Éloge du cuisinier.

L’histoire c’est T. comme Tim, l’écriture c’est moi. Merci T. !

Si vous voulez raconter, c’est ICI !

Alors te voilà, toi, Tim, tu m’écris, tu me lances un “SALUT!” jovial et spontané, (j’apprécie beaucoup), tu me dis que tu aimes mes histoires parce que là “tout de suite”, t’as pas mal besoin de te réconcilier avec ton toubib, alors “lire ton blog, m’sieur Beaulieu ça me rappelle que derriere le bureau, sous la blouse blanche y’a toujours un bonhomme et que c’est déjà pas mal.”

Tu me dis que je ne posterai pas ce message, tu le sais bien, c’est pas intéressant, mais tu veux profiter de mes oreilles virtuelles parce que tu pourras au moins faire semblant que quelqu’un t’écoute, alors qu’un arbre, le vent, Dieu, ils sont bien connus pour leur “rien à foutre, démerde-toi”…

Ensuite tu écris des mots tout simples : “Alors voilà, j’ai mal au bras”, c’est ça que tu dis : tu as mal et c’est au bras, point. Même qu’il y a des jours où il s’endort et pour le réveiller tu dois faire le chimpanzé, l’agiter à tout berzingue au-dessus de ta tête, et que finalement, peut-être que t’as pas si mal au bras, puisque que quand il déconne, il te suffit de ne rien faire, à part le chimpanzé, de temps en temps, quand il est tellement endormi qu’il pourrait être mort… Et puis ça t’arrange peut-être aussi de penser ça, parce que le truc c’est que t’es comme tout le monde, t’as mieux à faire que d’être malade, t’es cuisinier et la cuisine c’est un peu de la médecine préventive : ça te prend tout ton temps, y a des fois où tu te flinguerais vu l’ingratitude du taff, mais t’as 10% du temps où la satisfaction procurée te rappelle que jamais au grand jamais tu voudrais d’un autre boulot, parce que non seulement tu nourris les gens, et nourrir les gens c’est basiquement les aider à pas mourir (oui, oui, c’est exactement à ça que ça sert, manger), mais en plus tu te tues à la tâche en essayant qu’ils y prennent leurs pieds, tu veux les rendre heureux aux moins 10-15 minutes dans leur journée, sur 24 heures c’est pas grand-chose, mais c’est ce que tu fais, tu les aides à vivre. Même que pour leurs trente petites secondes de soupirs satisfaits, tu te donnes quinze heures dans la journée, tu te fais mal au bras, et eux ils oublient, retournent au travail, à leurs vies et aux choses vraiment importantes. Et toi tu restes derrière tes fours, tu vis pour qu’ils puissent souffler au moins pendant ces trente MINUSCULES secondes, ça marche pas toujours, tu le sais, mais quand ça marche ton vrai salaire se trouve là.

Alors oui, t’as mal au bras, Tim, mais t’as mieux à faire et BASTA!..

Seulement t’en as parlé à une amie infirmière, elle t’a fait peur, un peu, elle a parlé caillot, leucémie, “t’inquiète c’est surement rien, mais va consulter, mieux vaut prévenir que guérir, bla-bla-bla…”

Hem, merde, ça fait un peu flipper quand même, alors tu prends un rendez-vous chez ton médecin que t’adores parce qu’il ne t’a jamais prescrit autre chose que du repos et du jus d’orange le matin, médecin que tu vois une fois tous les ans surtout pour ta “tendinite” (y a rien à faire, m’sieur, désolé, ça vous fera 23€) et de la bobologie.

Mais là tu as un peu peur quand même, seulement tu dois repousser le rendez-vous “because boulot” que tu ne peux pas refuser, parce que sinon factures-pas-payées et la rue pour ta pomme, et ton toubib qui devait pas passer une très bonne journée t’engueule et te refuse un autre rendez-vous.

En fait, tu te dis que c’est ta faute, mais du coup tu te dis que tu te soigneras quand t’auras le temps, jamais en fait, jamais, jamais, alors tu fais l’autruche, tu bosses et tu fais le chimpanzé.

Et, tu sais quoi, Tim ? Ton docteur sait peut-être pas que t’es derrière tes fours et que t’essaies de rendre la vie des gens un peu moins grise (c’est pas cinquante nuances de gris en moins, mais juste une ou deux ça te suffit, tu me dis que ça te rend heureux…), ton doc. le sait peut-être pas, mais nous, ici, on le sait, maintenant, oui, oui, on le sait.

Merci Docteur Tim.

Vraiment. 

PS : Arrrrgh! Je sais que je n’ai pas publié la semaine dernière mais j’ai perdu mon carnet avec les anecdotes. Il est petit, marque Clairefontaine, couleur bleue, avec des histoires d’êtres humains dedans.

52 réflexions sur « Éloge du cuisinier. »

  1. Grand33

    Bonjour Bibi,
    J’avais bien réduit sur le pain, mais pour Docteur Tim je vais en manger un peu plus, juste pour trente secondes de soupirs satisfaits.
    Et promis si je retrouve ton petit carnet je te l’envoie ……
    La bise

  2. Libellule

    Tim,
    Pour pouvoir prendre soin de nous, de nos estomacs et de la qualité de nos soupirs, il faut que vous soyez là, et en bonne santé. Alors s’il vous plaît (si vous ne trouvez pas assez important de le faire pour vous, faites-le pour nous) écoutez la copine infirmière et allez voir un docteur. On vous excuse par avance si vous n’avez pas le temps d’aller en voir un gentil mais qui a toujours 4 heures de retard.

  3. Curieux Papotages

    MERCI Baptiste ! VRAIMENT ! Merci pour le petit lien, mais surtout, surtout, mille mercis d’écrire, d’être là, de nous rapporter ces morceaux de Vie qui nous rappellent aux nôtres ! Au plaisir que l’on se croise un jour au détour d’un livre (dédicacé!), ou ailleurs, allez savoir ! 😉

  4. Ahava

    J’adore cette histoire, j’adore cet article, et je souhaite du fond du coeur à Tim que ce soit pas grand-chose et que ça se soigne très très vite.
    Mais va consulter Tim, n’attends pas trop, une consultation c’est une pause pour faire des réserves de bonheur plus tard, même si le médecin peut avoir un caractère de gros cake.

  5. AnneduSud

    Tim,
    Ils ont trop besoin de vous les patients pour ces quelques minutes de bonheur que vous leur donnez. Vous êtes infiniment précieux, j’en suis certaine. Mais prenez soin de vous, c’est trop important. Mon homme est rhumato, je suis sûre qu’il pourrait vous aider. Même le soir, même tard,même sans rendez vous (1° patient 7h le matin, il ne rentre pas à la maison avant 21h…) mais il vous trouverait une place, un moment pour vous écouter et pour vous soigner. Alors si vous êtes dans la région avignonnaise…
    Vous allez avoir des dizaines d’injonctions pour prendre du temps pour vous. Ecoutez nous 🙂
    Anne

  6. Soulalune

    Moi aussi je voudrais que tu te soignes Tim, et que tu sois rassuré dès le premier (et donc le dernier) rendez-vous.
    Faire l’autruche, c’est laisser toute la place à la peur qui poursuit son sale boulot en sourdine … Plein de pensées et de force ♡

  7. nevousinquiétezpas

    Une pensée émue pour mon médecin qui, bien que sous une montagne de boulot, m’a reçu cette semaine à 21h30 sans discuter. Pour le remercier, je lui ai apporté des bonbons à la praline : il a ri comme un enfant.
    “Si vous avez un service à demander à quelqu’un, adressez-vous à quelqu’un de très occupé : les autres n’ont pas le temps”.

  8. Darlinguette

    Je connais aussi un autre cuisinier-docteur , et c’est le même plaisir de faire plaisir, la même rengaine ” pas le temps de me soigner “….J’espère que Tim ayant enfin pris le temps de consulter ,( puisque nous connaissons son histoire ) a été rassuré ??? Je crois que nous aussi , sans trahir le secret médical, on aimerait savoir si ” c’est grave ou pas , docteur ? ” …

  9. Mésange

    Tim, s’il vous plaît, prenez-soin de vous, vous le valez bien… au moins autant que ces gens dont vous prenez soin en mitonnant leurs repas avec amour, de longues heures de travail pour vous et de courtes mais savoureuse et déstressantes minutes à les savourer pour eux.
    Allez Tim, vous nous donnez des nouvelles bientôt ?
    Caresses de plumettes

  10. Cath

    A la claire fontaine
    M’en allant promener
    J’ai trouvé l’eau si claire
    Que je m’y suis baigné.
    Chante, chante Rossignol,

    Manifestement, quelqu’un a piraté le joli carnet pendant la baignade ?
    Bon, d’accord, je sors 😉

  11. filetta

    Tim ,il faut que tu consultes, c’est peut etre le syndrome des amoureux,mais si tu continues à faire le chimpanze,elle risque de te quitter…
    Premier commentaire laisse apres une fidelite inconditionnelle
    Merci pour tous ces beaux moments de partage

  12. MissNiet

    Pas trouvé de petits carnets, à par les miens mais ils contiennent juste mes résumés de cours alors je crois qu’à moins d’avoir envie de raconter la vue du glucose et la formation des peptides je vais les garder.

    Tim il faut se soigner. Moi je suis un peu pareil. Tant que ça urge pas ou que c’est supportable je vais pas voir mon docteur. Des fois même la secrétaire elle me connait et elle râle. Elle râle parce que j’appelle 4h après avoir pris une grosse gamelle dans les escaliers et que vu la tête de ma cheville je crois que c’est urgent mais pas au point d’y aller aux urgences. Et mon doc il est d’accord. Et des fois j’appelle parce que j’ai ma sciatique qui me lance mais que ça fait déjà 3 jours alors ça presse pas et si demain y a pas trop de monde je veux bien un avis 🙂 Ou les cloques bizarres qu’on a mis des années à identifier, parce que c’est pas si gênant et que ça va ça vient donc ça doit pas être grave. Mais oui, le soir où j’ai appelé en suppliant pour un rdv tard, parce que je voyais plus d’un oeil et que j’avais mal là on n’a pas négocié je suis venue directement. Des fois faut pas attendre.

    Et la dernière fois que j’ai amené mon chéri aux urgences l’infirmière qui nous a reçu m’a même demandé si j’étais en médecine parce que j’avais fait un recap des symptômes et des traitements entrepris et posé 2 diagnostiques possibles.

    C’est pas toujours facile de trouver un bon médecin ou de savoir à quel moment c’est grave. Mais faut pas hésiter à demander, à aller ailleurs.

    Des soignants maltraitants y en a, j’en ai connu et j’en ai frappé 2. Des soignants respectueux et attentifs il y en a aussi un paquet. Courage !

  13. maryse fournier

    çà c’est de nouveau du Grand Baptiste ………………. j’ai eu quand même très peur en lisant d’une mauvaise fin pour Docteur Tim, que j’embrasse au passage, parce que sur cette terre il n’y a pas assez de Docteur Time ni de Baptiste du reste
    Pour le calepin, si je le trouve, je le garde pour moi !!!

  14. Libellule

    Baptiste,
    J’espère que tu vas retrouver ton carnet.
    Tu peux aussi lancer un appel aux anecdotes, en attendant de le retrouver 🙂

  15. Julie

    Elle est joliment racontée l’histoire de cette semaine. Cette façon de s’adresser directement à T., ça donne une autre dimension au texte. Un peu comme…je ne sais pas, comme si on se sentait plus proche de T. ? Peut-être… en tout cas c’est bien trouvé.

    T. comme Tim, tu es comme beaucoup d’autres, tu repousses toujours plus loin le moment où il faut aller consulter. C’est jamais le bon moment d’ailleurs (boulot, fatigue, autre chose de prévu, pas mal ce jour là, etc). Je connais bien ça, je suis la reine de la procra… procastri… pocrarstinat… Raaah, bref, vous avez compris. Seulement on pense à tort qu’on a toujours le temps de faire attention à sa santé et en fin de compte on n’en prend pas suffisamment soin. T. comme Tim, il n’y a rien de plus important que la santé ! (à part l’amour peut-être ?). Faites ce qu’il faut mais surtout faites en sorte de ne pas avoir de regrets plus tard. Consulter, c’est faire en sorte de se rassurer ou bien de se soigner. Ne serait ce que pour continuer à faire sereinement ce beau métier que vous semblez aimer tant !
    Bon courage, bonne continuation. Bises T.

  16. Hervé CRUCHANT

    Bibi a trouvé un point de vue privilégié sur la société humaine et, de ce lieu, il nous raconte ce qu’il voit, ce qu’on lui dit aussi. Des récits qui reposent sur les choses fondamentales de notre anthropologique. Et tout le monde y trouve son compte : celle qui est émue par l’anecdote et celui qui est bien obligé de penser au fond malgré son armure lentement stratifiée sur sa sensibilité. C’est çà qui me plaît, voyez-vous. Ayant une tendresse particulière pour Philip K Dick lorsque nos deux schizophrénies se rencontrent et se saluent poliment.

    Aujourd’hui, le mâtin -Bibi- nous fait passer par les cuisines de la vie. L’addition finale a une drôle de formule : 3+1=0. Voilà. Trois personnes qui font dans le social, comme on dit dans ‘Le Monde’, ce journal qui ternit avec le temps. Un toubib, une infirmière et un cuisinier; plus un gastronome. Chacun dans son rôle. Chacun a sa manière à lui d’agir dans la société : une connaissance savoir-faire et une procédure outil. Et chaque personnage est équipé de son attirail de professionnel. Le toubib dit que la tendinite n’est pas létale et que sa banalité n’induit pas un partage du temps excessif. L’infirmière dont le rôle est autant de prévenir que de materner, alerte et dit prend garde. Pour le cuisinier, l’affaire est plus dérangeante puisqu’il voit dans son soucis, qu’il ressent comme invalidant, une véritable menace sur sa raison d’être : nourrir, alimenter, faire vivre l’humanité, par devoir et par amour. Et il y a enfin ce VRP de la SA Homo Sapiens et Al. , qui vient, s’assoit et déglutit sobrement avant que de soupirer d’aise; qui desserre un peu sa ceinture; et puis qui s’en va se replonger dans la zarzuela de la vie. 3+1.

    3+1=0
    Çà devrait donner un résultat positif, chez les rationalistes. Mais non. Ici, si le zéro est arithmétique, il est aussi anthropologique. Il se traduit par “nada”, “walou”, “que dalle”, “nothing”, “pa gain”… L’anecdote retrace pour nous une absence totale de relations humaines, à l’intérieur d’une bulle qui est justement faite pour les ‘restaurer’ (!) et les entretenir.
    Alors, qu’en penser? Les unes auront de la peine et de la considération pour ce jeune Tim qui n’a qu’un soucis : se comporter en responsable face au monde, à lui-même, à son patron, à sa maman; que sais-je encore? Et nos deux soignants, irréprochables mais… inefficaces. Quant au VRP, il pourrait tout aussi bien être acteur dans ‘Soleil Vert’. Au pire, il serait critique culinaire. Les considérations mutuelles sont gommées par les mœurs: le soucis de garder son job pour Tim. L’absolue nécessité de hiérarchiser les urgences, les interventions soignantes, les aides. L’économie et le rôle social assignés de force, sans savoir si les moyens -ne serait ce que des moyens de formation relationnelle- sont garants de la sauvegarde de cette indispensable considération des uns pour les autres. Pour que la société humaine soit vraiment une communauté de vie. Où les toubibs peuvent examiner tranquillement des douleurs qui ne seront peut-être finalement que de l’arthrose. Dans laquelle les infirmières informeront et materneront en terminant leurs propos par un bon mot apte à sourire. Où les cuisiniers auront le temps de faire plaisir aux papilles et de s’en honorer. Enfin, aux dégustateurs la conscience que la considération des autres est l’essence de leur vie. Et ne doit jamais être un du.

    On ne parle pas la bouche pleine amis on peut le faire. On ne tape pas un texte les mains pleines parce qu’on ne peut pas le faire. Surtout si elles sont occupées par un gâteau ou un morceau de tarte aux cerises préparée par un super cuisinier. Aussi je vais devoir…
    Mais avant, je voulais vous faire parvenir ce message : si vous avez un peu de considération pour eux, il faut béatifier Bibi, Tim et Lordon. A plus, les Gens …

  17. Adrien

    Je t’ai rencontré mercredi dernier à la librairie “le divan” : tu es vraiment quelqu’un de formidable, une belle personne comme on en rencontre peu. Je viens de terminer “Alors vous ne serez plus jamais triste”, les larmes ont commencé à couler exactement aux rouleaux d’Automne ..
    “La neige est belle,
    la neige est douce”
    “Que faites-vous dans la vie ?
    Je suis restaurateur d’oeuvres d’art, les plus belles qui soient : celles dont chaque maman est la créatrice”
    Je suis cuisinier restaurateur et j’aimerais ouvrir un jour une table d’hôtes où j’apprendrai aux gens à cuisiner, à cultiver leur jardin et on se fera des free-hugs en arrivant et en partant comme des vieux amis, are you in ?
    Des grosses bises à tous

  18. marie

    Le caoutchouc de la salle d’attente du labo d’analyses tire vraiment la gueule, il est grand, a été magnifique dans une autre vie, un autre lieu…. iI entre en résistance, trois jeunes belles feuilles pointent le bout de leur hampe …hampe à l’échalotte, trop bon si le cuisinier est expert …tiens c’est drôle un laboratoire de cuisine, une salle avec des clients font écho à laboratoire d’analyses et salle d’attente…on coupe dans le tendre de tranche, tranche de tendresse… si le cuistot est virtuose tout devient gouteux et si en plus, il rameute tout ce qu’il a de bon de son humanité, quand il joue du piano, l’extase n’est pas loin. Il n’y a pas de vain métier si chaque geste, chaque parole sont téléguidés par le bel ouvrage. Un doux sourire fera toujours la différence. Un ‘ah , au moins, vous êtes gentille vous madame’ éclaira toujours une journée’ . Te prends plus le brocolis Tim, va voir un Bibi qui si connait en primate et en cuisine, explique lui bien que tu es tendu chronique et qu’en fait, tu as une tendrinite, t’es trop cœur quoi ! bel journée aux coeuristes , gros kiss à tous

    un petit lien dopant pour Sylvie http://www.huffingtonpost.fr/2015/04/11/journee-mondiale-contre-la-maladie-de-parkinson-tango-therapie-reconnecter-corps_n_7025302.html

    ps je crois que je vais aller kidnapper le caoutchouc

    1. Cath

      Caoutchouc dans labo d’analyse… Je me demandais où Marie la Bleue m’emmenait ce coup-ci. J’ai mis un moment avant de comprendre qu’elle parlait de plante en pot, de ces arbres magnifiques qui poussent en d’autres lieux et font des forêts.
      Moi qui n’ai qu’un unique géranium qui me suit dans mes pérégrinations et déambulations, j’ai bien aimé que les doigts verts rejoignent les doigts d’or aux pianos – car je ne suis pas davantage douée pour la cuisine. J’admire les gens qui peuvent exprimer leur attention aux autres par ces miracles quotidiens. Alors T comme Tim, écoutez toutes les plumes qui s’élèvent sur ce blog, et prenez soin de vous : le monde est et serait si triste sans les magiciens dont vous êtes, comme notre kidnappeuse de plante en pot 😉

    2. Hervé CRUCHANT

      dans une autre vie, j’ai vécu près de caoutchoucs qui avaient la taille d’un de nos chênes en hauteur et de cinq mètres de diamètre; à l’intérieur de la masse qui ressemblait à un tronc, les plans assemblés en bottes énormes faisaient comme un espace où l’on pouvait se cacher… il y en a d’autres, exubérants, en Andalousie… ce sont tous des membres de la famille du frèle exilé de la salle du labo. t’as déjà vu un gros bien nourri arriver à Lampeduza, toi?

  19. Odile

    “Le monde est beau, et point de salut au-dehors. C’est l’absurde absence de transcendance qui crée la beauté du monde ; elle lui confère fugacité et unicité ; c’est là tout son prix, le seul auquel nous puissions prétendre sur Terre.” [Albert Camus]

    Alors oui, la nature, un arbre, le vent, sont bien connus pour leur « rien à foutre, démerde-toi » et c’est toute la beauté du monde !

      1. Cath

        https://books.google.fr/books?isbn=2072406277
        Pierre-Louis Rey – 2013 – ‎Biography & Autobiography
        Une œuvre classique, une œuvre d’ordre, composée à propos de l’absurde et contre … de drame humain, c’est, au contraire, l’absence de toute transcendance.

        Camus, l’homme révolté ???

        Moi, je ne lis pas trop Camus, au risque d’en faire sauter plus d’un au plafond, mais je ne peux pas laisser le Bleuet s’étioler….

  20. Lemm

    Cher Docteur Tim,
    vous avez tout un public qui attend des nouvelles: une seule solution: allez consulter !
    Histoire d’égayer la journée de votre tout nouveau parterre de fans avec de bonnes nouvelles (ou si de moins bonnes, de savoir que vous allez être soigné).

    Grosse bise 🙂

  21. Lazize

    Quelle réussite Baptiste ! Je viens de relire tous les commentaires, les gens se répondent, font de l’humour, donnent de l’amour, échangent, c’est trop génial. Grâce à toi, sur tes histoires vraies et tellement touchantes et si bien racontée !
    Quelle étonnante conversion professionnelle !
    Bravo Baptiste, nous t’aimons tous, et merci à Sud Ouest qui m’a fait découvrir il y a quelques années ton blog (balbutiant à l’époque), pour une fois que Sud Ouest avait quelque chose d’intéressant à raconter !!!!
    Si je suis malade un jour, je VEUX le docteur Beaulieu

  22. Hervé CRUCHANT

    @Lazize. salut, aziz. juste pour avoir le dernier mot, je le crains : Bibi ne s’est pas vraiment converti. Le malheureux est comme çà par construction. (Si tu connaissais ses concepteurs tu ne serais pas étonné). Non, ce qui est un peu dommage, en creux, c’est que peu d’autres membres du corps médical et social soient comme lui. Promoteur de dialogues, d’échanges sérieux, poignants et loufoques. J’adore les loufoques. Bon, allez, l’Aziz… j’y vais. Salut et fraternité. @+

  23. Stéphanie

    Bonjour Baptiste,
    J’ai découvert votre blog via un autre blog (c’est la magie d’Internet!)
    J’ai lu toutes les archives en une semaine, et j’ai adoré. Je suis passée du rire aux larmes, j’ai appris des choses, j’aimerais faire connaître votre blog à tout le monde tellement ça a été une sacrée découverte.
    Donc maintenant je suis en attente… je viens tous les jours, mais… rien…revenez vite!
    Merci!

    1. Libellule

      c’est une info, pour rassurer les nombreux lecteurs qui s’inquiétaient pour lui ? si oui, merci pour cette bonne nouvelle !
      ou un diagnostic version marabout par télépathie indirecte ?
      (dans le dernier cas, autant désengorger tout de suite les facs de médecine, les urgences et les salles d’attente, on n’a qu’à ouvrir un gros blog où tout le monde fera des diagnostics pifométriques)

      1. flo

        c’est un diagnostic version marabout effectivement mais sur un engourdissement du bras positionnel inconstant chez un cuisinier avec un flicking sign (on secoue la main comme un chimpanzé) j’en suis sûr à 90% et c’est mon métier (neurologue) ; comme quoi une belle description sémiologique par bibi suffit au diagnostic
        j’aime qu’on raconte des histoires et de belle manière, mais de temps en temps un peu de pragmatisme fait du bien en plus ça peut aider le tim en question… et rassurer effectivement les nombreux lecteurs dont tu parles (là j’avoue je me sens moins concerné)
        pas de pifométrie mais du bon sens !

        1. Libellule

          d’accord pour ce diagnostic de “télémédecine” venant d’un(e) neurologue…

          mes excuses pour ma question qui était un peu abrupte, mais on ne sait pas qui commente le blog. Je suis (malheureusement) trop habituée à voir ou lire des diagnostics fait par “la/le voisin(e) de pallier” qui a regardé tous les épisodes de Dr House et sait pertinemment (rayez les mentions inutiles) : qu’un bouton sur le nez est le signe d’une maladie rarissime / qu’une démangeaison est annonciatrice d’une maladie grave (la preuve cela a été le cas pour 1 personne de son entourage, donc c’est toujours vrai) / que ses “diagnostics” donnés sur des forums sont très appréciés du grand public…

          Cela dit j’ai constaté à plusieurs reprises que ma boulangère était de très bon conseil pour orienter ses clients vers le bon spécialiste (parfois même en psy)… mais elle ne fait pas de diagnostic !

          belle journée à vous

          1. flo

            merci pour vos excuses mais je suis aussi fautif,
            la manière péremptoire dont j’ai présenté ma remarque explique votre réponse abrupte
            vos excuses sont bien entendues acceptées et vos commentaires justes ; mais j’ai effectivement la vision inverse du voisin de pallier, du fait de ma déformation professionnelle : je rationnalise beaucoup ce que l’on dit et quand je vois dans le blog d’un médecin monter une angoisse vis à vis d’un potentiel diagnostic grave chez ce jeune cuisinier avec un diagnostic très probablement parfaitement bénin, ça me fait réagir ! bibi a beaucoup de qualités mais semble parfois pêcher un peu dans mon domaine. Je l’excuse bien volontiers. Belle journée à vous aussi, libellule, prenez garde aux crapauds

          2. Cath

            Faut savoir que notre Libellule se transforme en dragongly à l’occasion. Le crapaud qui tentera de nous la gober n’est pas encore né ! 😉

          3. Libellule

            @ flo : peut-être pas trop d’inquiétude du côté des lecteurs, j’espère que c’était simplement de la sollicitude. Même si le syndrome du canal carpien se soigne bien, c’est mieux si Tim va consulter et se fait soigner que de rester avec ses symptômes et son inquiétude (pour qu’il en parle à Baptiste c’est que ça doit l’inquiéter quand même un peu).
            Et pour la neurologie, vous avez toute mon admiration, moi aussi je trouve ça très compliqué… Par chance je ne suis que paramédicale, aussi c’est très bien pris quand je dis “je ne sais pas, ce n’est pas dans mes compétences, j’aimerais avoir un avis d’expert”

            @Cath : je confirme, il faudrait un très très gros crapaud 😉

          4. Libellule

            Grand :
            un patient vient de me sortir une version inédite : “la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe, mais la fiente de la blanche colombe tombe facilement sur le crapaud : il ferait bien de pas trop l’embêter, la blanche colombe !”
            (je ris, je note, et je partage 🙂 )

  24. Poup

    Bonjour,
    J’ai profité de ce week-end pour dévorer ce livre. J’ai pleuré mais adoré. Je crois que Baptiste est en train de me réconcilier avec la médecine. Merci beaucoup

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