Le jour où je suis devenu une femme.

Alors voilà, aujourd’hui je suis une femme.
Oui, parfaitement, une femme, comme maman, Josiane (la boulangère), Annie Cordy, Wonder Woman et Lindsay Lohan.
Avec des seins, un sac à main, des envies de fraises et tout et tout…
Le texte est à lire ici : AU FÉMININ.
Ils m’ont demandé d’écrire pour eux, j’ai dit oui. Si vous aimez, partagez sur Facebook et parlez-en à vos grands-mères !
Bonne journée à toutes et tous,

Signé : Sailor Moon (la vraie).

114 réflexions sur « Le jour où je suis devenu une femme. »

  1. Cixsous

    Merci Bibi ! C’est à peu de chose près un récit que j’ai souvent voulu t’envoyer mais je n’ai jamais pris le temps de le faire. La seule différence, c’est que lorsque ma Gargamelle à moi a voulu m’examiner, je me suis sentie VRAIMENT animale (il faut dire que j’étais à quatre pattes) et elle a eu droit à une ruade en règle !!! (il faut dire que mon mari l’avait prévenu que ce n’était pas une bonne idée, et qu’elle ne l’a pas écouté…) Heureusement que mon gynéco préféré est arrivé quelques minutes après et a eu la bonne idée de me prendre dans ses bras pour me faire retrouver mon humanité… 🙂
    Bonne continuation de blog !

  2. Cath

    L’accouchement est une épreuve que je n’ai pas vécue, mais il y a aussi tout ce qui précède, et là aussi on morfle, pendant des années, à s’évanouir de douleur en pleine rue. Et il y a des médecins qui trouvent que c’est normal…tout ira mieux après une première grossesse qu’ils disent en guise de consolation. Dans le genre arnaque, je ne sais pas si on a fait mieux.
    Bref, pas essayé !
    Mais j’ai attendu dans les salles d’attente, j’ai vu des femmes se tordre de douleur après l’accouchement, et l’interne de service les traiter quasiment de mauviette. Pardon Bibi, mais il y a encore de l’éducation à faire chez certains des confrères.

    Très bien vu le coup du spaphon (ou spafon?) . Un truc qui ne m’a jamais fait d’effet.
    Et, à mon humble avis, très beau texte. Il y a au moins un type qui a essayé de se mettre dans la peau d’une femme !

  3. Nane

    3 accouchements, 3 bébés filles et 3 expériences différentes, pourtant toujours le même établissement 3 fois en 5 ans, et il n’y a pas que des gargamelles… même s’il y en a aussi.
    Il y a le bébé qui met un temps normal dans un environnement “normal”, médical, pas très gentil mais pas très méchant. Médical, quoi, il fait son taf. Il y a le bébé n°2 qui va très bien, avec un super gynéco qui part à la retraite, qui en a vu des accouchements et qui reste pétri d’humanité, le plus sympa des + gentils toubibs. Et puis bébé n°3 qui coince, allez savoir pourquoi, avec une sage femme qui n’a pas envie que vous accouchiez vu qu’on est samedi soir et que la gynéco est en week-end avec consigne de ne pas la demander. Et qui va tenter – et réussir- à bloquer les événements jusqu’au lundi matin mais sans se soucier ni de vos douleurs, ni de vos envies, et surtout pas du bébé, arrivé finalement dans un drôle d’état.
    Moralité, vous faites très peur avec votre récit qui reflète bien la réalité, mais que je n’ai aucune envie de mettre entre les mains de ma plus grande fille… qui accouche dans un mois :-)!

  4. Laitue sévère

    chaton, c’est de la rigolade ton texte, les horreurs que la “médecine” fait subir aux femmes qui accouchent c’est là :
    http://marieaccouchela.blog.lemonde.fr/2014/01/10/episiotomie-excision-ce-sexe-feminin-qui-effraye/#comment-466

    et le complément c’est là :
    http://sorcieredulogis.blogspot.fr/2013/04/lepisiotomie-pour-ceux-qui-veulent.html

    N’essaie pas de nous faire croire que tu puisses te prendre pour une femme, en tant que mec tu ne peux pas comprendre ce que cette société machiste nous fait vivre, de la sensation d’insécurité dans la rue au boulot où on nous réserve les tâches de merde, aux conneries machiste de la médecine, la pilule, par exemple … Le féminisme a grave du taff !!!
    EVITE DE PARLER AU NOM DES FEMMES, stp!

      1. grenounouille

        Néanmoins, Baptiste, je me pose des questions sur les avantages, les inconvénients et la nécessité de l’épisiotomie, surtout dans la mesure où c’est un geste chirurgical relativement récent dans l’histoire humaine et que les femmes accouchent depuis toujours, alors est-elle vraiment indispensable ? Ou n’est-ce pas plutôt un confort pour le personnel soignant ? Quel est votre avis de soignant ? Pour tout ce que j’en ai lu jusqu’à présent, j’aurais plutôt tendance à exiger de “ma future équipe d’accouchement” qu’elle ne m’épisiotomise en aucun cas, mais vous, vous en pensez quoi ?

        1. Emeline

          Je me le demande aussi, un accouchement avec épisio (par “habitude” je penses), un bébé de 3kh500 et un périmètre cranien de 34 cm, j’ai eu beaucoup de problèmes par la suite, et un deuxième sans épisio, bébé de 3kg900 et pc de 37 cm, et là pas de problème! Sinon, je ne suis pas d’accord non plus avec le premier commentaire, j’ai adoré cet “article”.

    1. caroline

      le problème est que pour certaines femmes ca se passe comme vous essayez d’en parler laitue sévère mais pour qqs personne je pense que ca se passse à peu près comme il a tenté d’en parler et pour d’autres mieux 🙂

      ceci dit elle n’a pas tort, un homme écrivant comme une femme …. ca se voit à 100 km à la ronde comme un enfant qui joue à cache cache derrière un rideau et croyant réellement être bien caché.

      mais au moins il a essayé comme quoi tous les hommes ne s’en foutent pas c’est pas mal comme texte 🙂

      1. Coyote

        Allons allons!
        Bibi nous a pondu un joli texte très imagé!
        Bien que n’ayant jamais accouché, j’ai eu l’occasion de soutenir des amies avant et surtout après leur accouchement, et c’est vrai qu’elles se sont souvent senties abandonnées, maltraitées, négligées et très peu suivies et informées sur la suite des opérations (cicatrisation d’épisio, petit et retour de couche, etc).
        Il est vrai que Bibi ne parle pas de tout ça, et qu’on pourrait en écrire des pages!
        Pourtant, il raconte la douleur et les déboires des futures mères, il les salue, et nous restitue le mérite que peu d’hommes osent même envisager.
        Bibi, bien qu’avec un service trois pièces, est un être plein d’empathie! Pas la peine de devoir vivre ce genre de douleur pour compatir et faire preuve de respect!

        Merci Bibi! Ton écriture est un don qui soigne nos âmes autant que la médecine nos corps!

      2. Myriam

        Je ne vois pas comment à 100km à la ronde vous voyez qu’un mec à écrit ce texte ! Je trouve que Bibi a bien su se mettre à la place d’UNE femme dans Un contexte d’accouchement.

        Car il ne faut pas oublier qu’il y a PLUSIEURS femmes et DIFFERENTS contextes lorsqu’il s’agit accouchements (tout comme pour LES grossesse). On ne peut pas parler de LA femme, de L’accouchement, LA grossesse… etc. Car tout ça c’est pluriel et il y a autant de cas et de déroulements différents qu’il y a de femmes différentes.

        Je connais une femme qui a eu 3 enfants :
        bébé 1 -> dans la voiture
        bébé 2 -> dans l’ascenseur de la maternité
        bébé 3 -> en arrivant dans la salle d’accouchement
        (le bébé 4 s’il avait existé serait peut être arrivé normalement) tous les 3 en bonne santé, comme des lettres à la poste, accouchements express et maman en pleine forme !

        et puis j’en connais une autre dans le genre accouchement méga douloureux durant des heures interminables pour finir par la césarienne.
        De même ma mère à accouché de mon frère qui se présentait en siège quand certains auraient voulu faire une césarienne, mais ça s’est bien passé.

        Donc ce texte pour moi est bien représentatif de la manière dont se passent certains accouchements (car tous ne se passent pas comme le laisse entendre Laitue Sévère) et de la manière dont pourrait écrire une femme.

        et je pense qu’on vous aurait présenté ce texte comme étant écrit par une femme, vous n’auriez pas vu qu’un homme l’avait en réalité écrit. Peut-être vous sentez -vous agressée du fait qu’un homme tente de s’immiscer dans “une affaire de femme”. Mais les hommes peuvent très bien parler d’allaitement, accouchement, éducation et autres aussi bien qu’une femme.

      1. doume

        Et puis les documentaires sur les pingouins, c’est rarement des pingouins qui les font, alors pourquoi Bibi ne pourrait pas écrire sur l’enfantement ?

        1. Cath

          Je tiens quand même à préciser que c’est un médecin, un homme, pas une femme (et j’en ai consulté aussi), qui a mis un nom sur ce qui n’allait pas vraiment bien.
          Je ne suis donc pas surprise qu’un homme puisse essayer de comprendre et de décrire ce qu’endure une femme qui accouche.
          Je suppose que n’ayant pas accouché et étant brehaigne, je n’ai pas davantage le droit à la parole ? Pas grave, les ayatollahs en jupons ne représentent pas le féminisme, et la parole, je la prends itou.
          J’aime beaucoup le commentaire sur les pingouins : bravo Doume, cela met vraiment le sourire aux lèvres.

    2. P.

      Je suis une femme, pas pour autant que je me sente en insécurité dans la rue ou autre, pas pour autant que je pense que les hommes sont des sous-merde qui ne peuvent pas nous comprendre.
      Le féminisme se plante de cible dans certain cas, ce n’est pas à l’homme d’abandonner ces discriminations (parce que des discriminations il y en a partout et de toutes sortes et les hommes en sont victimes aussi) mais aux femmes de faire en sorte de ne plus en être la cible, on ne passera pas à côté des blagues misogynes, comme les hommes ne peuvent pas faire l’économie de nos remarques assassines sur leur “power kiki”, comme le dit un ami. Par contre on doit pouvoir avoir le droit de retourner une baffe si on se fait taper les fesses, de remettre une personne à sa place pour une remarque déplacer, si tu as peur de te défendre apprend à le faire, mais n’agresse pas tout le monde parce que tu te sens faible. Et MERCI de ne pas prétendre parler pour toutes les femmes.
      Si tu veux l’égalité il faut se battre pour l’avoir et non pas piquer une crise en tapant du pied en attendant qu’on te l’apporte sur un plateau. Au-delà d’une différence homme-femme c’est une histoire d’humanité, on trouvera toujours un moyen de rabaisser les autres pour leur différence, et il faudra toujours qu’on se batte pour être traiter de façon équitable.

      J’ai eu du mal à lire ton article BB, non pas qu’il soit mauvais, mais l’accouchement est une angoisse personnelle (je sens que ça va être marrant dans les années futures), alors ça me rend mal à l’aise d’avoir à lire ce genre de témoignage (ou à l’entendre), mais encore une fois : pas-ta-faute.

      PS: J’ai été fan de sailor moon \o/

      1. Laitue Sévère

        Les violences conjuguales sont la première cause de décès des femmes entre 17 et 44 ans en Europe… C’est pas dans la rue l’insécurité pour les femmes, c’est à la maison !!!
        Tu devrais aller leur raconter à ces femmes qu’elles auraient dû “rendre les baffes” et “faire en sorte de ne plus être la cible de discriminations”… Ben oui, y’a qu’à !
        C’est à toute la Société d’évoluer.
        Et les hommes qui frappent leur femme, ceux là, sont des sous-merdes !
        Je dis juste qu’un homme comprendra ce que c’est d’accoucher dès qu’il aura expérimenté de chier une pastèque avec tous les “soignants” qui rentrent dans la pièce pour lui foutre la main dans le cul pendant une douzaine d’heures…
        Tu devrais essayer, Baptiste, c’est un trip !

      2. Suze Araignée

        “Si tu veux l’égalité, il faut se battre pour l’avoir”

        Ben justement, le féminisme, c’est se battre pour l’égalité.

        Je trouve ça toujours très intriguant, le fait que lorsqu’on se bat (à juste titre !) contre le racisme ou l’homophobie, presque tout le monde est d’accord (à part des attardés du bulbe qui sont malheureusement encore en nombre impressionnant…), mais que dès qu’on se bat contre le sexisme, d’un coup on reçoit des volées de bois vert.

        A part ça, je trouve plutôt rassurant le fait qu’un homme s’essaye à se mettre dans la peau d’une femme. Dans notre société ou “femmelette” est encore une insulte, c’est quand même un sacré bon point…

        Et sinon… je ne sais plus où, mais quelque part sur ce blog, Bibi, tu écris que tu offres un million d’euros (ou une autre somme extravagante) à qui retrouvera ta photo. Je l’ai retrouvée, alors heu… je peux t’envoyer mon numéro de compte…? (J’espère que le tutoiement ne pose pas de problème, j’ai remarqué que tout le monde se tutoie ici, alors je m’intègre.)

    3. De passage

      Oh punaise s’il y a une chose qui m’exècre plus que les machos ce sont les féministes qui sous prétexte que l’interlocuteur en face est un mec c’est forcément un macho (cygenre blanc aussi ça peut être drôle) ! Son texte n’est pas mal et pourtant j’ai accouché il y a peu d’un des pires accouchement possible (boucherie mode +++). Pour moi le sexisme c’est comme le racisme: il y a toujours deux faces, le racisme n’est pas l’exclusivité des blancs (il y a des noirs, jaunes gris aussi qui sont raciste) et le sexisme n’est pas l’exclusivité des hommes.
      Et quand on voit que sur ton lien tu proposes de se défoncer +++ avec des sexstoys de 10 cm de diamètre merci mais non merci. Parle pas en mon nom tu seras gentille, toutes les femmes n’ont pas envie d’être représenté par ton type de personne.

      Histoire de couper l’herbe sous le pied à tous tes arguments bidon de soumission volontaire à mon homme, je précise que je suis cadre, en couple avec un homme plus jeune et qui gagne moins bien sa vie que moi, dans mon appartement dont je suis la seule propriétaire dans la ville la plus pauvre de France et qui est l’une des plus diversifié (et pas des plus facile à vivre niveau harcèlement de rue). C’est aussi mon homme qui a donné le sein à mon fils en premier (enfin mon fils a tenté le coup ce fut bien drôle), lui a changé les couches, fait prendre son premier bain car je n’étais pas capable de me lever. C’est aussi lui qui coud, et fais à manger un coup sur deux.

      Tu vois l’égalité homme femme je la prône tous les jours non pas en crachant mon venin mais par mes actions et ma manière de vivre. Et pour moi l’égalité prend en compte toutes les facettes: je ne lui demande pas de porter mes meubles à ma place, ni de m’inviter au restaurant de manière systématique (on partage l’addition ou on s’invite à tour de rôle). Bref je veux pas les “avantages” sans les “inconvénients” je prône le fait d’être complètement libre et indépendante comme tout un chacun.

  5. Marina

    Alors là Chapeau ! Bon, d’accord, dit comme ça on n’a pas vraiment envie de faire un enfant et celles qui vont bientôt accoucher vont préférer s’abstenir.
    Mais quand même, c’est un sacré tour de force de réussir la confrontation Gargamelle VS Tartine vue par une parturiente ( j’aime bien ce mot que plus personne n’utilise et qui dit pourtant bien ce qui est : “Femme Enceinte” ne l’est plus tellement quand allongée sur le dos comme une tortue et “Accouchée” ne l’est pas encore quand toujours en position tortue en train de chercher dans quelle main elle pourra planter ses crocs).

  6. Mésange

    Alors là Bibi, chapeau bas! Encore plus que d’habitude…
    Tu nous as vraiment écoutées et tu as vraiment entendu ce que la plupart d’entre nous ont ressenti. MERCI Baptiste.

    Bien sûr, pour certaines, accoucher n’a été qu’un épisode pas si compliqué que ça ; pour d’autres, cela a été si difficile, avec un personnel si peu à l’écoute qu’elles mettront des années à se remettre de ce traumatisme et parfois ne voudront plus avoir un autre enfant.
    J’ai accouché il y a bien longtemps mais je suis assez effarée de voir que parfois les comportements des soignants ont si peu changé. J’ai beaucoup de mal à comprendre certaines soignantes lorsqu’elles sont déjà passées par là et nient pourtant la densité de la douleur/ne tiennent pas compte de l’angoisse de la future mère. Les témoignages lorsque tu avais lancé un appel sur la page Facebook d’Alors Voilà étaient vraiment édifiants.
    Et pourtant, comme le dit Nane, accoucher ne se passe jamais de la même façon… et le personnel peut aussi être différent et extrêmement humain.
    Même si l’accouchement peut être long et difficile, l’approche humaine, à l’écoute, attentive du personnel soignant peut en changer tout le ressenti et ne pas transformer l’arrivée de Bébé en équation naissance=torture (j’exagère à peine!)

    OK il y a le problème du manque de personnel dans les maternités, mais pas que.
    Je pense qu’il serait absolument nécessaire que la dimension humaine soit beaucoup plus prise en compte dans la formation des soignants quelle que soit la spécialité : un soignant qui écoute, échange, explique, communique, facilite la vie du patient, sa prise en charge, et je le crois aussi très fortement, sa guérison. Bref, il n’y a pas que l’aspect technique à prendre en compte… et ça ce n’est vraiment pas gagné, même s’il y a des progrès.
    Mais bon, si toi tu as magnifiquement compris cela, y’a pas d’raison que le plus grand nombre de tes collègues reste hermétique!

  7. Annae

    Baptiste, cela m’a fait penser à ça :

    Dans la même veine, en dessins : chercher “Schizobobo” et “péridurale blues” sur le blog de Nathalie Jomard http://grumeautique.blogspot.fr/

    Et là, j’en entends déjà une ou deux d’entre toi, naïve nullipare frémissante d’effroi devant le verdict du bobomètre, chuchoter le trémolo larmoyant au bord des lèvres :
    “Mais ça fait si mal que ça ?”
    A quoi je répondrai d’une métaphore triviale qu’accoucher sans péridurale c’est un peu comme si tu devais chier une herse rotative géante en pleine crise d’hémorroïdes.



    Mais ça n’engage que moi…

    A une semaine de mon terme, cela m’avait fait mourir de rire et douter fortement de la pertinence de vouloir accoucher sans péridurale.
    J’ai finalement accouché … avec péridurale sans insulter personne 😉 en qq heures, sans épisio ni césarienne, la chance du, ou plutôt de la débutante?

    By the way, bonne année et surtout continue!

    Annae

  8. Lilou

    Dur exercice que celui que tu as tenté, se mettre à la place de la nana qui accouche, c’est comme si on essayait d’imaginer la douleur d’un coup dans les parties 🙂
    L’accouchement reste un sujet sensible (et pas seulement pour nos parties), à voir les réaction suscitées.
    Nul doute qu’un homme aura du mal à comprendre l’impression de participer à une “‘journée portes ouvertes de la teu-cha” lors du défilé des différents intervenants dans la chambre d’hosto. Le “vous permettez ?” à peine prononcé avant de soulever les draps devant 3 personnes qui n’en demandaient pas tant. Le “m’enfin, faites un effort Madame !” agacé en fin de journée, quand on demande de l’aide pour tenir debout à peine 24h après une césarienne…
    Mais j’ai bien aimé ton récit, et surtout la conclusion.
    C’est la première fois que je commente un article, ça m’a maintes fois démangée mais je n’ai pas le talent de commentateur des habitué(e)s du blog…
    En tout cas, merci pour ce que tu écris, tes articles font du bien au coeur, même s’ils font pleurer !

  9. Grand33

    Bonjour Bibi,
    Alors là bravo !!! Se prendre pour une femme en racontant son accouchement prouve que tu es bien doué pour le roman, et uniquement pour la fiction, puisque les femmes, les vraies, ont trés vite découvert la supercherie. Bref en ce qui me concerne j’ai parfaitement entendu ce que j’ai vu ( et non subi ) il y a déjà trop longtemps.
    Et quitte à me faire “réprimander” par les “vraies” je dirai juste que j’aime bien la photo d”illustration mais, moi, je préfère dans l’autre sens……………
    la bise

    1. Cath

      Ou fatiguer la salade, comme on dit chez les gens bien nés ?
      Désolée, mais je n’ai pas pu m’empêcher. Je sors, sinon Marie va encore m’envoyer réciter mes patenôtres….

  10. Mamzelle V.

    J’ai (une fois comme de coutume) adoré cette anecdote même si je ne suis pas sûre qu’elle contribue à l’amélioration du taux de natalité. On a beau savoir “en gros” en quoi consiste la chose, la description du truc façon torture médiévale revisitée par Sade et agrémentée d’une touche surréaliste amène à se dire que “Finalement, adoptons plutôt un chien”. 🙂 Une pensée pour toutes les femmes qui sont passées par là avec plus ou moins de bonheur, de larmes et de péridurale. Bonne journée !

  11. Margot

    @ Laitue

    “Se mettre à la place de” est la façon qu’a ce blog de fonctionner, pour permettre la compréhension et donc la réconciliation.
    Il est vrai qu’ici, Bibi ne parle plus à la 3e personne mais à la 1ère. C’est un changement, mais le principe demeure le même.
    S’il renonce, il renonce au principe de base du blog.
    Cordialement

  12. Libellule

    Alors là Bibi je suis lessivée! Je viens de revivre mes accouchements rien qu’en lisant ton texte…
    Tu as VRAIMENT su retranscrire tous les sentiments par lesquels nous passons toutes en ces moments.
    Tu as écrit un texte plus féministe que ce qu’écrivent certaines féministes…

  13. So...

    Comme souvent j’ai les larmes aux yeux, merci à vous Baptiste. Merci au personnel de l’hopital de Montreuil qui m’a sauvé la vie lors de mon 1er accouchement et merci à Audrey sage femme des Bluets qui m’a accompagnée tout le long de mon 2ème accouchement il y a 6 mois de ça…

  14. lajoliefleur/peaudevache

    Pas sûre que ce texte aide à faire remonter le taux de natalité, mais que c’est bien écrit !
    Je ne me suis pas reconnue ; il faut dire que lorsque la sage femme a montré son film “d’un accouchement tout ce qu’il y a de plus normal” (préparation à l’accouchement) j’ai déclaré forfait tout de suite : Désolée ma petite dame mais l’accouchement ce sera sans moi !!! et trois mois plus tard le gynéco me faisait une césarienne sous anesthésie générale… Bon d’accord en vrai c’est mon placenta qui s’est mis en grève et il a fallu sortir mon petit tétard fissa !! Pour BB2 et BB3 même topo (oui je suis une récidiviste). Alors non je n’ai pas eu mal en les mettant au monde, j’ai eu mal APRES.
    Merci Dr Bibi de nous faire rire, de nous faire pleurer, de nous faire pleurer de rire…

  15. Billie

    Beau travail d’écrivain, qui ne donne pas envie d’accoucher.
    Il y a aussi la petite conclusion publicitaire à la fin, sous la photo:
    “Trop grosse? trop mince? calculez votre IMC. slimness.fr” (Purée!!)
    Pas la faute de Baptiste bien sûr, on est sur “Auféminin”. Mais joli contre-point ironique. C’est en fait vraiment dur d’être une femme.

  16. Manon A.

    Bonjour, je m’interroge face à certains commentaires, pourquoi avez vous tant en horreur l’episiotomie ? Certes ça dois faire affreusement mal, certes ça dois être désagréable après, mais il faut bien qu’il sortent les petits bouts chou ! Je suis trop jeune pour avoir déjà eu un enfant mais j’ai l’exemple de ma maman qui a eu une césarienne en urgence à 7 mois de grossesse et d’amies à elle qui sont dans le même cas et elles en gardent toutes un très mauvais souvenir car c’est un acte qui paraît plus chirurgical que naturel. Alors ne faut-il pas préférer quelque points de suture pour sortir son bébé soit même par vois naturel et avoir l’impression de donner là vie (contrairement à certaine femmes cesarisé) de vivre LE moment magique que certaine femmes attendent toute leur vie , que de faire sortir le bébé par un tout autre moyen qui laisse une cicatrice sur le ventre et un goût amer ?

    1. Mésange

      L’épisiotomie laisse aussi une cicatrice pas vraiment bien placée même si elle ne se voit pas et parfois douloureuse fort longtemps après.
      Alors épisiotomie ou déchirure? Ce serait si bien de n’avoir droit à aucune des 2!
      Le problème est que parfois les femmes ont l’impression que l’épisiotomie est faite plus pour faciliter le travail du médecin que par réelle nécessité… Vrai ou faux? “Simple” ressenti ou réalité?
      En fait, je me demande si l’épisiotomie ne finit pas par être “anecdotique” si l’accouchement s’est plutôt bien passé, sinon elle rentre dans tout un ensemble négatif qui lui aussi fait partie des très mauvais souvenirs et a aussi un goût très amer.

    2. Thai

      et bien non chère Manon…

      la césarienne de votre maman est une chose, l’épisiotomie en est une autre … un peu comme si on comparait de soigner une carie et d’arracher une dent quoi …

      l’épisiotomie est en faite bien trop souvent faite pour le confort du personnel soignant, qui, grand accro à la maitrise des choses, préfère couper tout droit où il veut quand il veut, plutôt que de risquer éventuellement à ce que soit il ne se passe rien (sauf l’accouchement), soit une déchirure naturelle qui ne sera surement pas droite, mais que le corps aura choisit au niveau de ses tissus les plus fragiles… et ceux qui cicatriseront aussi plus vite.
      et en fait après études, on se rend compte qu’un tissu qui déchire vraiment jusqu’au bout, épisio ou pas ça déchirera aussi (ben oui on en parle peu mais des femmes subissent une épisio.. qui en plus va se déchirer plus loin), alors que des femmes qui ont eu une épisio auraient pu n’avoir qu’une petite déchirure ou rien !

      ainsi, cette pratique, sauf dans les rares cas de détresse foetale où il faut faire vite (et encore, le gynéco peut passer son doigt le long des tissus du vagin pour assouplir par exemple …), est inutile et trèèèèès douloureuse pour beaucoup de femmes, car met bien plus de temps à cicatriser qu’une déchirure naturelle, légère ou plus profonde.

  17. marie

    “son abdomen tout avachi” j’aurai dit cette vacuité ondulante subite dont on se demande si elle se rétractera bien un jour et standing ovation pour cette petite aide soignante d’une infinie délicatesse et douceur qui m’a permis de me remettre debout.

  18. Ahava

    Grmbbbl.
    Après ton texte, j’ai envie de me répéter en boucle “six milliards d’humains sur Terre, six milliards d’humain sur Terre, six miliards d’humain sur Terre, si nous sommes autant, c’est qu’on peut toutes le faire”.
    Et je me souviens de ton texte aussi sur la femme qui a accouché seule sans appeler d’infirmière “car il n’y a pas eu de problème”. J’espère que ça se reproduit ce genre de miracles…de temps en temps…

    Poutou poutou, marin de la Lune.

  19. Pivoine

    Merci à Annae et à Lilou pour leurs formules imagées et mes éclats de rire !
    Ce sujet , qui rode dans toutes les familles, m’a occupé l’esprit des années avant de vouloir, moi aussi, passer par la case “mère”, et c’est avec effroi que j’écoutais les récits des autres … alors voilà (:)) , comme Joliefleur, j’ai accouché par césarienne, je n’ai eu mal qu’après … Par contre je n’ai pas pu éviter Gargamelle qui m’a bien fait comprendre, durant les 4 jours de mon “séjour” que ma fille ne se calmait QUE dans ses bras et que je n’étais pas à la hauteur … qu’elle ne traverse jamais devant ma voiture cette c…e, je ne suis pas douée
    au volant non plus !
    Merci d’avoir abordé ce sujet et courage à toutes celles qui accouchent au moment où j’écris …..

  20. noémie

    J’ai eu la chance de vivre un accouchement parfait même s’il a été très douloureux car la péridurale n’a plus fait effet les 2 dernières heures. Le personnel a été super, surtout la sage femme qui s’est occupée de moi et qui m’a entendu brailler comme un veau pendant 2 heures ! Quelques fois elle m’a réprimandé car je faisais n’importe quoi mais ça m’a fait du bien et ça m’a aidé à me concentrer un peu plus et à accoucher toute seule comme une grande (il m’avaient dit que j’aurais la ventouse mais même pas besoin, enfin j’ai su par la suite, après avoir fait ma fière auprès de tout le monde, que c’était parce qu’il n’y en avait plus !)
    Et pas besoin d’être une femme pour pouvoir compatir à la douleur de l’accouchement (d’ailleurs si tu veux te mettre un peu plus dans la peau d’une femme qui accouche, à priori il existe des machines qui simulent cette douleur. A bon entendeur !)

    Bises

  21. ES

    “Bonjour, je m’interroge face à certains commentaires, pourquoi avez vous tant en horreur l’episiotomie ? Certes ça dois faire affreusement mal, certes ça dois être désagréable après, mais il faut bien qu’il sortent les petits bouts chou !”

    Le problème, c’est que bon nombre d’épisiotomies n’ont pas de vraie justification médicale. Elles sont censées éviter les déchirures graves du périnée, mais en réalité, dans la majorité des cas cela ne change pas grand-chose.

    Le taux d’épisiotomie varie fortement d’un pays à l’autre : en Suède, il est de 6% alors qu’en France il
    est d’environ 33% (et encore, il a beaucoup baissé ces 10 dernières année, en 2005 il était autour de 50%). Et en France il varie beaucopu d’un établissement à l’autre, et dans beaucoup de cas il n’y a pas d’explication claire pour ces différences (sinon le fait que certaines équipes ont tendance à en faire “par habitude”).

    Si ce n’est pas justifié médicalement, pourquoi subir ce geste ?

    “Alors ne faut-il pas préférer quelque points de suture pour sortir son bébé soit même par vois naturel et avoir l’impression de donner là vie (contrairement à certaine femmes cesarisé) de vivre LE moment magique que certaine femmes attendent toute leur vie , que de faire sortir le bébé par un tout autre moyen qui laisse une cicatrice sur le ventre et un goût amer ?”

    Cela n’a pas de sens d’opposer épisiotomie et césarienne. Il y a aussi bien d’autres possibilités (et c’est un peu illusoire de penser qu’un accouchement par voie basse est forcément “un moment magique”… Il n’y a pas que les césariennes qui peuvent laisser un goût amer.)
    Je suis trop jeune pour avoir déjà eu un enfant mais j’ai l’exemple de ma maman qui a eu une césarienne en urgence à 7 mois de grossesse et d’amies à elle qui sont dans le même cas et elles en gardent toutes un très mauvais souvenir car c’est un acte qui paraît plus chirurgical que naturel. Alors ne faut-il pas préférer quelque points de suture pour sortir son bébé soit même par vois naturel et avoir l’impression de donner là vie (contrairement à certaine femmes cesarisé) de vivre LE moment magique que certaine femmes attendent toute leur vie , que de faire sortir le bébé par un tout autre moyen qui laisse une cicatrice sur le ventre et un goût amer ?

  22. Jen

    Encore une fois j’adore le style de ton écriture BB.
    D’autre part, j’ai envie de dire que la photo est très jolie.
    C’est drôle parce que jusque là je t’imaginais plutôt comme le JB de scrubs, donc rien à voir, mais franchement mignon 😉

  23. Thai

    bon …

    je sais pas … je connais pas ton blog donc je l’aborde juste en ayant lu cette article où tu as fait le rôle de la femme qui accouche …

    sans doute parce que je suis une militante de l’accouchement respecté où justement la femme n’est pas traitée comme un poulet de bresse neurasthénique, sans doute aussi que par cette prise de position très tranchée sur le sujet, j’ai fait des projets de naissance pour la naissance de mes trois enfants, j’ai été chiante avec l’hopital pour ne pas subir des actes sans mon consentement ni pour être traitée comme un tas de viande, que malgré trois accouchements très très différents (mon 1e bébé est mort pendant l’accouchement notamment) ben je ne reconnais pas dans cette nana limite hystérique, ces personnels médical souvent hyper irrespectueux, cette intrusion dans le corps, ces gens qui vont matter entre mes jambes sans me demander mon avis, tout ça.. bref, sans doute parce que j’ai choisis une maternité qui traitaient pas les gens comme ça et que les qqu qui ont osé m’aborder de loin de cette manière ont vite compris qu’ils allaient pas pouvoir m’approcher s’ils changeaient pas d’attitude !

    en soit tu as pas tort, tous ces protocoles c’est normal dans pleins de maternités.. et c’est normal pour pleins de femmes de subir pleins de choses sans vraiment leur consentement … et ça, c’est navrant ! navrant car tu retranscrit à la fois une normalité de notre société, et si tu l’as fait avec des témoignages c’est bien que ça t’as parlé de cette manière (sauf si tu as fait du cabotinage pour faire le bon mot ?) … et je trouve ça triste que la normalité ne soit pas le corps et l’esprit de la femme qui soient infiniment respectés pour vivre ces instants aux grandes conséquences : la relation à l’enfant, les relations sexuelles faut pas se leurrer, la vie, l’avenir… et le rapport à son corps aussi, qui parfois change totalement après un accouchement traumatisant comme tu le relate ici.

  24. Oriane

    Merci Bibi.
    Pour ma part, je viens de vivre mon 2ème accouchement, mais pour moi, pas besoin de réconciliation non plus. Comme Thai, j’ai eu la chance d’être bien informée avant, et d’avoir des accouchements aussi physiologiques que possible (dans une clinique qui n’en fait pourtant pas sa spécialité !), où je ne me suis jamais sentie méprisée ni dépossédée de mon accouchement, avec au contraire du personnel soignant très respectueux, qui a su m’accompagner de façon formidable.
    Je suis néanmoins consciente que mon cas n’est hélas pas une généralité, et je suis heureuse que des gens comme toi soient à nos côtés pour que ça le devienne ! (même – pour ne pas dire surtout – venant d’un homme, n’en déplaise à la laitue aigrie qui se trompe de combat je le crains)
    Alors encore merci. VRAIMENT merci.

  25. marion

    Juste pour rire:
    picfunx.fr/deux-hommes-testent-les-contractions-de-l’accouchement
    perso j’adore te lire bibi, moi j’ai voulu faire la guerrière, la péridurale…très peu pour moi…et six heures plus tard j’attendais l’anesthésiste comme le messie donc péridurale au dernier moment…ouf ça va mieux…15 min plus tard les battements du Coeur de bébé deviennent faibles très faibles…retour du messie et transformation de ma péridurale en rachianesthésie…une armée en blouses vertes s’affairent autour de moi…le liquide amniotique est pas clair…il y a urgence…on commençait à voir la tête…direction le bloc…on dresse un drap vert devant moi…mon messie me dit qu’il a ajusté la dose ou un truc du genre et commence à partir en me laissant seule derrière ce drap vert avec tout ce monde de l’autre côté…je sais pas pourquoi je le rappelle “et vous allez où là? Dites moi ce qui se passe de l’autre côté” …c’est pas son boulot mais il reste il me raconte avec des grimaces de temps à autres…le bébé était descendu donc faut le faire remonter en me faisant tanguer de gauche à droite (force 8 à 9 beaufort, grosse houle) et la il me dit ça y est on sort le bébé…je lui demande pourquoi on l’entend pas il me rassure et je l’entend une petite voie aigüe…je suis sur un nuage tout va bien…je lui demande émue si c’est un garçon ou une fille, il me répond une fille…je pleure de joie…bon elle est un peu bleu c’est une schtroumpfette…après que l’équipe de choc l’ai réchauffée…mon homme arrive avec notre bébé c’est magique…je tremble, je suis encore sous rachianesthésie et même si quelques secondes plus tôt il m’etait impossible de bouger et bien je me redresse je la prend dans mes bras et là et là…plus rien n’a d’importance…tant pis si on m’a manipulée un peu brutalement…tant pis la cicatrice sur le ventre fermée par des agrafes à la tim Burton, tant pis même si elle sera plus balèze que normalement…tant pis la douleur…mon bébé, ma petite fille était là en bonne santé dans mes bras et c’est la seule chose qui compte vraiment…je n’ai pas remercier mon messie comme il se doit il était répartit pour une autre divine mission mais merci merci merci de tout mon Coeur au pavillon de la femme et de l’enfant de St Brieuc.

  26. MAYA

    Je viens de lire votre post, et par la même de découvrir votre blog (je sais, suis une inculte..)
    Tout d’abord, j’adore le ton de vos écrits…
    Non ce n’est pas de la flatterie, c’est sincère. Enfin…autant que puisse l’être un compliment fait par une femme ! En langage féminin ça veut dire, bravo, mais…merde, pourquoi c’est pas moi qui l’ais écrit ??
    C’est vrai quoi, des enfants j’en ai quand même mis trois au monde … Et le dernier y’à moins de deux mois, donc les souvenirs de grossesse et d’accouchement sont encore tous frais… Y’à guère que ça de frais d’ailleurs….
    Bref…
    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec les qq commentaires un peu trop féministes… C’est une jolie description, plutôt réelle malheureusement… Seul commentaire féministe que je pourrais faire c’est qu’il est inutile de poser son service trois pièces pour se mettre à notre place, car c’est bien connu, les plus couillues, c’est nous !…
    Bonne idée de se glisser dans la peau d’une femme, courageux de se glisser dans la peau d’une femme enceinte, vous auriez du choisir de vous glisser dans celle d’une femme qui vient d’accoucher, il y a aussi plein de choses à en dire et en plus y’a tellement plus de place !

    Peut être un prochain post sur pourquoi c’est pas génial d’être enceinte et pourquoi c’est honteux de le dire.. Parce que oui c’est merveilleux de porter la vie mais que non c’est pas génial de prendre 20 kilos, de pas voir ses pieds, d’avoir envie de gerber aussi souvent que de manger, d’avoir envie de dormir mais de pas pouvoir, et d’avoir le sentiment de vivre dans le corps d’une autre… Et parce que face à tout cela, avoir des beaux cheveux qui brillent, et bien c’est une maigre consolation…
    Et je ne parle même pas de l’après…parce qu’après si tu peux voir tes pieds, c’est juste parce que ce qui reste de ton ventre a décidé de pendouiller sur tes cuisses…. Bref bref….

    Ça mérite peut être aussi un post sur nos hommes… qui ont eu le courage de nous supporter pendant ces neufs longs mois, pendant lesquels nous avons chialer pour tout et surtout pour rien, qui nous ont tenu la main pendant que nous mettions bas et qui supporte à présent nos éternels “Dis tu m’aimes toujours même si je suis grosse ? “…
    Enfin moi je dis ça, c’est sans doute parce que j’ai rien d’une féministe… (ou que mon mari est en or massif, va savoir…)

    1. saur

      J’ai bien ri en lisant ton commentaire sur le fait que tu pouvais voir tes pieds!j’adhère à 100% à tout ton commentaire avant/après l’accouchement et sur nos hommes même si ça fait 9 ans maintenant que j’ai accouché de ma petite dernière ! Je connais le blog depuis décembre à peu près et je trouve ton commentaire dans le même esprit que celui de BB!bonne remise en forme !

  27. MAYA

    Oui je sais, il y a des fautes dans mon texte…
    C’est le manque de sommeil (rapport à je viens d’avoir un bébé, donc je suis une super hérote,…. héroïne ça faisait trop drogue)

    1. Cath

      M & M (Maya et Marion)
      J ‘espère avoir le plaisir de vous lire encore, tout comme les autres – sauf la triste laitue, du moins pour l’instant-. Vous êtes fantastiques, et dans l’effort et dans la narration.

  28. nini

    Je trouve ce texte bien écrit, j’ai eu instinctivement le ventre qui s’est serré… Oui, deux accouchements, un hyper médicalisé (avec une épisio qui m’a valu plein de soucis par la suite), où tu as l’impression d’être un hall de gare où tout le monde touche ton col… Et un nettement plus “naturel”, avec une sage-femme qui m’a littéralement “accompagnée” dans mon accouchement (avec une déchirure “complète” , un médecin très doué en couture, ce qui m’a “réparée” de mon précédent accouchement – c’est con, il a fallu mon 2ème accouchement pour guérir du 1er – je n’ose même pas imaginer si la déchirure avait été autant mal réparée que l’épisio).
    Bref; il y a 100 façons d’accoucher, j’ai vécu un accouchement franchement pas terrible, et un autre qui m’a “réconciliée” avec le corps médical…

    Il ne devrait y avoir QUE des accouchements bien accompagnés, dans le respect de la patiente, de l’enfant à naître et du soignant… Malheureusement, il y a encore du chemin à faire avant d’avoir ce genre d’anecdotes…

    Je me répète, mais je trouve le texte bien écrit… (c’est ta photo le beau jeune homme aux yeux bleus ?)

  29. Elsouille34

    Mais comment as tu fait pour tellement bien nous comprendre ? Totalement ça pour ma part! La 1ère fois j’avais même baptisé ça “la journée portes ouvertes”…

  30. Elle

    Quand je lis:” Alors voilà, aujourd’hui je suis une femme ” je me dis, de quoi le Doc va-elle nous parler?
    De ses règles douloureuses, de l’inconfort de son corps dans une guêpière depuis la pose de ses implants mammaires, de ses envies de liposuccion, de ses séances d’épilation, du choix vestimentaire et cornélien du matin, de toute sa vie dans son sac à mains, de ses hésitations entre le zéro pour cent et le café gourmand ?
    Non ! Direct elle choisit l’accouchement !
    D’une pierre deux coups, Paf ! femme et mère à la fois !
    Elle a décidé d’enfanter de, donner, au monde une petite merveille qu’elle a mis neuf mois à créer.
    C’est un sujet qu’elle maîtrise assez bien, on s’y croirait. Les « elles » que nous sommes pouvons nous y retrouver même si d’une grossesse à l’autre nous ne vivons jamais la même délivrance, même si d’une femme à l’autre nous ressentons des émotions différentes.
    Pour ma part je pourrais peut-être faire deux pages, sans trop de pudeur, sur ma position préférée du Kamasutra (mea culpa) alors que je ne peux pas donner à lire une ligne sur mes accouchements tellement « ce moment » relève de l’intime, de l’intime, pour moi. Et surtout pas de papa dans ma sphère ce jour là !

  31. Margouillotte

    Et elle est où la révision utérine, hein ???? Deux fois pour moi, merci, sinon tout va bien.

    Merci pour ce texte que je refile à mes copines telle une gastro de base.

    Merci pour tous vos mots, en fait.

  32. Gabrielle

    ton texte est juste magnifique et terrifiant. J’espère ne pas tomber un jour sur Gargamelle. Ma gynéco est juste géniale et j’aimerai lui rendre hommage. Très tactile, quand elle me caresse la cuisse pendant l’échographie ça a juste le don de me détendre pour profiter des images, ça me fait me sentir mieux, comprise dans mes craintes.
    A la question “est ce une grossesse à risque?” elle a répondu “Oui” ; à la question “pourquoi?” elle m’a répondu “pour pouvoir répondre à vos questions et avoir du temps à vous consacrer.
    Alors juste un très grand merci à ces médecins qui savent lire en nous comme dans un livre et voient nos angoisses.

  33. Lucile

    au risque de me faire lyncher… je fais partie de la grande famille des sages-femmes et je dois dire qu’on s’en prend pas mal dans la figure en ce moment et cet article n’aide pas non plus.. (Bibi d’habitude ça fait du bien de te lire mais là ça fait un peu mal…)
    j’espère sincèrement qu’il existe aussi des femmes qui ont bien vécu leur accouchement avec leur sage-femme (en tout c’est l’impression que j’ai moi dans la pratique journalière de mon travail)

    1. marie

      des millions de femmes accouchent et là il y a moins d’une centaine de commentaires qui ne sont pas systématiquement un éloge au sadisme des sages femmes si tant est qu’il en existe , une future maman qui va accoucher est une bombe hormonale doublée d’un état d’angoisse plus ou moins amplifié par la présence ou non du papa , de la grand mère , de la belle mère; des tantes, des cousines, des copines, des voisines avec ce genre de réflexion “mon Dieu mon Dieu mon Dieu qu’est-ce que j’ai souffert, 20 heures de travail déchirée etc etc ” donc le jour J vous êtes en présence d’un méga mélange de déesse guerrière prête à tout pour mettre au monde le (la) futur(e) sauveur (se) de l’humanité, la pièce unique, l’héritier du trône . Bref face à vous un Everest émotionnel . Votre quotidien est de le transformer en petite colline verdoyante… Et puis votre métier à un des plus jolis noms de la terre : Sage-femme . Non chapeau les filles et les quelques hommes qui sont sages femmes

    2. Grand33

      @lucile
      Bien sûr, rassure toi, la plupart des femmes ont bien vécu leur accouchement avec leur sage-femme. (d’ailleurs certains com vont dans ce sens).
      Mais on a tous tendance à plus parler de ce qui n’a pas été, plutôt de ce qui s’est bien passé.
      je ne doute pas de ton implication quotidienne !!!
      La bise

    3. Lilou

      @Lucile,
      Quand on parle accouchement, on a plus tendance à se plaindre de ce qui n’allait pas, des douleurs, des soucis vécus à l’extrème pour cause de surdose d’hormones, plutôt que paillettes et sourires.
      Mais je ne remercierai jamais assez la sage femme qui s’est occupée de moi (même si je n’ai vécu “qu’une” césarienne), elle a su me rassurer, m’écouter, elle a sauvé mon allaitement en me conseillant, elle m’a pris dans ses bras quand j’ai craqué et fondu en larmes, consolée, bousculée, tenue par la main…
      J’espère qu’elle sera toujours en poste le jour où j’aurais mon 2ème ^^

    4. Emi

      Je connais beaucoup de femme qui ont trouvé que les SF étaient bien plus respectueuses et empathiques que les médecins. L’accouchement devrait avant tout être accompagné par vous. Le médecin ne devrait intervenir qu’en cas de complication.
      Merci pour ce que vous faites. Et bon courage dans votre lutte.

    5. Annae

      Lucile,

      Oui la sage femme qui m’a suivie avant et après mon accouchement est un amour et celle qui était dans la salle d’accouchement fut adorable de douceur et d’empathie, comme quoi, il existe de beaux accouchements (dixit mon obstétricienne) et de belles expériences et rencontres humaines même si j’ai cru mourir 20 fois et décéder avant 😉

  34. Ahava

    Lucile, il y a une “bonne” et une “mauvaise” sage-femme dans le texte…
    Je lis beaucoup et j’ai appris qu’on pouvait se faire suivre par une sage-femme pour la contraception si on le voulait…Je ne pense pas du mal de vous et je ne crois pas être la seule! 🙂

  35. Cécile

    Merci vraiment pour cet article. Certaines trouveront que le jeu de l’homme qui écrit au nom de la femme est démasqué à la troisième ligne, moi non. Vraiment, je veux dire, vraiment, je pense qu’une femme qui a subi Gargamelle aurait pu écrire ces lignes. Pour rassurer les quelques jeunes filles/femmes qui liront tous les commentaires et qui n’ont pas encore eu d’enfants, ne restez pas sur de mauvaises impressions, tous les accouchements ne se passent pas comme ça. Il n’y a pas que des Gargamelle. Moi j’ai une endurance à la douleur quasi nulle, de celles qui ont mal avant qu’on les touche, et pourtant mes deux accouchements (1 avec et 1 sans péridurale) se sont très très bien passés grâce aux magnifiques sages-femmes qui m’ont accompagnée. Bien sûr j’ai maudit la terre entière pour les contractions avant la péridurale et l’univers entier quand pour le deuxième, après être restée un quart d’heure assise sur la table, le dos courbée, prête à être piquée, Cookie m’a informée qu’il n’y avait plus de temps pour faire la péridurale. Là j’ai répondu que non non non, ce n’était pas possible, que j’étais Hyper douillette et que niet niet niet je n’accoucherai pas sans péridurale. Jamais je n’ai été aussi sûre de moi… Et pourtant, du haut de son mètre 50, Cookie (parce que dure à l’extérieur mais tendre à l’intérieur) m’a regardée droit dans les yeux et m’a dit: Madame, c’est un peu tard maintenant, là vous allez accoucher et vous n’avez plus le choix. N’allez pas mal interpréter ces paroles, c’étaient vraiment celles qu’il me fallait à ce moment. Genre, on redescend sur terre, on arrête le délire et on se met au travail (et là le mot prend tout son sens….)! Ensuite elle n’a été que douceur et force, l’équilibre parfait pour m’accompagner. L’accouchement sans péridurale a finalement été le plus agréable, celui que j’ai le mieux vécu. Je crois, en tout cas j’espère, avoir remercié Cookie, pour avoir eu les bons mots, puis pour m’avoir soutenue. Je souhaite à toutes les femmes qui accouchent dans un milieu médical de rencontrer leur Cookie ou Tartine. Et surtout, surtout, je dis un grand merci à toutes les Cookie et Tartine qui savent être là, parce qu’on a plus souvent tendance à partager sur les forums quand on a un coup de colère et que, du coup, les sages-femmes et aides soignantes sont plus souvent critiquées que remerciées.

    Bibi, ce témoignage n’est en rien une critique de ton article, qui, comme toujours, est très bien écrit, et m’a beaucoup plus, continue ainsi.

  36. Gabrielle

    Lucile, comme le dit Ahava, dans le texte il y a certes Gargamelle, mais il y a aussi la jeune élève, et puis Gargamelle se transforme à la fin, elle retrouve le sourire. Malheureusement le monde réel n’est pas celui des Bisounours, et dans chaque métier, il y a des personnes compétentes et des personnes incompétentes, des personnes aimables et d’autres malaimables, c’est ainsi et ce n’est pas prêt de changer.
    Vous savez que vous faites bien votre travail. Les parturientes et leur famille vous disent merci, c’est tout ce qu’il faut retenir ;).
    J’ai malheureusement une très mauvaise expérience du service de maternité de l’hopital à coté de chez moi. Je venais de perdre mon bébé et l’infirmier de coordination (je crois que c’est le terme) me demande si je viens pour un IVG, et bin non cher monsieur, je n’ai jamais voulu perdre mon bébé. Les abus de language comme celui-ci font énormement de mal, et personne ne s’en offusque. Ce n’est pas normal. En plus, il a interdit à mon mari de m’accompagner, il a du rester seul pendant un temps qui lui ait apparu infini, se demandant si j’allait bien et ce qu’on me faisait.
    Aujourd’hui je n’ai qu’une crainte concernant le lieu d’accouchement, devoir accoucher près de chez moi alors que je suis inscrite ailleurs…

  37. Bebloom

    J’avoue que je suis bluffée, un mec qui parle d’accouchement… et qui en parle bien 🙂 Pour une fois qu’on ne raconte pas que l’accouchement est le plus beau jour de la vie d’une femme. ça m’a fait penser au livre “Le Choeur des femmes”, avec ce médecin qui tâche de comprendre l’autre sexe… Et pour le taux de natalité, je ne m’en fais pas: ma grand mère me disait “tu verras, on oublie que ça a été si dur”, je n’ai rien oublié, ni la douleur, ni la déception, ni l’angoisse, ni la véritable terreur quand tout va de travers et qu’on vous emmène d’urgence… J’y suis même retournée 2 fois après. Mais bon, finalement, je ne serais pas contre pouvoir juste pondre un oeuf et le couver, hein.

    1. lectrice boulimique

      références exactes du livre (que dans un précédent post j’ai déjà recommandé à BiBi de lire ;-))):
      Martin WINCKLER, Le choeur des femmes, ed. POL, 2008.
      Excellent livre à mettre entre toutes les mains, féminines et masculines, jeunes et moins jeunes, nullipares ou multipares…

  38. D Sandra

    ça me rappelle mon premier accouchement,

    Clinique blindée, en pleine nuit, ou j’ai eu droit moi aussi à ma ” gargamelle” :-p qui elle s’est contentée de ne jamais apparaître à chaque fois que j’ai sonné. Bilan une nuit entière sans un seul toucher pour voir ou ça en était, et le matin, mon gygy qui arrive, et pas content du tout , car dilatée à 8, péri faite en urgence, qui n’as pas bien marché du coup, seulement à moitié. Bébé de 3k720 périmètre cranien 37 cm, Mais le pompom pour moi à été quand le gygy ma montré des ciseaux en me disant ” je vais devoir vous couper” euh…. j’aurais voulut très fort lui éclater sa face de rat contre le mur à ce moment là. La douleur nous transforme :-p 1h après mon accouchement, s’était le moment le plus formidable de mon existence …Le cerveau est magique chez moi il n’as gardé en souvenir que le bonheur et mon bébé. Merci Batiste d’avoir essayé de te mettre à notre place. 😉

    Ps: signée la maso qui essaie un bb3 , et qui court encore le risque de rencontrer une autre gargamelle :-p je la draguerai comme dans ton article , va savoir ça marchera peut être !

  39. Gladys Trombone

    Belle prise de risque que de se glisser dans la peau d’une femme sur un sujet aussi sensible!
    Depuis la nuit des temps, le corps des femmes a toujours su comment mettre au monde un bébé.
    L’histoire de l’enfantement a changé lorsque les hommes se sont appropriés le savoir médical. Ils ont alors décidé que les femmes ne savaient pas vraiment, avec pour conséquences un corps qui ne leur appartenait plus et des sages-femmes dévalorisées voire destituées. Beaucoup de facteurs influencent le bon déroulement d’un accouchement comme la liberté de choix, la confiance ou des connaissances sur son anatomie et le processus de la naissance. Être bien entourée, d’expérience et de bienveillance, çà aide mais on ne peut pas tout maîtriser, ce jour là particulièrement. Chaque naissance est unique…

  40. Carole

    Comme Lucile, je suis sage-femme et tout ce que je lis dans les commentaires m’attriste énormément! Vous donnez une bien mauvaise image de notre profession et même si on ne raconte que ce qu’il se passe mal, lire un commentaire positif autour de la grossesse et de l’accouchement ferait du bien! Merci Cécile… J’essaie au quotidien (comme mes collègues) d’être le plus à l’écoute des couples, de les accompagner dans leur projet de naissance. Enfin bref, d’être une Tartine! Je prête ma main droite (je suis gauchère!) quand elles ont besoin de soutien!
    Et l’histoire de l’épisiotomie, ça me fait sourire quand les parturientes me demandent de ne pas la pratiquer : on ne l’a fait que si on en voit vraiment l’utilité, pas juste pour notre confort!! Et je n’ai pas le coup de ciseaux facile…
    Bref, s’il vous plait, ne généralisez pas (comme pour toute profession!)!!

    1. pantherspirit

      @ Carole : Je me lie au commentaire au commentaire de Maya, ayant de très près, et très longtemps côtoyé votre profession à laquelle je tire mon chapeau ! Sincèrement !
      Dans son article Baptiste est bien loin de la dénigrer ou de la ternir, car ce texte ne doit pas être lu au tout premier degré comme une diatribe contre les sages-femmes, mais bien comme un billet humoristique. L’humour pratique parfois l’outrance sans que cette dernière soit présente à des fins néfastes. Je pourrais personnellement imager mon « propos fol » en me plaçant du côté du voyageur de Morphée, sentant penché sur lui une hôtesse de l’air ressemblant au commandant austère d’un rafale , ou sublimées par les ailes d’une fée…
      Sourires Gargamelle et Tartine en sont juste des représentations imagées sans aucune attaque pointées, mais juste une petite composition de caractères…
      Vive les sages femmes 🙂 !

  41. MAYA

    Chère Carole je crois que la raison d’être de ce texte n’était nullement d’avoir des mots indélicats pour la profession de sage femme, que tout le monde sait difficile, essentielle et non reconnue à sa juste valeur…
    J’ai pour ma part eu trois enfants et des sages femmes formidables à chaque fois…
    Moins vrai pour l’anesthésiste pour BB 2 par exemple…. Qui avait décidé de pas trop doser la péri parce que (je cite) “si vous ne souffrez pas vous ne participez pas pleinement à votre accouchement” (Y’a qu’un mec pour te sortir un truc pareil quand tu as le sentiment qu’un diplodocus tente de sortir de toi….)
    La difficulté est que le personnel de santé voudrait (à juste titre) un peu plus de reconnaissance et que les patients ont des attentes vis à vis des professionnels de santé qui dépassent l’entendement…
    Ben oui on voudrait tous être compris, écoutés voir plains par nos chers docs (c’est humain), sauf que c’est pas leur job…
    Maintenant, par exemple (et si je puis me permettre) nous ne sommes pas que des parturientes, nous sommes des femmes, humbles devant l’expérience la plus bouleversante de notre vie, et nous avons besoin d’être perçues comme telles…. Et lorsque l’on s’en remet à vous nous avons besoin de toute votre compréhension. Et sans généraliser, il arrive parfois que nous soyons déçues.

    Vous faites un métier merveilleux. Personne ne le nie. Pas moi en tout cas, ni ce texte (enfin, si bibi me permet)

  42. faribole

    bonsoir Bibi
    attention commentaire “pas dans le sens du poil”, mais en toute amitié virtuelle
    j’ai 3 enfants, et heureusement ce récit ne m’a rien rappelé ! mais quelle horreur !
    il ne faut pas faire croire aux femmes qu’accoucher, c’est ça!
    je vous lis avec plaisir, voire délices, depuis un bon moment mais là, franchement, je ne vous suis plus du tout.
    En quoi ça peut réconcilier qui que soit avec les soignants ?
    et puis, aufeminin.com comme source d’infos, euh, pardon, mais argh ! je ne développe, je copie-colle un bout de la une de ce soir, suffisamment parlante : “Ce joli ventre plat sera bientôt à moi !
    Des abdos en béton, tu en rêves ? La fée ventre-plat est là pour t’aider à l’exaucer !”
    Les commentaires vont dans le même sens que le texte, ce qui m’effraie encore un peu plus : des femmes vivent ça, vraiment, et se laissent faire, et elles y retournent… ! ? ! ?
    je suis effarée et désolée
    confiez vos grossessses à des gens humain(e)s, et vous verrez que ça n’a rien à voir avec ça, accoucher!
    c’est beau, c’est magique, c’est une expérience de couple splendide, Pas une vidange, comme dans ce récit. Brrr.

    1. Mésange

      Sauf que… bien souvent les futures mamans n’ont pas vraiment le choix d’un gynéco attentif et humain et que la plupart du temps la sage-femme n’est pas choisie (elle fait partie du personnel soignant de l’hôpital). donc, si les femmes veulent avoir des enfants elles sont bien obligées d’en (re)passer par là.
      Accoucher à la maison, accoucher en maison de naissance n’est pas donné à tout le monde ; en plus, l’accouchement est devenu si médicalisé que ne pas accoucher dans une maternité fait peur à beaucoup : on a réussi à nous faire oublier que des millions de femmes ont accouché et accouchent encore sans un gynéco à leurs côtés et que les sages-femmes sont aptes à nous aider à accoucher sans présence médicale.
      Alors oui, la plupart des témoignages sont ceux d’accouchements avec beaucoup d’accros dans l’humanité des personnels soignants. Il reste donc à toutes celles qui, comme vous, ont un magnifique souvenir de leur accouchement et de l’humanité des personnels soignants à le faire savoir haut et fort. Je crois que c’est ainsi que Baptiste réussira son pari de réconciliation et d’information : que les femmes prennent conscience qu’accoucher peut se faire “autrement” et osent réclamer de l’attention et de l’humanité.

  43. Emi

    Difficile de se mettre dans la peau d’une femme, hein ? Moyennement réussi mais sympa d’avoir essayé.

    Bon après, pour rappel, ça c’est l’accouchement sympa. Celui où on a droit “que” à l’épisiotomie.
    Des milliers de femme vivent bien pire que ça. Mais là même les autres femmes ont du mal à se mettre à leur place.

    Perso, j’ai eu droit à une césarienne programmée. LE truc que je ne voulais pas. Mais le gynéco ne m’a pas laissé le choix. On pouvait tenter l’accouchement par voir basse mais, si la césarienne s’avérait nécessaire, le Papa n’aurait pas le droit d’être la. Dégueulasse de faire ce chantage à une jeune Maman terrifiée par la césarienne. Et de lui laisser à peine 2 jours pour y réfléchir.

    Au final, je n’ai pas mis mon enfant au monde. C’est le médecin qui l’a fait. Il m’a volé mon boulot. L’un des plus beau que j’avais à faire. Il a pris ce moment que j’aurais dû partager avec mon fils. Ce mec n’aurait jamais dû pouvoir accoucher. Alors il vole ce moment aux Mamans.

    En plus, après ça, j’ai dû attendre 3h (3h !!!) pour voir mon fils. C’est le Papa qui a fait le peau à peau (ça aussi on me l’a volé, pas la faute du Papa et heureusement qu’il était là). Vous me direz “3h, c’est rien vous avez toute la vie pour profiter de lui”. C’est n’importe quoi ! Ce sont ses 3 premières heures que j’ai raté. Celles où j’aurais du l’accueillir dans notre monde. C’est comme si vous ratiez la première demie-heure d’un film, ça vous suffirait de voir la fin ?

    Au final, j’ai appris que cette césarienne était certainement inutile… Monsieur le gynéco, je ne vous salue pas.

    Pour lire les témoignages de vraies Mamans, allez faire un tour : http://moncorpsmonbebemonaccouchement.wordpress.com/naissancerespectee/

  44. Emi

    P.S. : je dis pas que tous les médecins sont des abrutis, hein ? Juste qu’il y en a plein ^^ Surtout dans ce domaine. Comme tu dis y’a du taf. Je voulais juste faire relativiser que ce que tu décris qui parait horrible à beaucoup, bein c’est limite le paradis (allez on va dire le 6eme ciel 😉 ).

  45. pantherspirit

    Tip-Tap, Tap-Tap, Tip-Tapppppp arrivée de la panthère dans un grand écart de Gnou ripant ainsi dans la confusion d’un exploit non désiré ! Attend, Baptiste, que je récupère mon binocle emberlificoté dans les lianes de la savane , ainsi que ma plume de paon (offerte par ce denier, en signe d’amitié profonde).
    Et que vois-je ?! Un texte gouleyant dans lequel l’Humour décrit des volutes fines, étincelantes, flirtant dans un tango effréné avec Eve portant le fruit de ses 9 mois, prêt çà découvrir l’aube de son premier jour !
    Ah ça valait le coup de se tortiller le Gnou, car, oui, car, n’en déplaise à certains Ayatollahs en jupons mités ( @ Cath : la formule est vraiment excellente 😀 ) la fresque dessinée par l’auteur de ce billet, utilise la parodie, pour retracer le parcours d’une combattante avant sa délivrance finale !
    Entre les lignes, mais pas seulement entre les lignes, l’homme en blanc Baptisé en femme, offre à ce récit imagé (j’adore le passage du radiateur !!) sa part d’outrance ne faisant que mettre en exergue sa part d’authenticité.
    Récemment, oui, très récemment, une bonne amie partageant avec ma féline silhouette les chemins propofolés de Morphée, me décrivit les méandres de son propre accouchement avec les mêmes teintes humoristiques retrouvées dans ce billet, prouvant donc que l’habit de scène féminin revêtu par Baptiste mérite moult applaudissements !
    Et c’est avec un immense sourire aux babines que je te souhaite un excellent week-end :
    Bises Amies, Bises l’Ami

    Ps : Je dois avouer que mes propres goûts, son assez éloignés de la plate laitue qui me laisse dans la bouche l’impression d’avoir mâchouillé une verdure fadasse et flapie, dont certes la limace est friande , et que félinement, j’honore avec bonheur, le croquant-croustillant de la frisée dont la subtilité est un pêché de gourmandise, n’étant pas fustigé par les cieux…

  46. ANNE

    3 accouchements : les meilleurs moments de ma vie même si j’ai “grimpé” aux rideaux. Mais comme je ne voulais pas me faire emm… dans ces moments là, que je voulais des gens compétents pour m’aider à mettre au monde ces enfants (ça peut prendre beaucoup d’énergie, eh oui, et c’est normal !), j’avais posé des balises, des limites, préparé le terrain, pour ne pas avoir à supporter le sadisme déguisé de certains, ou l’incompétence formatée d’autres. Certains diront que j’ai eu de la chance, je crois aussi que je l’ai aidé : je ne voulais pas me faire voler ces moments uniques de vie. Et j’espère pour toi que tu pourras accompagner celles qui sont enceintes puis qui accouchent, et mettre à leur service ton savoir faire et tes compétences, ton empathie fera le reste : ) bises

  47. franouchka

    “aaah, vivre ce moment magique”….après deux accouchements sans péridurale, épisio ou césarienne, je te dis qu’il y a rien de magique avant que bébé soit là. Oui, ça fait mal, plus mal que tout (à mon avis) . Et si on recommence c’est sûrement parce qu’il y a ce petit être qui nous le fait oublier immédiatement.
    J’ai trouvé ce texte vrai‚ la douleur, les doutes… Mais ça manque cruellement de bébé… Et sa présence dilue sacrément tout ce questionnement négatif!
    En ce qui concerne l’épisio, je vis au Québec où la ligne de conduite est de n’y avoir recours qu’en cas d’absolu nécessité. Je n’y ai donc jamais eu droit. Déchirure très légère à chaque fois (mes bébés faisaient 3,4 et 3,7 kg pour 35 cm de périmètre crânien) recousue à chaque fois. Deux semaines après, plus aucune douleur! Parait qu’ils ont réalisé que la déchirure cicatrisait mieux que l’épisio: c’est pas moi qui dirait le contraire!
    Sinon, j’ai allaité alors la photo m’ amuse beaucoup!
    Merci pour tout Baptiste: j’engage quand j’arrive sur ton blog et qu’il n’y a pas de nouveau post! 🙂

  48. Bourdu Le Masque d'Argent

    Chérie, je veux bien que tu fasses des poutous-poutous à tout le monde mais seulement les jour pairs. Je t’aime. Ton Mari.

  49. franouchka

    Ah et j’oubliais: j’ai accouché une fois en hôpital avec doula et une fois en maison de naissance: infirmières, médecin, sage femme: ils ont tous été très à l’écoute…avec mention spéciale pour la sage femme: autant de professionnalisme et de douceur dans une si jeune femme, ça nous a bluffé , mon homme et moi!
    Donc: n’ayez crainte mesdames…dans la majorité des cas, ça se passe bien mais on en parle moins!
    Voilou

  50. Calvin Hobbes

    Mon cher Bibi,
    je n’ai pas commenté depuis longtemps mais je lie toujours… ce texte, je ne l’aime pas personnellement moi-même… pas pour le féminisme, pas pour la profession des sages-femmes, pas par rapport à des théories sur l’amour maternel et autres. Je ne l’aime pas moi, mon ventre, mes entrailles, mes douleurs passées annonciatrices de vies à venir…. Il est certes vrai qu’un accouchement est violent pour le corps mon cher Bibi… mais tu oublies qu’il est aussi salvateur pour notre cortex… Ce jour-là, on est plus réellement dans notre enveloppe charnelle, ce jour-là, nous, les femmes approchons la 7e dimension.. Rambo n’a qu’à bien se tenir… Schwarzzi peut ramasser ses pectoraux…. ce jour-là, quelque soit l’accompagnant médical (la vraie salope en mal d’enfant profession sage-femme sadique, la vieille technicienne de la naissance sans réelle humanité ou la Douce Déesse de la natalité empathique (j’ai croisé les 3, véridique)), quelque soit le geste chirurgical ou pas chirurgical (épisio, déchirure, césarienne)…. quelque soit le lieu…. Ce jour-là, on donne la vie… Donner avec tout ce que cela implique de “Don”… Un corps chaud plein de fluides glissants, un corps potelé et un regard profond, un petit être… ce jour-là, on est des warriors qui approchent le mystique. Et malgré la douleur, les cris, le jour-là, on sait. On sait le Divin. On sait la Fierté. On sait l’extra-ordinaire… on est au-delà du Réel… On l’a fait. Moi… toute seule… Douleurs annonciatrices- Sourire – Approches – Tsunami répétitifs -Entrailles – Peur – Excitation -Fierté – Concentration – Cocon – Environnement propice ou anxiogène – Se replier sur Soi – Nous – Ventre en Tempête – Lui – Volonté(s) – Le Chemin creusé – Ravages – Etre loin et Etre là – Dedans – Envie – Don de soi – Cris – Energie – Vide – Effort ultime – Stop – Extra-Ordinaire – Libération – Calme – Son Corps – Chaleur – Rencontre – Douceur – Cicatrices (à vie) – Souvenir (à vie) – Dépassement de soi – Avoir été au-delà…
    Et voilà, là, le Divin, la fierté, l’extra-ordinaire… je ne le sens pas dans ce texte… or ils sont indissociables de tout le reste…
    Baptiste, tu n’es pas une femme, sinon tu aurais su… Mais tu fais les choses bien, au mieux, à la sauce Bibi et je t’en remercie.
    Poutou et caresses au pingouin…

    1. Isabelle

      Bibi a très bien retranscrit le vécu de certaines, avec humour et poésie décalée, les commentaires le prouvent, bravo… mais j’avoue que tes mots complètent bien et traduisent mieux ce que j’ai ressenti, 5 fois. Merci !

  51. Fileuse de rêve

    Merci !
    Franchement, lire un homme qui “se met à la place” d’une femme et qui reconnaît que c’est épuisant ça fait du bien ! Sinon à quoi bon l’empathie !
    Le jour de mon accouchement c’est un homme qui m’a le plus touché et qui ma rassurer et sa présence je m’en souviendrai toute ma vie !
    Marc c’était l’anesthésiste, il m’a laissé me positionner, les bras autour du cou de mon mari pour la péridurale, il m’a même dit que je faisais ça très bien en et à lancé à sa collègue sage femme “regarde, on a l’impression qu’ils ont fait ça toute leur vie, on a même pas besoin de toi !”
    Et puis voilà on laisse agir, ça soulage un peu malgré la péridurale j’ai des douleurs résiduelles et on ne peut rien faire … Et puis la sage femme viens me voir en me disant que mon bébé ne supporte pas bien les contractions, qu’elle n’est pas sûre (avec le recul, je pense qu’elle savait très bien) mais que je dois me préparer à une éventuelle césarienne. Et puis arrive le moment ou c’est vraiment critique, là c’est la débâcle, ça bouge énormément autour de moi, la gynécologue obstétricienne me fait “un examen complémentaire”, on fait sortir mon mari. La gynécologue passe sa main autour de la tête du bébé, je hurle (et oui les fameuses douleurs résiduelles) j’ai même du faire mal à la sage femme tellement je me suis agrippée à son bras à cause de la douleur. Verdict : votre périnée et trop musclé et votre bébé trop gros ! On doit vous faire une césa en urgence !
    Là je me retrouve nue exposée à tout le monde, j’ai l’impression d’être un gros bout de viande.
    Marc est là, avec sa voix toute douce il me rassure en me disant que je ne sentirai rien, que tout va bien se passer et vous savez quoi, il me caresse même la tête. Je trouve ça complètement dingue !
    Mais ça me fait un bien fou !
    On installe mon mari près de ma tête et il pleure, il sait que je ne voulais pas de césa et je lui dit que ce n’est pas grave … Ce qui compte c’est notre bébé. Ce jour là je trouve ces deux mecs formidables !

    Voilà on sort bébé de mon ventre, 4,3 kg, tout le monde s’esclaffe ” oh il est beau votre bébé madame !”
    Mon mari me l’amène pour que je lui fasse un bisou, Marc nous prend même en photo, il reste près de moi.

    Marc c’est le seul dans l’équipe dont je me suis souvenue du prénom. Je pense à lui avec plaisir. Même si je n’ai pas eu un accouchement de rêve, avec la tété d’accueil et mon peau à peau, il rend mon “accouchement” (entre guillemets parce que je n’ai pas le sentiment d’avoir mis au monde mon bébé mais c’est très personnel) moins pénible, je suis même nostalgique.

    Alors merci bibi !

  52. Vivi

    Salut super toubib plus beau que clooney!

    Il n’y a pas des Gargamelles partout, ni des docteurs hommes ingrats. Les conditions des SF et des Docteurs est préoccupante en France.

    Perso, j’ai eu un accouchement de rêve, avec des personnes géniales. Alors que les consultations mensuelles avec les SF étaient expéditives (va recevoir 15 baleines a longueur de journée). J’ai débarqué la clinique (publique pour celles qui diraient “accouchement de rêve car elle a payé chhhhherrrr”. Toutes les salles étaient prises, les SF n’ont pas mangé, ça court de partout, mais la SF doyenne que j’ai vu 1 fois en 9 mois, s’est rappelé e de moi. Roh la maman qui mange 3kg de clémentine par jour.

    J’ai été suivi par une apprenti,e une autre SF confirmée, le tout avec douceur, le gygy directeur du service est venu me voir pendant que je planais , “vous voulez que je vous passe du Rolling Stone?” En rigolant car on écoute la même chose. Il m’a demandé si ses étudiants pouvaient venir voir ma poche des eaux car elle était complètement translucide et on voyait bebe a travers, chose très rare a ce qu’il parait. Papa a dit ça marche, c’est 5€ l’entrée.

    Le docteursuperconnu m’a dit un jour “pas d’utérus, pas d’avis” mais je ferai tout mon possible pour vous aider. Résultat : 1m59, 42kg, format mini pouce, bassin étroit, pas de césarienne malgré un beau bebe, pas d’episio, 3h après l’accouchement jetais dans le jardin en train de prendre mon cafe.

    Je remercierai jamais assez l’équipe des Diaconnesses 😉

  53. Mélie

    Oh Baptiste,
    C’est bien le seul article qui ne me fait pas sourire. J’airais aimer plus d’anecdotes croustillantes. Demande nous la prochaine fois!
    Maman de 3 enfants. La premiere à la maternité avec peri et episio c’est tellement bien passé que pour les deux autres j’ai preferé rester chez moi. Un bonheur l’accouchement à domicile (bizarement pas d’episio ni de dechirure). Là je me suis sentie femme en pleine possetion de tout mon corp/être et non objet sur une chaîne de montage ou non plus “ton corp est la propriétè de l’hopital- tu as mal ? t’ais toi”.
    Mille merci à ma sage femme. Mille merci à mon mari. Vraiment.

  54. elihah

    Quand j’ai lu le texte à sa publication, j’ai pensé: bel essai, pas transformé, limite mansplaining, on va le poser en catégorie fiction bien documentée.
    En revanche m’énervent particulièrement les ‘poutou’ après les comms énervés, que je lis comme des ‘alors elle est agacée la p’tite dame’? condescendants, que ce soit ou non l’intention.
    Il faut faire très gaffe quand on est un mec et qu’on veut l’ouvrir sur le vécu des femmes, vraiment, vraiment, est-ce qu’on vous raconte vos pbmes de prostate, nous?
    Au delà même du vécu physique, physiologique, hors contexte sexuel et procréatif, de nos constructions de genre (et paff, pile dans l’actu!) et du système socio-culturel où nous baignons, découlent des perceptions différentes de la vie et du corps entre groupe f et groupe h (je parle de tendances lourdes, il peut toujours y avoir des exceptions).
    Alors c’est bien mignon d’avoir voulu raconter, notamment parce que quand els femmes racontent ces vécus là, elles sont renvoyées à leur ‘sensibilité’ ou à tout ce qui est connoté ‘féminin’ (être douillette, faire des caprices, demander trop, être hystérique…) et que donc, assez souvent, une parole d’homme est bien plus validée (regardez le nb de fois où des reportages sur les droits des femmes focalisent sur un homme pour porter les constats ou revendications- à ce sujet quels sont les seuls droits de l’homme a être remis cycliquement en cause? les droits des femmes, gagné!), donc c’est bien mignon mais…. et je reste sur ce ‘mais’.
    Et j’ajoute: on a privé les femmes de leurs capacités à vivre leurs corps pour et par elles-mêmes, en médicalisant à outrance la procréation (80% de accouchements sont eutociques pour autant que je le sache non?) et on les prend pour des petites choses fragiles.. alors qu’accoucher c’est être une warrior, brdl…
    Gérer la douleur, percevoir le rythmes/le temps, accepter (ou pas tiens!) les exams plus ou moins brutaux, éviter de bouger, de hurler, les soignant·e·s détestent, arriver à parler quand on vous pose des question (ça arrive) accepter d’être posée dans une position absolument contre naturelle ET garder la tête froide, pousser comme et quand il faut, éventuellement s’inquiéter pour ou soutenir verbalement le père mal en point (ouais ça arrive encore) qui finalement aurait pu planter sa demi-graine ailleurs, et que jamais plus on en voudra une autre, se dit-on sur le moment, accueillir le bébé le mieux possible, cet bout d’humain qui vous a passé à la moulinette pendant des plombes, … sans compter les suites, qq’une a parlé plus haut de cette torture qu’est la révision utérine…il y a aussi tout ce qui concerne l’allaitement etc
    Bon, j’ai fait exprès de parler rude, là, et je sais qu’on peut trouver des gens et des endroits où accoucher est considéré autrement, que les personnels dont surtout les sage-femmes sont le plus souvent surbooké·e·s et font ce qu’illes peuvent… mais se souvenir de ça: mères: vous êtes des guerrières…déjà, dans ce monde, vivre fille et femme, faut en avoir dans les ovaires….

    1. Grand33

      @elihah
      Pour infos chez nous dans le sud-ouest poutou poutou est l’équivalent de bisous bisous, et je vous assure, ici, les bisous le sont sans condescendance !!!
      Pour le reste pas de commentaires, je suis un homme donc je ne connais pas la douleur……..
      pas poutou alors ?

      1. Calvin Hobbes

        Une précision : accoucher sans péridurale tout du moins, ce n’est pas “éviter de hurler, les soignants détestent” c’est hurler avec ses tripes…. car le hurlement est libération, le hurlement est procréation, le hurlement est douleur, le hurlement est femme… et on emmerde celle de la chambre d’à côté (qui n’avait qu’à avoir un meilleur timing et dilater plus vite!).
        Des warriors, c’est bien le terme… ROBOCOP est un petit joueur…
        Pour Grand33, être un homme n’exclue pas la douleur, juste celle-là…
        http://www.youtube.com/watch?v=lkIO-aeQFdA
        (attention quand même, l’expérience n’a duré “que” 2 heures…

        1. Grand33

          @calvin
          2ème degré, je voulais juste reprendre elihah pour lui faire comprendre que nous les hommes ne connaissont pas ce type de douleur mais malheureusement on peut souffrir aussi dans d’autres circonstances voilà !!!
          J’aurai dû être plus simple, désolé que vous n’ayez pas compris.

  55. marie

    allo la base, allo la base ça bug sur les commentaires de la magie de Noël et ça c’est pas chrétien on ne peut pas les lire , frustraçionne.

  56. elihah

    Merci pour la traduc de ‘poutou’, mais je savais déjà 🙂 et ça reste condescendant: vouloir faire des bises à qq’une qui vient de dire qu’elle trouve ça limite, c’est se donner un droit sur le corps de l’autre.
    Ok on est dans le virtuel là, mais l’intention est là.
    Et je n’ai pas dit qu’un homme ne connaît pas la douleur. en général mais bien de la situation particulière aux femmes que constitue l’accouchement.

  57. martine

    Il y a tellement longtemps que j ai accouché que je ne savais pas trop quoi dire pourtant pas de péridurale ,épisiotomie la première fois déchirure la deuxième .mais comme disait ma grand mère ( et la je te copie) c est le mal joli quand c est fini on en rit que c est beau d être mère

  58. sylvie

    c’est drôle, lorsque j’ai commencé à lire les histoires de Bibi je pensais qu’il était une femme, tellement il y avait de la sensibilité dans ses textes !

  59. Nots

    Y a t-il des statistiques honnêtes qui répertorient le pourcentage de femmes pour qui la maternité ( grossesse+accouchement+suite) est considérée comme une étape formidable, magique et béate dans leur vie et le pourcentage des autres ( pour qui c’est juste une vraie galère de A à Z ?) ?
    J’aimerai bien savoir.

  60. Sylvie

    Alors voilà Baptiste…j’ai découvert ton blog par le biais de cet article. Je ne vais pas me lancer dans une dissert’ analysant la problématique d’un gars qui tente de se prendre pour une femme….A vrai dire je m’en fous! Juste pour dire que même si j’ai eu deux accouchements plutôt pas trop mal et super bien encadrés….( en gros j’ai eu la chance de ne pas avoir encore rencontré Gargamelle)cet article m’a fait sourire, j’ai passé un bon moment, je l’ai même relu deux fois! Vraiment j’adore ton écriture ! Je crois que je vais me laisser tenter par le livre. Vraiment continues!!!

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