La reine de coeur.

Photographie sublime de Benjamin et Isidore Juveneton de Adieu et à demain. Toujours aussi géniaux, ces deux-là !

La reine de cœur.

Alors voilà Judith, 34 ans, rousse, très amoureuse, qui consulte aux Urgences pour des douleurs « dans le cœur » :
– Cela dure depuis trois jours, cette fois.
Elle dit « cette fois » car c’est chaque mois pareil : pendant quatre jours, elle a mal.
Pourquoi n’est-elle pas venue avant ? C’est que Judith, 34 ans, rousse, très amoureuse a une peur panique des hôpitaux.
À raison : beaucoup de gens meurent dans les hôpitaux. C’est même là-bas qu’on meurt le plus.
– Décris-nous ta douleur.
– Ça fait comme une main qui serre très fort derrière le sein.
On la soumet à une batterie d’examens. Catégoriques. Tous. Judith fait un micro-infarctus. On la traite. Elle revient 27 jours plus tard, rebelotte. Nouvel infarctus. Il en faudra trois avant qu’un médecin établisse un lien : chaque fois que Judith a ses règles, elle fait un infarctus. Elle saigne et son cœur lui fait mal à en mourir.
Ce qu’a Judith n’est pas si rare : cela s’appelle une  » endométriose à localisation ectopique ».
Si tu changes beaucoup de lettres à « endométriose à localisation ectopique » ça fait « maladie très très très compliquée ».
Explication : un morceau d’utérus au sens de l’orientation médiocre a poussé sur son cœur, près des artères coronaires. Avec les hormones, chaque mois, son utérus grossit, l’endomètre aussi (dont celui qui s’est greffé sur son cœur, comprimant les coronaires et provoquant l’infarctus).
L’utérus, c’est beau, c’est ce qui permet de mettre au monde des enfants ; le cœur aussi c’est beau, c’est ce qui donne envie d’en avoir.
Mais pour Judith, son utérus et son cœur, c’est une histoire d’amour compliquée, je veux dire : c’est VRAIMENT une histoire d’amour compliquée.

P.S. : on va soigner Judith. Et elle n’aura plus peur des hôpitaux. Car si les gens meurent là-bas, c’est parce qu’on essaie d’en sauver encore plus…

 

Et un autre article par ici !

83 réflexions au sujet de « La reine de coeur. »

  1. Cilou

    NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!!! Un utérus près du coeur ????!!!! J’en redécouvre tous les jours Oo
    Remarque j’avais connu une gamine avec un 2ème nez sur le front. Quand la nature se prend les pieds dans le tapis, c’est l’organisme qui se casse la gueule ds l’escalier physiologique… 😉

    1. marie-anne aka Lilli h.

      dans le cas de l’endométriose, ce n’est pas un utérus complet qui pousse ailleurs, mais seulement quelques cellules de cet utérus. Le problème, c’est qu’elles réagissent comme l’utérus, c’est à dire qu’avant les règles, elles gonflent en se gorgeant de sang, et qu’au moment des règles, elles saignent en se désagrégeant… Mais dans l’utérus, il y a une sortie de prévue pour ce sang-là. Ailleurs dans le corps, non. Alors ça reste. Ça colle. Ça gonfle. Et ça fait très mal. Ou comme dirait Baptiste, ça fait VRAIMENT très mal…

  2. Grand33

    Bonjour Bibi,
    j’imagines juste Strauss-Khan avec cette maladie, un bout de prostate « collé » sur le coeur; C’est pas aux urgence qu’il serait mort mais au Sofitel !!!!

    1. Jos

      En pleine forme Grand33 !! 🙂
      Baptiste : une maladie pas si rare ?? Moi aussi je me coucherai moins bête ce soir.
      Moins peur des hôpitaux à condition d’avoir à chaque fois un « Docteur Baptiste » pour nous tenir la main.
      Merci et bonnes vacances

    2. Catherine(d'A-rgentine/-BRAZOS/-MOUR)

      @Grand33:hummm,j’ai comme l’impression que t’as ce quelqu’un dans le nez…mais,dors tranquille sur tes deux oreilles,car not’BIBI,c’est pas le meme style,lui,IL A LA MAIN SUR LE COEUR,et pour un medecin c’est drolement utile…@Bibi: bouleversante ton histoire…parfois,l’amour ca fait vraiment des ravages et ca nous met sens dessus dessous…

    3. margueriiite

      Huhuhu ! Je visualise dans ma tit’ tête le bout de prostate -voire pire, humpf- collé sur le coeur … Pffffff, les mecs, vous zêtes pas possible !

  3. marie-anne aka Lilli h.

    Merci Baptiste pour cette histoire… Vous êtes un homme de parole en plus d’être un homme de poésie…

    Effectivement, quand on change beaucoup de lettre à « endométriose » (tout court) ça fait une maladie très très compliquée, et très très douloureuse… 176 millions de femmes touchées dans le monde… Entre 10 et 30% en France… Je vous laisse compter… Nous sommes très nombreuses, un peu oubliées, un peu pas prises au sérieux… Quel bonheur de voir alors quelques lignes sur nos cas, même si ici c’est un cas bien grave… On en a tellement tellement tellement besoin…

    Merci, de tout coeur, et puis de tous ces petits bouts d’utérus que j’ai un peu partout…

    1. Cilou

      Argh, désolée pour vous… 🙁
      c’est peut être parce que vous êtes une mère, une comme Amma, dans chaque cellule de votre corps ?
      bisous tout plein de réconfort.

      1. Rofine

        @ Marie-Anne : je ne connaissais pas du tout cette maladie. Elle est bien étrange. Grâce à l’histoire du Docteur Baptiste nous apprenons chaque jour quelque chose. J’ose espérer que la médecine pourra vous soulager de vos douleurs. Courage!

  4. Richard

    Merçi pour votre page FB dès que je trouve votre livre j’achète !!! et je vous dis que j’aime votre humour ! dans le milieu médical je n’ai pas toujours rencontré cela ! dommage car j’ai une longue expérience de ce milieu en tant que soignée et j’ai aussi de l’avenir dans ce rôle !

  5. Leatoul

    Bonjour Baptiste,

    Cela fait des mois et des mois que je lis ton blog et que je le partage avec mes proches. J’avais besoin d’une réconciliation patient-soignant parce qu’en ai passé des moments dans les hopitaux et pas toujours de bons… En lisant les premières lignes de ton article d’aujourd’hui j’ai eu… comment dire… un pincement… une joie enfin je n’en sais rien mais un truc s’est passé ! Simplement parce que tu as écris le mot « endometriose » et que je déplore que si peu de gens le connaissent. Effectivement l’atteinte de cette patiente est rare mais elle existe et il y en a plein d’autres formes qui pourrissent la vie de 2 femmes sur 10 (tout de même)… Le diagnostic de l’endometriose est souvent très très long à poser… Les femmes que je rencontre dans mon association sont bien souvent en guerre contre le corps médical et je le déplore… j’aimerai tant qu’elles puissent trouver la paix, tant physiquement que psychologiquement et voir qu’il y a des médecins à l’écoute, des médecins qui font ce qu’ils peuvent mais qui ne sont pas des magiciens…
    Merci pour cet article… infiniment

  6. Chris

    J’ai eu mal de 2005 à 2010. 5 ans. A raison d’une semaine sur 4. Mis bout à bout, c’est comme si j’avais eu mal pendant plus d’un an, en continu.
    Un jour, j’avais consulté une gynéco dans une clinique. Tout ce qu’elle avait trouvé à me dire c’est : « Tu as mal ? C’est normal ». Et c’est tout. Même pas d’anti-douleurs, rien. J’avais vraiment mal. Je l’ai VRAIMENT détestée.

  7. Roxane

    Deux jours que j’ai découvert ton blog .. deux jours scotché à l’écran de l’ordinateur des que le temps me le permet. Et je peux dire avec fierté avoir lu tout tes articles; car oui quand on lit des textes aussi beaux, aussi touchants, aussi bien écrit on peut être fière de notre belle langue Française, que tu sais faire chanter avec virtuosité. Je suis tombée non seulement amoureuse de cet univers, mais aussi de toutes ces belles histoires. Car tu réussis non seulement à réconcilier patient et soignant mais aussi à redonner un peu cette humanité qui nous manques à tous.. Merci de nous rendre beaux dans tout ces petits moment honteux, merci de nous rendre humain, merci enfin pour tout ces sourires que tu as fait naître sur mon visage,. C’est beau, c’est simple, c’est peut être ce qu’il nous manquais à tous dans se monde si compliqué… C’est peut être ce qu’il me manquais pour me rendre compte du haut de mes 17 petites années que malgré se que disent les adultes, la vie reste quand même une chose merveilleuse, et grâce à toi je vais continuer à y croire. Merci Bibi pour tout mes rêves d’enfant je veux dire merci .. Vraiment ! 🙂

    1. Albigène

      @Roxane
      Roxane, j’ai trois fois et demi ton âge mais dans ma tête il me semble que j’ai toujours 15 ou 16 ans ; ou moins parfois. Les « vieux « , vois tu, gardent parfois une âme d’enfant. C’est bon d’être un peu rêveur. Quand j’ai découvert le blog de Baptiste, c’était un enchantement, comme la réalisation d’un rêve. A soixante ans…..Je ne pensais pas y trouver tout ce que toi aussi tu peux y apprécier. Et si nous sommes fidèles à Baptiste c’est parce qu’il est quelqu’un de rare. Avoir découvert Baptiste et tous ceux, lecteurs assidus, qui véhiculent les mêmes valeurs, qui ont les mêmes attentes pour redonner comme tu l’écris si bien « un peu cette humanité qui nous manque à tous » c’était pour moi une consolation et un espoir qu’il existe beaucoup d’âmes pures ici bas.
      Hervé Cruchant t’a dit l’essentiel avec des mots magnifiques. Je voulais te dire même si nous sommes inconnus l’un à l’autre, que tes mots sont justes et tu es une porte-parole remarquable de cette jeunesse dont on parle trop peu en bien. Chapeau Roxanne. J’espère avoir le plaisir de te relire. Tu écris drôlement bien. Ton commentaire m’a beaucoup ému, vraiment.

    2. Cilou

      Tu es une belle jeune fille. De l’extérieur je ne sais pas, je ne t’ai pas vue. Mais de l’intérieur, c’est sûr, tu es très belle. Garde tes rêves, ton âmes, tes sourires d’enfant, toujours, quelque part au fond de toi…

  8. Catherine(d'A-rgentine/-BRAZOS/-MOUR)

    @Roxane: »du haut de 17 petites annees »tu ecris un com super touchant a Bibi,et moi,je suis bien rassuree de voir,qu’on peut compter sur cette nouvelle vague de jeunesse,pour construire un monde meilleur.Bien a toi…(du bas des mes 50 grandes…)…

    1. Grand33

      @Roxane : je suis complètement d’accord avec Catherine(d’A-rgentine/-BRAZOS/-MOUR)
      Si tu remercie Bibi pour tes rêves d’enfant, permets moi de te remercier pour mes rêves de cinquantaine, puisque ton com me rassure. Dans nos enfants il y a encore de belles choses et au vu de ce que tu écris et comment tu l’écris tout me laisse croire que tu es une belle jeune personne.
      Prends soin de toi !!!

    2. pantherspirit

      Je crois qu’après avoir lu les paroles de Roxane, on ne peut être que touché !
      En tout cas je le suis également, avec l’envie de lui dire :
       » Surtout, Roxane, surtout, reste telle que tu es , car tu es magique comme jeune femme « !

  9. Lise

    @marie-anne et @leatoul

    je viens de lire quelques infos sur ce mal qui vous ronge …
    cela m’a touchée profondément …
    et je n’ose imaginer le nombre de fois où vous êtes reparties d’une e-nième visite chez le médecin sans solution, souvent sans écoute réelle, seules avec votre douleur …
    je découvre aujourd’hui cette maladie, et je compte bien essayer de la faire connaître un peu plus en en parlant autour de moi
    c’est bien peu, mais si cela peut un tant soit peu « faire avancer » les choses, j’en serais heureuse

    @grand33
    drôlement en forme toi aujourd’hui !!!! 😉

    @roxane
    je rejoins catherine : tu es une sacrée minette du haut de tes 17 ans (et je dis ça, pour ma part, du bas de mes 40 pour paraphraser notre amie d’outre-atlantique !)
    c’est très beau ce que tu as écrit, et je te fais confiance pour porter toutes ces belles choses auprès de tes contemporains avec toute la passion et l’énergie de ta jeunesse …
    oui la vie est belle, n’écoute pas les adultes qui te disent le contraire
    elle est complexe, elle est souvent douloureuse, parfois même si douloureuse qu’elle peut en paraître vaine …
    mais elle est aussi magnifique lorsque l’on sait y voir, malgré, ou peut-être grâce aux épreuves affrontées …
    alors va, confiante sur ce beau chemin qui t’attend …

  10. Hervé CRUCHANT

    @Roxane. Si tu savais, Roxane. Si tu savais, Roxane, tu m’appellerais peut-être « Papy ». Mais voilà, la magie du message virtuel. Ce que tu ne sais pas, c’est que personne -personne- ne croit VRAIMENT détenir la vérité de la vie qui coule. Il y en a plein qui pensent que ceci, que celà; qu’il faut faire ci qu’il faut pas faire çà… Personne n’y a jamais mis les pieds, dans la vie. Dans SA vie. Comment veux-tu donc qu’ils te donnent des conseils pour TA vie à toi? Les Adultes comme on les définit dans les livres n’existent pas. Il n’existe que de pauvres bougres qui tiennent debout pas inadvertance, par conviction, parce que çà se fait; parce qu’ils voient pas ce qu’ils pourraient faire d’autre… Tous les genres tous les styles.
    Mais c’est pas la solitude dans un monde de brutes pour autant.

    La preuve, cette histoire de Bibi. Il y a toujours un message subliminal dans les histoires de Bibi. Des fois différent pour chacun(e) de nous, lecteurs-partageurs (j’aime bien « lecteurs-partageurs, çà fait un peu « pêcheurs-cueilleurs » des origines; ce que nous sommes tous, non?).
    Ce message de Bibi. « La reine de cœur ». Tout doux hommage à la femme. Celle qu’on aime tous, les hommes-petit-h; celle que vous êtes toutes et que vous voudriez bien qu’on reconnaisse pour toujours. Et puis cette réunion cœur utérus. Ce dilemne clinique symbolique. Cœur OU utérus? Cœur ET utérus mais alors, c’est le cœur qui renâcle… Et puis, Roxane de 17 ans, si tu fais un peu de philo -ou que tu penses un peu, çà j’en suis sûr-, tu vois là ce qui stupéfie les hommes-petit-h et les femmes aussi. L’homme reste toujours un homme, un gros nez (big noze), un balourd… enfin, tu vois. Même s’il met du sien à moduler. Les femmes… Les filles ont tout compris dès l’âge d’à peu près 3-4 ans. D’abord enfants et filles. Puis ados et au corps capable d’enfanter. Puis femmes femmes. Désireuses d’enfanter. Je crois -et je me trompe, évidemment- que dès qu’une femme a envie d’un enfant à soi, elles ont créé la fonction maternelle en elles. Et dès cet instant, l’utérus prend le pas sur le cœur. Une mère ne sera plus jamais une femme seulement. Et la mère viendra signifier à la femme que son rôle est terminé. Alors, c’est difficile à vivre. Qui ne connait pas les curieuses relations mère-fille et leurs raisons, leurs déraisons, leurs dérives… ou non. Et viendra ensuite, trop vite?, la ménopause. Arrêt du match. Temps mort. Femme, ton cœur t’es rendu; mais c’est pas pareil. Mère? Grand-mère peut-être. L’adolescence prédatrice naturelle de tes filles t’a mise en second plan….
    Roxane. Roxane au début -enfin, plus près du début que de la fin- de toutes ces aventures extraordinairement généreuses et magnifiques. Pas faciles, c’est sur. Faut pas déconner non plus! Ne crains pas la solitude. Tu iras à l’hôpital et tu y verras de drôles de gens tout de blanc vêtus. Qui te paraîtront peut-être sérieux, sûrs d’eux-mêmes et tout. Il n’y a pas un qui sait et un qui espère. Il y a des qui partagent. Eux savent quoi partager. Toi pas. C’est ce qui permet à la peur de te polluer la tête. Fous la en l’air, cette salope! Demande à qui le sait comment çà va se passer; comment on fait; comment et pourquoi; quand; où; combien de temps. Celui qui t’envoie balader, laisse-le dans ses raisons. Prends la main mise sur ton épaule comme une marque d’humanité, pas de condescendance ou de pitié.

    J’ai la chance de pouvoir t’écrire sans te connaître. Et toi, je peux le dire, de me lire sans me connaître. Aux sens habituels de la vue, d’un certain jugement d’après des idées construites… « On ne voit bien qu’avec le cœur », disait le poète, « l’essentiel est invisible pour les yeux. » Nous faisons tous partie de cette même multitude angoissée par la vie qu’on lui a donné, jetés dans le grand bain sans avoir appris à nager, pour la plupart. Jamais solitaire, Roxane. Jamais. Rappelle-toi çà. Que ta vie soit douce, entre cœur et utérus, et même avec les deux. Mes respects, jeune fille.

    1. Roxane

      Merci à toi et tout les autres. En temps normal je vouvoierais surement tout ceux qui ont pris le temps de me répondre mais comme tu l’as dis grand pêcheur-cueilleur internet nous donne cette proximité oublié depuis longtemps. Ici l’ont juge avec les pensées et non avec des corps. C’est tellement extraordinaire de voir que des personnes qui pourrai être mes parents puisse me répondre sans aucun jugement physique, je crois avoir « Pêché » le bon poisson et « Cueillis » les bons fruits, je récolte tout vos mots avec bonheur et comme l’on garde le meilleur pour la fin j’aurai surement finis de les consommer dans de longues années .. Lorsque la vie m’auras permis de les comprendre pleinement.

      Je voudrai vous remercié pour toutes ces réponses à mes questions informulées, merci à tous pour vos petits mots qui ont réjoui mon cœur.
      Je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas qui je serai, mais j’ai touché la solitude. Je suis en effet depuis 2 mois à l’autre bout du monde, seule. Et malgré toute les difficultés qu’elle engendre, la solitude ne sert à rien d’autre qu’à nous prouver que l’on ne seras jamais seul(e)… Car la vraie solitude c’est de ne vivre dans aucun cœur et dans aucun esprit.

      C’est bon de se faire rappeler parfois à quel point nous sommes tous passagers du même bateau quels que soit nos âges . Vous avez ajoutés à tout mes rêves celui de continué à aimer la vie à soixante ans, tout comme vous le faites. Je vous souhaite à tous énormément de bonheur comme vous avez pu m’en donner merci de continuer à me faire réfléchir et de me montrer que jamais je ne cesserai de découvrir.
      Mes respects à vous tous. :))

      «-Que devient une larme qui se brise?
      -Une poussière d’étoile.
      -Que devient une étoile qui meurt?
      -Un rêve qui vit.
      -Que deviennent les rêves qui se brisent?
      -Le terreau des rêves à venir.» Pierre Bottero

      1. Catherine(d'A-rgentine/-BRAZOS/-MOUR)

        @Roxane:tu continues a m’impressionner par ton appreciable maturite…je te dirais donc une phrase d’un auteur de part l’autre bout du monde de la ou je vis.JORGE LUIS BORGES: »Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou reel et non plus s’il existe une difference entre REVER et VIVRE… »En esperant te lire ici tres souvent,car ou que tu sois,tu n’es plus seule,…Bibi,et ses lecteurs sont avec toi…

        1. Grand33

          @ Catherine(d’A-rgentine/-BRAZOS/-MOUR) Je suis une nouvelle fois d’accord avec toi. Si là on a pas une belle petite perle !!!

          @Roxane : Ma première impression était donc la bonne. Merci de nous rejoindre sur le blogabibi et merci d’avance pour ce que tu vas nous apporter.

      2. Albigène

        @Roxane

        Roxane, tes mots me laissent sans voix. Tu es plus jeune mais certainement plus grande que moi.
        On grandit tous les jours. On arrête en passant de l’autre côté. Seuls ceux qui sont emplis de certitudes vieillissent, souvent mal.
        Merci d’être ce que tu es. VRAIMENT Merci. Tu n’es pas seule.

  11. Oriane

    Merci juste MERCI de parler de cette maladie qui nous ronge et nous isole bien trop souvent ; nos fache avec le monde médical aussi
    et aussi pour ce blog que je découvre avec délectation, cette poésie si rare
    Heureuse de voir qu’il y a des soignants a l’écoute car c’est assez rare disons le

    MERCI

  12. tatooide

    Bonjour Doc BiBi,
    J’ai découvert tes textes il y a peu de temps, et j’ai dévoré ton blog. Infirmière de formation, j’ai rarement, trop rarement rencontré des médecins humains, simplement humains comme toi. Merci pour ça. Surtout reste ce que tu es aujourd’hui. Un homme curieux, ouvert, intelligent, et qui a cette très rare qualité de voir et mettre de la poésie dans le quotidien souvent dur et sordide du monde des soignants. Tu as d’ailleurs parfaitement compris que soigner et guérir ne sont pas la même chose : soigner, c’est « prendre soin ». Et c’est à mon sens bien plus important que « guérir », surtout parce qu’il y a beaucoup de pathologies qu’on ne peut pas guérir. Et puis à quoi bon guérir si c’est sans prendre en considération la personne pour ce qu’elle est, qui elle est. Avec son histoire, son présent, son avenir.
    Je me coucherai moi aussi moins bête, je ne savais pas que des cellules de l’endomètre pouvait se retrouver dans le muscle cardiaque. Un p’tit bug de l’ARN et c’est le bordel !
    Merci encore pour toutes ces belles histoires, gaies ou tristes, mais toujours tendres qui me font souvent pleurer (de rire ou d’émotion).
    Au plaisir de continuer de te lire.

  13. elwynn22

    Herve Cruchant, Roxane: merci pour vos post. Vos mots sont beaux et mettent de la joie dans le coeur et des larmes dans les yeux.
    Dr. Bibi: repose toi bien, tu le merite. La vie est belle, avant, pendant, apres, en dehors de la these. Merci de me le rappeler, j’ai tendance a l’oublier prise dans le tourbillon du monde de la recherche. Ce soir grace a toi et a tes fideles lecteurs je vais encore une fois aller voir mes amis pour leur dire combien ils sont importants.
    Une pensee pour toutes ses femmes qui souffrent d’endometriose, et notemment a une amie que je n’ai parfois pas vraiment ecoute ne connaissant pas trop cette maladie (et la connaissant bien comme une peu (beaucoup) douillette): « Tu as mal? On a toutes plus ou moins mal. Demande des anti douleurs a ton medecin si c’est trop fort. » Dr. Bibi tu fais aussi de la reconciliation soignes-soignes. Merci

  14. Claudia

    Merci Roxane, Merci Hervé Cruchant, Merci B. et Merci beaucoup d’autres qui viennent traîner leurs guêtres ici.
    C’est l’unité de vos individualités qui rend les choses encore plus jolies je crois.
    Je rajouterai juste quelques mots de votre poète Hervé, « Et si l’on peut te prendre ce que tu possèdes, qui peut te prendre ce que tu donnes ? ».
    Et comme dit si bien le poète de ces lieux : La bise 🙂 À vous tous.

  15. cbk

    C’est magnifique, cette histoire (si on met de côté l' »erreur » du corps et parce qu’elle se finit bien, aussi); le lien entre l’utérus et le coeur… Magnifique…

    1. Cilou

      Bah ??? ça va pas ??? On peut faire qqch pour t’aider ??? si oui tu sais comment me joindre…
      bisous de réconfort… à tous ceux qui ont un vague à l’âme ou coup de blues ces derniers jours… Un gros tas de câlins, des bisous en pagaille.

    2. Catherine(d'A-rgentine/-BRAZOS/-MOUR)

      @Patiente:j’me joins a Cilou pour les bisous et je t’abraze fort fort fort de tout mon coeur,dont l’uterus a porte 3 bebes,alors imagine tout l’amour qu’il peut fabriquer…je file t’envoyer un mail en rab…

    3. Cmoi

      Coucou Patiente
      Comme je te comprends et même si tu es entourée, dans ces moments là on est Vraiment seule, la vie a cet instant précis fait mal…. mais ensuite revient l’accalmie et l’envie, alors voilà, il suffit juste de décider d’apprécier ces moments pour les sacrés comme les meilleurs de sa vie …pour être heureuse.
      Je me joint à Cilou et Catherine pour des tas de câlins et de bisous.

      1. Catherine(d'A-rgentine/-BRAZOS/-MOUR)

        @Cmoi: tes deboires avec la maladie t’on rendue si SAGE…je profite de te retrouver la,pour aussi t’embrasser.

    4. Hervé CRUCHANT

      Mets-toi un coup de la musique que t’aime. Chiale un bon coup parce que, comme quand t’étais petite, « c’est moi qu’est la plus malheureuse »… Et puis reviens chez nous tous, ya du feu.

    5. marie

      tu as le droit d’être au creux de la vague, au fond de la piscine, de dire mare, mare, mare, un bon coup chlaaaaaaaa Mèze après ça repart, le blème number one quand on est malade, se poser la bonne question, le mal a dit quoi? Généralement le mal te dira que tu as oublié de t’aimer, de t’écouter, de prendre soin de toi, ah wouhai c’est complétement égoïste comme truc mais je dois pas être loin du vrai. après j’ai une théorie radicale, si on se rend ou si nous on rend malade on est capable de se guérir, souvent je me trompe et j’écris guerrir parce que oui guérir, c’est la guerre. hier soir je voyais un reportage , éniéme reportage de bébés africains dont les mères avaient fui des zones de combats , c’est la première fois que j’entendais dire que ces bébés se laissaient dépérir tellement du haut de leurs quelques mois ou années, ils n’avaient plus envie d’être en vie, alors leurs mamans les massaient en chantant des chansons douces pour que leurs minots aient envie de vivre. je veux bien jouer la Mama africaine virtuelle pour chasser le blues et la fatigue lâches prises, les blogueurs à BIBI prennent les manettes laisses toi porter doux rêves

  16. DOLIMA

    Alors oui, cette histoire me touche, car étant une jeune femme, légèrement hypochondriaque et un peu, en fonction des echo et des IRM, endométriosé ou pas ( ca fait 5 ans que le coeur balance entre oui et non pour mon médecin et les radiologues). Mais je suis surtout une fan inconditionnelle de Matthias Malzieu (chanteur fou au bond vertigineux sur public survolté ), et la ce texte… cette maladie… tout a fait dans la ligné de « la mécanique du coeur ». Combien de fois cette jeune femme a t’elle due crier  » tais toi mon coeur ! »

  17. Patiente

    MERCI !!!! merci à tous. vos messages m’ont dopée. Docbibi fait des miracles ! il vous a mis sur ma route ! merci Bibi de m’avoir permis de « rencontrer » des Cat tout doux, une panthère rimailleuse, une pistache rigolote, des hommes, des vrais au coeur tendre, et une Cmoi courageuse.
    je vous embrasse tous. j’espère que Docbibi se repose VRAIMENT. A très vite.

  18. Jeannette Grenier

    Ce que vous écrivez est magnifique. Ce texte est digne d’un vrai vrai médecin qui ne se prend pas pour un docteur . Merci de rendre un aussi bel hommage a ce métier que je partage avec vous.
    Jeannette

  19. Stétho rouge

    Il paraît que le grand Hippocrate définissit l’hystérie par la migration de l’utérus dans le corps de la femme… Ceci expliquerait-il certaines « expériences » vécues et rapportées dans les messages précédents ?
    C’est VRAIMENT bien que le Docteur Bibi remette les pendules à l’heure pour celles qui souffrent et ceux qui les soignent.

  20. marie

    mayday mayday ,allô la base je répète allô là base il semblerait que nous ne pouvons pas transmettre de message au petit dieu des vieux amoureux mayday mayday

    1. Grand33

      La terre ici Oxo, la terre ? oxo !
      je confirme gros bug pour les commentaires sur le blogabibi pour l’article du jour.
      Peut-être l’ascenseur pour aller au deuxième étage et en panne ???
      Belle journée !!!

        1. Petit Prince

          @ Grand33 : vous avez donné des idées « pseudonymiques » (oui, j’aime créer de nouveaux mots…) à d’autres visiteurs de ce blog, je crois. Tout à l’heure en jetant un coup d’œil à je ne sais plus quel article j’ai vu passer une « Petite34 » dans les commentaires. Peut-être qu’un jour je me reconvertirai en « Moyenne31″… 🙂

  21. Cilou

    aaaaaaaaaaaaaaah ben je me disais aussi, je croyais que mon ordi buggait mais non c’est l’article. Allez bibi mets toi à l’informatique, faut corriger tout ça !!
    (je me rappelle que tu as dit être une quiche en info… alors on se serre les coudes, j’espère que tu parviendras tout de même à résoudre le problème).
    La bise à tous !

  22. MarionLR

    Pour le post Roméo et Juliette, si le secret de la longévité en amour, c’est d’avoir trois apparts… L’amour devient un investissement plus financier que personnel!
    Sinon: enfin le magazine de la santé!
    C’est l’émission qui m’a donné la force de regarder les opérations chirurgicales sans plus me sentir partir dans les vap…
    Et puis j’aime beaucoup le blagues de Michel Cymes… Ben oui, nul n’est parfait!

  23. Petit Prince

    A propos de l’article suivant : le PDVA est vraiment ingénieux !! Enfin, dans l’idée, j’ai du mal à imaginer vivre « séparément » de l’homme avec lequel j’aurais construit une famille, passé la plus grande partie de ma vie et eu à mes côtés pendant 50ans, mais c’est un bon moyen de prolonger son histoire d’amour en ne laissant pas la lassitude et l’agacement prendre le dessus… Parce que oui, après de longues années de vie commune, on conçoit que ça puisse arriver. Et avoir la capacité de faire « de chaque retrouvaille une fête », c’est magique et c’est beau, surtout à 80 ans passés. VRAIMENT. Je note l’idée, pour plus tard, sait-on jamais… !

  24. Catherine(d'A-rgentine/-QUIERO VER A BIBI...)

    Ou alors,c’est le DIEU DES P’TITS VIEUX AMOUREUX,qui fait en sorte qu’on ne puisse pas les deranger avec nos commentaires,vu qu’on est le 18 du mois et que les vieux amoureux sont tres occupes au 2° etage…c’est comme Bibi,ce dieu la,IL EST PLEIN D’EGARDS,ET D’ATTENTIONS INATTENDUES pour les humains qui le touche…

  25. marie

    hello bibi le magazine de la santé c’est à 13 h 45 ,pas à midi… je regarderai de toutes façons je regarde tous les jours quand mon planning me le permet ..bon j’aimerais bien avoir une maison à étages moi aussi …des fois ..j’ai 3 chambres c’est déja ça ..bonne journée

  26. Grand33

    Bonjour Bibi,
    Ils doivent habiter dans une grande ville, c’est du stationnement alterné : du 1er au 15 du mois du côté
    Impair ( étage 1 et 3 ) et du 16 au 31 du mois coté pair ( étage 2 ) .
    Blague à part si tu étais né plus tôt, Bibi, en lisant cet article mes parents vivraient encore peut-être sous
    le même toit.
    Profites !!!

  27. Albigène

    Après tout, ce n’est pas si mal de poster dans l’article précédent. « L’homme arbre et la femme nuage chez la dame de cœur ». Ce serait un joli titre pour le prochain livre , non ?
    Cette vieille dame et ce papi ne le vivent pas comme une souffrance, mais comme une respiration.
    C’est une opportunité de se redonner de l’indépendance, de s’affirmer sans l’autre ». Le temps des couples où l’ont fait tout ensemble est peut être révolu…? Le « je » s’est peut être trop souvent effacé devant le « nous ».
    Séparés, on se manque. On se désire. Si ils sont toujours amoureux, c’est peut être l’idéal. Aujourd’hui, certains couples décident de se séparer mais en restant sous le même toit pour des raisons économiques.
    Sartre et Simone de Beauvoir avait fait le choix de vivre séparés. Mais lorsqu’on vit éloigné de celle ou celui qu’on aime, La distance permet de moins s’endormir sur une relation « ronronnante », on peut rencontre à l’autre ce qu’on a fait durant la semaine alors que dans la vie à deux au quotidien on n’a pas souvent grand chose à se dire. Si !! Parler du blog et du livre de Baptiste.
    Avis personnel : l’éloignement dans la durée de l’être aimé(e) est tout de même un luxe . Il faut affronter les contraintes économiques et pouvoir être un bon compagnon avec soi même surtout si cet éloignement n’est pas un choix… Je le sais car je le vis. Allez !! tous en chœur et tout en cœur avec moi et avec Jonnhy : Que je m’aime, que je m’aime , que je m’aime…!!!

  28. Angélik

    Merci de tout coeur de mettre à jour cette maladie qui demeure une grande souffrance pour la plupart d’entre nous et qui, de surcroît est source de stérilité. Elle reste méconnue malgré le nombre de cas croissants et il est tellement important de se faire dépister le plus tôt possible! Merci de nous aider dans notre démarche pour la faire connaître et reconnaître, pour nous sentir moins seules, soutenues, écoutées et pour espérer une meilleure prise en charge pour les prochaines générations.
    Mes petits bouts d’utérus disséminés dans mon corps, empêchant mes organes de fonctionner tranquillement et tout le reste de mon être vous remercie de cette intention et merci à Lilli H de se battre pour nous !

    1. Mona

      incroyable le nombre de prospectus sur l’ostéoporose….et rien, mais rien, sur l’endométriose : douloureuse, invalidante, pas reconnue ; inlassablement, je diffuse l’info, après en avoir souffert pendant des années.

  29. Pauline

    Et ben ça alors ! En plus de découvrir à chaque fois d’extraordinaires histoires écrites avec beaucoup de tendresse, on nourrit notre maigre culture médicale ! MERCI pour tout !

  30. Lysiane

    Infirmière en milieu hospitalier pendant de nombreuses années, suite à cet article, j’ai eu envie de témoigner.
    L’endométriose est une maladie chronique qui touche beaucoup de jeunes femmes.
    Elle est diagnostiquée par la prise en compte des symptômes, bilans et Radios adaptées.
    – Règles douloureuses hémorragique associées à d’autres douleurs cycliques persistantes de plus en plus intenses, invalidantes et destructrices, pouvant toucher entre autre la sphère digestive (occlusion) et la sphère gynécologique.
    C’est un véritable handicap si la maladie n’est pas diagnostiqué ; car souffrance physique et psychologique –
    -Incapacité à gérer la vie simple de tous les jours (obligation de rester alitée)
    .-Difficulté de construire sa vie professionnelle (arrêt maladie)
    -Hypothèque gravement la possibilité de maternité
    Les conséquences de cette maladie sont graves. Elle requière de la part du praticien le bon diagnostique le plus en amont possible, écoute, consultation du dossier, auscultation, avis auprès de spécialiste.

    Je m’interroge donc sur les raisons, de non prise en compte de l’ensemble de ces symptômes pour adapter les soins.
    A titre d’exemple :
    Une jeune patiente présentant les symptômes décrits ci-dessus , consultant régulièrement pendant 10 ans une Gynéco exerçant à Paris le Dr Brochard Le Douarin
    -Informée par un courrier d’un confrère du diagnostique , décrivant précisément les différentes localisations à surveiller .
    Pourquoi, malgré toutes ces informations le Dr Brochard LE DOUARIN n’a-t-elle prescrit qu’au bout de 10 ans les examens que nécessitait la santé de la jeune patiente ?
    Pendant tout ce temps la maladie a progressé, envahissant et détruisant différents tissus d’organes vitaux, nécessitant une intervention chirurgicale très lourde, suivie de complications.

    1. Chris

      Pourquoi ne prend-on pas en compte les symptômes ? Parce qu’une femme doit avoir mal. C’est tout. C’est mon ex-gynéco (femme) qui me l’a dit.

    2. Mona

      de la souffrance dans l’indifférence pendant des années (j’ai même entendu que « je n’assumais pas ma féminité » !), deux interventions lourdes, des séquelles….et surtout, pas de deuxième enfant possible : j’ai vite compris que j’avais eu une chance inouïe d’en avoir eu un(e).

  31. Laïsa

    bonjour,
    je viens de passer un moment à lire les histoires et je ne peux que dire bravo.

    J’ai lu cette histoire sur l’endoletriose et je n’ai pu me dire qu’il faut que je raconte ma propre histoire.

    Je viens d’avoir 31 ans et du jour ou mes fameuses règles sont arrivées dans ma vie, la douleur est devenue mon plus intime compagnon.

    Je pensais au départ que c’était normal. Mais mon dos et mes hanches me faisaient tellement mal que j’ai été voir le médecin. Étant d’origine comorienne, mon corps a une tendance naturelle vers les rondeurs, j’avais un peu de sur-poids…

    mon ordonnance a été un régime draconien pour que je pe6rde 10kg alors que je pesais 63kg et que j’avais 17ans. Je faisais 8h de volley par semaine sans compter les compétitions et les heures de sport obligatoire en cours.

    J’ai donc bien vite rempli mon challenge mais les douleurs ont persisté. Ce même medecin m’a envoyé faire des radios et comme elle était normal, j’ai eu le droit à mon ordonnance de paracetamol et un discours me remontant les bretelles parce que je lui faisais oerdre son temps.

    Je suis donc rentrée et ma nature timide et réservée n’aidant pas, je me suis tue… Les douleurs étaient présentes mais les mots du médecin avait reussi a me convaincre que j’étais folle. j’ai donc supporter, ne pouvant plus assumer les entraînements, j’ai quitté l’équipe de volley. .. Grosse erreur! !!

    ma poitrine est passé d’un 95C a un 115F en une année. .. nous sommes en 2000.
    2006, les douleurs sont à nouveaux plus qu’insupportable. Sans conviction mon medecin et sous l’insistance de mes parents, me fait une lettre pour que j’aille voir un chirurgien.

    Ma poitrine est devenu le mal incarné, il fallait que je m’en débarrasse… Personnellement, je n’avais pas d’avis sur la question, j’avais mal et je voulais que ça s’ ‘arrete, alors avec le recul je me dis que je me suis laissé convaincre par l’opinion de la majorité qui ne voyait pas d’autre responsable que mon surpoids et l’énormité de mes seins…

    18 juin 2006, je me retrouve sur la table d’opération pour une réduction mammaire. la cicatrisation a été une épreuve, il m’a fallut attendre le mois d’octobre pour que ca soit complètement cicatriser. a chaque mouvement, les points se rouvrait. et mon job d’étudiant au mac do était pas non plus de tout repos.

    bref, j’ai eu 2 années où les douleurs étaient supportable a condition que je me gave de nurofen précisément toutes les 6h.

    nous sommes septembre 2008, j épluche des pommes de terres et en 3 minutes mon corps s’ est mis à gonfler sans raison avec des boutons. j’avais toujours eu le rhume des foins, mais c’était tout.. Et de la à commencer mon autre calvaire, avec des allergies alimentaires inconnues.

    chaque fois que je mangeais, c’était comme jouer a la roulette russe…combien de fois mes parents ont du venir me récupérer aux urgences parce qu’à la cantine j’avais manger des carottes ou du concombre, une pomme…. la liste s’est étendue aux crudités, crevettes et tous les fruits crus… j’ai donc banni ses aliments de mon alimentation et j’ai commencé un yoyo interminable.

    j’avais peur de manger aux risques de m’évanouir et j’avais faim donc je me gavais de ce qui passait sans soucis. frites, hamburgers et surtout les sucreries. parallèlement, lorsque j’avais mes règles, je continuais a souffrir une semaine avant et pendant tous le long soit 12 jours par mois.

    ma vie a continuer comme ça, jusqu’en janvier 2012. J’ai eu la grippe. mon medecin m’a prescrit de l’amoxicilline… grosse erreur. résultat de la prise oedème de quinck.. et les allergies alimentaires ont redouble d’effort. Dès cet instant mon dos, mes reins, mes jambes et mes fesses n’ont cessé de me faire souffrir.

    L endometriose progressait et je ne savais pas. J’ai continué à dire que je souffais et on continuait de me dire qu’il n’y avait rien et les radios étaient toujours aussi silencieuse. j’ai donc essayer de survivre en enchainant l ibuprofene. des migraines qui se déclenchait tous les doirs et ma jambe droite qui se mettait a enfler.

    j’ai continué à comme ça allergies alimentaires, douleurs, migraines, faisaient désormais partie intégrante de mon quotidien, j’étais résignée. je dormais tres mal, j’avais mal tous le temps et je continuais de supporter se fardeau de plys en olus seuke et incomprise.

    sauf qu’en janvier dernier, assise à mon bureau, j’essaie de me lever pour aller chercher le candidat pour son entretien. une douleur a traverser mon corps de l tete a l’extrémité de la jambe. je ne pouvais plus bouger…

    je pleurais de douleurs, ma jambe droite était gonflée et ma tête lourde comme une enclume. je me suis retrouvé a l’hôpital de Versailles… (mes règles arrivaient en grande pompes cette fois) j’ai hurlé et supplier pour qu’on fasse quelque chose.

    l’interne qui était là a du vraiment avoir pitié de moi, il m’a injecté de l’acupan et ma laisser dormir une heure. quand il est revenu me voir, j’avais dormi comme une masse et le drap etait imbibé de sang…

    après les nettoyage d’usage, il m’a fait parler. .. il m’a dit ce que vous décrivez ressemble aux douleurs d’une hernie discale. .. vous allez faire une irm et pour votre ventre une écho. ..

    résultats des courses, 2 kystes dermoides de 12 cm sur chaque ovaire et des kystes fonctionnels un peu partout. .. et une hernie discale en L4-L5!!! j’ai pleuré comme une madeleine ce jour la, je n’étais pas folle.

    on m’a opéré le 18 juin (encore) et a la sortie du bloc on m’a dit qu’il y avait endometriose. .. j’ai encore pleuré. depuis les douleurs sont encore bien présentes et je ne sais pas qu’elle sera le traitement adapté. .

    je m’accroche. ..

  32. Grand33

    @laïsa
    On dit : « mieux vaut être seul que mal accompagné », et toi malheureusement tu es accompagnée par la douleur. Les mots ne peuvent pas avoir l’effet des antalgiques mais si te souhaiter bon courage peut avoir un petit air de doliprane alors : Bon Courage et de gros bisous (guéritout comme dirait @cilou) et un gros Abrazos (comme dirait @catherine d’Argentine).
    Viens souvent sur ce blog tu sera mieux accompagnée !!!!
    Accroche toi

  33. Laïsa

    @ Grand33
    merci pour ce message, ça fait plaisir et ça fait du bien!
    je passerai du temps sur ce blog, il me reste apparemment pleins d’histoires a lire.
    merci!

  34. Mona

    merci , merci, vraiment….
    j’ai souffert, sans le savoir, d’endométriose sévère pendant….des années (je ne pouvais plus courir, tellement j’étais atteinte partout ; j’avais 35 ans, et je croyais que « c’était l’âge ») ; je n’en ai plus désormais que les séquelles.
    j’étais indignée d’avoir feuilleté des libelles sur l’ostéoporose dans tous les cabinets de gynéco, sans même connaître le mot « endométriose » !
    la décrire avec autant de talent et de douceur, ça me met du baume au cœur (justement^^), même après des années : merci 🙂

  35. christel

    J’aime beaucoup votre blog, et c’est avec plaisir que j’ai lu cet article qui parle de la maladie dont nous sommes beaucoup (trop) nombreuses à souffrir. Une lectrice a souligné qu’il na s’agit pas réellement d’un autre utérus: ce sont des cellules de l’endomètre qui vont s’installer ailleurs (même dans le cœur ) et oui ça fait mal, très mal. Si c’est que chaque parcelle de notre corps est « maman » comme l’a écrit un autre lecteur; la formule est jolie mais douloureuse car avec l’endométriose il est souvent difficile (et dans certains cas) de le devenir justement…
    Merci pour cet article et ce blog en général

  36. KatiaD

    Le « nid » normal, prévu pour, accueillir un enfant, c’est l’utérus. Parfois une femme a envie d’accueillir un enfant mais ne peut pas le faire dans son « nid » normal, des conditions normales. Parfois, son corps met en oeuvre la solution consistant à emmener les cellules de l’endomètre ailleurs dans le corps, pour accueillir malgré tout cet enfant … peut-être que Judith voulait vraiment un enfant dans son coeur …

  37. Benjamin

    3 micro-infarctus pour détecter une Endométriose à localisation ectopique ? Et la patiente, elle ne s’était pas aperçue depuis le temps, que ses douleurs survenaient tout le temps pendant ses menstruations ?

    1. Mésange

      Peut-être que la patiente l’a signalé et qu’elle n’a pas été écoutée (mine de rien, c’est souvent que les médecins n’écoutent pas…).
      Ou qu’elle avait tellement peur qu’elle a oublié de le dire (mine de rien, la peur, ça empêche souvent de parler de choses importantes, surtout à l’hôpital…).
      Alors oui, pour Judith et pour beaucoup d’autres, ce serait tellement bien que le diagnostic soit posé dès la 1 ère consultation. Hélas, si j’ai bien compris les témoignages des lectrices, l’endométriose n’est pas souvent diagnostiquée rapidement… voire même la douleur est souvent mise en doute, longtemps.
      Mais si toute une génération de médecins est enfin sensibilisé à cette maladie, peut-être bien que toutes les femmes qui en sont atteintes n’auront plus à attendre aussi longtemps pour être soignées.

  38. monkaleidoscope

    MER-CI !!!!!!!

    Merci infiniment, Baptiste, d’avoir dirigé les lumières sur cette maladie, trop peu connue, mais touchant 10% des femmes et 1% d’entre elles dans des formes sévères ou extrêment sévères, …. et parfois terrible

    Merci, Mésange, pour cet article du monde, sérieux pour l’essentiel

    Merci pour les témoignages de patientes sur ce post

    Je crois qu’ aucun mot au monde ne saurait être assez précis pour donner une idée des douleurs, de l’invalidité qui accompagnent l’endométriose dans les cas les plus sévères

    Elle m’a appris la peur, noire et glaciale
    Elle m’a appris à quel point un corps pouvait souffrir
    Elle m’a donné un apperçu de la solitude la plus absolue
    tout ça en même temps, tout ça mélangé
    A l’époque, j’ai parlé de « voleuse de vie », j’ai dit avoir reçu une balle en plein vol
    Ma vie, mon insouciance, ma liberté de mouvement, ma sexualité, mon apparence, mes liens avec les autres, mes projets de bébé ont été dispersés au vent par la grenade « endométriose »

    Les soins sont arrivés et …. le bilan est en demi teinte

    Les projets ont repris, dans le champ _maintenant limité_ qu’a laissé cette maladie, chronique et dont on ne peut que soigner les symptômes

    Mes journées, à tout jamais, restent perclues de douleur
    Et le souvenir, glacial, de la peur, revient, parfois, sans jamais me quitter définitivement

    La vie a gagné, parce que la vie gagne toujours
    Y a eu des bénéfices, du moins … j’ai appris des choses et j’ai découvert que, tant qu’on voulait vivre, même si on ne pourrait pas vivre exactement comme on l’aurait voulu ou totalement heureux, on finit par trouver des voies ..
    Mais à quel prix, mon Dieu !

    En tout cas, assurément, les mots servent à rappeler combien il est important que les gynécos de ville (et l’ensemble des médecins) diagnostiquent à temps cette maladie, qui peut démarrer à peu près supportablement, mais qui peut aussi évoluer épouvantablement (surttout si on lui laisse le temps de le faire)

    ET assurément, les mots peuvent décrire quelle violence et quel isolement forcé est fait à toutes celles qu’on a soupçonné de s’écouter un peu trop

    Alors, merci pour ça

  39. Eva

    Merci pour cet article BB, moi même atteinte d’endométriose sévère j’ai erré des années (et quand je dis des années c’est pendant genre 15 ans…), personne n’en avait rien à carrer et des anecdotes j’en ai malheureusement des tonnes…

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