Journal de soigné. 

Jour 1

J’ai testé pour vous… le changement de pansement !Cette douleur dans mon corps… Moi qui prescris tous les jours des « soins infirmiers », voilà qu’un immense soleil est braqué sur cette certitude : je n’avais JAMAIS expérimenté de l’intérieur l’enfer d’être sur le ventre pendant qu’une personne vous enfonce une mèche de trois cm dans le muscle.

Heureusement, comme disait Renoir :

“La douleur passe, la beauté reste.”
(Espérons que cela marche aussi pour les fesses). 
(À demain)

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47 réflexions au sujet de « Journal de soigné.  »

  1. Rainette

    Argl ! Tout est relatif ! La douleur n’est pas la même pour tout le monde ! Une mèche dans la tête après une trépanation c’est pas mal non plus … ou l’ablation de 33 agrafes !
    Allez courage c’est juste un mauvais moment à passer …. disent les médecins
    Bisous !

  2. Mimoune

    Courage !
    Infirmière depuis 40 ans …. Ca se fête ! J’expérimente l’autre cote du mur … être soignée difficile à accepter
    Mise à nu devant ces yeux inconnus …douleur que l’on ose exprimée par peur du : quelle douillette !
    Au final je dirai que chaque soignant devrait passer par la, avant de prendre soin …

  3. marie

    Je pense tjs aux cow boys ou aux pioupioux sur les champs de bataille avec un bout de bois entre les dents quand ça fait mal, ou alors je m’absente de mon corps je pars loin , les Alizées, les cocotiers le sable blanc, une vague…
    Ayé c’est fini!
    Bise baume

  4. Arlette Bonnet

    Je ne voudrais pas enfoncer « la mèche » mais ce n’est pas fini, gare quand tu vas vouloir t’asseoir ! Non je plaisante, bon courage Baptiste 🙂

  5. Nathalie COUSSEDIÈRE

    Courage Baptiste, il n’est pas nécessaire de souffrir pour être un bon soignant mais ça ne peut pas faire de mal
    Pardon pardon pour le jeu de mots laids.
    Bisous, force et courage mon ami.
    Nathalie

  6. Rodjeur69

    Et oui, docteur, être soigné peut être douloureux. Tous les soignants devraient passer par là, avant de pouvoir pretendre que « Mais non, c’est pas douloureux » !

  7. chris

    face à la douleur, pendant le soin pensez à autre chose , ça marche pas mal. Vous comptez à l’envers, vous vous remémorez de merveilleuses vacances. Essayez, vraiment ça marche
    Bon courage

  8. Isa

    Bon courage pour cette douloureuse expérience! Que ça ne vous empêche pas de continuer à prescrire des soins infirmiers!!
    Amicalement une infirmière qui a eu le plaisir de vous entendre de vive voix sur le téléphone de ma fille lors d’une tournée du soir…..

  9. Cris

    Ah les soins infirmiers prescrits ! Heureusement se que les infirmières sont la pour avertir les médecins lorsque quelque chose ne va pas…si tant est qu’elles soient écoutées lorsqu’elles signalent qu’il doit y avoir infection sous 30 points de suture et allergie aux pansements argentiques. « Si si Dr, je vous assure… Comment ? Vous ne l’avez pas vu hier ? »
    Rien de tel qu’un médecin qui expérimente soins et douleurs pour être « un bon docteur ».

  10. bluetit

    c est le métier qui rentre! ou sort
    l ablation de mes agrafes il y a 50 ans.. avec désinfection des instruments au bec bunsen de quoi flipper et pas le droit de pleurer!
    sinon l allergie au sparadrap cloques au fur et a mesure…….
    allez c est la fin et comme dit Chris pense a des jours meilleurs!
    bisous bonne soirée

  11. Emmanuelle

    l’autre côté du miroir est parfois douloureux…
    Une belle respiration ample en se concentrant bien sur une chose qu’on adore faire, on visualise, on se détend…
    Courage pour les prochains pansements… les fesses, ça guérit vite, on espère… (un peu d’arnica, peut-être ?)
    j’ose espérer, Mimoune, que tous les soignants empathiques n’ont pas tous été obligés d’en passer par les mêmes souffrances que leurs patients 😉

  12. 40

    Pauvre Baptiste, la douleur, c’est quelque chose et quoi qu’on dise, il faut se l’encaisser, la douleur, et avec elle la dépendance, l’inconfort, les mauvaises nuits, le bruit permanent, les passages qui vous réveillent sans cesse, les soignants plus ou moins agréables et pénibles, leur conversation faux-cul lénifiante, le Doliprane qui doit tout apaiser et qui ne vous fait rien, les pansements à refaire qui font si mal, l’inflammation lancinante, le lit en plastique, la chaleur, je sais de quoi je parle et n’ai rien oublié. On peut tout essayer, parle à ma tête mon c.l est malade, on a mal! Courage Baptiste, il n’y a que le temps pour te sortir de là.
    Et je ne pense pas que toi médecin tu aies eu besoin de l’expérience de la douleur, tu la comprends déjà.

  13. Dechartres

    J’ai « testé », si je peux m’exprimer ainsi, l’abcès pilonidal !!!

    Les soins pendant quelques jours (pratiqués dans votre dos, si on peut dire), provoquent une douleur dont je me souviens toujours.

  14. Chachacha

    Aaaah les abcès, 2 à mon actif, 1 sur le sein ( mèche de 30 cm ) et l’autre il y a 2 mois dans le cou juste sous l’oreille, moins douloureux. Changer le pansement c’est juste un mauvais moment à passer, mais moi je pouvais m’asseoir!!! Courage tu sera tellement soulagé quand l’infirmière te dira :  » aujourd’hui je ne remets pas de mèche !  »
    Ps: en fait j’en ai eu un troisième sous une dent pourrie!!
    #vivelesboulesdepus

  15. Christine

    Moi je me suis faite rembourrée le pompom comme une poupée de chiffon avec de la mousse noire stérile pendant quelques semaines (VAC thérapie), une cavité au sacrum et fesse de 6/6 cm (si! si! ça a été mesuré), à chaque changement de pansement je disais au personnel infirmier que c’était un porte gobelet ou de ne pas faire tomber leur téléphone portable dedans!
    Bon maintenant faut que je me fasse rabibocher avec un lambeau perforant, la magnifique cicatrice que la vie m’a laissée…
    Mais tu verras tu en rigoleras plus tard Baptiste!!!!!Mais si…..!!!! 🙂
    Toujours pas de gommettes pour masque ta future croute?
    La bise!

  16. Micky M-Christine PELISSIER

    Cher Baptiste, je compatis ô combien mais, comme toi, je pense que les chir, kinés, toubibs devraient passer dans un lit d’hôpital, anonymement et voir ce qui se passe. Il y a des soignants merveilleux, et il y a de vrais salopards(es). Mais surtout, viser certains dentistes qui ne croient pas qu’après 5 piqûres d’analgésique vous souffriez encore et vous arrachent une dent sans autre procès alors que vous manquez de vous évanouir de douleur. Ils disent après « Oui, certains patients peuvent être récalcitrants aux analgésiques. » Foutage de gueule », je voudrais les y voir !
    Courage Baptiste, ça ne va pas durer longtemps.
    Amitiés,
    Micky

  17. namaste

    mille pensées positives ! respire Baptiste,
    quand ma tête va exploser à cause de mes acouphènes, respiration alternée à 4 temps pour calmer mon anxiété, et çà marche ….
    bisous

  18. Plume

    Bonjour Baptiste, je vous lis depuis le début et n’ai jamais eu le sentiment de pouvoir vous écrire une chose intelligente et douce. Je me lance . Dans la consultation douleur ou j’exerce, je n’ai jamais réussi à faire utiliser le Meopa pourtant disponible pour des actes douloureux. Alors je fais pratiquer la cohérence cardiaque, remarquable outil de régulation neurovégétative. Ça consiste à respirer 5 mn, 3/j, au rythme de 5 secondes d’inspiration, 5 secondes d’expiration. Ça aide aussi à ne pas laisser les grosses merdes à te pourrir. Voila. Je dis tu à tous ceux que j’aime.

  19. Poune

    Aïe ! Les cordonniers étant les plus mal chaussés, il n’est pas exclu que vous ne soyez pas en mesure d’appliquer à vous même les bons conseils et les attentions que vous prodiguez au quotidien à vos patients !
    Alors courage, nous sommes nombreux à souhaiter vous retrouver en pleine forme !
    Prenez soin de vous.

  20. Didique

    Ah !!! OUF ! Notre Baptiste va surmonter sa douloureuse guérison !!!
    Il est vrai que certains soignants « ne savent pas » ce que les suites opératoires peuvent être difficiles à supporter, sans parler parfois des positions pudiquement très inconfortables tout simplement tant qu’ils ne sont pas passés par là.
    J’en ai aussi fait l’expérience en tant qu’infirmière et des deux côtés !!!

    Bon courage Baptiste, ces jours délicats actuels ne seront que bien peu de choses dans ta vie dans quelques années ! lol

  21. Hervé CRUCHANT

    Il me semble bien que Bibi a eu un coup de mou il y a quelques temps. Faut pas se laisser aller à la morosité, mon gâh ! le dicton malin ne proclame t-il pas, avec une finesse inégalée :

    « il vaut mieux remonter ses manches que baisser sa culotte »

    alors, au travail, bande de rêveurs, tous de mèches, pensez au bonheur de vivre.
    quoique, certains béats ne disent-ils pas :

    « je n’aime pas le bonheur car c’est la seule chose qui ne présage rien de bon »

    quand je vous dis que les dictons me donnent des boutons. et pas qu’aux fesses.

  22. Castor

    Baptiste, j’ai eu des hémorroïdes opérées ( la douleur est tres vilaine !!) et les Infirmières étaient de vrais anges.
    Quand elle sont mes patientes , je les câline beaucoup hippocratiquement s’entend car elles sont le lien humain indispensable entre le Dieu médical de la Guérison et de l’apaisement ( pas nous les doc’ au dessus s’entend) et la chair souffrante.
    Bien à toi.

  23. Anne Altman-Pirolet

    Bonjour Plume,
    C’est la première fois que j’entends une autre infirmière parler de la cohérence cardiaque dans la prise en charge de la douleur.
    Infirmière libérale et formatrice en formation professionnelle continue je propose cette technique dans le panel des thérapies non médicamenteuses de la douleur. Et en particulier dans la prévention de la douleur induite par les soins!
    Bonjour Baptiste,
    Courage, je ne sais pas si le fait de souffrir nous-même fait de nous de meilleurs soignants mais une chose est certaine CA NOUS FAIT REFLECHIR, à la douleur en général et à celles de nos patients en particulier.
    Plein de bisous
    Anne

    1. Lili

      Pourtant c’est bien la cohérence cardiaque, bravo Anne Altman-Pirolet ! Ca avance : Empathie + techniques de relaxation et moins de médocs et la vie est belle !

  24. mimi

    Rien de tel que de passer par la douleur et la souffrance pour comprendre celles « des autres » !!!
    Terrible à écrire et à dire, mais juste une réalité.

  25. Mélusine

    J’ai eu droit à une mèche suite à un abcès à l’aisselle en début d’année. (Première visite de ma vie aux urgences envoyée par un médecin, première incision, première mèche… je n’en menais pas large.) Par chance, le très gentil infirmier qui changeait mes pansements a modifié l’ordonnance et choisi de poser des mèches humides et non sèches : changement radical et douleur largement amoindrie. Je crois que je l’ai surpris en lui offrant des chocolats à notre dernier rendez-vous, mais lui qui fait partie de ces personnes aux emplois du temps surchargés qui courent aux quatre coins de la ville pour soigner, discrètes, moins valorisés, le méritait amplement pour toute la patience, l’attention à la douleur et la gentillesse prodigués en même temps qu’un « bête » changement de pansement.
    Bon courage à vous, bientôt tout ira mieux.

    Mélusine

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