La petite phrase.

(Photographie : Alexander Shark)

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« Xavier, mon mari, m’frappait beaucoup, avant. Mais depuis 2 mois il a complètement arrêté, Docteur. C’est à cause de ce qui s’est passé l’aut’matin, en faisant les courses. Je vous raconte : il était au tabac en train d’acheter des clopes, moi je l’attendais dans la rue, et là y a ce type, avec un chien, qui arrive à ma hauteur, « t’es bonne ! », il me balance. J’ai dû lui répondre un truc comme « va manger tes morts », normal, quoi ! Qu’est-ce qui vient me faire chier comme ça çui-là ? Et là, le type au chien il a pété une durite, il m’a mis un coup de poing dans le ventre, et après c’étaient des gifles. Xavier est sorti, furax. Ça a été vilain vilain. Plus tard, en r’venant de l’hôpital où on l’a recousu, mon mari s’est tourné vers moi en m’disant : “Quand j’ai vu un autre homme frapper ma femme, j’ai pas supporté, j’ai trouvé ça vraiment trop facile finalement”. Et depuis il me frappe plus. »

Alors voilà.

Et moi, depuis un mois, je retourne ces mots dans ma tête :

« Quand j’ai vu un AUTRE homme frapper MA femme, j’ai pas supporté, j’ai trouvé ça vraiment TROP facile FINALEMENT »

Qu’est-ce que ça veut dire, cette phrase, hein ?

55 réflexions au sujet de « La petite phrase. »

  1. Adeline

    Bonjour Baptiste,
    Ca veut dire que c’est une histoire qui finit bien et c’est plutôt chouette.
    “La vie devant soi”…quelque-soit les casseroles qui font de la musique derrière.

  2. marie

    L’effet miroir… Il s’est vu… frappant sa femme…et c’était moche et en public… car en général ça se passe toujours à la maison, fenêtres et volets fermés…

  3. Emmanuelle

    Hummmm… ça veut dire que peut-être, finalement, il a compris que frapper une femme (la sienne ou pas) est lâche ? Peut-être qu’il va s’inscrire à la boxe ?

    1. Oona

      Oui, j’ai comme un doute … pas sûre que la “révélation” dure très longtemps … mais bon, j’ai mes lunettes aux verres pas du tout roses, de travailleuse sociale, là …

  4. Marion

    Ou bien peut être la violence physique est-elle trop « simple », trop « voyante », trop « impulsive », mais également peu exclusive pour cet homme témoin de violences faites à sa femme par un autre. Et peut être cet homme là va passer malheureusement à un degré de violence différente. Une violence psychologique, en sourdine, invisible aux yeux de l’entourage de cette dame, mais tout aussi (voire plus) dévastatrice. Je souhaite à cette dame d’être forte pour se libérer des chaînes de cet époux et surtout bien entourée pour en avoir le courage.

  5. Fénice

    Il s’est peut-être rendu compte qu’elle n’était pas capable physiquement de se défendre – c’est trop facile – et fait réfléchir;… ça serait une interprétation bien positive je sais mais elle serait chouette quelque part

  6. Lys18

    Je suis pessimiste…Je pense que cet homme se dit que c’est SA FEMME.Donc il n’y a QUE LUI qui a LE DROIT DE LA FRAPPER…
    C’est horrible.Alors j’espère qu’il a définitivement arrêté de lui donner des coups,mais j’ai des doutes.

  7. 40

    Un cogneur reste un cogneur, il s’est vu en miroir chez l’autre cogneur, il ne s’est pas trouvé beau mais il va vite oublier et reprendre ses habitudes, il faudrait que cette dame ait le courage et la force de le quitter si elle veut sauver sa peau.

  8. Calohtx

    Euh, suis je la seule à me dire qu il y a pas quelque chose de pas tres normal dans les propos de cette femme ? Plutôt que de se demander quand son mari ou un autre homme vont la frapper encore dessus ?

        1. Suze Araignée

          Moi c’est les gens qui trouvent des victimes de violences “pas nettes” que je ne trouve pas nets…
          Renseignez-vous sur les violences, sur le phénomène d’identification à l’agresseur, sur celui d’habituation à la violence, sur tout ce qui fait que non, ce n’est pas évident, quand on subit des violences, de s’en sortir, et que non, ce n’est jamais de la faute des victimes. Renseignez-vous aussi sur le phénomène de survictimisation, qui fait que lorsqu’on a subi des violences, on a plus de risques d’en subir de nouveau, et que ce n’est toujours pas de la faute des victimes.

          (Ceci dit la psychothérapie peut effectivement faire du bien… pour prendre conscience de la gravité des violences, en sortir et guérir des traumatismes. À condition bien sûr de tomber sur un-e thérapeute formé-e, qui ne considère pas les victimes comme n’étant “pas nettes” ou “pas normales”.)

  9. isabelle v.

    “Frapper ma femme” et non pas “te frapper”. Elle reste un objet qui lui appartient. Rien de bon pour moi à-dedans…
    Dommage, devant la violence verbale d’un mec dans la rue, elle sait se défendre et l’envoie bouler, mais pas face à celle de son mari. Peut-être saura-t-elle si il recommence à la violenter, quelle que soit sous quelle forme, physique ou psychologique.

  10. Anne Courbière

    Et s’il avait vraiment compris? Et s’il avait vraiment changé?
    Moi, je penche vers la vraie prise de conscience qui fait qu’on ne recommence plus jamais…
    En tout cas, c’est ce que je leur souhaite à tous les 2.
    Et si nous aussi, on se reconnaissait capables de changer vraiment?
    Parce que, en jugeant l’autre, on se juge aussi soi-même…
    La réciproque est aussi vraie: en aimant l’autre, on s’aime soi-même, enfin 🙂

    1. Geneviève

      Aujourd’hui j’ai envie (naïvement peut être) de croire à votre commentaire…
      C’est trop triste de se dire que les choses, les gens ne changent jamais.
      On parle souvent d’un “déclencheur” pour une dépression, une TS par exemple… Un événement comme celui là ne pourrait pas être “déclencheur” d’une vraie prise de conscience, d’une sincère envie de changement ?

  11. poli

    J’ai du mal à croire qu’il a vraiment changé… Quel monde de brutes.
    Moi aussi je crois juste à un sursis, comme Augustin : le sale con qui se voit dans un miroir…

  12. Cath

    Ma femme, ma chose à moi.
    Le Xavier s’est peut-être aussi vu en train de frapper une femme dans la rue, une femme qui ne pouvait pas se défendre, et ce n’est pas vraiment beau. C’est trop facile, oui. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, n’est pas ?
    Et puis, surtout, il s’en est pris plein la tronche à son tour : il n’a pas eu le dessus et il a fini à l’hôpital à son tour. S’est fait recoudre, le pauv’biquet. C’est moche, hein ?
    Mais surtout, il se retourne vers sa femme pour lui expliquer son comportement en parlant de sa femme -et non pas « quand je l’ai vu te frapper ». Comme si le témoin de sa défaite ne pouvait surtout pas être sa femme : il ne faudrait pas qu’elle se méprenne et pense qu’elle est autre chose que sa chose, et qu’elle pourrait elle aussi se défendre.
    Voilà ce que je comprends de cet échange. Et surtout, que l’epidode décrit a peut-être enclenché une réflexion sur sa condition chez la personne qui raconte. Je l’espère.

  13. La Louve

    Je rejoins Lys18… À mon sens, cela veut dire qu’il considère sa femme comme sa propriété. Lui a le droit de lui faire subir ce qu’il veut puisqu’elle lui appartient mais si un-e autre s’avise de s’en approcher, c’est comme si il/elle s’appropriait son capital.
    Exactement comme du temps (malheureusement pas révolu) de l’esclavage. Et au-delà des violences conjugales, nombreux sont les hommes/femmes qui se comportent de la sorte avec leurs enfants, leurs animaux… Tous ceux qu’ils/elles estiment « posséder », sur lesquels ils/elles considèrent avoir tout pouvoir. Pour moi, l’origine du mal est ce schéma de domination et d´appropriation de l’autre. Je pense que pour réduire les violences domestiques, il faudrait en finir avec la notion (souvent phallocrate, mais pas toujours) de chef-fe de famille tout-e-puissant-e. Bien sûr, ça ne sera pas suffisant, mais ce serait déjà un bon début, comme le fait que cet homme ait cessé de frapper sa femme…

  14. Prescription

    c’est lui qu’il voit quand il la tape ? sa mère ? il a accomplit son fantasme de se voir simultanément en tabasseur et tabassé ?
    Je n’en sais rien, en tout cas il mérite d’être puni pour ce qu’il la fait qu’il ait arrêté depuis ou pas ; s’il a vraiment changé qu’il aille se dénoncer et assume.

  15. Namaste

    Je crois que seul Xavier sait ce que veut dire cette phrase ! Pour moi Baptiste, cette phrase elle est trop dure, quand c est trop facile, on passe à autre chose …
    Mon Dieu que c est triste cette violence, j ai mal pour cette femme.
    Puisse tous les Êtres humains être libérés de leur souffrance et de tous les maux qui les accompagnent, ce sera ma prière de ce soir.

  16. Nanou

    C’est un putain (désolée) de réflexe de PROPRIETAIRE, voilà ce que c’est. Lui, il peut, ça le gêne pas. Mais un autre à qui sa femme n’appartient pas? Non, ça c’est dégueulasse. Chacun son punching-ball, mon gars, et les vaches seront bien gardées. Je viendrai te voir à Mérignac, Baptiste, et pas de coups, mais un (des?) bisou(s)

    1. Oona

      Oui … il y a aussi la version “nique tes morts” … quelque part j’apprécie que pour une fois il n’y ait pas de femme ou de mère dans l’injure, ça fait des vacances …

    2. espiritu pampa

      Ce que doivent vivre beaucoup de femmes et qui pour diverses raisons ou prétextes ne peuvent quitter leur mari….

      Je suis une petite Belge, j’ai des questions : “Va manger tes morts”
      1) d’où vient cette expression, de quelle région de France éventuellement ?
      2) est-elle courante ? dans certains milieux, si oui lesquels ?

      Un grand merci

        1. Suze Araignée

          Oui, c’est une expression courante chez les Sinté (Manouches) et Kalé (Gitans), mais comme nombre d’expressions et de mots tsiganes, elle est passée dans le langage courant de bien des gadgé (non-tsiganes).

  17. hervé cruchant

    Le salopard looser ! Voila qu’il aménage la hiérarchie des machos abrutis dont il fait partie pour faire bouger les lignes ! Il admet sa défaite contre un autre prédateur mais dit que c’est bien trop facile de frapper. Une excuse. Comme c’est lui le maître, il ne va pas se soumettre à la facilité de distribuer des coups, désormais. Que va-t-il suppurer de cet esprit tordu frustré pour satisfaire son besoin de domination ? de propriété ?
    Je lis dans vos commentaires des optimismes cathartiques aristotéliciens. (Pour les nouveaux, je rappelle ici avec délectation mon refus d’intégrer Aristote dans mon panthéon personnel. Chacun son truc. Le mien consiste à dire et à prouver que ce barbu est un con.) Bien entendu, l’arrêt des coups n’est pas à négliger.
    Doit-on changer le pansement ou penser le changement?
    Témoignez. Dites tout haut et partout vos agressions silencieuses. Portez plainte. Refusez la soumission qui n’est pas votre destin de genre. Avant d’être assassinée par un mur sur lequel “il” aura violemment jeté votre tête.

  18. Fasila

    Désolée, mais moi cela me fait bondir! J’espère que cette dame aura le courage de faire sa valise et l’entourage affectueux nécessaire pour quitter ce monsieur. MA femme, MON mari MES enfants, un AUTRE.. comme si nos proches nous appartenaient!
    relire Khalil Gibran peut-être ou un autre…..
    Big Hug à tous et toutes
    Fasila

  19. .

    Alors pour moi aussi c’est incompréhensible.
    Mais il ne faut pas oublier, ami romancier au vocabulaire étendu, que certaines personnes ont un nombre de mots plus limité (et quant on enlève les gros mots, parfois il en reste encore moins). Alors peut-être que pour lui, “trop facile finalement” veut dire “finalement en voyant cela à un moment où je n’étais pas submergé par ma propre colère – ou par l’alcool- j’ai compris que ma force physique me donnait forcément l’avantage et que c’était injuste envers ma femme, elle insulte fort mais elle ne peut pas se défendre ; depuis je me sens responsable de sa protection puisqu’elle est fragile et qu’on peut trop facilement la maltraiter”… Bon, ce n’est pas évident de croire que c’est définitif, mais “il faut beaucoup aimer les hommes” (c’est pas de moi) et essayer de garder la foi dans leur capacité à évoluer.

    1. Cath

      Lecture optimiste. Pourquoi pas ? Donner une chance, d’accord.
      Pour le moment, c’est l’épouse qui en profite.
      Pourvu que ça dure, comme disait la mère de l’empereur.

  20. sarah

    Rhaaaa la société patriarcale dans toute sa splendeur, tous les pores de ma peau se referment.
    Quand les gens me disent : “tu trouves vraiment qu’on est encore dans une société patriarcale ?”
    Mais mince, ils et elles n’entendent donc jamais ce genre de petites phrases ?
    Ce genre de petites phrases qui valident que les femmes sont des sous-humaines qu’on peut utiliser comme défouloirs à frustration, sans trop culpabiliser.
    Une amie raconte son voyage solo à Cuba à qui les cubains disent : “ici tu ne crains absolument rien, on risquerait trop à se faire prendre par la police”. On me disait la même chose en Birmanie. Ca confirme un peu que lorsqu’on grandit avec l’évidence qu’on est puni fortement et systématiquement dès qu’on maltraite quelqu’un, on apprend à défouler ses frustrations autrement.
    Il doit bien exister un juste milieu entre la dictature et l’impunité pour faire valoir l’humanité de tous ? Oui bon en même temps c’est pas vraiment là le soucis… encore faudrait-il que l’humanité de tous serve les intérêts des hommes de pouvoirs pour espérer un changement de mentalité en profondeur.
    Je vais donc prendre ma douche. Et penser à autre chose pour ce soir :-).

  21. Pascale

    Il n’y a pas de violence physique sans violence psychologique.Alors voilà,moi à la place de cette dame, je ferai mes valises!Malheureusement les victimes ont si peu confiance en elles et une énorme culpabilité.

  22. hervé cruchant

    Si l’arrêt des coups est considéré par les victimes un progrès social, si l’arrêt du viol est considéré comme un progrès social, si la fuite est également considéré comme un progrès social par les victimes, alors, oui, l’évocation du rôle de la mère dans la formation des enfants doit être de nouveau considéré.
    Pas seulement l’éducation des garçons. Mais aussi celui des filles.
    Pour que toute violence soit bannie des relations entre genres. Harcèlements, violences, pressions psychologiques, tolérances perverses, abus de pouvoirs … La tolérance et la passivité sont aussi des violences inadmissibles envers soi-même, au détriment de son intégrité légitime.

    1. Laurence

      SI pour cet homme c’est trop facile de frapper, qu’est-ce qui sera difficile (et plus intéressant ?) ? La manipulation psychologique ? Pire encore ? que je ne suis pas capable d’imaginer parce que les rapports humains me semblent difficile et la violence impossible.

  23. Fred.

    Belle photo.Beau texte aussi.J’y vois des gens qui essayent de vivre ensemble,d’y croire,peut être de réaliser des changements.J’ai vu des alcooliques abstinents,des toxicos qui s’en sont sortis,pourquoi dénier une chance à ce couple?

    1. artigue

      “Quand j’ai vu un AUTRE homme frapper MA femme, j’ai pas supporté, j’ai trouvé ça vraiment TROP facile FINALEMENT.”
      Mais aussi :” Xavier, mon mari, m’frappait beaucoup, avant.”
      Cette femme n’accepte pas les privautés d”un inconnu et répond vertement. Pourtant elle accepte les coups de son mari.
      Ce qui m’importe ce n’est pas tant ce que cet homme dit : bien sûr qu’il est “propriétaire” de sa femme et qu’un autre que lui n’a pas le “droit” de la frapper, et aussi qu’il a pris une dérouillée et constaté que ça fait mal. Peut-être aussi a-t’il compris que quand est largement plus fort ce n’est pas si glorieux que ça de taper. Peut-être… Qui peur dire ce qui ce passe dans la tête d’une brute…
      Ce qui est important est que cette femme dit de sa vie, de la perception qu’elle a de sa vie : que son mari la tape était seulement un inconvénient certes pénible mais supportable ; et qu’il est satisfaisant que cela ait cessé “depuis deux mois”.
      C’est cela qui est terrible, cette acceptation d’un sort inacceptable.
      Ce que lui dit est sans intérêt : il continuera sa vie de tyran domestique.
      Mais ce que elle, elle dit, c’est la vie de si nombreuses femmes qui dans les sociétés humaines intériorisent leur condition de soumission au mâle.
      Et qu’on ne s’y trompe pas “changer les mentalités” restera le plus souvent un voeu pieux tant que ne sera pas changée la condition de dépendance sociale que génère le système économique tel qu’il est.

  24. la tulipe

    Je suis assez effrayée par la plupart des commentaires. Seuls quelques uns disent que cet homme a peut-être eu une prise de conscience. Oui, c’est un être humain et tout être humain peut évoluer. Brute un jour, brute toujours! Et bien non, je ne suis pas d’accord! Que de schémas dans les têtes! Baptiste, ce qui me choque, c’est ce contraste entre l’admiration que vous portent sûrement ces mêmes personnes, admiration pour votre empathie, votre non-jugement et ce jugement dur sur cet homme et cette femme. Ces avis péremptoires! C’est compliqué à écrire, à trouver les mots. Mais quelle violence dans les mots écrits dans les commentaires. Des mots violents pour parler d’un homme qui a arrêté la violence envers sa femme! Je suis profondément choquée. Baptiste, merci de ce témoignage et de ce questionnement, de votre ouverture à l’Humain.

  25. Why

    Chère tulipe,
    Un père qui arrête de … sa fille / son fils. Il suffit qu’il ait arrêté pour ne pas / plus avoir de compte à rendre et que l’enfant devenu adulte ne soit plus victime ?
    Un criminel qui ne tue plus …pourquoi le punir ?
    Nuremberg, etc etc….la guerre était finie après tout….
    La vie en société ça veut dire que on ne décide pas seul. C’est une protection. Chacun est responsable aussi de ce qu’il laisse faire (blague homophobe, banalisation des violences familiales, etc etc).
    Etc
    Etc etc.

  26. Why

    Chère tulipe,
    Elle a parlé, on lui répond.
    Un père qui arrête de … sa fille / son fils. Il suffit qu’il ait arrêté pour ne pas / plus avoir de compte à rendre et que l’enfant devenu adulte ne soit plus victime ?
    Un criminel qui ne tue plus …pourquoi le punir ?
    Nuremberg, etc etc….la guerre était finie après tout….
    La vie en société ça veut dire que on ne décide pas seul. C’est une protection. Chacun est responsable aussi de ce qu’il laisse faire (blague homophobe, banalisation des violences familiales, etc etc).
    Etc
    Etc etc.

  27. la tulipe

    Why, je n’ai jamais écrit que quiconque fait mal ne doit pas en répondre et que la personne victime cesse un jour d’en être une. J’ai subi enfant et adolescente la violence psychologique de mon père (après il est mort donc ça s’est arrêté). J’en sens encore l’influence 45 ans après… Ce qui m’a choquée, c’est la virulence et la violence des réponses. Et le fait que peu de personnes pensent que cet homme peut avoir eu une prise de conscience, qu’il se soit “vu” frapper sa femme en voyant un autre le faire, qu’il ait eu un choc salutaire. Certes, il aurait été préférable et de loin qu’il ne la frappe jamais ou se rende compte plus vite de l’horreur de ce qu’il faisait. L’être humain peut évoluer à tout âge. Cet homme est peut-être dans ce cas-là. Je n’ai rien dit de plus.

  28. CADENE

    un Autre que lui Frapper son Objet… voici ce qu’il faut retenir ! cet homme ne pensait pas à sa femme en disant cela mais plutôt à lui… Malheureusement, la violence conjugale ne s’arrête pas aussi facilement.

  29. 1011

    Simone de Beauvoir disait “ Personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité.”
    Plasticienne engagée, j’ai réalisé une oeuvre intitulée « Phallocratie » sur le sujet de la domination sociale, culturelle et symbolique exercée par les hommes sur les femmes.

    Quand l’art permet de parler toutefois avec humour de cette prégnance virile !

    > A découvrir :https://1011-art.blogspot.fr/p/phallocratie.html

    Mais aussi une oeuvre plus pudique intitulée « Noli me tangere » sur l’inviolabilité du corps de la femme : https://1011-art.blogspot.fr/p/noli-me-tangere.html

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