Bobo la foufounette ?

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Alors voilà la petite Madison, 4 ans, aux Urgences, douleurs abdominales et fièvre.

Sa mère : le regard vide, hâte d’en finir. Elle se tient loin de sa fille, comme si celle-ci était contagieuse ou, pire, absente de la pièce. Je m’applique, l’interrogatoire est difficile, la petite est fatiguée. Si elle n’était pas malade, on pourrait croire qu’elle n’est pas très heureuse. Y a peu d’amour dans cette chambre.

Je finis mon examen et, pour ne pas rater une cystite ou une pyélonéphrite, je ressors mes cours de Tolkien cinquième année et demande en langage Hobbit :

– Quand toi pipi, bobo la foufounette ?
La petite ouvre des yeux ronds comme des hublots. En montrant son pelvis du doigt et mimant une grimace de douleur :
– Quand toi pipi, haï-haï-haï bobo la foufounette ?

Va falloir que je révise mon cours de langue pour Grands-Pas perdus en Territoire Hobbit…

Sa mère, impérieuse et lasse :
– Mady : réponds au monsieur !
La petite a l’air perdu. Ses hublots sont de plus en grands : deux immenses fenêtres vertes.
Sa mère, plus fort :
– MADY ! Réponds !
– Ce n’est pas grave, je vais faire autrement, essaie-je de temporiser.
La mère, qui ne m’entends pas :
– MADY ! Quand tu vas pisser, ça te brûle à la chatte ?

Tiens, on ne me l’avait jamais faite celle là !
Ma faute ? J’ai voulu parler Hobbit quand il aurait fallu parler la langue du Mordor.

Je déteste comment certains gamins tirent les mauvaises cartes en naissant, je veux dire : je déteste VRAIMENT comment certains gamins tirent les mauvaises cartes en naissant.

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46 réflexions au sujet de « Bobo la foufounette ? »

  1. Aline

    C’est horrible à dire parce qu effectivement cette petite fille a vraiment tiré les mauvaises cartes, mais ça me rassure un peu : mes filles auront quand même un bien meilleur jeu !
    #unpapaunemaman

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    1. david

      Pas besoin d’avoir deux parents de sexe opposés pour aimer ses gamins ! a deux on peut les taper et tout seul également. #j’airatél »educationdemagaminesielletournelesbienne *facepalm*

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    2. Capello

      Alors c’est ce que vous inspire cette histoire ? En la lisant, vous vous êtes dit « tiens, une bonne occasion de faire un peu de racolage homophobe » ? C’est vraiment minable !

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        1. Marion

          J’avais déjà lu l’article mais pas les commentaires. Autant je suis d’accord : l’article n’appelle pas du tout à parler « modèles de familles » ou « familles modèles ». Autant le raccourci vers le racolage homophobe me choque …

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    3. Nathalie

      Il ne s’agit pas d’avoir un papa une maman mais de l’amour !!!
      Malheureusement, trop d’enfants tirent les mauvaises cartes, je travaille en psychiatrie et j’en rencontre souvent.

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  2. eric

    depuis bientôt trente ans, je vois passer toute sorte de gens, de tous milieux, de toutes nationalités…. je crois qu’on a tous une responsabilité dans la manière dont les cartes sont distribuées. Cette société c’est quand même la notre même si depuis longtemps, on a perdu la main! Cependant, il ne tient qu’à nous d’essayer de nous la ré-approprier. Et justement avec , par petite touches, le devoir d’informer, d’éduquer aussi car certains adultes ne le sont pas vraiment encore devenus et d’autres ont oublié que cela comportait avant tout des devoirs tout autant que des droits.
    j’aime beaucoup votre regard….

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  3. didou

    Je relis ceci par hasard et aujourd’hui plus qu’hier cette histoire me bouleverse.
    Je crois que j’ai croisé Mady ce matin…
    Ce matin de septembre 2013, grand soleil, je pars au boulot, tout’belle et pomponnée après avoir embrassé chaleureusement mari et enfants… petite demie heure de route et je descends de la voiture … j’entends une voix de femme qui parle à un enfant. Tout d’abord je ne les vois pas, et j’entends les reproches, à sens unique, nombreux et difficiles à supporter… ce n’est pas possible qu’on puisse parler à un enfant comme ça, à son enfant… Et là je vois une femme, enfin, je crois que c’est une femme et une petite fille de 5 ou 6 ans, peut être plus, elle est maigre mais a de terriblement belles boucles brunes. Sa mère la tire par le bras, elle a du mal à avancer, son gros et lourd cartable sur les épaules. Sa mère la bouscule pour avancer plus vite. La petite n’a pas pu prononcer un mot, sa mère enchaîne les reproches, les questions auxquelles elle répond seule : tu t’es coiffée ce matin ? hein, tu t’es coiffée ? eh ben, tu t’es coiffée ? et la petite de chuchoter : oui. Tu mens en plus avec ça, quelle menteuse, t’es une menteuse ! (en lui passant la main trop énergiquement dans ses boucles). Elle, elle ne voit plus les boucles de sa fille.
    Ironie du sort, on était en face du CMPP. La petite s’est faite trainer à l’école. Et moi j’avais envie de pleurer.
    Baptiste, j’aime VRAIMENT PAS les mères comme ça.

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    1. jade csh

      Alors alors , je comprends et comprends pas « les mères comme ça « elles ont sans doute pas eu de mamandamour . Eh oui cela se transmet aussi les calins les papouilles et les autres douceurs de parents ! les cartes se distribuent mais surtout elles se donnent !!! Et se passent de cœur à cœur si on a su l’apprivoiser Vous savez comme le petit prince .
      Allez zou je vous salue les amis des amis du médecin Baptiste
      c’est vraiment jolie ici
      Une mèreveilleuse (Sol)

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  4. mark rober

    et dire que la maman, malgré son age n’est pas sortie de cette adolescence caractérisant ces accés de colère. comme si la fillette était là pour suppléer à la mère…

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  5. Vero F

    ça fait un peu « zezette épouse X » ton histoire …mais tellement réel, du vécu …aux urgences ou en cabinet de ville…le père Noel est une ordure pour Mady!

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  6. béatrice974

    Des frissons… Moi je suis enseignante…et bien souvent je pense la même chose que toi Baptiste!! Je préfère le monde des Hobbits parfois!!

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  7. P.

    Les histoires avec les enfants maltraités ça me donne toujours des envies de meurtres (à base de bûcher et tout (oui je suis une violente parfois)) ou de sortir la machine à baffes (pour les plus softs).
    En prenant du recul, je me dis que la mère peut s’inquiéter sincèrement pour sa fille, mais ne l’exprime pas correctement. Qu’il y a une multitude de choses qui peuvent expliquer ce genre de comportements : la fatigue, l’impression de ne pas maîtriser, le stress, l’incompréhension.
    Mais au fond de moi je hurle : Regle N°1 : ON NE TOUCHE PAS AUX ENFANTS BORDEL DE MERDE !
    Qu’est-ce qui pousse des parents vers l’indifférence et la maltraitance ? Je ne comprendrais jamais. Il n’y a rien de plus pur qu’un enfant à mes yeux, comment peut-on leur parler comme ça ?

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  8. Vraiment

    Parfois les cartes sont vraiment mal tirées, enfin, je veux dire…putain de bordel de jeu de merde, quand lisant cette histoire je pense à cette petite en peu plus grande à qui on a découvert une…MST !!!
    Être libéré du calvaire que te fait subir ton père « grâce » à la MST qu’il t’a refilé à un âge où, malgré ta mère qui t’accable, le virus que ton père et toi vous portez fut ton meilleur avocat… Merde!

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    1. naima 59

      Je suis également horrifiée par les parents maltraitants mais malheureusement eux-mêmes sont bloqués dans des schémas de souffrance consciente ou pas. Les cartes peuvent être mal tirées mais cela n’est pas une fatalité. L’enfant peut aussi rebondir et aller de l’avant parce qu’il rejettera cette éducation, il rencontrera un adulte qui le comprend….Rien n’est joué, c’est en changeant le regard que l’on porte sur ces enfants que l’on peut faire en sorte qu’ils deviennent des adultes heureux.

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  9. Audrey

    Alors moi j’adore tous les commentaires de personnes *bienveillantes*, et qui se sentent un peu, bien évidemment, supérieurs à « ces parents-là », qui savent mieux et qui fustigent d’après une seule scène qu’ils ont vu. C’est si facile de voir ce que l’autre a de plus noir en lui, là dans une scène.
    Alors oui, il y a des parents maltraitants, qui ne savent pas parler à leurs enfants, ça fait mal au bide oui.
    Et il y a aussi des parents que vous voyez à un instant T, vous n’avez pas vécu les 24, les 36 dernières heures, ni les 30 dernières années à sa place. Vous ne savez pas qu’elle n’a pas dormi de la nuit, vous ne savez pas que les rapports qu’elle a avec sa fille sont difficiles et qu’elle voit une psy pour ça, ou vous ne savez pas qu’elle vient de perdre quelqu’un de cher, ou qu’elle vient d’apprendre un secret de famille, vous ne savez pas d’où vient sa colère, sa désinhibition, vous ne SAVEZ RIEN.
    Vous connaissez ce « dicton » ? « Avant de porter un jugement sur la vie de quelqu’un, mettez ses chaussures, parcourez son chemin, vivez son chagrin, ses doutes, ses fou-rires… Parcourez les années qu’il a parcouru et trébuchez où il a trébuché, relevez vous tout comme il l’a fait … Et seulement là vous pourrez le juger ».
    Il est très juste.

    Et j’adore aussi le soignant qui arrive à critiquer la mère qui dit « chatte » alors que lui-même utilise un langage totalement ridicule et inapproprié à une gamine de 4 ans. Oh, 4 ans, pas 4 mois ! Si un toubib avait parlé comme ça à mes enfants alors qu’ils avaient 4 ans, ils n’auraient RIEN compris. Et j’aurai eu honte pour le toubib à côté de la plaque.
    Cher Baptiste, vous pensez que la mère ne devrait pas parler comme ça à sa fille, et moi je pense que vous ne devriez pas parler comme ça à sa fille, comme si votre langage était meilleur que le sien, alors que les 2 se valent. A un enfant, on lui parle NORMALEMENT. Et puis on s’ajuste si on voit qu’il y a incompréhension.
    Mais ne vous sentez pas meilleur que cette mère, les dernières phrases de ce billet m’ont fait mal au bide, à moi, d’oser dire que des enfants tirent vraiment les mauvaises cartes, comme si heureusement dans sa vie, 5 mn cette gamine se trouvait en présence de son sauveur. Non, la pauvre, effectivement, elle a tiré les mauvaises cartes aussi aux urgences ce jour-là en regardant un inconnu lui parler un langage inconnu, et sa mère qui lui crie dessus…je n’aurai vraiment pas aimé être à sa place.

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    1. Cath

      Curieux. Oui, vraiment curieux.

      J’ai vu bien des parents fatigués, épuisés même, et qui jamais ne se sont adressés de cette manière à leurs enfants – malades qui plus est. Ils trouvaient en eux la patience dont on se doit d’essayer de faire preuve envers des petits. C’est une forme de respect de soi et de l’enfant qui vous semble étrangère.

      Par contre, j’en ai vu aussi qui ne connaissaient pas d’autre langage que la violence à l’égard d’enfants qui ne pouvaient se défendre. Et c’est tellement jouissif si il y un public. On doit se sentir supérieur dans ces cas-là, non ?
      Le curieux de l’affaire, c’est que ces braves gens ont toujours les explications que vous avez déballées de manière si détaillée… Ces gens ont des enfants à maltraiter, gratuitement, c’est leur droit, ils ont des excuses, pas vrai ?
      Et gens-là, se retrouvent dans tous les milieux, des plus modestes aux plus argentés…

      Cela fait mal au ventre d’avoir à supporter ce genre de comportement et de commentaires chez des gens qui devraient avoir à coeur d’apporter autre chose que la violence et le sordide de leur quotidien aux enfants et à leur entourage. Bien souvent, cela me démange de flanquer mon pied au c… de soi-disant mères qui auraient mieux fait de prendre la pilule pour ne pas dire autre chose. Et à les entendre s’acharner sur des enfants de cette manière, on se rend compte sans difficulté de l’aisance de l’habitude. C’est ce que soulignait le docteur quand il décrit le cadre et la froideur de cette chambre où il procède à l’examen. Cela vous aurait-il donc échappé ? Ou cette absence de tendresse envers un enfant vous paraît-elle le plus normal du monde ?

      C’est vrai qu’il y a des enfants qui tirent la mauvaise carte, et c’est vrai qu’il y a des âmes sincères qui voudraient en plus leur taper dessus pour bien leur enfoncer dans le crâne qu’ils n’avaient pas à naître.
      Permettez-moi de vous rassurer, on ne se sent pas supérieur à ces gens là : on se sent différent, et c’est très rassurant pour les enfants qui nous entourent.

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    2. P.

      @Audrey
      Effectivement nous ne sommes pas à la place de la mère, mais vous m’excuserez si elle était fatiguée, en colère et énervée à cause du vocabulaire employé par B. c’est à lui qu’elle aurait du s’en prendre (aussi injsute cela soit-il (pardon, pardon)). Mais EN AUCUN cas, s’en prendre à sa fille comme cela, elle devrait être inquiète pour elle, qu’une enfant se retrouve sur un lit d’hôpital pour une infection urinaire (ou l’autre truc mais je n’ai pas compris ce que c’était) ce n’est pas anodin, c’est grave ! Et qu’une mère (ou un père) aussi au fond du trou soit elle, se permette d’enfoncer son enfant ainsi je trouve cela INTOLERABLE. L’hôpital est un lieu anxogène pour tous, mais, selon moi, c’est notre devoir de « grandes personnes » de protéger les plus jeunes de notre stress et notre angoisse, de les rassurer et de leur promettre que tout va bien se passer, pas de leur faire comprendre qu’ils sont chiants parce qu’ils nous font perdre notre temps, notre argent et notre énergie.
      REGLE N°1 : en aucun cas on ne s’en prends aux enfants quelques soit les circonstances.
      (je parle ici de violences verbales et/ou physiques, pas de la fessée ou de la grosse voix pour une bêtise).

      Répondre
      1. Suze Araignée

        Ah, parce que la fessée, c’est pas de la violence physique ? Donc si mon voisin m’agace, je peux lui cogner sur les fesses (remarquez, mon voisin a, par rapport à un enfant, le triple avantage d’être dans ma catégorie au niveau poids, du moins plus qu’un enfant, de ne pas être sous ma responsabilité, et d’être protégé par la loi pour ce qui est des coups, ce qui n’est pas encore le cas des enfants…).

        Il serait peut-être temps d’arrêter de croire que taper c’est éduquer, et qu’une fessée ou une gifle, ce n’est pas grave. C’est grave et puni par la loi si on le fait sur un adulte, ça devrait être encore plus grave sur un enfant.

        D’ailleurs, pour ma part, une mère qui utilise les mots « pisser » et « chatte » pour demander à son enfant si sa chatte lui brûle quand elle pisse (pardon, si sa vulve la brûle lorsqu’elle urine), me fait moins peur qu’un parent qui pense que la fessée ce n’est pas de la violence… ce ne sont que des mots, et ce ne sont même pas des mots d’insulte ou autre violence psychologique (après y a tout le reste de son comportement qui est problématique, oui, sa distance, le fait qu’elle crie, mais on n’est pas dans la violence, ni verbale – j’ai entendu des parents dire à leurs enfants « si tu continues je t’éclate la gueule », là oui c’est de la violence psychologique – ni physique – contrairement à ce qu’EST une fessée !).

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  10. Cilou

    Ambiance !

    Bibi, il faut avouer qu’il y a du vrai dans tout ça, on s’adresse aux enfants en leur parlant normalement. D’ailleurs toi qui es père de cinq enfants et spécialisé en pédiatrie tu devrais le savoir non ? 😉

    Bref. On sait tous que tous les parents sont imparfaits, on sait tous qu’on cherche à faire au mieux mais que parfois on se plante, au risque de passer pour un monstre, et on sait tous qu’on est plus ou moins choqué en fonction des situations rencontrées, de notre sensibilité, de nos démons.

    Mais on sait aussi que le vocabulaire utilisé, pour être important, n’est cependant pas primordial, car l’enfant est une éponge, et tout passe dans le ton, l’attitude, le non verbal. La distance, la froideur, l’agacement, font bien plus de mal qu’on mot déplacé. La sollicitude, la bienveillance, même maladroite, font beaucoup plus de bien qu’un langage adapté à la compréhension d’une maladie par l’enfant. Il est des parents qui jurent comme des charretiers mais qui sécurisent leurs enfants, il en est d’autres très bien éduqués qui font des ravages dans la psyché de leur progéniture. En l’occurrence, pas de bol pour la fillette, la mère cumule langage ordurier et distance glaciale. C’est vrai que les dés semblent bien pipés à 1ère vue !

    Et je maintiens qu’un soignant est tout d’abord un être humain (même Baptiste ! Si, si !), et qu’il a le droit d’être choqué. Si même ça on nous l’enlève, merde alors ! On a quand même droit aux émotions, non ?

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  11. RV

    (Désolé pour l’archéoblogologie)

    Je viens de découvrir cet article et je partage les commentaires qui disent qu’à 4 ans la plupart des enfants ont suffisamment de vocabulaire pour qu’on n’ait pas besoin de leur parler en hobbit, mais ce n’est pas bien important.
    Par contre, le 1er commentaire me choque, surtout sa conclusion  » mes filles auront quand même un bien meilleur jeu !#unpapaunemaman ».
    Je fais confiance a priori à Aline pour « bien élever » ses filles et leur prodiguer plus d’amour que ne semble dégager la maman de la petite fille (puisqu’elle en a l’air si sure, pourquoi en douter ?), mais je suis aussi certain que nombre de mamans isolées ou en couple avec une autre maman le pourront tout autant…

    Répondre
    1. abc

      La fin de ce premier commentaire m’a choquée également. Je suis maman et jamais je ne pourrai me réjouir du fait que ma fille a plus de chance qu’un autre enfant ….

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  12. Anne-Claire L.

    Pour continuer dans le trash, je suis prof d’éco-droit à Paris et mes élèves de Terminale STMG ne sont pas très dégourdies, mal entourées et bref, je leur donne tout ce que je peux et ce matin-là je voulais leur parler de la CUP (en lien avec mon cours sur le développement durable (si vous ne savez pas ce qu’est une cup, allez vite voir sur internet, c’est trop top (v’la que le syndrome double parenthèse de Baptiste m’a chopée!!))). Bref, l’une d’elle ne comprend pas absolument pas où ça se met, je suis obligée de faire un dessin, (pardon, pardon, je suis nulle en dessin anatomique et en plus, comme je suis assez gênée (heureusement j’avais fait sortir les garçons) en montrant les différents orifices, je parle de la » porte des bébés »… cela n’a choqué personne, c’était même très explicite comme ça !)). Bref, la plus petite, la plus jolie et délicate (en apparence) me sort avec une voix de rogomme « ah ben merde je croyais que je pissais et saignais par le même trou ! ». Je veux dire c’est dur parfois d’être prof, je veux dire c’est VRAIMENT dur parfois d’être prof … (c’est par amitié que je vous pastiche Baptiste pas par vol de données personnelles !)

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  13. titou59

    c’est tard pour répondre mais bon, après avoir lu et relu l’article plusieurs fois ainsi que tous les commentaires, il m’apparait une chose : si on a vraiment voulu un enfant, on sait être et rester patient avec lui. Peu importe le langage, certains n’ont pas eu la chance d’avoir pu aller à l’école longtemps, d’avoir pu apprendre un langage chatié, cependant l’amour que l’on porte à son enfant reste le même quelque soit l’éducation que l’on a. Je ne conçois pas comme valable l’excuse « d’être fatiguée » ou « d’avoir passé une mauvaise nuit » pour mal se comporter avec son enfant. Que l’on soit désagréable avec ses collègues (ils sont adultes eux et on n’a aucun devoir d’éducation envers eux) parce qu’on est fatigué(e) ça ne me choque pas, que l’on prenne cette (mauvaise) excuse pour traiter son enfant comme une merde, sans aucune considération, ça je ne peux l’accepter. Et pour ma part, mais cette avis n’engage que moi, on ne retrouve ce comportement que venant de la part d’adulte qui n’ont pas voulu leur enfant, que ne font que le subir, parce qu’ils y sont obligés, et qui se vengent sur eux car l’enfant est plus faible, et ne se défendra pas. Il acceptera toute cette vilénie sans broncher, culpabilisera de ne pas réussir à se faire aimer par son parent et de ne pas réussir à lui plaire comme il le devrait… Ce type de parent est lache, égoïste, et ne mérite aucune compassion. Il se défoule de toutes ses frustrations sur un enfant qui ne peux pas se défendre.
    J’ai beau retourner l’histoire dans tous les sens, je ne trouve aucune excuse à ce type de parents qui pour moi ne sont que des géniteurs, rien de plus, mais surement pas un vrai parent qui est celui qui éduque.

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  14. Pivoine

    Ben même si moi aussi je suis triste pour Maddy qui à ce moment précis a cruellement manqué d’amour et de respect (là on est tous d’accord je pense), il m’est arrivé plusieurs fois de regretter amèrement une remarque méchante, une colère incontrôlée, une attitude injuste faites à ma fille unique et que j’adore, et que j’ai désiré plus que tout.
    Je ne me pardonne pas, je réflechis, j’essaie de me comprendre pour ne plus laisser parler ma colère ou mon exaspération, et heureusement ces moments sont rares … mais ils existent hélas.

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    1. Mésange

      Wow! ça, c’est du « c’est ainsi et pas autrement »… Parce que des appellations variées, pour avec ou sans poils, pour enfants, ados ou adultes, j’en ai entendues pas mal et d’attributions bien moins tranchées.
      Ou alors… je n’ai pas compris votre humour!

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  15. roberta

    A 2 ans mon fils parlait couramment si on lui avait parlé comme ça il n aurait sûrement pas su comment répondre…
    De là à parler de mal traitante parce que cette mère utilise des termes inappropriés à une enfant en utilisant le mot chatte. .. à 4 ans tous les enfants savent ce que veut dire pisser…
    il y ans peu de parents parfaits ce n’est pas pour autant que cela en fait des parents bourreaux…. je me méfie plus de ceux qui donnent l’illusion de la famille parfaite et des enfants modèle bien souvent à la maison les portes fermées c’est moins glorieux…

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  16. Bubulle

    Je suis super étonnée tout de même des nombreux commentaires de parents (je présume) selon lesquels n’importe quel gamin serait parfaitement capable de s’exprimer avec un vocabulaire riche et nuancé, de surcroît concernant les parties génitales.
    On a pas dû croiser les mêmes gamins de 4 ans et des brouettes sur nos chemins. Car si évidemment, oui, dans un milieu sain/ favorisé/ (rayer la mention qui vous plaît le moins), un enfant va développer plus de vocabulaire et une meilleure expression orale, c’est tellement loin d’être la moyenne en France ! Entre ceux qui ont bien moins de capacité (temporaire) d’expression, et ceux qui vont en plus être stressés car malades et à l’hôpital, il y a bien de quoi bloquer un peu et être limité question blabla face à un médecin inconnu.
    Quant au fait qu’une « mère » utilise le mot chatte avec sa fille si jeune, c’est choquant. On ne parle pas aussi cru avec un enfant, jamais. Vous imaginez le même genre de scène avec un petit garçon et sa mère ou son père qui lui demande si quand il pisse ça lui brûle la bite ? Sérieusement ? Il y a des limites de vocabulaires à poser quand on est un parent. L’enfance n’est pas respectée par ses « parents » qui tiennent plus du géniteur lui-même non éduqué que d’un parent qui prodigue amour, soin et éducation.

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  17. Nours

    Il m’arrive régulièrement de croiser dans la rue ou autre des parents qui traitent leurs enfants comme des poids lourds qu’ils se trainent, sans amour. On plaisante souvent sur le fait que tout le monde n’a pas les « compétences » humaines pour accueillir et élever un enfant. Pour moi c’est un sujet très sérieux, et je me demande si ce ne serait pas l’origine de beaucoup de nos problèmes dans le monde. Imaginez notre monde s’il était rempli exclusivement d’enfants aimés par leur parents. Je n’ai pas une vision idyllique de l’amour et il m’arrive de gronder mes filles, y compris dans la rue, mais vous avez compris l’idée. Je n’ai pas non plus une vision idyllique de la nature humaine et de sa capacité à trouver le noir dans un arc en ciel. Mais je sais que le monde serait bien meilleur.
    Comment faire, c’est la question… entretien pré-procréation ? Ca va à l’encontre des droits de l’homme, mais l’homme a t’il tous les droits en toutes circonstances ? Pas sûr.
    Personnellement, je ne suis pas concerné, je suis un nours 🙂
    http://jesuisunnours.over-blog.com/

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  18. Fabymary POPPINS

    bonsoir,

    J’arrive chez vous par l’intermédiaire de VIVI et de MELISSA deux blogueuses qui ont parlé de votre dernier livre. J’ai deux enfants et un gendre infirmiers, le parrain de ma petite fille, urgentiste….. mais c’est votre côté humain qui me pousse à venir vous lire et ça ressort dans ce billet.

    Pauvre enfant, je lui souhaite d’être assez forte pour se sortir indemne de cette enfance. Ca me parle celà et message d’espoir , on peut arriver à s’en sortir, le tout quand elle sera adulte d’en faire une force de celà et en attendant de te tenir bon, on dompte pas les rêveurs, alors je lui souhaite de s’évader en rêvant.

    Bonne soirée à vous

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  19. griffu

    De toute manière, la mère est coupable, c’est bien connu, merci Dr Freud ! Et quand bien même on se dit féministe, les mères, on sait les juger, en 1 minute et 1 regard, sans possibilité d’appel, c’est vendu avec le littmann. Paternaliste, vous disiez ?

    NB : mes filles à 4 ans n’auraient pas compris non plus « bobo la foufounette » (une sorte de fouine, peut-être ?). Par contre, « est-ce que ça te brûle quand tu fais pipi ? » aurait été parfaitement clair. Et elle auraient sans doute hésité à répondre, comme Madison, parce que nous leur avons répété depuis la fin des couches : personne n’a le droit de toucher ou de demander à voir ce qu’il y a dans ta culotte.

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    1. Cath

      La mère est violente envers la petite, par ses mots et son attitude. Rien ne justifie de s’en prendre à un enfant.
      Qui l’a traitée de coupable ? Le médecin manifeste sa surprise tout simplement. Il ne juge pas. Il relate les faits. À chacun d’essayer de comprendre cette attitude. Personnellement, j’ai toujours envie de baffer les femmes et les hommes qui parlent avec violence -ou hurlent- aux enfants.
      Vos filles ont de la chance d’avoir des parents attentifs. J’ ai vu d’autres enfants, de l’âge de Madison, lever les bras pour se protéger le visage dès que le père s’adressait à eux. Au parc Disney. De quoi vomir…

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    1. Cath

      That’s the right and GOOD words, si ça ne vous dérange pas.
      Je vous épargnerai les règles d’accord des épithètes dans la langue de Shakespeare puisqu’il n’y en a pas : toujours et exclusivement au singulier. Si vous rajouter un S à good, vous parlez de marchandise, ce qui n’est peut-être pas votre propos.
      Toc !
      Faut pas chercher les puces parce que je vous les refilerai !

      Répondre

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