“L’écrivain vivant”.

En deux jours, j’ai rencontré 1300 lycéens qui ont choisi mon second roman -Alors vous ne serez plus jamais triste- pour lui remettre le prestigieux “Prix Méditerranée des lycéens”. Des jeunes géniaux (z’ont voté pour moi ! 😂) qui m’appelaient “Monsieur” et m’ont offert des cigarettes dédicacées (photos) en disant “on est vachement contents de rencontrer un écrivain qui soit vivant !”Mais surtout je retiendrai leurs dizaines de lettres de remerciements, expliquant combien mon livre les a touchés/émus/amusés et fait vagabonder leur imaginaire. 

Merci à eux. 
PS 1 : je verserai les 3000 € du prix aux deux associations que je soutiens. L’orphelinat Karengal et l’association “Volontariat Pondicherry”. Vous trouverez ICI les infos pour aider ces associations. 
PS 2 : spéciale dédicace à cette jeune lycéenne, émue aux larmes, toute tremblante, qui m’a dit au micro : “Au début, votre héros a envie de mourir, mais reprend peu à peu goût à la vie. Qu’est-ce que vous conseilleriez à une jeune qui pense comme lui ?”

27 réflexions sur « “L’écrivain vivant”. »

  1. Guyemile

    Bonjour
    Que dire sinon que cela est mérité. Et bien plus. Je ne veux pas flatter, mais merci pour ce que tu écrit et ce que tu fais. On ne remercie jamais assez, surtout lorsque ces magiciens, les médecins vous tirent d’un mauvais pas, j’en sais quelque chose. Merci, merci et encore merci.

  2. Myriam FdF

    Rhoo… comme j’aimerais lire ce que ces gamins t’ont écrit ! Je suis certaine que tu vas découvrir de véritables pépites d’humour, d’amour, de tendresse. Veinard ! Mais c’est amplement mérité, s’ils ont voté pour ton livre, c’est qu’ils l’ont aimé et donc qu’ils t’ont aimé. Les écrits restent. Garde précieusement ces missives, tu les reliras lorsque tu seras devenu un vieil écrivain adulé, reconnu, mais blasé et sans inspiration : elles te rendront ta jeunesse et ta plume d’avant (en mode jalouse : je n’ai jamais reçu autant de lettres 😉 )
    Je suis contente pour toi, sincèrement.
    Bises

  3. Herve CRUCHANT

    « Au début, votre héros a envie de mourir, mais reprend peu à peu goût à la vie. Qu’est-ce que vous conseilleriez à une jeune qui pense comme lui ? »(sic)

    Tout est là, quasiment. Cette personne pourrait être ma p’tit p’tit p’tit fillotte ou qui que ce soit. Et avoir le réflexe de classer, trier, mettre en âge et en rang une réflexion de ce type…. Range-t-on les caresses dans une boîte à chaussure pour les sortir “après” ?

    Bisous à la vie et que Mieux vous garde en pleine forme, tous et toutes.
    (arg ! je vais faire comme notre hôte et vous répéter : faîtes pas les cons sur la route. Laissez un sobre vous reconduire. sinon, profitez à donf’ !)

    1. Eulalie

      * soupir sourire*… Flash : j’ai toujours ma boîte à bisous de grande section, une jolie petite boite en bois de pas grand-chose… mais si tu savais tous les bisous qui sont dedans ! Y a des petits bouts de rêve comme ça qui nous accompagnent toute la vie.
      Ravie pour toi Baptiste (j’ai cru au début qu’il s’agissait de tes feuilles de “pensées” griffonées au fil des idées… et j’avais tellement envie de m’allonger au milieu d’elles pour plonger dans leurs histoires ! – j’allais dire “pour te dévorer” mais c’est gênant ^^). Et ravie pour nous qui allons continuer à te lire !
      Bises à toi donc à vous (magie d’internet !)

    1. Cathh

      Bien sûr que c’est effrayant.
      Mais… On lui dirait qu’il faut vivre et goûter à la vie, à toutes ses saveurs, de l’amère à la sucrée pour bâtir son monde. Comme à lui.

  4. marie

    Que très souvent à cet âge on a envie de se coucher là sous la lune, fermer les yeux, sa bouche, stopper son cœur. Dix sept ans, no futur parce que no man’s land, fumer des herbes bleues en lisant rien moins que la nouvelle anthologie des poètes maudits, Jules laforgues aussi quoi , à fond ! conjuguer le spleen à tous les mauvais temps. Se laisser emporter par une vague jolie.
    Si je m’étais écoutée le sable m’aurait engloutie toute.
    Et puis la Vie te cueille tourbillon de rencontres ++++ et de lieux magiques, (plantes toi devant le Taj Mahal, tu me diras le bruit du vent sur les gemmes enchâssés dans le marbre blanc à la gloire d’un amour fou). Toujours apprendre, créer, lire, partager,dire, rêver, s’étonner. Chasser les fâcheux hideux pouilleux, fuir les abrutis. Découvrir des pépites dans la fange. Aimer et rire. Vivre ! Vivre ! Vivre !
    Enfin c’est ça que j’aurai répondu à la Louloute.
    ps1 cromignon les messages des lycéens écrits sur des copies à trou
    ps2 et oui la première fois qu’on a droit à du Madame ou du Monsieur, ça frise grave notre éternité mais moi je peux t’appeler « gamin » du coup c’est Oooooméostasie zen :-*

    1. Cath

      Et pan dans le moral du matin. La vache, la Bleue m’a fait prendre un coup de vieux. Si elle peut traiter BB de gamin, qu’est-ce que je vais dire moi ?
      Toutes ces lettres des lycéens pour te dire combien ils ont aimé ton livre…ce sont les meilleures critiques littéraires. MFdeF a raison : garde les précieusement.
      Et pour me venger de la Bleue, quelques smileys 😉 😉 😉 🙂 Na !

  5. Herve CRUCHANT

    Je dirais : “tu as raison. entièrement raison. pends celle que tu veux pendre. parce que c’est de la merde. fous en l’air cette carcasse, cette gangue qui te réclame tout ce que tu refuses. tues les habitudes, les parapluies, les paravents, les auparavant, la frime, la vertu, la pudeur, le calcul, la haine. trouves une corde, mets-toi nue, fais un paquet de tout ce qui te gène et pends-le. ou jette-le à l’eau. loin. loin de toi.

    et maintenant que tout çà est bien mort, que tu as vu tes parents et tes amis pleurer, que tu as sorti de toi tout ce que tu ne voulais pas vivre, jamais, tu es seule avec ce que tu es. c’est pas si mal, non?
    je n’ai pas envie de savoir. et je n’en ai pas le droit. personne n’en a le droit.
    tu donneras plein de toi toute ta vie, comme çà, quand tu voudras. goutte à goutte. une perfusion d’amours, d’attentions, de tendresses, de sourires et de joies. tu vas te donner toi et personne n’aura le droit de te dire fais pas ci fais pas çà.
    parce que tu es unique.

    alors, tues toi si tu veux. mais c’est pas si simple de tuer seulement ce qui vous empèche de vivre. faut pas croire, la mort qu’on prend comme çà, un jour, sur étagère, comme un do-it-yourself Ikéa, c’est un vrai bordel. oh oui ! il te reste toujours une pièce de trop à la fin dont tu ne connais pas l’usage. tu vois, “la” pièce qui craint. tu te tues et c’est merdé, çà aussi !… faudrait pouvoir se flinguer proprement, comme on naîtrait une seconde fois, comme un second baptème, ou un premier j’en sais rien; comme un vrai ami-frère-copain-amant qui n’existe pas -t’as vu leurs tronches aux mecs?! ouais. et puis c’est un peu con, là, de chier sa propre mort, celle que t’as choisie toi-même. d’abord, personne ne peut dire sur la mort suicide. on le voit bien que c’est pas terrible : tous ces trucs après, là… et puis, merde, t’as envie de trucs dingues à faire. t’as pas un “si je pouvais…” dans ta tronche?

    t’as vu ce que les autres te proposent de faire? marrant, non? juste ce que t’as pas envie ! et si tu commençais par toi, pour une fois?
    jettes ton paquet aux encombrants et vas. “vas et deviens”. il y a un trésor au bout du chemin : toi. “cours-y vite ! cours-y vite !”

    Que Mieux te garde et te protège du côté lumineux de la Force !!!

  6. Myriam FdF

    Du fin fond de mon optimisme, je me dis que cette jeune fille a parlé. Publiquement. Que Baptiste lui a répondu, même succinctement. Que ses amis l’ont entendue. Que des enseignants l’ont entendue.
    Cette démarche devrait lui apporter des mains tendues, des oreilles compatissantes, voire même des conseils et de l’attention. Parce qu’il n’est pas possible que sur une assemblée aussi nombreuse, il n’y ait pas une (et j’espère plusieurs) personne qui soit interpellée par ce genre de déclaration.
    Des bises à tous

  7. grand33

    Bonjour Bibi,
    Alors voilà moi je lui dirai ……. Heu ! non. Je l’emmènerai au bord de ma rivière, je lui montrerai les nénuphars, les nids des black-bass qui vont frayer, maman poule d’eau et ses petits cachés sous les hautes herbes, la couvée que dame canette défend avec ardeur. J’essaierai de lui faire apprécier un bon verre de Bordeaux associé à une belle tranche d’excellent foie gras. Ensuite je lui ferai prendre le soleil sur la terrasse, Eureka (le beau chat) sur ses genoux plein de ronronnements apaisants.
    Et après, après ! si j’avais trente ans de moins et que ce soit un jour pair, alors ………

    Encore Bravo pour ton prix, mon Bibi.
    La bise

  8. Ratel

    Cher Baptiste ,oui ,vous m’êtes cher car quand le doute m’assaille dans mon métier d’infirmière (oui,oui je fais un beau métier,mais les budgets réduits ,la création d’un directeur de la performance dans mon hôpital,les meilleurs médicaments non inscrits dans le livret thérapeutique et donc non prescrits parce que trop cher pour l’hôpital ,les sorties accélérées pour faire de la place…..),chacun de vos récits me redonne cette énergie de résistante ,parce que je veux continuer à prendre soin de l’autre .
    Et j’aimerai savoir où vous rencontrer;où serez vous pour des dédicaces ,des participations à des salons ,etc?J’ai beau chercher sur le net,je ne trouve rien.
    Merci d’être !

    1. Baptiste Beaulieu

      Je serai à la librairie Lire au Éclats de Plaisance du Touch le samedi 21 mai. Mais je travaille sur un nouveau roman (ambitieux et déchirant, qui me demande beaucoup d’énergie ! ) et quand il sortira je sillonnerai la france pour rencontrer mes lecteurs 🙂

  9. Marie

    Alors voila cher Baptiste je fais partit des élèves que vous avez rencontré mercredi, je tiens sincèrement à vous remercier pour tous ce que vous nous avez enseigner durant cette petite heure passé avec vous .. Toutes ces anecdotes nous on beaucoups marquer celle de embauchriment de cette vieille femme me marquera à vie je croit . Serait-il possible de vous poser quelques questions en privé? merci beaucoup

  10. JACQUES L. Brigitte

    Bonjour
    Je n’ai pas encore lu votre livre …
    mais je tiens déjà à vous dire combien , à travers ce que le hasard me fait lire de vous depuis hier, je suis touchée de “rencontrer” un homme dont la simplicité, l’humanité sont rares ‘et précieuses dans ce milieu littéraire (que je connais un peu ) ,
    un homme qui tente de conduire les autres au meilleur d’eux mêmes . de les aider à revenir au cœur de paysages là où l’on pense que la vie est belle , où se révèlent des chemins ouverts à l’espérance … Dans ce monde de brutes … merci pour tout cela

    De plus , j’aime beaucoup, “très beaucoup” comme disent les enfants ,
    votre contribution à donner des sourires, des joies , des lumières
    dans cette Inde qui m’a tant bouleversée, tant donné .

    Une grand mère…
    qui ose vous embrasser plutôt que de s’en tenir au ‘bien à vous’ ou ‘cordialement’ !
    Bon vent à cette aventure littéraire , de rencontres , de partages ..

    Brigitte

  11. StepHh

    J’ai fini ce même livre il y a quelques jours, et comme tous ces lycéens (bien que pour la quadra fripée que je suis, les années lycées sont trop loin) j’ai été profondément émue. Peut être parce que cette histoire a remué quelques souvenirs en moi : le gouffre dans lequel je me laissais emporter et la main tendue. Une personne qui comme “la vieille” a su me pousser dans mes retranchements et me faire admettre que les petits bonheurs de la vie valent le coup d’être vécus. Bref, un livre que je recommande chaudement quelque soit notre âge.

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