête…
    Parce que oui, tous les goûts sont dans la nature et qu’il y a plein de gens qui apprécient les gros(se)s ! Alors évidemment, dans notre société actuelle, ils ne s’expriment pas beaucoup. Mais ces gens existent bels et bien !
    Seulement, il ne faut pas prendre le problème à l’envers. Pour être aimé, il faut commencer par s’aimer soi-même au moins un petit peu. C’est un principe fondamental. Certains l’ont déjà écrit ici et c’est parfaitement vrai.
    Avant de sortir de chez soi pour trouver l’amour à tout prix, il faut commencer par sortir de chez soi pour se faire plaisir soi-même.
    Je connais une femme qui multipliait les relations “courtes” avec des hommes “bien foutus”. C’était son truc à elle. Puis elle a rencontré l’amour avec un homme en surpoids et ils ne se sont plus quittés. On lui avait pourtant répété qu’un homme un peu en chair était beaucoup plus doux et confortable… Elle n’a jamais voulu le croire… jusqu’au jour où elle a expérimenté la soirée télé la tête posée sur un petit ventre rebondi et le câlin contre un torse chaleureux et juste moelleux comme il faut.
    Je connais une autre femme bien ronde. Elle est architecte et travaille en permanence avec des hommes. Au boulot, c’est pantalon et comportement de Mère-Supérieure-à-cheval-sur-les-principes (y a que ça pour les calmer). Après le boulot, c’est robe de compte de fée et sensualité à tous les étages. Des robes qu’elle fait faire sur mesure par une amie couturière, des grandes robes faites de voiles et de froufrous, des robes décolletées, fendues, etc. Tout simplement parce que ça lui plait et qu’elle aime les porter. Quand elle les porte, je vous garantie que personne n’a envie de se moquer d’elle. Bien au contraire. Elle n’a clairement pas eu besoin de courir après l’amour : il est venu tout seul !

    1. Herve CRUCHANT

      Etre. Enfin, être soi ! Un Etre-Soi en froufrous, dentelles et fredonnements dans la même tonalité. Waouuu. Çà se peut, tiens ! demande donc aux abords. Ou au Docteur Bibi… Vas pas voir Grand33, il t’aime déja !

      (Eh, t’as vu comme ils sont mal éduqués, ces hommes au boulot ?!)

  32. Julie

    Aaaah pouvoir enfin s’aimer…
    Pouvoir faire le choix de maigrir ou grossir parce que notre santé en a besoin (si problème de santé il y a) ou parce qu’on le souhaite. Tout simplement.
    Pour soi.
    Pas à cause du regard des autres. Ces mêmes autres qui ont certainement envie eux aussi de maigrir ou grossir. Et qui créé des images stéréotypés d’hommes et de femmes qui ne leur ressemblent même pas. Ou qui en rêvent.
    Va t’on s’en sortir ? Et ben zut, moi ce week-end je me met en maillot et je file vers l’océan. M’en fiche qu’elle soit froide. Et je vais me moquer du regard des autres sur mes rondeurs.
    Ronde ou pas, tout le monde flotte dans l’eau !! 😀

    1. Cath

      Il n’y a que dans l’eau que j’arrive à faire la planche à pain… Si si. Gracieuse comme une baleine bleue – si j’avais autant d’admirateursque ces sirènes, si seulement…
      Mais en dessous de 29 degrés, j’y mets pas un arpion. On a beau dire que les voyages forment la jeunesse, ça flanque de mauvaises habitudes, comme de vouloir se baigner dans les eaux de l’océan indien ou pacifique, à température de l’eau du bain.
      De toutes es façons, en Atlantique, on ne boit que la tasse – suis jalouououse de Julie et de la plage 😉

  33. Margot

    Bien que lonely chick, je vis avec mon surpoids sans me détester… j’ai pu voir que les galères des relations amoureuses, de manque de respect concernent beaucoup de femmes, pas seulement les grosses.
    En décodage biologique on apprend qu’il y a une intention positive derrière les maladies que nous déclenchons : la graisse sert à se protéger des agressions, des coups, notamment. Madame Pivoine est très lucide sur l’origine de ses kilos, et l’exprime avec fougue 🙂
    Reste que j’évite autant que possible les médecins, justement pour ne pas avoir à me bagarrer avec eux, suite à leurs réflexions stupides et blessantes, leur paresseuse conviction qu’il n’y a qu’à perdre des kilos pour régler les problèmes de santé. C’est de cette façon que mon surpoids impacte ma santé…

  34. Herve CRUCHANT

    Boutade de très vieux médecin ayant fait du tourisme en Allemagne entre 1941 et 1945 : “on n’a jamais vu un gros dans un stalag”. Ceci pour dire que les régimes ceci ou cela…

    Lui qui aidait les gros et grosses à vivre mieux avec leur surpoids. En le réduisant ou en faisant avec, çà dépendait du cas.

    Il avait été Médecin Militaire quand il avait eue l’occasion de porter le drap bleu puis sombre de la Cavalerie. Doit pas être mal à l’aise avec son poney multicolore, l’Ancien. Respect.

    1. Caroline

      « on n’a jamais vu un gros dans un stalag » : Sans compter que quand les gros maigrissent, c’est que les maigres sont morts !
      Pour ma part, j’aimerais qu’on arrête de me traiter d’obèse quand je n’ai que dix ou quinze kilos à perdre. (et quand je me regarde dans le miroir j’aimerais bien savoir où je suis censée les prendre ! Dans les bras ?? En-dessous d’un certain poids, j’ai toujours un gros cul mais on me voit les côtes ! Tu parles si c’est joli !) Je trouve que le discours concernant le poids et le surpoids manque de nuances, de gradations : à les entendre, entre “mince” et “gros”, il n’y a pas de moyenne ! Pour moi, l’échelle qui va d'”anorexique” à “obèse” compte bien plus d’échelons que cela, notamment “poids normal”, que je n’entends JAMAIS ! Voilà mon échelle à moi : anorexique – maigre – fine – mince – normale – épaisse – enrobée – grosse – obèse. Voilà qui me laisse bien plus de cases dans lesquelles je peux me glisser. Moi je me situerais entre les cases normale et épaisse. Jamais été mince, je ne suis pas bâtie pour cela, je ne vais pas commencer aujourd’hui. Quant à “ronde”, cela ne dit rien sur le poids : j’ai connu des minces arrondies et des grosses pas rondes du tout. C’est un mot fourre-tout qui trompe tout le monde, et me fait hurler quand je le vois sur la couverture des magazines : les femmes qu’on y voit traitées de rondes ne doivent pas tailler plus d’un petit 42… N’oublions pas non plus que quand je vivais en Suisse, je taillais du 42 sans complexe et trouvais à m’habiller sans le moindre problème, et quand j’ai déménagé en France, sans rien changer à mon poids ni à ma morphologie, je suis passée direct à la taille 46, dis donc !!! C’est en plissant les yeux pour lire l’étiquette que j’ai vu pourquoi ! C’est bon pour l’estime de soi, y a pas à dire. Même chose pour la lingerie : je fais un 85 B européen, taille fréquente et normale partout ailleurs, jamais eu de problème, ce qui nous donne un 100 B français ! Vous avez déjà vu un 100 B en rayon en France ? Moi non plus ! Grmmmmbbblll…

  35. kath de Belgique

    Je ne suis pas en surpoids – du tout – 60 kilos pour 175 cm- par contre j’ai 54 ans (beurk ) (pas pour moi) (pour les hommes) j’ai 3 kids (un de chaque couleur) (blanc, jaune, rouge) (manque un black je sais) et j’ai essayé les sites de rencontre et également les agences matrimoniales dites sérieuses- je n’ai essuyé que des refus- pas question de poids donc – certainement pas – mais d’âge certainement et de couleur de peau encore plus certainement. Le racisme est partout

    1. Herve CRUCHANT

      allons, allons… toi qui Belge, avoir des enfants de couleurs drapeau national, c’est tout bon ! tu aurais pu être Française… Bon. tu vois, je prends l’affaire façon Geluck. Je suis persuadé, hors pathologie, que la grosseur est une question de regard. Un rapport à des normes qui viennent d’ailleurs. Oui, mais d’où, n’est-ce pas ? C’était un peu pour déclencher cette voie là que j’ai cité mon ex-beau père “il n’y a pas de gros dans les stalag”. Je cite aussi Caroline : “Voilà mon échelle à moi….”(sic). Mon avis -humble avis- c’est que la vue des autres, naturellement outil de référence pour un dialogue sain, est gauchie par des ‘a-priori métriques’ si je puis dire. La doxa frappe encore une fois avec des références venues du cosmos de sa crétinitude reptilienne. Tiens, petit travail pratique (TP) pour tous : faire quatre colonnes sur une feuille, utiliser le deuxième et le troisième. Sur la deuxième, faire une liste de qualités humaines simples (gentil, aimable, généreux, agréable, etc.) puis, sur le troisième, en face, mettre leurs contraires (ou s’aider avec Wikicontraires); bon. sur la première, en face des qualités, mettre G = gros, N= normal; M=maigre, selon l’image généralement rencontrée et celle qui vient à votre esprit ‘naturellement’; vous avez compris que sur la troisième, on va placer ce qui vient naturellement aussi. On peut trouver des colonnes remplies en première place et en quatrième place (= ambigü). Vous avez là une caricature de ce que pense la société. Crayon rouge ou autre, maintenant. Vous mettez ce que Vous, vous pensez de la chose. Et alors, le tableau de vient complètement rayé de liaisons, de notes, de… illisible, inutile. Voilà le travail : ce n’est pas un problème ! Le problème, c’est l’idée qu’on se fait de l’autre selon des critères à démonter et à jeter à la poubelle de l’Histoire. Chacun sait, pour l’avoir expérimenté, qu’un menteur peut-être tellement convainquant qu’il peut être élu à la présidence d’une république de premier ordre ou vous revendre votre propre bagnole d’occasion qu’il vient de voler la nuit dernière ! A part les cas pathologiques, la grosseur est du ressort de l’optique.
      Faites gaffe quand même, les amis ! Bibi vous dirait : cinq fruits et légumes par jour, de l’exercice physique entre 20 et 30 minutes (pas forcément les 6000 pas élyséens), une alimentation espacée par prises de deux à quatre par 24h, alcool festif uniquement, tabac connaît pas ou plus, sexe à volonté… lectures quotidiennes, parler à l’autre ou au match à la télé avec des copains… avoir des envies déraisonnables (vouloir étrangler son boss) et ne pas les mettre en œuvre (ne pas étrangler son boss ni l’embrasser en arrivant le lundi, sauf cas d’espèce de…), enfin, VOTRE vie saine. En principe. Allez, je vous souhaite de trouver le temps de brûler toutes vos listes de régimes, nomenclatures, etc, sans oublier ma page de TD devenue quasiment illisible et inutile. Que Mieux vous garde. @+

  36. bourgerolle

    Obèse, j’ai été opérée de la thyroïde, il y a 3 ans, dans un grand hôpital parisien. Un interne entre dans la salle de réveil et s’adresse d’une voix forte et hilare à ses collègues :
    “C’est quoi, ce tas, là-bas dans le coin?”
    Le tas, c’était moi.
    “Le tas t’emmerde, connard” ai-je répondu, aussi fort que j’ai pu.
    Il faut dire que je suis rarement de bonne humeur au réveil..

    1. mimi

      waow ! ben oui, on peut faire un métier formidable (soignant, enseignant…) et être un sale con. Il y a des gens bien et des cons partout. Le soucis, c’est qu’en étant un patient, à poil sous sa blouse en papier, fatigué/tendu/endolori/nauséeux/seul, ben on est d’autant plus sensible et plus vulnérable.
      Je pense que c’est un problème culturel, donc d’éducation, surtout, ce racisme anti gros. Sans parler du business que cela représente.
      Pour s’habiller, si vous savez ce qui vous va, achetez sur Asos Curve, ou Taillissime, c’est top !

  37. Herve CRUCHANT

    “Le soucis…plus vulnérable”. (sic)
    Yôh, Mimi. çà dépend des cas. En ce qui me concerne, dans ma tête curieusement foutraque, quand je suis à poil je suis plutôt moi-même face aux autres. Sans repères et attifements que mon image externe. Celui ou celle qui a droit à jugement sur ce qu’il voit ou qu’on lui a suggéré qu’il a le devoir de voir (ouf!) est en position de faiblesse. Si l’agressivité du vis-à-vis est manifeste, il va avoir droit à une défense sans merci. Genre chat de gouttière acculé dans le coin d’un mur; le bestiau qui a l’air le plus cool dans le civil peut te faire un bond à deux mètres, pattes griffues déployées et te défigurer en une fraction de seconde !!! on fait pas çà, attaquer un nu; à moins d’être soi-même dans la même disposition. Mais ceci est une autre histoire.
    Nus, nues de tous les hôpitaux, vous qui craignez sous votre couvre-miches dérisoire, ne vous faites pas peur. Apprenez le vocabulaire minimal qui peut vous sauver des attaques de la pire maladie nosocomiale jamais éradiquée : la connerie humaine. Quelques mots simples peuvent vous sauver, tels que : “et ta sœur”? ou “et ma main dans ta tronche, si çà peut être utile”? ou encore “je suis venu pour un orteil, pas pour un palpé mammaire !”… Il y en a plein, comme des plus déroutantes. une que j’ai dite alors que j’étais aux urgences après tri à l’entrée, pour une hyperthermie due à une bactérie illicite. Un interne passe par là (il y a plein de blouses blanches qui passent, dont une petite jeune fille toute décidée-perdue qui se plante à un mètre et me dit doucement un : “monsieur…çà va?” émouvant et un autre lascar, bien dans sa tête bourrée de connaissances fraichement affrontées qui devaient encore se battre entre elles pour entrer dans le bordel de ses neurones comme ce million de spermatos l’avait fait et lui avait donné le premier coup de rien (“rien”, je persiste). bref, un interne motivé passe par là et me demande pourquoi je suis là. Je lui confie mon petit secret. Le gonze me rétorque, comme un Nadal sur le court : “Çà vous dérange, si je vous fais un toucher rectal?” et moi de dire : “Je vous en prie, faites comme chez vous” mais pas assez vite, l’acte était déja terminé et sanctionné par un “Vous avez une prostate parfaite ! Merci.” C’était pas le tiercé dans l’ordre, mais, tout en rehaussant l’organe en question, çà remonte aussi le moral ! @+

  38. cecilie

    Je suis séparée de mon ex compagnon depuis 6 mois après 8 années d’humiliation constante et de pression quotidienne sur mon poids et mon apparence. J’avais 20 kilos en trop quand je l’ai rencontré, je n’ai pas caché mon physique au contraire, échaudée par des précédentes déconvenues sur mon poids. Je ne suis pas énorme, je suis ronde, je m’habille en 46, je fais du sport, je mange très sainement mais je suis très complexée et abîmée par ce harcèlement que j’ai subi pendant des années. Mon conjoint m’a fait maigrir de 30 kilos en une année, je me suis épuisée en cours de gym, régime drastique et j’ai attends un 38, je me suis sentie belle mais terriblement mal à l’aise face au changement de regard des hommes et des femmes sur moi. Mais même amincie comme je l’étais çà n’était pas encore suffisant pour mon ex, il me présentait comme celle qui avait maigri pour lui, je n’étais qu’un trophée qu’il promenait, pas une femme ni une compagne. Lassée de ce comportement de merde, j’ai voulu rompre, il s’est calmé pour mieux me harceler avec une exigence de sexualité de groupe maintenant ” qu’il avait une monnaie d’échange “, ce que j’ai toujours refusé, je n’ai dû mon salut qu’à une reprise de poids. Lorsqu’il n’a plus eu de ” monnaie d’échange ” j’ai eu droit aux humiliations classiques de la part de ce genre de tordu : il marchait toujours 1 m devant moi, il avait honte de moi, réflexions, moqueries, humiliations, il a fini par mener une double vie avec une femme anorexique et me l’a fait savoir de façon cruelle. Quand je l’ai confronté, il m’a dit qu’il m’avait trompée car j’avais 25 kilos de trop comme si c’était normal. Bref aujourd’hui séparée de ce malade, je revis et j’essaie de perdre du poids pour moi malgré les échecs depuis 3 ans, diététicienne, WW, etc etc…rien n’a fonctionné. La dernière professionnelle qui m’a suivi a senti qu’il y avait autre chose derrière cette prise de poids incompatible avec mon alimentation et mes activités. J’ai grossi pour encaisser la maltraitance et le harcèlement de ce connard. Il a disparu de ma vie et je revis depuis mais je ne suis pas prête à refaire confiance à un homme et encore moins à entamer une relation tant que je serai en surpoids. Plus jamais je ne tolérerai d’être humiliée pour cela. J’ai le droit au respect. JE SUIS UNE PERSONNE PAS UN NUMERO SUR UNE BALANCE.

  39. De passage

    J’ai toujours étais lourde sur la balance (actuellement je met du 44/46 90kg pour 1m70 mais j’ai un bébé de 3 mois je devrais pouvoir reperdre 10kg). Mais j’ai la chance d’avoir un homme qui malgré le fait qu’il soit très courtisé m’a choisi moi.
    Les mauvaises langues il y en a eu, personne ne pensait que ça allé durer. Les filles qui attendaient leur tour aussi. Alors je fais partager un peu ces mots qu’il me sort, peut être que vous vous accepteriez mieux:
    “Il n’y a pas plus belles femmes que celles qui s’assument et qui ont confiance en elles”.
    “Oui t’as un gros cul! Mais tu te rends pas compte au Brésil il y en a qui paye pour essayer d’en avoir un aussi gros que le tiens! C’est génial!”
    “Viens ma grosse. […] Oui tu es grosse faudrait être aveugle pour pas le voir et hypocrite pour dire le contraire. Mais c’est normal et tu es belle car tu es rayonnante et tu n’as jamais été aussi belle que par ce que tu dégages.”
    “Oh la vache celle là, elle est tellement maigre que j’aurais peur de la casser en faisant l’amour”
    “Fesses de compet'”

    Globalement ces mots sont franc, parfois il choc les gens mais dans sa bouche une chose est claire: gros ou grosse n’est pas égal à moche. Il m’a fait comprendre qu’on a tous des complexes: certains vont se trouver trop petits / maigres / gros / grosse / grandes etc. Le tout c’est de réussir à s’assumer et de s’éloigner de ces personnes en chiens avec des œillères qui ne leur font voir que les top models que l’on trouve en boite ou sur les sites de rencontres.

    Bises les filles 🙂

  40. Gwen

    19 ans, 1m68, 100 kilos. J’ai pris des anti-dépresseurs de mes 5 à mes 17 ans, par intermittence, et j’ai eu des phases de boulimie, et j’ai eu une grosse prise de poids à cause de la pilule…
    J’ai la chance d’avoir un compagnon très très ouvert d’esprit et pour qui la personnalité compte vraiment, mais les regards des gens me dégoutent de moi-même… je me dégoûte quand je me regarde dans le miroir, quand je vois ce que les médocs ont fait de moi.

  41. Sarah

    Quand j’ai voulu arrêter de fumer, j’ai eu mon pneumologue qui m’a dit : “Faites attention, vous risquez de prendre du poids”. Je faisais 51 kg tout mouillé pour 1 m 60, je lui ai répondu que je m’en foutais de prendre du poids, même 10 kg. Ce à quoi il a répondu : “Ah ben si, quand même, 10 kg, c’est pas rien. Il faut faire attention…”
    Même son de cloche chez mon médecin G.
    J’ai arrêté de fumer. J’ai pris 10 kg. J’ai pas écouté les médecins. J’ai juste arrêter d’aller au McDo.
    La grosso-phobie commence déjà là, en prétendant que prendre du poids serait forcément une mauvaise chose. Alors que non.

  42. Sarah

    Il faudrait aussi arrêter les kilos “en trop”. En trop par rapport à quoi? Par rapport à sa santé? Ca mérite au moins d’être précisé, et discuté (une personne en surpoids qui fait du sport et mange sainement sera en meilleur santé qu’une personne sans surpoids qui mange n’importe comment et n’a aucune activité sportive). Par rapport que la société attend de nous? Par rapport à un idéal qu’on s’est mis en tête? Ou par rapport à ce qu’on a envie pour nous même?
    Le diable est dans les détails, la vertu aussi.
    Si chacun de nous, à chaque fois que quelqu’un nous dit “j’ai tant de kilos en trop” lui demande par rapport à quoi, on pourra, peut-être, faire avancer un tout petit peu le chmilblic.

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