Frottis III : le re-retour (ou : “Être une femme dans un monde où les hommes parlent.”)

L’histoire c’est Frottis, interne, l’écriture c’est moi. Merci Frottis ! Elle est d’actualité !
Vous aussi vous voulez raconter ? Suivez le guide : ICI

Cette histoire est pour Catherine A., qui m’inflige de sévères corrections ici et ailleurs.

Alors voilà Frottis entre dans la chambre, les deux patients regardent les informations télévisées. Ça parle manif pour tous, ABCD de l’égalité à l’école, etc.
Visiblement, les deux patients ne sont pas d’accord (litote élégante pour dire qu’ils s’engueulent sèchement ! Voire même, d’après ce que me dira Frottis “sont prêts à se crêper le chignon”, une bien belle expression que nous n’utilisons que trop rarement, hélas… )
– Veulent transformer les filles en garçons et les garçons en fiotes, dit monsieur côté Porte.
– Vous dites n’importe quoi, répond monsieur Fenêtre qui enseigne la sociologie en fac.
Frott-frott examine monsieur Fenêtre en faisant mine de rien.
– Les études de genre, qu’est-ce que c’est ? dit Fenêtre en prenant l’interne à témoin. C’est essayer de comprendre comment la pression sociétale modifie la vision de son propre sexe et la manière de se conformer à un moule.
– Ça veut dire qu’on essaie de nous embobiner la tête avec des histoires à la Freud et compagnie, rétorque Porte.
Fenêtre remonte un sourcil embêté, il a vraiment envie de lui expliquer à monsieur Porte, à coups de gifle si besoin. Frottis sourit à l’un et à l’autre. Frottis n’aime pas la guerre et raffole des grattons de canard (aucun rapport, mais je voulais écrire cette phrase).
– Votre stéthoscope, là, sur le côté, pourquoi vous ne l’utilisez pas ? demande Fenêtre.
Il désigne un vieux stéthoscope que Frottis garde par sentimentalité, mais dont la membrane est déchirée.
– Il est foutu. C’est sentimental.
– Ahhhh ! hurle-t-il vers Porte. Voilà !
– Voilà quoi ? fait Porte.
– Une démonstration pratique de ce sur quoi porte mon domaine d’étude à la faculté. Je recherche comment les éléments de langage modifient notre vision du genre de façon inconsciente. Par exemple, quand on dit qu’un objet est “niqué” ou “foutu”, qu’est-ce qu’on dit ? Tout le monde dit ça : l’écran de mon téléphone est niqué, mon carburateur est foutu, mon ascenseur est foutu, etc.
Frottis écoute les patients avec avidité. C’est une très bonne amie à moi et elle s’est dit : “Vous les gars, vous allez finir dans un blog ! Toi, on t’appellera monsieur Porte, et toi monsieur Fenêtre.”
– On dit quoi quand on dit ça ? On dit qu’un objet “niqué” ou “foutu” est dégradé, perdu, inutile. Ainsi, d’où vient le mot niqué ? Du verbe niquer. Et le mot foutu ? Du verbe “être foutu” ou “se faire foutre”. On en revient à l’éternelle misogynie selon laquelle un objet “pénètré” perd toute valeur, n’a plus d’utilité. On en revient aux racines de notre société patriarcale où la femme “non-vierge” perd tout intérêt.
– Bla-bla-bla, fait Monsieur Porte. Vous pouvez bien raconter tout ce que vous voulez, vous ne m’ôterez pas de la tête que des gens veulent imposer un modèle à d’autres. Un modèle non naturel. Avec des fiottes et des camionneuses.
– Et sinon, vous avez mal quelque part ? fait Frottis, conciliatrice.
Réponse authentique de Monsieur Fenêtre, excédé :
– Au ventre, mais seulement parce que je mange à coté d’un con. Mais je ne dirais jamais ça, car le mot “con” désigne étymologiquement le sexe féminin. Encore un bel exemple d’intrusion machiste dans nos éléments de langage.

Frottis sort de la chambre, se tourne vers l’infirmière : “Je pense qu’il va falloir vraiment procéder à un changement de chambre.”

Ensuite, Frottis est venue chez moi et nous avons mangé des grattons de canard en parlant de la guerre et des hommes qui la font.

“Mon Dieu, que l’homme est compliqué quand c’est une femme !”
F. Dostoïevski (écrivain russe pas mal dans son genre..)

“Je ne vous le fais pas dire !”
Conchita Wurstz (gagnante de l’Eurovision 2014, pas mal dans son genre aussi !)

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Certains ont vu dans le post précédent un réquisitoire contre l’accouchement à domicile et l’agriculture biologique. Ça devient fatigant de devoir se justifier à chaque fois.

1- Je suis intolérant au gluten, les magasins bio sont mes meilleurs amis, croyez-moi (il font des tartes au citron sans gluten délicieuses…)
Écrire ça me parait aussi stupide que lorsque la marionnette de Nadine Morano au guignol dit : “Je n’ai rien contre les arabes, j’adore le couscous.”
Bref, dommage d’en arriver là.

2- Croyez-moi, la pensée magique de cette femme qui voulait accoucher en pleine nature, je la respecte et je la partage. Quand j’aurai la chance de devenir papa, j’espère que mon enfant viendra au monde en haut du Mont Fuji, le jour d’une éclipse de soleil, entouré de marabouts et de chamans. Seulement, si la santé de la mère ou de l’enfant est en jeu, nous ferons l’impasse sur les gris-gris et les esprits de la forêt.

À bon entendeur !

Je vous embrasse, prenez soin de vous.

85 réflexions sur « Frottis III : le re-retour (ou : “Être une femme dans un monde où les hommes parlent.”) »

  1. Emilie

    Fais gaffe tout de même, le mont Fuji est prêt à éclater. Il serait triste que l’accouchement se passe bien et que tout le monde finisse cramé!!

  2. Elemm

    Hey Bibi! Bien l’bonjour chez toi 🙂
    Est-il normal que tes patients changent de sexe au milieu de l’histoire, ou est-ce leurs femmes qui sont présentes et que tu ne cites pas, ou est-ce un effet de style du genre “homme ou femme, au fond on s’en tape le coquillard” (oui, j’aime bien cette expression à la fois vulgaire et tellement décalée)?
    Il est vrai que, à l’heure où même les pubs pour serviette hygiénique tentent de nous rappeler à l’ordre, nous sommes tous complètement conditionnés par les stéréotypes de genre, qu’on le veuille ou non, et même quand on tente de lutter farouchement contre eux.
    Il faut que j’arrête de demander à mes patients s’ils ont une compagne, et à mes patientes un compagnon; je me flagellerais chaque fois que l’un me répond “non, je vis avec un homme” et inversement. Je les mets en situation d’inconfort, de hors norme et c’est naze. Idem quand je pars du principe que le test dit “des commissions” (on demande aux gens de planifier une matinée de courses, entre le pressing, la crèmerie, le cordonnier…) pénalise les hommes (et pourtant c’est vrai, au-dessus de 70 ans ils me disent souvent “J’envoie ma femme faire tout ça”).
    Il faut que j’arrête de dire “c’est foutu”, “il court comme une gonzesse” ou de dire que j’aime les hommes virils et les femmes féminines. Pourtant, c’est vrai, je préfère les hommes virils et les femmes féminines, mais… de temps en temps, il y a des êtres au-delà de tout ça. Peut-être même que c’est mes préférés.
    Bonne journée Bibinou, et des tas de hugs à toi et tous les êtres qui te lisent 🙂
    (et ta lectrice sur Facebook a bien raison, ce serait bien que tu nous racontes une belle histoire sur la schizophrénie pour raconter comment ça peut bien se passer quand ça se passe bien, je crois qu’il y en aurait bien besoin. Enfin, si tu en connais, des belles histoires sur la schizophrénie….)

    1. Cath

      Question type pour éviter les problèmes ” vous vivez en couple ?”
      Juste une suggestion.
      Et quand on me voit avec un copain – qui vit en couple avec un compagnon-et qu’on croit qu’on est ” ensemble”, on laisse dire. On en profite même pour marchander dans les magasins, mais c’est parce que nous sommes rats ! Et contents de l’être en plus 😉

  3. sylvie

    Se justifier …Ou pas..
    Il y a un émetteur et un récepteur , votre message vous appartient et l’autre personne le reçoit mal..
    En lisant vos histoires avec attention, il est facile de sentir que vous aimeriez vraiment que votre enfant naisse sous les yeux du ciel et des nuages au plus près de?..
    Votre blog existe et fort heureusement pour notre grd plaisir et pour une once d’humanité en plus!
    Un peu comme l’action du colibri dans la forêt. merci.
    Ma mère, elle, aimait discuter avec un gabian et parfois le houspillait… Là aussi on lui a fait changer de chambre et ce fût la fin de l’histoire!
    Parfois l’être humain n’est pas compris par l’autre être humain…c la vie!

  4. Coco

    Tu as raison, c’est dommage et difficile d’avoir à se justifier tout le temps.
    Des râleurs et des critiqueurs, tu en rencontreras toujours, c’est dans la nature humaine et c’est pas à toi que je vais apprendre ça…
    Continue à te faire et à NOUS faire plaisir avec ce blog, nous les lecteurs fidèles depuis tes débuts et qui avons toujours autant de bonheur à découvrir tes histoires. Vraiment!!
    Bises et prend soin de toi, bibi

  5. Miss Niet

    Ah ah j’ai ri de bon cœur sur le dialogue. Je passe mon temps en ce moment à expliquer aux filles de.mon équipe que si elles ne sont pas écoutées et respectées c’est qu’elles ne s’imposent pas et qu’elles entretiennent des clichés. Elles ont file du bricolage au seul garçon et j’ai du voler à son secours et du coup on a commencé à parler cloche et sexisme. Parce que je pense qu’il n’y a pas à donner le bricolage à un mec et que les filles peuvent faire aussi bien et que se complaire dans la position de faible femme c’est tendre le bâton pour se faire battre.
    Et d’ailleurs mon collègue masculin ne me parle pas ou peu à cause de ça quand même. À la fin de ma mi-thèse on m’a parlé de mes enfants à venir sous entendu, ça va être le bon moment. Aux hommes on leur dit pas.
    L’égalité est un combat de tous les jours sur les mots, les gestes et encore j’evolue dans un milieu éduqué et moins propice aux débordements.

    Et pour l’article précédent je pense que tu as ouvert un débat vaste et complexe et je n’ai pas eu le sentiment que qui que ce soit réclamait des infos. Et pour avoir fait le tour du sujet c’est la discussion la.plus constructive et posée que j’ai lu ! Et du coup simple réflexion de femmes possédant la capacité d’accoucher un jour : c’est bien beau.de discuter feminisme autour des gratons mais conclure ton article par “si la santé de la mère ou de l’enfant est en jeu je ferai l’impasse sur…” C’est osé. Mon corps : mes décisions. Même débat que pour le bébé que les parents ne voulaient pas transfuser. La religion se respecte dans les soins, mais pas les décisions de la.femme qui accouche ça mérite réflexion non ? 😉

    1. rututu

      La conclusion n’est pas “je ferai l’impasse” mais NOUS ferons l’impasse”, ce qui sous-entend qu’il s’agira d’une décision du couple, des parents en devenir qui auront mené une réflexion posée sur leurs désir pour leur bébé. Et c’est pas mal aussi d’avoir des pères qui prennent leur place de père…

      1. Miss Niet

        Mes yeux fatigués auraient-ils si mal lu dans la matinée ou notre si cher auteur a t’il habilement modifié le texte ? Je ne sais pas, mais c’est tant mieux. Cette version me plait.

  6. Isabelle

    Je n’écris que d’une main, alors, je ferai un commentaire très court :
    je serais très curieuse de connaître l’analyse que ferait monsieur fenêtre de “se crêper le chignon”, je sens que ce serait très très instructif !
    Merci B pour tes textes

  7. Herve CRUCHANT

    Salut. Se justifier n’a de sens que si on vous demande pourquoi t’as émis ce truc qui provoque l’incompréhension. Sinon, c’est un post-scriptum. Pour prolonger les commentaires précédents : il searit doux ce pays imaginaire où l’on pourrait communiquer en sachant, au préalable, la chance que l’on a de pouvoir dialoguer avec l’autre. J’ai de la chance ed pouvoir parler avec vous comme vous avez la vôtre de parler avec moi. Ceci s’appelle le respect et c’est une attitude typiquement humaine. Profitons-en pour nous engueuler, alors. Et que l’insolente joute soit sublime et sotte ! Gardons à l’esprit qu’une porte, comme une fenêtre, doit être ouverte ou fermée. Jamais condamnée.
    Mention perso pour le Professeur Elemm -ce pseudo me fait penser bizarrement à la marque de pompes avides Eram “pourquoi dépenser plus”; je ne sais pas pourquoi, ne changez rien, surtout!- : je vois dans sa bulle un exemple type d’amalgame. Une confusion toute actuelle des mots et des idées. Qui font parfois réhabiliter la simplicité de certains esprits face à ces déviances malhonnêtes des idées et des mots. Vous connaîssez l’anecdote de la caissière qu’on appelle désormais hotesse de caisse, l’aveugle non voyant, la récession décroissance positive. On ne vous enrichit pas de quoi augmenter votre pouvoir d’acheter des grattons, on vous donne l’idée que l’on croit que vous avez de votre dignité en vous attribuant une médaille, un titre, un jargon. Il serait bien mieux de dire à un homosexuel triste “vous avez un putain de truc pas net dans le colon, genre cancer, et, si vous voulez, on va le combattre ensemble et lui niquer la tête!” qu’employer un jargon qui n’abuse personne; ou alors le chœur des anges du paradis-qui-n’existe-pas.
    Cul, con, bite, tête de nœud, pédé, fiotte, demi-lune, foc, connasse ou enculé…. Toutes formules indispensables et tellement utiles ! J’ai conscience de l’absolue différence entre la fonction et l’organe, l’outil et le sentiment, la pénétration ou la pénétrance et la tendresse. Comme j’avais conscience de ma chance de pouvoir vous parler parce que je sais que vous avez la même et que c’est pour cela que nous avons plaisir à … nous engueler ou échanger des idées. La confusion, mal médiatique parce qu’apporté par les médias qui ont sues se faire passer pour maîtresses-étalons.
    J’aime beaucoup les personnages du blog depuis que le blog existe, justement, parce qu’ils ont tous été toujours considérés dans leur dignité d’humain d’abord. Commentateurs inclus. Et pourtant, à mon sens -et pas seulement au mien- on a pu voir passer de sacrés cons, même de véritables enculés ! Je sais un “azerty” ou des jaloux pervers, des urgentistes abjects qui abomineraient des vieilles nattes blondes s’ils pouvaient…ou un superbe homo sapiens qui pensait pouvoir utiliser son rotofil pour se faire sauter le pépuce; pardon, je voulais dire “se faire une prépusectomie” vite fait bien fait à l’heure de l’angélus; vers Millau, je crois (!).
    Voilà. Que Mieux nous garde, schizos de circonstance. Une partie de notre société n’est pas encore à point pour parler de ses propres pulsions, encore moins de ses organes transmetteurs. Une fois encore, ce sont nos femmes qui savent le mieux faire la distinction entre un con et un clitoris, les variantes quasi infinies des déclinaisons amoureuses. Pas comme les supporters de matches de foot qui n’ont aucune finesse ; je parie qu’ils ne savent même pas le plaisir qu’il peut y avoir à se frotter à un plat de grattons de canard….

    1. Elemm

      Ha ha, merci Hervé mais je ne suis pas Professeur, pas même Docteur, juste neuropsychologue, ça gagne moins mais c’est un superbe métier 🙂
      Les mots et les idées ont beau être deux choses distinctes, les mots portent des idées, et les mots qu’on nous impose les transforment. Mon père (qu’il me manque depuis qu’il est parti l’an dernier chevaucher des éléphants multicolores!) avait écrit un texte là-dessus, je crois même qu’il est là (je me permets de lui faire de la pub, de toute façon il n’écrira plus) : http://lmsi.net/Social-Sante-les-mots-sont
      Parce que quand les “gardiens de la paix” se transforment en “forces de l’ordre”, quand les soignants se transforment en producteurs de soin, quand les retraités deviennent des inactifs… On véhicule des idées avec ces mots. Et ca fait pas rire.
      Avec mes amis homos, on avait l’habitude de dire à tout bout d’champ “C’est pas un truc de pédé!”. Quand je le sortais dans un autre contexte, j’étais obligée de me justifier que, non, je ne suis pas homophobe, même pas contre le mariage gay, et même que j’ai de très bons amis homo. Justifications aussi stupides que de dire que j’aime le couscous! Donc voilà, j’aime le couscous, Mylène Farmer, porter des joggings, la musique africaine et éteindre la télé le samedi. Et aussi, je vous aime, Hervé, avec vos commentaires délicieux, fins et pleins de poésie. Merci 🙂

      1. Cath

        J’ai enfin pris le temps de lire le texte proposé.
        Rien à redire, sinon à méditer.
        Je l’ai inscrit dans mes favoris de lecture. Merci beaucoup.

      2. lectrice boulimique

        Elemm, avec 2ans et demi de décalage, je lis et j’apprécie le texte écrit par ton papa. Merci pour le lien.

        Dans cette voie/voix, je me permets de relever que “pédé” est l’abréviation de “pédéraste” çad “qui aime les enfants”… au sens sexuel du terme !
        A ne surtout pas confondre avec “homo” çad “homosexuel(le), qui est attiré sexuellement vers une personne du même sexe que le sien.”

        Quand les partenaires sont majeur/es, consentant/es et vacciné/es, rien à redire, homo ou hétéro. Mais impliquer un/e enfant, partenaire immature, dans une relation (hétéro ou homo)sexuelle, c’est de la pédophilie (même étymologie que pédérastie), c’est psychologiquement désastreux pour la victime, et l’auteur est légalement punissable….

        Cette confusion des termes “pédé” et “homo” fait le plus grand tort aux homosexuel/les, plus vite soupçonné/es de pratiques inavouables … alors que Fourniret et Dutroux, pour ne citer que ces deux cas extrêmes qui ont tristement défrayé l”actualité, étaient des hétéros…
        (Ce qui ne signifie pas non plus que hétéro = obsédé… je souhaite éviter les posts indignés 😉 )

  8. sarahsparadrap

    Baptiste, j’aime beaucoup ce post : en bonne linguiste que je suis, j’ai bien aimé les explications de M. Fenêtre. Et je suis bien d’accord avec Ahava en ce qui concerne le choix des images dans les derniers articles.
    Je crois que beaucoup plus de gens sont intolérants au gluten, qu’on ne le pense (ou qu’eux-mêmes le pensent). Il est intéressant, pour ceux qui ont certains problèmes de santé, de tenter l’alimentation sans blé : ça ne coûte rien, on ne risque rien, et si on n’en voit pas les effets bénéfiques, on peut arrêter l’expérience à tout moment. Pour ceux que ça intéresserait, j’en parle ici -> http://jesuisallee.ouvaton.org/?cat=7
    D’ailleurs on en parle un peu partout dernièrement, j’ai remarqué.
    Au plaisir de te lire (au fait j’ai dû rater l’info concernant ton 2ème opus, je ne sais toujours pas quand il sort ?)
    Bises

  9. La groupie hystérique en doudoune rouge ou manteau noir ou cuir fauve.....

    Si foutu est misogyne ,est ce que ” flingué” par son rapport au flingue ,objet au combien phallique est une expression acceptable???

  10. sarahsparadrap

    (suite)
    Du reste, même pour ceux qui n’ont pas de problème de santé particulier, tenter le “sans blé” peut être bénéfique également pour améliorer l’état général (et notamment le moral).

    ps : concernant les accouchements, le truc c’est qu’on ne sait jamais à l’avance “si la santé de la mère ou de l’enfant est en jeu” ou pas. Deux de mes enfants ne seraient sans doute pas là, si je n’avais pas choisi d’accoucher à l’hôpital. Et rien ne permettait de le savoir à l’avance.

  11. Lucie

    Merci pour ce blog très humain et toujours très juste dans ce que tu décris.
    Ne perds pas ton temps à te justifier auprès de personnes qui passent à côté du message que tu nous envoies dans chacune de tes publications. Ne retenir de ton précédent post que le débat « bio » ou « droit de la femme, de son corps, et tout et tout », c’est déplacer le problème, c’est ramener une anecdote profondément humaine et porteuse de réflexion à des débats que tu n’as, je crois, aucune intention de développer.
    Merci pour toutes ces histoires, que tu partages avec nous,
    Merci pour ton livre,
    Merci d’être le médecin que tu es,
    Bonne continuation Baptiste !

  12. Cath

    C’est bon les grattons de canard ?
    Ok, le débat est sérieux, mais je suis un peu fatiguée.
    En tous les cas, bien d’accord avec Baptiste : il suffit de lire sans chercher à plaquer des interprétations qui prêtent à confusion : c’est pourtant simple.

    1. marie

      les grattons de canards encore chauds croustillants à souhait, avec un pain de campagne tout frais sorti du four accompagnés d’ un délicat cru du sud-ouest sont la quintessence du sublime….réanimez Frottis elle nous fait une extase!!!

      1. lmlavie

        Parler de grattons de canard à quelqu’un qui les adore mais qui doit surveiller ses apports en sel et en graisses…Ça frise l’indécence,ni plus ni moins…!!!
        Heureusement que j’ai les savoureux légumes de mon jardin pour me consoler…(No comment Grand,je te vois venir……..)
        Mais comme je ne suis pas rancunière,je vous embrasse toutes zé tous !

    2. Mésange

      Cath, dès que tu rentres en France, fais passer ton adresse par Bibi histoire qu’on te fasse ressentir “l’extase de la quintessence du sublime”!

      1. Cath

        Ça c’est gentil. Mais considérant mon tour de taille actuel, est-ce bien raisonnable ? D’un autre côté, on ne vit qu’une fois 😉
        La bise à la zinzinulante mésange aux délicates pensées.

  13. marie

    “se crêper le chignon’ vraiment c’est pas mon truc alors …je suis mon “petit bonhomme de chemin” …qui va “à pas feutrer” ;expression complétement asexuée mais vrai! c’est un délice de marcher en lévitation dans des pantoufles en vrai feutre dans ce monde de bruts qui va en charentaises. Je n’aime pas les extrémistes, l’extrémisme cache un manque abyssal d’amour de soi et de l’autre.

      1. marie

        oui parce que Gandhi chante, Gandhi chante, Gandhi chante ça va …non sérieux la non violence verbale ou en acte est le fondement de la tolérance, et la tolérance du vivre ensemble. ok y’a des jours où le quota tolérance est sacrement entamer mais vogue… le lendemain la lumière renait it’s la life!!!!!

  14. Grand33

    Bonjour Bibi,
    Ou comment sortir par la porte pour rentrer par la fenêtre.
    J’aime bien aussi les grattons de canard……… ou de canne je ne voudrai pas lancer un mauvais débat.
    Mais quand même, ne dit-on pas UNE anomalie, UNE tempête, UNE catastrophe etc etc etc… 😉
    La bise

    1. Cath

      Il y a le sketch de Roland Magdane sue ce thème…
      Mais on dit un désastre, un typhon, un Gros défaut….
      Et bien sûr une beigne ou un câlin ?

      1. hopanie

        On dit aussi que les ouragans qui portent des noms féminins font plus de dégâts … Pas parce qu’ils sont plus méchants mais parce qu’on s’en méfie moins … A méditer !

    2. marie

      UN problème mais UNE solution, ça va extrêmement loin d’ailleurs , puisque généralement on dit qu’il n’y a pas de problèmes que des solutions d’où l’inexistence présupposée du un face à une ; mais comme tout n’est que vacuitè heing! il n’y aura pas des bas ….ni des hauts ….d’où le cruchantisme “tous à poil” mais alors est-ce a ainsi ignorer tout ce qui porte plume pour écrire un mot. D’où Pierrot qu’est un pote sympa qui me dit que là il faut faire un point sémanto-gastronomique ….en fait j’ai décris tout à l’heure les fritons et non le gratton ….la nuance étant le gras!!! et comme Frottis appartient au monde médical j’en déduit qu’elle se délecte de fritons et non de gratton…révélation!!!
      ps t’as vu G33 l’efficacité de mes nouveaux cachous s’affaire!!!!!!!!!!!

          1. Cath

            Aux hanches ? Mais il n’y a plus de place ! Trop tard. 😉
            Je demanderai cela quand j’irai refaire un tour dans le sud ouest.

  15. quelqu'un

    se justifier ou ne pas le faire ? J’ai déjà lu le même genre d’interrogations, sur un blog différent.

    J’apprécie tes histoires Baptiste. Je les lis avec assez d’attention pour n’avoir aucun doute sur l’ouverture d’esprit et le respect de l’humanité de leur auteur (et elle me donnent l’impression d’être suffisamment proche de ton état d’esprit pour te tutoyer, même si l’on ne se connait pas).

    Il y aura toujours des gens pour lire de travers un article, écouter à moitié une émission de radio, regarder la télé en faisant autre chose. Et pour s’étrangler par la suite de ce qu’ils ont compris, parce qu’ils n’ont pas lu/entendu/vu/compris l’ensemble du propos. Parce qu’ils ont compris ce qu’ils s’attendaient à comprendre, parce que leur peur profonde est ressortie d’un coup en paralysant leur cerveau et en les empêchant de se concentrer sur les termes utilisés et les comprendre.
    Je ne le leur reproche pas, nous sommes tous humains et capables d’erreurs, ça m’est surement déjà arrivé aussi.

    Ça ne change rien à la volonté initiale. Ça ne change rien au plaisir que j’ai à lire ces tranches de vie. Et ça me fait du bien de les lire, justement parce qu’elles me rappellent que certains croient qu’il y a du positif dans l’être humain, en cherchent des preuves, et sont heureux de les partager.
    J’ai envie d’entendre des choses positives, et de raconter des moments d’où ressort un plaisir de continuer à vivre ensemble et à découvrir les autres.
    J’ai envie de continuer à te lire.

    Bon courage, et merci pour ce blog

  16. Myriam FdF

    Ce que j’aime, dans ce blog, ce sont avant tout tes histoires, Baptiste. Et tes illustrations. J’adore te lire mais pas seulement. J’aime aussi lire les commentaires. Repérer, ici ou là les belles plumes, les beaux esprits, sourire aux com décalés, aux traits d’humour et puis, il y a les fidèles de la première heure et cette belle complicité qui les lie…
    Tout m’attire sur ce blog, il n’y a pas de jour sans que je vienne jeter un coup d’oeil, même vite fait.
    Le post précédent a suscité un tas de commentaires, les avis étaient partagés, voire radicalement opposés mais mis à part quelques lecteurs, trop passionnés ? dont les réponses étaient un peu vives, tout ce que j’ai lu est resté courtois, respectueux… Je ne sais pas si tu filtres les commentaires “excessifs”, je ne sais pas comment fonctionnent les autres blogs, mais ici, l’humanité, la gentillesse et la tolérance transpirent à chaque ligne et c’est un vrai bonheur à lire. Ne change rien, surtout. Si j’avais eu un fils (né à l’hopital ! 😉 ) j’aurais aimé qu’il fasse preuve d’autant d’humanité que toi.
    Et sinon, des grattons de canard ? En bonne stéphanoise-lyonnaise ( si, ça existe, je suis née entre les deux) je ne connaissais que les grattons de porc. A tenter 🙂

      1. Myriam FdF

        🙂
        Grand, vivant en martinique, je serais étonnée d’en trouver sur place. Je vais demander à maman de me dégotter ça… elle n’a pas finit d’être surprise : je n’aime pas les grattons de porc. Mais grande curieuse et gourmande devant l’éternel, je suis pour les nouvelles saveurs, donc parole, je vais goûter ça.

  17. Aurire

    Tous comme les lecteurs ayant commentés jusqu’à présent, j’avais bien compris que ton billet précédent était, comme toujours finalement, une jolie anecdote, avec sa part de drame (parce que c’est la médecine quand même), sa part de rire, et en plus qui finit bien ! Mais on allait pas commenter les commentaires, sinon où allons nous? (sachant qu’à la question d’ou venons nous tu as déjà apporté quelques réponses). Par contre je m’offusque que tu te sentes obligé de te justifier. J’attends donc dans le prochain billet une justification de ta justification.
    Certaines personnes se sentant plus directement concernées ont voulu exposer leurs idées, prendre ce billet pour un pamphlet généralisant, alors que, nom d’une pipe en bois (y aurait il une allusion sexiste ici?), ce n’est pas le sujet ! Dans quel monde vuit-on Louis? (rien à voir avec le tartare mais c’est cadeau)
    Mais de toute façon, je pense que le débat sur les grattons de canard est en train de dépasser le sujet précédent… Je m’en vais faire des recherches pour découvrir de quoi il s’agit. C’est toujours un plaisir de découvrir de belles choses ici , merci encore et toujours!

  18. P.

    Woaaah, so much time !
    Je venais lire, mais n’écrivais rien, parce que comme dit mon père “quand on a rien à dire, on ferme sa gueule”
    Si je ré-écrie aujourd’hui c’est parce que cette histoire me rappelle quelque chose… Combien d’engueulades j’ai pu avoir avec des gens qui pigent rien à propos de cette histoire “d’ABCD de l’égalité” ou encore de la si mal nommée “Théorie du genre”… Bref ne nous lançons pas là-dedans, je vais encore m’énerver, je suis du côté de Monsieur Porte, j’ai passé deux ans de combat, et je suis dégoutée que tout tombe à l’eau à cause d’énervés qui pigent rien à rien (pour rester polie)…
    Alors je comprends combien il est difficile de rester aux côtés d’un co-malade comme Monsieur Fenêtre, et je comprends pourquoi il fallait ABSOLUMENT faire un changement de chambre 😉

    B. Je n’ai pas lu t’as justification ou tes justifications, je pense que tu n’as pas besoin d’en faire ! Mais si ça peut t’aider voici le conseil de mon ami Léodagan (Kaamelott, et oui, toujours mes références de OUF !) : “Moi souvent je réponds “merde”, c’est court, concis et ça va avec à peu près tout”. Même si tu as surement plus de classe de ce simple “merde”, des fois ça soulage 😉

  19. zazou

    Nom d’un stérilet foutu!!!!! Ça va en faire des femmes à mettre à la benne!!!!!! 😉 et de plus en plus tôt vu l’emprise de la sexualité sur Mos jeunes ados!!!
    Ce que ke trouve chouette dans cette anecdote cet la capacité d’argumenter de certains pour défendre un point de vue et celle de répéter des arguments d’autres….. On peut tous avoir son avis mais les convictions sont dans l’argument… (il me semble!)

  20. zazou

    Deuxième partie, avec le téléphone ça merdouille! Ah la technologie….. 😉
    Bibi…… Papa…… Je te le souhaite vivement! Mais…. Jour pair je crois parce que si c’est impair un gamin de fiottes 😛
    Quoiqu’il en soit tolérons-nous les uns les autres et aussi souvent que possible, entre un jour pair et un impair : aimons-n(o)us!!!!
    Portez-vois bien!!!!…..

    1. lmlavie

      @zazou
      “Aimons-nous les uns(sur) les autres”…Telle est VOTRE devise,si j’ai bien compris……
      Je parie que votre philosophie de vie va en séduire quelques-uns(es)…(en ce qui me concerne,je n’ai pas d’avis………:-D)
      Des bisous! (en tout bien tout honneur…..!!)

  21. Margot

    Personnellement, quant au post précédent, je trouvais qu’il y avait deux belles histoires:
    la première, l’histoire du petit bébé né dans les fleurs, accueilli par les paysages du sud ouest et les zoiseaux pépiants et bucoliques.
    la deuxième, l’histoire de la médecine, qui tel zorro arrive à point et parvient de justesse à rendre ses couleurs à la nature lorsqu’elle celle-ci oublie de chanter pour devenir mort et impitoyable violence.
    Quant au juron, j’ai entendu il n’y pas si longtemps un joli *tête de b****! Mais il est vrai que l’organe alors mentionné devient féminin (encore un coup des théoriciens du genre?)?.

  22. Soulalune

    Citer Morano dans ton blog … je n’en reviens pas ! Tu devais être drôlement fâché contre les “mous du bulbe” , non ?
    Pour le reste, travaillons dans l’ombre, au quotidien , et commençons avec nos propres enfants … je conseille la lecture d’un excellent bouquin à acheter chez son libraire de quartier “En finir avec les jouets sexistes” …
    Merci pour ce beau billet 🙂

  23. CarolineVilaine

    Parce que je ne commente jamais et que j’ai été attristé de voir en fin de post que tu es attaqué sur tes écrits… Et que tu t’es senti obligé de justifier 🙁 L’immense majorité de tes lecteurs (trices) sont ravi(e)s de te lire, tes brèves médicales sont simplement purs moments de bonheur, de chaleurs humaines, parfois de tristesse mais toujours d’amours… Bref j’espère continuer encore longtemps à te lire, ici ou en bouquin (avec des vrais pages – assassin d’arbres 😉 humour je précise)).

  24. Herve CRUCHANT

    Ouais ! Tous à loilpé ! Alors, la justification devient complètement superfétatoire, non ? Ou alors faut être gonflé, si j’ose dire ! Mais ce serait hors de proportions. Le poil au vent rend modeste.En général. Parce que du côté des généraux, quatorze juillet impose, on est de la revue ! Les militaires d’Epinal croient que d’être à poil çà fait de l’homme un athlète olympique. Pas prets à décrocher la médaille du saut en longueur, livraison et douche comprise, le ras du poil. Ah, j’allais pas interruptusser ces mots tabous bout-à-bout sans revenir sur “superfétatoire”. Un mot qui recouvre une idée -merci Professeur Elemm pour le lien tout à propos et tout juste; mais nos pères ont une fâcheuse tendance à foutre (!?) le camp faire de l’animal multicolore; question de génération, je suppose; le sien de poney à mon père il ressemblait aussi à un éléphant et rose !- Bon que disais-je ? Oui, super fête … homme d’image(s), je vois une idée en dentelles jabot talons hauts avec nœuds, canne, un couia cour-à-Bourbon… J’aime les mots. Tous. Les courts, les longs, les nobles, les vulgaires, les trompe-la-mort, les violents, les mendiants, les fats, les vieux, les jeunes, les jaunes, les syndiqués,les noirs, les Noirs, les pâles, les parlés, les muets, les qui sentent, qui sentent bon, les bons, les trésors, les bons du trésor, les mots d’emprunt, les russes, les rusés, les mots, les mau-maus, les mots maux, les jambes de bois, les bas nylon, les jambes dedans les bas, les coléreux, les masqués, grimés, malins, soudain, vilains, enclin, demain, de main, à pied, à cheval, en voiture…j’aime les mots. Ils sont comme les gens. J’aime les gens. Ceux qui ripostent à une faute d’orthographe parce que j’en ai radicalement marre de l’orthovie de mon corrceteur d’orthographe. On a divorcé et il n’a plus le droit d’approcher mes textes à moins de dix interlignes : il supportait pas mes copains inventés, mes fulgurences du clavier, mes ellipsoïdales contorsions langagières de l’azerty ! pauvre tâche ! à poil, le correcteur d’orthographe ! et on verra s’il fait encore le malin. Quant à moi, je vais me rhabiller, je commence à avoir froid aux miches…. Que Mieux vous garde !

    1. Cath

      Ou je me trompe ou il y a du San Antonio derrière, non ?
      La grande forme quoi. Merci Hervé. Mais moi j’aime bien l’or-thographe. Cela dit, ça ne m’empêche pas de lire avec plaisir.
      Votre poussière affectionnée ( et en ces jours de grand chambardement en cartons, c’est fou ce que j’en trouve…)

  25. Audrey

    merci Frottis d’avoir rapporté cette histoire !
    et merci Baptiste pour cette énième répétition !! tu sais parfois il y a des choses qui doivent être répétées inlassablement…
    bises à vous

  26. Herve CRUCHANT

    @Elemm. On ne peut jamais se détacher vraiment de la proximité d’un neuro-psy. Je le savais, pourtant… Je viens de finir le bouquin de Sachs sur ces sept cas neuro qu’il a notés durant sa vie. Il commence par un problème de perception visuelle des couleurs chez un peintre…tout çà pour dire que j’ai étudié assez profondément la perception visuelle et, notamment la couleur; jusqu’aux travaux de Zéki. Mais je poursuis aujourd’hui par un questionnement sur l’information (visuelle, en particulier; on ne se défait pas simplement des petites manies!). Le boson ayant permis de clore la sphère de la physique cartésienne pour un moment, me voilà dans la physique quantique pour les nuls. Quitter les inconditionnels matheux de Shannon est un véritable plaisir. L’information n’est pas le signal ou dans le signal ! qu’on se le dise. Bien. Je vous donne aussi une piste intéressante, Professeur (çà me fait sourire, ce “Professeur”, donne une note un peu DJ ou Choron, selon votre propre gout et votre génération de référence); donc je vous signale encore la suite des bouquins de Sachs que vous connaissez et puis les travaux de Philippe Guillemant sur la réalité et le perçu. Si vous êtes, comme moi-même (et inversement) curieux de creuser le fait que “la vision est une hallucination obligatoire” ou que “le signal n’existe que lorsqu’il est capté” (sacré photon !) ou que “l’avenir conditione le présent” (je ne fais pas d’inversion) ou encore de la théorie des cordes… Allons allons, je m’aperçois que j’ai un peu creux. De là à le prendre pour un trou noir …. je vais vérifier à la cuisine si le frigo reste allumé quand il est fermé ou si le chat de Scrödinger …. @+

    1. Elemm

      Hervé, mon très cher, très chair (surtout à poil), très chaire (d’Universitaire, de Professeurs, toussa) Hervé,
      On a toujours besoin d’un bon neuropsy. Comme d’un bon garagiste, d’un gars qui tâte en informatique et d’une copine qui sait que quand je viens de me faire larguer j’ai juste besoin d’une boîte de 520 grammes de Mont Blanc au praliné, d’un film de gonzesses qu’on ne regardera qu’à moitié pendant que je raconterai à quel point ce minable avait l’air merveilleux (puisque la seule femme de ma vie n’a jamais été minable, je lui dois au moins ça), et aussi accessoirement d’un gros câlin dans ses bras d’amies qui disent “Je t’aime” et d’une nouvelle paire de chaussures! Mais je m’égare. Je disais donc, n’hésitez pas à vous lover contre un ou une neuropsy, on aime les gens nous aussi, et les mots, et on est nombreux je crois à aimer les câlins (mais pas que chez les neurppsys, je vous l’accorde :)).
      “L’homme qui prenait la femme pour un chapeau”, le Sachs? Je ne me souvenais pas qu’il commençait par une histoire de peinture, mais il en a écrit un sur les troubles neurovisuels, c’est peut-être de celui-ci que vous parlez (si je vous vouvoie monsieur Cruchant, ce n’est pas de la distance, c’est du respect et de l’estime; je pourrais vous faire un énorme free hug et vous vouvoyer en même temps), et un autre d’ailleurs excellent mais plus pointu que “L’homme qui prenait…” sur les amusies (“Musicophilia”). Le cerveau est la plus belle, la plus incroyable, la plus mystérieuse machine qui soit. Et ce que j’aime le plus, c’est de savoir qu’on n’en saura jamais tout, et c’est ce qui le rend si beau.

  27. elwynn

    Doc Bibi,

    tu auras toujours des gens pour critiquer, râler ou comprendre de travers. Surtout dans un blog aussi d’actualité que le tien. Merci pour ces belles histoires qui nous forcent a réfléchir.

    Et vive les tartes au citron avec ou sans gluten

    Bises

    ps: après l’italien et l’allemand, a quand ton livre en anglais? En attendant je fais passer le message a mes amis francophiles.

  28. Ginza

    Et même….. même si vous étiez convaincu qu’accoucher à l’hôpital est préférable au domicile… Et alors ? Votre écrit peu exister ainsi. Il n’y avait pas à travers vos lignes d’écriture cette vilaine habitude humaine de forcer l’autre à adhérer à son opinion.
    Je vis ma vie de femme au côté de quatre hommes. Je les écoute, je les regarde. Régulièrement, je dois énoncer qu’être une femme n’est pas une honte. Cela va de la couleur qui n’est que pour les filles et qui est donc refusé avec dédain, à l’insulte utilisée pour humilier le copain, le frère. Je suis vigilante. Au début, Ils me trouvaient pénible à relever ces petits faits du quotidien. Cependant, la réflexion s’est mise en place. Le respect mutuel est une valeur, une qualité à développer. Etre et avoir…. On peut être un garçon et avoir le droit d’aimer les bijoux, on peut être une fille et avoir envie de faire de la mécanique. Le mot caissière existe au masculin, un homme en blouse blanche peut être une sage femme et la femme peut être un chirurgien. Tout est possible et rien ne doit être conditionné, sauf les Kinder Bueno en sachet individuel parce que c’est très pratique. Bonne journée

  29. Pat

    Merci pour les belles histoires . Il faut laisser grincher les grincheux .
    On ne peut pas plaire à tout le monde.
    Moi , j’aime …et je reviens lire dès qu’il y a un nouveau billet et j’en parle autour de moi pour ceux qui ne connaissent pas .

  30. Laurence Honore

    J’espere qu’on n’a pas change ces patients de chambre ! Si on reste toujours avec ceux qui nous ressemblent, on va oublier que d’autres opinions existent, on va couver nos certitudes et on ne va jamais faire fonctionner notre jolie capacite a reflechir, argumenter, apprendre qu’il n’y a a jamais qu’une seule verite et accepter ses torts.
    Cependant, a force de surveiller notre langage, nous en arrivons aussi a exprimer n’importe quoi. Je me suis surprise a dire ‘quand les gens ont leurs regles…’, et a me reprendre immediatement parce qu’une moitie des gens n’a pas ses regles.

  31. Elle

    “On dit qu’un objet « niqué » ou « foutu » est dégradé, perdu, inutile. Ainsi, d’où vient le mot niqué ? Du verbe niquer. Et le mot foutu ? Du verbe « être foutu » ou « se faire foutre ». On en revient à l’éternelle misogynie selon laquelle un objet « pénétré » perd toute valeur, n’a plus d’utilité.”

    “Hé Bé “!!! Si je fais le compte du nombre de fois où j’ai connu ces situations très plaisantes à mon goût, je me dis que je ne vaux VRAIMENT, VRAIMENT plus rien.
    Dégradée, sans valeur, perdue, inutile… Merde alors ! Le choc! J’en pleurerais!… 🙂
    -Que faisiez-vous au temps chaud ?
    -Nuit et jour à tout venant
    Je forniquais, ne vous déplaise.
    -Vous forniquiez ? j’en suis fort aise :
    Et bien ! pleurez maintenant.

    1. Libellule

      🙂 bien dit !
      Mais peut-être l’homme qui expliquait cela n’a-t-il pas trouvé le/la/les partenaire(s) suffisamment doué(e)(s) pour la bagatelle qui lui aurai(en)t fait comprendre cette évidence, le pauvre !
      Ou alors c’est une vision européenne assez archaïque, cette affaire de femme rabaissée par l’activité sexuelle. J’ai peu voyagé (hormis mes explorations de la diagonale du vide, Elle 😉 ). Mais il semblerait qu’au Sénégal les femmes puissent très honorablement gagner leur vie en faisant “Boutique mon cul”, ce qui prouve qu’elles sont belles et douées comme peuvent l’être pour nous des sportives ou des danseuses. Comme certains artisans chez nous elles auraient des listes d’attente, le libre choix du tarif et le droit de refuser tout chantier qui ne leur conviendrait pas. Un peu déstabilisant j’avoue pour moi qui ne suis pas pour la prostitution telle qu’on la voit en France… mais après tout, comme les histoires de Baptiste ça fait rêver, réfléchir, et/ou discuter, c’est ça le principal. A équilibrer avec quelques galipettes quand même, car nous ne sommes pas de purs esprits 😉

  32. Cyrano

    “Tout le monde se trompe, le génie comme le demeuré, et ce n’est pas l’erreur qui est dangereuse, mais le fanatisme de celui qui croit qu’il ne se trompe pas.”

  33. Marion

    Parce que c’est pas un stéréotype peut être de penser que seule une femme peut être pénétrée?! … Merci donc a nos amis gays et autres males aventureux qui contribuent a rendre notre société sémantiquement moins misogyne.

      1. Marion

        Hola je ne mettais pas rendue compte que je passais après la polémique de “l’accouchement bio”. Pour être claire je n’avais aucunement l’intention de tirer sur le messager… j’ ai bien compris que ce n’était pas votre point vu qui était exposé la et même si cela était la cas chacun est libre de penser ce qu’il veut. Je faisait simplement remarquer qu’il est amusant qu’une personne prétendant lutter contre les stéréotypes soit elle même la victime de ses propres stéréotypes.

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