La moitié de l’humanité.

Alors voilà, aujourd’hui c’est la journée mondiale du droit à l’avortement. L’occasion pour moi, en tant que médecin, de rappeler quelques faits :

1- il y a la même quantité d’IVG pratiquées dans les pays où celle-ci est légalisée que dans les pays où celle-ci est illégale. Quoi que vous pensiez de l’IVG, une femme qui ne veut pas avoir d’enfant TROUVERA un moyen de ne pas avoir d’enfant. 

2- dans les pays où elle est illégale, le taux de morbi-mortalité féminin est 35 fois plus élevé. Pensons-y chaque fois que les opposants à l’IVG se font appeler les « pro-vie ». Si l’avortement légal n’a JAMAIS fait augmenter le nombre des IVG pratiquées, il est certain que la légalisation de l’IVG a fait diminuer le taux de mortalité par rapport à l’IVG clandestin. 

3- je comprends que certaines personnes soient gênées par l’IVG (je vous assure que ce n’est pas une phrase en l’air, je le comprends VRAIMENT, et sans jugement). Mais, en tant que médecin, je n’ai jamais vu en consultation de femmes recourir de gaieté de cœur à l’IVG. JAMAIS. Voir des hommes parler « d’IVG de commodité » est indigne. 
Le gouvernement polonais, majoritairement composé d’hommes (3 femmes pour 18 hommes), menace d’interdire l’IVG.

Les lois sont trop souvent discutées par des hommes et pour des hommes.
C’est pour cela que je dis : la Liberté que nous, hommes, souhaitons pour nous, ne la refusons pas à l’autre moitié de l’humanité. 
Baptiste Beaulieu

86 réflexions au sujet de « La moitié de l’humanité. »

  1. Caroline

    Merci Baptiste pour ces rappels. Si je ne m’abuse, nous sommes même légèrement plus nombreuses que vous, d’un ou deux pourcent… Et pourtant, nous sommes traitées comme une minorité, une anomalie par rapport à la norme, qui est le masculin. Curieux, non ?

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  2. docteurdu16

    Bonjour,
    Je suis contre l’IVG par éthique et pour par morale. Vous avez trois heures pour comprendre.
    Je réponds.
    1) pourquoi l’IVG ne diminue-t-elle pas dans les pays où elle est autorisée ? Où est le loup ? Je pense que c’est parce que l’on médicalise encore trop la contraception.
    2) Encore une fois je suis pour, moralement, l’IVG. Avant la loi Veil en France, bonnes conditions sanitaires, le taux de mortalité post IVG clandestine était de 1 à 2 pour 1000, ce qui est trop (Calot G. Le nombre des avortements provoqués. Population et sociétés, n°69, mai 1974)
    3) Tu as raison. Mais la banalisation de l’IVG rend la contraception moins obsessionnelle. Et, ne l’oublions pas, ce sont les femmes qui trinquent.
    La Pologne déconne.
    Que vient faire la liberté que nous revendiquons, nous, comme hommes ? Je ne comprends rien.
    Quel est le rapport ? Si j’ose dire.
    Les femmes doivent pouvoir avorter. Point.
    Pourquoi parler des hommes ?
    Bonne journée.

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    1. Emmanuelle M.

      Bonjour à tous,

      Graaaannnnde révélation!
      Baptiste parle surement des hommes parce que nous vivons dans une société patriarcale où l’égalité hommes-femmes reste une théorie dans de nombreux domaines.
      La contraception est une priorité pour de nombreuses femmes. Et je ne comprends pas le refus de certains pharmaciens à vendre la pilule du lendemain en évoquant une clause de conscience….
      Enfin, avorter n’est pas une chose facile à réaliser. On parle peu des conséquences psychologiques. Certaines femmes ont beaucoup de difficultés à se remettre d’une telle intervention.
      A toutes ces femmes, je suis de tout coeur avec vous.
      A Baptiste , un grand Merci pour votre travail! Continuez!

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      1. sonia gonzalez

        je suis d’accord avec toi j’ai du faire un ivg car gros problème de grossesse et sa fait 14 ans et je n’est jamais oublier surtout que j’avez tout fait pour me battre et garder ma 1er qui avez 1 ans j’ai déménager a l’autre bout de la france pour elle et sans sont pere et la se retrouver a devoir faire ca!!!! c dur surtout que ici (85) ils mon fait ne eco pour voire ou etait la difficulté et mon montrer mon bebe!!!!!! depuis j’ai eu un garçon et des jumeaux mais jamais je n’oublirais son image et ce bebe que je n’est pu garder!!!!

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        1. Noëlle

          D’autres font entendre le coeur de l’embryon, à quelqu’une obligée d’avorter, par son homme et sa belle-mère….
          Une autre dans la même situation (mari et belle-mère) a dû avorter à une époque où c’était du bricolage… Infection et curetage effectué à vif par le médecin… Ben voyons !

          Alors que, elle, elle l’aurait bien gardé, l’embryon…
          Pour moi un embryon n’est pas encore un bébé… Mais ça ne console pas.
          J’ai eu la chance de ne pas avoir à le faire !
          Pardonnez-vous, Sonia.

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    2. Cath

      Pourquoi parler des hommes ?
      Alors, voilà deux autres questions qui devraient vous éclairer, enfin peut-être :  » qu’elle est la proportion de femmes encouragées à se présenter aux élections législatives, pour peupler une Assemblée, un Sénat ? Et quelle est la proportion de femmes élues dans ces assemblées qui font les lois, qui feront des propositions de lois, qui voteront pour ou contre l’adoption de ces lois, lois qui ont un impact direct sur la vie, et les droits des femmes ? »
      La question de la proportion se calcule par rapport aux hommes, bien entendu…

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      1. Herve CRUCHANT

        Parle qui veut de ce qu’il dot ou veut. Liberté de parole, liberté de conscience.

        Je me demande bien (bôf) est-ce une femme ou un homme qui décrète les « journées ». De la Femme. De l’IVG. Des Mères (çà, c’est Pétain, si je me souviens bien). Des Grand’mères. De la Main de Masseur. etc…

        Par contre, pour les avoir connus, je sais que Pierre Simon, médecin, homme, s’est beaucoup engagé pour la création et la reconnaissance du Planning Familial en son temps (années 60, années de répression dans ce domaine : çà rigolait pas, on risquait d’aller en taule pour promotion d’idées génocidaires, etc.). Il était assisté d’Yvonne Decobert, IDE, Sage-Femme, femme, qui se trouve être ma tante. Yeah ! Et tout un réseau qui a vu Simone Weil faire passer une loi au ras des chapeaux des conservateurs de purin (re-écouter les archives et les invectives des députés politiquement corrects de l’époque avoir peur que les femmes, « leurs » femmes, deviennent des putains, etc…). Aujourd’hui, par la volonté d’hommes -parfois de femmes, hélas- et par la grâce d’une soit-disant vérité révélée, sublime, déiste et malhonnête, le pouvoir malsain revient par remugles. Clapots venus du côté obscur de la force de l’intelligence humaine. Cependant, l’élan des précurseurs est invincible. Trop lent. La présence de l’homme comme partie prenante de ces mœurs me paraît être inévitable. D’autant plus que son comportement social, en considérant les relations avec les femmes, sont totalement anachroniques et inopportunes. On peut même se demander si ces comportements anthropologiques ne sont pas la manifestation d’un rite inné reptilien ayant pour but de ‘contrôler’ sa descendance; après tout, la femme choisit son mâle pour se reproduire; comment l’homme a-t-il l’assurance que son rejeton hypothétique sera conforme à ses idées de perfection humaine?
        Raboutées aux idées nébuleuses et aux conservatismes les plus obscurs, toutes ces élucubrations empèchent le progrès de l’intelligence humaine. Dans l’état actuel, oui, on peut se dire que la procréation et, singulièrement, la propriété de la procréation appartient entièrement à la femme, en absence, voir en opposition de la dynamique des hommes. Pourquoi donc parler des hommes ? Bonne question bien a propos. Réponse qui me paraît être du même tonneau : Parce que les hommes sont, avec les mères, l’avenir de l’enfant; quand celui-ci est là. Après la naissance.
        Une autre remarque vient à nous barrer la sérénité : -l’absolue nécessité d’éduquer autrement les petits mâles (respect de la vie; considération de la femme; comportements responsables… mais c’est là aussi la responsabilité des mères!) -la mise en évidence raisonnée, claire et contrôlée du changement femme > mère dans la relation de couple parental; plus difficile encore, l’évolution homme > père. Je pense personnellement que ce changement de statut doit être une continuité dans le progrès d’une vie et non pas une rupture avant-après comme on le constate aujourd’hui encore qui détruit le couple parental et obère gravement, irréversiblement, la construction psychique de l’enfant.
        Je ne parle ni de couple institutionnel ni de liaison obligatoire ou normalisée.
        Je dis seulement que l’homme-mâle a un foutu retard sociologique sur la femme-femelle. Qu’il va falloir non seulement des femmes aux manettes de nos sociétés (dont certaines sont régressives à l’excès, on le dit ici) pour que l’harmonie se mette en place.
        NB : dans une émission télé « J’y vais mais je sais pas où » (j’ai oublié le nom véritable), on voit le rugbyman Michalak vivre la vie d’habitants vietnamiens qui partagent l’égalité sociale hommes-femmes;à revoir. Et puis une autre émission TV qui nous montre une société népalaise de structure matriarcale vraiment intéressante : les femmes habitent Le village et y règnent; les hommes sont hors du village dans un habitat à eux; quand la nécessité se fait sentir, elles font venir ou vont vers les hommes, en disposent, et retournent dans Leur village. Epicétou. Longues longues discussions et piapiatages à faire à ce sujet…
        Que Mieux vous garde telle que vous le souhaitez.

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        1. Caroline

          « Une autre remarque vient à nous barrer la sérénité : -l’absolue nécessité d’éduquer autrement les petits mâles (respect de la vie; considération de la femme; comportements responsables… mais c’est là aussi la responsabilité des mères!) »

          La responsabilité d’éduquer les petits mâles est du ressort des mères ? Des mères célibataires, alors! Vous voyez, cher Hervé, vous aussi succombez, bien malgré vous, j’en suis sûre, au vieux cliché qui veut que ce soient uniquement les mères qui éduquent les enfants… 😉

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          1. sonia gonzalez

            cc j’ai 3 garçons de 10 et 2 de 4 ans une fille de 14 et 2 beau fils de 18 et 16 ans et je suis désolée mais le pere na jamais eu l’envie de discuter de tout sa donc meme pour mes beau fils je les fait ont parle de contraception de respect et des risque bien sur et d’eviter a tout prix un ivg autant pour leurs copine que pour ma fille parce que sa laisse des traces!!!! alors dsl mais si les peres ne font pas leurs boulot aux niveaux des garçons ont le fait mais que je le face avec ma fille c + normal que avec mes beau fils!!!! meme si sa ne ma jamais deranger je suis tres proche d’eux et je ne veut pas qu’ils deviennent pere sans le vouloir ou forcer les fills a l’ivg

          2. Herve CRUCHANT

            Chère Amie. Merci de rebondir sur l’une de mes phrases. Cependant, je bémoliserais, veuillez m’en excuser. Le fil rouge de ma pensée était la femme et la mère, excluant l’homme et le père. D’autre part, je n’exclue personne; ce serait bien contraire à mes fondamentaux. L’homme d’images que je suis a été touché par votre allusion à ce vieux cliché sépia qui n’est pas si désuet que çà : le Fils restera longtemps le symbole de la perfection et de la pérennité aux yeux de sa mère (alors que le père en est ‘simplement’ fier, attentif à garder ses prérogatives de chef en entretenant, souvent à son insu, une jalousie quasi structurelle; que les textes anciens sont intéressants à ce sujet!). Pas de paternalisme dans mes propos. Un petit nb perso, si vous voulez bien : j’aime les femmes, toutes, mais particulièrement celles qui habitent autour de la Méditerranée. Compte tenu de mon âge, cet attrait tend vers l’exclusivité de l’esthétique et l’empathie sur toute autre considération. Notez que la beauté d’un être ne peut s’épanouir sous les voiles et la résignation. Que Mieux vous garde.

    3. adèle

      Banalisation de l’IVG ? Vous plaisantez, cher confrère.

      « Tiens, au fait, je ne t’ai pas dit ? La semaine dernière je me suis fait faire une IVG . »
      Une coupe de cheveux, une séance de massage, une manucure, oui. Jamais entendu ce genre de phrase à propos de l’IVG.
      IVG, geste assumé certes, banal non, il faut être un homme pour le croire.

      Pourquoi parler des hommes ? Ben parce qu’un embryon, ça se fait à deux pardi ! 🙂

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      1. Herve CRUCHANT

        Banalisation au lieu de socialisation, peut-être ? on avait compris; mais la remarque est importante.
        Quant à faire un embryon à deux… c’est vrai aussi. Mais un enfant n’est pas, plus, un embryon. Et il est plus difficile de faire un enfant à deux qu’un embryon. Juste parce que ‘la volonté d’être mère est cachée dedans’.

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    4. Rosi

      La banalisation des IVG … Permettez moi de bondir en vous lisant … Dire ça c’est sous entendre que certaines femmes utilisent l’ivg comme moyen de contraception ??? C’est aussi banal que de prendre une contraception ????
      Encore un homme qui parle … Et qui ne comprend pas pourquoi Baptiste parle des hommes ????

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      1. Nicole

        Hélas oui, ça existe. Dans les années 80, j’ai une voisine qui y a eu recours deux fois en peu de temps. Le médecin l’a mise en garde sur le risque de ne plus pouvoir avoir d’enfants si elle continuait à faire de l’IVG un moyen de contraception. Puis en peu de temps également, elle a eu trois enfants… En 1980, nous étions évolués quand même sur ce plan là !

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        1. Noëlle

          J’en ai connu une qui avortait à l’époque où il n’y avait pas de contraception et où l’avortement était illégal.
          Elle s’est esclaffée publiquement et en riant que « enfin, elle était stérile » ! Résultat des avortements.
          Il faut dire que sa mère avait fait 20 enfants. Y a t-il un lien de cause à effet ?

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      2. sonia gonzalez

        cc desolee mais sur paris j’ai connue une femme qui etait a sa 5 eme ivg car jamais protéger et sa la déranger pas pour elle c normal a 22 ans je trouve sa injuste car combien de femme révérais d’etre enceinte???????

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      3. lectrice boulimique

        L’IVG comme moyen de contraception se pratiquait et va se pratiquer à nouveau en Pologne comme dans d’autres sociétés majoritairement catholiques. Pourquoi ?
        – Avortement et contraception « non naturelles » sont encore considérés par l’Eglise comme un péché (côté contraception naturelle vous avez le choix entre le coïtus interruptus et la méthode Ogino mais les deux techniques ont engendré un nombre certain de bébés !)
        – A confesse, on vient animé du désir de ne plus pécher
        – Si vous confessez au prêtre que vous utilisez une contraception artificielle, pour prouver un repentir sincère et obtenir l’absolution, dès la sortie du confessionnal c’est « va et ne pèche plus » donc fini de prendre la pilule et ôter illico stérilet et capote (sauf à avoir le sida, et encore !)
        – Il est moins risqué religieusement de baiser sans protection et de courir le risque d’une conception non souhaitée. Car avorter ne se (re)produit pas quotidiennement donc on peut sincèrement sortir du confessional et ne plus pécher dès le soir ou le lendemain matin à l’heure de prendre la pilule !
        Aux USA on relevait dans les années 80-90 chez les femmes d’origine sud-américaine un taux d’avortement supérieur à celui des femmes de souche anglo-saxonne. Une des raisons de cette différence, outre le niveau de vie plus faible des femmes sud-américaines (beaucoup de mexicaines immigrantes illégales donc accès malaisé aux soins et à la prévention – achat de pilules, etc.), était le raisonnement que j’ai résumé plus haut. Raisonnement que tenaient aussi de bonnes catholiques polonaises. Une dinguerie ! Et la conséquence exclusive de l’obscurantisme gynécologique des religions (et des humains mâles qui décident des lois divines) !
        Le sommet de la muflerie ecclesiastique a été atteint pendant la guerre de Yougoslavie, lorsque le Vatican s’est fendu d’un communiqué de presse autorisant exceptionnellement les religieuses serbes, bosniaques ou croates menacées de viol à prendre la pilule pour se protéger d’une grossesse indésirable alors que rien n’était autorisé aux femmes menacées de viol mais non-mariées à Dieu…

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    5. Cia

      pourquoi l’IVG ne diminue pas dans les pays où elle est légalisée ? par ce que l’on médicalise trop la contraception ?
      Je ne sais pas. Je pense plutôt que les femmes sont très impliquées dans le contrôle de leur fertilité, qu’elles soient dans un pays autiorisant l’IVG ou pas. Mais elles ne peuvent tout simplement pas maitriser leur fertilité à 100 % tout au long de leur vie. C’est tout simplement mathématique. Prenons une femme qui aura des menstruations de 15 ans à 45 ans, soit durant 30 ans, avec une moyenne de 12 cycles annuels, cela représente 360 cycles. alors, oui, il peut arriver d’oublier une pilule, de la prendre trop tard, d’être malade et de vomir (et on ne pense/sait pas que la pilule n’a pas eu le temps d’être assimilée). Certes la femme n’a pas forcement des rapports sexuels à chacun de ces 360 cycles mais lorsqu’elle une vie sexuelle, la la fréquence des rapports sexuels est de 8,7 par mois. Au vu de ces chiffres, lorsqu’il y a un accident de pilule lorsqu’il y a des rapports sexuels, il peut vite aboutir à une grossesse (et on ne s’en doute pas forcement tout de suite). Et puis, il faudrait aussi répéter qu’aucun moyen de contraception n’est fiable à 100 %. A partir du moment où l’on a des rapports sexuels, il faut accepter que malgré une contraception, une grossesse peut survenir. Après, l’abstinence fonctionne bien en théorie pour éviter toute grossesse. en pratique… Voilà, je crois qu’il y aura toujours des grossesses non désirées, certaines seront menées à terme et d’autres pas.

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    6. toulouseforever

      Il y a des hommes-hommes et des hommes-femmes, leur difference est, pour faire simple, les hommes-femmes recoivent le sperme et elles portent l’enfant. ok Et les hommes-hommes? on sait maintenant qu’ils mettent par le bais de l’acte sexuel, le sperme dans le ventre des hommes-femmes qui portent donc l’enfant! ok ou il est le problème? D’après mon experience d’hommes-femmes les hommes-hommes pensent qqpart que l’enfant dans le ventre est là par surprise et donc le problème uniquement de l’hommes-femmes. Ils sont pas encore compris que CA les concerne tous les deux….de la contraception non non non de la 1ère idée de faire l’amour, la contraception etc.etc.Que la responsabilité de ceux qui en suis est de la responsabilité des 2 hommes-être-humains.Mais que les hommes-hommes ont la même part de responsabilité dans la chose(l’enfant à naitre) n’est connu que dépuis qqes millenaires et donc vu que sa prend du temps……….l’évolution est lente des fois ou ils veulent pas toute simplement prendre leurs résponsibiltés en main????ok c’est trop compliquer peut-être pour le petit cerveau d’hommes-hommes? AD

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  3. Cath

    Je n’avais pas lu que la Pologne avait adopté cette loi, contraire à l’esprit européen. Le pays régresse terriblement dans tous les domaines.
    Moral en berne.

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  4. ANNAICK GRANIER

    Que la Pologne ait voté une loi anti-IVG est déjà très dur à entendre (et dur à vivre pour les Polonaises)
    mais que des femmes, en France, militent pour une telle loi me fait très peur ! Comment des femmes peuvent elles vouloir dicter leur conduite à d’autres femmes ? Qu’elles refusent l’IVG pour elles est une chose, qu’elles se croient autorisées à intervenir dans la vie des autres me fout en rogne !

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      1. nicolas

        Bonjour Rosi,

        J’ai du mal avec l’argument « ça n’enlève rien aux autres ».
        Si demain on t’autorise à manger tes enfants, même si ça n’enlève rien aux autres qui sont pas obliger de le faire, on a le droit d’être contre.
        C’est certes caricatural, mais tu vois l’idée.

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        1. nicolas

          je me réponds à moi même pour éviter d’etre mal compris: oui bien sur la pologne déconne.
          Les hopitaux biélorusses se préparent d’ailleurs à recevoir les polonaises par cars entiers, comme c’était le cas il y a quelques années.

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          1. Herve CRUCHANT

            CIA nous fait le road movie de la femme et de la pilule mais ne nous parle pas du tout de l’esprit de la femme en question quant à son potentiel maternel. autrement simplement dit : non, pas d’enfant ! peut-être, on verra le moment venu; oui, mais plus tard; pourquoi pas. Et puis çà peut évoluer tranquillou selon les circonstances, les partenaires. Parce qu’il y a aussi des « accidents de partenaires ». C’est pour rire.
            La Pologne. Une fille -pas aînée, celle-ci- de l’église. Ouaip ! Chaque fois que le législateur (pour faire court) a voulu règlementé les mœurs, il s’est planté grave. Parce qu’une loi doit être rédigée a-posteriori de faits qui crèent des conflits. La loi sert de référence socio-politique (culturelle, donc) à un peuple confronté à un fait qui pose problème eut égard à sa constitution. Or, si o considère le souhait de ne pas donner suite à une grossesse, deux critiques peuvent être avancées par un état : l’absence de citoyen consommateur dans les 20 prochaines années et la contradiction avec une ligne « morale constitutionnelle ou culturelle » pouvant remettre en cause, à terme, les liens nationaux internes. Ces liens en question peuvent être la croyance en dieu, la référence au christianisme et à certains poncifs comme la vierge mère de jésus. Dans ces cas, on voit que le conservatisme et l’obscurantisme régissent les mœurs sociales qui ont créé ces lois liberticides.

        2. Laudela

          Euh non Nicolas parce que quelqu’un qui mange un enfant peut potentiellement manger le tien…donc ça peut potentiellement t’en lever quelque chose.cherche encore. Et j’ai du subir une IMG. Et ce n’est vraiment vraiment pas drôle. Si si je t’assure ça peut paraître incroyable je sais. Après,celles qui utilisent l’ivg comme moyen de contraception bah…j’ai envie de dire qu’il vaut mieux qu’elles n’aient pas d’enfants effectivement,parce que ça ferait des gamins qui ne grandira grandiraient pas très droits je pense…alternative un peu affreusement capitaliste: au vu de la lonnnggggue liste d’attente pour les parents désirant adopter, pourquoi ne pas mettre en relation ses femmes porteuses de bébé avec ses couples? Comme ça pas de gâchis,tout le monde est content.

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  5. Sylvie

    Je suis une femme, et je pense (notez que je pense, on n’est jamais sure de rien) que je n’aborderai pas. Par principe j’imagine… Mais je suis sure d’une chose, des amies ont avorté, pour différentes raisons, ce ne fut jamais facile, j’ai toujours été de tout cœur avec elle et avec leur douleur dans ces cas là… Je n’avorterai probablement jamais, mais je suis fondamentalement pour l’avortement, pour toutes celles qui le souhaitent, et je suis persuadée que ce n’est jamais de faité de cœur ! …

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  6. LAJUGIE

    A l’époque où les IVG n’étaient pas autorisées, les femmes se débrouillaient quand même, et les adresses se repassaient de mains en mains.

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  7. Kaylee

    Dans ma jeunesse (je suis née en 1950), les avortements se faisaient clandestinement dans des conditions sordides, avec hygiène plus que douteuse, encore fallait-il avoir une adresse, avec souvent infections qui conduisaient à l’hôpital. Avec mes amies il nous est arrivé de vendre nos disques, de racler toutes nos maigres économies d’étudiantes pour aider l’une de nous à partir avorter en Suisse.
    Je me souviens des larmes de Simone Veil dans la nuit où la loi a été votée, une interruption de grossesse ne se fait jamais de gaîté de cœur, alors respect pour les médecins qui permettent aux femmes qui n’ont pas d’autre choix (quelles qu’en soient les raisons) d’effectuer cette intervention dans des conditions sûres et dignes, sans leçon de morale et sans humiliation.

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    1. nicolas

      Bonjour Kaylee,

      Je suis bien d’accord, mais (à ces mais…) les nouvelles générations considèrent parfois l’IVG comme pas très différent de la contraception, et ça me choque. Cela devrait rester exceptionnel, et avoir retirer la notion de détresse de la loi (théorique, on a jamais refusé une IVG parce que la personne n’était pas assez en détresse) était une mauvaise idée. D’ailleurs, que dire aux femmes qui vivent mal l’avortement et l’après si finalement la loi considère que c’est banal?
      Une copine de la fille de ma voisine, 20 ans, en est à son 4eme avortement. Perso, ça me choque (et à priori elle n’est pas seule dans ce cas dans ses proches).
      Bref, oui à l’IVG, mais non à considérer que c’est un acte léger.

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      1. Emmanuelle M.

        @Nicolas,

        Oui, certaines femmes usent et abusent parce qu’il faut de tout pour faire un monde.
        Parce qu’il y a également une méconnaissance ou simplement la honte de se faire juger (pour certaines, prendre un moyen de contraception signifie vie sexuelle active donc éventuellement femme aux mœurs légères….)
        Mais ne faites pas de ces cas particuliers une généralité.
        La majorité des femmes ayant eu recours à l’IVG ne le font pas de gaieté de cœur et ne cessent de penser à ce qu’aurait été leur vie avec cet éventuel petit. Son sexe, son âge, son caractère et j’en passe….
        L’IVG est un droit. Le droit de choisir entre autres le moment où l’on se sent prête (ou prêts dans le meilleur des cas) à offrir le meilleur pour notre éventuel futur petit.

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      2. Stéphane

        Salut Nicolas,

        quelque chose me dit que le(s) mec(s) de la copine de la fille de ta voisine, pour peu qu’ils s’intéressent à ces questions, sont probablement à fond pour l’IVG, ou sinon s’en contrecarrent comme de la contraception. Ou alors, serait-ce que ces quatre avortements seraient aussi immaculés que ses conceptions?

        Des bises, +

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      3. Kaylee

        @Nicolas : d’accord avec vos propos, c’est loin d’être un acte léger, et toutes les personnes que je connais qui ont eu recours à cette solution ont été assez bouleversées après cette intervention.

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      4. toulouseforever

        ou sont les hommes?? la contraception est une affaire de 2 personnes comme la suite! ils sont ou les hommes adultes qui réfléchissent en tant qu’être responsable avec ou sans leur partenaire au problème de contraception, de la sexualité avec une partenaire? ou sont ils cachés? moi , à 59 ans je rencontre encore des specimen du  » la capote, moi, jamais » ! Qui était responsable toute ma vie durant de la contraception…..moi, la femme vous , les hommes des grands absents de la question! et maintenant ca continue nous, les femmes on est pas seulement responsable de notre vie et de notre santé et de la vie et de la santé de nos enfants mais aussi de toute la misère du monde que vous les mecs vous etes incapable de gerer.

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    2. Vizzarri

      On n’est pas sérieux quand on a 17 ans?
      Une amie est enceinte… De la panique, des pleurs, de l’inquiétude… Des mots tentant de la rassurer, d’ apaiser ses inquiétudes et… Accompagnement au planning familial où elle a été écoutée par une infirmière douce, à l’écoute. Plus de 20 ans plus tard, elle n’a pas oublié parce que… « Ce moment ne peut pas s’oublier » m’a-t-elle confié en regardant son petit garçon.

      Donc voilà.

      Marielle.

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  8. Véro

    Une camarade d’école, trop jeune et encore naïve envers les garçons, se découvre enceinte. Pour éviter la furie de son père, elle a utilisé une aiguille à tricoter! Je suis sûre qu’elle le faisait avec joie et bonheur!!!! Non, mais , croyez-vous que c’était avec plaisir? Une hémorragie s’en est suivie. Heureusement, elle s’en est tirée. Mais qui, sinon, aurait du arrêter le lycée ? Pas le papa, si encore il avait accepté d’endosser la paternité ! Mais cette gamine, qui a 15 ans, se retrouvait maman.
    Une autre amie à subi le même calvaire et me disait régulièrement :  » mon bébé aurait 3 mois, aurait 6 mois..etc! » Si elle avait banalisé son acte, l’aurait elle vécu aussi mal?
    L’avortement, pour la majorité des femmes le subissant, ne pourra jamais être vécu comme une intervention banale.

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  9. Isabelle

    Toutes les fois où j’ai reçu des femmes ayant eu la nécessité de recourir à l’IVG elle étaient bouleversées.
    Ce n’est jamais à la légère.
    Jamais.
    Il n’y a que des hommes crétins pour penser que les femmes font ça sans y penser….
    Et combien d’hommes assument d’accompagner la jeune femme aux consultations hein? Parfois ceux là même qui ont refusé le préservatif se fichent des conséquences….
    Merci Baptiste pour avoir rétabli ce fait: il ne faut pas que des femmes meurent de septicémie à cause d’aiguilles à tricoter.
    Nos mères se sont battues pour ça.
    Et quelques grands médecins comme le Pr Jacques Lansac.
    Des bises cher confrère

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  10. CécileD

    Merci Baptiste encore une fois d’être un porte parole si juste.
    Bien sûr qu’il faut parler des hommes ! Ils sont autant responsables des grossesses ! Et se posent rarement la question de la contraception…
    J’ai 42 ans, j’ai grandi au collège et lycée avec des distributions de capotes gratuites car on était la « génération » SIDA. Ma mère, qui n’avait pas connu « la pilule » étant jeune, nous avait mis en garde en nous expliquant qu’il suffit d’une fois pour être enceinte (on a des histoires glauques d’avortements clandestins comme dans beaucoup de famille).
    Lors de mes quelques aventures de jeunesse, c’est TOUJOURS moi qui ait sorti le préservatif (que ce soit pour ne pas tomber enceinte ou ne pas attraper de MST).
    Je crois qu’on met beaucoup en garde les jeunes filles (car au final, c’est elles qui se retrouvent enceintes, à devoir « faire un choix ») mais on ne responsabilise pas encore assez les jeunes hommes…

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  11. Calim

    « C’est pour cela que je dis : la Liberté que nous, hommes, souhaitons pour nous, ne la refusons pas à l’autre moitié de l’humanité.  »

    et c’est pour cela aussi que je dis : l’IVG est un droit fondamental – mais ce n’est pas une obligation – cela est et doit rester un choix. Les hommes n’ont pas non plus à forcer leur compagne à faire une IVG pour leur confort personnel.

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  12. Béné

    Bonjour Baptiste, quelle est la source concernant le taux de morbi-mortalité ?

    Tes arguments sont sans appel, c’est clair que d’un point de vue sanitaire, c’est une histoire de bon sens que de légaliser l’IVG. Mais nous manquons cruellement d’éducation sur ce sujet. Est-ce qu’on offre une seule seconde d’autres possibilités que l’IVG à ces filles ? Des parents ou grands-parents qui aident à élever l’enfant, l’adoption… Parfois la douleur peut créer de beaux fruits et ce qu’on juge impensable (élever un enfant à 17 ans) se révèle une belle histoire.
    A l’école, les cours d’éducation sexuelle sont presque de la mécanique et de la prévention des risques, où est l’éducation à l’amour et au couple là-dedans ?

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    1. Camille

      Bonjour Madame,
      Il est du devoir de tout personnel soignant de parler des différentes options avec les patientes (et patients) qui envisagent une IVG. Pour prendre une décision éclairée, il faut aborder les différentes possibilités qui existent. L’accouchement sous X, l’adoption, confier l’enfant à un membre de la famille… et aussi les aides qui existent pour les mères jeunes (par exemple des associations etc.). Les options doivent être discutées, mais l’IVG est et doit, pour moi, rester l’une d’elle.
      Je vais parler ici de ma maigre expérience de consultations au sein d’un planning familial, où je n’ai exercé que 3 mois, mais par exemple pour des jeunes filles avec une grossesse non désirée, la grossesse en elle-même peut être vécue comme un traumatisme, et l’idée de la mener à terme, même si c’est pour par la suite faire adopter leur enfant, est parfois une idée insoutenable. Cela pour dire que ces options sont normalement discutées avec les femmes se présentant pour une IVG. Certaines choisissent l’adoption, l’accouchement sous X… D’autres choisissent l’IVG.
      Et autre chose, la patiente, si elle se présente seule, est toujours encouragée à revenir accompagnée de son compagnon, à en discuter avec lui etc. Parfois elles ne le font pas, pour des raisons qui leur appartiennent. Parfois elles en parlent et on leur répond que c’est leur corps, qu’ils ne sont pas contre, mais en gros que c’est leur problème. Parfois c’est extrêmement douloureux pour l’homme et trop difficile à confronter. Parfois il est présent et impliqué à chaque étape…. Il n’y a pas deux histoires semblables, parce que nous sommes en face d’êtres humains, que chacun a sa sensibilité, sa morale, ses forces ses faiblesses… et que les décisions prises le seront en fonction de tout ca.
      Bref, on parle souvent de l’acte en lui-même et pas tellement de l’accompagnement qui est nécessaire autour, en terme d’éducation, de soutien psychologique etc. Chose qu’on perd aussi lorsque l’iVG devient hors là loi.

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  13. R_A_R

    Alors voilà, je trouve l’usage que vous faites de votre popularité admirable.
    C’est tout.

    PS : user d’IVG successifs n’est pas en faire un usage contraceptif.
    Comme souvent, c’est « plus compliqué que ça » (ça pourrait commencer par « alors voilà, j’ai connu un pervers narcissique que me mettait enceinte à chaque fois qu’il étouffait ses élans de possessivité… »)

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  14. Anita

    Comme le dit Cécile D. si justement, pourquoi ne responsabilise-t-on pas AUSSI les hommes face à un risque de grossesse?
    Messieurs, Baptiste, en tant qu’hommes, comment est-ce que vous réagiriez si votre conquête d’un soir, d’une semaine ou d’un an se retrouvait fécondée involontairement? Vous étiez autant impliqué qu’elle au moment où le spermatozoïde a rencontré l’ovule. Que feriez-vous? Ca m’intéresse !

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  15. Elise Morel

    Merci d’avoir mentionné vos impressions de médecin quand une femme vient vous voir pour un IVG. Oh oui, ce n’est vraiment pas une chose facile, évidente, et qui passe comme c’est venue !!! Cela laisse des traces, parfois même après une grossesse désirée. Donc à ceux et celles qui nous prennent pour des p…., dites vous qu’on le paye cher, très cher, notre « liberté » ! Merci Baptiste de vous faire la voix des femmes, je suis reconnaissante et admirative de vos engagements

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  16. C. Hillcrest

    Merci pour ce billet simple et efficace. Il me rappelle les arguments efficaces quand on fait face à des gens peu compréhensifs voire véhéments dans leurs ambitions d’enlever des droits aux femmes, mais aussi à leurs conjoints qui ne veulent pas non plus d’un enfant !

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  17. Herve CRUCHANT

    Comme on se disait, une fois avant, qu’il ne fallait pas dire « elle s’est fait violer » mais « elle a été violée », je ne suis pas pour faire une loi qui « autorise » l’avortement ou « légalise » mais un texte qui ne punisse pas l’avortement et appuie fort sur l’intégrité corporelle des femmes. Qui stipule clairement que les femmes sont propriétaires de leur corps et de leur esprit. (c’est tout de même dingue d’en être à devoir préciser un truc pareil, évident; avec tout le poids des implications sous-jacentes !)
    Les femmes qui sont dans la souffrance doivent être reconnues comme souffrantes et doivent être secourues. Un souhait d’IVG doit devenir un acte social, sinon banal; cette volonté traitée avec toute l’humanité qu’il est possible. Les médecins doivent assistance et soins aux patientes; je ne sais pas quelle est la part de « jeu mécanique » il y a entre le serment et la décision d’intervenir ou pas. Quelle est la place accordée aux principes religieux du toubib; ni même si on doit en tenir compte.
    On ne manie pas la douleur, la souffrance et le désarroi comme si de rien n’était. Et surtout pas en légiférant pénalement.

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  18. lamantalo

    Bonjour,

    je souhaite réagir en tant que femme, et pas de la « nouvelle génération » (j’ai bientôt 40 ans).

    Pour ma part, j’aimerais que l’IVG soit aussi banale que la contraception. Point.

    Se dire « si je n’avais rien fait j’aurais eu un enfant », ça vaut aussi bien pour la contraception que pour l’IVG ; à partir de là, quelle réelle différence entre les deux ? Que d’un côté, un embryon existe et pourrait mener à un enfant humain conscient et tout, alors que de l’autre l’étincelle magique ne jaillit pas ? Est-ce que ce n’est pas oublier un peu les fausses couches banales (oui, j’utilise le mot exprès) pendant le premier trimestre, si j’ai bien tout compris ? C’est un peu provocateur mais cet « enfant » qu’on n’a pas « laissé vivre » n’aurait peut-être pas été viable de toute façon… Étonnant comme finalement on parle du même délai dans un cas comme dans l’autre…

    Mais ça, ce n’est qu’un petit élément de réflexion poil à gratter… l’argument le plus important selon moi reste que ce sont des considérations morales, et rien d’autre, qui président au discours « IVG et contraception c’est pas pareil ».
    Et ça, désolée mais je ne peux pas l’avaler. Je cumule, je sais, mais en tant qu’athée et à l’heure où on nous bassine avec la laïcité (largement incomprise ou pire, délibérément détournée – et qu’on ne se méprenne pas, je chéris la laïcité, la vraie, celle qui permet à tous d’avoir ou non une religion et que le reste du monde s’en contrecarre), bref, je disais donc qu’étant (plus) libre (que la moyenne) des considérations morales chrétiennes, je ne vois pas de différence fondamentale entre empêcher une fécondation et ne pas permettre à un embryon fécondé d’aller à maturité. Ce sont deux choses qui arrivent naturellement depuis que la reproduction sexuée existe, et si on pense qu’il est mal que la main humaine intervienne là dessus, alors qu’on arrête de se soigner, de s’habiller, de construire des maisons et des voitures, d’écrire sur des ordinateurs, de composer de la musique, de croire en dieu, bref vous l’aurez compris la liste est longue, qu’on arrête de faire toutes les activités que notre petite condition humaine nous a habitués à faire…

    Que je parle un peu de moi et de mon histoire maintenant : à mon âge, je n’ai pas d’enfant, et je n’en veux pas. Je n’en ai jamais voulu, et je ne pense pas changer d’avis un jour. La contraception a donc toujours été un point crucial dans ma vie, j’ai eu la chance de bénéficier d’information sur le sujet et d’un planning familial formidable, et je n’ai jamais eu recours à l’IVG.
    Par contre, ce que je peux dire, c’est qu’en mon for intérieur et en mon « âme » et conscience, je n’aurais pas hésité une seule seconde si jamais je m’étais retrouvée enceinte (il y a eu quelques occasions où ça aurait pu arriver, eh oui, même dans les meilleures conditions on n’est jamais parfait…), si jamais ça m’était arrivé la décision aurait été prise d’avance, j’aurais avorté. De gaieté de coeur, probablement pas, mais sans le moindre doute, ça c’est sûr.
    Et je crois sincèrement que je n’aurais pas pensé à ce que j’aurais « manqué », à ce qu’aurait pu être « mon » enfant, etc. Ma vie, je ne la conçois pas avec un enfant. Point.

    Je respecte tout à fait le fait qu’on puisse mal vivre une IVG, qu’on ait des doutes, des regrets, mais j’aimerais aussi qu’on puisse avoir une parole libérée dans le cas où non, on le vit bien, merci. Parce que je suis persuadée que ça existe mais que les femmes qui sont dans ce cas n’osent souvent pas en parler, par peur du rejet et du jugement.

    Ça c’est mon histoire (un petit bout, disons), mais chacun-e a la sienne, et dans chaque histoire les décisions ont une base qu’il est nécessaire de respecter.
    Merci de m’avoir lue.

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    1. nicolas

      Je trouve que tu fais une erreur en liant morale et religion.
      Certes, les religieux adorent faire la morale, t’expliquer comment tu dois vivre, faire ou ne pas faire etc.
      Mais je suis surement aussi athée que toi, il n’empeche qu’il y a des choses que je trouve morale, et d’autre pas. Rien à voir avec la religion (quoi que l’héritage chrétien est certes là, imprégné).
      Par exemple pour rester dans le sujet, en chine on peut avorter sans délai (oui oui, même à terme théroriquement http://www.svss-uspda.ch/fr/facts/mondial-liste.htm), ben je trouve pas ça moral, même si la loi l’autorise.
      En gros, tu nous dis que les filles que ça perturbe d’avorter sont un peu cruches, parce que tout cela n’est pas bien grave, on leur a mal expliqué.
      A ce demander aussi pourquoi on se pose tant de question ethiques sur l’embryon et tous les bricolages génétiques qu’on peut maintenant faire.

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      1. lamantalo

        Justement je pense que le côté insidieux, c’est qu’on a tendance à considérer la morale comme absolue, allant de soi, « révélée » en quelque sorte… et dissociée de la religion, alors qu’à mon sens, l’héritage culturel de la religion est prépondérant. Mais comme il découle de milliers d’années de quotidien, d’habitudes, d’injonctions sociales complètement intégrées, on en vient à oublier le poids de la religion dans tout ça. En tout cas, c’est mon opinion…

        En ce qui concerne les femmes qui sont perturbées, relis mon message, tu verras bien que je ne les stigmatise pas, bien au contraire, je respecte ce vécu, je le répète. Je trouve justement dommage qu’il soit si difficile d’envisager qu’on puisse respecter deux points de vue, deux réactions (ou plus), soi disant « opposées ». Autrement dit « si tu n’es pas avec moi alors tu es contre moi » : personnellement je me considère capable d’aller au delà de cette dichotomie.

        Et sinon, je ne me considère pas non plus dénuée de morale (sans doute aussi teintée d’héritage chrétien, que je le veuille ou non 😉 ) ; je parlais du cas français qui permet d’avorter dans un délai de 12 semaines. Je pense qu’il est sans doute beaucoup plus difficile psychologiquement pour les « parents » (intéressant de se pencher sur le point de vue de l’homme comme dans l’article que tu as partagé plus bas) de subir un avortement alors que le développement est plus avancé. Malgré tout, je suis désolée si je choque, mais j’avoue que ce n’est pas le côté moral que je vois en premier, plus la difficulté des « vrais vivants » à passer par cette expérience.

        Merci pour ta réponse en tout cas. 😉

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  19. Caro

    Comme vous l’avez très bien dit cher Baptiste, autoriser l’avortement et faciliter son accès aux femmes – dans le sens où l’exercice de ce droit ne devrait pas être encombré d’obstacles – est tout bonnement une question de SANTE PUBLIQUE. L’avortement existe depuis des siècles, et il continuera d’exister tant que des femmes tomberont enceintes sans l’avoir voulu. Ne vaut-il mieux pas alors faire en sorte qu’il se passe dans les meilleures conditions, sans ajouter à l’importance voire la difficulté de la décision un probable traumatisme sanitaire et psychologique? Le nombre d’avortements n’est pas pour moi le reflet de la perversion de femmes qui s’envoient en l’air sans se soucier des conséquences (ouh les vilaines femmes libérées qui osent avoir du plaisir), mais le symptôme des défauts de l’information sur et l’accès à la contraception.

    Quant aux « pro-vie », qu’ils comprennent qu’on ne défend pas l’avortement en soi, mais le droit d’avoir le CHOIX, un choix dont ils jouiraient aussi car PERSONNE ne peut les forcer à mettre fin à une grossesse, de même que PERSONNE ne devrait pouvoir empêcher une femme de le faire.

    Cette moitié de l’humanité en a marre qu’on lui dise ce qu’elle peut et ne peut pas faire, pourquoi et comment.

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  20. France M

    Les sujets Avortement, Mariage Gay, PMA, peine de mort, mere porteuse, etc… etc… font scandales de la meme façon: ils font réagir surtout des religieux… quelque soit la religion d’ailleur! Ce sont des sujets de croyance… il y a peu de pragmatisme ou de bon sens dans leurs propos car il n’y a rien de rationnel. C’est de la peur qu’il s’agit: la peur d’aller en enfer!!!
    Et du coup, il y a peu de difference entre le discours de ces hommes et de ces femmes là.

    Penser qu’un jour on arrivera à erradiquer les « pro-life », c’est penser qu’un jour il n’y aura plus de religion. C’est utopique.

    Maintenant il est quand meme important de faire le rappel des faits… pour les jeunes âmes, non-radicalisées.
    Merci Baptiste.

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  21. sarah

    Il y a tout un débat à Marseille autour des marches de femmes dans la rue : pour ou contre la non-mixité de ces marches?
    J’étais contre. Et puis j’ai participé à une marche de femmes. Je suis devenue pour.
    Pas tout le temps bien sûr, ça n’aurait pas de sens. Mais de façon occasionnelle, c’est un formidable outils de libre expression, pour un droit de parole sans jugement, pour le droit de marcher dans la rue entre femmes, qu’on s’aime ou pas, on se comprend à 100% dans notre combat de femmes, sans nécessité de justifier notre colère évidente, sans entendre des propos sous-estimant notre combat, de la part d’hommes qui ne connaîtrons jamais notre vie de femmes.

    Oui c’est important pour nous, femmes, d’entendre le vécu ou la souffrance des hommes sur l’IVG.
    Mais non, je ne veux plus entendre les jugements des hommes sur mon rapport de femme à l’IVG.
    Ta phrase me fait du bien Baptiste sur le fait de redonner la Liberté aux femmes. Les hommes sont plus libres que les femmes de fermer les yeux sur un enfant à venir non désiré. Oui, on dira ce qu’on veut : c’est plus facile de se barrer en courant avant d’entendre le cri d’un enfant que de se barrer quand on l’a porté et donné vie. Alors oui, les hommes, parlez-nous de votre souffrance, mais le reste, je ne veux plus écouter de jugements sur notre légèreté. Le nombre de gars qui tentent de convaincre les femmes de ne pas utiliser un préservatif parce que c’est plus agréable … même s’ils savent qu’on n’utilise pas de contraceptif à ce moment-là. La pilule reste un droit, pas un devoir, on a le droit de faire des pauses hormonales, on a le droit de ne pas prendre une pilule tous les soirs. Le préservatif, quand c’est nécessaire, ça ne se discute pas. Qu’un homme parle d’égoïsme ou d’inconscience de la part des femmes par rapport à l’IVG, c’est juste in-entendable.
    Une femme qui fait une IVG, c’est un homme qui fait une IVG : la responsabilité est la même. Mais pas la souffrance physique. Peut-être mentale, morale. Mais pas physique. Il n’y aura jamais d’égalité dans le vécu d’une IVG.
    Alors messieurs, parlez-nous de vous, on vous écoute. Mais pas de nous, merci.

    Merci Cia pour rappeler régulièrement qu’une IVG, c’est un raté sur 30 ans de carrière sexuelle. Si on baisait qu’une fois par an, il y aurait moins d’IVG c’est sûr. Qu’en pensent les hommes qui trouvent l’IVG un peu légère ?
    Allez un petit clin d’oeil sur les contradictions des hommes tiré du film « La source des femmes » : « Couvre-toi, mère, tu es désirable, c’est choquant ». « Fils, c’est parce que ton père m’a désiré que tu es là aujourd’hui ».

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  22. Caroline

    Je voudrais rappeler en passant qu’un pourcentage effarant des IVG (pas loin des trois quarts si mes souvenirs sont bons : si quelqu’un a les vrais chiffres, je lui serais reconnaissante de les indiquer après moi) sont en réalité consécutives à des ratés de contraception. Je rêve qu’un jour quelqu’un fasse l’addition de chaque pourcentage de non-fiabilité de chaque méthode (parce que CHAQUE méthode peut rater) de contraception disponible et utilisée en France par la population féminine sexuellement active, et rapproche le résultat du nombre « incompressible » des IVG par an qu’on ne cesse de reprocher aux femmes qui y ont recours.
    Tomber enceinte alors qu’on avait pris les précautions nécessaires pour ne pas l’être ajoute une couche de colère à « l’événement » (pour citer Annie Ernaux). Une rage incandescente d’être obligée de faire ce qu’on n’a pas envie de faire : se débarrasser de son enfant – même si pour le moment ce n’est encore qu’un amas de cellules, c’est la potentialité d’un enfant, l’idée d’un enfant. Si, en plus, le père est l’homme que vous aimez et le seul avec qui vous avez envie d’en avoir un – mais pas là tout de suite maintenant, pas comme ça ! , alors la rage vous donne envie de hurler, parce que c’est trop injuste.

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  23. Herve CRUCHANT

    @Caroline. Tous les chiffres, toute l’histoire du contrôle des naissances, de l’efficacité des méthodes, etc. sont disponibles au Planning Familial le plus proche.

    Abus de langage et pression mentale (le poids de la propagande) ont fait et font encore que des mots spécialisés, appartenant à une famille de pensée, ont été volontairement employés au service d’idéologies qui n’avaient rien à voir avec elles. Par exemple, « morale », qui appartient à l’idéologie sociale et religieuse, sous-entend un comportement physique, mental, social, par rapport à une règle déterminée, « révélée », en quelque sorte, indiscutable et régalienne ( le « saint esprit » ?). Toute la philosophie est imprégnée des interrogations posées par ce concept. Sans débattre ici, on se rappelle avoir tenté d’opposer morale à éthique pour débarrasser la première de son habit sacerdotal et mettre l’accent sur l’universalité humaine nécessaire à la vie sociale. Cette bonne vieille laïcité. Mais le pli est pris depuis que l’homo sapiens a levé le nez vers les étoiles ou même ramassé le feu. Pour évoluer, c’est donc bien la croix et la bannière ! Alors, quelle est la place de la morale ou de l’éthique dans la possession et la disposition de son corps de femme, singulièrement dans l’une de ses fonctions essentielles, la maternité ? dans le choix d’être ou de ne pas être mère au moment voulu ? j’aurais tendance à dire : morale, zéro. Ethique, totalement. Il s’agit de SE considérer par rapport à SA propre vision de la vie. Renier sa maternité même durant quelques heures, quelques jours, doit être une épreuve terrible. Cependant, à mon avis, c’est prendre parti pour sa nature et non pas la renier. Faire part de son féminisme, de sa responsabilité, de sa cohérence. Respect. Tout le contraire de ce qui est véhiculé par des hommes archaïques. Ou des religieux tellement aveugles qu’ils oublient même de s’en remettre au jugement de leur propre dieu.

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    1. mimi

      Dieu, si vous permettez, avec une majuscule !
      Je pense que l on peut avoir des valeurs et « de la morale » (je n aime pas ce mot) sans être catho. Je suis issue d une famille très nombreuse catho avec messe tous les dimanches. Sans parler d ecole catho avec mese une fois par semaine…
      J ai un frère trisomique. Je n ai pas hésité à demander une amiosinthese pour ma 5eme grossesse. Pas d hérédité, mais je ne sais pourquoi une grande angoisse. A notre charge financièrement, dangeureux à 4 mois de grossesse, mais poutant catho je n ai pas hésité.
      Par contre, et je le regrette, impossible d en parler avec ma propre mère. Elle n aurait pas compris qu ayant vécu le handicap d un petit frère, il était hors de question de le faire vivre au reste de la fratrie…
      Mes parents ne sont plus de ce monde, mon petit frère est dans un centre, bien seul dans son monde…
      Donc, très bien « la morale », mais à chacun « sa morale » . Mettre au monde un enfant handicapé en le sachant, mettre au monde un enfant comme certaines à un âge avancé est pour moi synonyme d un profond égoïsme. Nous ne mettons pas nos enfants au monde pour nous, mais pour eux !!
      Très bon dimanche à vous.

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  24. Amicalementvôtre

    L’IVG est une pratique traumatisante. Ne l’oublions pas. J’y ai eu recours mais ce n’était vraiment pas de gaieté de cœur. J’y pense souvent. Je me dis que ce petit bébé aurait bientôt 6 ans. J’allais avoir 44 ans quand je me suis retrouvée enceinte et je n’envisageais pas une grossesse à cet âge.

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  25. mimi

    Bonsoir à toutes et tous.
    L avortement est à mon humble avis une bonne loi. Une expérience très certainement douloureuse. Je tiens juste à préciser que dans notre pays où il est possible d avorter, il y a près de 200 000 avortements annuels… je suis dans une ville où se situe un des plus grands lycée de France. Des avortements, ily en a, des accouchements dans le local poubelles, il y en a… notre président de région s est même deplace…
    Je pense que ce qu il manque c est la prévention. Je ne parle pas des cours d éducation sexuelle abordée entre 2 cours de science. Celle ci devrait être relayée par les parents qui bien souvent ne trouvent pas le temps, les mots, le moment.
    L avortement ne devrait pas être un moyen de contraception !!!
    Et pourtant, c est bien souvent le cas.
    Je suis mère de famille et je sais de quoi je parle me semble t il. Je suis la premire à constater que je n étais pas toujours dispo alors que mes enfants l étaient. ?.
    Ainsi va la vie !
    Bonne soirée.

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  26. Magdalena

    Quand je regarde d’ici ce qui se passe en Pologne, ça me paraît tellement aberrant que j’ai l’impression de participer à une émission de « caméra caché ».
    Ils n’ont pas encore complètement interdit l’IVG heureusement.
    Le projet de la loi est prêt et a été présenté, mais n’a pas encore été voté.
    J’espère que ces foules des femmes en rage qui sont sorties dans la rue vont pouvoir y faire quelque chose.

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  27. Herve CRUCHANT

    @Mimi. « Dieu, si vous permettez, avec une majuscule ! » Qui serais-je pour « permettre » d’écrire une majuscule ? Je n’ai rien à permettre. Quant à dieu, c’est une question de foi. Malgré mon exposition durant une quinzaine d’années au catholicisme (toute la carrière normale d’un militant : de scout aux portes du séminaire), je ne l’ai pas attrapée. Je pense que c’est aussi bien pour la cause. Respect à vous. Que Mieux vous garde.

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    1. mimi

      @ Hervé Cruchant
      Pas grave ! Juste une expression de ma part.
      Pour moi, la majuscule est une marque de respect. J’y tiens.
      Vous savez, je suis choquée par cette société qui ignore ce qu’est le respect. Quand j’entends les journalistes ou « autres » dirent « Sarkozy », « Hollande »… sans faire précéder le nom par Monsieur (ou Madame), j’ai du mal.
      Que l’on ne se plaigne pas que notre jeunesse ne respecte plus rien.
      Foi et respect n’ont rien à voir. C’est une question d’éducation.
      10% des Français vont à la messe. Heureusement qu’il y a plus de 10% de notre population qui pratiquent ce respect…
      Très bonne soirée à vous.

      Répondre
      1. Alex

        @Mimi
        Ecrire « dieu » sans minuscule n’est pas un manque de respect, surtout lorsque le mot est utilisé dans le sens de divinité et non pour désigner une personne ou une entité en particulier.

        « Ou des religieux tellement aveugles qu’ils oublient même de s’en remettre au jugement de leur propre dieu ». A mon humble avis, ça englobe tout type de croyances et de religions, et donc pas un dieu précis, mais une divinité, quelque soit celle qui est vénérée.

        D’ailleurs, remplacé dieu par divinité dans la phrase et elle aura exactement le même sens, et pourtant vous ne mettriez pas de D majuscule à divinité qui n’est qu’un nom commun.

        Répondre
  28. Quet

    Merci pour ce bref rappel percutant et tellement vrai…Je le partegerai avec les chiliens…ici l’avortement est en discussion et les « pro-vies » envahissent les rues…

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  29. Florence

    Honnêtement, je ne vois pas pourquoi les hommes seraient plus hostiles à l’avortement que les femmes. Bien au contraire. Assumer une paternité non désirée n’a rien d’une partie de plaisir pour un homme et en plus, ce ne sont pas eux qui se retrouvent au bloc opératoire. C’est même tout bénef pour eux : ils en ont les avantages ( pas de paternité non désirée) sans en avoir les inconvénients ( intervention chirurgicale qui peut être traumatisante pendant des années ). Si on faisait une étude, je suis prête à parier que les hommes sont au moins aussi favorables à l’avortement que les femmes. Rappelez-vous, ce n’est pas si ancien que ça, l’homme était obligé d’épouser la demoiselle engrossée !

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  30. Muriel

    L’IVG est toujours une énorme souffrance que l’on trimballe avec soi toute sa vie.
    Et toujours la lancinante question : comment il serait maintenant cet enfant ? On ne le fait pas par plaisir ni comme moyen de contraception.
    20 ans après je ne le digère toujours pas. Et l’autre question : et si je l’avais quand même gardé ?
    L’IVG est une nécessité pour la femme, un droit inconditionnel et un monstre que l’on gardera dans notre sein à vie.
    Et l’homme ne peut vraiment comprendre ça car il ne l’a pas vécu dans sa chair.

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  31. betty

    Alors je suis un cas assez particulier je crois… je crois même que l’on me montrerais du doigt si je donnais mon identité au grand jour…

    Quand ma fille (ma première) avait 18 mois je me suis séparée de son papa, et là, je me suis rendue compte que j’étais enceinte (de lui hein!). Sachant que je n’avais plus d’avenir avec lui et que cela me chagrinait déjà bien assez que sa fille grandisse sans lui, j’allais quand même pas garder ce bébé! J’ai donc avorté… ce ne fût pas un plaisir, au contraire, j’en ai un mauvais souvenir…
    Les années ont passées, j’ai refais ma vie… une nouvelle envie de maternité m’a étreinte… Une année s’est écoulée en essai, vous me direz que c’est pas beaucoup, mais ça m’a paru une éternité!
    La faute à pas de chance qu’ils m’ont dit les médecins (oui oui, vous lisez bien!), à 38 semaines aménorrhée, mon bébé est décédé dans mon ventre, les causes restent inexpliquées même après autopsie. Les mauvaises langues me diront que c’est une punition divine…
    Par bonheur, depuis j’ai eu deux autres enfants merveilleux mais mes grossesses n’ont pas été faciles, je vous passerais les détails, l’essentiel étant de savoir aujourd’hui que la maternité est précieuse!

    Ma conclusion est simple mais j’essaye de faire la part des choses… une femme qui ne se sent pas la force de garder un bébé, mieux vaut ne pas la forcer, c’est inhumain, parce que ça restera une maman qui ne se sent pas prête, et surtout ça fera un enfant qui n’aura pas l’attention qu’il mérite… La maternité est aussi un processus qui selon moi doit démarrer psychologiquement avant de démarrer physiquement

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  32. Claymore

    Comme le dit si bien Giedré, le meilleur moyen de contraception c’est bien l’homosexualité (testé et approuvé)

    Plus sérieusement j’ai du mal à comprendre, pourquoi certaines personnes S’obstinent à restreindre les libertés d’autres individus.

    Et concernant le fait que certaines usent et abusent de l’IVG comme moyen de contraception, je pense qu’il s’agit d’une petite minorité mais qu’elle arrange bien les détracteurs.
    Et comme me disait si bien un de mes anciens profs, il ne faut pas voir l’arbre mais la forêt. C’est pas parce que tu vois un chêne dans une forêt de sapin que ça devient une forêt de chêne

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  33. marianne

    bonjour batiste je vous découvre grace à yann barthes et je pense que nous sommes amener à nous lire régulièrement!
    pour en venir directement à la discution, j’ai remarqué que les généralités sur l’avortement étaient légion comme si ce sujet concernait l’humanité… mesdames, messieurs? c’est avant tout un sujet intime. imaginer votre corps se transformer alors que vous ne le voulez absolument pas et que vous rejetaient mème l’idée qu’un enfant puisse naitre au bout de 9 mois?le fait d’etre enceinte n’a absolument rien à voir avec le désir d’enfant . pour aimer et chérir son enfant il faut vivre sa grossesse pleinement . certaines la cache , d’autres l’exibent fièrement , mais au bout du compte on sait que cet enfant a été aime dans le ventre de sa mère.un enfant non désiré le sent , le sait, et portera toujours en lui les stigmates de la grossesse non desirées de sa mère.quand on interromt une grossesse c’est qu’il est simplement impossible de mener la grande aventure de la maternité à bon termes en aimant son enfant , en l’élevant et en l’amenant à devenir un adulte . chaque femme a une histoire derrière sa décision mais toutes sont trés responsables face à leur décision car ce sont des femmes et nous sommes programmées génétiquement pour aimer la vie. nous ne détruisons rien en avortant ,nous prenons nos responsabilités face à notre avenir personnel et celui des enfants.
    ces débats sont peut etre provoqués par des envies d’etre père ou mère , mais messieurs demandez vous si nous , femmes mères , parlont souvent en votre nom?
    merci à tous les mèdecins qui sont à notre écoute et ne jugent pas nos faits

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  34. Little Bill

    Désolé, ce qui va suivre n’est pas une opinion ni un argument, mais l’histoire que j’ai vécue et qu’il m’est impossible d’oublier.
    C’était dans les années 80, ma semaine de remplacement médical à la campagne s’achevait , et , alors que je fermais le cabinet à double tour , un jeune de 16 ans est arrivé sur sa mobylette. Très poliment, il m’a demandé de bien vouloir attendre sa sœur: il est revenu 10 minutes plus tard, avec sa sœur sur le porte-bagage.
    Sa sœur se plaignait de douleurs abdominales. A l’examen clinique, cette jeune fille était enceinte de 6 mois, avec le cœur du bébé parfaitement audible à l’auscultation, elle n’avait pas encore 15 ans.
    Ces 2 adolescents avaient les larmes aux yeux : 6 mois plus tôt, leur père avait mis à la porte leur sœur aînée parce qu’elle était enceinte.
    J’ai trouvé l’adresse du planning familial le plus proche, fait une lettre, fait un mot d’absence pour le collège pour chacun d’eux ( il avait été facile de convaincre le jeune d’accompagner sa sœur) et donné de l’argent pour prendre le bus.
    Le lendemain, commençait un autre remplacement médical à 150 km de là et je n’ai jamais su qu’elles avaient étés les suites. Mais , quelques années plus tard, une gynécologue à qui j’avais raconté cette histoire, m’a dit qu’il était bien possible que le père ait abusé de la fille aînée puis de la cadette… On n’oublie jamais ce genre d’histoire.

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  35. Little Bill

    Et si vous deviez soutenir une femme devant subir un avortement, que pourriez vous lui dire?
    Chacun utilisera ses propres mots et en plus chaque cas étant différent, les propos seront différents à chaque fois.
    Toutefois lors des entretiens pour une demande d’IVG, j’ai toujours affirmé aux patientes que c’était un acte courageux et cela a plusieurs reprises au cours de l’entretien : elles devaient rester fières d’elles car c’était un acte courageux méritant le plus grand respect.
    Si ces quelques mots pouvaient servir pour soutenir des femmes dans la détresse , n’hésitez pas , foncez : ils seront toujours utiles , soit tout de suite, soit plus tard pour se reconstruire.

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  36. ruiz-huidobro oscar

    Bravo Docteur! Je suis heureux de voir qu’il y a de jeunes médecins qui ont encore et de l’esprit et de l’intelligence. Je découvre votre site remarquable sur le conseil de notre plus jeune fille, élève en médecine vétérinaire. Vous êtes courageux, un peu dans la lignée de votre collègue Winckler. Cela rassure qu’il y ait des médecins comme vous. Je ne serai jamais votre patient, hélas, (j’habite la ville où l’on casse les mains des médecins…!) mais toujours votre lecteur. Courage et poursuivez!
    O. Ruiz-Huidobro

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