Il faut beaucoup aimer les hommes, Partie II.

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Il faut beaucoup aimer les hommes, Partie II.

La suite !

– Une petite bronchiolite pas vilaine-vilaine. Voilà, dit-il
Ce « voilà » a valeur de conclusion. On pourrait le traduire par : maintenant que vous avez embolisé toute ma salle d’attente, que les patients qui viennent après vous vont râler car je suis en retard et que vous allez partir sans payer, je crois que nous pouvons nous quitter bons amis et sans trop de rancune.
La mère se lève, s’approche, touche son bras et dit dans un français approximatif :
– Vous donner moi paaapier savoir qui paaapa.
– Pardon ?
Elle montre son bébé, puis les deux hommes qui l’accompagnent :
– Vous donner moi paaapier savoir qui paaapa.
Titou a peur de comprendre.
– Vous voulez un test de paternité ?
– QUI PAPA ? LUI OU LUI ?
– Ah mais non/mais non, madame, c’est interdit en France cela, mais non/mais non !
– Interdit/interdit ?
– Interdit/interdit/interdit !
– Moi comment savoir qui papa ?
Titou réfléchit.
– Deux solutions s’offrent à vous : une longue mais gratuite, une rapide mais chère. La première, vous attendez qu’il grandisse et de voir auquel des deux il ressemble. Long mais gratuit. La deuxième, vous achetez un test de paternité sur Internet. Rapide, mais cher.
– Ça cher ?
– Cher.
– Combien ?
– Environ 200 euros, je pense.
Alors cette femme, cette mère, cet être humain, a ce geste formidable : elle écarquille les yeux devant le prix qu’elle juge exorbitant et balance sa main par dessus son épaule droite en poussant de la bouche un bruyantissime  » PFFFFF ! » ce que Titou traduira très justement par « On s’en balance, Hortense ! Va pour la solution longue mais gratuite ! »
Et là, savez-vous ce qui est arrivé ? Non ? Vous ne devinez pas la fin de l’histoire ?

Ils sont partis sans payer.

Il faut beaucoup aimer les Hommes, je veux dire : il faut VRAIMENT beaucoup aimer les Hommes.

– Luke, je suis ton père.
– Nooooooooon !

Star Wars, épisode V.

UN PAPA, UNE MAMAN !
Frigide Barjot : « Ma vie, mon œuvre » Volume XIV.

66 réflexions au sujet de « Il faut beaucoup aimer les hommes, Partie II. »

  1. doume

    Le pouvoir des femmes … et leur faiblesse qui leur vaut parfois des tenues de Dark Vador imposées ….

    NB je me trompe quand je sens un climat très hot du blog depuis quelques temps ?

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  2. Grand33

    Bonjour Bibi,
    Finalement cette histoire est trés morale : 1 / le bébé est soigné, 2 / le serment d’hypocrate est honoré, 3 / comme dab les patients dans la salle d’attente vont râler que le toubib est à la bourre, 4 / l’habituelle incertitude du père est maintenue.
    Et juste un petit mot à certains « ronchons » : la chute valait bien d’attendre un peu !!!!
    la bise

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  3. Fileuse de rêve

    Comme j’ai toujours entendu dire « Maman sur, papa peut-être ! »

    J’adore ce que tu fais Baptiste, j’aime le ton employé, les sentiments qui en découlent, je prend énormément de plaisir à te lire. Je suis toute nouvelle, je l’avoue mais voilà tu as su titiller ma curiosité et maintenant je suis suspendue à ton blog comme on attend le dernier épisode de sa série préférée ou de reprendre notre livre là où l’on s’est arrêté la vieille au soir.
    D’ailleurs j’ai commandé ton livre, et je suis allée le commander dans ma petite librairie à cette libraire super sympa qui est toujours de super conseil car comme toi elle adore son travail 😉

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  4. O.

    Finalement c’est pas si mal d’attendre la suite. Quelle chute !

    J’aime bien la solution longue et gratuite, quand à qui est le père biologique OSEF (on s’en fou) ! Le vrai père est celui qui prendra soin de ce bébé, qui l’aimera et le protègera quoi qu’il arrive !

    Bises.

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  5. atanase

    Encore une citation approximative de darth vador, la correcte étant :
    Non, JE suis ton père.
    En détail et en original :
    Luke : You killed my father!
    Darth Vader : No, I AM your father!
    Luke : NOOOOOOOOOOOOOO!

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    1. Cath

      Et puis de mémoire, puisqu’on cause de précision, ça serait-y pas l’épisode 2, dans l’ordre chronologique de leur sortie au cinéma, le vrai, quoi ?

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  6. Albigèn

    Je m’attendais à pire pour la chute…
    Au delà de ce récit mettant en évidence la misère sociale et intellectuelle, la maternité, c’est une chose incontestable. Neuf mois passés dans un ventre, c’est un contrat à vie. Incontestable et impossible à résilier.
    La paternité ….une petite cellule qui part saluer un ovule ; au delà elle s’acquiert de jour en jour, par des mains tenues, par des sourires, de la confiance, des rires et des chagrins… Passer du rôle de géniteur à celui de père : sacré programme ! Je pense à cette chanson de Serge Lama « l’enfant d’un autre » qui m’émeut toujours autant (extraits) :
    Les enfants sont le fruit des femmes pas des hommes
    Et quel que soit celui qui fait germer la pomme
    Le père, pour l´enfant, c´est celui qui est là
    Celui qui caresse sa mère et qui lui tend les bras.

    Les enfants des voisins, on les trouve stupides
    Ils ne servent à nos yeux qu´à faire pousser des rides
    Mais lorsque par hasard, on en a un qui est là
    Qui a les yeux noirs de sa mère
    On l´aime malgré soi.

    Pause Kleenex….

    Pour Baptiste et autres fans de Star Wars un évènement incontournable à Paris / STAR WARS IDENTITIES, un expo interactive en première européenne afin de suivre le parcours dramatique de Luke et Anakin Skywalker.. infos et vidéo ici :
    http://www.cinechronicle.com/2013/11/lexpo-star-wars-identities-a-la-cite-du-cinema-de-paris-du-15-fevrier-au-30-juin-2014-83380/

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    1. Mésange

      Je suis tout à fait d’accord avec ce qui est dit sur la paternité.
      Par contre, j’ai quelques doutes sur le contrat à vie vu et mis en oeuvre par certaines femmes.
      Ce n’est finalement pas si inné que ça d’être mère, même si on a porté son enfant pendant 9 mois ; il faut aussi que la relation se construise pendant la grossesse et après… et parfois elle a bien du mal à l’être. Je connais (au moins) une jeune femme qui n’y arrive pas et ça doit être terrible, quand ton enfant peut exprimer ce qu’il ressent, de l’entendre te dire « je n’arrive pas à t’aimer autant que papa et papy et mamie, et ça me rend malheureux ».
      Re pause Kleenex…
      Et ça, ce n’est qu’un aspect de la mise en oeuvre de cette relation mère/enfant. Des fois, elle est au mieux quasi indifférence au pire maltraitance…
      Alors, peut-être qu’une école des parents ce n’est pas une si mauvaise idée que ça : les grands-parents sont souvent éloignés, les parents un peu/beaucoup perdus, avec la tête dans le guidon d’une gestion du quotidien pas toujours facile, facile… comment construire ainsi une belle relation avec son enfant?

      Répondre
      1. Albigène

        @Mésange

        Bel oiseau, j’évoquais le distinguo entre paternité et maternité, et non l’instinct ou l’amour maternel. Qu’il existe un instinct maternel chez l’animal, c’est une évidence. Mais je suis d’accord avec toi sur l’amour maternel qui se
        construit, ou non, au fil de l’histoire de chaque femme, qui se construit dès l’enfance pour chaque individu. Idem pour l’instinct paternel qui n’a rien à voir avec la notion de paternité…
        Bise à l’oiseau

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  7. Rofine

    Bonjour Baptiste,
    La chute de ton histoire est vraiment sublime et m’a bien fait rire et réfléchir aussi : qui est le père d’un enfant ? Celui qui le conçoit ou celui qui l’élève ?
    Je recommande aux lecteurs du blogàBibi d’aller voir le film « Tel père, tel fils » du réalisateur Hirokazu Kore-Eda qui essaie de répondre à ces questions.

    Je suis désolée pour Titou qui n’a pas été payé pour sa longue consultation : c’est bien connu les Docteurs vivent d’amour et d’eau fraîche !!!

    Prends bien soin de toi.
    Je t’embrasse

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  8. P.

    C’est bien sympa pour bien commencer la journée ce genre de patient !!!
    Mais docteur ou pas docteur, ils sont partout !! Ceux qui râlent en disant : « oh, mais c’est cher » et à qui on a envie de dire : « connard/connasse, les prix sont affichés, t’avais qu’à regarder avant » mais à qui on est obligé de sourire en disant : »désirez-vous reposer cette article ? » *sourire forcée*
    Tout est dans la maîtrise de soi, bel maitrise de soi Titou ! Chapeau bas !

    « Keep calm and carry on »
    Propagande

    Répondre
  9. Aline

    Je suis un peu déçue 😉
    J »ai connu un médecin qui avait exercé à la campagne en début de carrière.
    Il avait vécu une histoire similaire dans les années 70 mais avec une femme et CINQ pères putatifs… ce qui l’avait laissé pantois !

    Répondre
  10. marie

    Donc famille sans gêne, gêne éthique et génétique.
    Le prochain baron qui me fait mousser son ascendance remontant jusqu’au Duc de Truc aura droit à » crois y mon lapin, qui te dit que Dames Jéhanne, Louise, Astride, Gudule and Co n’ont point compté fleurette au loup dans la bergerie, plutôt deux fois qu’une » . Les hommes descendent sûrement des femmes mais pas toujours des hommes qu’ils croyaient.
    PS . pour ton futur bébé, une histoire de Rémi qui après avoir vécu 1001 aventures trouve son GRAAL à toi de jouer !!! easy fastoche , (trop bien l’accès FB un autre monde)

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    1. Cath

      J’espère, chère Marie, que vous connaissez la chanson du duc de Bordeaux qui ressemble à son père, son père à son frère, et son frère à mon … De là je conclus que le Duc de Bordeaux ressemble à mon … comme deux gouttes d’eau.
      Bon, le retour dans mes pénates nordiques ne me réussit pas. Je sors à mon tour…

      Répondre
      1. Cath

        Et ne pas oublier la chute de la chanson : « taïaut, taïaut… Ferme ta … répondit l’écho. », sur l’air de chasse façon St Hubert, comme il se doit.
        Ok, je ressors.

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  11. Cilou

    Pas savoir qui papaaaaaaa… ça me rappelle une histoire, la mienne, à la mat pour ma fille…
    Ma poulette a des yeux très en amande, apparemment ça vient de ma belle-famille éloignée. A la naissance, comme en plus elle était bien bouffie d’oedème, elle avait vraiment des yeux de chat, bien bridés. Sur le coup mon mari n’a rien dit, mais quand il est revenu le lendemain, et que Lili avait développé un ictère du nourrisson entre temps… Il est entré ds la chambre, a regardé sa fille jaune aux yeux bridés… m’a regardée, l’a regardée encore, puis m’a dit : si tu as quelque chose à me dire, c’est le bon moment ! (euh non, je sais que les apparences sont contre moi, mais je te jure que c’est bien ta fille !)
    Fort heureusement à ce jour elle a la tête de son père, la ressemblance est frappante. Mais la question « qui paaaapa », ils ont été qq uns à me la poser les premiers jours de vie de ma puce ! 😉

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    1. Catherine d'Argentine

      @Ciloux:…tu t’es fait CHINER sur la paternite,quoi…mdr avec ton histoire et les allers-retours de regard de ton mari…Abrachauds a toi.

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    2. Grand33

      C’est marrant cilou, moi c’était tout pareil quand mon fils est né il me ressemblait et tout le monde
      à la maternité me demandait si c’était bien la mère !!!!!
      ciloux plein

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      1. Cilou

        mouhahaha MDR 😉 La mère a dû être ravie, après s’être littéralement déchirée pour le sortir, d’entendre ce genre de blague … wéwé c’est bien moi la mère, mes lésions le confirment 😉
        remarque pour Milo blond aux yeux bleus, quand il est né, le personnel de la mater croyait que le papa c’était… le parrain (qui aurait fait le bonheur de l’Allemagne des années 40, contrairement à mon homme typé méditerranéen…) !

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        1. MarionLR

          Un jour mon frérot promenait son petit dernier en poussette et j’étais pas loin , et un ami de mes parents, avisant les grandes billes bleues de mon blondinet de neveu, se tourne vers moi et me dit:  » ah celui là c’est le tien! » Mon frère et ma belle sœur, bruns aux yeux marrons en chœur: « non, c’est le notre! ». Mais quelque part, ça doit aussi être rassurant pour le papa de savoir qu’il y a une ressemblance avec sa sœur… Moi je ne comprends pas pourquoi mon frère ça ne le rassure pas, voire même ça l’angoisse… ;-)))
          Bisous Ciloux

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          1. Cath

            Même sentiment chez ma belle soeur quand, parlant d’un de ses mouflettes, elle me dit qu’elle pense à moi quand elle la voit s’activer… Moi, je trouve que c’est plutôt bon signe, mais les parents sont toujours d’un naturel si inquiet 🙂

    3. marie

      tout pareil pour mon Bébé qui est né blond aux yeux bleus d’un papa cheveux de jais yeux noisette et d’une mutti chatain yeux vert, oups, c’est là que j’ai appris que ma grand-mére paternel que je n’ai pas connue était blonde aux yeux bleus …révélation… ouf,ouf,ouf

      Répondre
  12. Milou

    Mouais…. je crains que la suite de l’histoire soit moins touchante, et que cet enfant qui a deux pères putatifs n’en ait rapidement plus aucun (disons : quand il faudra s’en occuper/dépenser des sous pour lui), ou alors que les deux se battent (au sens propre) pour savoir celui qui gagne le droit d’être le papa.
    Parce que « maman sûr papa peut-être » c’est quand même la justification millénaire de la domination patriarcale des hommes sur les femmes via le mariage et ses équivalents, mais aussi de l’abandon conjugal. Si les femmes aussi aiment bien savoir qui est le père, c’est parce qu’à un moment donné partager à deux la responsabilité d’un enfant fait à deux, c’est pas mal, et que tous les hommes, en particulier ceux qui ont un doute, ne sont pas d’une bonne volonté spontanée. Désolée de casser l’ambiance mais je suis sûre que Bibi doit croiser suffisamment de mère seules et en détresse pour voir ça aussi….

    Répondre
  13. Walid

    Bon, je vais probablement finir de passer pour celui qui ne commente que lorsqu’il n’est « pas content », ais j’ai assez complimenté en off pour ne pas culpabiliser outre mesure! 🙂

    J’ai bien parcouru tous les commentaires et je suis assez surpris d’être le seul à exprimer un malaise au sujet de cet article. Oui, le sujet de la paternité est intéressant etc. Mais cela constitue la moitié du quart des deux articles. Quant au reste… C’est assez caricatural (même pour moi qui n’ai pas ma langue dans la poche quand il s’agit d’humour, je trouve ça borderline par moment), à charge et l’insistance quasi-permanente, au point de transformer le malaise en quelque chose de pensant, sur le fait qu’il ne paierait pas. Comme si payer donnait le droit d’être con. Pire, comme si payer donnait le droit à de la prévenance de la part du médecin. Parfois la politesse qu’on exprime de contre-balance pas le mépris que l’on garde en soit et répend par les histoires…

    Pour autant je pense sincèrement que tu as exprimé largement assez de tolérance et d’ouverture d’esprit sur ce site pour que je n’ai pas à douter de ta bienveillance en général. Mais du coup j’ai d’autant plus envie de prendre la peine de l’écrire pour partager ce qu’il m’a fait ressentir.

    Avec l’article sur l’homosexuel tabassé par des anti-mariage pour tous, c’est la deuxième fois que je partage le fond mais reste vraiment marqué par la forme….

    « Oui certains ne paieront pas, désolé pour eux. »

    Répondre
    1. Cath

      Je me pique de comprendre le français, à l’écrit comme à l’oral. Et je me fais généralement, et même en particulier, bien comprendre. Je peux donc en déduire que je maîtrise mon util de communication.
      Las, je ne comprends rien à cette intervention, à ce commentaire et aux remarques genre « comme si payer donnait le droit d’être c..ou donnait le droit à la prévenance du médecin »… etc. En toute franchise, je ne sais pas où l’intervenant va pêcher ses arguments. La digestion lourde et pesante sans doute ? Ou alors le besoin de la ramener pour vraiment emm… le peuple ?
      Il y a des gens comme ça.
      J’aime l’échange qui enrichit, pas la diatribe qui me faire perdre du temps : la vie est trop courte pour la perdre en verbiage ( « qui répend », quésaco ? Répondre, répandre ou dans ce post épandre ?).

      Répondre
    2. Elle

      Walid, pourquoi cette amertume ?
      La question du paiement n’est pas primordiale, elle fait partie des faits.
      Personnellement je ne réagis pas parce que je pense, effectivement, que cette attitude existe. Il n’y a pas que le resto-basket il y a aussi le doc-suis-fauché-pas-assuré-vais-pas-payer.
      Pourquoi ne pas le dire ?

      Répondre
      1. Walid

        C’est assez intéressant d’observer comment le simple fait d’exprimer un malaise, peut amener ce type de réponse. Et je détaille :

        A aucun moment je n’ai dit ici que cet article était mauvais ou même de la m*** ou autre. Je ne pense pas avoir manqué de respect à quiconque et j’ai exprimé un sentiment. Un sentiment n’est par essence pas nécessairement rationnel et ne devrait (quand il est exprimé ainsi) pas donner lieu à une argumentation. J’ai lu, j’ai, ressenti, j’ai partagé. Comme beaucoup ici se contentent de partager leur appréciation.

        « J’adore ton article ».

        « Ah bon? Argumente » Ca ferait de sacrés lignes de réponses, ici. Non?

        J’ai largement assez échangé avec Baptiste et je lui ai largement assez dit combien son œuvre avait de la valeur à mes yeux pour ne pas avoir à me justifier. Et surtout pour ne pas prendre mal sa réponse 😉

        Pour ce qui est de Cath : Je ne vois en aucun cas comment ta réponse peut être considérée comme constructive.

        « Il y a des gens comme ça »? Comment? Qui la ramène pour emm… le peuple? Je poste un seul commentaire sur 30 articles pour dire que « Malgré la qualité que je trouve à tous, celui-là me gène » et je ne mérite qu’un procès d’intention et être catégorisé comme ça?

        (Psss… Ca c’est un argument, et il est mesurable)

        Le mépris que l’on « répand »*** par les histoires. Répandre. Après je peux me tromper, mais au delà de la coquille, il me semblait que grammaticalement ça passait.

        Vraiment, on fait l’effort d’être respectueux de pointer ce qu’on aime autant que ce qu’on aime pas et voilà…. Bref si personne ne voit rien de constructif à pointer avec sincérité le sentiment généré par des mots, seulement quand ce sentiment est négatif, c’est dommage.

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        1. Grand33

          @Walid
          Effectivement tu as exprimé ton sentiment et je t’accorde que certains commentaires à ton sujet sont sans doute un peu excessifs. Néanmoins je peux les comprendre dans le sens ou moi même je n’ai pas forcément bien compris où tu voulais vraiment nous emmener dans ton premier commentaire.
          La question de la paternité ne représente à tes yeux que les 1/8 de l’article dédoublé de Bibi mais il a retenu l’attention de la majorité des commentateurs. Nous sommes tous différents et nous ne ressentons donc pas de la même manière, ce n’est bien sûr pas pour cela que l’on ne peut pas « s’engueuler courtoisement »…….
          à te lire lors d’un prochain article 😉

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          1. Cilou

            je crois (je crois) avoir compris où Walid voulait en venir. Les coquilles n’aident pas, mais il me semble que ce qui l’a gêné, c’est l’insistance de Baptiste sur le fait que les patients ne paieront pas.

            Il y a qq mois encore, cette insistance m’aurait également choquée. Je me serais dit « ben voyons ! Un médecin par nature c’est plein aux as. On sait qu’ils ne font pas leur métier que pour l’argent, mais c’est quand même un avantage conséquent que leur salaire, et il ne va quand même pas pleurer pour une perte de 50 euros, pour lui c’est une bagatelle ! »

            Depuis, j’ai appris combien gagne un généraliste, et le rapport heures travaillées / salaire à la fin du mois. Du coup, l’insistance sur la perte sèche du prix de 4 consultations, et le désarroi que ça peut provoquer, ne me choquent plus. Il n’en reste pas moins en effet, que malgré tout, la santé financière du médecin sera quand même meilleure que celle de cette famille ; d’ailleurs, il les a laissés partir sans leur poser de problèmes. Mais que ça mette « les boules, les glandes et les crottes de nez qui pendent », je comprends !

            Voilà. Maintenant, Walid n’est ni agressif ni injurieux, il a un point de vue qu’il a le droit de défendre tant que ça se fait dans le respect (et c’est le cas). Seulement, Walid, et dans un objectif de communication optimale : relis tes coms avant de les poster pour qu’on ne s’engueule pas sur des malentendus de coquilles syntaxiques et grammaticales ! bisous quand même ! 😉

          2. Catherine d'Argentine

            @Albigene: Bien d’accord avec toi,…il est important de pouvoir exprimer des critiques et d’ailleurs cela me semble genial que Baptiste les publie comme il le fait pour les compliments ou les autres com.de tous poils…j’ai cru comprendre que le Doc ne recherche pas cette adulation,ce statut de presque gourou,ou on(moi comprise) veut parfois l’installer,parce qu’on admire son parcours et ce qu’il defend…je crois qu’il revendique,etre »un monsieur-doc tout le monde »,qui raconte a sa facon,ce qu’il retient de l’univers,dans lequel il travaille…des anecdotes qu’il eclaire avec SA lumiere,colorees par ses propres blessures invisibles aux regards des autres…il nous offre,avec la publications de nos com.la possibilite de discuter cet eclairage ou le theme evoque…ce serait triste qu’on se limite au »politiquement correct » …et moi la premiere,j’avais tendance a voir le Doc,comme un etre superieur,totalement exceptionnel et lire de travers les eventuelles critiques,si je ne les partageaient pas…mais,aujourd’hui,je crois que,c’etait une erreur…le Doc,il fait caca,c’est aussi un tube,comme il le dit dans son roman,et qu’il doit faire un toucher rectale a une patiente,morte de honte…il me semble important de le DEMYSTIFIER… cet ecrivain-medecin,dont j’aprecie vraiment le style,le talent et le reve,parce qu’il est avant tout un HUMAIN… tout simplement-avec ses bons et ses mauvais jours,avec ses envies de tout envoyer bouler ou celles de prendre son pieds avec elan… la tolerance,c’est ausi savoir accepter les remises en question formulees avec respect(…cf »quand les trolls balancent du venin en pagaille,la…NON)…Et il me semble que Walid a souhaite s’exprimer dans ce sens…pas pour faire  »chier »,mais pour essayer de partager ses sensations,et nous donner a reflechir…entre citoyens…dans la cite du blog…pour debattre de la vie,de ses contradictions ,de ses aleas,et de ses deroutants faux pas,parfois.QUE LA POLITIQUE-POLITIKOS(dans son sens noble) SOIT AVEC NOUS,pour que l’on puisse continuer a echanger nos idees dans ce jardin si accueillant.

        2. Cath

          Ce qui me gêne et que je ne comprends pas dans votre post, ce sont précisément les deux extraits que j’ai cités.
          Et vous m’excuserez si je trouve normal qu’un médecin ou un balayeur qui fait son boulot soit normalement rétribué. Je ne considère pas qu’il est normal de demander un service et de s’arroger la gratuité d’office.
          Il y a des gens dans le besoin, des gens qu’on aide volontiers -et sans les contraindre à la mendicité ou à la reconnaissance. Mais, pour en avoir fréquenté quelques uns, je peux vous assurer qu’ils ne considèrent pas la gratuité comme quelque chose qui leur est dû, loin s’en faut.

          Ici, il est manifeste que la famille qui consulte n’a jamais eu l’intention de payer quoi que ce soit, n’a jamais eu le moindre respect pour le médecin, et encore moins pour les autres ploucs qui sont dans la salle d’attente. On arrive, on se sert et on jette ce qui ne convient pas. Pour parler crûment, les autres n’existent pas vraiment en tant que personnes. Par contre, essayez de leur tirer une pomme ou un bout de pain à ces braves gens, vous m’en direz peut- être d’autres nouvelles ? Et soyons clairs, on retrouve ce genre d’individu dans toutes les classes de la société, et pas exclusivement chez les gens du voyage, français ou autres. Peut me chaut la nationalité.

          Question grammaire, ça passait, mais c’était une question de vocabulaire que je soulevais, une lettre changeant le sens du mot. Toujours une question de compréhension chez moi.

          Ai-je l’esprit étroit ? Très certainement. Je l’admets volontiers.
          Procès d’intention ? Sais pas, je n’ai toujours pas compris. Et j’aime, lorsqu’on me répond, qu’on reprenne les points que je soulève, pas des généralités, et certainement pas des remarques que je n’ai pas proférées.
          Cela dit, je ne construirai pas plus loin. Vous avez exprimé votre sentiment et votre point de vue, je ne suis pas franchement convaincue, mais cela n’a pas d’importance et n’empêchera personne de dormir.

          Répondre
          1. Marina M.

            @Cilou : Tout à fait d’accord avec toi ! Walid a le droit de dire ce qui ne lui plait pas et ce qu’il aime, comme tout le monde d’ailleurs, et si l’auteur prends le temps de lire tous les commentaires peut-être que cela lui permettra d’améliorer la compréhension de ses articles sur des sujets un peu ou beaucoup créateurs de polémiques. Car même en ne racontant que des faits, il est difficile de rester objectif parfois. Le fait est qu’ici on retrouve tous les clichés que l’on peut avoir d’une famille pauvre étrangère qui auraient envie de trouver de l’argent en France et des soins, qu’ils n’ont pas dans leur pays, et tout cela malheureusement sans passer par la case « j’ai-un-travail-je-paie-des-impots-et-aie-un-logement-décent ». Les faits décrits sont directement caricaturaux et donc très négatifs sur cette famille d’où la polémique éternelle entre les pro-défenseurs de ces familles qui parlent des droits de l’Homme et les anti-familles qui profitent du système. Après on interprète les faits selon nos opinions. Si nous arrivons tous à exprimer nos sentiments sans s’énerver et avec suffisamment d’ouverture d’esprit, alors nous pourrons mieux nous comprendre et devenir plus respectueux les uns des autres. Ton commentaire Cilou a tout à fait bien expliqué ce que voulait décrire Walid, enfin Walid n’a pas confirmé il me semble. Moi non plus je n’avais absolument rien compris de ses phrases à cause des coquilles. Même en relisant 3 ou 4 fois. Je ne savais pas ce qu’il critiquait. Pour aller plus loin avec tes explications, je ne comprends pas non plus du coups pourquoi il n’aime pas que Baptiste fasse remarquer que ces patients n’aient pas payés. Par exemple, si t’es commerçant, que tu vends des fruits, et que quelqu’un se pointe en demandant 1kg de fraises, et qu’il s’en va avec le sac sans payer, ce n’est pas l’argent perdu qui fâche, c’est le geste surtout. On parle d’une généralité de personnes qui font ça en France et ailleurs, étrangers ou non qui essayent de truander. Ça énerve et c’est compréhensible. Quand toi tu passes ton temps à payer tout sans arrêt, t’as l’impression que t’es un gros mouton impuissant.

            Je vois sinon, sur un ton plus léger, que Baptiste et moi avons les mêmes petites nièces ; ) .

            Marina.

    3. Noé

      Salut Walid, Baptiste, Cilou, Catherine machin-chose et tous les autres.

      Mais surtout salut Walid! J’arrive un peu tard, certes, mais j’ai la même réaction que toi. Je suis peut-être même plus virulente: WTF?! Qu’est ce que ça apporte à l’histoire de savoir s’ils ont payé ou non?! Du factuel? Bah qu’on nous précise pour tous les autres patients si leurs droits étaient ouverts, alors.

      Enfin bon, malgré la virulence, je visualise un peu le ton du blog et je me doute bien qu’il ne s’agit pas de propos volontairement discriminants.

      Cependant, je m’interroge VRAIMENT sur la pertinence de cette information et sur l’intérêt de la faire apparaître.J’avoue même que ça m’a fait grincer des dents.

      Je n’ai pas suffisamment suivi pour savoir si Baptiste est toujours en hôpital ou s’il est en libéral, dans les deux cas, j’aurais tendance à dire que si VRAIMENT il faut penser rentabilité, tu peux aussi les renvoyer vers une assistante sociale qui tâchera de les aider à faire valoir des droits à la sécu. Qui sait? Ptet meme que ça les aidera à s’inscrire dans une démarche de soins plus pérenne ce qui, croyez le ou non, contribue à faire baisser la note au final (bah oui, pourquoi toutes ces campagnes de prévention, sinon?!)

      Mais bon. Ce serait aussi penser à leur santé.

      Bref. Enfin, Walid: même si ton post n’a pas les tournures de phrase pompeuses que d’autres peuvent avoir, j’en ai parfaitement compris le sens, et ce dès la première lecture, et même avec les coquilles. Et j’adhère. J’adhère aussi d’ailleurs aux formes que tu y mets, à savoir que globalement, j’apprécie aussi le blog. Mais bon. Faudrait voir à pas non plus devoir se justifier quand on a quelque chose à dire.

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      1. Baptiste Auteur de l’article

        Cher « Machin-chose »

        J’aurais plein d’arguments à vous avancer, mais je rentre du cabinet à l’instant et je suis trop fatigué.
        Vous avez sûrement raison

        Poutou Poutou.

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  14. Elle

    UN PAPA, UNE MAMAN !
    Frigide Barjot : « Ma vie, mon œuvre » Volume XIV.

    Mais tu réalises Frigide ! DEUX papas ! pour… UNE maman !
    Alors!
    Elle est pas belle la vie ?

    « Gaspard PROUST »

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    1. Cilou

      Dans ma famille, il y a un papa, une maman, un beau-père, une ex-belle mère, une compagne de mon père. Mais tous hétérosexuels. Donc Frigide Barjot ne peut rien nous reprocher, nous sommes la famille idéale : deux papas, trois mamans ! (((ou alors je n’ai pas tout compris où elle veut en venir ?? Elle dit quoi la madame ??)))

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    2. Cilou

      Ah, et nous sommes 7 enfants de 3 unions différentes. MAIS hétérosexuelles ;). Un mélange de sœurs, demi-frères et sœurs, et « quarts de frères et sœurs par ex-alliance » comme ils s’appellent. Ça marche aussi pour la Frigide ??
      (notez, on est tous très heureux comme ça !! comme quoi, ce n’est pas en regardant une situation familiale de l’extérieur qu’on peut déterminer leur bonheur…)

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  15. Laurence

    Il me semble que ces histoires nous parlent de soignants (qui travaillent) et de soignes (qui utilisent les capacites professionnelles des premiers). Le medecin qui a recu cette famille ne partageait pas un bon moment avec eux, il faisait son boulot. Il gagnait son salaire.
    Que je paye ou non pour un service, cela n’a rien a voir avec mon intelligence.
    La raison pour laquelle cette femme n’a pas paye pour un ensemble de consultations, je l’ignore. Mais je comprends que, pour le medecin, ce soit un acte important, comme une non reconnaissance de la valeur de son travail.

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  16. BéWé

    Lectrice boulimique a dit : Le père c’est celui qui aime (Marcel Pagnol)
    Bah justement, j’aurai 2/3 mots à lui dire au mien
    Au moins, ce petit, il en aura 2 (qui l’aiment ?? sait on jamais, dans le doute…)
    Et comme dirait l’autre (je sais plus qui mais c’est dans une contrée lointaine) : Jesus had two dads and he turned out just fine.
    Ca, c’est pour les cours d’anglais 😉

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      1. Cath

        je dirais « Jesus a eu deux paternels et il a bien réussi / et ça ‘est très bien passé / et il n’a pas eu de problème » ou quelque chose d’approchant 🙂

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  17. Fabien

    Moi aussi, j’adore ce qu’écrit Baptiste. Je l’ai largement diffusé autour de moi, certaines anecdotes ont touché mon cœur de père, mon cœur de patient souvent excédé de vivre dans un pays du G8 parmi les plus riches au monde – le Québec – et de n’avoir pourtant pas accès à un médecin de famille, mon cœur d’intervenant communautaire qui intervient gratuitement auprès des personnes immigrantes. Mais j’ai aussi apprécié ce qu’écrit Walid. Je m’en fous qu’ils ne paient pas. Tous les professionnels qui vont faire leurs 100.000 dollars par ans (au moins) devraient être astreints à du pro bono de temps en temps, qu’ils soient médecins, avocats ou même ingénieurs. Par contre, moi aussi ça me gonfle qu’ils soient sans-gêne, J’en ai des comme ça aussi. Ça compense pour ceux qui font ma journée.
    À vrai dire, moi ce n’est pas l’anecdote qui m’a dérangé. C’est l’image en intro. C’est la première fois que je ne peux pas parler d’une chronique de Baptiste à mon collègue ou à mon petit frère, qui se sont déjà suffisamment fait traiter de tante.
    Pour le reste… Continue comme ça, Dr. B. ! Heureusement que tu es là pour rappeler que les médecins aussi ont un cœur et un cerveau, pas juste un tiroir-caisse.
    Passez toutes et tous une bonne fin de semaine. À bientôt!

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  18. Herve CRUCHANT

    De manière générale, j’aime pas trop les commentaires qui comportent des citations de Grecs. De Grecs anciens, je précise. Çà fait pédant, un chouïa condescendant et c’est généralement invérifiable. Par exemple, si je veux être hautain, je vais écrire : « Aristote disait : ‘La lucidité, je l’ai dans mon froc!’ « , c’est invérifiable. En plus, c’est douteux parce que le méditerranéen malin a retardé la connaissance du cerveau de trois siècles parce qu’il avait une image de marque super entretenue, genre spin doctor, et qu’il avait décrété que la pensée se faisait dans le cœur. Le crâne ne contenant que de la matière inerte et grise. En même temps, comme les églises ont toujours répugné à favoriser la connaissance fine de l’intellect par crainte d’y trouver l’absence de tout dieu, le petit agitateur hellène avait raison a priori. Autre raison de se méfier de cette citation, c’est que la phrase est du camarade Léo Ferré, extraite de « Le chien » et que c’est tout.
    Mais, si je n’aime pas qu’on cite les Anciens -pas tous; citons un peu plus souvent Lucrèce, tiens- j’apprécie les références aux contemporains. Proust, par exemple. Pas celui qui sent la rose et les glycines mais Gaspard Proust. « D’origine improbablement européenne du centre bosniaque ou roumaine, suisse d’adoption, cet artiste comique au verbe saillant et à la réplique brûlante pratique, sous des dehors faussement misogynes, une tendre critique du genre humain parfaitement maîtrisée. »
    Vous voyez bien que les citations sont débiles. Surtout quand je me cite moi-même.
    Dark Vador n’est pas mon père. Ni ma mère non plus. Bibi le Djaidail cite Star Wars comme il lui convient. imaginons, mâtin, ce dont il est tout à fait capable, qu’il fasse exprès de citer de tête et de se tromper. Il est sur d’avoir, en retour, un ou deux comptables qui vont lui rectifier le dialecte filmique ! Gagné ! L’esprit et la lettre.
    La lettre, c’est de vouloir un papelard pour certifier la paternité. De vouloir des citations propres sur elles. De n’admettre la critique que lorsqu’elle est inamicale ou franchement haineuse.
    L’esprit, c’est de rechercher un père à son enfant, de citer approximativement un truc qu’on aime -voir duquel on est addict, Bibi-, de faire des fautes, de critiquer un peu tout en aimant beaucoup.
    Et, pour finir, ce miracle : des gens qui viennent se confier à un type, médecin, pour démerder un problème fondamental pour eux.
    Où l’on voit que l’œuvre sociale médicale n’a aucun rapport avec de quelconques honoraires.
    Et que ceux qui râlent en salle d’attente sont des petits. Apparemment bien intégrés dans la société dans laquelle ils macèrent, ils sont bardés du droit autoproclamé d’être: nantis, graciés, onctionnés, soignés et guéris-y-a-intérêt-c’est-pour-çà-qu’ils-paient, reçus de suite, bénis-pleins-de-grâce, que-dieu-vous-gardés, exempts d’impôts, ce-n’est-plus-ce-que-c’était-é ….

    On manque de soignants ou d’aides à soigner dans l’immensité du monde des mal parlant, des salauds de pauvres et des je couche et fais des enfants avec qui j’aime et je décide. Il y a des gens bien que çà préoccupe.

    nb : si j’ai l’adresse du praticien un jour, je m’engage à lui verser ses honoraires en retard. je paie bien ma redevance télé….

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  19. Elena

    Pour revenir sur l’histoire de la consultation non payée…
    Etudiante, logée chez ma grand-mère, un radiologue ami de mon père me faisait travailler comme secrétaire, rémunérée bien sûr, dans son cabinet les mercredi et le samedi. Moi qui ne savait pas comment taper Hallux valgus (il y a un « h » Elena…) ou spondylolisthésis…
    Le tout se passait à Versailles dans les années ’90. Tout ce que je vous raconte n’est pas du tout cliché, c’est la vérité !

    Ce spécialiste faisait les images demandés par le médecin traitant, parfois pour en avoir le coeur net – il avait un diagnostic très sûr – il refaisait un cliché différent. Ensuite il disait rapidement au patient ce qu’il en était (quand il pouvait le rassurer) et de prendre rendez-vous pour récurpérer le cliché avec le compte-rendu (et la feuille de soin). Il réglèrait à ce moment là. Et bien vous n’imaginez pas combien de patients très BCBG et si bien comme il faut, ne revenaient jamais chercher leurs radios et les payer puisque le bon docteur leur avait dit qu’il n’y avait rien. A la fin de l’année ça faisait des piles hautes comme mon bras.
    Je me rapelle de ce docteur, le soir, regardant chez lui après le dîner certains clichés pour en avoir le coeur net. Je me rapelle de clichés d’enfants pour déterminer leur âge (à l’époque on faisait des clichés de la main). D’angoisse calmées, de bienveillance, de temps passé. Et on me dit : un radiologue ça gagne bien… Oui, au temps passé et vu comment ce comportent certains patients ça dépend.
    Sa femme me faisait des fiches de paye comme pour la laborantine et la secrétaire médicale, en payant toutes les charges sociales.
    Il faisait volontiers des clichés gratuits pour rassurer un parent amenant son enfant qui s’était payé un super gadin à vélo, plus simple que de faire la queue aux urgences. Le dimanche il lui arrivait de radiographier des animaux sauvages (je me souviendrai toute ma vie d’un gypaete barbu – espèce protégée) blessés par des chasseurs, apportés par un ami membre de la LPO… bref. Il adorait son métier, ses enfants enrageaient de ne pas le voir plus souvent. Maintenant il est à la retraite et profite de toutes les choses qui l’intéressent dans la vie !
    Et moi, j’enrageais de cette pile de dossiers non réglés… de ces gens si polis, si bien mis, qui repartaient en BMW et que l’on ne reverrait plus jamais.

    Bravo Baptiste, pour votre blog, votre livre et votre thèse !

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    1. marie

      oui mais ce monsieur sait le sens de l’expression « avoir de l’or dans les mains » et plus encore de quel OR il s »agit et quand la vie se barre en sucette ,c’est sur cet or là qu’il faut compter pas sur celui de la BM.

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