La femme qui avait de la suite dans les idées…

Photo de… Je sais pas qui et, franchement, je veux pas savoir. Mais si vous voyez la même chose que moi, l’être humain est fichu, c’est sans espoir…

L’histoire m’a été envoyée par S., collègue, l’écriture c’est moi. Merci collègue !
Si vous voulez raconter, envoyez ICI

Alors voilà, c’était lors d’une garde de nuit en psychiatrie. J’accueille une femme, 60 ans, état maniaque (si tu changes quelques lettres à « état maniaque », ça fait :  » j’ai vendu ma maison, ma voiture, j’ai dépensé l’intégralité de mes trois comptes en banque, de mon assurance vie et de mon PEL, puis j’ai écumé les 4 magasins Foirefouille de mon département dans le seul but d’acheter 360 000 paires de chaussettes. En effet, je suis absolument, absolument, absolument persuadée-persuadée-persuadée que le cours de la chaussette-chaussette-chaussette en Moldavie va exploser bientôt et que je vais devenir riche, riche, riche. Qu’en pensez-vous docteur, hum ? »). Bref, elle est admise dans un état d’exaltation incroyable, elle se bidonne toute seule, fait des entrechats dans le couloir, dit aux gens qu’ils sont beaux, qu’elle veut les épouser là maintenant tout de suite, elle demande à tout le monde (en chantant, parce que sinon c’est pas drôle) s’il y a des anciens camarades de son école « Sainte Eugénie de la Coquillette », ça lui manque beaucoup, elle avait six ans, qu’est-ce qu’elle a aimé, c’était tellement chouette !..
Une belle femme, classe, pomponnée, l’air très digne malgré un flot de paroles incessant et délirant. Elle vit dans une banlieue chic d’une ville très chic, avec son « mari chic, très très chic, directeur d’une entreprise, et 3 enfants très chics, vraiment, mais alors vraiment très chics. Vous voyez, voyez, voyez ? »
Je la reçois en entretien dans le bureau. Je savais qu’elle était sous thymorégulateurs, je lui demande ce qu’elle prend comme traitement.
– De la fleur d’oranger, de la badiane, du musc…
La liste ne s’arrêtant pas de grandir, je la coupe doucement et lui dis avec un sourire que je parle des traitements qu’elle achète à la pharmacie.
– Ahhhhhhhh ! Ceux-là ! dit-elle en riant. Des produits Nuxe, des produits Caudalie…
Je ris de bon coeur avec elle de ses facéties, mais je n’aurai jamais la liste de ses traitements !
Elle me confie alors, à toute vitesse, LE grand dilemme qui la travaille en ce moment :
« J’aime vraiment mon mari, il est doux, beau, il sent bon, très bon, mais depuis que j’ai découvert Gad Elmaleh, je rêve de lui, il est beauuuu, et ses yeux bleux, je me sens redevenir midinette quand je le regarde !!! J’ai même pensé à tromper mon mari, vous savez, c’est horrible… »
Elle se met tout à coup à pleurer franchement, au bord du désespoir. Je lui serre la main, elle se console vite et reprend son histoire l’air mutin, séducteur et TRÈS inspiré.
« Mais vous savez, ce qui me retient, c’est que mon mari, c’est un sacré coup au lit !!! Si vous saviez !!! Oh la-la-la !!! C’est le meilleur, un vrai Dieu du sexe ! »
Je souris sans commenter son intime confession qu’elle étaye de positions, moments érotiques et compagnie…
Au moment de nous séparer, je me rappelle que j’ai besoin des coordonnées de son époux pour l’informer de l’état de sa femme et je lui demande donc un numéro où le joindre.
La patiente part alors dans un grand éclat de rire, secoue son doigt devant mon visage et me dit hilare « Coquiiiiiiiiiiine » !

Y a pas à dire, elle avait de la suite dans les idées ! Je veux dire, elle avait VRAIMENT de la suite dans les idées !

PS : merci pour vos commentaire sur FACEBOOK dans le post annonçant la sortie du deuxième livre. Ça fait chaud au cœur…

100 réflexions au sujet de « La femme qui avait de la suite dans les idées… »

  1. Julie

    La photo me fait terriblement penser aux photos « Awkward family ». Je n’ai jamais compris si c’était de l’auto dérision ou si ce n’était pas fait exprès… Je ne sais pas ce que tu y as vu, mais si l’être humain est fichu…je ne veux pas le voir !
    Je suis contente de lire une histoire aujourd’hui. Jeudi, pile poil, tu es là. Et en plus l’histoire est drôle et légère. Merci.

    ps: Je veux bien rencontrer le mari de la dame !

    1. Cath

      Julie-chat : les deux personnes ont la même tronche, et la coiffure de la madame est hiiiiideuse. Quand au pauvre chat ( chatte ? Mais c’est difficile sur un smartphone et j’ai pas mes matous pour comparer), il n’est pas à la fête.

    2. toulouseforever

      elle est legère on apparance, l’histoire de la dame, mais la souffrance est terrible derrière, comme dans toute histoire qui touche à la psychose……la souffrance psychique est autant douloureuse que la souffrance physique, peut-être plus n’oublier pas ca chers docteurs psys !!!!!

      1. Julie

        En apparence, oui c’est vrai. Comme la grande majorité des histoires du blog puisqu’on parle ici de patients, de soignants, de maladies… La psychose, les pathologies psychiatriques, la maladie mentale, les troubles cognitifs, etc, je connais. Et, oui, c’est également très douloureux. pour la personne ET pour sa famille. Merci de nous le rappeler.
        Mais, j’apprécie de pouvoir sourire en lisant ces histoires. La souffrance et la douleur, on sait hélas ce que ça fait. La légèreté… c’est bien de s’en souvenir. 🙂

  2. Cath

    Je pense que mes matous ont l’air moins perdus et plus détendus…
    En tous les cas, c’est pas un de mes chats, promis.

    Maintenant, je découvre l’état maniaque. Dur et terrifiant.

    1. Julie

      Oui, on dirait que le chat a été rattrapé alors qu’il tentait de fuir. C’est vrai que le monsieur il a l’air… heu.. et puis la dame, comment dire.. elle est… enfin ils ont l’air de…
      Bon. Où est ce qu’on doit envoyer nos dons ?

      Tu as raison, l’état maniaque est terrifiant. Je me demande où les personnes souffrant de telles pathologies trouvent toute cette « énergie ». Je pense à ma mère qui travaille en hôpital psychiatrique et qui croise tous les jours les patients. Je crois qu’on va en parler ce week-end.

  3. ptitesouris

    Et s’il s’agit d’un chat castré ? . En tous cas ce charmant couple est … très souriant! Peut être est-ce ça l’image du bonheur bonheur (factice ? Factuel?). Vu les derniers évènements, même si nous les trouvons…. « différents » (?), laissons les dans ce qui semble être le pays des bisounours 70’s .
    Mes chats me manquent ….
    Bises à vous que je lis si souvent

    1. Cath

      Oh mais le chat est bel et bien castré – ici c’est le coup d’oeil de l’expert es-matous 😉
      D’accord pour laisser ces gens à leur bonheur. Mais le pov’matou, quand même ( là c’est Maam Matou qui cause).

      Enfin, je trouve que Baptiste nous fait une fixation sur… Les CHAUSSETTES, de Moldavie et d’ailleurs.
      Maaais non, je rigole. Enfin, un peu…

    2. Agnès

      Ah zut. Je suis la seule à ne pas voir la dame?
      Spontanément j’ai cru voir un portrait de famille père-fils-matou. En me disant au passage que c’est de sa mère que cet ado devait tenir ses oreilles décollées…
      En tous cas je prends toujours autant de plaisir à découvrir la photo choisie qu’à lire ces délicieuses chroniques.
      Merci Baptiste!

  4. Firewitch

    Ils me font peur. Les gens de la photo, et la dame de l’histoire. Qu’est ce qu’ils cachent donc tous, derrière leurs sourires et leurs paroles too much? Je sens le gouffre derrière leurs masques, et ça me fait peur. VRAIMENT peur.

  5. Pat

    L’est plutôt cool le chat de la photo , les miens auraient sorti les griffes vite fait et se seraient carapater.
    Les histoires de maladie mentale me rendent triste … A part celle du fou qui promène sa brosse à dent en disant « viens Médor » qui me fait encore sourire comme à 8 ans … ( C’est grave docteur ? )

    1. Cath

      J’avais une copine qui appelait tous les chiens et chats rencontrés Médor. Même mon matou. Maintenant, je me demande…
      Dans je ne sais plus quel San Antonio, l’inspecteur Berurier adopte un tigre et l’appelle Médor. Je me demande aussi…

  6. ptitesouris

    A bien regarder c’est vrai que le chat…. pauvre chat… il a l’air vraiment mais Alors vraiment terrorisé… une souris tout sourire le regarde peut-être? Ou alors c’est l’effet secondaire de la castration? Que l’on appelle un médecin !

  7. anonyme aujourd'hui

    je ne commente presque jamais, même si je suis souvent touchée par les histoires de vie racontées ici
    mais là, aujourd’hui, je ne peux pas m’en empêcher. Il faut !
    la photo, sans commentaire…
    mais l’histoire… j’ai eu le cœur qui s’est serré en la lisant, et une boule dans le ventre qui s’est installée et enfle, enfle, enfle en écrivant.
    non, ce n’est pas une histoire légère
    non, ce n’est pas une histoire drôle
    non, ce n’est pas une dame qui a du beaucoup faire rire les gens
    et encore moins son entourage
    j’ai 49 ans, et depuis 5 ans, je sais que je suis bipolaire
    avant, je ne connaissais même pas ce mot
    avant, je croyais que j’étais folle, et je n’étais pas la seule à le penser
    et ça depuis la petite enfance
    avant, un jour j’étais bien, très bien même ; un jour j’étais mal, très très mal
    avant, on me trouvais géniale au mois d’août, invivable , insupportable au mois de septembre
    avant, je pleurais, comme ça, sans savoir pourquoi, parce que … c’est tout ce que je pouvais dire, parce que même moi je ne savais pas
    avant, un jour, j’avais plein d’idées, 1000 à la minute (au moins !!! ), et j’avais une énergie folle qui me permettait d’en réaliser la moitié (au moins !!! ) ; et le lendemain, je pouvais tourner en rond pendant toute la journée, sans avoir envie de quoi que ce soit , sans pouvoir me concentrer sur quoi que ce soit, sans pouvoir faire quoi que ce soit
    avant, je me trouvais nulle, je n’avais pas confiance en moi
    avant, sur un coup de tête, je pouvais gâcher une fête, un voyage, un pique-nique, une sortie ; sauf que c’était pas un coup de tête, je ne savais même pas pourquoi je disais non, alors que je savais que j’étais dans l’erreur ; c’était plus fort qui moi, je m’enfonçais, je m’enfonçais, je savais que je m’enfonçais dans mon erreur (ce n’est pas le mot mais je n’en trouve pas d’autre) mais je ne pouvais pas m’arrêter, je ne pouvais pas me contrôler, il fallait que j’aille au bout. Il fallait que je contrarie le projet, mon entourage, même si je n’étais pas d’accord avec moi- même, même si j’étais d’accord avec les autres ; même si j’en avais envie de cette fête, de cette sortie. et ça jusqu’à arriver à la dispute, à la colère, les cris, quelques fois même les gestes. Et puis je m’enfermais, je partais, je me cachais, je ne voulais plus voir personne, je ne pouvais plus voir personne. Pas envie de mourir, non, mais envie ( besoin ? ) de me faire toute petite, de me cacher, de ne plus jamais voir personne, surtout surtout de ne plus jamais être vue. Disparaitre. Je voulais disparaitre, il fallait que je disparaisse. Après ces crises de nerfs (ni moi ni mon entourage n’avons jamais su mettre un mot sur ça ), je revenais, et tout le monde pleurait, et on se réconciliait. et comme ça jusqu’à la fois d’après…
    avant personne ne me comprenait
    avant même moi je ne me comprenais pas ; j’étais folle, pas d’autre explication…
    et maintenant je sais, et les autres aussi savent, pas tous, parce que ça fait peur : je suis malade
    personne ne peux comprendre cette maladie s’il n’en est pas atteint, ou quelqu’un de son entourage
    parce qu’elle ne se voit pas, parce qu’elle n’est pas toujours là, parce qu’entre 2 phases, on se sent bien et on est capable de dépasser des montagnes ; p

  8. anonyme aujourd'hui

    bon ben voilà, j’ai validé par erreur en appuyant sur une malheureuse touche !
    donc ça fait 5 ans que j’ai rencontré un spécialiste, un doc génial qui m’a dit : « JE SAIS »
    Ah bon ? Vous savez ? Vous comprenez ? Je ne suis pas folle ? Vous allez m’aider ? Vous allez même me soigner ?
    5 ans que je vais mieux, que je vais bien, très bien même pendant les phases hautes, et c’est presque tout le temps
    5 ans qu’il y a encore des phases basses, mais maintenant je sais, et il y en a de moins en moins
    5 ans que je suis un traitement, même si c’est difficile de trouver le bon « dosage » (y en a-t-il un ?)
    5 ans que l’été, quand mon médecin traitant est en vacances, le jeune remplaçant sort son Vidal en lisant l’ordonnance à renouveler. Et me pose plein de questions
    Alors voilà, quand vous croiserez un bipolaire (si vous savez que c’est un bipolaire, ça ne se voit pas), ne riez pas, ne jugez surtout pas. Vous ne pouvez pas comprendre, presque personne ne peut comprendre. Même ceux qui sont concernés.
    J’ai de la chance, j’ai un traitement « homéopathique » (parce que relativement faiblement dosé)
    J’ai de la chance, parce que j’ai réussi à mettre des mots sur mon mal-être
    Et quelqu’un avant moi, qui m’a permis de rencontrer ce super doc
    J’ai de la chance, parce que ce super doc n’est pas très loin (1 heure de train) et que c’est « une pointure » comme on dit
    J’ai de la chance, parce que j’ai accepté ma maladie, et donc de me soigner, ce qui n’est pas le cas de tout le monde
    J’ai de la chance, parce que mon mari n’est pas parti en courant (et il aurait pourtant eu de bonnes raisons de le faire, souvent)
    J’ai de la chance, parce que j’ai 2 beaux enfants, qui vont bien, et qui apparemment n’ont pas ( trop) souffert (et eux n’avaient même pas le droit de partir en courant…).
    Bon, ça suffit pour aujourd’hui, je n’ai plus d’énergie, je vous ai tout donné
    Et puis de toute façon, je pleure, je n’y vois plus rien
    Mais ça m’a fait du bien
    Alors voilà, merci Baptiste de nous donner le droit de nous exprimer ici, de nous faire rire (souvent), et pleurer (parfois), mais c’est ça qui est bien parce-que c’est ça la vie
    belle journée à tous, ici il fait soleil, et ça c’est chouette !

    1. Cath

      Me viendrait pas à l’idée de rire d’un pareil témoignage.
      En fait, on ne rit pas de la maladie qui apparaît dans le post, simplement de la narration qui met en lumière des traits cocasses. Mais on sait bien que ce n’est pas tout le temps ainsi, on sait qu’il y a de la souffrance.
      Et dans ce que vous décrivez, il y a de la souffrance, de l’épuisement, mais aussi de l’espoir et du bonheur d’être entourée de gens qui ont une capacité d’écoute, de compréhension, et d’amour. Merci de votre témoignage.

    2. Mésange

      Merci. Merci « Anonyme d’aujourd’hui » pour ce témoignage qui parle si bien de la souffrance des personnes bipolaires et de ces montagnes russes entre super bien-être et super mal-être sans comprendre pourquoi tant que la maladie n’est pas diagnostiquée et traitée : il me semble que le diagnostic se fait plus facilement maintenant.
      Le traitement est à vie et parfois lourd, mais d’après votre témoignage et ce que j’en ai vu dans mon entourage, c’est un vrai retour à la vie, et cela vaut définitivement le coup pour soi… et pour ceux qui nous entourent. Je crois aussi qu’une meilleure connaissance de soi en travaillant avec un professionnel est absolument essentielle.
      Caresses de plumettes… et pas à doses homéopathiques ! 🙂

    3. Anonyme

      @ anonyme d aujourdhui
      Moi non plus cette histoire ne m’a meme pas fait sourire .
      Moi aussi j ai eu le cœur serré

      Quand tu la vit en vrai Cette histoire….elle est pas drôle Mais je comprends aussî Julie, peut être que son histoire a elle nous ferait sourire .

      L essentiel c est de trouver les bonnes ( à tous les sens du terme) personnes.

      Bisous anonyme d aujourdhui.

      Signé Une vieille anonyme.

    4. maryse fournier

      J’ai la soeur d’une amie qui a cette maladie, mais pas le bon doc, il est qui ce bon doc, il consulte ou ?
      Magnifique témoignage, bravo Baptiste pour déclencher ces merveilles
      Merci au bon doc et merci à vous pour ce beau moment d’émotion qui nous rend plus tolérant

      1. anonyme aujourd'hui

        C’est le Dr Hantouche, il consulte à Paris
        il vient d’ouvrir une page facebook, je n’y suis pas encore allée, mais il y a un dossier par semaine, ça doit être intéressant
        Bonne journée à tous

  9. Aude

    Baptiste et votre collègue, merci pour cette histoire, tragico-comique, douce-amère.
    Anonyme aujourd’hui, merci pour votre témoignage. Comme l’écrirait Baptiste, je suis heureuse pour vous que vous ayez rencontré ce médecin, je veux dire, je veux dire, je suis vraiment heureuse pour vous. Même si je ne vous connais pas. Je suis heureuse pour votre mari et vos enfants aussi.
    Maintenant je vous dis pourquoi, parce que je me sens très concernée par votre témoingnage. Mon père était bipolaire. Le diagnostic, et donc le traitement, sont arrivés très tard. Trop tard pour que ça ne fasse pas d’énormes dégâts. Trop tard pour que ça marche vraiment. Il est parti à 50 ans, de sa propre initiative, parce qu’il avait toujours dit qu’il partirait à 50 ans. C’est une chienne de maladie, elle m’a pris mon père bien avant sa mort, mais je me plais à penser que peut-être, avec des si, tout plein de si, Papa aurait pu être soigné plus tôt, à temps, et ça aurait marché. Maintenant ça fait presque 20 ans qu’il est mort, j’ai tant bien que mal accepté et digéré tout ça, la partie terrible de notre histoire familiale et de son histoire à lui, qui n’avait rien demandé, tout comme vous Anonyme Aujourd’hui, tout comme la dame chic du récit. Mais toujours les histoires de bipolaires/maniaco-dépressifs me touchent profondément, alors merci à tous.
    Merci Baptiste de permettre ces rencontres électroniques, et ces récits.

  10. Sybille

    En contrepoint de ces commentaires, je remarque que le récit ne m’a pas fait rire, parce qu’il m’a trop évoqué l’enfer imposé par une mère bipolaire, jamais diagnostiquée, jamais soignée, qui a ravagé mon enfance et celles de mes frère et sœurs. Pas sa « faute », aucun doute là-dessus. Pas la mienne non plus. Dés que possible, je me suis jetée sur la 1ère occasion de fuir (à 14 ans) et ne me suis jamais retournée.
    Ni rire ni compassion, juste la plus grande distance pour que la vie reprenne ses droits.

    1. anonyme aujourd'hui

      et merci aux soignants qui ont la patience et l’endurance pour nous aider à avancer ! sans eux, rien ne serait possible, les médicaments ne sont et ne font pas tout ! et heureusement !!!

  11. Julie

    A tous ceux qui n’ont pas trouvé cette histoire ni drôle ni légère. Si mon premier commentaire vous a blessé: toutes mes excuses. Mais je me suis promise de rester spontanée, et par la même occasion honnête. J’ai relu cette histoire, et elle m’a encore fait sourire.
    Je respecte profondément le fait que cette histoire ne fasse pas rire tout le monde. Aucune histoire ne le peu, pour la simple et bonne raison que nous avons tous nos failles, nos histoires douloureuses et notre vécu. J’ai les miennes. Une histoire ne parlera pas à une personne comme à une autre. Un jour, vous rirez certainement en lisant un texte qui me touchera profondément et vous sourirez à sa lecture alors qu’il me fera pleurer. Et c’est normal. Impossible de juger les ressentis des uns et des autres, ils sont trop riches, trop complexes. Trop personnels.
    Que je trouve cette histoire drôle et légère n’enlève en rien à l’histoire bouleversante de cette femme (ni de son entourage). Cath le dit très bien; en effet, ce n’est pas de la maladie que l’on rit, mais de la narration qui « met en lumière des traits cocasses ». Je dirais même que c’est à travers cette écriture là que je trouve l’histoire de cette femme encore plus touchante. Car je suis très réceptive à cette forme d’écriture. Ce qui ne m’empêche nullement, en lisant entre les lignes, de percevoir la souffrance de cette femme.
    Bref, tout cela est propre à chacun et très personnel. J’avais voulu faire court dans mon premier commentaire; je le regrette car il méritait certainement d’être mieux expliqué.

    Anonyme aujourd’hui, Sybille et les autres. Merci pour vos témoignages car il rendent le blog et ses commentaires tellement enrichissants. Ils sont précieux et m’éclairent davantage sur cette maladie. Ils m’ont touchée. Pour cela, je vous en remercie. Infiniment.

    Anonyme aujourd’hui, vous avez eu soleil; quelle chance ! Ici il a plu et il pleut encore des cordes. un temps à ne pas mettre les moustaches d’un chat dehors…

    Bisous à tous

  12. Cathy Galliègue

    Est-il possible de se sentir frangins d’écriture? Je crois bien que oui…enfin, tout orgueil mis à part parce que cette veine-là, ce ton, c’est tout ce que j’aime et que je possède pas vraiment. Bravo! Alors voilà, j’ai acheté la version électronique parce que le facteur ne passe pas sur mon lieu de villégiature, et je m’y plonge tout de suite. Alors voilà, le weekend s’annonce parfait!

  13. marie

    la photo, la photo est délirante de kitch , en fait c’est un cadeau pour la fête des mères la grande soeur et le petit frére et Patapon le chat stoïque, il en a vu d’autre…. c’est le fond qui est intrigant , du Pierre et Gilles en discount d’un photographe qui n’a pas le duente !
    l’histoire , le monde est tellement insensé de perversité que je suis sous le charme des incohérences synaptiques de la dame, ce qui est terrible c’est qu’elle ne fait ni de pause ni le choix d’être comme ça …déjantée…. parce qu’elle est malade et que ça lui bouffe sa vie , mais les artistes qui en font leur tambouille sont des créateurs hors paire pour nous insuffler une légèreté d’être . paradoxe .

  14. Myriam FdF

    Merci pour cette histoire, ces commentaires… Plus je lis ce blog et plus je suis accro. C’est grave ? 😉

    Moi, elle m’a mise mal à l’aise, sans trop savoir pourquoi. Puis, en lisant ton commentaire, je l’ai regardée de plus près et j’ai vu (cru voir) des yeux relativement menaçants derrière le couple… Bon, j’ai une imagination débordante, je le reconnais, et une curiosité sans limite, alors :

    Baptiste, dis nous ce que tu as vu sur cette photo. Steuplé !!!…

    1. Cath

      J’ai beau regarder, j’ai rien vu moi. J’ai pourtant les nouvelles lunettes.
      Ce n’est pas une question d’imagination, je n’en manque pas ( à ce qu’on dit). Mais c’est vrai que le fonds du décor est pas mal dans le genre cauchemar hépathique, le genre de truc à vous guérir de l’envie de manger une choucroute avant d’aller au lit 😉 Ou un gâteau au chocolat pour les afficionados en manque de magnesium ou de câlins… Et non, je ne suis pas béate d’admiration devant une fontaine de chocolat moi, 😉
      Bon, une nouvelle semaine qui commence. On va essayer de bien faire et d’aller de l’avant. On va essayer.

  15. Ahava

    J’en connais un, atteint du même mal, dont la dernière facétie remonte à mercredi: il a filé mon RIB au Trésor Public par distraction, sans intention de nuire. Mais les impôts ont cru que je devais payer les taxes de mon père pendant toute l’année.
    Ça a été un beau bordel à arranger, mais ça s’est bien terminé.
    Je suis devenue un génie de l’anticipation des emmerdes et des administrations.
    *restons calmes*
    *je veux un câlin*
    *je veux un avion*

      1. Ahava

        Les câlins et les clins d’oeils sont les bienvenus. 😀
        ;););););););););) Free Hugs ;););););););););)

        C’est horrible, mais ça m’a quand même fait rire. Surtout le passage sur le cours de la chaussette moldave : c’est super bien traduit.

  16. Esprit mal tourné?

    Alors moi, sur cette photo, j’y vois surtout la queue du chat!!!! Je dois vraiment avoir l’esprit mal tourné mais après tout, peut être que toi aussi Baptiste 🙂

    Merci pour tes textes, le ton est toujours aussi juste . Et je me demande toujours ou tu nous dégottes des images pareilles 🙂

    1. Cath

      « C’est l’p’tit bout de la queue du chat qui vous électrise, c’est l’p’tit bout de la queue du chat, que pensiez-vous là ? »
      Chat persan, les Frères Jacques…

  17. Grand33

    Bonjour Bibi,
    Moi aussi cette histoire m’a fait sourire, l’histoire, les mots, pas la personne troublante et troublée. Je crois que nous pouvons rire de la forme tout en gardant beaucoup de respect pour le fond.
    En ce qui concerne l’illustration, n’est ce pas Shirley et Dino, jeunes ? Ouai ! Enfin sans le chat quoi !
    La bise

  18. De Brest

    Pour la photo qui me fait sourire, je ne crois pas que l’être humain soit fichu, je crois qu’il a juste beaucoup d’humour. Bises bretonnes.

  19. myangie

    Moi elle me fait pleurer cette histoire….Elle me rappelle l histoire de ma jolie fille qui, quelques semaines après ses 18 ans , a commencé à tenir des propos plutôt incohérents. Nous avons donc fini aux Urgences pour une durée de 17 heures!! (record explosé) Et la Dame me fait penser à tout ça!
    Je n aime vraiment pas les BDA. Je veux dire, je n aime VRAIMENT pas les BDA

  20. titou59

    c’est vrai que d’un prime abord, l’histoire peut faire sourire …. car, on voit cela « en surface », et sans approfondir, c’est épique à vivre. L’enthousiasme délirant est contagieux, et on se sent transporté par leur bonne humeur… Mais à vivre au quotidien, c’est un enfer ! J’avais déjà parlé d’une collègue de travail que nous devons supporter du fait de cette maladie. Personne ne sait ce qu’elle a et tout le monde se dit qu’elle est juste « exubérante », que c’est un vrai petit clown …etc … Sauf que la voir se précipiter sur l’un de nos collègue homme en lui mettant « la main au paquet », c’est drôle une fois (et pas pour lui qui ne sait pas quoi faire pour éviter cela), quand on la voit relever sa jupe et montrer sa culotte en faisant des gestes obscènes au laveur de carreau (qui lui non plus n’a rien demandé), le tout en éclatant de rire …ça aussi c’est moyen tout de même. Le pire étant qu’elle a lâché une fois qu’un médecin lui avait donné un traitement parce qu’elle était « top triste »(en fait, d’après ses explications succinctes, j’ai compris qu’elle avait décompensée après une phase maniaque et une phase dépressive), mais que comme ça la faisait grossir et qu’elle trouvait qu’elle dormait trop, elle a tout arrêté … Ayant été confronté à cette maladie lorsque je travaillais en psy, j’en ai reconnu tous les symptômes(mais je suis la seule dans mon service à avoir travaillé dans le secteur médical et donc la seule à « savoir »)et il est moralement impossible de dire tout haut qu’elle est bipolaire et qu’elle devrait se faire soigner … Je me dit que le pire doit être pour sa famille qui doit la supporter au quotidien …
    En lisant cette histoire Bibi, j’ai VRAIMENT cru que l’on parlait de ma collègue … mais VRAIMENT !!! Nous aussi, elle n’arrête pas de nous dire que son mari est un bon coup, nous donne plein (trop) de détails sur l’anatomie du sexe de son mari(taille, poids, goût et j’en passe), sur leurs habitudes sexuelles etc … on a même eu droit à des photos qu’elle avait prise avec son portable …et on a eu beau lui dire qu’on ne voulait pas « voir ça », elle nous a poursuivi avec la photo du sexe de son mari pour qu’on la regarde et qu’on lui dise qu’en effet, « Monsieur était bien membré » !
    :-(((
    Honnêtement, à vivre au quotidien … c’est dur !!!
    Félicitations à ceux et celles qui sont personnellement confrontés à cette maladie et qui trouve la force de prendre leur traitement, car pour eux, pour leur famille, leurs amis, leurs collègues de travail, ça apporte vraiment une amélioration dans leur vie. Même si le traitement doit être affiné constamment, même si parfois les effets secondaires des médicaments sont gênants, les bienfaits octroyés sont un plus dans la vie de chacun.

  21. Cath

    Là je pense qu’il faut tirer la sonnette d’alarme avec l’encadrement parce que cela risque de dégénérer et de ne plus être vraiment maîtrisable, ce qui sera néfaste pour l’équipe et pour la personne elle- même. Cette personne a besoin d’aide.
    Il ne s’agit d’aider et d’orienter cette personne vers la consultation, sans la blesser. Plus facile à dire qu’à faire, hélas.

    1. titou59

      Je vais te répondre directement cath(à ton message du 19.01 à 13h29) : il m’est impossible de dire ou de faire quoi que ce soit. Je suis apparemment la seule à avoir « vu » qu’il s’agissait bien d’une maladie et tous mes collègues pensent qu’elle est juste « un peu fofolle », très drôle, exubérante, exentrique et personne ne veut penser à autre chose. Si j’emettais l’idée « saugrenue » qu’elle aurait peut-être éventuellement besoin de consulter un professionnel afin de l’aider à se canaliser … je subirais les foudres de tout le service qui trouve qu’elle est juste parfois un peu pénible, mais sans plus. Je subirais aussi le courroux de la personne en question qui apparemment (à mon avis du moins) cherche à cacher qu’elle aussi sait, bien qu’elle refuse d’admettre que cela soit vrai. Elle est persuadée que tout va bien, qu’elle va bien et que ce sont « les autres » qui la harcèlent quand on émet un avis qui n’abonde pas dans son sens à elle. Et elle a surement déjà réfléchis au sujet, car dès qu’on aborde un sujet touchant à son état de santé ou sa personne, si elle se sent attaquée, elle réplique de suite en disant qu’elle va appeler la DRH en se plaignant de harcèlement !!! De fait, comme je ne suis pas médecin, je ne peux donc pas « établir un diagnostique » sous peine de représailles légales (éh oui l’exercice illégale de la médecin est punissable), ce qui amène ipso facto une possible action en justice contre moi si je l’ouvre sur ce chef d’inculpation avec en prime une action en diffammation et harcèlement.
      Même si je compatis sincèrement à la situation surtout pour ses enfants et son mari, même si parfois le travail devient insupportable à cause de ses cris, de ses excès d’énergie, je ne peux que supporter puisque de toute façon personne ici ne trouve sa façon d’être « pathologique » mais juste « fatiguante » (c’est beau l’art de l’euphémisme …)

  22. vieille bique

    euh je vois rien surla photo a part quelqu’un de fort mal coiffé avec des oreilles tres presentes et un chat dont on voit le trou de balle sinon je vois pas ce qu’il y a de bizarresi ce n’est que tout cela semble assumé lol dis moi ce que tu vois sur cette photo ??? pliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiise

    1. Julie

      Bon, j’ignore ce qu’il voit mais j’ai une théorie. Si c’est « sans espoir », peut-être qu’il s’agit de l’être humain du futur ? Alors que les Hommes se sont entre-tués, ces êtres humains ont survécus. Ils sont devenus l’espèce dominante du XXII ème siècle. Les êtres suprêmes, les créatures Alpha.
      Ok, c’est sans doute le fond intergalactique qui m’a inspiré cette théorie fumeuse. Mais moi elle me plait bien !
      Par contre pour le chat… non vraiment, je crois qu’il s’est trompé de photo.

      1. Cath

        Une consolation égoïste si ta théorie s’avérait exacte : au XXIIème siècle, mes matous et moi-même ne seront plus que poussière, et peut-être même poussières d’étoiles…

      2. Libellule

        Ah Julie ! Ton commentaire me rappelle le début d’une comédie sans prétention, « idiocratie ». En gros, c’est l’histoire d’un type moyen qui se retrouve par erreur dans le futur lointain de son pays (les USA je crois). Et au début on voit en accéléré l’évolution socio-démographique du pays. L’élite intellectuelle se paie des années de psychanalyse pour déterminer s’ils seraient des parents corrects puis des années de parcours médicamenteux car le stress les a rendus infertiles. Pendant ce temps, les « cas sociaux » eux se reproduisent vitesse grand V car ne comprennent pas ou oublient leur contraception, pratiquent des orgies alcoolisées où ils font n’importe quoi dès l’adolescence, sont tellement immatures et ont tellement de souci et d’enfants que ceux-ci sont laissés à eux-mêmes et encore plus bêtes que leurs parents. Et au bout de quelques centaines d’années, les plus nombreux ayant le droit de vote et les élites ayant quasiment disparu, la société fonctionne comme elle peut, selon une logique assez « shadockienne » 🙂

      3. Julie

        Tu as raison Cath, tant qu’à redevenir poussière, autant que ça soit poussière d’étoile.
        Libellule, tu as piqué ma curiosité, je vais essayer de trouver des images voire la bande annonce de ce film.
        Bises !

  23. titou59

    @ Cath : cette personne « refuse » de se faire soigner. Comme je te l’ai dit, je ne me suis rendu compte de la réalité de la situation que parce que j’ai travaillé là dedans, que j’ai déjà vu des cas similaires, que j’ai suivi des cours à ce sujet. PMD, TOC, et tout ce qui peut accompagner ces cas, comme les bouffées délirantes, les délires mystiques et j’en passe …Donc quand je dis qu’elle refuse de se faire soigner, c’est parce qu’à demi mot, j’ai bien compris qu’elle avait fait une bouffée délirante un jour, surement chez elle(puisque personne au courant au boulot) et qu’elle avait été envoyé en psy, où on l’a surement diagnostiqué, donné un traitement … La seule chose qu’elle a laissé échapper devant moi c’est qu’elle avait « pêté les plombs un jour, était parti en psy pour se reposer, eu des médicaments mais que ceux ci ne lui convenaient pas car ça l’assomait trop, et qu’elle avait fini par arrêté de les prendre vu qu’elle allait?/se sentait mieux? »… Pour elle tout va bien, pour les collègues, c’est juste une fille très exubérante, extravertie, rigolote, qui ne sait plus s’arrêter quand elle fait le clown, difficile à canaliser quand elle se donne en spectacle … bref, y’a rien de grave en somme !
    Sauf que moi, je me retrouve devant « un cas » déjà rencontré avant, et n’étant pas médecin spécialisé dans les maladies mentales, je ne me vois pas du tout faire un signalement à ma hièrarchie, au risque de me retrouver avec une collègue qui va hurler au harcèlement moral, à la diffamation etc (car elle est récurrente du fait, dès qu’on lui pose trop de questions)surtout sachant que mes autres collègues trouve son comportement « normal bien qu’exubérant »…Quand on fait face à un alcoolique, c’est facile de prévenir sa hièrarchie, les preuves sont là. Devant un comportement bipolaire, comment faire ? Quand j’était en cours, un psy nous disait que seuls 10% des bipolaires sont diagnostiqués, et encore moins prennent leur ou acceptent leur traitement … Imaginez le calvaire à vivre pour leur famille. Quand notre propre perception nous trompe et nous fait croire que nous allons bien mais que ce sont les autres qui débloquent, comment accepter de prendre un traitement ??? Les bipolaires qui ont réussi à voir qu’ils n’allaient pas bien, ont accepté d’aller consulter et ont voulu prendre un traitement, je les félicite, les encourage, les remercie, et pas forcément pour eux, mais aussi et surtout pour leur famille, leur conjoint, leurs collègues, leurs amis …Ils ont besoin d’être encouragés, car pour eux, c’est une lutte constante contre la maladie.

  24. Thomas

    J’adore la photo, même si je ne vois pas le rapport avec votre article. Ce dernier est extra, vous partagez un de ces moments uniques qui rythmes notre vie professionnelle.

  25. titou59

    Dites … pour la photo … j’ose pas le dire, mais … elle n’est pas en train de lui mettre un doigt dans le BIIIIIIP à son chat ????

    Quelqu’un a-t-il une loupe ??????

    Et puis on dirait qu’ils ont le même nez ? ils sont de la même famille ???? (il me semble avoir vu une photo d’eux sur un site qui répertorie ce qu’il y a de plus glauque/bizrre/malsain/ (le TDN (tribunal du net) pour ceux qui connaissent) sur le net dans la catégorie des pires mariages ou des pires photos de couple »)
    PS: vous avez remarqué l’effort pour les parenthèses dans les parenthèses dans les parenthèses ???

    1. Libellule

      pour le chat, pas d’inquiétude, les doigts sont loin (c’est le rond noir qu’on voit à la base de la queue, elle tient le matou par le haut de la cuisse) !
      pour la consanguinité… possible… ou alors ils se sont rencontrés dans un club des gens heureux malgré un physique difficile et des goûts vestimentaires singuliers 🙂

      1. Cath

        Pour le biiiip du chat, je confirme la remarque de Libellule 😉 Pour le reste, sauf à me gourer, c’est une photo montage de la même personne, qui a un sourire plus prononcé au féminin et qui a les sourcils coloriés avec la perruque arrimée. Faut pas chercher la complication, juste mettre en oeuvre le KISS concept ( ( keep it simple Stupid ! – fais dans le simple crétin- et non pas Bisou!).

    2. Julie

      « Biiiip » c’est pour dire trou du cul-cul ? 🙂
      Ah ah !
      Cath tu crois vraiment qu’il s’agit de la même personne ? Pourtant, le regard et les oreilles ne sont pas tout à fait les mêmes. Mais c’est vrai qu’ils se ressemblent drôlement.

      1. Cath

        J’en ai bien l’impression, avec des retouches infimes et des angles de photo légèrement différents, c’est tout. Les oreilles ne sont pas difficiles à modifier – et qu’on me montre la nana affublée de pareils pavillons qui ne les cacherait pas sous une chevelure artistement rabattue ? Mais les dents elles n’ont pas été reprises ( vise les incisives). Un montage à mon avis.
        Pour le Biiiip de Titou, c’est bien le terminus du système digestif du matou… La pastille quoi.

        1. isabelle

          Vous n’avez pas pensé que ça pouvait être un frère et une sœur ou deux frères posant pour la photo de famille annuelle dont sont friands les américains ? ça y ressemble beaucoup en tout cas… et ça explique les ressemblances sans avoir besoin de supposer des retouches compliquées, et même ces décors là ils aiment… 😉

  26. Soulalune

    Trop drôle le biiip du chat 😉
    Bon, Baptiste, ce n’est pas humain de nous laisser ainsi patauger aussi longtemps dans l’anal(biiip !)yse de ce cliché, tu veux bien nous donner ta lecture stp ?
    Merci d’avance 🙂

    1. marie

      le deuxième bébé du Docteur Beaulieu va naitre et un Grand bébé va souffler ses bougies et on chantera « ils sont nés les divins zenfants chantez au bois raisonnez trempettes ..fêtons tous ces « événements »
      …d’ailleurs vé je prends un jour de congés le lendemain pour me remettre de ma nuit blanche.

  27. Hervé CRUCHANT

    Dans cette photo, je vois que le chat est assez satisfait d’avoir évité le doigt occulte.

    Quand à la bipolarité… il me semble être cablé moi-même depuis logtemps. Souffrance ? Certes. Mais il y a de bons côtés. Çà m’a permis de faire partie des alternatifs pendant un moment. De naviguer dans les courants de l’ex gauche. De me poser ampère de famille parfois sous haute tension mais sans perdre le fil. Si possible. Enfin… C’est surtout difficile de gèrer à l’intérieur de soi-même. Innés ou accus ? Et puis ces baisses de tension qui te NiCd le moral !!! Tesla ou t’est pas là ?

    Mais revenons à l’image, puisque c’est ma vocation et fut mon métier d’y chercher des poils sur les yeux. Je propose d’expliquer la béatitude restituée par les faciès des impétrants. A part une grâce divine ayant frappé très peu de temps avant ces cousins germains expliquant chez eux une crampe inhabituelle des zigomatiques, favorisant ainsi le rôle du preneur d’image, je me demande si la solution n’est pas sous nos yeux sous la forme du Fionduchat. Ces personnes ne seraient-elles pas en « sidération platonicienne » ? (Platon était adepte de la pratique assidue de la sodomie, je le rappelle.). Ceci pourrait être confirmé s’il s’avérait qu’un complice, voir deux, pour plus d’aisance, étaient dissimulés derrière les personnages. Bien entendu, si on s’en réfère à la légende, et pour rester dans le monde Héllénique, l’origine grecque des patients portraitisés serait un plus.

    Que Mieux vous garde.

  28. Hervé CRUCHANT

    Me vient l’idée que, compte tenu de la soure para-médicale de cette image, cette dernière pourrait être extraite de l’ouvrage en préparation destiné aux patients de pays ne parlant pas l’anglais ni le français. Et décrivant les effets positifs ou douloureux, selon les cas, des gestes thérapeutiques appliqués sur les sujets en proie aux examens diagnostiques.
    Ici, on montre à l’évidence que :
    – la position du chat est celle qu’il convient de prendre;
    – que l’effet sur l’être humain est, sinon négligeable, tout au moins réjouissant !
    (page extraite du manule pratique « Le Toucher anal dans le monde moderne. » pa

    1. Libellule

      oui 😉
      ou alors pour illustrer une pub pour un médicament contre la constipation (ils ont l’air « libérés ») ou pour une secte… lavement ou lavage de cerveau pourraient tout aussi bien provoquer ce sourire béat !
      Je suis d’accord pour libérer le chat, lui semble douloureusement conscient de la situation…

  29. Bernard

    Allez c’est pas grave mais il faut revoir l’anatomie du chat mon grand; et oui tes espoirs salaces s’envolent. C’est pas grave, tu feras mieux la prochaine fois et qui sait, tu mettra peut être le doigt dans le mille!

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