La femme qui savait jongler avec la joie.

Salut chers lecteurs,
Vous n’êtes pas sans savoir que je prépare ma thèse. Dans cette optique je vous sollicite un peu : cela vous dirait d’aider un petit interne que vous aimez bien à devenir Docteur ?
Envoyez-moi un mail, où vous me dites si ce site a modifié votre vision des soignants en général….
https://www.alorsvoila.com/contact

Jusqu’au bout ce blog aura été une aventure singulière… Mes textes, vos textes, ma thèse, vos mails, vos commentaires, le livre en cours d’écriture… Vous allez même participer à mon doctorat. Pour ceux qui détestent les docteurs, je vous lance un défi quasiment masochiste : aidez-moi à en devenir un !
Merci de tout cœur,

Prenez soin de vous,
P&H
B.

P.S. : il est de coutume quand quelque chose “a le vent” qu’il finisse par décevoir les gens. Je sais que ce moment viendra où des lecteurs n’aimeront plus ce que je fais. C’est ce qui arrive sur beaucoup de blogs. Si vous avez des idées pour que cela n’arrive pas… Je me pose beaucoup de questions vous voyez…

La femme qui savait jongler avec la joie.

Pour J., évidemment !!!

Alors voilà J.
J. est ophtalmologue de l’autre côté de l’Atlantique, dans le Connecticut. Je la connais bien.
J. c’est comme de la famille -avec les engueulades en moins.
J. est le sosie de Tilda Swinton, sauf qu’elle sourit. Tout le temps : J. est un sourire qui marche sur deux jambes.
Un jour elle soigne un patient. Elle a mis des gants, mais un vilain virus se faufile jusque dans ses méninges.
Coma.
Elle meurt.
Poney multicolore.
Un tunnel, de la lumière blanche, des émotions qu’elle ne peut exprimer sans sourire mystérieusement.
Ce n’était qu’un aller-retour : elle revient à la vie.
Aveugle.
Aveugle ?
Oui : J. revient à la vie mais a perdu la vue.
Le virus a fait des dégâts.
Irréversibles ?
C’est mal connaître J.
Elle a sa canne blanche, des lunettes de vue aussi compliquées qu’un athanor d’alchimiste et de la volonté.
Beaucoup de volonté.
J. continue de sourire : elle est un sourire qui marche sur deux jambes ET une canne blanche.
Comment une ophtalmologue qui ne voit plus pourrait-elle continuer à travailler ? Tout simplement en soignant des aveugles ! Of course !
Elle rééduque sa vue et celle des autres. Cela a mis presque huit ans mais la taille des lunettes a diminué.
Un jour, elle voit de la lumière dans le coin en bas à droite.
Puis dans le coin en haut à gauche.
Un coin, c’est déjà une victoire. Un coin c’est un triomphe.
Bientôt, elle y verra au coin en haut à droite.

J’aime J., je veux dire : j’aime VRAIMENT J.
J’aime sa canne blanche, ses lunettes d’alchimiste fou et son combat pour rallumer les yeux éteints de ceux qui croisent sa route.

PS : free hugs à tous !

2 réflexions au sujet de « La femme qui savait jongler avec la joie. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *