Ceux qui se redonnaient du souffle.

Photo : greffé cardiaque qui tient dans sa main son ancien cœur. 

Alors voilà, elle me dit que ce n’était pas une vie, que sitôt la journée commencée elle appréHendait le moment où le manque arriverait, alors évidemment le manque arrivait et elle était malade comme un cHien, c’est ainsi qu’elle raconte, “comme un cHien”, alors elle perdait son boulot et elle était en galère de tunes, elle passait ses journées à vomir en errant dans la rue, à grappiller du flouzz, à piquer aux amis, à la famille, à la mère, “ma pauvre maman” qu’elle marmonne, et dès qu’elle en avait, elle se mettait en recHercHe du vendeur et elle cHercHait, elle cHercHait, du Grand H, du Grand H, il lui FALLAIT du Grand H, elle ne pensait qu’à ça, du Grand H, elle se mordillait les lèvres, elle perdait pied, perdait sa vie, son temps, son corps ( elle a vendu son corps, parfois ), alors elle trouvait le vendeur, évidemment, à qui elle payait n’importe quoi pour avoir sa dose et sa dose était juste là pour apaiser, apaiser quelques Heures, comme on gratte une plaie qui démange, jusqu’au procHain boulot perdu, le procHain malaise, la procHaine errance dans les rues, et les culs-de-sac d’une existence fracassée, alors elle est contente d’avoir diminué sa dose de traitement substitutif à 1 mg, pensez-donc ! elle a commencé à 16 mg ! elle ne toucHe à rien d’autre, C’est promis ! jure-t-elle, alors je lui dis que, nous aussi,nous sommes contents, qu’on n’en sauve pas beaucoup des comme elles, que les toxicomanes ce sont les plus difficiles à recoller, donc les victoires comme la sienne, ça nous fait du bien, oui, ça nous conforte, alors elle HocHe la tête, a l’air un peu ému, C’est vrai ? dit-elle incrédule, “C’est vrai”, je dis, mais j’ai pas l’impression de lui avoir raconté grand chose de très gentil, seulement à ses yeux ça a l’air d’être la sentence la plus douce qu’elle ait entendu depuis… depuis toujours, en fait, alors je tourne l’écran de l’ordinateur vers elle : Regardez ! C’est écrit, là en petit, sur l’observation médicale de la précédente consultation : 

“A baissé d’elle-même à 1 mg. YEAHHHHHHHH !” 

et elle, elle lit ça, ces 6 mots, 6 mots et 3 lettres qui ont l’air de la gifler d’abord, puis de la serrer très fort contre elle : le Y s’accrocHe à son épaule gauche, le H trouve l’épaule gauche. Comme un sautoir. Des perles de consolations bienveillantes… Un bijou qu’elle ne connaissait pas et que moi, moi le médecin, j’ignorais pouvoir offrir, car elle les a lus, ces mots, elle les a lus, puis elle a souri, et BIM!, elle s’est mise à pleurer par petits paquets de sanglots.

Je crois qu’elle ne s’attendait pas à ce que des presque inconnus se réjouissent pour elle. 
Ça lui a redonné du souffle. Ça m’a redonné du souffle. 
Bientôt, murmure-t-elle, je serai libre. 
Et elle a séché ses larmes, et c’était juste son sourire, là, devant moi, son sourire qui lui mangeait les yeux. Et c’était comme un nouveau bijou.

Et comme un nouveau souffle. 

51 réflexions sur « Ceux qui se redonnaient du souffle. »

  1. Tsuvane

    Et voilà, je connais ce site depuis peu, et comme avec chaque article vous m’avez clouée d’émotions ; je me réjouis pour cette inconnue à qui vous avez tellement apporté avec si peu de choses … merci de nous faire partager ces moments !^^

  2. Elya

    J’ai lu tout le blog d’une traite, il y a quelques mois. Depuis, je guette avec espoir l’apparition de nouveaux articles. J’ai travaillé pendant longtemps avec des toxicomanes. On faisait de la “réduction des risques” et ça faisait (fait) hurler mais je crois que c’était juste la meilleure chose à faire. La plus humaine. D’humain à humain, sans jugement. Et puis quelques-uns s’en sortent vraiment. Et c’est au delà de la victoire, c’est une vie qui s’illumine. Une vie avec ses joies et ses peines, et pas mal de coups durs et beaucoup à reconstruire, mais c’est un magnifique chemin. Je lui souhaite le plus beau des chemins.

  3. c'line

    merci Baptiste!
    c’est une histoire magnifique…
    belle soirée et plein de hugs tout doux, à vous et à votre patiente qui porte son sourire en bijou!

  4. Grand33

    Bonjour Bibi
    Encore une fois tu abordes un sujet délicat,
    et tu le traites avec délicatesse, poésie, amour
    de ta(tes) patients. Et en plus à la fin BIM! tu envoie
    plein d’espoir.
    En ce qui me concerne le seul H que je consomme est celui qui intervient sur ce blog, et j’avoue, je suis
    accroc. C’est grave Docteur ?
    la bise

  5. Francine

    Merci pour ce beau moment de partage et d’espoir, Baptiste.
    Bravo à cette jeune femme pour son courage, sa ténacité, sa persévérance, pour se sortir de son addiction.
    Je lui souhaite de tout coeur de pouvoir bientôt en être totalement délivrée.
    Bien amicalement,
    Francine.

    1. KAOUENN

      Tout juste magnifique ! “Les chants désespérés sont les chants les plus beaux” parait-il. Celui-ci est de moins désespéré et de plus en plus beau. Bon courage à cette jeune femme et merci à vous pour votre humanité, que vous nous montrez à chaque post avec toujours autant de modestie.

      1. Cath

        Rien ne nous rend si grands qu’une grande douleur,
        Mais, pour en être atteint, ne crois pas, ô poète,
        Que ta voix ici-bas doive rester muette.
        Les plus désespérés sont les chants les plus beaux
        Et j’en sais d’immortels qui sont de purs sanglots.
        Lorsque le pélican, lassé d’un long voyage,
        Dans les brouillards du soir retourne à ses roseaux…

        1. marie

          De la poésie ça fait grand bien dans ce monde de brutes allegorie du pélican d’alfred de Musset, la photo est dingue ,lhistoire est belle son titre tout juste, carton plein doc! Papaoute Katocha et merci pour ce poème

  6. Pastelle

    Une très belle note.
    Yeahhhhhh pour elle de ma part quand vous la reverrez, bravo d’avoir pris ce chemin vers la liberté, si difficile.
    Et yeahhhhh pour vous aussi. Merci. ♥

  7. Laitue Sévère

    Bravo Chaton,
    C’est pas facile, les tox.
    Moi même ex-Tox depuis 1989… J’accompagne depuis Avril un jeune homme de mes connaissances sur le même chemin, bénévolement, un peu par hasard.
    Il est venu de lui même me parler de ses consommations diverses et variées et je lui ai expliqué… des trucs sur sa santé, sur les produits, sur le cerveau et les neurotransmetteurs, sur le rôle des glandes endorphines, etc…
    J’étais soufflée que ce jeune pensait “décrocher” en switchant de l’héro aux produits codéïnés pendant les périodes de disette… Et je l’ai aidé à prendre conscience de son degré d’addiction, consommateur depuis 4 ans à 22 ans, 1/2 G par jour…
    Il a fini par aller consulter le généraliste du coin qui connaît bien ces problématiques, et, depuis, 7 semaines, il a arrêté, complètement, avec du Baclofène.
    Ce qui est bien, plutôt que de l’accrocher à la métha ou au subu…
    Il va plutôt bien pour 7 semaines, problèmes de sommeil résiduels et il fume du shit comme un bourrin pour ne pas être trop nerveux, mais ça le fait, il a trouvé des centres d’intérêts et fait du sport (ouf que Pokemon Go est sorti pile poil au bon moment !!! ) et parvenu à faire aménager son boulot en fonction des jours avec ou sans…
    Bref, on tient le bon bout et je croise les doigts.

    Evidemment, y’a encore du boulot et il n’est pas sorti d’affaire, en particulier socialement; un trou de 4 ans dans le CV, ça fait désordre à 22 ans…Alors, c’est pour cela que je t’écris.
    Un ex-tox qui s’en est sorti, qui a survécu dans ce milieu hard, qui a réussi à trouver des sommes astronomiques pour assumer ses pulsions et qui, donc, n’est pas mort, ni en tôle, ni à l’hosto, contrairement à ses potes…
    Ben, moi, je trouve qu’il devrait y avoir une “validation des acquis” parce que ça vaut facile :
    un stage survie en milieu hostile
    + CAP commerce, voire commerce international…
    + Master de zigzagage entre les plans pourris et les arnaqueurs…
    Pour la décroche:
    + diplôme de ténacité et contrôle de ses petits nerfs.
    + Attestation formelle de capacité à décider un truc et à s’y tenir.
    + courage face à l’adversité et les douleurs.

    La plupart des gens considèrent les ex-tox comme des merdes, alors qu’eux mêmes ne seraient pas foutus d’encaisser ce que l’on a encaissé pour décrocher !
    T’as qu’à voir le mal qu’ils ont à arrêter de cloper, sans même avoir mal partout, la chiasse, plus dormir, halluciner, douleurs articulaires et les muscles qui essaient de se barrer de sous la peau…
    Bref, la survie à sa propre toxicomanie et la décroche, moi, je trouve que ça vaut vraiment un diplôme.

    Et ces gens qui décrochent, cela leur redonnerait une image un peu plus positive d’eux-mêmes… Question souvent centrale dans les problématiques addictives, d’ailleurs.

    Vous, soignants, surtout, regardez les autrements, les ex-tox…
    Ce sont vraiment des gens courageux.

    Bisous Chaton, bises à ta patiente, et, dis lui bien, que moi, je lui donne le diplôme de fille super déterminée, forte et courageuse qui a traversé l’Achéron, deux fois.
    Et il faut qu’elle sache que, désormais, quoi qu’elle décide, elle le fera.

    PS:
    Autrement, à l’occase, faudra qu’on reparle du statut juridique de la Weed…
    Parce que comme substitution, un bon vieux cana bien chargé en CBD, ben, ça le fait.

      1. Laitue Sévère

        Oups… Je vais rougir, et monter en graine, la chaleur, c’est pas bon pour les laitues …
        Merci pour ton blog, chaton.
        Et d’y permacultiver l’Humanité….

  8. Hervé CRUCHANT

    Bibi, Petit Malin ! Du Rio dans les mots, le scribe ! Pour parler de souffle, le voilà qu’il écrit tout en style Manaudou. Et même si c’est pas cet orthographe, je m’en fous : avec son souffle à reprendre donné c’est donné et tous ces H, je croyais qu’il allait nous demander combien il y en a dans le texte, de H majeur…. Pour dire que j’ai bien quand le toubib content l’exprime aussi dans son récit.

    C’est un beau moment de vie, là, ce post.
    Un jour, peut-être, à moins que je l’ai déjà fait et oublié parce que je profite un peu de mon âge pour faire l’oublieux; des fois çà aide; des fois tu te dis merde tant pis quand c’est l’hippocampe qui discute avec la glande pinéale sur l’heure d’aller voir un film au fond de la caverne sur l’écran des aires visuelles en gueulant en brésilien ‘Pla-ton Pla-ton’ et en emmerdant Aristote que j’y a jamais une oukase de trop pour çà .. que disais-je ? ah, oui, si j’y pense, je vous raconterais mon petit frère junkie. C’est autre chose…

    Qui a du feu ?

    1. Baptiste Beaulieu

      Il y a 2 semaines je recevais une patiente. On découvrait tous les deux qu’elle était enceinte. Elle avait déjà eu une fausse-couche.
      Alors elle était super heureuse. Et j’étais heureux pour elle.
      Ce matin elle vient, elle pleure. Plus de bébé. Je ne sais pas quoi dire. Elle dit cette phrase terrible : “je dois revoir ma Gyneco bientôt. Elle est gentille, elle n’est pas violente”.
      Les patientes se réjouissent de tomber sur des praticien(e)s “pas violents”. C’est dingue, cette phrase, je trouve.
      Voilà.

      1. Laitue Sévère

        Tu sais que, pendant ma décroche, j’avais 25 ans, un vieux médecin généraliste a profité que j’étais grave à l’ouest, pour me pelotter les seins sous prétexte de ” palpation mammaire ” …
        Des siècles plus tard, à l’occasion d’une vraie palpation par ma gynéco, j’ai réalisé que ce vieux salopard c’était juste foutu de ma gueule!
        Profitant de ma détresse pour prendre son pied.

        #lejouroùlecorpsdesfemmesserarespecté

  9. Hervé CRUCHANT

    « je dois revoir ma Gynéco bientôt. Elle est gentille, elle n’est pas violente »(sic) ou “…pour me peloter les seins sous prétexte … ce vieux salopard c’était juste foutu de ma gueule! … #lejouroùlecorpsdesfemmesserarespecté ” (sic)

    A croire que, sous le prétexte obscur, probablement reptilien, que la femme est construite pour être pénétrée, recevoir, dépositaire de tout, concevoir, il faudrait AUSSI qu’elle soit esclave, passive et ferme sa gueule. J’arrive pas.

    A croire que, sous le prétexte fumeux et biblique, certainement déviant, que la femme est en détresse et bouleversée dans ses certitudes de femme par le passage de l’enfantement, certaines gynécologues se vengeraient de la Féminité par patientes interposées. Sorcières, exorcistes, violentes, méprisantes… Je l’ai vu, constaté. J’arrive pas à croire que mes enfants soient traitées ainsi.

    Croire. Encore ce mot cri d’agace noire et bossue, ce truc qui vient du bon endroit. Du penser et agir correct.
    Tout être en détresse, et je pense ici surtout à la Femme, a besoin d’être écouté, compris, entendu, extrait de sa solitude suicidaire, quels que soient ses maux et ses attitudes. J’ai en mémoire vive cette patiente énervée qui a consulté et que nous a raconté Bibi. Que ceux qui manient le scalpel verbal de la morale, de la raison, de la pudeur, des idées révélées et autres substituts à la force humaine de vie dégagent de ma vue ! La détresse tord les Etres et n’a pas besoin du renfort de la culpabilité. Ces Etres n’ont pas besoin d’être dégauchis, redressés, normalisés par ces morales qui les ont jadis détruits. Mais ils doivent être accompagnés pour vivre. Pour redevenir conscients d’eux-mêmes, de leur état, de leur existence qui n’appartient à personne d’autre qu’à eux-mêmes, unique, valable universellement. Maudit(e)s abruti(e)s qui vivent en jugeant les autres en permanence, en brandissant des livres et des antiennes calamiteuses, un balai dans le fondement. Mais bien sur, ces créatures ont droit de vie comme les autres ! mais pas celui de justifier leurs déviances psychopathes en phagocytant autour d’eux tout ce qui bouge. Venez à nous ou disparaissez ! S’il le faut, nous leur apprendront la thérapie de la luxure, du stupre et de la fornication. Du plaisir partagé. Du décryptage lettre à mot de tatouages gothiques en lectures inversées, des autres prières gémies commençant par ‘mondieu’ et préludent aux plaisirs de jouir de vivre !…
    Il me revient des paroles, une musique, comme souvent. Georges mon frère, bien entendu, disant Antoine Pol: “Je veux dédier ce poème…”. Mais, aujourd’hui, en lisant ce post et ses commentaires, ce poème de Jean-Loup Dabadie s’impose : “Quelques fois si douces quand le vent nous pousse…”.

    Charybde et Scylla ces détrousseurs de gondoles, Raz de Sein frustré de n’être pas tout à fait finisterre, Horn guetteur d’un désert des Tartares liquide… ces endroits en forme de triangle des Bermudes avec ses sirènes, ses angoisses, ses terreurs… Nous seront deux, dix ou seulement plusieurs pour rompre le signe indien du malheur. Il n’y a pas une seule route pour aller là où nous allons tous. Mais des caps vrais avec des soleils levants, couchants, absents, devinés. Un équipage qui tient les écoutes et veille au grain. Savoir que chacun est là, invisible mais efficace, chaleureux et vigilant, veillant sur lui et sur les autres pour que tout aille au mieux.
    N’aies plus de craintes. N’aies plus peur. Si le bateau craque c’est qu’il vit pour nous. Comme nous vivons pour lui.

    1. marie

      La clé…ne plus avoir peur , l’autre clé prendre le large sur ce fameux bateau Vivant, être uniqueversel yes yes yes et en plus tu nous choisis les deux textes 100% pur joyau de lhomme qui aimait la femme rhalala…pirate!

    2. Laitue Sévère

      #lejouroùlecorps des femmes sera respecté…
      Et non plus nécessairement maquillé, apprêté, désirable ou caché selon l’occident ou l’orient, en tout cas sévèrement contrôlé, évalué (“vous êtes jolie Mlle “), comparé à des salopes photoshopées de l’abri-bus à la “presse féminine”, forcément remodelé par la chirurgie esthétique passé un certain âge, vendu ou acheté ( nos sœurs Yézidies, et toutes les autres…), le jour où on n’expliquera plus aux femmes battues qu’elles l’ont bien cherché, comme aux femmes violées, le jour où on respectera nos choix d’être maman ou pas, sans commentaire, le jour où nos compagnons ne seront plus notre première cause de mortalité entre 25 et 45 ans….

      Ce jour là, il y aura moins d’anorexiques, de dépressives, de dénis de grossesse, de jeunes filles qui se scarifient pour vérifier si leur corps leur appartient , et comme vous dites, peaux de bite, moins “d’hystériques” et de “chieuses”…
      Je prends les paris.

      Lexique:
      Peau de bite= homme macho et misogyne qui se définit avant toute humanité comme un homme, donc il s’autodéfinit comme une “peau de bite”.
      Phrase d’exemple: ” Baptiste Beaulieu est tout l’inverse d’une peau de bite”

        1. Laitue Sévère

          C’est assez synonyme, effectivement.
          Perso, je trouve tête de nœud moins explicite.
          Peau de bite est aussi plus original.
          Y’a dugland, aussi qu’on pourrait relancer …
          Mais, bon, les filles ça ne doit pas dire de gros mots.
          ( Ben, tiens, c’est bien pratique, pour ne pas se faire insulter…)
          Mouarf!

      1. Hervé CRUCHANT

        “le jour où nos compagnons ne seront plus notre première cause de mortalité entre 25 et 45 ans….”(sic)

        NUL ne peut être indifférent à çà !

        1. marie

          Jacqueline sauvage change.org , je crois , il faut signer cette petition puisque qu’un collège d’experts ne veut pas qu’elle soit remise en liberté…pcq disent-ils elle ne reconnait pas la portée de son acte…J’aurai un chapeau je boufferai mon chapeau …on libere les tueurs de femmes sans plus de forme , et on laisse croupir entre quatres murs une femme torturée parcquelle est ,disent ils encore dans un schéma de victimisation…monde de mâles aux tricheries infâmes idiots grands nazes….et je ne suis pas feministe sinon ça virerai curée des bacchanales.

  10. Martineduouaibe

    Juste pour te faire de gros bisous Baptiste et te serrer fort fort dans mes bras.
    J’ai su par Rofine par Marie Claire,suis pas trop meme pas du tout facebook mais des fois CA sert par personnes interposées .
    Je pense a toi et a toute ta famille.

  11. Hervé CRUCHANT

    Pensées, présence et affection pour vous, mes Gens dans la douleur. La vie impose un autre sens. Celui du souvenir, des belles journées d’antan qui nous nourricent et nous justifient. Nous obligent à accepter l’héritage et aussi à construire pour ceux qui nous aiment… Il serait donc des disparitions qui révèlent l’amour. Grands bras ouverts et profonds pour vous.

  12. Agnès

    Dans ce monde de fous où l’on tue sans vergogne , où des gens meurent toujours de faim, où l’on maintient en prison une femme meurtrie au plus profond de son être, qu’il existe des gens comme toi fait tellement de bien, Baptiste!!!
    Enormes bisous

    1. elnats

      Je préfère toujours me dire qu’on est plein à faire le bien dans ce monde (peut etre pas aussi efficacement et constamment que le super bonhomme qui tient ce blog, mais on est nombreux !) Hélas parmi tout ça il y en a qui tuent sans vergogne, laissent crever de faim ou pourrir en prison leur semblables. Mais ils ne sont pas la majorité. Et on va pas les laisser la devenir.

  13. Julie

    Comme quoi, la force de quelques mots. Ils peuvent être si précieux !
    Et j’approuve tous les “Yeeaaaah” !!!

    Au passage, la photo est incroyable. Pouvoir tenir son ancien cœur dans ses mains… ça me souffle complètement.

  14. Fabymary POPPINS

    Bravo à cette jeune femme car se sortir de cet enfer c’est en effet rarissime, mon fils m’en parlait, lui qui les voyait venir en psychiatrie, aller mieux et hélas retomber dans l’enfer dès leur sortie, tu as du être très très ému aussi Baptiste, bises

  15. Gazouille

    Petite question, Baptiste : “le Y s’accrocHe à son épaule gauche, le H trouve l’épaule gauche. Comme un sautoir.” N’est-ce pas une lettre sur l’épaule droite et une autre sur l’épaule gauche, que vous aviez en tête, pour lui faire porter ce sautoir, comme un bijou, comme un foulard de gloire ?

  16. schneider josette

    message pour Baptiste Beaulieu qui a reçu un courrier d’une femme qui s’est fait violenter par un gynécologue et qu’il a publié sur sa page facebook. Comme ça !
    Si, on parle en terme de droit, je ne suis pas sûre que vous soyez autorisé à publier cette lettre sur le net. Et si on va plus loin, il existe une action (très républicaine) qui consiste à faire un signalement auprès des tribunaux, pour maltraitance. Je vous laisse à votre bonne conscience et à votre solidarité professionnelle. Monsieur le”gentil” docteur qui ne fait que constater.

    1. marie

      Étonnant cette réactivité corporatiste je n’ai pas fb mais je doute que Baptiste est laissé les identités dans le cas contraire je vais lui tirer les zoreilles et bigre laissons les republicains republiquer en fait a chaque fois quil y a des maltraitances médicales ca me rappelle le film 7 morts sur ordonnance ou la grande muette, ce silence confraternel.Baptiste..il nest pas gentil il est pire que ça , allez faire une chouette ballade il fait beau aujourd’hui ça détend le neurone

  17. schneider josette

    Je tiens à m’excuser auprès de Baptiste Beaulieu pour le tort que je lui ai fait. Il semblerait que nos échanges un peu vif, sur facebook, aient été basés sur une incompréhension mutuelle. Lui, en n’étant pas assez précis et moi en étant un peu trop réactive. Après une conversation un peu houleuse , au téléphone, j’ai compris que B. Beaulieu était un homme qui s’investit à fond dans son travail. Son éthique n’est pas à remettre en question.
    Merci de m’avoir contacté au téléphone et merci pour ce que vous faîtes pour les autres.
    Josette schneider.

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