L’enfant qui aimait sa mère.

Pour A. et S.

L’histoire c’est Docteur S., l’écriture c’est moi.

Alors voilà Madame Sapho qui vient avec son fils, Thomas, 13 ans.
Depuis quelques semaines, Thomas accumule les mauvais résultats scolaires et témoigne d’un comportement de petit merdeux.
– Qu’est-ce qui cloche, Thomas ? demande Docteur S.
– Rien.
– Tu en veux à ta mère ? Parce qu’elle a refait sa vie ?
– Non…
– Parce qu’elle vit avec une femme ?
Haussement d’épaules.
– Elle fait ce qu’elle veut.
– C’est parce que tu te poses des questions sur ton père ?
Madame Sapho ne pipe pas un mot. Il y a 13 ans, elle est partie en Belgique avec sa compagne. C’est là-bas que Thomas a été conçu.
– Parfois, c’est vrai, je me demande depuis quand j’étais congelé, dit Thomas. Peut-être que le sperme venait du moyen-âge ?
– Tu sais bien que ce n’est pas possible.
– Parce qu’il n’y avait pas de congélateur à l’époque ?
– C’est ça, oui, parce qu’il n’y avait pas de congélateur à l’époque.
[Silence]
– Tu as des questions sur le mode de vie de ta mère ? Sur la façon dont deux femmes peuvent s’aimer ?
Ce qui, en gros, revient à demander « mais comment fait maman avec maman quand les piles du vibromasseur sont à plat ? » Les docteurs ne sont pas toujours très subtils…
– Non ! Je m’en fiche, c’est ma mère, je veux qu’elle soit heureuse.
– On se moque de toi ou de ta mère à l’école ?
– Non ! Ils ne le savent pas et ça ne les regarde pas.
[Silence]
Madame Sapho détourne le regard, son corps se tord en avant de douleur rentrée.
Thomas se met à pleurer.
– Elle me manque, dit-il, ma mère me manque…
Madame Sapho attrape la main de son fils et serre.

La compagne de Madame Sapho est partie d’un cancer du sein il y a deux ans. Parfois, les meilleures explications sont aussi les plus simples, comme un ado qui déconne à plein tube parce qu’un de ses parents est mort et ne reviendra pas.

Sitôt que je vois ton visage,
ma voix se brise,
Ma langue sèche dans ma bouche,
un feu subtil court sous ma peau,
mes oreilles deviennent sourdes,
mes yeux aveugles.
Mon corps ruisselle de sueur,
un tremblement me saisit toute,
je deviens plus verte que l’herbe.
Je crois mourir…

Poème de Sapho, entre -650 et -580 avant J.C.

Vous pouvez écouter le dernier album de Carla Bruni et de Frédéric Francois… ou vous pouvez partager cet article sur Facebook/Twitter/mail, etc !

La bise à tous, c’est toujours un plaisir de vous retrouver ici +++…
Baptiste B.

76 réflexions au sujet de « L’enfant qui aimait sa mère. »

  1. Isabelle

    Cette alternance de photos hilarantes et attendrissante est bien vue et complète en général avec justesse le propos.
    Le biker, franchement, j’ai encore des courbatures tellement je me suis poilee. Alors là, la tendresse des grands singes, ça repose :-).
    Bravo pour ce blog qui ne se dénature pas malgré le temps et le succès.
    La bise, vraiment!
    Isabelle

    Répondre
      1. Isabelle

        Ben dis donc j’ai même une réponse gentille de l’auteur… Ça me console de ne pas avoir pu venir au Divan faire dédicacer mon bouquin.
        En plus j’suis docteur! Et moi aussi droite dans mes ballerines. Congrates, old boy!

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  2. P.

    B. l’avait déjà dit dans un de ces posts précédents, je me passerais de sa poésie pour vous dire : FAITES VOTRE PUTAIN DE DÉPISTAGE TOUS LES ANS.

    Sinon, le rasoir d’Ockham marche dans la plupart des cas, quelque soit nos opinions, preuve en est de cet enfant qui a perdu sa maman, même s’il en avait une autre.

    Merci B. 🙂

    Répondre
      1. saur

        Oui mais c’est tellement plus agréable quand c’est notre homme!et je ne suis pas sûre que c’est ce qu’il est en tête ….sauf si c’est un médecin qui ne lâche jamais son métier 😉

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    1. Fol2

      Bonjour!
      Les « convocations » du dépistage ont lieu tous les 2 ans (à partir de 50 ans)…..mais rien n’empêche de suivre vos bons conseils de « mecs » 😉
      Cette histoire est magnifiquement touchante….. j’allais dire: « quel que soit le sexe de sa mère, quand elle part, c’est un grand vide…. »
      Douce fin de journée à tous et toutes.
      Poutous.

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  3. Annick

    d’accord avec Isabelle, les photos tombent toujours juste dans le ton de l’histoire, je suis à chaque fois émue par tes propos et ravie de te lire, tu es humain, drôle, tu me fais sourire et je me sens bien à ton contact virtuel !
    avec tout ce que tu dois avoir à faire, tu prends le temps de faire vivre ton blog… chapeau bas, Baptiste !
    un grand merci
    Bises puissance infinie………..
    Annick

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      1. marie

        non parce que t’es un lion et les lions ça nait quand y’a plein de soleil par contre hier c’était l’anniv de Stromae et de Hèlène C. l’épouse du grand philo- poéte qui passe par là des fois et et et le mien, j’dis ça j’dis rien.
        le silence de Thomas m’a rappelé le silence de mon fils , tellement silencieux qu’il en vomissait il avait 5 ans, chaleur caniculaire, intox alimentaire ? gastro? auscultation en urgence par une doctoresse qu’il n’avait jamais vu , « il est en pleine forme votre fils » ah! ….ensuite elle lui a posé une question « tu as peur de la mort? « et là tout verdâtre de nausée , fiévreux, il lui a répondu dans un souffle « oui » . 6 mois après le décès de sa grand-mère, il vomissait son départ. faire le deuil n’est pas chose simple mais pour nos enfants c’est un Everest, aux parents d’êtres les sherpas éclairés maintenant je sais.

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        1. Marie-A.

          Bon Anniversaire Marie :-))
          Je ne sais pas si c’est ton anniversaire Baptiste mais je rajoute mon approbation.

          Merci Marie et Baptiste car je crois que je viens de comprendre pourquoi ma fille de 5 ans a mal au ventre…son petit frère est né et 15 jours plus tard la maman d’une de ces grandes copines de classe qui a aussi un petit frère est partie danser sur un poney suite à un cancer de l’utérus…tout ceci il y a bientot trois mois et demi…
          Merci !

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  4. doume

    J’aime beaucoup cette jolie et terrible petite histoire … (pensées pour Cilou et sa Mamie).
    La photo est adorable …
    Et le poème brûlant …
    Pour tomber en amour, il suffit d’être disponible et confiant …

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  5. Val

    Oui l’anniversaire du coeur sûrement…
    Moi aussi je remercie ces dames qui écrivent à quel point il est bon de te lire et qui soulignent ton immense talent. Parce qu’en fait, on (enfin je) oublie de te le redire, comme si c’était une évidence.
    Mais les piqûres de rappel de reconnaissance font tellement du bien, pourquoi s’en priver?

    Longue, très longue vie à ton blog, à ton talent, à toi

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  6. Claire

    Ton blog nous rappelle que le vie est… ce qu’elle est. Mais il nous rappelle surtout d’en profiter.
    Merci pour ce blog, pour ces histoires.

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  7. Hey You

    Bonjour B.
    Merci encore pour ce magnifique billet!
    Je suis tombée sur ça :
    http://vidberg.blog.lemonde.fr/2014/03/13/lendometriose-une-maladie-meconnue-qui-touche-1-femme-sur-10/#xtor=RSS-32280322
    et je me suis rappelée du post que vous aviez fait sur l’endométriose. Je voulais juste faire partager l’information et saluer le travail de Martin Vidberg (l’actu en patates) qui tout comme vous, illustre avec sagacité la méconnaissance de cette maladie.

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  8. Pivoine

    Quelle photo magifique … qui me rappelle à quel point « l’Homme a fait de la terre un enfer pour animaux » (Shopenhauer).
    L’histoire est bien triste, les enfants confrontés très jeunes à la mort perdent hélas bien plus vite que les autres cette belle insouscience qui les caractérise …
    Pourquoi tant de souffrance , humaine, animale ? Pas de réponse .

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  9. Pivoine

    Pour changer de tonalité et rebondir sur l’amour et Sapho, le sage est celui qui parvient à «regretter un peu moins, à espérer un peu moins, à aimer un peu plus ». « Amorfati », dira Nietzsche, amour de ce qui est là, du destin qui nous est imparti.

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  10. Madame B

    J’adore votre site et pour réussir à me faire sourire avec des histoires de consultations et de patients faut être fort. (Bon anni doctor !) Juste une question : pourquoi depuis quelques années quand une personne meurt, on dit qu’elle est partie ou qu’elle est décédée. Alors qu’elle est morte. Comme si la douleur était moins forte en utilisant d’autres mots. Moi je trouve que morte est plus beau que décédé, qui est la terme administratif. Et le verbe partir ne convient pas du tout à la situation. Bon bref, je trouve cela étrange. Mais vos histoires montrent que parfois nous sommes bizarres.

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    1. Cath

      C’est curieux ce que vous écrivez sur le choix des mots : cela me fait penser à ce poème qui dit que
      Partir c’est mourir un peu
      C’est laisser un peu de soi même
      C’est mourir à ceux qu’on aime

      Et chanté par Raigguro Raimondi, eh bien cela laisse songeur et silencieux….

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    2. Kiliana

      Tout à fait d’accord avec vous Madame B. Et c’est justement parce que certaines fois on essaie d’adoucir les mots pour les enfants qu’ils ne comprennent pas le véritable enjeu. Dire à un enfant Papy est parti au ciel avec les anges, c’est un peu comme lui dire qu’il peut revenir. Il ne pourra donc pas faire son deuil. En revanche, lui dire simplement Papy est mort, c’est le libérer de cet espoir vain du retour et l’autoriser à faire son deuil et à continuer sa vie. Ceci est aussi valable bien sûr pour les adultes qui parfois se voilent la face inconsciemment et entretiennent ainsi leur douleur sans le savoir.

      Et sinon, merci encore à Baptiste pour ce très joli billet qui donne chaud au cœur.

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      1. Marie-A.

        Comme vous dites, c’est vrai qu’à notre enfant on lui à parler de la mort, pas d’autre chose, afin qu’elle comprenne…et elle a bien compris…le jour de l’enterrement, trop de monde dans l’eglise, alors on était dehors…et spontanément elle a joué avec ce qui était là : des cailloux, deux branches, quelques herbes avec des petites fleurs. Elle a fait spontanement une petite tombe avec des cailloux et une croix pour la maman de sa copine décédée, c’était un cadeau, sa manière de l’accompagner une derniere fois : »Maman c’est pour Cécile! ». Après elle m’a demandé pourquoi j’étais triste – traduction : elle est morte et monté au ciel, le ciel est beau, donc elle est heureuse là-haut, elle ne souffre plus, ne sois pas triste maman…Reste le deuil !
        Merci Baptiste, Merci Madame B

        Répondre
          1. saur

            la vérité toujours! même si ça ne semble pas approprié de le dire à des enfants.
            Les enfants ont des antennes,ils sentent toujours quand on est sincère avec eux.

          2. Baptiste Auteur de l’article

            Salut Saur !

            Sujet de dissertation :
            « Faut-il toujours dire la vérité aux gosses ? »

            Vous avez quatre heures !

            La bise

            Baptiste B.

          3. saur

            Je te répondrais avec les mots de ce brave Albert : »trois idéaux ont éclairé ma route et m’ont souvent redonné le courage d’affronter la vie avec optimisme: la bonté, la beauté et la vérité »

  11. Cath

    Et à parler de poèmes et de Sapho, il me souvient que ses poèmes ont été mis en musique et chantés par Angélique Ionatos et Nena Venetsanou.
    Le CD s’intitule « Sappho de Mytilene », une pure merveille. C’est chanté en grec, mais les voix entrelacées de ces deux femmes sont un enchantement divin.
    http://youtu.be/y_oIS70OBFs

    Répondre
      1. Cath

        Il faut, sur le même disque, écouter « mite mi meli mite Melissa ». « Pour moi ni miel ni abeille »… C’est aussi sur Youtube il me semble.
        La première partie en est un peu dure, car c’est de fait une interpellation- mais après la partie instrumentale, c’est du nectar.

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  12. Herve CRUCHANT

    @Deboz. Celui qui veut écrire avec un S a le droit d’écrire avec un S. Moi, je lis bien avec un ortho-Deboz… je suis raide de (presque) partouze.

    @Marie. Il me semble que Grand33 aime les règlages fins, tourner délicieusement (je veux dire « délicatement ») les potards entre le pouce et l’index (volume et gravézégües). Je sais aussi qu’il aime les voyages mais n’en trouve pas encore à sa main; hémisphère gauche ou hémisphère droit ? Un esthète, notre Grand33, un esthète. Je ne sais pas si la fantaisie de sa tête chercheuse plairait à morto-Zobed … mais çà, on s’en tape, non ?

    Répondre
    1. marie

      vous êtes durs avec nos nœuds, Ron! mèze avec de bons dico nos comprendeurs arrivent à élaborer des théories à partir de vos élucubrations dont on rit ou extrapole longtemps , ceci posé je dis que lorsque je serai morte mon épitaphe sera « je ne suis partie que pour un autre voyage » ou « cherchez moi dans les étoiles » j’hésite encore …en conséquence de quoi, dire une fois il, elle est mort(e) , certes! mais ajouter toute la poésie qui adoucira cette fatal error .

      Répondre
      1. Grand33

        Moi j’aime bien :  » il est parti faire du poney multicolores  »
        Oui j’avais envie de mettre un s à multiclore 😉
        La bise

        Répondre
  13. Elise

    C’est beau, c’est juste, c’est touchant, c’est drôle et triste.
    Ca fait comme un rayon de soleil dans une journée de brume.
    J’essaye souvent d’expliquer que je n’aime pas un sexe mais une personne. Qui, pour moi, ne se caractérise pas par ses chromosomes X ou Y mais par sa présence, sa façon d’être, son sourire, son odeur…
    Mon père, médecin lui aussi, a coutume de dire qu’être médecin c’est travailler à sa perte. Et oui, on cherche à ce qu’il n’y ait plus de malades donc par extension, plus de médecins. Espérons qu’un jour, cela sera vrai.

    Merci pour ton blog!

    Des bisous !!

    Répondre
  14. Babeth

    Ben là, franchement, je trouve dommage que Docteur S. soit allé chercher des explications si loin alors que l’évidence était sous ses yeux 🙁 C’est quoi la pub déjà? Ah oui : « ne passons pas à côté des choses simples »

    Répondre
    1. Elle

      Pour moi le Docteur S a raison d’aborder le sujet.
      Je ne sais plus qui a dit:
      « Les choses qui vont sans dire vont mieux en les disant. »

      Répondre
  15. Maya

    Photo parlante , non… ? J’adore l’image et le poème aussi… Ne dis t-on pas que l’amour est aveugle ? Il ne connaît pas de règles , ni d’âge, ni de sexe , et se fout pas mal de la race et même de la religion…! Cette enfant à deux mère , pas de père … Il est juste malheureux d’avoir perdu sa mère… Rien d’autre n’à de l’importance. C’est très joli , comme toujours , tu sais peindre si bien les choses et les gens que tu racontes . Il y à tellement d’humanité et d’amour , dans tout ce que tu fais… Ce blog est comme une thérapie qui soigne … Toi tu es le psy… Merci docteur Baptiste…

    Répondre
  16. Joce

    Et bien tout est dit dans ce joli texte, la mort fait partie de la vie mais il est si difficile d’accepter la mort de nos proches. Difficile pour nous adultes sûrement mais encore plus dur de vivre le chagrin de nos enfants qui ne l’expriment pas , il y a « avant » et  » après » …alors voilà , il reste l amour rien n’efface ce qui est vécu au moment de la mort de papa ou de maman. Ensuite c’est la vie qui continue qui adoucit la douleur mais longtemps très longtemps après ….

    Répondre
  17. Anne

    Merci pour la belle photo la belle histoire, j’aime, c’est bon de pouvoir dire sa peine, ça libère vraiment d’être entendu. Les bienfaits du partage (même quand l’autre en face a eu du mal à mettre et régler ses écouteurs)

    Répondre
  18. anne claire

    Sauf que Thomas aurait pu perdre ses deux mères : si c’était la biologique qui était partie faire du poney multicolore, celle qui restait = l’autre, la pas bio n’aurait officiellement aucun lien de parenté avec Thomas
    Après, ceux qui refusent l’adoption aux couples d’homo « dans l’intérêt de l’enfant » ont-ils pensé à ce type de situation ?

    Vivement que ce soit possible et qu’aucun Thomas ne soit orphelin alors qu’un de ses parents est encore en vie…

    bien à vous

    Répondre
    1. martine

      @ Anne Claire .absolument d accord avec toi j ai eu des voisines ou malheureusement c est la maman biologique qui est morte quel gâchis et quelle souffrance pour l enfant et le maman qui reste .je n ai plus de mots pour décrire cette déchirure .

      Répondre
    2. Baptiste Auteur de l’article

      Chère Anne Claire,

      Je ne me permettrais jamais de dire que je suis bien d’accord avec vous car ce site n’a pas vocation d’exposer mon avis personnel sur la question…

      La bise +++

      BB

      Répondre
  19. merline

    la photo est magnifique ….
    et oui, il faut absolument dire la vérité aux enfants, avec des mots simples, mais rien n’est pire pour eux que le mensonge – VRAIMENT

    Répondre
  20. cecile

    Oh ! cet article ! Oh ! Cette photo ! Emotions, douleurs, mourir jeune est parfaitement injuste, en laissant un enfant encore plus…

    Répondre
  21. Lemm

    Je dois vraiment arrêter de lire ton blog au boulot M.Baptiste, ça me met les larmes aux yeux (presque) à chaque fois.
    ça va faire 4 ans cet été que Maman est partie faire du poney multicolore. premier cancer du soin soigné, 5 ans plus tard, tumeur primaire au cerveau, celui-là l’a emporté en deux mois.
    Cette année je fêterai son anniversaire en mettant au monde son petit-fils qu’elle ne connaîtra pas.

    Une grosse pensée pour Mme Sapho et son petit Thomas.

    Répondre
  22. Sophie

    30 ans, une grosse envie de bébé et après 3 ans à essayer de convaincre ma douce et tendre, ce billet m’y a bien aidée… pour le coup, c’est moi qui vais le donner le free hug!
    Et dire que j’avais le bouquin, la date de Mollat dans mon agenda et… la grippe qui m’a clouée au lit 🙁

    Répondre
  23. marie

    ah bah oui .le docteur s’est planté. problème perso avec l’homosexualité ?? il est allé chercher des explications liées au choix sexuel des parents alors que l’enfant exprimait juste son mal -être face au décès d’une de ses mamans ..RESPECT.

    Répondre
  24. Elle

    Saphine et Sapho sont heureuses sur leur bateau, Saphine tombe à l’eau qui c’est qui reste ?

    Un jeune garçon triste, esseulé, isolé, malheureux qui pleure et qui répond  au sujet de ses camarades de classe : « – Non ! Ils ne le savent pas et ça ne les regarde pas. »…
    Pourquoi cet enfant doit-il grandir en gardant secrète l’histoire de ses « parents-mamans » ?
    C’est tellement bien à treize ans d’avoir des bons copains avec qui parler sans « omissions  » ; certainement mieux que de devoir consulter un psy !
    Parents! je pense que pour assurer le bonheur de son ou ses enfants on doit assumer pleinement et ouvertement son couple ET sa famille !

    Répondre
  25. Psyelodie

    Fait chier, je découvre le blog , le dévore les articles, et je pleure comme une connesur l’iPod ….
    ‘faut dire que la semaine à été rude .
    Merci Baptiste
    Quand est-ce qu’on se rencontre ?!

    Répondre

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