Plein de pleins de choses.

Il y a un intrus sur cette photo, sauras-tu le reconnaître  !!!

Alors voilà, je suis désolé. Ces derniers temps, je suis pas folichon et les pouêt-pouêt n’ont pas trop d’efficacité. J’en ai parlé à des copains infirmiers. On m’a dit c’est normal, ça arrive plus ou moins vite, mais c’est normal.C’est le syndrome “sixième sens” (comme l’enfant flippant du film, celui qui “voit des gens qui sont morts”… Oups! Désolé pour le spoiler !)

Moi, je vois des gens qui vont pas bien. J’en vois au travail, bien sûr. Tous les médecins le font. Je veux pas dire que ça me mine, mais je crois que ça me rend un poil sinistre, parce que quand je marche dans la rue, quand je croise des passants, de temps en temps, je me surprends en train de me dire “il a quoi, lui ? Un diabète ? Et lui ? Une maladie de Crohn ? Et elle ? À mon avis c’est une hyperthyroïdie… Et cet enfant ? Il doit être hyperactif. Ou alors il est juste très chiant. Et cette autre femme ? Elle a l’air triste… Souffrance au travail… Son patron doit être genre horrible… et elle doit être comme cette autre dame, là, celle qui vient consulter régulièrement parce qu’elle a le ventre noué en allant au boulot le matin… Et lui, là, avec ses cheveux blancs, c’est quoi SA souffrance à LUI ? Hein ? Elle ressemble à quoi sa croix À LUI ?”

Je me surprends à penser ça. Parce que j’ai l’impression que tout le monde a mal. Parce que j’ai l’impression que la maladie n’épargne personne. Parce que je vois de la douleur partout et en tout. Oh, je sais que c’est une erreur, une construction de mon esprit.

Moi, je veux pas devenir sinistre. Je veux pas, je veux pas, je veux pas… Mais quand même ! Le matin j’ouvre la TV, je regarde les infos, et là je me dis : la vie est une vraie saloperie, ou quoi ? non ?

Alors je demande à Mamie, ma Mamie à moi. 

“Non, c’est pas toi. La vie est la vie.” répond-elle.

Puis elle m’emmène sur son balcon, regarder le soleil se coucher. Elle ouvre grand ses bras et elle dit :

– Il faut du malheur dans ce monde, Baptiste. Il faut du malheur et de la souffrance, car si il n’y avait pas de malheur et pas de souffrance, alors il manquerait quelque chose dans ce monde et tu sais quoi, Baptiste ?

– Non, mamie ?

– Il faut que le monde soit plein, oui. Plein de pleins de choses. Et qu’il ne manque rien, sinon tout mentirait.”

Ensuite, elle dit qu’elle a froid, que ça réveille ses rhumatismes, elle rentre et je souris. Merci mamie. 

“Je vois des gens qui sont morts”

Le petit gosse flippant de “Sixième Sens”. 


“Je ne perds jamais : soit je gagne, soit j’apprends.”

N. Mandela 

  

120 réflexions sur « Plein de pleins de choses. »

  1. Kilian

    Merci M. Beaulieu pour ce texte! Sans être dans le domaine du médical, il m’arrive aussi de me demander ce qu’il y a derrière le vernis (pas si souvent efficace…) des passants dans la rue… Chacun porte sa croix à lui, et même (surtout?) les médecins…
    Dans un vieil article tu parlais du fait que l’on ne demande pas à son médecin comment lui se porte… Je l’ai fait dernièrement (pendant la saison des certificats médicaux…) et me sachant en parfaite santé sportive, j’ai passé 15 minutes à parler de lui et de sa famille. De son propre aveu, il a passé les 15 minutes les plus étranges de sa vie en consultation !
    Merci pour tes textes, continue, j’aime un peu plus le jeudi grâce à toi !

    PS : on peut aussi très bien vivre avec Crohn !

  2. GROMAND Marie Helene

    Vous avez raison Baptiste, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et parfois nous avons du mal à l’accepter mais malgré tout, nous continuons à vivre ! Votre Mamie a raison, sans plein de pleins de choses, le monde ne tournerait pas rond

  3. Dr. S-L

    Continue, Dr. B ! tu es sur la voie de l’illumination !
    Et je le prouve : un de mes collègue s’est engagé il y a maintenant 25 ans, en pleine conscience, dans un chemin de croix balisé comme une piste d’aéroport, et long comme la route 66. Il avance sereinement sans chercher d’échappatoire et chaque fois que l’occasion se présente de charger un peu plus la barque, il le fait le cœur joyeux. Et malgré un quotidien que nous fuirions tous ventre à terre, il assure et c’est lui va fournir une échelle à ceux qui se laissent glisser vers les abîmes du découragement. Et ça marche ! Ceux qui connaissent sa situation n’osent pas renoncer à gravir les échelons par respect pour la différence de calibre entre leur difficulté et les siennes, et ceux qui ne sont pas au courant grimpent aussi, simplement parce qu’ils sont reconnaissants du coup de main simple et sans jugement. J’ai grimpé un jour passé.
    Bref, c’est le garçon (enfin, le mâle adulte) le plus à la fois touchant et volontaire que je connaisse, le plus génial en sommes. Son expression est proche de la tienne, CQFD.
    De temps en temps je fais un gâteau pour doper au sucre sa tribu cabossée, et ils m’en ont une gratitude hors de propos, affirmant que ça les aide à avancer. Tu veux que je te fasse un gâteau ? un 5/5° au chocolat ? un clafouti aux cerises? aux poires ? des bredalas de Noël ? Si tu pousses un jour une centaine de km au nord de Paris (pas chez les ch’tis, avant) je t’en ferai un, promis !
    Allez, en selle !

      1. Groupie hystérique en doudoune rouge

        Passe prendre Dr SL , le gateau et monte jusque Lille …. J’offre le Welsh , les frites et la bière!!!
        Bienvenue chez les chtis!

  4. Pretty Woman

    J’aurais bien aimé avoir une grand-mère comme la tienne…
    Et j’adore les sourires des canaux qui transportent l’eau et la vie !
    Courage, ta profession a ce mauvais côté qui laisse à penser que tout le monde est malade mais et d’1, tout le monde n’est pas malade (ou alors pas malade gravement, n’oublions pas ce bon vieux rhume !) et de 2, tu en guéris une bonne part !
    Merci pour ton blog, je veux dire merci VRAIMENT pour ton blog.

  5. fred

    Quand on voit le verre à moitié vide,parfois,il est temps de faire une bonne sieste,non?Bon si c’était si facile tout le monde ferait la sieste?Bien sur le monde ,les rues sont plein de malades,mais se vivent ils comme malades?Vers quoi ils tendent,qu’est ce qui les fait rire,cette dame qui a peut être mal au bide,à quoi rêve t’elle?En fait ça me chiffonne que vous soyez chagrin.Je viendrais à Brive avec du chocolat.

  6. carolaluciole

    tu sais quoi? Ta mamie est super ….. garde la le plus longtemps possible . pour ton coup de blues ; j’ai ça aussi ; et ça me retourne l’âme ; surtout quand tu t’occupes d’une personne Alzheimer et diabétique ( que sa fille gave de sucre alors qu’elle connait la patho) la j’ai les boules …………… prends soin de toi
    Carolaluciole
    ps: je te ferais pas de gâteaux ; je suis nulle en pâtiserie !!

  7. Fabymary POPPINS

    Ben ça arrive de pas se sentir bien, mais ça passe, faut , car la vie est courte, et ça passe si vite, j’ai passé le demi siècle et j’ai rien vu, marrant que je me souvienne (encore heureux de choses de l’enfance) mais quand je fais le décompte je me dis ben y a plus de 40 ans, tout de même!!! Bref, j’ai aussi des moments de doutes, ou aussi je me sens moins bien, mais un truc peut être à appliquer, si ça peut t’aider , je me dis, tu es vivante, tu vas bien, alors SOURIS et peut être aussi que je connais le sombre et jamais je n’ai cédé à une quelconque fatalité, le moche j’ai connu, m’en suis sortie alors depuis al vie est belle, d’ailleurs on parle toujours de mon sourire, on me dit, tu illumines la journée, c’est cool ça alors même si tu me connais pas et me vois pas, j’espère que mon sourire te rendra le tien, bon we en avance, demain je vais voir des abeilles

  8. Julie Cotsaftis

    La mamie à lunettes bien sûr! celle qui voit à travers une autre sorte d’appendice, moins moderne! J’ai pas son âge, mais je pourrais totalement être à sa place, avec le même sourire (enfin ça dépend de qui passe devant, hein).

    Du coup, tu vois, la vie est peut-être ce qu’elle est, mais rien n’est désespéré!

  9. Pat

    J’aime bien les sourires du brin d’herbe. J’essaie de voir les belles choses de la Vie et je remercie pour les roses qui fleurissent encore dans mon jardin. J’ai décidé d’être optimiste et d’accorder plus d’importance à “ces petits trucs qui rendent “heureux” , c’est beaucoup plus agréable. Cela ne veut pas dire que je vis dans un univers égoïste , j’essaie de partager ma bonne humeur et ma joie de vivre avec ceux que je croise au cours de chaque journée. Un gros câlin d’ours pour Doc BB, sa Mamie et tous ceux qui en ont envie .

    1. Julie

      Je prends le câlin !
      Et je suis mille fois d’accord avec vous, parfois un “petit truc” peut nous faire réaliser que la vie est quand même pas si mal.

  10. Julie

    QUOI ?? Le gamin voit des gens qui sont morts ?!! Mais… je ne le savais pas !
    Non c’est pas vrai je le savais. C’était pour de rire 😀
    Les petits canaux du brin d’herbe sont trop choux. Ils ressemblent à des Sylvains, les créatures sylvestres de Princesse Mononoké.

    Oui c’est vrai que lorsqu’on allume la télé, on ouvre un journal ou on écoute la radio, les nouvelles sont rarement bonnes. A trop entendre tout cela on finirait presque par penser qu’il n’y a que des mauvaises choses qui arrivent et que la vie est merdique… Peut-être faudrait-il un média alternatif. Il n’annoncerait que des bonnes nouvelles, de belles avancées scientifiques, des progrès pour l’écologie, des histoires émouvantes et solidaires, etc. Pour nous rappeler que la vie n’est pas qu’un chemin de croix !
    Et puis, à bien y réfléchir… s’il n’y avait pas de mauvais côtés, on ne se rendrait pas compte des bons côtés. Sans tristesse, pas de bonheur, sans larmes, pas de rires, sans douleur pas de soulagement. C’est tout couillon mais ça me semble logique. Malheureusement ça ne rend console pas toujours de le savoir…
    Allez Baptiste, si tu veux voir des gens heureux, regarde un peu plus, je suis sûre qu’il y en a partout ! D’ailleurs là, regarde moi derrière mon écran, si si, regarde bien (tu me vois?) j’ai une PUTAIN DE BANANE !! La pêche quoi ! Ce soir, je suis heureuse, sereine et pleine d’énergie malgré la longue journée de boulot. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que ma soupe était bonne, que demain est le dernier jour de la semaine, que le coucher de soleil avait une jolie lumière ou que je me suis trouvée belle avec mon nouveau rouge à lèvre. Aucune idée… mais j’ai LA PATATE !! Allez, regarde moi: je suis heureuse ce soir !! Et j’espère bien que mon commentaire va te contaminer de bonheur (pour te montrer que toute contamination n’est pas mauvaise. Ah ah !). Et puis j’avoue, je suis heureuse un peu grâce à toi et à ton histoire de ce soir. Curieux…, elle n’est pourtant pas folichonne mais elle fait du bien quand même, j’aime la philosophie de ta mamie. Elle est chouette ta mamie.
    Allez, zouu !! Pour poursuivre sur ma lancée je file t’écrire un petit message, j’ai un super truc à te dire qui devrait normalement te faire plaisir. Ou alors j’attends demain pour te l’écrire ? J’hésite. 😉
    Bisous à tous ceux qui veulent bien être contaminés de bonne humeur !

    1. merline

      à Julie : pour “l’autre média”, moi j’ai “l’âge de faire” un journal mensuel totalement indépendant, sans publicité, qui parle de tout ce qui va bien, de l solidarité, du système D, de tout ce que les hommes inventent pour une planète plus propre, plus de partage, …etc.
      et bon Dieu, qu’est-ce que ça fait du bien de le lire !
      P.S. je précise que je n’ai aucun intérêt financier dans ce journal ! 🙂

  11. Jmi

    hello Doc BB,
    je suis pas soignant ou alors pas comme toi, je suis plutôt soigné, mais plutôt pour des rhumes et des entorses… alors jusqu’ici tout va bien. Enfin, tout va bien, il faut le dire vite, la tv, les infos, les journaux, non tout ne va pas bien mais tout va quand même… avec ou sans nous de toutes manières.
    Les jours ou le fameux verre se vide, je me soigne en regardant les gens courir dans les rues de ma ville du sud et pour rigoler j’invente des liens improbables entre tout ces voisins d’un instant, je les marie, les accouple, les sépare, les relie par un beau frêre, une soeur, un ami. Je sais que si je leur attribue des maladies, des handicaps lourds mais terriblement bien cachés c’est pas que pour leur bien mais surtout c’est quand JE vais pas bien…
    alors peut être qu’on se complète un peu en tout cas, une vraie certitude, dans ces moments là, je finis très souvent sur ton blog et ds tes livres à relire quelques pages, quelques mots qui soignent.
    Ton blog est un soupir, un silence, une pause, qui repose les âmes écorchées (dont la mienne !)
    Non, en fait, la vie est belle et ta Mamie qui comprend si bien notre monde est magique.
    Doc BB, tu as une Mamie Magique, un blog en or, voilà largement de quoi galoper sur les plaines imaginaires de ton quotidien et de garder le sourire et l’envie d’écrire.
    Je veux dire garder vraiment le sourire !

    @ bientôt pour de nouvelles aventures
    Jmi de Mars

  12. Myriam FdF

    “refuser la tristesse, la tête haute, le pas léger et les poches pleines de rêves…” Je ne sais plus de qui est cette citation, mais depuis que je la connais, elle m’a aidée, souvent, dans les moments vraiment pas glop de mon existence. Ajoutée aux paroles pleines de sagesse de ta mamie, ça pourrait faire un début de cocktail anti morosité qui pourrait être amélioré par tous les petits trucs de tes lecteurs, non ?
    Et pour l’intrus : une “grande dame”, comme on dit ici, qui profite du spectacle en direct, la seule qui soit, à mon sens, dans la vraie vie, sans écran interposé… 😉
    Bises, Baptiste. Prend soin de toi et n’oublie pas de sourire, au bout d’un moment la vie te semblera moins triste, promis.

  13. Manon

    Cher toi,

    Moi, je ne suis pas malade. Je veux dire, je ne suis VRAIMENT pas malade. En fait, j’ai la pêche ! Je n’ai pas de cheveux blancs (trop jeune), je n’ai pas de maux de ventre le matin (pas de patron), je n’ai pas de gamin hyperactif (pas de gamin tout court), tout va bien. Je ne porte pas de croix. En revanche, je me sens triste de te sentir si triste cher Baptiste. N’oublie pas qu’il y a des gens comme moi (et il y en a beaucoup) qui vont bien, très bien, et qui n’ont même pas besoin de tes services, même pas une fois par an. Nous, on te rapporte ni peine, ni argent. Mais on existe ! Et on est bien !

    Par contre, je n’ai plus de mamie, et si j’en avais encore une, je lui ferai bien un câlin, là. Tu ferais ça pour moi ?
    Les câlins, c’est bien. Je veux dire, c’est VRAIMENT le pied.

    Alors voilà, je t’aime, prends soin de toi et de ta mamie <3

  14. Sandrine

    J’ai arrêté les journaux (papier et télé ) il y a quinze ans, entre mon premier mari et ma deuxième dépression, où je tenais à peu près le même discours que vous sur la souffrance que je voyais partout. Ça doit être une des meilleures décisions que j’ai prises et on vit très bien sans tout ça.

    Sinon, à la fin de chaque consultation, vous pourriez noter quelque chose de positif sur votre patient, pareil quand vous commencez à détailler les maux des gens dans la rue (diabète? Peut être, mais il a l’air sympathique, ou il a l’air gentil, ou… )
    Votre Mamie a raison, le beau n’a pas de goût si le laid n’existe pas à côté. Il faut juste apprendre à le repérer dans les petites choses 😉
    Bon courage pour cette mauvaise passe, je vous envoie plein de pensées positives, pour vous faire un petit stock de départ!

  15. kichante

    Merci VRAIMENT pour le blog et les livres…
    Même les gens malades sont heureux. Evidemment. Et il y a des gens pas malades (mais moi je crois que ça n’existe pas…on finira tous malades..à cause de tous ces médecins qui sont trop bons…et un peu aussi à cause de cet environnement qui donne de plus en plus le cancer…) qui ne sont pas heureux…
    Bref moi je me dis que ça doit être terrible pour les psy…ou bien pas…
    En plein accord avec Mamie (celle de l’histoire comme celle de la photo) la vraie vie est là ici et maintenant. Elle est. On peut en jouir en plein conscience et sans écran où la souhaiter toujours autrement …comme avant ou comme bientôt peut-être. J’ai l’impression que l’une des visions est plus favirable a l’ocytocine …

  16. tara biscotte

    Bonjour
    Je voulais simplement vous dire que nous sommes nombreux à partager votre mélancolie (peut être trouverez vous le mot trop fort auquel cas ce sera tant mieux).
    Quelle tristesse de voir notre société se nourrir de peur, de suspicion parfois de haine. Ces sentiments sont toxiques et nous empoisonnent à petit feu.
    Il faudrait être inconcient ou cynique pour ne pas sentir son ventre se nouer en ces temps.
    Alors si cela peut vous aider ,même si j’en doute, sachez juste que nous vous comprenons et je me permets de vous envoyer plein de pensées bienveillantes.

  17. lectrice boulimique

    La vie est pleine de choses grises et roses.
    La vie s’habille en couleurs ou en noir et blanc, elle se chante en rose pour certains, se décline en gris pour d’autres – tiens, ceux que BiBi croise, ou remarque en passant: t’as l’oeil, Doc.

    Parmi ceux que BiBi ne croise que sur écran, il y a une souris tantôt verte, tantôt grise. Grise insomniaque une nuit, gr-hypersomniaque la nuit suivante et la nuit d’après, gris tirant sur le blanc d’un autre tour d’horloge à se taper la tête au mur des désespoirs intimes. Gris, gris, gris, pas celui des 50 nuances, celui du creux de la vague dans ce verre à moitié vide où je réussis à suffoquer. (Quand il est à moitié plein, je saute par-dessus bord comme une bulle de champagne!)

    Gris, les yeux attentifs du généraliste qui m’ausculte et cherche ses mots, un peu embêté de me dire qu”il ne me connaît pas suffisamment (même après les pas loin de 15 ans de laryngites, d’entorses et autres bénignités que j’ai amenées en son cabinet) pour dire si les idées qui me trottent dans le crâne sont d’un gris assez foncé pour justifier psychiaterie… qu’il n’est pas assez outillé en icelle pour poser un éventuel diagnostic de bipolarité… qu’il ne sait pas trop comment répondre à une angoisse existentielle, ni comment m’aider à trouver une réponse et en tout cas à vivre avec la question…

    Je lui ai répondu qu’il avait déjà fait deux choses secourables: me recevoir et m’écouter.
    T’as l’tour, Doc.
    Free hug, Bibi !

  18. adèle

    Allez zou, j’ai 2 fils de votre âge, alors je me permets :
    “Baptiste, vous menez une vie de patachon ! Recentrez-vous sur l’essentiel et comme la mamie de la photo, vivez l’instant présent.”

    Mais je ne vous connais pas et ce blog n’est qu’une fantaisie littéraire, n’est-ce pas ? 🙂

    NB Je m’inquiète pour vous. 🙁

  19. Yoseke

    Coucou, je vais enfoncer une porte ouverte, dire une lapalissade je sais…
    Il faut des mauvais moments pour apprécier les bons. Les coups de blues sont inévitables. Et encore et toujours :Vivre le moment prèsent et ici, au moins essayer ! Oui je fais du yoga, pourquoi ??!!!! J’aime vos courriers. ¡ Animo ! te queremos mucho. Bssss

  20. Emmanuelle

    1 – il faut absolument éteindre cette foutue télé qui est loin de la réalité, ça balance des images choquantes (même pour l’adulte que je suis) sans explications et nous plonge dans une sensation de monde pourri alors qu’il ne l’est pas
    2 – les malades ne sont pas malades pour rendre les autres malheureux de leurs maux, c’est déjà suffisant ce qu’ils ont sans qu’en plus ça crée du malheur
    3 – il faut produire du bonheur, c’est ça la vie! Alors continue! (Mode d’emploi rapide : rends toi heureux, sisi ça marche véridique tu va voir on va être happy with you à donf! malade ou pas)
    P.S. : moi quand ça va pas j’écoute de la musique, même de la musique triste, ça fait du bien

    1. Darlinguette

      Bravo pour ce commentaire : j’approuve complétement ! Je ne regarde plus les journaux télévisé, j’ écoute France Musique toute la journée, je choisis les livres que j’ai envie de lire, et j’ai compris que malheur et bonheur sont indispensables et indissociables, il faut juste arriver à prendre du recul pour ne pas se laisser submerger par le négatif, à ne pas s’auto-centrer sur ses états d’âme , à bien connaître et accepter ses limites, …La seule solution pour échapper à ce qui paraît insurmontable, c’est la mort ! Comme dit Perrine ” si tu souffres , c’est que tu es en vie “.

  21. Perrine

    La première chose à faire c’est d’arrêter de regarder la télé et tu verras que le monde est bien plus heureux.
    Ensuite, s’il n’y avait pas de malheur, le bonheur n’existerait pas non plus donc au final, le malheur et la souffrance sont une bonne chose qui nous rappellent que la vie est belle !
    Si tu souffres, c’est que tu es en vie !!

  22. CarolineVilaine

    Pour les jours sans mon seul remède valable: un thé, du chocolat et un chat qui ronronne sur les genoux! Parce que ma grand mère n’est pas philosophe 🙂
    Je crois que chaque profession a son “côté obscur”, tu bosses dans le domaine le plus difficile qui soit: la santé (ou plutôt l’absence de santé, quand tout va on vient pas!), bilan tu vois des maladies partout… Je bosse dans l’aéro, bilan je vois des erreurs humaines sur toutes les pièces et j’ai peur en avion!
    Force et courage et positive attitude… Et free hugs, je passerais à Brive, j’amènerais le thé et le chocolat, pour le chat faudra passer à la maison…

  23. Laetitia

    J’ai l’impression que l’image selon laquelle la Vie serait (ou devrait être) douce, belle, lumineuse, facile et tout et tout est une invention récente et liée à la société de consommation. On cherche à nous vendre des objets, des activités qui nous permettraient qu’elle devienne ainsi. La télé véhicule les grands Malheurs du Monde et propose ce qui pourrait nous en prémunir à travers toutes ces pubs ou émissions vantant le bonheur qui s’achète. J’ai moi aussi largué ma télé depuis plusieurs années et même avec 2 ados à la maison personne ne l’a trouvé de manque. Ce n’est pas l’engin qui nous dérangeait mais plutôt ce qu’on nous donne à y voir. Il s’agit de choix faits par des gens qui n’ont surtout pas envie que le peuple soit heureux. Les gens heureux ne consomment pas…
    Il me semble qu’il n’y avait aucune confusion possible : la Vie était âpre, dure, injuste et difficile autant que maintenant, mais elle était aussi pleine de ces petits bonheurs, rires, chants et partages qui contrebalançaient.
    Je ne suis pas nostalgique. Je dis juste que je pense qu’on devient aigris parce qu’on nous maintient dans une illusion. Chacun de nous peut voir qu’il y a un réel fossé entre la réalité quotidienne et proche et ce qu’on nous fait miroiter. Ça rend malheureux.
    Alors, je ne vois pas les maux des gens en me promenant dans la rue (je ne suis pas médecin). Mais, une chose est sure, je n’y vois pas non plus la gaîté, la joie, celles qui soulagent des bleus et bosses de la Vie. Celles-là il faut les provoquer, les construire aller les chercher au fond de chacun de nous et surtout les partager.
    On a du boulot !

  24. marie5210

    Ca me fait penser à un conte sur la mort que je lis parfois à mes enfants (qu ils ‘aiment beaucoup).
    C’est l’histoire d’un arbre qui a 2 énormes branches produisant énormément de fruits. Une des 2 branches porte des fruits succulents, l’autre des fruits empoisonnés. Personne ne sachant distinguer la bonne branche de la mauvaise et personne ne voulant risquer la mort, les fruits ne sont consommés par personne. Jusqu’au jour où un père pour sauver son fils de la famine essaie d’en croquer un, au péril de sa vie. Il a de la chance, il tombe sur un fruit succulent, sauve son fils et les villageois savent enfin quelle est la bonne branche. Ils ’empressent de couper celle qui donne des fruits empoisonnés. Mais le lendemain matin, l’arbre est mort. Il repoussera de nouveau avec 2 branches, que l’on ne pourra distinguer l’une de l’autre. Ce joli conte pour expliquer que l’arbre a besoin des 2 branches pour exister, que la vie n’existe pas sans la mort, que le bonheur n’existe pas sans le malheur.
    Désolée pour la disgression, mais en lisant cet article, j’au aussitôt pensé à cette histoire.

  25. Laura

    Voilà 4 ans que je suis infirmière en psychiatrie. Ce sentiment, je le connais que trop bien.
    Je me dis simplement (pour essayer de relativiser) que s’il n’y avait pas tous ces malheurs, nous ne saurions pas la valeur du bonheur que l’on peut vivre à côté. Et à quel point il est précieux.
    Profitons de ces instants heureux, des odeurs de parfums et de cuisine, de la beauté des paysages… de notre mamie chérie.
    Merci BB pour vos textes et vos livres. Vous êtes un poète.

    1. Blutch

      Si j’en crois mon expérience, je crains que ça ne vous quitte jamais. Ça se relativisera au fil des ans avec la pratique. L’avantage possible est que ça nous donne peut-être plus d’attention à notre entourage.

  26. pc

    Baptiste, merci. en un billet, tu résumes… beaucoup… moi aussi…je suis jaf (= juge aux affaires familiales), pas médecin, mais il m’arrive souvent de croiser dans ma vie “quotidienne” , après avoir terminé mes “audiences”, des personnes, connues ou inconnues, et de me demander comment elles vont (leur vie, leurs interrogations, leurs enfants, leur séparation, leur divorce.. tout un tas de “choses” finalement violentes) . Alors je me dis parfois que ces situations d’insécurité (tout comme la maladie) font écho à mon propre sentiment d’insécurité… (= est ce que cela m’arrivera? et quand? serais je capable de le voir à temps?) moi qui suis censée “avoir tout pour être heureuse” (faux bien sur ou.. vrai pour l’instant, si l’on veut) finalement, et si notre métier était aussi une façon de le sublimer? je ne sais pas, je sais juste que c’est douloureux, et que nos vies s’en trouvent fragilisées, mine de rien. cela dit, je retiens la leçon: c’est le cap qui est important, pas les moyens de l’atteindre. VRAIMENT merci, Baptiste (et Mamie, la mienne et la tienne)

  27. Biquette

    C’est pas parce qu’on est malade qu’on est malheureux tout le temps!!!
    Ce qui est terrible c’est la solitude, le manque d’amour, sans parler, bien sûr des atrocités que certains vivent au quotidien, parfois à nos portes…

    Aujourd’hui, je me remets d’une intervention subie hier, j’ai mal, et pourtant je suis en vie, alors et bien, alors : JE SUIS HEUREUSE!!!

    Bisous à ta mamie Baptiste!!!

  28. titou59

    coucou Bibi, comme plein l’ont déjà écrit ici :
    1/ c’est le malheur qui fait que le bonheur existe et a toute sa saveur, qu’on peut l’apprécier à sa juste valeur 😉
    2/ se dire qu’on se sent mieux quand on aide les autres, mais ne jamais perdre de vue qu’on ne peut aider que ceux qui le veulent, et surtout qu’on ne peut pas aider tout le monde hélas, nous avons nos limites, nous ne sommes pas Dieu, et parfois, on doit accpeter de ne pas pouvoir tout maîtriser.
    3/ essayer au maximum de trouver ce qui va nous faire voir le verre à moitié plein, pour chaque chose
    4/ savoir s’entourer des gens qui “nous font du bien”, ceux qui nous tirent vers le haut, ceux qui juste par leur présence ou un petit mot, ou un sourire nous font nous sentir mieux, et se raccrocher à eux(ou à un souvenirs d’eux s’ils sont loin) lorsqu’on a un petit coup de blues. Les bons moments que ces gens là savent nous faire vivre sont comme une bouée dans notre univers lorsque les nuages s’amoncellent et rendent notre existance grise et terne. “”they are the sunshine of our life ….””

    Plein de bizouilles du ch’nord

    1. Rofine

      Bonjour “titou59” !
      Les conseils que vous donnez à Baptiste, je les lui donne aussi à 200% et me les applique à moi-même ! 😉
      La vie est semée de “petits cailloux” d’instants de petits bonheurs…
      Bises à vous !
      Bisous tendresse à Bibi !

  29. Adikia

    Pour moi, une mamie est une créature exceptionnelle avec un tas de pouvoirs. Elle ne vous juge pas, elle sait vous montrer que vous êtes important, que quoi que vous fassiez, vous pouvez y arriver. Une mamie, ça vous aime de façon inconditionnelle. Et quel vide quand elle n’est plus là…

    1. Rofine

      Merci, merci, pour votre portrait de Mamie ! Je m’y retrouve !
      C’est un moment merveilleux à vivre dans sa vie de femme, rien à voir avec le moment des enfants…
      Il faut profiter un maximum des moments partagés avec sa/ses mamies…
      Les miennes sont parties beaucoup trop tôt dans mon enfance. Par compensation (?), je vis intensément, avec bonheur et chaque jour ma vie de mamie !
      Plein de bises à ta mamie Baptiste !

  30. Grand33

    Bonjour Bibi,
    Ta mamie est VRAIMENT toujours aussi géniale !
    Pour reprendre l’image du verre, utilisée par plusieurs intervenants, je vais vous expliquer comment je fonctionne : Quand je vois le verre à moitié vide, et bien je le bois. Quand je vois le verre à moitié plein, et bien je le bois. Voilà cela me permets d’être à peu près toujours d’humeur égale.
    Embrasse ta mamie (pensée pour toi mémé qui poneye en couleurs) et prends bien soin de toi.
    La bise

    1. marie

      elle est en effet extraordinaire

      de Charles ….Baudelaire of corse!
      “La nature est un temple où de vivants piliers
      Laissent parfois sortir de confuses paroles;
      L’homme y passe à travers des forêts de symboles
      Qui l’observent avec des regards familiers.
      Comme de longs échos qui de loin se confondent
      Dans une ténébreuse et profonde unité,
      Vaste comme la nuit et comme la clarté,
      Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.
      Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants,
      Doux comme les hautbois, verts comme les prairies,
      – Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,
      Ayant l’expansion des choses infinies,
      Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
      Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.”

      Si si Baptiste la poésie est un bon médite-calmant

      1. Cath

        Merci ma Bleue, me faire lire du Baudelaire au petit dej pour faire fuir les papillons noirs qui menaçaient l’horizon. Ce sera mon viatique pour le wk 😉

      2. Julie

        Je ne peux pas m’empêcher de lire la poésie à haute voix. C’est beau comme tout. Tout comme le petit arbre perdu dans les herbes folles 😉
        Merci marie

  31. Ahava

    Je suis malade. Je suis heureuse. Pas d’être malade bien sûr, j’espère qu’un jour on trouvera un truc qui me soignera complètement, mais pour le moment il faut être heureuse autant que possible.
    Je ne regarde plus la télé.
    (en revanche je cherche un bonhomme, pour devenir SUPER heureuse, ça, ça manque. 🙂 )

    bisous!

    1. Rofine

      Pour le “bonhomme” Ahava, passez une annonce, donnant plus de détails sur la personne recherchée,sur le blogàbibi ! On ne sait jamais, les lecteurs/lectrices se feraient un vrai plaisir de vous trouver ce qu’il vous faut…. 😉 !

      Je vous envoie plein d’énergie++++, pour continuer à vous battre contre la maladie et gardez toujours l’espoir de bénéficier, un jour, d’un médicament qui vous en guérisse : courage !

      Nous ne naissons pas avec un capital bonheur offert par des gentilles fées penchées sur notre berceau. Le bonheur se cherche, se niche, se cache dans les instants présents, dans le vécu immédiat : un rayon de soleil qui effleure votre peau, brise chaude qui caresse votre joue, un chocolat chaud qui réconforte, un rire, un sourire, une musique évoquant un moment heureux…
      La liste est vraiment indéfinie !
      Le bonheur de la mamie de Baptiste : vivre l’instant présent de ses propres yeux, et non à travers le “prisme virtuel” du portable, froid et impersonnel…prendre le temps de ressentir ses émotions et les vivres à fond.

      Bisous tendresse.

      1. Ahava

        Attention je risque de vous prendre au mot. 😀
        28-35 ans, cultivé, accepte femme à sale, heu, femme de caractère.
        Pouvant vivre dans un pays en guerre au Moyen-Orient depuis 1948 sachant que le traité de paix est différé à….on sait pas trop.

  32. Danielle Finance

    Ne prenez pas la peine de répondre. Sachez juste qu’on vous aime et que je lis votre blog avec tendresse. ‘Non tout le monde ne va pas mal Baptiste. Prenez soin de vous, prenez le temps de vivre et de savourer toute la beauté du monde qui n’est pas parfait même si toutes les belles personnes dont vous êtes le regrettent. Gros câlin d’une autre mamie.

    1. Rofine

      Je rajoute mes bisous câlins aux vôtres, Danielle Finance ! 😉

      Je dirai, en plus, à Baptiste de sortir vite son agenda pour réserver une “plage vierge” pour un voyage….Destination : inconnue !!! 😉 !

      Tu viens tôt à l’aéroport, le premier matin, regarde le tableau des départs et tu fais ton choix !!! Tiens, ça ne te rappelle pas quelqu’un ?!? ;-). !

  33. florine

    devenir sinistre dans un monde sinistre… ou choisir de resté enthousiaste face à un monde plein de défauts? qu’est-ce qui fait le moins mal à vivre? on a aussi le choix d’être actif face à la souffrance humaine. un sourire, une poignée de main, une discussion… un article 😉

    c’est une mauvaise période qu’on traverse tous à un moment ou un autre de notre vie… mais bien vite, notre regard se tourne vers les belles choses sans ignorer la douleur ou la maladie… mais regarder une personne triste avec un regard attristé, ça cultive le malheur je pense. alors, moi, les gens qui pleurent et qui souffre, je leur sourit. pour qu’à leurs tours ils sourient à la vie.

    je t’envoie plein plein de bonnes ondes!!!!

  34. Isabelle

    Quel est le bonheur, le but à atteindre ou le chemin pour y parvenir?
    A bientôt 45 ans je me dis comme un koan que le bonheur est le chemin…
    Je vous conseille de relire “Sensation” d’Arthur Rimbaud et d’écouter The sound of silence.
    Take care, cher confrère…
    Bises.

  35. Angelouve

    Hey! Là oui mais non!

    Croise-moi, moi (oui, bon je sais ça n’arrivera probablement pas mais).
    Croise-moi
    Je te souris, tu me souris ou l’inverse… une demi seconde, ça suffit, tu sais. Même moins d’une demi-seconde: je le sais.
    Ce n’est pas anodin, un sourire
    Ou juste un regard:
    C’est LE plein d’endorphines pour une semaine. Au bas mot.
    Et si ce sourire touche ces yeux… C’est probablement l’overdose.

    Donc je t’offre un sourire et un regard
    Ceux que tu veux imaginer

    Enjoy

  36. marie

    J‘ai vu ce matin un petit arbre perdu dans les herbes folles, il avait donné ses fruits et se préparait pour l’hiver,
    Une à une ses feuilles se sont envolées dans le vent, le lichen lui faisait des frisoutis bleus-gris, une pèlerine maternelle, des guili-guili de grand mère.
    Il a poussé au gré des intempéries, biscornus, trapu, solide. Petit arbre s’est réchauffé au soleil de plusieurs étés… a causé à plusieurs lunes, aussi.
    ….Et puis une douce vigne vierge, émue peut-être par sa solitude, s’est mise à tendrement l’enlacer. Avec patience, venant de nulle part, chaque jour elle a embelli une ramure de ce bel ami.
    Elle a posé silencieuse une guirlande pourpre, étreinte si légère que même le vent n’a rien dérangé.
    Le bonheur est harmonie dans la tourmente.

      1. Rofine

        Cath, va la voir, ce sera plus rapide !!!
        Je rêve d’avoir une œuvre peinte ou dessinée par Marie l’artiste.
        S’il te plaît, lors de ton voyage au pays de Marie, peux-tu me ramener un “gros échantillon” de pruneaux directs du producteurs ??? Ils sont bons à tomber !!! 😉 !

        1. Cath

          J’aimerais bien, mais pour le moment, mes déplacements sont limités. Mais à la 1ère occasion, promis, j’irai embêter la Bleue et je ramènerai des pruneux mi-cuits, cette “tuerie” 😉

    1. Rofine

      Que de tendresse !!! Que d’amour pour la nature et le vivant !!!
      Je t’aime Marie la bleue et ton Nour a énormément de chance de t’avoir comme Maman…
      Douxbizoux à toi et ton grand

      1. marie

        et toi tu es une super mamie qui connait comme personne ce qui est caché et beau ….perspicace Grande Mutti…. mais tu sais Nour m’a taclé un retentissant “j’te déteste!” pré-ado que oui il sait que je suis une bonne mèreeeeu mais bon agaçante …très …aussi…. gros kisssss

    2. CédA

      @Marie:…si c’est pas de la poésie,cachée dans ton regard,ça y ressemble…j’ai ton arbre en hologramme,dans ma tête et je l’entourre de mes bras quand je doute…ça me rassure.Je t’aime trop beaucoup(comme dirait@martingoule.)
      @Biquette:abrazos sincères pour celle qui fête d’être heureuseet nous le partage ici.

  37. heliotrope

    bonjour Baptiste, apparemment ça mijote depuis un moment … !
    par expérience je sais qu’on peut être submergé par l’angoisse quand on lâche la réalité présente : “je marche dans la rue, le bitume sous mes pieds, une jolie rousse que je viens de croiser, des nuages s’annoncent, un magasin de charcuterie , une colonne Morris tient qu’est ce qui se donne au théâtre … je cherche ma respiration et l’accompagne calmement, je passe mes mains sur mon visage ” … et ça se calme, à renouveler autant que nécessaire,
    l’angoisse ou la panique c’est du passé qui remonte à la surface, il n’existe plus mais comme il n’a pas été suffisamment digéré, il déborde et cherche à prendre toute la place ! à nous de le renvoyer d’où il vient et regarder et ressentir ce qui se passe “ici et maintenant”,
    à lire Eckart Tolle sur le Pouvoir du moment présent, une merveille !
    bien à vous

    1. lucie

      C’est rigolo mais il n’y a pas de hasard, je viens de passer deux jours de formation en énergétique et c’est un des livres chaudement recommande.
      🙂

  38. Blutch

    Eh oui Baptiste ! Ce p… de radar qu’on aimerait bien débrancher de temps à autre. Encore aujourd’hui, il se remet à fonctionner alors que je n’exerce plus. Un stigmate…

  39. Tsiporah

    Est-ce que c’est vous le médecin que j’ai vous pour la visite avant ma prise de poste? En me voyant il a eu un gros soupir, soupir qui contenait toute la lassitude du monde, m’a invité d’un geste fatigué à m’asseoir puis m’a demandé “alors…..vous avez votre dossier médical qui récapitule vos pathologies?”. Mon défaut? Etre en surpoids. Et donc supposée avoir tous pleins de vilains trucs à cause de l’amas de graisse que je me traîne. Avec un beau sourire j’ai juste dit que non je n’avais pas de diabète/cholestérol/tension/problème aux genoux ect , que depuis deux ans comme une grande je vais chez un nutritionniste et que mes 150 kilos baissent lentement mais surement, que je suis heureuse et fière de moi, de mon corps de ma santé, que je fais du yoga, je cours deux fois par semaine et nage tous les dimanche. Il a été beau joueur de reconnaître que bon, peut être bien qu’il ne m’avait réduit qu’à mon poids et qu’il y a des gens qui vont bien. On a échangé un beau sourire et p’têtre bien qu’un peu de lassitude a été perdue en route.
    Si c’était vous et bien dommage pour le free hug, je vais être obligé d’aller à Attignat 🙂
    Bonne semaine

  40. Rainette

    J’adore ce brin d’herbe et j’adore que tes romans entrent dans des sélections !
    Tu es un vrai gentil (euh….. selon mes critères à moi qui sont extrêmement sévères)
    Cette capacité à faire sourire même quand on est tout gris dedans, c’est rare !
    Merci à toi, merci de nous considérer comme la grande bande de tes lecteurs-amis.
    Et parce que même si on t’aime fort comme un câlin on ne peut pas prendre soin de toi…..
    Prends soin de toi Baptiste !

  41. lucie

    Relis ton ps3, il y avait du bonheur dedans. Accroche toi à une belle pensée, un kif, un bon moment par jour, et à ta mamie
    bises bibi et bon dimanche

  42. Nanou

    Ouais, c’est vrai y à des jours comme çà!
    mais voyez vous BB, lorsqu’on toute la misère et la souffrance vous vient à pleine figure il est bon à penser malgré tout qu’il reste derrière toute cette noirceur un rayon de lumière, un sourire, un bonjour, un main tendue, du réconfort. En même temps, si vous voyez tous ce que vous dites chez les gens que vous croisez c’est toute votre humanité qui parle. Bien nombreux sont les gens à être imperméable aux autres si bien qu’ils n’en deviennent distants voir qu’ils n’en aient peur.
    Ceci est mon premier commentaire. Courage DOc
    *Take care

    1. CédA

      @Nanou:…un 1 er com chez Baptiste,ça se fête…tchin tchin!!!…on trinque à ta santé et à tous les futurs com que tu viendras partager ici…abrabienvenue ici!

  43. Claire

    Chacun a ses peines, ses difficultés et son fardeau mais on continue à vivre. Il y a toujours des petites choses joyeuses dans la vie et c’est pour ça qu’on y arrive. Il n’y a pas que les souffrances qu’ils portent : ils “cachent” aussi forcément des choses positives, des petits bouts de bonheur, qu’ils s’en rendent compte ou pas.
    Vous faites un métier à la fois magnifique et difficile. Ne perdez pas espoir 😉

  44. ACT

    Pour moi, ce n’est pas une intruse cette belle dame aux cheveux blancs, mais la seule à savourer l’instant présent…
    Un médecin est une personne qui doit dans l’idéal, être d’une grande empathie.
    Donc, plus sensible. Vos études vous plongent très jeunes dans le plus dur de l’humain, ce qui fait que vous devez prendre sur vous pour ne pas craquer: cela passe ou craque. Beaucoup arrêtent avant le diplôme, ce n’est pas pour rien.
    Ensuite, en consultation, là aussi l’humain est présent avec toutes ses facettes et fossettes.
    Dans la rue, il faut aussi savoir voir la joie et le bonheur.
    Un jour, dans le bus, un petit garçon était très turbulent et gênait pas mal une dame.
    Celle-ci au lieu de le réprimander et de demander à la personne qui l’accompagnait qu’il se calme, a sorti un bonbon et le lui a donné avec un grand sourire. Le reste du trajet s’est passé tranquillement, avec un petit garçon dont les yeux brillaient et qui répondaient aux questions que la dame lui posait.
    Quelle belle leçon!

  45. Véronique.M

    J’aimerais t’envoyer un mieux, un rêve , un cheval Baptiste…
    https://www.youtube.com/watch?v=V_SNDGwwGFM
    On veut du beau, il y en a , partout , des putains de trucs simples qui font oublier le reste et qui font dire qu’on est vivants et qui donne envie de sourire et de dire merci. Y a toujours une part de vivant en nous, j’espère, jusqu’à la mort ( il est tard déjà je crois)… Et si on achetait un carnet et qu’on y notait juste le beau, les choses douces à penser, chiche?

  46. Margot

    Hi there! 🙂 (grand sourire de meuf qui finit de rédiger sa thèse à une heure du mat et fais une pause blog)

    Alooooors, pour le regard formaté par le métier de médecin, je ne peux rien dire.
    Par cooooooontre
    Je suggère (à tout le monde) de tenter une petite expérience:
    Contre l’auto-dépréciation, ne jamais se coucher sans s’être remémoré trois choses bien qu’on a faites dans la journée (et en fait c’est fou! moi qui suis si difficilement contente de moi, je fais plein de petits trucs biens dans la journée. Tiens aujourd’hui par exemple, j’ai fait semblant de m’intéresser à la vie de la serveuse du café d’en bas par politesse. Je m’en fichais mais j’ai voulu être gentille. J’ai répondu au téléphone alors que ça me dérangeait pour faire plaisir à ma copine, je me suis rappelée qu’une autre passait un entretien d’embauche et je lui ai envoyé un sms, et j’ai pensé à l’anniversaire d’un copain. Bref, comme quoi).
    Dans la même veine, contre le cercle vicieux de la lassitude, pour le sourire:
    ne jamais se coucher sans se remémorer trois bons moments dans la journée. Par exemple, pour moi: la voix enjouée de ma directrice de thèse au téléphone qui me rassure, la pause série / sieste au chaud dans les bras de mon amoureux, et le fait que j’ai ressorti le combo grand froid: super gilet tout confortable, bouillotte, thé, et guirlande lumineuse, c’était cool.

    A vous maintenant!

    Le sourire et les hormones du bonheur, faut les muscler, ça demande un entraînement régulier! 🙂
    ps: je suis impressionnée par ta franchise et ton authenticité, ça aussi , même si des fois c’est triste, c’est cool.

  47. Herve CRUCHANT

    J’en ai essayé des trucs pour me sortir de la mélancolie… Je raconte pas. J’ai pas envie. Juste imaginez que cette chose vous habite comme un vilain crachat au fond du nez, vous étouffe et ne peut être extraite que par autopsie.
    Je me suis laissé faire passivement par les thérapeutes; j’ai suivi leurs conseils; j’ai surjoué, déjoué, mis en joue cette vérole cérébrale; j’ai voulu lui dire que j’allais la dégager avec un coup de calibre dans sa sale tronche. Je l’ai lithiumisée, banalisée, ridiculisée, alcoolisée, enfumée, bafouée, violentée, Prozaquisée, cure de reposée; j’ai pris un fucking recul et observé tout çà de loin, de l’aire 17, au fond du mûr… L’ange est toujours là comme l’œil de Cain dans Victor : “l’œil était dans la tombe et regardait Cain”.
    Une sorte de défi, en somme : je ne vivrais pas ma trajectoire terrestre de hasard sans en sortir chlorophyllisé comme un brin d’herbe de coca des hauts plateaux andins aux sourires béats de gigogne machou pitchoue. C’est qui qui gagne à la fin, non mais !
    Et j’en entends réclamer mon secret à cors et à cris sur l’air des lampions. Faites bien ji les Gens: chaque fois qu’on espère un trésor, derrière le secret cache le banal. Epicétou. Je vous aurais prévenus.
    Quand la mélancolie me gagne le devant de la scène et me cache les lumières du plateau, je me retire un peu dans un coi et je me dis que je suis le plus malheureux que j’ai trouvé depuis des lustres. Que j’ai jamais vu çà. Un abîme. Une chierie. Et que j’ai même plus la force ni la raison -la raison!- de me flinguer. Chouine et rechouine, vil abruti… Le plus loin, le plus seul, le plus profond possible. Arff ! Et vous savez quoi ? quand on lui laisse toute la place, la mélancolie est perdue, incapable, complètement naze. Alors, si vous savez développer l’autosuggestion et réduire des soucis corporels rien que par la pensée, alors, vous êtes les rois du gaz de schiste ! Quand il m’est arrivé d’utiliser ce processus, j’en suis sorti épuisé mais en paix. Genre après douche chaude post course de fond. Soleil et mer bleue. Ressac et iode, en ce qui me concerne.
    Vous savez quoi ? c’est exactement ce que font les petites filles pas si petites que çà quand elles pleurent et disent “je su-iis ma-leu-reu-zzz” (chniff)… Dans le film “l’homme qui aimait les femmes”, Zenner dit à la petite fille qui pleure un peu “… et on en retire un petit plaisir…un petit plaisir…”.
    En se foutant de la recapture ou non de la sérotonine, de la tentation de la dopamine sa voisine et d’un bon coup de voltage entre la gauche et la droite temporales. Voilà. Tant pis pour vous, je vous l’avais dit. Mais, psychiquement, çà vaut largement un verre de vieil armagnac. Quoique l’un n’empèche pas l’autre.
    Ah oui, l’arbre ? J’aime pas l’arbre de l’histoire. Il dit même pas son nom mais je pencherais pour un Chêne de Saint-Louis (Louis IX, pas l’américaine archée d’alu, demi McDo). J’aime pas les saints quand on les écrit ainsi et qu’ils tranchent au milieu de la vie des autres en suivant le pointillé du juste milieu. J’aime les arbres qui ont eu ou auront nos vies : à la recherche du soleil et de la pluie, le cou tendu vers la canopée de leurs ainés. A nos yeux, ils se poussent et s’entre dévorent sans pitié. C’est vrai. La pitié, nous, on l’a mise en boite dans nos étranges lucarnes à côté des tas d’immondices humaines. Sauf que, à y regarder de plus près, ce que le guignol cathodique nous déconseillent, on voit la symbiose animal-végétal…on en cherche d’autres, ailleurs…jusqu’au jour où…jusqu’au jour où nous voyons comme évidence notre propre symbiose oubliée avec la Pachamama, la Nature aux canaux qui rigolent. Si je m’ouvrais les veines (çà va pas, non?!) on verrait peut-être en coupe un tas de soucoupes volantes rouges, des dés de 421 blancs qui roulent, des plaquettes en forme de dominos claquant sur des tables tropicales improbables. Peut-être. Qui sait ?
    Allons, les gens. La vie n’est pas faite de bon et de mauvais. Mais non. Elle est faite de ce que nous y trouvons. Il y a tellement de choses à voir, à cotoyer… La vraie mélancolie viendrait peut-être de tout cet amour, cette tendresse, cette attention qu’on découvre autour de soi et qu’on n’aura jamais le temps de vivre vraiment.
    Que Mieux vous garde et préserve les Bavards !

  48. Herve CRUCHANT

    1848. vous connaissez ce nombre. ouais. je ne dis pas merci (LOL) à toutes mes fans qui m’ont envoyé mille huit cent quarante huit mails en douces, profitant de l’indisponibilité passagère de cet ordi ! bisous à elles.

    1. CédA

      @Hervé:…1848!…sûre,que t’exagères…nous on en revendique 1847,à la rigueur(!?),mais pas un de plus!…d’ailleurs la preuve en est,que je me suis même abstenue de t’en envoyer un pour ton anniversaire de peur de faire re-exploser la livebox,que tu venais peut être juste de finir de réparer et par solidarité pour ton coeur sensible à nos pressantes démonstrations d’amouritié…alors arrête de grogner…on t’aime et on te l’écrit en long,en large et en travers…t’y peux rien et nous non plus…épicétou…et la mélancolie,je raconterai tes différents essais en vain,à mon pote le condor et il t’aprouvera en connaissance de cause…tu sais le condor(fait pas tes yeux de jalou!),celui qu’on a voulu remettre en liberté le jour de la fête de la Pachamama,et qui devant les yeux ébahis de tous,a préféré retourner vers sa cage..car la liberté,le planage dans les nuages et touétou,ça fout la trouille…c’est comme si on nous disais comment être heureux tout le temps…la mamie de Baptiste a bien raison!!et de quoi je me plaindrais,sinon!!!
      Bisouxxxxxxxx Baptiste…allez,haut les coeurs….on t’aime si fort toi et tes histoires…

      1. Herve CRUCHANT

        t’as bien fait, pour l’anniversaire : c’est pas maintenant. pour les messages, j’ai pas inclus les téléphones. il y en a une (tuvoiki) en a fait une binette !!! chouia de folie, là dedans et c’est bon ! et la voix de Rosy, je te dis pas…t’entends grognon mais tu penses timide et généreuse… @+ j’ai tout remonté; je recharge tout comme au premier jour de la création; initialisations et embrouillamini abracabrantesque dans les vrai-faux mots de passes et les faux-vrais tours de cons (avec les mêmes mots, c’est plus simple chez Mme Claude!); le dernier à faire de la résistance, c’est le “messager”; t’as connu çà en son temps. pour être odieusement mec et geignard, dis-moi comment tu vas toi; si le pâle reflet de la FLAC stupide gravé sur ton sein-glinglin tient toujours; comment va ton onguent cologue…des niouzes, en somme. bises en douce.
        nb : dans les liens ci-dessous, on trouve un arbre génial qui se tord les cordes de rire…à suivre

  49. Herve CRUCHANT

    La persistance et la rémanence. Bon. On peut aussi prendre le questionnement comme autre chose d’une patate chaude et se délecter des théories du moment (du genre qui va plaire à Raymond* Le Grand, du côté d’Auch La Retraite). Pour les qui auraient envie d’aller jusqu’au bout de ce flux génial, se munir de Wikiped’, de papier et de crayon, de la touche II … Bonne soirée. Ne vous découragez pas, çà ouvre des réflexions dingues; et c’est l’avenir. (https://www.youtube.com/watch?v=QYdODEHpxl8#t=161)

    *pour la suite de la compréhension du TTIP, voici un lien : https://www.youtube.com/watch?v=CNxiGRs6BRc#t=1039

    @+H’

  50. Mésange

    Un oiseau qui gazouille ou se baigne devant ma fenêtre, des arbres d’automne aux couleurs qui éclaboussent, deux arcs en ciel en parenthèses du soleil, 1848 messages de gazelles pour un Epicétou trop longtemps en guéguerre avec son ordi, un fauteuil-bouée orange, un visage au sourire lumineux encadré de cheveux blonds, quatre petites mains et quatre yeux qui pétillent et plein de bisous collants, une belle histoire de copines et une magnifique histoire d’amouritié intercontinentale, savoir que Biquette se sent heureuse, que Julie a la banane, que Marie poétise avec entrain, que Rofine est une adorable mamie, que Ceda de parlaba revient discuter avec nous sur le blog… et que je peux venir ici te lire, toi qui as su nous réunir sur ce blog (ou ailleurs !) et lire ici des inconnus devenus familiers et importants à mes yeux…
    Et ne pas trop allumer télé, radio, ou lire les journaux, juste s’informer pour ne pas occulter de trop de gris sombre mon inventaire précédent…
    Comme dit notre Martingoule, je t’aime trop beaucoup Baptiste alors prends soin de toi… et fais toi ton propre inventaire de choses douces, tendres, belles pour compenser la grisaille environnante.
    Caresses de plumettes à tous

  51. Lise.

    Moi aussi, j’ai éteins la télé il y a 10 ans pour ne plus la rallumer ….
    Ca fait déjà ça de moins pour nous plomber le moral parce que ça, c’est une vraie saloperie !
    Les journaux suffisent à être informés.

    Malgré tout ça, et même si je ne cotoie pas des gens malades à longueur de journée, parfois, je me sens comme toi Baptiste … Saturée par le malheur, les larmes, la douleur des autres … Heureusement, ce sont des épisodes toujours temporaires et la joie vraie revient toujours. Parce que comme le dit ta mamie : “la vie est la vie”, et que malheur et bonheur sont indissociables …

    Lise.

  52. ANNE-LAURE

    Bonjour Baptiste,

    Désolée que ce soit pas la grande forme mais je suis aussi un professionnel de “l’aide”, donc je crois que je comprends ce que tu exprimes. c’est surement ce qu’on appelle communément la déformation professionnelle.
    Cela dit, je tenais à te rassurer, il y a des gens qui vont bien, si, si j’te jure! j’en fais partie!
    Peut-être que tu me croiseras dans la rue et que ça se verra., peut-être que la roue tournera… en attendant je cultive mon bonheur et ma bonne santé parce que je veux croire que ça peut-être contagieux, et surtout parce que c’est aussi ce qui me permet de soutenir ceux qui en ont besoin.
    Ceci était juste un message d’optimisme : je tiens à le préciser parce que par les temps qui courent, on a presque l’impression qu’il faut s’excuser d’aller bien, mais courage, le printemps revient toujours.

  53. Le Papillon

    Bon sang de bois, tant pis, je me lance. Baptiste, votre blog est la plus belle chose qui m’ait été donné de lire depuis longtemps. Très longtemps. Vous me faites rire, pleurer, sourire, et régulièrement, oui, vous me redonnez foi en la vie. J’ai partagé vos articles à des amies infirmières, à des amies flics, à mes amies tout courts parce que vous êtes une feel good movie à vous tous seul. Je suis maman de 3 enfants, et parfois, oui, je me demande bien comment on a mis 3 mômes au monde dans une époque pareil. Et quand je me pose cette question et bien je pense à vous, à vos billets, à toute cette émotion, cet bienveillance et cet humour que vous partagez. Et je me dis que s’il existe des médecins comme vous, alors, tout n’est pas perdu. Merci, merci à vous. (et si un jour je vous croise vous aurez intérêt à me rembourser tous les paquets de mouchoirs que j’ai vidé à cause de vous. 😉 )

  54. :)

    Je viens à peine de connaître votre blog mais du coup ça m’a rendu un peu triste de voir cet article.
    “Alors voilà”, j’ai pas eu des licornes des des bisounours toute ma vie, ça a rendu ma tête et mon coeur malade, avec des grands piques qui t’écorchent à l’intérieur et des pseudo carapaces qui en réalité empêche tout le mal de sortir. J’ai souffert, j’ai haïs les gens heureux, je les ai envié, j’ai voulu qu’on m’aide, j’ai voulu mourir.
    Et un jour je me suis rendu compte qu’on m’aidait déjà, que c’était juste compliqué de faire face pour eux comme pour moi, d’apprendre sur le tas que l’horreur arrive au coin de la rue, que les monstres se cachent bien sous les lits des enfants.
    J’ai encore souffert, on a souffert ensemble, on s’est soutenu, on a pleuré, sué sang et eau, et un jour on a levé un poing victorieux et on a rit en levant nos majeurs bien haut.

    Je ne sais pas si c’est très malin de comparer une maladie physique à des blessures mentales, mais là où je veux en venir c’est que quand on survit, la vie prends tout son sens. Je suis heureuse. Sans raison particulière, je suis heureuse. Parce que je respire sans avoir l’impression d’avoir un trou dans la poitrine, parce que le soleil caresse ma peau, parce que l’herbe coupée sent bon. Il ne faut pas voir la malade mais le futur rétablissement, même si ça semble utopique. Enfin, c’est ce que je crois.

    Merci pour votre blog, en espérant vous voir à Brive.

  55. DrAmbakane

    Du fin fond d’une longue nuit de garde (encore 3h !) je devore les article de ton Blog. En fait c’est devenus un rituelle. Chaque rotation de garde je lis tout les article que je n’ai pas lus depuis ma derniüre serie de nuit. Aujourd’huit je tombe sur cette aricle. Confronté à des patient malade parfois monrant ou moribond (cette nuit dans mon service il y a un jeune patient, 2 ans moins agée que moi, en liste d’attente pour une greffe cardiaque…)- Samedi j’ai due fair une echo chez un patient de 20ans. Un bête accident de velo qui se transforme 24 plus tard en envloppe à organe plus ou moins fonctionelle avec un cerveaux suffisement mort pour ne plus en avoir l’utilité. Super coeur, parfaitement fonctionelle, peu utilisé. J’ai été frappé par se corps flasque, fonctionent de manière méchanique. Le Patient était physiquement là et en même temps totalement absent. Un sentiment bizzar et triste. Au début de l’examen j’ai pensé à toute les choses que se gamin aurait pus accomplir dans sa vie, son métier, la famille qu’il aurait pus fondé. J’ai dus vite arreter, je n’arrivait pas à me concentrer sur l’echo, j’avais les larme au yeux. En rentrant le soir, chaque personne que je croisait dans la rue, visiblement capable de respirer sans assitance, de filtrer son urine sans dylise, d’avoir un tension sans amine me soulagait infinement. Contriarement au sentiment que tu évoque dans se billet, j’utilise chaque personne dans la rue que je croise pour me dir : au moins LUI il vas bien. Le monde n’est pas si pourris (ou respectivement si malade). J’aime les gens dans la rue parce que justemment il sont dans la rue, et pas aux urgence, à l’hôpital ou au soins intensif. Chaque personne que je croise c’est une personne de gagné ! Peut être i seront un jour malade, peut être même qu’un jour il mourront mais au momant ou je les croise il vont suffisement bien pour marcher dans la rue. Je ne vois dans ces inconnus pas des potentielle malade mais des gens actuellement en bonne santée.

    porté un casque à velo c’est important (et celon la formule consacré de se blogue) c’est VRAIMENT important !

    PS : je deteste echographié des patient en mort cerebrale pour évaluer leur coeur, j’ei l’impression d’être un vautour…
    PS-2 : désolé pour les long commentaire, mais cette nut de garde est VRAIMENT calme

  56. Sandra.Lutices.D

    Bonjour Mr ou Dr Beaulieu (au final je ne sais pas ce qu’il vous plaît le plus, dans le doute, je mets les deux 😉 )
    Je suis tombée par hasard via Facebook sur un de vos article hier (il paraît que la hasard n’existe pas ceci-dit ^^). Celui sur le Sexisme. (Oui je sais j’aurai peut-être du répondre là-bas, ou peut-être pas … je crois que votre mamie m’a plus interpelée. Pas que le sexisme me passe au-dessus, ou au-dessous, bien loin de là même …)
    Je tenais à écrire mon impression, si basique et humble soit-elle, face à tous ces écrits que j’ai pu lire. Une bonne impression, car j’aime votre justesse (même subjective), votre vision du monde, de ce et ceux qui vous entourent. Je ne pense pas que vous soyez sinistre, loin de là, vous voyez juste le monde avec vos yeux, et vos expériences. Chose naturelle et totalement légitime. Je suis une as de l’humour noir et caustique, depuis toujours, je ne suis pas un être sinistre pour autant. J’aime la Vie, j’aime ces énergies qui font les mondes, j’aime ces formidables cycles qui font le bon déroulement de l’horloge cosmique. En tant que médecin, vous ne pouvez ne pas penser à la maladie, la souffrance, et la mort. Pourtant, votre mamie a raison, tout cela fait parti d’un schéma bien plus vaste qui contribue à l’essence même de la vie. La maladie est compagne de la mort, mais cette dernière n’est pas aussi néfaste que nos éducations veulent le prétendre. Elle aide la vie, elle est nécessaire même. (Pour la souffrance par contre j’ai un autre point de vue). La mort fait peur, la mort inquiète, mais sans elle ….. Nous ne serions pas là aujourd’hui. En tant que médecin vous le savez, les maladies font les anticorps, les défenses immunitaires indispensables à nos descendants. Pour la Mal a travers le monde, je crois malheureusement que c’est un peu pareil. Sans lui nous ne pourrions pas nous focaliser sur le beau, le bon, la joie … etc … L’Homme veut se prendre souvent pour Dieu (et je ne parle pas de Bible ou autre écrit saint dans ce terme, il est pour moi … générique 😉 ) il veut tout bien faire. Soigner les malades, retarder la mort, maîtriser les dégénérescences, oublier que nous sommes …. mortels. La vie éternelle n’est pas un choix sain. Et le mal, la douleur, le manque (ouais on me dira facile de dire ça quand on manque de rien blablabla …. certes … pas pour autant que je mets des oeillères sur ce monde qui souffre), sont nécessaires. Ils sont les garant de l’Equilibre. Votre empathie est un don, mais voyez les choses ainsi, vous ne pourrez jamais aller contre les lois universelles. Vous devez les accepter, et les accompagner au mieux. Votre mamie, avec la sagesse de son âge, l’a bien compris. Nous devons juste jouir de notre présence consciente en cette terre, partager le plus de “Bon” avec les autres, surtout ce que l’on aime …. et oui …. répandre le plus possible ce “plein de pleins de choses” car la Vie n’est faites que de ça ….
    Avec tout mon respect Mr Beaulieu, je vous souhaite une belle continuation. Votre métier aide les autres, mais tous vos écrits également. Puissiez-vous toujours trouver la force et l’envie de continuer ! 🙂

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