Une réflexion issue de mon quotidien au cabinet médical.

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Photo ci-dessus : « virilité grou grou ». 

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Photo ci-desous : ce que ça devrait être dans un monde idéal.


Alors voilà, Marie, médecin généraliste. Marie se rappelle une consultation. C’était il y a longtemps, quand « j’étais encore en stage chez un médecin ». Une jeune patiente venait d’avoir son premier rapport sexuel (rien d’anormal, m’écrit-elle, compte tenu de l’âge, des conditions, et du jeune homme choisi) lorsque, trois jours après, le père de la jeune fille l’avait amenée à son médecin généraliste (un « homme à la soixantaine bedonnante » m’écrit-elle) pour qu’il lui « prescrive un bilan MST et la raisonne »…

Le plus difficile dans tout ça, dit Marie, c’est que mon maître de stage a accédé à cette demande, et que je voyais bien la détresse dans les yeux de cette jeune fille. Pourtant, pas un instant je n’ai pas pu avoir la parole pour mener cette consultation ! Autant dire que depuis, je gère tout à fait différemment et surtout je prends les devants avec mes jeunes patients adolescents !

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Alors pour rebondir sur ce témoignage intéressant de Marie, y a ce « truc » que je constate (presque) tous les jours au cabinet médical, dans la façon dont les parents (les pères +++) parlent de leurs filles, et encore plus quand on aborde l’épineux problème de la puberté. Ce « truc » je le retrouve le soir sur FB, avec des panneaux comme celui posté en tête d’article… 

Alors : 

1- On voit rarement (jamais ?) les mêmes visuels sur les garçons;

2- Si on arrêtait de partager ces panneaux qui se veulent humoristiques, mais qui ne cessent d’entretenir l’idée que la fille (sa virginité, pour être exact) appartient au père : IL en serait le dépositaire, et IL déciderait du moment où IL saura s’en défaire puis l’offrir à l’homme/gendre de son choix ?

Sociologiquement, on aura tendance à valoriser la sexualité débutante de l’adolescent mâle et à la mettre en avant (genre : « c’est un petit tombeur ! » etc…), voir même à en retirer un sentiment de fierté (le nombre de fois que, en consultation, quand des parents parlent de leurs ados, j’entends « c’est un charmeur » avec un clin d’œil connivent dans ma direction ! Le tout accompagné généralement d’une grande tape dans l’épaule !). 

Pourtant, quand une fille du même âge (on va dire 14-16 ans) souhaite explorer SA sensualité, la société aura tendance à :

– la culpabiliser (« te comporte pas comme une pute ! » que j’ai déjà entendu au cabinet médical…);

– lui rappeler (insidieusement) que cette sexualité ne lui appartient pas mais appartient à son père (parfois, aussi, son frère).
Sur le panneau en tête d’article, à aucun moment le consentement de la fille n’est évoqué, on dirait plutôt qu’elle est la « propriété » de son père.

Ça me gêne, pas vous ?

92 réflexions au sujet de « Une réflexion issue de mon quotidien au cabinet médical. »

  1. nicolas

    Dans nos cultures, on reste imprégné qu’il faut protéger les filles, petites choses fragiles, voire mineures à vie.
    Et tu as tout à fait raison, un homme qui accumule les conquêtes, c’est un dom juan, un séducteur, une fille c’est vite une salope ou une pute.
    Aussi parce que la société a intégré que c’est l’homme qui est volage, la femme étant censé être fidèle…
    C’est la même chose pour les grossièretés, ça « choque » d’entendre une jeune fille jurer, beaucoup moins un garçon.
    Qui n’a jamais aussi entendu une maman dire « c’est pas joli dans la bouche d’une petite fille »?

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  2. Elemm

    Mais si les hommes sont des tombeurs à plein de conquêtes, hétéros cela va de soi, et que les filles ne couchent jamais avec personne, alors avec qui couchent les tombeurs???
    J’ai toujours mal vécu qu’on me dévalorise parce que j’avais une sexualité libérée et que je choisissais de m’envoyer en l’air quand je voulais, avec qui je voulais. On se fait juste du bien mutuellement, c’est quoi le problème??
    Mais oui, en 2016 on est loin de l’équilibre…..

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    1. Fred

      Je te rejoins, Elemm, la sexualité, c’est comme gouter des aliments dans une foire gastronomique, pas de quoi en faire un plat, et encore moins culpabiliser

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      1. Corinne

        Je vous rejoins, Fred et Elemm : pour moi avoir une sexualité libérée est tout à fait normal !! On fait ce qu’on veut avec notre propre corps, il n’appartient qu’à nous !! On peut nager quand on veut, faire du vélo, du foot etc quand on veut, se couper les cheveux manger, apprécier la vie quoi, eh bien il en va de même pour avoir des rapports sexuels où, quand et avec qui on veut !! J’ai deux filles, une de 27 ans et une de 21 ans, elles ont commencé leur vie sexuelle assez jeunes, je n’ai jamais mis de barrières, j’ai juste mis en garde cotre les problèmes pouvant en découler, si non protégés, après, elles ont géré comme bon leur semblait .

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  3. Tsuvane

    Pas plus tard que vendredi dernier, sujet de conversation avec deux collègues papas d’ado. Eh ben je peux vous dire que c’est pas gagné, loin de là.
    Perso je commence déjà à prévenir doucement le père de notre ado de quinze ans … quand elle se sentira prête, on sera là juste pour la guider dans le choix de sa contraception.

    J’en profite pour laisser ce lien que je trouve génial, le top conseil pour la première fois des filles :
    https://www.google.fr/amp/www.topito.com/top-conseils-fille-avant-premiere-fois/amp?client=ms-android-samsung

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  4. Cia

    Que de chemin à parcourir encore pour que les femmes soient considérées comme des individus libres ! Cela commence avec leur sexualité à l’adolescence, soumise à autorisation et cela se poursuit toute leur vie. Même (et je dirais presque surtout) dans les milieux dits « libertins », les mêmes clichés sont véhiculés. Un homme qui assume librement sa sexualité est un Don Juan, une femme une pute. Il faut aller chercher du côté de ceux qui s’appellent eux mêmes parfois les poly-amoureux pour espérer échapper aux jugements. Chaque jour, la femme est jugée sur sa tenue (trop féminine ou garçon manqué…), son apparence (trop ou pas assez maquillée)… La société voudrait lui dicter la longueur de sa jupe et le degré d’épilation auquel elle doit se soumettre, avec qui et quand elle peut avoir des relations sexuelles, si elle peut envisager une IVG… Et le pire, dans tout cela, c’est que nombre de femmes ont tellement intériorisé ce carcan qu’elles participent à le maintenir ! Il suffit de voir les réactions féminines outrées quand une femme assume de ne pas s’épiler ! Assez, assez, assez !

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    1. Fred

      CIA, d’accord avec ton point de vue, et c’est bien que tu l’exprimes ici. Les femmes doivent avoir toute liberté quant à leur sexualité. Pourquoi décider que seuls les hommes ont un désir sexuel ? Le seul problème depuis 1981 environ est le Sida, les hépatites, la syphilis, les trichomonases, l’herpès, et encore une huitaine de maladies transmissibles sexuellement. Alors, mon conseil les filles: faites pas de pipes sans préservatif, pas de pénétration sans préservatif, pas de sexe sans préservatif. Alors rien sans une barrière en latex. J’ai mal pour vous les filles.

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      1. cia

        Oui Fred, se protéger bien sûr et utiliser un moyen de contraception adapté (et être conscient que rien n’est fiable à 100%) ! S’assurer du consentement du partenaire… et assumer quoi qu’il arrive. Tout cela vaut pour les hommes et les femmes. Les règles de base…

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    2. Caroline

      Je crains que cela ne commence biiiieeeen avant la puberté : la période étant propice, avez-vous jeté un oeil dans les catalogues des cadeaux de Noël destinés aux garçons ou aux filles ? Je vous préviens, c’est atterrant ! Non seulement, je constate la disparition totale des couleurs autres que le bleu et le rose (où sont passés les rouges, verts, jaunes, oranges de mon enfance ?), mais là où l’on propose aux petits garçons des panoplies de médecin, pompier, garagiste, bricoleur, etc etc, les filles se voient offrir des dînettes, des petits chariots de produits de ménage, des costumes d’infirmière, des fers à repasser miniature… Pour bien tout faire comme Maman !! Je ne comprends pas que la Ministère de l’Egalité n’ait pas encore mis le holà à ces absurdités.

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      1. Christele

        Oui, les cuisines sont roses! MAIS : un garçon peut très bien avoir envie d’une cuisine (même rose) : mon dernier fils a eu pour ses 2 ans une cuisine rose, pour ses 3 ans, la planche à repasser, pour ses 4 ans l’aspirateur (bleu :-)) et une nouvelle cuisine plus grande à ses 5 ans ; en même temps qu’un punching ball et des gants de boxe et un camion de pompier (tout ça choisi par ses soins – sauf la cuisine à 2 ans j’avoue – sur le catalogue du Père Noël)
        Il adore tous ses jouets! C’est aussi aux parents de passer ses frontières imposées par le marketing et le sexisme ambiant.
        L’ainé découvre les joies de l’adolescence avec la conscience que la contraception et la protection sont une affaire mutuelle, pas seulement le « problème » des filles. J’espère qu’il a bien intégré le principe!!!!

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        1. Claire

          Je ne suis pas d’accord. Certes les parents peuvent essayer de contrebalancer comme ils peuvent, mais ca ne suffit pas !!! quand toutes la société dit aux enfants qu’est-ce qui les défini comme garçon ou comme fille (d’autant que les parents n’ont pas l’exclusivité des cadeaux de leurs enfants), c’est vraiment difficile de lutter. En tout cas je suis ravie de lire ce type de billet sur ce blog, les images qui ressemblent à la première a vraiment le don de me faire hérisser le poil …

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          1. Cia

            oui, je partage l’avis de Claire, certains enfants, épaulés par des parents à l’esprit ouvert, vivront leur désir de jouer à des jeux qui ne leur sont « pas réservés » (la poupée pour le garçon) sans problème. d’autres enfants éprouveront très fortement le désir de se conformer aux attentes des copains et de la société plus généralement (les enseignants participent inconsciemment à ce problème). Alors que nous proposions des jouets de tous types (cuisine, dînette, poupée, voiture…) à notre fils, quelle surprise de voir qu’à 2 ans il avait déjà intégré les « codes couleurs » : rose pour les filles, bleu pour les garçons ! Nous ne maîtrisons malheureusement pas l’environnement. Après des années de « matraquage », à 7 ans, il a compris ce que nous pensons de cela mais reste un fervent admirateur du foot (!!!!), des billes, des petites voitures et des grandes voitures… des tas de centres d’intérêt que nous n’avons pas (foot, voitures, etc). Il regarde le catalogue de jouets et commence par dire « ca c’est pour les f… heu non, cela ne m’intéresse pas » et tourne les pages sans autre commentaire, se doutant qu’il a frôlé le sermon de 10 minutes sur le fait que rien n’est réservé aux filles ou aux garçons… Du moins a t-t-il accepté d’utiliser le vélo violet de sa cousine… Une de ses petites camarades s’est un jour éxclamée en passant devant un stade « mais les filles peuvent jouer au foot ? » en voyant une équipe féminine. Je peux vous dire que les parents étaient sidérés et lui ont répondu, que bien sur, les filles pouvaient jouer au foot. Pourquoi cette enfant de 7 ans a t-elle réagit ainsi ? Elle ne voit que des garçons jouer au foot dans la cour de l’école, elle ne voit que des équipes masculines, des joueurs passer à la télé… Oui, il est extrêmement compliqué d’apprendre à nos enfants à prendre du recul et à envisager que les filles n’aiment pas toutes le rose, qu’elles peuvent devenir scientifiques, que les garçons peuvent jouer à la poupée et rêver de devenir « sage femme »… parce que TOUT dans notre société, au travers des pubs, des films, de la littérature jeunesse (se référer à l’horrible livre « Chloé joue à faire le ménage » (sic) des éditions Fleurus dans la collection « ptits filles »), etc… nous dit le contraire !

        2. Caroline

          Je ne voulais pas accuser les parents qui achètent les jouets, et qui ont l’intelligence d’essayer d’équilibrer les choses, comme vous le faites. Je m’en prenais aux fabricants de ces jouets et aux dirigeants des magasins qui les vendent, parce que les rayonnages et les pages des catalogues sont clairement étiquetés garçon/fille, le rose est DESTINE aux filles et le bleu est DESTINE aux garçons (ainsi que les rôles sociaux qui y sont associés, bien entendu). Je suis rassurée de voir qu’il y a encore des parents qui n’obéissent pas aux injonctions genrées qui leur sont faites à longueur de temps. Et, rassurez-vous à votre tour, le jour où votre fils voudra faire de la danse ou devenir maïeuticien, je lutterai aussi à vos côtés pour qu’il puisse être et faire ce qu’il désire sans qu’on ne vienne lui dire « Les garçons ne font pas ça ! » 😉

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          1. Cia

            Caroline, je suis moi aussi dépitée des pratiques des fabricants de jouets, des magasins et des concepteurs de catalogues de jouets. Ils répondent aux attentes des consommateurs que nous sommes ! Et les voix « dissidentes » sont si peu nombreuses… Quand une initiative arrive, quel tollé parfois ! Il faut voir les réactions outrées de certains face à la belle publicité des magasins U l’année dernière je crois (http://www.koreus.com/video/catalogue-noel-sans-prejuges-magasins-u.html)…
            Oui, vraiment, il y a du travail ! Merci de participer à faire changer les choses 🙂

          2. Caroline

            Cia, merci infiniment pour cette vidéo que je ne connaissais pas. Figurez-vous qu’elle m’a presque mis les larmes aux yeux… 🙂

          3. lectrice boulimique

            Minute « histoire de la couleur » : le code couleur rose/bleu a évolué avec les âges et s’est même carrément inversé.
            A l’origine (chrétienne) le bleu est une couleur dédiée à la Vierge Marie. On habillait donc de bleu « les enfants de Marie » çad les gamins et surtout les gamines !!! les layettes roses allaient aux garçons…
            C’est tjrs le cas en Italie où le culte marial est encore ancré dans les mentalités. Il n’y est pas considéré comme offensant d’offrir un pull rose pour la naissance d’un petit garçon et même pour habiller un garçonnet… quoique quand le gamin est en âge d’exprimer ses préférences il peut être influencé par les catalogues de jouets 😉 )

          4. De passage

            Mais il n’y a pas qu’avec les jouets pour enfants je vous rassure. C’est mon homme qui coud dans mon couple (de l’ourlet aux costumes voir même aux robes pour moi). Vous auriez vu la crise qu’il a piqué au magasin quand il s’est aperçu que TOUTES les machines à coudre de qualité étaient ROSE. « Mais ils me font ch*** je veux pas une machine à coudre rose moi!! » . Au final il a du se résoudre à revenir avec sa machine à coudre rose par manque de choix…

  5. Fred

    Je crois, cher confrère que je suis depuis des années de ton blog, que tu viens de faire la découverte de la différence de culture. Je sais, à te lire depuis de nombreuses années, que tu es un antiraciste primaire (désolé pour le mot primaire, mais il convient bien). Et qu’est -ce que tu découvre dans ta pratique, c’est qu’une simple membrane peut-être la raison, la cause d’un meurtre, de l’assassinat d’une pauvre fillette simplement parce que sa famille pense que « elle a couché et déshonoré la famille »
    Cher confrère, je suis maintenant retraité et toi tout nouveau dans le métier. Tu vas devoir te heurter à l’inimaginable , la barrière de la culture qui va te heurter ta civilisation à une autre, totalement étrangère.
    Bon courage à toi,

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    1. lectrice boulimique

      Fred, tu écris « la différence de culture » en pensant au racisme. Mais c’est de sexisme qu’il s’agit, et le sexisme sévit aussi dans « notre » culture !
      On crie (avec raison) sur les « traditions », moyen-orientales entre autres, qui autorisent voire exigent la burka, la répudiation, l’excision, le crime d’honneur etc.
      Mais faudrait (continuer à) faire le ménage devant nos portes.

      Suzanne Timmermans naît en 1894 en Belgique. Par chance elle est d’une famille aisée qui lui fait suivre des leçons avec un précepteur jusqu’à l’âge de 17 ans. Suzanne est bilingue français-allemand et parle le néerlandais. Elle est forte en maths, sciences et géographie, ses matières préférées. A son époque atteindre un tel niveau d’instruction était très rare pour une fille, celles qui terminaient l’école primaire n’étaient déjà pas légion !
      Ses connaissances, son habileté manuelle, son caractère bien trempé auraient fait de Suzanne une excellente infirmière ou même médecin. Suzanne aurait pu apprendre à conduire une ambulance, si on l’y avait autorisée, mais une femme au volant, vous n’y pensez pas… trop dangereux… et dévergondé… Faire du vélo ? Encore pire ! vous exposeriez vos jambes à tous, Suzanne ! (par contre quand les femmes battent le linge de la famille au lavoir, aucun problème pour l’homme qui passerait et verrait des bras nus.)
      Catholique, Suzanne pourrait aussi devenir bonne soeur, mais devenir prêtre, ça, pas question.
      A 24 ans Mademoiselle Suzanne Timmermans se marie. De par la loi belge, la jeune épouse devient illico Madame Jean Grégoire. Elle le restera même veuve. Seuls endroits où ses nom et prénom originels sont conservés: le registre de baptême, la carte d’identité…. et la carte d’électrice… mais celle-là viendra bien plus tard… Car si Suzanne subit deux guerres mondiales, en 14-18 et en 39-45, elle n’a le droit d’influencer la politique de son pays (en votant ou en se présentant à des élections) qu’en 1949, soit à près de 60 ans.
      Suzanne a eu 4 enfants. Sans contraception, sans avortement possible, je ne sais pas comment elle a vécu sa sexualité… elle n’en a jamais soufflé mot… sauf peut-être à son médecin… et à son confesseur ?
      Suzanne cuisine, coud et brode à merveille. Elle dessine aussi très bien et avec grand plaisir. Son sens artistique et son caractère indépendant lui permettrait sûrement de tenir une boutique ou de donner cours mais elle ne pourra jamais travailler sans l’autorisation de son mari et elle ne disposera d’un compte en banque personnel avec pouvoir de signature qu’en 1970.
      Suzanne est décédée en 1991, c’était ma grand-mère.

      Je peux étudier, faire du sport, conduire, travailler (à condition de ne pas être discriminée avant l’embauche parce que « les bonnes femmes, tu les engages, et hop 3 mois après elles te mettent sous le nez un certificat de grossesse ! »), voter, faire de la politique, disposer de mon corps et de mes biens. Suis-je bien égale à l’homme? Pas plus tard qu’il y a 3 semaines je me suis attiré des réflexions déplaisantes à la piscine municipale. La raison? mes jambes et mes aisselles n’étaient pas épilées.

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      1. Cath

        Ma mamie a quitté l’école très tôt pour travailler aux champs, « casser la glace pour entrer dans l’eau pieds nus pour cueillir le cresson pour le bourgeois » -allez savoir pourquoi cette phrase qu’elle m’a dite de son enfance m’est restée.
        Elle a suivi mon grand-père – c’était son devoir d’épouse-dans ses pérégrinations géographiques pour le travail, a visité du pays, des pays… De tout ce qu’elle a vécu, elle a appris et relevé les défis. Bien sûr, il y avait ce qui se faisait pour une femme, et ce qui ne se faisait pas,  » c’était important ». Je me suis toujours demandé si c’était dans les normes de savoir tirer au fusil : mon grand-père le lui avait appris car il considérait que c’était nécessaire quand on est une femme et qu’on reste isolée dans le désert avec un enfant en bas âge…
        Moi, je ne sais pas tirer au fusil, et il m’arrive de le regretter 😉

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    2. Valicka

      Je suis rassurée de savoir que notre merveilleuse civilisation échappe au sexisme.
      Vraiment.

      Mais du coup, une question me taraude, un doute m’étreint (ou l’inverse). Comment expliquer les « touche pas à ma soeur » émis bien régulièrement par mon grand frère, né à Strasbourg avec derrière lui 7 ou 8 générations d’Alsaciens ? Comment expliquer que cette jolie photo « rules for dating my daughter » soit écrite, publiée et véhiculée par un média tout ce qu’il y a de plus WASP ? Et le « qui donne cette femme à cette homme ? » des mariages protestants ? Et l’entrée dans l’église au bras de son père, qui soulève le voile, la baise chastement sur son front et la pousse vers le futur époux ?

      C’est moi qui suis paranoïaque.
      Ou alors…

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      1. Caroline

        … comment expliquer que quand je réponds au téléphone dans MON entreprise, où je suis La Patronne, je m’entends dire « Bonjour, je voudrais parler AU responsable » ou encore les clients, scrutant les environs, me demandant d’un air intrigué « Vous travaillez toute seule ? » …
        Le plus rigolo, c’est quand mon compagnon (qui n’a rien à voir avec le métier) vient me donner un coup de main, qu’un client entre et s’adresse tout naturellement à lui pour commencer, et continue de le faire MEME APRES que celui-ci lui ait dit que c’était moi qui étais la personne responsable…
        C’est assez amusant, quand on a assez de recul et de confiance en soi. Sinon, je conçois que cela puisse vous miner, jour après jour après jour après jour…

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        1. aud

          marrant aussi qd l’agent immobilier fait visiter une maison a acheter et fais un gros effort a convaincre la femme, surtout de la beeeelle conception de la cuisine et puis vire de bord quand il s’agit de negocier le prix, forcement avec le mari… j’ai ete ds cette situation. L’agent a directement appele mon mari pour la negociation, sauf que c’est moi qui gagne l’argent et lui qui cuisine, couple moderne sans prejuge chacun fait ce qui lui plait… l’agent n’en a pas demordu a plrs reprises il a appele mon mari qui a dit de « parler a ma femme »… on a laisse tombe… il a demande pourquoi… je lui ai dit qu’il a negocie avec celui qui ne decide pas par pur prejuge. Je suis allee chez un autre agent immobilier pour conclure l’achat.

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  6. LAJUGIE Brigitte

    Je n’ai pas élevé mes filles comme danss « l’ancien temps », ces vieux bonshommes bedonnants me semblent confondre protection de leurs fille et inceste ! Ce sont eux les vicieux !

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  7. BRUNEL MARC

    les choses évoluent doucement…le monde ne c est pas fait en un jour… s offusquer de ces ( idees d un autre temps )c est bien .. éduquer… expliquer…avec un peu .. de compréhension la patience est la mère des vertus …nous y parviendrons….. génération après generation….

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  8. bluerhap

    Eh oui, tu as deux fois raison : dans ton constat d’une part, et en imaginant que c’est loin d’être gagné d’autre part !
    Dans mon entourage, y compris chez les jeunes médecin de ma faculté, ça ne choque personne qu’une jeune fille, lorsqu’elle se marie, abandonne son nom de baptême pour prendre celui de son « seigneur et maître ». Mais il y a du progrès : lorsque j’étais jeune remplaçant, en campagne, elles prenaient même le prénom : « ici Mme Raymond Machin … » 😉
    Donc, continue à te battre, Baptiste, nous sommes plusieurs à partager tes valeurs

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    1. anael

      je pense être suffisamment féministe pour plein de choses, mais oui, j’ai pris le nom de mon mari lorsque je me suis mariée, il ne m’a pas forcé à le faire, c’était un souhait de ma part et je ne le regrette absolument pas.
      l’égalité passe aussi par la tolérance, notamment des idées qu’on ne partage/comprend pas …

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      1. lectrice boulimique

        Tolérance OK sauf quand la loi t’oblige à sacrifier ton nom de naissance, sans te laisser le choix de le garder ou d’adopter celui de ton mari. En plus pas très pratique pour retrouver dans un annuaire téléphonique une copine perdue de vue, qui s’est mariée depuis… si tu ne connais pas le nom du mari de la copine, bonne chance…
        Cette loi est désormais abrogée en Belgique où une femme même mariée peut continuer à utiliser son nom de jeune fille dans ses activités professionnelles par exemple.
        Et tout récemment une loi belge permet d’attribuer à son enfant nouveau-né un patronyme composé du nom de famille paternel et du nom de famille maternel. Cela se fait comme cela en Espagne. Et le « patronyme » gardera une dimension symbolique paternelle car dans le cas d’un nom de famille composé à l’espagnole, la mère donne le premier de ses deux noms (donc celui du grand-père maternel) à son enfant nouveau-né. (Sans cela on imagine au bout de quelques générations les noms à rallonge et/ou les insomnies des généalogistes)
        Exemple. M. Dupont et Mme Lajoie ont un fils qui aura comme patronyme Dupont-Lajoie. Le jeune Dupont-Lajoie grandit puis épouse la jeune Durant-Dessiècles: le petit-fils portera le double patronyme Dupont-Durant.

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  9. Pat

    Hé oui il y a encore du boulot . Il faut continuer à faire avancer le  » schmililibilick » comme disait Papy Mougeot dans un célèbre sketch .
    Bizzz

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  10. Emmanuelle

    Comme dit plus haut, la différence hommes-femmes face à la sexualité (et à l’image) est très marquée… une jeune fille doit se refuser pour être valorisée, alors qu’un jeune homme aventureux sera mis en valeur (combien de fois ai-je entendu « elle porte une jupe courte, c’est un appel au viol ! » de la part de personnes par ailleurs bien sous tout rapport). Un Homme qui a beaucoup de partenaires est un « tombeur »… mais les femmes qui font de même sont des « salopes »…
    Si l’on se place d’un point de vue purement pragmatique, on peut comprendre que si une toute jeune fille se retrouve enceinte, elle ne peut pas se défiler… alors que le papa, lui, le peut… d’où, sans doute, cette appréhension (et les papas savent bien comment fonctionnent les jeunes hommes ?)

    Il y a deux choses mêlées, je pense : d’une part l’acceptation du désir et du plaisir féminin, le fait d’accepter que la « virginité » n’est pas indispensable à l’établissement d’une relation amoureuse durable… et d’autre part les choses bêtement liées à la nature : quoi qu’on fasse, c’est la femme qui porte la vie, au final, et « maîtrise » qui est le père de ses enfants.
    La virginité de la femme était, pour l’homme, la seule garantie d’être le père biologique de ses enfants…
    Cette « sacralité » se retrouve ancrée même dans des familles qui se veulent modernes et athées, sans doute de façon inconsciente… « c’est un garçon, il peut sortir comme il veut » vs « c’est une fille, il faut faire attention » (et ce n’est pas une hypothétique fragilité qui est sous-entendue).

    C’est à nous de faire évoluer les mentalités en éduquant nos filles et nos fils dans le même respect de l’autre indépendamment des sexes…

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    1. Caroline

      … et le respect de soi, aussi. Se respecter d’abord, c’est s’assurer de ne pas coucher avec une personne juste parce que celle-ci en a envie et nous pas tant que ça, et ne pas oser refuser de peur de sa réaction. C’est affirmer que « non c’est non, et si tu ne respectes pas mon refus, eh bien va donc te faire voir » (pour le dire poliment) Je crois nécessaire de faire comprendre aux jeunes filles que si un garçon veut aller plus loin qu’elles n’en ont envie, elles ont le droit de refuser, et que s’il le prend mal, il ne vaut pas la peine d’aller plus loin avec lui, parce qu’il ne les respecte pas en tant que personne. Mais aussi que par contre, si les deux sont d’accord, tout est permis à condition de se protéger et de ne faire de mal à personne. Ce qui se passe entre deux personnes CONSENTANTES ne regarde absolument personne, ni papa, ni maman, ni la société.

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  11. Lili

    J’ai été maman à 16 ans. Et alors ? Maintenant je suis une heureuse mamie. J’ai un boulot, ma famille, je suis indépendante et j’ai découvert plein de réponses en sautant les obstacles. S’il n’y avait qu’un seul chemin, ça se saurait !!!

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  12. faribole

    Aux usa, il y a des chrétiens ultra (ultra tarés, surtout) qui font une sorte de cérémonie avec leurs filles, qui leur jurent … fidélité (?!?) jusqu’au mariage, qui promettent de rester vierges pour leur futur mari (encore inconnu), qui portent même un anneau de virginité, si je me souviens bien… C’est carrément hallucinant ! Abject ! En même temps, Trump dit en public qu’il aurait pu se faire sa fille… On vit une époque moderne.

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  13. Myriam FdF

    J »ai élevé mes filles en leur disant que leur corps leur appartient, qu’elles seules sont en droit d’en disposer comme bon leur semble. Je les ai mises très tôt en garde contre les MST, leur promettant de toujours répondre à leurs questions, d’aller chez la gynéco le temps venu pour la pilule et d’acheter moi-même des préservatifs si elles n’osaient pas le faire elles même.
    J’ai tenu mes promesses, avec au fond de moi un gros chagrin, il était bien loin le temps où je calinais mes bébés, mais aussi une grande fierté de la confiance dont elles faisaient preuve à mon égard.
    C’était il y a longtemps, presque 15 ans. Je sais que les amis ou la famille n’ont pas toujours compris mon comportement, j’ai sans doute été jugée comme totalement irresponsable par certains. Mais j’étais persuadée (et j’en suis toujours convaincue aujourd’hui) que l’étiquette de « tombeur » au masculin qui se transforme en « trainée » au féminin finirait par devenir « épanoui(e) », « bien dans sa peau », « équilibré(e) »…. « libre », tout simplement.

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  14. Artémis

    Carrément!
    Malheureusement aujourd’hui, certaines moeurs ont peu évolué par rapport aux siècles passés. Si certaines peuvent assumer et diriger leur sexualité en écoutant bien sûr les conseils de leurs parents (MST, préservatif…) il reste du moins une grande majorité de filles instrumentalisées par leurs parents et par conséquent par une partie de la société. On oublie trop souvent que certes, le père a donné une gamète pour former une cellule-oeuf, mais qu’il n’est pas le souverain ou le chef du corps et de la vie privée, affective et sexuelle de sa fille, qui est bien loin d’être un amas de cellules, mais plutôt une future adulte…
    Cela n’est pas le seul aspect choquant du sexisme actuel, rien que le fait de voir un mec comme séduisant (+++) et une meuf comme une pute (—) quand ils collectionnent relations et partenaires, me dérange vraiment. Et cela est constatable au quotidien, puis ajouté aux autres stéréotypes et clichés féminins, créée un « filtre » qui pousse ainsi le monde à voir la femme non pas par ses compétences ou son intellect, pour ne citer que deux choses, mais à l’instrumentaliser tout en la réduisant à des caractéristiques absurdes, dénigrantes et insultantes.
    Et ça, qu’on me croit ou non, mais c’est tous les jours. Et quand, au bout de la 20e vanne sur une dernière fellation qu’on m’attribue, bruits et gestes adaptés, je ne peux m’empêcher de penser que (peut-être) il eut été mieux que je sois née avec un zizi. Drôle de pensée, tiens. Remettre en cause son identité pour cela..à 17 ans. Bel avenir, que de devoir se battre pour démontrer son 16 de moyenne en maths, alors que dans la vie, on n’est que des bêtes, appelées comme des chiennes dans la rue, sifflées et huées, touchées parfois par des mains inconvenantes et regardées de haut en bas vingt fois par jour. Alors qu’on ne vienne pas me parler de progrès: il y en a eu, mais ce n’est pas la chose que je constate aujourd’hui, ah ça non.

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  15. schinooka

    Mais les préjugés ne font que commencer, à l’adolescence.
    Nous pouvons, à la limite, ne pas être des putes ou des salopes entre 25 et 30 ans. Passé cet âge, il faudra dans un premier temps penser à se caser et faire des enfants (parce que bon…. c’est pas tout ça….)
    et puis après 40…. oula !
    A partir de 40 monsieur pourra tomber des jeunettes moitié plus jeunes…. rien à redire. Bien au contraire, comme à quinze ans, il bénéficiera encore d’une large compréhension, voire d’une belle admiration. C’est qu’il assure le bougre !
    Tandis que madame… passé 40, madame est aux fourneaux ou devant sa télé. Si elle a le malheur de sortir en boite ou de lorgner vers moité plus jeunes…. la voilà cataloguée couguar. Avec en prime le ricanement de circonstance.
    Heureusement, loin des dangers du sexe dont il faut nous prémunir quel que soit l’âge, nous avons notre utilité : ne servons nous pas en tant que ménagère de plus ou moins 50 ans, d’étalon publicitaire pour ces messieurs ?

    (entre parenthèses, la première image reflète surtout un narcissisme exacerbé : en dix phrases, il y a 5 fois JE, 1 MOI, et un possessif. La fille n’est sujet qu’une seule fois, d’un verbe d’état, immédiatement assorti d’un possessif…. intéressant, grammaticalement 😉

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  16. Fouzia

    Dérangeant,voire affreusement désagréable…. Je fais partie des femmes que l on (on est un con) considère surement comme légère et je me considère,moi,comme ayant juste une libido normale… du coup, j ai appris à m en battre les ovaires furieusement. Na. Même si je me dis dans ma tête que les autres sont juste Injustes (qui a dit totalement abruti??!!) parceque moi,je n ai pas de penis (je ne peux donc pas prendre mais être prise…non ?!)..triste? Non, juste arriéré. Les choses seront différentes d ici une ou deux generations !! In bocca al lupo En attendant, je raconte à ma grande de 14 ans comment grandir librement et en confiance avec. elle même…

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  17. Nanou

    Si, ça me choque. Ma voisine aussi m’a choquée il y a quelques temps. Je suis maman de deux filles, elle a un garçon , ils sont tous ados. Au début de la puberté de mon aînée on a parlé un peu de tout ça. Et elle a royalement déclaré « moi, c’est simple, ‘quand ‘mon coq sort, rentrez vos poules' » (…) Eh oui.

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  18. Ottonomé

    Je suis maman de trois enfants, deux filles et un garçon. Ma première grossesse je l’ai vécu à 17 ans. C’était mon premier rapport sexuel, à cette époque j’étais très naïve en ce qui concerne la sexualité….. pas de protection parce que la première fois ça ne peut pas arriver (grossesse, maladies)… alors quand je me suis rendu compte 4 mois et demi après que j’étais enceinte ça été un vrai « choc ». On ne parlait pas sexualité à la maison, et j’étais la seule fille entre deux garçons. Mes frères avaient « champs libres » des sorties, des loisirs, moi il fallait que je sois exemplaire. Ce qui n’a rien empêché au contraire.
    Je me suis battue pour que mes filles puissent avoir une sexualité épanouie et sans tabou, quel puisse à toute heure du jours ou de la nuit venir me parler de ce qui pouvait poser question, en les informant sur le planning familial si elle ne souhaitais pas que je sois au courant de leur vie sexuelle et/ou amoureuse, parce que c’est privé et qu’elle pouvait ne pas avoir envie d’en parler avec moi. Aujourd’hui elles sont adultes, épanouies, mamans toutes les deux. Nous continuons à échanger sur tout, sur les possibilités qu’offre la vie (ma seconde fille est bisexuelle), sur les choix, sur l’idée que tout cela passe avant par l’éducation.
    Mon fils est un tout jeune ado (13 ans et demi), je n’ai jamais eu de difficulté non plus avec lui pour parler de sexualité, de puberté, de respect de soi et des partenaires (homme ou femme), de la conscience qu’un acte sexuel ne doit pas être quelque chose de banal (sous entendu, faire comme les autres), de se méfier de la « consommation » des « normes » de la banalisation de la sexualité (dans le sens bien de consommation comme les objets). Que LUI comme IL/ELLE doivent avant tout se protéger, que c’est une réalité. Et surtout, surtout qu’il n’y a rien de meilleurs que ces moments d’abandons, de don de soi. Parce que c’est ça en fait (je pense) que l’on fasse l’amour avec quelqu’un juste pour un soir, pour une fois ou pour plusieurs mois / années, c’est un moment unique, c’est beau.

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  19. Petite Balle

    Mon papa a toujours dit quand j’étais ado: « Je préfère qu’elle le fasse à la maison avec tout ce qu’elle peut avoir besoin, confort, salle de bain, etc … que d’être contrainte de le faire à la vite vite, cachée dans une voiture … » Aujourd’hui encore je sais que j’ai eu de la chance que mon papa pense comme ça.

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  20. Marc

    En fait notre rapport à la société est sexué en tout: la sexualité reste dominée par l’image de l’homme viril dominateur qui « soumet la femelle » et dont il devrait se vanter avec fierté. Mais dans le divorce, le droit est TRES TRES TRES favorable aux femmes. Les arguments de l’homme ne sont que rarement écoutés. Une mère ne peut pas être « mauvaise » il faut toujours garder « le lien ». (Tellement vrai qu’un couple toxique qui tue un enfant, l’homme prend 20 ans et la femme 5 seulement…..) Pour qu’un homme ait la garde de ses enfants, il faut que les enfants le demandent et qu’ils soient entendus et crus par un juge, sinon, c’est toujours la mère ou, au mieux, la garde alternée (si la femme le propose et est d’accord). UN homme peut faire valoir tous les arguments qu’il veut, il est un portefeuille là pour payer.
    Il ne peut pas avoir subit de harcèlement, même psychologique de la part de sa compagne. Ou alors, c’est qu’il n’est pas un « mec », qu’il n’a pas su « la remettre à sa place » (Oui, il y a des hommes qui subissent, qui ne frappent pas, qui ne sont pas entendus…voire à qui on conseille de « frapper » pour se faire respecter!!).
    En résumé, les rapports Homme/femme sont très asymétriques, empreints de tas de préjugés dont nous n’arrivons pas à nous défaire d’un coté comme de l’autre. Il y a beaucoup de choses à mettre sur la table pour revenir à un rapport équilibré entre tous. Freud disait qu’un(e) patient(e) qui disait préférer un médecin Homme ou un médecin femme sexualisait forcément son rapport au médecin… ce que j’entend tous les jour prouve qu’il y a du boulot et du chemin à faire. (Un jour, il faudra aussi qu’on parle de la réticence de nombreuses mères à accepter la prescription d’une contraception à leur fille…)

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    1. Caroline

      Je suis d’accord avec vous, le sexisme existe dans les deux sens, et je considère que nous aurons tous fait un grand pas en avant quand nous aurons compris qu’hommes et femmes ne sont pas adversaires, mais PARTENAIRES dans le même grand jeu qu’est la vie. Les gens qui l’ont compris s’en sortent mieux, je crois.
      Je me permets toutefois de revenir sur votre exemple du couple toxique qui défraye la chronique en ce moment, si c’est bien à la petite Fiona que vous faites allusion : l’homme condamné n’est pas son père, mais le compagnon de sa mère. Cependant, vous avez raison : je trouve aussi que les sanctions sont drôlement asymétriques. Mais il paraît qu’on ne doit pas discuter une décision de Justice, alors bon…
      Cordialement.

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  21. Véro

    Je vais dénoter dans vos discours tous raisonnables , j’en conviens. J’avais prévenu ma fille que je préférais qu’elle fasse ce qu’elle veut du moment qu’elle pouvait m’en parler, il n’y avait aucun interdit, seulement des précautions, que ce soit le sexe ou la cigarette. Mais ce qui me gène encore plus que le discours de ces pères  » propriétaires » de leur fille, ce sont les mutilations que subissent de toutes jeunes filles pour le plaisir de l’homme! Le reste, ce ne sont que des mots, de l’humour de mauvais goût. Les configurations et les décisions font, elles, de veritables dégâts! http://www.aufeminin.com/news-societe/guinee-un-bebe-de-3-semaines-meurt-d-une-excision-s2073456.html

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  22. Wyrdie

    Ça me gêne aussi, surtout en tant que femme. Malheureusement il n’y a pas que sur ce point là, ça se produit tout le temps…
    Par exemple : Quand je passe un entretien, je ne mets plus de tailleur jupe, mais un pantalon, sinon je ne suis pas traitée à l’égard des hommes mais comme la secrétaire…. et mes 5 ans d’études, mon expérience n’y change rien.
    On entend aussi que c’est normal que nous soyons payées moins car nous sommes « des utérus sur pattes, faudrait s’y faire » (si si…)

    Et pourtant ce qui me dérange le plus, ce n’est pas de devoir faire attention à l’image que je donne de moi à chaque instant, ni même de toujours devoir faire attention sur un parking, dans la rue, la nuit, le jour…
    Malheureusement on a grandi avec et on s’y est fait ! Je viens d’une famille féministe avec une maman working girl, mon compagnon est aussi comme cela mais on apprend que dehors c’est différent. Depuis la crise, la situation s’est dégradée aussi…

    Ce qui me révolte vraiment, c’est entendre que ma fille de 4 ans entend en 2016 ( ! ) des choses comme :
    – Tu ne peux pas faire de foot, ce n’est pas pour les filles
    – Pompier c’est un métier de garçon
    – tu n’es pas assez forte pour faire ça !
    – les jouets du catalogue bleu c’est pour les garçons, les poupées pour toi sont là dans les pages roses.

    Là je me dis que le combat est loin d’être fini et que déjà si on catégorise nos enfants pour les jouets spiderman/barbie, la libération sexuelle – sociétale cette fois et non contraceptive- est loin d’être gagnée…

    Encore une fois merci pour ce billet

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    1. Caroline

      Voiiiilà, c’est exactement ce que je voulais dire, merci !!

      J’ai accroché dans mon « bureau » un dessin de presse représentant un patron répondant à une femme devant son bureau : « Pourquoi je paye moins les femmes ? Ben ! Pour qu’elles me coûtent moins cher, tiens ! Elle est conne, celle-là…! » Admirablement résumé, non ? 😉

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  23. theblues

    Dans l’image du haut, ce qui est écrit en plus gros est « MA FILLE ». On obtient le même effet en le remplaçant par « MA VOITURE ».

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  24. josecile

    Le panneau me gêne, le tee-shirt me plait !
    Je suis maman de deux filles, dont une de tout bientôt 18 ans, et effectivement, c’est son corps, ce sont ses règles du jeu. Je peux juste l’accompagner, à sa demande, sur le choix de celle-ci.

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  25. Myriam

    J’ai 53 ans et il y a plus de 30 ans, mon papa a dit à mon amoureux (qui l’est toujours) qu’il était très heureux de voir qu’il me rendait heureuse, mais que si jamais il me faisait du mail, il aurait des comptes à lui rendre.
    C’est fou parce que je me souviens de chaque instant de ce moment, mon père assis dans la cuisine à la table familiale et mon amoureux debout devant le buffet.
    Je me souviens aussi qu’il a dit qu’il comprenait.
    Et je me souviens aussi à quel point je me suis sentie rassurée, sur le fait que si ça se passait mal, je pouvais compter sur mon papa et aussi sur le fait qu’il m’aimait et que quelque part, je restais sa petite fille.
    Juste une précision ; mes parents n’étaient pas du tout réacs, parents de 4 filles dont les petits copains dormaient à la maison et croyez moi dans les années 80, ils passaient pour des parents trop cools.

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  26. Alcina

    Un de mes meilleurs amis a une fille qui est d’une beauté sortant de l’ordinaire. Il y a une dizaine d’années (sa fille devait avoir 18 ans environ) lors d’une discussion un type lui a dit en rigolant « Ta fille est vraiment superbe, est ce que tu veux bien m’accorder sa main ? » Et mon ami lui avait répondu « Je ne peux pas te donner ce qui ne m’appartient pas, ma fille n’est pas ma propriété, c’est une personne, pas un objet »

    J’aurais VRAIMENT aimé avoir un père qui me considère ainsi plutôt que celui que j’ai eu, qui m’avait prévenu que j’avais intérêt à rester vierge jusqu’à mon mariage parce que si je tombais enceinte sans être mariée ce ne serait pas la peine de remettre les pieds à la maison, il ne voulait pas de pute dans la famille. Vive le planning familial qui déjà (début des années 70) permettait aux mineures d’accéder à la contraception sans se préoccuper de l’autorisation (normalement obligatoire….) de leurs parents et merci à mon petit copain de l’époque à qui j’avais dit « Ok, mais tu attendras que je puisse avoir la pilule » et qui avais attendu sans faire d’histoire 😉

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  27. philippe

    Désolé mais pour moi ce sont les filles qui désormais ont le pouvoir.
    Je suis père de deux garçons de 9 et 13 ans, et à aucun moment je ne souhaite valoriser leur « performances » ou les inciter à devenir des tombeurs (et je ne suis pas Catho bien-pensant non plus…).
    Ce sont les filles qui ont le pouvoir car en terme de sexualité, ce sont elles qui tombent enceintes, et qui décident.
    – d’en informer le garçon
    – de garder l’enfant
    – de faire valoir ensuite les droits de l’enfant.
    Ok, une fille jeune qui « tombe » enceinte peut être vécu comme un drame pour une famille.
    Mais la « sanction » est immédiate et peut être gérée immédiatement.
    Mais que dire de l’homme marié qui, ayant une vie de famille stable, se découvre père et se retrouve à payer l’addition d’une « erreur » arrivée vingt ans auparavant et qui par le miracle de la génétique le désigne formellement ?
    Que dire de l’adolescent qui ne souhaite pas d’enfant mais qui voit grossir le fruit de ses œuvres dans le ventre de sa conquête d’un soir sans n’en rien pouvoir faire ?
    Ils n’avaient qu’à réfléchir me direz-vous ?
    C’est à cela que je m’applique avec mes enfants et avec ou sans pilules, les capotes ne protègent pas que des MST !
    Et non, ça ne m’est pas arrivé !

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    1. Psofamily

      Un pouvoir ? Ou une sacrée responsabilité ?
      Vous avez raison ce sont essentiellement les femmes qui en viennent à assumer les conséquences.
      Nos filles doivent gober des pilules tous les jours pour ne pas se retrouver enceinte (ce n’est pas un bonbon pour info et pas toujours 100% efficace).
      Si malheureusement grossesse il y a, c’est encore les femmes qui doivent assumer le pénible chemin de l’avortement (pas très drôle aussi).
      Mais ce n’est pas la faute des hommes, c’est la nature qui nous a crée ainsi.
      Et comme vous l’avez dit, les hommes doivent apprendre à se protéger avec les capotes. Et à bien choisir leur partenaire aussi ! C’est votre pouvoir !

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    2. hoshiko

      Tout à fait, ils n’avaient qu’à réfléchir avant! Les capotes c’est pas pour les chiens! S’ils se sont déchargés de la responsabilité de la contraception sur la partenaire, tant pis pour eux! J’entends beaucoup d’hommes se plaindre que les femmes ont le pouvoir sur leur ventre. Que si elles sont enceintes, ce sont elles qui ont le dernier mot. Mais heureusement b*rdel! Il y a encore 30-40 ans (alors que ľIVG venait à peine d’être légalisée!), « fille-mère »* était un stigma, voire une insulte. Et ça durait depuis 5000 ans (au moins, avant on n’en a pas de traces écrites mais ça m’étonnerait que ça ne remonte pas plus loin). Ici et maintenant, ça ne suscite plus au pire que des « oh la la! Comment elle va faire? » Je trouve que c’est une belle avancée. Alors forcément il y a plus de « elle a fait un bébé toute seule » donc de pères « surprise ». Mais c’est parce que la société estime que la contraception est toujours un problème de filles. Ce que vous faites avec vos fils est génial. Bravo! Mais ce n’est vraiment pas le cas de tout le monde. Savez-vous d’ailleurs que les tests de la pilule pour homme viennent d’être arrêtés parce que les effets secondaires sont trop importants pour les hommes? Précision: ce sont les mêmes que ceux de la pilule « pour femme » (acné, baisse de libido…) mais les femmes les supportent, elles.
      Alors oui responsabilisons les garçons! Parce qu’un bébé ça se fait à 2…
      * bel exemple de patriarcat « si elle n’est pas mariée, elle appartient encore à son père »

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    3. De passage

      Mais tu sais je vais t’apprendre un truc, les hommes ont exactement le même pouvoir: celui de se protéger pour ne pas que leur partenaire tombe enceinte.
      Et si les deux ont la même responsabilité de la grossesse (et encore je ne parle pas des cas extrême où des nanas tombent enceinte suite à un viol). Bien souvent la femme est la seule à en assumer les conséquences tandis que ça ne change quasi rien à la vie de l’homme.

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  28. Grand33

    Bonjour Bibi
    Alors voilà, papa (génétique) d’un garçon et d’une fille et papa (de recomposition) d’un autre garçon, je me reconnais à la fois sur le panneau et sur le t-shirt. Je m’explique : le papa macho que je suis ne considère pas la question au sens « sexuel », et MA fille sera toujours MA fille et que MON gars sera toujours MON gars.
    Ma fille a fait et fera ce qu’elle veut de son corps, sûrement conseillée par sa maman comme j’ai pu le faire pour mon fils.
    Bref ce que je veux dire c’est que quiconque voudrait faire du mal à MES enfants trouvera le gros macho, que je suis, sur son chemin, et là il y a du lourd…
    J’embrasse MA fille, MON fils. Je t’embrasse mon Bibi et j’embrasse tous les parents qui veulent le bonheur de leurs enfants.
    La bise

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  29. Sophie

    Maman, papa, merci d’avoir éduqué vos filles avec des discours emprunts de liberté et d’égalité. J’en fais partie. Malheureusement, il semblerait que certains d’entre vous aient quand même oubliés d’éduquer leurs garçons. Et c’est là que le bas blesse. J’ai beau savoir qu’en jean ou en jupe je ne suis pas une pute, quand je me fais siffler, huer, insulter, dévisager, mater, apostropher et j’en passe quotidiennement je finis par l’intégrer. J’ai beau savoir que j’ai un diplôme grade master qui a de la valeur, il est quand même le plus mal payé de la fonction publique hospitalière parce qu’à 97% féminin (non les orthophonistes ne font pas que des zeux pour rééduquer le sveu sur la langue de vos bambins). J’ai beau savoir que ma colère est légitime quand je défends mes droits, quand je défends ceux d’autres minorités, quand on me dit que je suis chiante/une chieuse/ hystérique je finis par remettre en question ma légitimité. J’ai beau savoir de quoi je parle, je n’ai que trop rarement le même accueil que les avis de ces mÂles : « oh, ça va, le MLF il se la boucle ?! ». J’entends plus rarement « le gros lourd, il se la ferme?! ».
    Il va de soi que les mecs ont aussi le droit de pleurer sans être traités de mauviettes, d’avoir la garde de leurs enfants, de ne pas être bricoleurs, de ne pas avoir des comportements à risque, de ne pas porter de bleu et bah c’est tout (oui, ils ont aussi le droit d’être mal payés, violés et violentés, de partager les tâches ménagères, d’être pénalisés dans leur carrière, de garder les enfants malades, de se faire insulter dans les transports, … et ma liste n’est pas exhaustive). On est bien d’accord que l’égalité inclut que les hommes aussi puissent se libérer des stéréotypes, mais à l’heure actuelle encore il y a une majorité et une minorité et la première chose à faire c’est d’entendre la parole de la minorité sans la remettre sans cesse en question, sans défendre son petit bout de lardon. Quand je dis que le paternalisme est odieux, je ne nie pas que des hommes sont battus, je ne vous enlève rien, alors merci de ne pas la ramener sur un sujet annexe, de ne pas rabaisser le poids du sexisme quotidien, et de passer votre chemin ou de reconnaitre, que oui, c’est un poids et que ça a des incidences.

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  30. Herve CRUCHANT

    la scène représente un lit sur lequel ils viennent de faire l’amour. on devine une séance d’anthologie. elle, pâmée mais cependant entièrement maîtresse d’elle-même :
    « — oh, Richard… mon Richard… est-ce que tu m’aimes ?… »
    lui, mains derrière la tête, un air blasé et une cigarette blonde aux lèvres :
    « — mais bien sur, ma chérie, comment pourrais-tu en douter ? çà t’a plu ?… »
    elle ne répond pas; recale son ronronnement. lui, à part :
    « — cette vie n’est qu’un monstrueux matriarcat… »

    rideau

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  31. Nell

    Bonjour
    J »ai découvert ce blog il y a peu et je vous lis régulièrement sans jamais commenter (mais sans savoir vraiment pourquoi…). J’aime votre ton juste avec la bonne distance.
    Mais là je voudrais juste vous faire part d’un contresens sur le message du tee-shirt illustrant votre article car il me semble qu’il va tout a fait dans le sens de ce que dîtes.

    Voici la traduction que j’en fais :
    Les règles pour sortir avec fille
    1. JE ne dicte pas la règles
    2. TU ne dictes pas les règles
    3. ELLE décide des règles
    4. SON corps, SES règles du jeu

    Pour ma part, mes parents m’ont toujours laissé faire ce que je voulais, même si c’est arrivé plus tard… et même si ça ne m’a pas empêché de faire des conneries !
    Merci et bonne continuation

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  32. Lise

    Merci à nos grands-mères, à nos mamans de s’être battues pour faire sortir les femmes de ce carcan dans lequel elles étaient trop souvent enfermées ….
    Mais que le chemin est long encore !

    @grand
    je vois parfaitement ce que tu veux dire … d’ailleurs, ça ne marche pas que pour les gros machos : pour moi aussi, MES fils seront toujours MES fils …. Bouh, c’est pas beau, je sais, et je pense (j’espère !) que je saurai me raisonner quand ils auront atteint l’âge de prendre leurs propres décisions. Et bien sûr qu’ils feront comme bon leur semblera, avec l’espoir que j’aurai su d’ici là leur apprendre les valeurs indispensables pour aller vers le meilleur … N’empêche, je pressens aussi que ça ne doit pas toujours être simple de gérer ses inquiétudes et de ne pas interférer dans la vie de ses enfants …

    Lise.

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  33. Julie

    Je n’ai pas le sentiment que mes parents m’aient éduquée en m’inculquant l’idée que mon corps ne m’appartient pas, ni que je ne contrôle pas ma vie et encore moins que je vaux moins qu’un homme. Et pourtant, d’où me vient ce sentiment parfois de ne pas pouvoir être à la hauteur ? Ou bien que je ne suis pas « esthétiquement » assez bien ? Aaaaah oui… tous ces messages cachés que je retrouve dans les pubs, à la télévision, à la radio, dans les magasines… Nous grandissons avec et cela a fini par me paraître banal. Tout comme il me paraissait normal d’avoir peur en rentrant tard le soir. Normal de rester près du chauffeur la nuit dans les transport en communs. Normal de ne pas m’habiller « trop court » pour sortir (heureusement mon côté garçon manqué m’a empêché de me sentir frustrée. Mais que dis-je ?? Aïe aïe « garçon manqué », alors que je suis une fille si réussie ! 😉 ).
    Merci à mes parents de m’avoir préservée de certains clichés et préjugés. Et m….à ceux qui nous matraquent le cerveau à coup d’idées bien sexistes. Je ne m’en rendais pas compte jusqu’à présent. Aujourd’hui cela me met en colère. Alors je partage le message de Baptiste. j’ai très peu d’influence sur mon réseau social car peu « d’amis » inscrits, mais je me dis que si cela a un impact sur une seule personne… et bien ça aura fait avancer un tout petit peu plus les choses. (non vraiment, l’idée du colibri.. j’aime !)

    La bise à tous.

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  34. Anita

    Les femmes sont celles qui ont le plus grand rôle à jouer dans l’éducation de leurs fils, afin que les hommes de demain considèrent simplement les filles et les femmes comme des êtres humain, exactement au même titre qu’eux-mêmes.

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  35. Banane

    Je sens que je vais répondre à côté mais je le tente quand même : j’ai plus peur pour ma fille que pour mes garçons.
    En termes de sexualité, on peut craindre une certaine violence pour une femme plus que pour une homme. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas protéger/informer les garçons, de ce qu’ils peuvent/doivent faire ou subir.
    Bref, évidemment je parle pour moi, qui ne suis prisonnière d’aucune tradition ou religion.

    Et le panneau du haut de l’article pourrait très bien avoir été écrit par une maman, il n’est pas fait mention d’un détail indiquant que c’est forcément le papa.
    Donc « virilité grou grou », c’est peut-être un peu sectaire, c’est plutôt « âge de pierre » tout court en fait. 🙂

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    1. lectrice boulimique

      Bravo pour la perspicacité à la lecture. C’est vrai qu’il n’y a pas d’accord d’adjectif ou de substantif précisant le sexe de l’auteur du texte !
      ça montre aussi que nos préjugés sont ancrés profond… qu’est-ce qui fait attribuer à un sujet masculin les « lois pour sortir avec ma fille » ? l’article disant « retourner en prison n’est pas un problème pour moi »? – Cela suppose un autre préjugé: que les détenus sont tous des hommes…

      Ce texte encourage une autre grave discrimination, exprimée dès la première ligne : la condition « avoir un job ». Pour l’auteur « grou-grou » (viril ou pas) un chômeur ou une chômeuse est indigne d’aimer/d’être aimé… et là-dessus non plus, personne n’a tiqué….

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        1. Banane

          J’avais imaginé que c’était le cas et je ne suis pas surprise.
          Mon idée était plutôt de mettre en avant qu’une femme pourrait faire la même chose (et parfois j’ai bien envie de hurler des « graou » pour défendre mes enfants, fille et fils confondus).
          Par contre les gens prendraient une telle publication comme de la violence gratuite/une agression, alors qu’on a tendance à sourire avec condescendance à un papa qui fait ça.
          Il y a du préjugé chez le lecteur (personne n’a questionné le fait que ce soit un panneau fait par un papa, dans les premiers commentaires, il me semble)

          Bref, j’espère que mon intervention n’a pas été lue comme donnant des leçons, ce n’était pas mon but. C’était plutôt un clin d’oeil.

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      1. Julie

        C’est vrai que les femmes également peuvent tenir ce discours envers leur fille, tout comme elles peuvent mettre en avant leur fils (comme le montre certains commentaires d’ailleurs).
        Je n’oublie pas que les textes du blog sont issus d’expériences vécues. A aucun moment il n’est dit que les femmes ne tiennent pas parfois ces propos (« les parents ») mais le constat fait au quotidien met en lumière des propos plutôt tenus par des hommes (« les pères +++ »).
        Moi je lis chaque texte comme une expérience vécue par l’auteur, pas comme une généralité. Le lecteur peut ensuite se faire sa propre opinion, les commentaires sont d’ailleurs là pour apporter notre expérience personnelle. Quant aux liens « chômeur/chômeuse »= indigne d’être aimé et « détenus »= tous des hommes, personnellement je n’ai pas « tiqué » parce que je ne les comprend pas. Je trouve le raccourci un peu facile. Je fais bien la différence entre le panneau qui se veut humoristique et le quotidien vécu par le médecin. Le panneau ne fait qu’illustrer un exemple, encore une fois il n’est pas question d’en faire une généralité.
        Je ne crois pas une seule seconde Baptiste porteur de discrimination, ni l’homme qui partage ce texte. On ne peut pas se taire non plus lorsque l’on constate quelque chose que l’on vit au quotidien. Le jour où l’auteur écrira clairement que les hommes sont tous des crétins et les femmes toutes géniales, je tiquerai. Je ne m’inquiète pas car je n’y crois pas trop, (comme le démontre pleins de textes témoignant d’hommes formidables). C’est dur de retranscrire des témoignages en essayant de satisfaire tout le monde, vraiment dur.
        Pour ma part, dans mon entourage j’ai déjà entendu plusieurs fois ce genre de discours tenu à chaque fois par des hommes. Ce qui ne veut à aucun moment dire qu’une femme ne peut pas penser cela, c’est seulement mon expérience.
        Bonne journée

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  36. Magali

    La nounou de ma fille fait des cadeaux à Noël aux enfants qu’elle garde. Elle m’a appris ce matin qu’elle allait rendre le cadeau acheté pour le petit garçon qui est gardé avec ma fille. En effet, lorsque la maman de ce petit a appris que la nounou projetait de lui offrir la petite poussette avec laquelle il adore jouer à la salle de jeu, elle a refusé tout net que son fils reçoive ce  » jouet de fille ». Voilà où nous en sommes, en 2016..

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  37. Sarah

    Je suis bien d’accord avec toi Baptiste !
    Mais les stéréotypes sont si difficiles à combattre parfois. Nous essayons d’éduquer nos filles dans le bon sens, mais tout ne dépend pas de nous malheureusement. Mon aînée (3 ans) a choisi du bleu pour sa chambre quand nous avons déménagé. Elle a reçu une boite à outils à Noël dernier. Elle adore les camions de pompiers. Pourtant, il y a quelques jours, elle est revenue de l’école en me disant que les filles avaient des chaussures roses et tous les garçons des chaussures bleues et noires. Et quand je lui ai dit que sa prochaine paire de chaussures pourrait être bleue ou noire, elle m’a répondu que non, pour les filles c’est mieux du rose… Quel sentiment d’échec ai-je ressenti…

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    1. Psofamily

      Tu n’as pas échoué. Ta fille essaie de s’intégrer, c’est une étape normale malheureusement. Sa personnalité s’affirmera d’année en année. Elle n’oubliera pas les valeurs que tu lui transmets. Un jour elle s’assumera grâce à toi.

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      1. Marie-Eve

        Ou peut-être qu’elle juste envie de rose 🙂 ça arrive aussi et ce n’est pas bien grave, c’est une jolie couleur tout comme le bleu.

        On ne pousse ni dans un sens, ni dans l’autre : à 3 ans les chaussons sont spiderman et les chaussettes reine des neiges alors qu’elles ne connaissaient ni l’un ni l’autre avant l’école, et elles savent très bien qu’elles sont des filles mais aussi qu’elles ont le droit d’aimer ce qu’elles veulent, dragons, princesses, et chevaliers.

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  38. Martingoule

    C’est navrant…..
    Je n’aurai qu’une phrase ..
    C’est toi et ton seuil de tolérance.
    Je suis PAS héroïque
    Voici mon histoire
    Mon frère de 2 ans plus jeune que moi a eu les oreillons il avait 16 ans alors un soir’ à table mon père inquiet lui dit il faudrai que tu me rasssure …je n’ai pas laissé le temps à mon frère de répondre ,j’ai regardé mon père droit dans les yeux et lui ai dis et moi je dois te rassurer aussi..quant à ma,sexualité ?. j’ai quitté la maison familiale pourtant un bon cocon quelques jours après.
    Se faire respecter est essentiel.

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    1. Caroline

      Pardonnez-moi, je ne comprends pas votre histoire, voulez-vous l’expliciter ? Tout ce que je sais à propos des oreillons chez un garçon qui n’est plus un enfant, c’est que cela pourrait le rendre stérile. A vous lire, je crois comprendre que votre père allait s’inquiéter d’impuissance, voire d’homosexualité …? Ce n’est pas très clair. Ou alors je suis bouchée 🙂
      Cordialement.

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      1. marie

        Pas bouchée Mart dit juste quun homme stérile ,aux yeux de son père, cest la suprême malédiction de la virilité, inimaginable quoi ! Assurer la descendance par les zhommes , ça aussi cest bien encré ,mais qu’elle pour x raison le soit ,il nen ferai pas un fromage pcq fille . Enfin je crois

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        1. Caroline

          Certes, mais comment un garçon de seize ans peut « rassurer » son père sur sa fertilité sans recourir à des examens médicaux ? La question nue et crue pourrait par contre être « Dis-moi, tu bandes encore, non ? » ou « Tu aimes bien les filles, non ? » Et l’orientation sexuelle ne change pas à cause des oreillons, que je sache… D’où mon questionnement.

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  39. Psofamily

    J’aime l’idée d’un père qui veut protéger l’innocence de sa fille. Il y a une telle banalisation du sexe dans notre société actuelle, que je comprends ce comportement. Le sexe c’est pas ce qu’on voit dans les pornos, car pour certains l’éducation sexuelle se fait par ce biais. Je voudrais que ma fille respecte son corps, ses désirs. Mais je reste mère et je m’inquiète du comportement des hommes qu’elle rencontrera. C’est la raison pour laquelle il est important d’éduquer nos fils à respecter les femmes. Il inquiétant de faire l’apologie des conquêtes de son garçon, d’applaudir le statut de Don Juan. Non mon fils devra apprendre la leçon également. Et je serais stricte à ce sujet.
    Pour en revenir au sujet, oui il est vrai qu’on ne possède pas nos enfants. On doit leur apprendre à voler de leur propres ailes. On ne prendra pas leurs décisions à leur place. Mais avant que cela n’arrive, on doit les former et les avertir de ce qui peut arriver (mst, grossesse).
    Dans certaines cultures, les parents vendent leur fille. Je me réjouis de vivre dans une famille qui n’applique pas ces principes. Je suis fière d’âtre marié à une homme qui pourrait porter ce tee-shirt. On protègera toujours nos enfants,, on n’acceptera aucune sorte de violence sur nos enfants même quand ils seront grands.

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  40. De passage

    Le souci c’est que malheureusement les filles / femmes sont plus souvent sujet aux viols et agressions sexuel que les hommes d’où ma tendance à vouloir protéger. Perso je suis contente d’avoir un garçon en aîné qui sera capable de protéger sa petite sœur (même si je prévoit déjà de l’inscrire à un sport de combat pour qu’elle sache se défendre dans ce monde de m****). Mais un peu plus comme dans la seconde version ça serai plutôt un T-shirt pour le papa du type: « Ma fille, son corps, si elle te dit non et que tu la touches t’es mort ».

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  41. Marie-Eve

    Je n’aime pas le premier T-Shirt, mais au moins on comprend qu’il s’agit d’une blague (de mauvais goût).

    Je n’aime pas le second T-Shirt, qui malgré une bonne intention, laisse encore passer un message comme quoi dans l’amour c’est du corps de la femme qu’on « jouit » (au sens premier du terme).

    Il faut deux personnes pour « sortir ensemble », et il y a deux corps qui jouissent l’un de l’autre, les règles ne sont donc ni celles d’une femme ni celle d’un homme ce sont des règles communes et chacun a bien évidemment un droit de véto incontestable.

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  42. nana

    Bonjour Baptiste, je suis aide soignante à domicile et vis un quotidien ds les soins avec bcp de richesses mais aussi de la détresse ! Cpdt je peux partager lors ds réunions avec mes collègues, il y a tous les réseaux qui participent à aider les soignants ds leur pratique en provoquant des concertations avec le bénéficiaire des soins grâce au CLic Centre Local de Coordination. Le bénéficiaire de soin est au cœur du plan d aide ! Mais les conjoints, les enfants soignants plus que nous près de leurs parents ! Notre passage est limité en temps ds une tournée et pour autant à l écoute de la détresse on constate l’inégalité des possibilités de répi pour ces aidants selon l âge du patient et ausssi selon ses possibilités financières ! Même s il existe l Aide Personnalisée Aux Personnes Âgées. À quand le balluchon français partout afin d apporter une vraie aide aux familles sans perturber le bénéficiaire du soin ! Continuez vos écrits = Merci

    Répondre

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