Une femme…

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Alors voilà Mme D., 73 ans, tout en rouge à lèvres et coquetterie, à qui on annonce un cancer. Elle sourit tout en serrant les dents, serrant la main de sa fille, serrant son sac à main, serrant ce qu’elle peut serrer et qui ne lui échappe pas encore.

On lui parle chimio, rayons etc… Elle accepte tout sans broncher, élégante et digne, elle dit qu’elle se battra, qu’elle a connu pire dans sa vie. Elle est convaincante : même moi je la crois.

Quand le médecin termine l’inventaire des festivités -et qu’elle sourit toujours- il lui tend l’ordonnance, LA fameuse Ordonnance.

Elle :  » Qu’est-ce que c’est ? »

Le chef, l’air évident :
– » L’ordonnance pour la perruque. Ils font ça très bien ».

Mme D. desserre son sac et desserre la main de sa fille, son masque se brise et elle pleure pour la première fois, discrètement, comme font les vieilles personnes : par petits morceaux.

Je lève les yeux : ses cheveux sont magnifiques.

Mme D. : 73 ans et pas un fil blanc dans le tissu de sa chevelure. Juste un chignon tendu, le même chignon qu’elle fait depuis des années. Le même.

J’adore ce qui fait qu’une femme se sent femme, je veux dire : j’aime VRAIMENT ce qui fait qu’une femme se sent femme.

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Même ici il sont là…

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(Pour ma sœur)

Alors voilà le Dr. O., médecin à J., en périphérie de M. qui est la périphérie de D. qui est la périphérie de rien du tout. Bref, J. est ce qui se rapproche le plus de la définition géographique du trou du cul du monde.

Dr. O. est un bon médecin, un vieux médecin aussi, usé et très… pointilleux. Ce n’est pas qu’il déteste les juifs, les arabes, les noirs, les PD, les enfants qui crient trop, les enfants qui ne crient pas assez, les fibromyalgiques, « les profiteurs et les assistés », le président normal, etc… non, ce n’est pas cela, non, mais « tu comprends, le monde part en sucette… ».

Un jour on croise une femme noire dans les rues de J., elle tient son gamin dans les bras et l’emmène vers l’école. « Même ici ils sont là… » lâche-t-il l’air désespéré.

Moi je pense à une de mes grandes sœurs, à la peau plus noire que les rayures les plus noires d’un tigre bengali. Ce soir je l’appellerai pour lui dire de me faire PLEIN de petites nièces et de petits neveux noirs.

Avec eux, j’irai à J., sous les fenêtres du bon Dr. O., dans une dizaine d’années. On y dansera la bamboula en portant des ceintures de bananes autour de la taille, des os dans le nez et en faisant semblant d’égorger un poulet. Juste comme ça, pour effrayer le bourgeois qui trouve que « même ici ils sont là ».

J’adore ma sœur, je veux dire : j’aime VRAIMENT les rayures noires de ma grande sœur…

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La mamie qui m’aimait !

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Alors voilà Mme P., 93 ans, vieille et douce Mme P., qui ne se rend pas compte qu’elle souffre de démence sénile. En fait, elle ne se rend plus compte de rien. Elle attend dans le couloir des urgences. Une place doit se libérer dans les étages. Elle est un peu amoureuse de moi : à chacun de mes passages devant elle j’ai droit à un tonitruant :

« Salope ! »

Petit privilégié va ! Elle ne le fait qu’à moi ! Je ne sais pas trop : dois-je me sentir flatté de cette marque d’attention exclusive ?

« Salooooope ! » « Saloooope ! »

Au bout de la dixième fois, je prends un air interdit, un air de caribou pris dans les phares d’un 4×4 en plein hiver canadien, je me tourne vers l’équipe et lance :
– Mais comment a-t-elle deviné ce que j’ai fait cette nuit ?
Éclat de rire général. J’en rajoute une couche :
– En même temps, elle ne peut pas savoir, sinon elle dirait bien pire.
Et là, sans mentir, à ce moment précis exactement, nouveau couplet venant du couloir :
– Sale chienne !
Moi :
– Well ! Je crois qu’elle a deviné…

J’adore les mamies amoureuses de moi, je veux dire : j’aime VRAIMENT les mamies amoureuses de moi !

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Toujours se méfier du poète qui sommeille en nous…

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Anecdote racontée par un interne en chirurgie (donc soumise à caution quant à sa véracité) :

Alors voilà le Dr. F., chirurgien tout en délicatesse et subtilité, entrant au bloc pour opérer Mlle G. d’une liposuccion des cuisses.
Mlle G., dénudée, est couchée sur le ventre. Dr F. voit l’anesthésiste sur les starting blocks, il en conclut que Mlle G. est déjà terrassée par le petit coktail de son collègue.

Règle numéro 1 en médecine : toujours se méfier des apparences.

Vous sentez venir le truc là ?

Dr F. s’approche, lève une main grosse comme la nageoire d’un lamantin en rut et assène une grosse claque sur le postérieur dodu de Mlle G. :
– Vla’ du bon cuissot d’hippopotame ! Y a à manger dans les grosses pinces !
Et Mlle G., terrifiée, de lever la main et de souffler à l’anesthésiste :
– Finalement, je crois que je vais prendre une anesthésie générale.

J’adore la poésie des chirurgiens, je veux dire : j’aime VRAIMENT la poésie des chirurgiens.

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Keske c ki ya sur la page livre ?

Bien, bien, bien !

Je vais créer plusieurs articles sur cette page :

dédicaces (où je vous donne les dates et les lieux prévus des dédicaces, je le mettrai à jour régulièrement). Par exemple, j’ai été invité au salon du livre de Brive. C’est un immense honneur. J’y serai.

la presse et les blogs : où je mets les articles de presse et de blog à propos du livre. Par exemple dans Femina ou dans ce blog. Et les interventions radios ou autres (par exemple je serai demain matin sur le « chat 20 minutes » où vous pourrez me poser vos questions en direct… Je précise qu’être « sur le chat 20 minutes » n’est pas la phrase la plus heureuse que j’ai pu écrire. Le chat est un mot anglo-saxon, bref, il s’agit d’un site où vous posez vos questions en direct. Aucun félin n’y sera maltraité… je serai également -sauf changement de dernière minute- sur LCI demain à 17 heures où Michel Field me fera l’honneur de me recevoir)

livre d’or du livre : tout est dans le titre. Vos premiers retours, à la lecture du livre, sont très, très bons (((moi aussi je vous aime !)))). J’en suis vraiment heureux.
Je reçois beaucoup de mails ou de messages sur la page Facebook, mais l’idéal c’est de laisser vos impressions sur le bouquin ici, dans les commentaires. Avant, ils étaient là, mais ça c’était avant !

Reste maintenant le plus dur : faire fonctionner le bouche à oreille… Quand on est un jeune-nouvel-auteur, qu’on veut écrire un livre et d’autres derrière, le seul moyen de se faire connaître est de se reposer sur ses lecteurs et de les laisser travailler pour soi (ou de faire une sexe-tape avec Paris Hilton, mais je préfère éviter cette étape). Donc voilà : j’ai le clavier, l’écran a vos yeux, vous avez vos bouches, vos amis ont les oreilles !

Merci à tous, j’ai l’impression d’être au sein d’une grande armée et je me sens moins seul à devoir faire la promo du bébé !!!!

Ce que la presse (et les autres blogs) en disent :

Ce que la presse (et les autres blogs) en disent :

PRESSE :

Rue 89

L’HUMANITE

Au Féminin

Le Monde

Psychologie Magazine

Le Figaro Littéraire

Savoir Changer

Savoir Changer WEB TV 1

Savoir Changer WEB TV 2

Femina

Libération

Le quotidien du médecin.

Sud Ouest

BLOG :

1) Les Bouchons rouges, 2) Gourmandises, 3) Terra Amata, 4) Pensée By Caro 5) Morgane Philippe, 6) Curieux papotages, 7) Adomemots, 8) Errances Immobiles

 

Dédicaces

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Séances de dédicaces pour votre livre ou ceux que vous souhaitez offrir.

Parce que la vie est courte et que j’ai très envie de m’amuser, les personnes qui viendront et diront « On attrape plus de monde en faisant des poissons d’avril au mois d’août » auront droit à un free-hug. Voilà, voilà, c’est dit.

32 ème Foire du Livre de Brive :
Présent samedi 9 (après-midi) et dimanche 10 novembre (toute la journée) – Halle Georges Brassens / Place du 14 juillet.

Salon du Livre de Toulon :
samedi 16 et dimanche 17 novembre – Place d’Armes.

– Le samedi 23 novembre, 15h, rencontre et dédicace à la librairie Gibert Joseph de Toulouse – 3 rue du Taur.

– Le samedi 14 décembre, à 11 heures, rencontre ET dédicace à la librairie Ombres Blanches de Toulouse – 50 rue Gambetta.

– Le vendredi 22 novembre, à 19 heures, rencontre ET dédicace à la librairie « Les petits papiers » de Auch, 22 rue Dessoles.

Je mettrai à jour prochainement, mais il est prévu des séances de dédicaces dans d’autres villes…

Sortie du livre

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Mon petit cadeau de Noël… d’octobre.

Alors voilà : il s’appellera  » Alors Voilà, Les 1001 vies des Urgences« . Il sortira le 9 octobre, aux éditions Fayard.

J’ai bossé dur pour vous offrir un beau livre. Il y aura beaucoup d’histoires inédites. Elles s’articulent autour de celle d’un interne. Il joue des claquettes dans l’hôpital, jonglant entre les différents services avec ses co-internes, les aides-soignants, les médecins et les infirmiers.
Pendant sept jours, il décrit l’hôpital à une patiente en stade terminal. Il lui raconte ce qui se passe sous les blouses blanches et dans les couloirs pour la garder en vie le temps que son fils, bloqué dans un aéroport, puisse la rejoindre.

C’est une histoire de réconciliation : il y a un soignant et une patiente. Ils s’écoutent l’un et l’autre.
Ils parlent.

Bien sûr, j’ai très envie qu’il marche, le bouquin. Parce que c’est mon bébé, que je veux le défendre et parce qu’on écrit pour être lu. Quoi qu’on en dise.
Je vais avoir besoin de vous pour le faire vivre. Pour le nourrir, le faire grandir et s’épanouir entre les mains des lecteurs.

Si j’ai bien ou mal fait le job, ce sera à vous de juger.
Mais je n’aurais pas voulu raconter une autre histoire que celle-ci.
Parce que je crois qu’elle est belle et qu’elle réconcilie avec plein de choses.

Je mets ci-dessous les liens vers les sites permettant de le pré-commander :

Là, pour Fayard (qui vous oriente vers le libraire le plus proche de chez vous…)

Là, pour la FNAC,

Et là, pour Amazon.

Mais ce qui est encore 1 001 fois MIEUX, c’est d’aller le pré-commander chez votre LIBRAIRE.
Comme le panda géant de Chine, le libraire est un animal très rare, souvent à poils longs, on le reconnaît à son rythme nycthéméral qui tourne tout entier autour du livre : il se cultive avec, il vit avec, il mange avec. On renifle même sa trace à la merveilleuse odeur d’encre d’imprimerie fraîche et de pâte à papier qui lui colle à la couenne ! Il vit grâce aux livres. Et, même mieux, il les AIME cent fois plus que M. Amazon ou Mme FNAC.fr.
Les livres sont sacrés et les libraires gardent le temple. J’ai passé mon enfance dans une librairie, assis dans un coin, sous le regard bienveillant d’un libraire qui s’appelait Charles (aucun intérêt pour vous, mais je voulais qu’il soit parmi nous aujourd’hui pour lui rendre hommage…). J’ai grandi parmi ses livres, dans tous les sens du terme. Ils m’ont aidé à tenir ma colonne vertébrale bien rectiligne. Charles avait une barbe qui lui mangeait la moitié du visage, il était féru d’alchimie et plus muet qu’une tombe : il ne m’a jamais dénoncé quand je faisais l’école buissonnière pour aller lire chez lui à l’œil.
Alors je mets AUSSI un magico-site : tu écris où tu vis et ABRACADABRA ! il te dit où sont les libraires les plus proches de chez toi !

La magico-site est là : Pages JAUNES

Et celui-là est plus que génial aussi : http://www.leslibraires.fr/ +++

Je conclurai avec cette sublime phrase des Métamorphoses d’Ovide :

« Tous les défauts que possède ce poème ébauché, je les aurais corrigés, si je l’avais pu. VRAIMENT. »

PS : j’ai ajouté un mot dans la citation précédente. Si tu devines lequel, tu as gagné le droit à un free-hug pendant les dédicaces !

Baptiste B.