Archives mensuelles : juin 2017

Bibi, roi du Monde et des chèvres.


Coucou…

Pas de post cette semaine, j’ai déjà tout raconté dans le grand portrait de la semaine du journal Le Monde (je ne sais pas pourquoi ce grand portrait, dans CE journal… un jour, les gens s’apercevront de la supercherie, mais bon, en attendant, je prends !). 

C’est à lire ICI

Je serai samedi 24 juin, toute la journée,  au (génialissime) festival du livre de Saint-Maur en poche (avec Jean-Christophe Grangé, Didier Van Cauwelaert, Jérôme Attal, Lorraine Foucher…). 

Et dimanche 25, à 11 heures, je serai invité au festival SOLIDAIRE du magazine féministe Causette, à Bordeaux, pour parler soins et consentements ! Venez ce sera top !

(Désolé. je me sens morose en ce moment, j’ai l’impression de pas arriver à dépasser la violence inhérente aux réseaux, de passer mon temps à me plaindre… Ça me pèse. L’autre soir j’ai écrit à une amie : << Imagine ! Tu marches dans la rue et quelqu’un te dit « mais pourquoi vous avez dit que vous n’aimiez pas les noirs ? »

Alors toi, évidemment, tu t’offusques « Mais enfin, je n’ai jamais dit que je n’aimais pas les noirs ! » seulement la personne est déjà partie, sans que tu puisses ni te justifier ni comprendre. 

Tu n’as fait que quelques pas de plus quand une autre personne -inconnue aussi- t’arrête et te dit : « Mais pourquoi vous venez de crier dans la rue que vous n’aimiez pas les juifs ?! ». 

Là encore, tu tentes de te justifier, mais là encore la personne s’est évanouie !

Deux cent mètres plus loin, rebelote : « Mais pourquoi vous avez critiqué les impôts ? Zètes bien content qu’il y ait des routes et des écoles, hein ! ».

Et là, toi, oui toi, d’ordinaire plutôt pacifique, tu n’as qu’une envie, très irrationnelle… Gifler violemment la personne. >>
Imaginez maintenant que vous posez des pseudonymes sur ces inconnu.e.s, imaginez que cette situation se répète, chaque mois, pendant cinq ans. Les anglais ont un nom pour ça, le « gas-lighting« . Ça plaisait beaucoup à Alfred Hitchcock (et ça, ce n’est jamais bon signe). 
Un jour, tu pètes un câble et tu deviens le roi des chèvres.
Bisous à toutes et tous, à la semaine prochaine,
Signé : Bibi, roi des chèvres. 


Edit : Je me suis trompé ! Il s’agit bel et bien d’un mouton et non d’une chèvre. J’ai tapé « chèvres » sur Google, je suis tombé sur « l’amicale des légionnaires caprinophiles » j’ai pris peur, j’ai fait vite. 

Sa pao niao zhao zhao ziji

(comme vous voyez, j’ai fait des progrès de dingue sur Photoshop)

Alors voilà, je suis un veau à l’esprit aussi aiguisé qu’une boule. Pourquoi ? Deux mots :

DECLARATION URSSAF. 

J’anagoisse (c’est un mélange d’agonie et d’angoisse). 

« Ligne H : montant des honoraires totaux tirés de l’activité conventionnée hors forfait porté sur le relevé complémentaire ou relevé SMIR ».

J’ai mis cette phrase sur Google Translate, je l’ai traduite en allemand, puis en ouzbek, puis en mandarin. J’ai obtenu « Sa pao niao zhao zhao ziji », phrase que Google Translate a re-traduit en français par « Pisse une flaque et regarde-toi dedans ».
——> admiration totale pour Google.

J’ai pensé « Vive la Technologie » en hochant la tête, l’air grave. « C’est quand même beau, toutes les langues que l’être humain sait inventer, hein… ». Là, un type à la peau grise, au nez défoncé par la coke, est apparu dans mon crâne en chantant « We Are The World, We Are The Children ». 

J’ai secoué la tête. 

Je vous fais grâce de la ligne E et G, du même acabit.

À l’impossible nul n’est tenu. J’ai rempli un peu n’importe comment jusqu’à la dernière ligne et la fameuse mention : « avez-vous quelque chose à ajouter ? ». 

J’ai écrit, en rouge, en très gros : 
          « MON CUL SUR LA COMMODE ».
Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, mais je culpabilisais trop. Du coup j’ai mis en bas, en tout petit et au crayon à papier :

            

                         « bisou »