Le jour où je me suis fait un ami pour la vie.

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Photo : aucun rapport avec l’article, je voulais juste mettre une photo de moi prouvant au monde entier la présence d’eau sur Mars.

Alors voilà, je venais d’être reçu en deuxième année de médecine, 4 ieme sur 1000 étudiants et je ne me sentais pas heureux. Deux ans de travail, de sacrifices. Je crois que j’étais vidé, complètement vidé. J’avais peur, peur d’être un imposteur, de ne pas mériter ce privilège, d’être mauvais, mauvais médecin, mauvais humain, dans tous les sens du terme. Je faisais semblant et je mentais à tout le monde : << Ouais je suis méga content, tu parles ! Qui ne le serait pas, pffff ! >>

C’est peut-être pour ça que j’ai bu, ce soir-là. C’était une soirée de bizutage, en novembre, et je devais me promener avec une pancarte « Place du Con », rapport à mon classement : quand tu es quatrième, tu es le con qui a tâté le podium sans grimper dessus. Tout le monde était excité, on avait loué une boite de nuit, avec de la moquette par terre (je compris plus tard que la boite servait de club libertin le vendredi soir, et que la moquette était là pour préserver les genoux des invités ; je laisse votre imagination œuvrer…)

L’alcool coulait à flots, à flots gratuits, mon adolescence avait toujours été très sage, et j’étais un peu malheureux, je crois. J’ai bu. Du Malibu. Je sais pas si l’ivresse révèle vraiment qui on est mais je sais avoir passé la moitié de la soirée à prendre des gens dans les bras en disant « je t’aime, toi » et à galocher la terre entière (12 ans plus tard, je hug mes lecteurs, comme quoi, méfiez-vous…)

À minuit, j’ai voulu prendre l’air. Il neigeait. Je me suis enfoncé dans l’obscurité des jardins qui bordaient la boite, je voulais voir le ciel et la neige. Trente minutes ont passé. C’est O., un ami, qui m’a trouvé. J’étais allongé dans la neige, derrière un chêne. Je dormais, la tête tournée vers le ciel. Et la neige coulait doucement sur moi, comme une couverture blanche, belle, gelée. 

O. m’a traîné dans la boite, a retiré mon tee-shirt, m’a réchauffé en me collant contre son torse, en frottant mes bras, mon dos, mon ventre.

Autour les gens riaient, complètement ivres. 

Histoire de me faire redescendre de mon nuage, et de faire remonter l’alcool, O. a enfoncé ses longs doigts de guitariste au fond de ma gorge et j’ai rendu l’alcool, le froid, la tristesse, les deux ans de sacrifices. 

Je regrette pas cette nuit-là : je ne touche plus au Malibu, je me méfie de l’alcool et des clubs libertins, je sais enfin à quoi sert la moquette dans les boîtes de nuit et j’ai gagné un meilleur ami.

Surtout, j’ai appris à me méfier de mes patients qui répètent avec un peu trop de conviction << Ouais je me sens super bien ! Qui ne le serait pas, pffff ! >>

68 réflexions au sujet de « Le jour où je me suis fait un ami pour la vie. »

    1. nats

      Et vivent les gens qui, en soirée, ont un bon instinct de survie pour les autres aussi. C’est précieux (et quand ils sont urgentistes comme un de mes potes, c’est encore mieux !)

      Petit frisson malgré la météo printanière… j’aime pas la neige, décidément.

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  1. grand33

    Bonjour Bibi,
    Merci pour ce sourire dans cette période bien triste.
    NB 1 : Je n’aime ni l’eau ni le mars !
    NB 2 ; Je ne bois plus de Malibu depuis l’année de ta naissance, au moins !
    NB 3 : je viens de comprendre pourquoi j’ai les genoux râpés !!!
    Mojitos qui s’en dédit ….
    La bise

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  2. Yvette

    Bonjour 4/1000, la classe!!!
    J aime beaucoup tous tes posts, points de vue, livres depuis le début. Je pense beaucoup a toi en ce moment. Mon fils passe son bac en juin et va ensuite s inscrire en Paces. La journee portes ouvertes ne m a pas rassurée du tout… Et maintenant, je me dis que meme s il parvient à passer ce cap, (ce qui me rendrait tres heureuse), je n ai pas fini de me ronger les sangs ;-(
    C est le sort de toutes les meres

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  3. Danielle38

    Un regret? tu veux prendre 2 cuites pour avoir mis 2 fois l’article? sinon j’apprécie les articles dont certains me font presque pleurer

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      1. Claude

        Belle leçon d’amitiés
        Merci beaucoup
        « blog à buggué  »
        Ouille le Malibu n’est pas bon non plus pour …. L’Orthographe !

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  4. Rérolle

    Bonsoir !

    Je ne peux pas m’empêcher : « je NE regrette pas cette nuit-là » !!!
    Merci à vous pour tous les bonheurs et malheurs que vous nous faites partager !

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      1. Cath

        Mais non.
        J’aime bien les effets de style 😉
        As-tu lu  » les figures du discours  » de Fontanier ( je crois) ? Époque de Napoléon 1er, ou peu après, et c’est très intéressant. Existe en poche.
        Ça devrait te plair 🙂

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  5. Souslalune

    C’est tellement difficile de dire qu’on ne va pas bien … la porte est vraiment dure à ouvrir, les vannes lourdes à lever …
    Moi j’aime bien l’eau sur Mars 🙂

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  6. Evelyne Dupuy

    Baptiste, j’en connais qui ont fini dans la Garonne pour moins que ça… Quelle chance que ton futur meilleur ami aie pensé à veiller sur toi !

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  7. Nanou

    Ca me fait penser à ce jeune gars rentrant de soirée. Il a senti qu’il avait trop bu pour conduire, alors il a arrêté sa voiture et a décidé de se reposer un petit moment. C’était l’hiver. On l’a retrouvé mort de froid le lendemain. Pardon d’avoir autant plombé l’ambiance.

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    1. Jo

      ça me fait penser a ce matin ou je suis descendue prendre mon bus pour aller a la fac. C’était en plein hiver, avec une météo de Grand Nord. Et c’était la période des bizutages. Ce matin là, donc, un étudiant passablement éméché avait été laissé à côté de l’arrêt de bus, endormi, avec une pancarte autour du cou indiquant « je m’appelle X, j’étudie à Y, et je ne tiens pas l’alcool ».
      Oui vraiment, ce jour là tu as eu de la chance, et Olivier est un excellent meilleur ami.

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  8. Capybrabra

    Bonjour et bravo pour vos articles.
    Pourriez-vous mettre le lien cliquable dans la newsletter que nous recevons dans nos boîtes mails ? Ça serait bp plus pratique pour le lire directement.
    Merci

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    1. Debrah

      that even with a picture he co;#nd&l39ut fix her face. Her funeral was a closed casket.In my lifetime, there were many others that I knew didn't make the morning, afternoon, or evening news, and not so much as two lines in the newspaper front, middle, or back section. They only made the obituary section announcing the funeral day and time.

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    1. ImmaterialGirl

      Mais non, mais non.
      C’est juste qu’il y a eu un bug informatique et le post a été émis en doublon.
      Celui où vous aviez commenté a été supprimé, étant le moins commenté des deux… du coup, votre commentaire a sauté.
      Si je me souviens bien, BB vous avais répondu.
      Je lui laisse tout de même la politesse de vous répondre une fois encore !

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    2. leslie

      Bonjour, je me souviens avoir lu votre première contribution. Je n’ai pas vu la réponse apparemment effacée mais pour ma part, je pense que le rapport avec l’objectif de réconciliation réside dans la dernière phrase: les expériences vécues peuvent rendre un médecin plus sensible au vécu des autres, plus empathique. En l’occurence, il saura ne pas se fier aux apparences et cherchera à en savoir plus sur un patient qui prétend aller bien…

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        1. Leslie

          J’ai oublié de préciser que je m’adressais à Mimi qui se demandait précédemment (dans son commentaire supprimé avec l’article en doublon) où était le lien entre cet article et l’objet du blog (réconcilier soignants et soignés) 😉
          Bon week-end également ^^

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  9. Cath

    Olivier.
    Un beau prénom plein de promesses, et promesses tenues.
    Celui de mon premier fiancé -j’avais 4 ans- qui avait décidé unilatéralement qu’on se marierait plus tard, alors que moi je ne voulais pas lâcher mon papa qui était le plus beau du monde…. Il ne doit même pas se souvenir de mon prénom 😉

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    1. Rofine

      Détrompes-toi Cath !
      Je connais un petit garçon qui à 5 ans est tombé amoureux d’une jolie frimousse en moyenne section de maternelle.
      Il m’a demandé de l’accompagner dans le magasin de jouets pour choisir « sa bague de fiançailles ». Il a mis deux jours pour offrir cette preuve d’amour à son Alexandra. 😉
      29 ans sont passés, et nous parlons encore de ce coup de foudre si simple et si beau.
      Bises à toi !

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  10. issabill

    La P1 ne laisse personne inchangé. Je connais bien ce complexe de l’imposteur… c’est ce qui m’a empêché de changer d’orientation : si j’avais quitté médecine, ça aurait signifié que, finalement, j’aurais piqué la place à quelqu’un qui l’aurait plus mérité que moi…
    Qu’est devenu Olivier? Je l’imagine bien en néonatalogie, prônant le peau à peau pour réchauffer ses petits prématurés, comme il l’a fait pour vous…

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    1. Cath

      Moi, je ne connaissais pas ce complexe de l’imposteur : c’est terrifiant, surtout après avoir bossé comme un dingue et mis tant de choses de côté.
      Quand j’ai passé mon dernier concours de cadre, niveau national, je l’ai fait en somnambule et sans préparation, sans croire à rien, poussée par mes collègues ( t’es inscrite, vas-y, t’as rien à perdre !). Pour moi, la terre tournait par habitude et je continuais à marcher parce qu’on m’avait empêchée de m’y assoupir… Je ne me souvenais plus des épreuves écrites, de ce que j’avais rempli sur ma copie. Alors, quand j’ai appris que j’étais admissible pour passer la seconde partie des épreuves, ça m’a fait comme un électrochoc. Et mon sentiment fut que personne ne me piquerait la place, même si cela devait être la dernière. J’ai aussi fermé la porte à tout, bossé comme une malade ( programme d’une année à ingurgiter en un mois) et j’ai foncé.
      Pas de sentiment d’imposteur, aucun sentiment, rien.
      Et lorsqu’on m’a convoquée pour me dire que j’avais réussi, je me suis effondrée en larmes, non pas de soulagement, mais parce que j’avais tenu ma dernière promesse.

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  11. Tony

    Houa vous avez frôler la mort. Le nombre de personne qui meurt de froid à cause de l’ alcool c’ est affolant.

    Je suis plus curieux sur votre spécialité. Vous êtes médecin généraliste? Ca vous dérange d’ expliquer votre choix? J’ imagine qu’ avec votre classement vous aviez des possibilités de choisir différentes spécialités.

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    1. ImmaterialGirl

      Le classement énoncé par Baptise est celui du concours d’entrée en médecine, la P1.
      Il ne donne lieu à aucun choix de classement a priori.
      En revanche, le concours qui détermine les spécialités est, de nos jours, le bon brave Examen National Classant (qui remplace le concours de l’internat).
      Cet examen est inter-fac, il se passe au bout de 6 ans d’études riches enseignements, passions ou désillusions, et surtout, maturité qui fait que … et bien, les mieux classés en P1 ne deviennent pas systématiquement des cardiochirurgiens ou neurologues.

      Devenir médecin généraliste n’est donc pas synonyme d’échec dans les études médicales, loin s’en faut.
      C’est un choix.
      Par exemple, si l’on veut être neurochirurgien, il faut avoir conscience qu’en tant que neurochir’, on a besoin d’un plateau technique tel qu’il faut bosser en CHU, et donc rarement de libéral. La néphro est une spécialité « intello », un peu comme le service de médecine interne, qui recrute souvent des gens très biens classés aux ECN – donc si on aime ça, pas 36 solutions, on bosse.
      Mais voilà : on se rend compte aussi des réalités des gardes, on se découvre une passion ou une répulsion pour le contact humain, ou aime le urgence sou on préfère les visites avec rendez-vous style ophtalmologie / dermato.
      Et puis faire une spé, c’est aussi parfois un peu rébarbatif, c’est moins varié, et le sens qui aiment « un peu de tout » penchent souvent pour la médecine interne (mais alors, carrière dans le public +) ou pour la médecine G, parce que l’on peut alors avoir plus de libertés).

      Donc bref, la corrélation « bien classé en P1 => futur chirurgien et prof » est un raccourci quelque peu simpliste.

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      1. Anne de Toulon

        Ajoutons aussi que parfois, chez certains spécialistes, certes hyper compétents, le côté humain disparaît un peu et le patient est plus considéré comme un cas clinique que comme un individu. Heureusement, pas tout le temps, hein, je ne généralise (hihihi) pas ! Mais comme je le disais pas plus tard qu’hier à mon généraliste, je trouve vraiment que les généralistes jouent un rôle clef ; le mien me connaît depuis 12 ans, et celui que j’avais avant était celui qui me soignait enfant : la confiance qui s’établit est irremplaçable, il connaît mes antécédents par coeur, sait tout de moi, connaît mon fonctionnement, est capable de prendre du temps à chaque fois qu’il sent que notre « oui oui, ça va très bien, pourquoi ça n’irait pas ? » manque de conviction, bref, pour moi, c’est mon référent principal et premier. Et à ce titre, il a toute ma considération et mon respect absolu pour ses compétences…

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    2. mimi

      Je me permets de réécrire que mon message, le premier sur ce blog, a disparu !!

      Une question s’il vous plait. Je vis en ce moment des instants assez compliqués. C’est très bien d’adoucir les relations médecins-patients et je pense, pour le vivre en ce moment, qu’en effet, les médecins donnent toutes les explications d’une intervention. Pas les conséquences. Comme me l’a dit mon époux « si j’avais eu connaissance des dommages co-latéraux », je me serais abstenu…
      Bref, suite à des polypes bénins, un ami gastro nous a conseillés l’ablation d’une partie du colon, par sécurité. Le connaissant depuis 35 ans, nous avons fait confiance et nous continuerons à lui faire confiance.
      Le souci est la coordination dans le service de chirurgie. J’ai eu des enfants, une famille nombreuse, j’ai eu une bartholinite suite à un de mes accouchements… Bref, avec une grande famille j’ai fréquenté quelques établissements de soins. Dans les chambres, se trouvait au pied du lit, le compte rendu de la nuit, de la journée avec ttes les infos pour le médecin lors de sa visite. Aujourd’hui ( nous sortons de clinique) je constate que ttes ces infos se font sur ordinateur. A chaque visite faite à mon mari, je vois les infirmières scotchées sur leur ordi portable posé sur les chariots dans les couloirs… Qui transmet les infos de la nuit ou de la journée ??
      DE GROSSES BOURDES !!! Un matin une infirmière apporte à mon mari ses médicaments dont un contre le diabète. Mon mari lui dit qu’il n’est pas diabétique. Elle insiste. Il se fâche (il n’est que chirurgien dentiste, mais s’y connait un tt petit peu !).
      Elle revient en confirmant bien entendu. Mon mari aurait pu prendre ce médicament, mais surtout, il aurait manqué à UN DIABETIQUE !!!
      Il a eu de gros problème de fièvre, infection… Les infirmières n’ont pas transmis au médecin furieux, le jour de la sortie de mon mari. Si le cpte rendu avait été au pied du lit, le médecin aurait été au courant !!!!
      Bref, sorti jeudi dernier, soins journaliers à la maison, poche depuis ce matin tant le pus sort abondamment…. 7 kgs en moins…
      Alors Monsieur Beaulieu, rien ne remplacera ces « petits papiers » au pied du lit des malades. Les confusions peuvent être très dangereuses et je peux comprendre qu’une infirmière qui a vu de nombreux malades, transcrit les infos sur son ordi, n’ait pas tt en tête durant la visite du médecin dans la chambre du malade…
      Voilà, du vécu. Mon mari a 65 ans, nous fêtons nos 40 ans de mariage dans 4 mois et j’aimerai que ce genre « d’oubli » ne se reproduise plus. Juste pour les autres !!!!

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      1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

        Il a disparu parce que l’article était en doublon et j’ai du en supprimer un des deux (celui où il y avait le moins de commentaires -dont le votre)
        Je l’ai déjà expliqué plusieurs fois dans les commentaires.
        Les avez-vous lus ?
        😉
        Je vous laisse, j’ai du travail.
        Bonne journée à vous et vos proches !

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        1. mimi

          Je comprends que les critiques ne vous plaisent pas. Et pourtant, elles sont utiles pour faire avancer ces relations Patients/médecins.
          J’appartiens à une famille de médecins et de chirurgiens dentistes, je suis patiente, mes enfants sont patients, mes petits enfants sont patients. J’ai des frères et soeurs gravement atteints par des dépression, un frère trisomique… Alors, je demandais juste par mes réflexions autre chose « que des commentaires »…
          D’ailleurs, merci de m’expliquer ce que signifie « moins de commentaires » s’il vous plait.
          Mais, vous avez du travail, alors je vous laisse à vos patients…

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          1. DADBIBI

            Bonsoir Madame Mimi , il vous faut simplement regarder les commentaires ,L’auteur de ce blog indique 4 FOIS que suite à un bug informatique , il a supprimé un des 2 exemplaires , avec les 4 ou 5 commentaires qui y étaient attachés , en s’en excusant , voilà , bonne soirée .(N° 7 , 25 , 27 ….)

  12. Nanou

    Salut bibi,
    Trop drôle le coup de l’eau sur mars, fallait la faire! C’est vrai l’alcool révèle à partir d’une certaine dose une partie de sa personnalité mais passée celle ci elle peut rendre C… j’en connais un rayon pour avoir passé quelques années derrière un comptoir et a voir également le film  » saint Amour » ou le magnifique Poolvorde vous explique les 10 étapes d’une bonne cuite . En tous les cas vous m’avez fais sourire rien qu’ avec un mars, et votre pote, vous pourrez lui chanter:- avoir un bon Copain. Bizzzzz

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  13. Lily

    C’est difficile de dire qu’on ne va pas bien. Surtout quand la dépression est chronique et qu’elle vous suit depuis l’enfance.
    On a l’impression qu’avouer que oui, tout va bien mais non, tout va mal en fait, ça saoule les gens, on finit par s’éloigner petit à petit des gens qu’on aime profondément parce qu’on ne veut plus imposer son mal être et sa incapacité à sortit définitivement de cette maladie.
    Parce que pour beaucoup, être dépressif, c’est être faible et la faiblesse, c’est mal.
    Et puis les anti dépresseurs qui te mettent dans du coton, les erreurs au travail qui t’enfoncent encore plus dans ton impression d’être nulle.
    Au final, je me suis tourné vers le millepertuis qui aide bien mais qui ne résout pas tout.
    Et j’ai cessé de dire que j’allais mal et que la seule chose que je voulais vraiment c’était en finir, parce que c’est dur d’expliquer tous les jours que non, ce n’est pas un bon jour, que oui, c’est dur de se lever et de s’habiller, que ce n’est pas un manque d’envie, bien au contraire.
    Que c’est juste la peur qui te paralyse.

    Désolée pour le pavé, combien je vous dois Docteur ?

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    1. Herve CRUCHANT

      @Yoh, Lily… « Que c’est juste la peur qui te paralyse. »(sic). Et ben oui, tu as bien raison. Mais, au fait, la peur de quoi ? de qui ? Je crois que c’est de toi. Comme moi de moi.

      Et alors ? Peut-être arrêter de mesurer. SE mesurer. Aux autres, à soi… surtout à l’idée qu’on se fait de tout çà. Arrêter de mesurer. Jeter sa montre -ou ne la prendre qu’en cas. Trier dans les référents. Tous. Moraux aussi, évidemment.

      En un mot comme en plusieurs -quand on aime, on ne compte pas- devenir ce que l’on est. Enfin.
      Et alors ? Tu vas voir comme l’amour revient ! vers les autres, vers toi, pour et par toi…parce que tu le vaux bien, non ?

      Bises. Que Mieux te garde, Lily.

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  14. Suze Araignée

    Ayant grandi parmi mes pairs usagers et usagères de drogues illicites (chez nous on sait que lorsque quelqu’un est complètement défoncé-e il vaut mieux garder un œil dessus, que si quelqu’un ne bouge plus il vaut mieux vérifier qu’il ou elle respire… les mauvaises expériences – laisser quelqu’un dormir sur un banc, vérifier qu’il respire bien et partir à 5 heures du matin en le laissant seul, pour apprendre que deux heures plus tard les éboueurs l’ont trouvé mort – forcent à faire attention à ce genre de choses.
    Du coup je suis toujours très choquée lorsque je mets mon nez dans une soirée où la drogue consommée est l’alcool, cette drogue si bien tolérée socialement qu’on en oublie que c’est une drogue (moi qui ne bois pas, lorsque quelqu’un tente de me forcer la main à coups de « allez c’est la fête, un petit verre pour trinquer, c’est moi qui l’offre », j’ai pris l’habitude de répondre « allez c’est la fête, un petit shoot d’héro, c’est moi qui te le fais, tu verras je suis maîtresse es intraveineuses ! » juste pour montrer l’absurdité de l’incitation), je suis toujours très choquée donc de voir des gens proches du coma éthylique, abandonné-e-s dans un coin voire dans la rue, sans que personne ne se soucie de leur état de santé. Tout le monde rit autour ou oublie carrément la personne…
    Alors qu’en rave party par exemple, déjà même conscient-e mais pas en train de faire la fête (par exemple assis-e dans un coin en train de penser), y aura toujours quelqu’un pour te demander si ça va, vérifier que t’es pas en plein bad trip, mais alors si tu perds connaissance ou t’endors dans un coin, il y aura toujours quelqu’un pour s’en préoccuper.

    Il est grand temps que la Réduction des Risques fasse une véritable percée dans les soirées à l’alcool.

    D’ailleurs l’alcool (et dans une moindre mesure le cannabis, mais là les risques d’OD mortelles n’existent pas) est la seule drogue pour laquelle il existe des « jeux » consistant à se pousser les un-e-s les autres à consommer plus. Ça aussi c’est quand même assez choquant… Si on faisait ça (genre dès que tu perds un point tu te mets un shoot !) dans nos soirées à l’héroïne ou à la coke, on ne serait pas nombreux/ses pour en témoigner.

    Mais bon, je dois reconnaître que j’ai un rapport assez litigieux avec la drogue alcool, entre l’alcoolisme de membres de ma famille et l’effet que me faisait ce produit… Première cuite à 16 ans, dernière pour l’anniversaire de mes 18 ans, j’ai fini aux urgences après une TS, à devoir supplier un psychiatre de bien vouloir me laisser sortir malgré mes idées suicidaires et le fait que l’Esprit du Renard s’était emparé de moi… Je peux le remercier : il m’a finalement laissée partir ! « Je pense que vous avez besoin d’être hospitalisée au moins quelques jours, mais j’ai bien compris que l’idée même de rester en psychiatrie est d’une immense violence pour vous, et je ne suis pas là pour vous faire violence. »
    Depuis ce jour, la simple odeur de l’alcool me donne envie de vomir. Il n’y a que le cidre, la clairette de Die et le champagne qui passent, et seulement à petites doses.

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    1. adèle

      Merci, sincèrement merci et bravo, Suze, pour ce que tu écris sur l’alcool.

      Moi aussi, ça me déglingue, ce comportement irresponsable par rapport à l’alcool.
      La défonce systématique, quel que soit l’origine socio-culturelle. Ici des gens éduqués, à qui on va plus tard confier nos vies.
      A l’issue de ces soirées, certains, les plus fragiles, les plus isolés, auront des accidents de voiture, auront fait un premier pas dans l’alcoolisme, subiront ou feront des agressions sexuelles …

      Mais qu’est-ce qu’on a fait, ou pas fait, nous les adultes, pour que nos jeunes en arrivent là ?

      NB Je connais aussi une mère, dont le fils est mort dans sa voiture lors d’une rave-party. Overdose.

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  15. Herve CRUCHANT

    Alcool. Facile à consommer. Difficile à contrôler. Parce que l’origine du besoin d’ivresse-gomme à mémoire est mal cernée. Celui qui arrive à équilibrer la juste quantité d’alcool à absorber pour oublier son mal être et juste çà, aujourd’hui, maintenant, a soit de la chance (?) ou est un beau cas d’école de psychiatrie.
    Parce que le mal être est fluctuant, insaisissable, malin comme tout.

    Et la croyance dans l’existence d’un nirvana uniquement accessible par la catharsis des délires… D’aucun.e font des économies douloureuses pour aller se shooter aux peyotls in situ et reviennent les dernières phalanges des pouces et des index collés, les yeux demi-clos fixés sur la ligne bleue du K2. Chacun son truc. Mais surtout qu’il reste à chacun, ce truc là.

    Car rien -rien- ne vaut sans l’acceptation de soi. C’est très dur, difficile, douloureux, tout ce que tu veux sauf inutile. (dis, toi là que j’aime, vas donc ranger ta statuette de Bouddha…merci). Çà suppose de reconnaître la validité de la démarche, de faire table rase de TOUTES les croyances, de se mettre vraiment à nu face à soi. Et puis, peut-être d’en faire la liste des compétences / incompétences. Hop là. Eviter surtout de retomber dans le « que dois-je faire pour », ou l’exemplarité évidente (?) de tel ou tel, de vouloir suivre une référence ancestrale ou écrite (!) par la sagesse humaine séculaire (?!). Soi. Ne considérer que soi. Le premier.e qui attaque une prière à ce niveau est un homme mort ! Merci Prévert.

    Reprendre un truc ou deux du dépeçage antérieur comme on le ferait dans un vide grenier. Dire que tiens, çà, avec un bon coup de brosse. Ce penchant à la rigolade fait partie de ma personnalité profonde…avec un bon coup d’anti rouille et repeint en couleur soleil, çà va le faire…. Un chouia d’huile de ci de là… et çà part dans le vrai sens.

    Au début, c’est comme après avoir arrêté de fumer définitivement, ou de boire définitivement, ou de se shooter définitivement, ou de vieillir définitivement (je peux expliquer ceci particulièrement dans le même élan), le rythme de la course du lièvre à travers les champs est assez lent et plein de stupéfaction, de choix à faire, là où, « Avant », on passait à fond de train. Si tu aimes la couleur d’une fleur au bord du chemin et que tu as envie de la voir mieux, reste une seconde ou deux et regarde la. Et si quelqu’un glousse devant toi parce que tu dis « … elle est juste belle… », continues de jouir de son centimètre carré de beauté. Çà peut vraiment te faire un beau long moment dans la journée. Enfin, tu vois ce que je veux dire.

    L’argument fallacieux et soit disant insurmontable qu’on va t’opposer c’est : « c’est facile à dire, comment tu fais? » Faire. C’est tout ce que ce temps dans lequel nous vivons sait dire. La métrique, le calcul, la technologie, le cartésianisme, le action-réaction, le « spécialiste » ou, pire, l' »expert », le « héros »… bref, tout ce qui conforte la doxa clinquante de l’instant qui passe n’a qu’un mot : « fais donc tes preuves », « qu’est-ce que tu sais faire », « qu’est-ce que je vais en faire »…. Le psy connait çà, le duo Etre et Faire. Ange Gardien et Démon Malin… Ouaip ! mais voilà que tu est au milieu, le sujet du soit-disant enjeu. Enjeu de quoi ? Tu es toi. Hors de toute cette tragi-comédie. A la fin de l’histoire, on se retrouve seul.e, certes, mais au début aussi; mais maintenant aussi. Alors, si c’est ainsi, c’est donc Toi et toi seul.e qui décide de tenir ta barre, ton gouvernail, ton cap. Même ton plaisir, ta raison, ton mental, ton…que sais-je, n’a pas barre sur toi. OK? Alors, tu laisses les clopes sur l’étal à tri, la bibine, le shoot. Parce que ce n’est pas toi, non, mais aussi parce que Toi tu l’as décidé. Une femme a de plus grandes chances de comprendre parce que, pour elle, quelles que puissent être les capacités, avantages, esthétiques, etc, etc d’un mec, si c’est non c’est non. Pareil pour ces choix.

    Attention, il n’est jamais -jamais- question de volonté. Si on veut vraiment attribuer les décisions à quelque chose (ben oui, les rationalistes ne mourront jamais, hélas), ce serait à l’orgueil ou l’entêtement ou « la volonté suprème de vivre » comme on dit chez Gaumont.

    Alors, un peu plus tard, te voilà on the road again. T’as changé de look, ta tronche est plus sereine, les zamours d’antan -il y a un mois?!- te conviennent plus et te font carrément rire. Tu trouves chez toi une capacité à Etre toi-même à laquelle tu ne croyais plus. Tu n’a aucune envie d’expliquer quoi que ce soit à qui que ce soit. Tu es toi. Comme la relativité restreinte te les brise menu tu baigne dans la relativité générale. Tes étonnements sont si nombreux, ta curiosité si multiple -tu les découvrirais presque comme s’ils naissaient à l’instant- que tu as la certitude d’en avoir pour mille ans. Tu as décidé de ne plus vieillir et çà marche, bien sur! La vraie vieillesse, c’est celle de l’esprit alors que celle du corps est un handicap à…faire, pas à être. On devient vieux dans sa tête quand on joue le rôle d’un.e vieux.lle. Passes ta vie en mimant ton âge de l’état civil et l’idée qu’on en fait dans la doxa et tu vas vraiment vieillir. On s’identifie vite, la plasticité de l’individu fait le reste car il croit que c’est ainsi que les hommes vivent (-). Alors, gavons-nous de stats, de sondages (Solution H ?), de moyennes, de courbes qui montent, descendent, s’inversent, font le gros dos ou des galipettes…vivons « comme il faut », selon la grisaille des ors d’un pouvoir révélé mérité qui e nous concerne pas …. Et bien NON. Ceci n’est pas fait pour toi. Ni moi.

    Tu vas surement dire que bon ce type est fou, foldingo ou brancadonf… Oui. J’en ai un grand morceau réparti un peu partout, grimé selon l’endroit. Et c’est ainsi.
    Tu vas peut-être faire des économies drastiques pour t’offrir un voyage vers les cueilleurs de peyotl, vivre avec eux un moment. Mais, quand tu seras là-bas tu ne vas pas chanter en rond psalmodiés grelottant des coquillages et des carapaces de tortues. Non non, ce n’est pas vraiment tout toi, çà. Tu ne vas pas boire de potion magique… Tu vas bercer ce petit enfant à la tignasse noire et raide comme paille, au corps roucouyenné de frais, en murmurant une chanson qui vient de l’autre côté du chemin qui borde le fleuve…’duerme duerme negrito…che, tu mama ‘sta en el campo, negrito…’. Et c’est pour çà que tes yeux brillent.

    Que Mieux vous gardent.

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  16. RoRo

    Pour avoir été dans les 2 situations (celle où c’est toi que l’on va chercher et celle où tu vas chercher quelqu’un que tu retrouve endormi dehors), je suis complètement d’accord avec toi, jamais je ne regretterais ces soirées.
    Je ne nie pas que j’ai eu énormément de chance d’avoir eu quelqu’un parti me chercher dans le froid hivernal et que j’ai poussé un peu loin ma consommation d’alcool à ce moment mais les personnes que j’ai rencontré sont devenues des amis « pour la vie » comme tu dis.

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  17. Biquette

    J’aime bien « l’eau sur Mars »! Tu as des idées grandioses et des amis magnifiques, ou l’inverse!

    Un soir d’été, en marge d’une fête de village dans les Landes, nous avons vu deux jambes dépasser d’un buisson, en bordure de route. Nous avons regardé, et découvert un tout jeune homme très alcoolisé, tout mouillé. Ses copains lui avait sans doute trempé la tête et le torse dans une fontaine voisine! Et puis l’avaient laissé là, quasi inconscient, à cuver, au risque de se faire écraser. Nous l’avons mis en PLS, l’avons tiré hors de la route. Nous avons très rapidement prévenus les pompiers présents sur la fête. Ils ont rigolé en nous disant que ce n’était rien, que tous les jeunes faisaient ça, qu’il n’y avait aucun risque…
    J’ai hurlé que si: il y avait un risque! J’avais en tête ce que m’avait dit quelques jours avant ma fille, en stage d’infirmière au CHU. Un jeune gars était mort d’une « overdose » d’alcool par coma éthylique, il avait son âge, elle en a été marquée à vie.
    Alors les pompiers sont allés chercher le jeune homme que ses copains avaient abandonné. Pas des vrais amis ceux-là!

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    1. adèle

      Voilà le problème !
      Quand on pense danger de l’alcool, on pense alcoolisme chronique (« meuh non , chui pas alcoolique ! ») et pas ivresse aigue (« c’est juste pour rigouler, toul’monde fait ça, t’inquiète ! »).
      Alors parfois, même les pompiers pensent que c’est pas bien grave …

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  18. Herve CRUCHANT

    @Biquette. On me dit dans l’oreillette qu’il va falloir les payer, les pompiers, pour qu’ils viennent chercher les gens en détresse… au moins dans le Calvados. Je ne sais pas si j’ai bien tout compris. La discussion de qui doit payer les frais de sauvetage, l’imprudent ou le contribuable ? pour certains -et puisque c’est la saison- ce devraient être les imprudents…. alors, je suggère qu’on laisse les skieurs sous la neige, se noyer la snsm en entier, recycler les contrôleurs de la navigation aérienne et maritime, laisser s’effacer vraiment les marquages au sol de nos cités et de nos campagnes, détruire totalement le code du travail (l’ancien, le vrai), supprimé totalement la sécurité sociale… d’ailleurs pas mal de choses sont commencées et même bien avancées. qu’on se saoule qu’on se drogue qu’on s’entre-cuisse et se tue à l’envi -à l’envie… et les impôts seront plus légers? sauf qu’il n’y aura bientôt plus personne pour les payer, les encaisser, les détourner… qu’une bande de malfaisants qui dicteront leur loi de gangsters dictateurs sur le pays enfin libéralisé, individualisé, où le bon citoyen -car il y aura des bons et des mauvais- sera le seul référent. un homme nouveau, sain d’esprit, aryen ou type caucasien transitoire; nanti du certificat d’études nationales largement suffisant pour vivre en pays brun.
    Et dire que ce sont ceux-là, les pourfendeurs de solidarité qu’ils nomment par dérision ‘communautarisme’, qui crachent sur le totalitarisme stalinien ou maoiste ! pour en construire un autre, plus occidental, plus AOC…
    Sans aucun iota, je suis pour la radiation des gens qui occupent des fonctions d’aide et de sauvetage et qui décident de ne pas les mettre en œuvre.
    Sans aucun iota, je suis pour l’apprentissage des gens qui estiment avoir le droit d’utiliser des drogues quelles qu’elles soient, s’ils estiment que c’est un moyen de survivre à une société qu’ils jugent invivable.
    Sans aucun iota, je suis pour les salles de shoots sous contrôle médical et à condition que les religions n’y entrent jamais.

    Les lois et règlements, les interdits, sont faits pour tenter de considérer calmement les conflits éventuels qui pourraient survenir dans la société. Un monde sans conflit n’aurait pas besoin de lois et d’interdits. Un monde idéal ne verrait aucun conflit.
    Ce n’est pas vraiment une vue de l’esprit; en Islande comme en Nouvelle-Zélande (il en est d’autres pays, probablement), les panneaux indiquent le danger, le risque; jamais l’interdiction assortie de l’extrait du code pénal. Finissons légers : on ne dit pas « il est interdit de pisser sur la voie publique. loi de — etc. ». On installe beaucoup et partout des toilettes sèches publiques. Entretenue par les usagers et par les services publics. Jusqu’au pied d’un volcan au milieu de nulle part qu’on n’atteint qu’après trois heures de crapahut. Et tu sais quoi ? et bien, çà marche !
    @+

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  19. marie

    Olivier bien fêteur de l’humanité , ma reconnaissance éternelle il nous a sauver un doc unique …dormir sous la neige …en tee shirt…faut-il que le malibu, avec ses trois palmiers brouille à ce point le thermostat intérieur !!! le foie au bord des yeux… « mal, il bu  » …. fatale erreur , il ne faut prendre chopine que quand le coeur est en joie parce que sinon la coquine, te noie.

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  20. Herve CRUCHANT

    hommage à Bruxelles : « a-mi rem-pli mon verr’ encor’un et je bois encor’ un et je va’ non, je ne pleure pas ! je ris et je suis gai ! ami remplis mon veeeerrrr’ …. » (Jacques B. Belge, Bruxellois, Chanteur, Compositeur, Grand Absent aussi…)

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  21. Clotilde

    étudiante en première année de médecine je trouve ca drole de tomber sur cet article un jour où la motivation est un peu en baisse . Souvent tu me rappelles la beauté de ce metier que tes histoires soient droles ou tristes , aujourd’hui tu me rappelles qu’on passe aussi tous par la fameuse case P1!
    bonne journée à toi

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  22. mimi

    Merci Madame Dadbibi, laissez moi juste le temps de faire connaissance avec ce blog. C etait mon 1er commentaire et très egoistement, une reponse m aurait fait plaisir.
    Je suis une pationnee et je fais partie de ceux qui estiment que la crtique est constructive. Il faut juste l amener avec respect et l accepter telle quelle en tentant d y répondre.
    Mais si je ne suis pas la bienvenue je peux comprendre. Bonne soirée à vous et merci.

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    1. adèle

      @mimi
      Pour des raisons de confidentialité, l’ARS n’autorise plus que des renseignements médicaux figurent dans la chambre des patients, en hospitalisation comme en EHPAD.

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  23. ImmaterialGirl

    @mimi Permettez-moi de réagir à ce que vous avez écrit en commentaire.

    Je commente rarement, je m’y suis résolue seulement récemment, parce que j’aime cette petite bouffée d’air frais que représente ce blog de qualité dans une toile où l’on trouve malheureusement beaucoup de n’importe quoi. Je précise donc, pour l’honnêteté, que mon message n’est qu’un conseil personnel de lectrice discrète et aguerrie pour profiter de ce blog, et non d’une position officielle de l’auteur.

    Je ne vais pas me répéter, répéter ce qu’a dit Baptiste, reprendre les commentateurs : pour résumer, il y a eu un problème informatique qui a nécessité d’enlever plusieurs commentaires, dont le vôtre. Ce n’est ni une vendetta personnelle du Dr. Beaulieu, ni son envie de vous censurer, c’est juste le numérique et ses fausses manips, haha !

    A ce que je lis, vous avez vécu et vivez une situation dangereuse pour un patient très proche – votre mari. C’est regrettable, et vous êtes tout à fait en droit de vous en plaindre et exprimer votre colère dans un média. Reste cependant à trouver le bon média.

    Le blog de Baptiste est le blog de Baptiste : une sorte de journal intime où l’auteur livre des anecdotes qu’il vécues et qu’on lui a confiées, en y mêlant poésie, tristesse, humour. Il se centre donc sur sa personnalité et son vécu (ne serait-ce que par son écriture).
    Comprenez donc qu' »Alors voilà » laisse place aux commentaires, mais n’a pas été fondé pour être un site de débats via commentaires interposés comme peut l’être un forum. Je suis sûre qu’il existe des sites recensant des erreurs médicales ou des forums pour victimes si vous vous estimez lésée.

    En bref :
    –> Si vous voulez partager une expérience / des informations / espérez que votre vécu soit publié sur ce blog, (l’auteur est très cordial et répond aux mails, ne vous inquiétez pas 😉 ), envoyez-lui votre histoire via la rubrique CONTACT.
    –> Si vous voulez critiquer une démarche de Baptiste pour l’aider à évoluer, les commentaires sont faits pour vous.
    –> Si vous cherchez une grande polémique, BB modère les fameux « haters » et laisse une liberté d’expression vraiment appréciable. Si vous restez dans le strict cadre du respect, pas la peine de craindre de la censure ! Mais n’espérez pas non-plus de réponse systématique de sa part : il est médecin, écrivain, occupé par un tas de projets comme chacun d’entre nous dans la vie, et il ne peut pas répondre à tous.
    –> Et si vous voulez lire de petites anecdotes d’hôpital pleines d’humanité et qui donnent un peu d’espoir dans la vie, vous êtes au bon endroit !

    Sur ce, bonne soirée à tous !

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  24. Grand33

    @ImmaterialGirl : je crois que tu as parfaitement résumé l’esprit de cet endroit.
    NB perso : Belle lettre de motivation pour le poste d’attaché de presse de Bibi ! 😉 😉
    la bise

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  25. ImmaterialGirl

    Haha, Grand33, ça fait aussi lèche popotin que ca ? XD
    En fait, c’est mon instinct de meute qui parle : ma petite sœur est une carabine qui se prend à longueur de temps des « mais quelle spécialité tu vas faire, parce qu’avec tes résultats… »/ mais c’est la 1ère anneé la plus dure, après c’est cool !!! / l’hôpital c’est un mouroir rempli de médecins cons / les médecins pédiatres y venaient à la maison à 4h du mat avant et tout se perd ma bonne dame… Du coup, hop hop, c’est plus fort que moi, je répare le karma !

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