Il est plus facile de faire rire que de consoler…

Alors voilà Mme S., 32 ans, sympathique patiente, douleurs fosse iliaque gauche. Je l’examine, son époux à la bonne bouille est là. Ils veulent très fort un bébé. Je les fais rire pour dédramatiser un peu, elle me dit en souriant d’arrêter, que “ça me ravive la douleur quand je ris”.

30 minutes après, l’ordinateur (insensible merde !) livre les résultats de la prise de sang. La gynécologue (qui en a vu d’autres) confirme. Maintenant, comment dire aux deux amoureux ce qui en substance revient à annoncer : “Bonne nouvelle : vous êtes enceinte. Mauvaise nouvelle : c’est une grossesse extra-utérine, on va devoir vous faire avorter.”

J’y mets toutes les formes du monde, elle pleure quand même, je reste comme un con, je pose ma main sur son épaule.

Plus envie de faire rire qui que ce soit pour la journée.

Je déteste les leçons de ce métier : je veux dire, je hais VRAIMENT les leçons de ce métier.

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