La femme qui était prête… à porter plainte.

Alors voilà, je veux vous donner des nouvelles de la lectrice d’hier (celle qui témoignait sur son agression par un gynécologue). J’ai parlé avec elle en privé, elle a pris les décisions suivantes :
– porter plainte,

– ne pas y aller seule,

– écrire au conseil de l’ordre. 
De plus, elle m’écrit :
 » […] Tous les commentaires sur le post m’ont confirmé ce que je pensais: je dois le faire, et pour moi et pour les femmes qui ont été et seront maltraitées par ce « gyneco ». 

Merci beaucoup pour ce partage de mon histoire, ça m’a donné la force d’aller jusqu’au bout. […]  »

Parallèlement, il s’avère que le jeune et gentil interne qui a reçu cette femme aux Urgences dans les jours qui ont suivi l’agression me lit et m’a écrit les mots suivants :

<< Bonjour, 
J’étais de garde il y a quelques jours à […] et je crois être le jeune interne qui a pris en charge la patiente au SAU. Elle se souviendra probablement pas de moi mais dans le doute je voudrais si possible lui transmettre un message (anonymement et par votre intermédiaire si possible). 
Je voudrais lui dire que son histoire m’a bouleversée et que la prendre en charge est une des choses les plus dures que j’ai eu à faire. J’espère que l’attitude du personnel du SAU lui redonne un peu la foi en le mode médical notamment masculin, je voudrais lui souhaiter beaucoup de courage et l’encourager +++ à porter plainte pour que ce genre de délits ne se reproduisent pas. […] Etc… >>
Voilà, comme quoi le monde est minuscule…
Bien évidemment je n’ai pas abandonné cette lectrice (mais comment on peut penser ça une seconde ?!?!?). 

Non seulement je n’ai pas abandonné cette lectrice, mais vous non plus, grâce à vos commentaires et vos encouragements.
Pour cela je voulais vous dire, en son nom et au mien, merci infiniment. 
Bonne journée,
Baptiste Beaulieu

62 réflexions au sujet de « La femme qui était prête… à porter plainte. »

  1. Gaëlle

    J’ai été tellement bouleversée hier en lisant le témoignage de A. Je suis soulagée aujourd’hui, un peu pour elle aussi, qu’elle ait trouvé la force de prendre cette décision.
    L’action, c’est important pour commencer à se reconstruire !

    Courage pour ces moments à venir, qui s’ils ne seront pas faciles, sont – je l’espère – un début de « guérison » et surtout signeront une condamnation (morale, médicale, pénale, … ?) de ce praticien qui ne sait surement pas ce que signifier « soigner »…
    Courage encore une fois, et donnez nous de vos nouvelles par Baptiste !

    Merci Baptiste, de savoir prendre le temps encore et encore pour écouter, réconcilier, soulager ! Encore plus dans cette situation… Merci à l’interne également. Nous comptons sur son soutien envers A ! Vraiment, merci !

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  2. Emmanuelle

    Bravo et merci à vous au nom de toutes les femmes, mais aussi de tous les hommes bien, et ils sont nombreux.
    Ce que vous allez faire est courageux, et nous sommes derrière vous, avec vous.
    Nous sommes TOUTE,S de tout notre coeur, de toute notre âme, avec vous ! Une immense vague d’amitié et d’humanité vous accompagne.

    Répondre
  3. ACT

    Merci à vous tous pour elle.
    Dure histoire, en espérant qu’elle puisse se terminer au mieux pour cette dame.
    J’ai juste peur que les coudes ne se serrent et que ce gynécologue ne s’en sorte en se moquant en plus de sa patiente…

    Répondre
  4. Myriam FdF

    Encore une fois, voici la preuve que ce blog est utile. Je n’ai pas adhéré à tous les com sur FB, souvent bien trop agressifs pour moi. Mais la décision de cette lectrice de porter plainte est ce qu’il y a de mieux à faire pour elle. J’espère qu’elle sera entendue, que ses larmes se tariront doucement et qu’elle reprendra confiance dans la gente masculine, qui n’est pas toute, heureusement, à l’image de ce médecin. Peut-on seulement lui donner ce titre ???
    Courage à elle et merci, Baptiste, plus j’apprends à te connaitre, plus je t’apprécie (je n’ose pas, vu mon grand age, en dire plus, mais le coeur y est).
    Bises à tous

    Répondre
  5. StepHh

    Merci à vous Baptiste d’avoir pris le temps d’accompagner cette personne et d’avoir partagé son témoignage. J’avais mis un mot hier sur FB pour lui envoyer tout mon soutien. J’espère que ce médecin, qui par de telles pratiques n’en est plus un, sera fortement sanctionné. Ce terrible témoignage a raisonné en moi comme un écho au « Choeur des femmes » que je viens juste de lire.

    Répondre
  6. Caroline

    Encore une fois, tout mon soutien pour elle.
    Bravo Baptiste. C’est triste d’en arriver à vous féliciter pour ça mais c’est grace à des gens comme vous et ce jeune interne que votre métier prend aussi tout son sens. Alors merci.

    Répondre
  7. 40

    A lire ce post, je me sens mieux, espérons que la pauvre patiente malmenée intentionnellement sera bien défendue, écoutée, comprise. A coup sûr, elle a affaire à forte partie, j’entends d’ici le choeur des confrères défendant leur pré carré, leurs méthodes, leur suprématie. Il va lui en falloir du courage pour les affronter tous, mais bon, gageons que les choses vont avancer et que la justice et la gendarmerie recadreront bien les choses, la douleur et l’humiliation vont changer de camp, ça va saigner!
    Le corps des femmes n’appartient pas aux gynécologues.

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  8. Ôde

    Un nouveau combat commence… MERCI d’oser !! Par votre parole et votre courage, vous sauverez probablement d’autres femmes des mains de ce non-humain qui se prétend soignant… J’espère que cette nouvelle bataille, aussi difficile soit-elle, vous mènera vers le chemin de la guérison et vous redonnera confiance en l’autre…

    Répondre
  9. Isabulle

    Tous mes encouragements à A. C’est une décision sans doute très difficile et les suites de ce dépôt de plainte ne seront sûrement pas simples non plus… mais vous avez ici et là tout le soutien de celles et ceux qui ont lu votre histoire. Bravo à ce jeune interne qui a pris en charge Mme A, et merci à lui et à tous les soignants qui dans leur grande majorité savent être A l’écoute et font preuve d’humanité et de respect !

    Répondre
  10. Didique

    Le témoignage de cette personne m’avait beaucoup touchée et je suis heureuse de voir cette courageuse décision qu’elle prend donc maintenant ! C’est super d’en avoir trouvé la force et c’est donc pour lui en donner encore plus que j’apporte mon commentaire. Etant infirmière et ayant été maintes fois malmenée également lors de mes nombreux passages dans un lit d’hôpital, je compatis grandement à ce qu’elle vient de vivre.
    Et il en faut donc du courage pour dénoncer tout cela, il faut rassembler toutes les énergies qu’on a au fond de soi et ça n’est pas toujours facile.
    Alors oui serrons nous les coudes autour de A. pour la soutenir du mieux possible et lui envoyer de bonnes ondes reconstructives !! Je lui envoie toute ma compassion.

    Répondre
  11. Rosi

    Non vous n’avez pas été violé par un spéculum, vous avez été violé par un homme qui s’est aidé d’un spéculum. Et il doit être condamné pour ça !
    Surtout continuez de croire en les hommes et les hommes médecins, il y en a des formidables. J’espère de tout Coeur qu’un jour prochain un homme saura vous aimer et vous choyer comme tout humain le mérite.

    Répondre
    1. Caroline

      Bien dit ! D’ailleurs, la définition légale du viol ne parle-t’elle pas de toute forme de pénétration, y compris des objets, et par la force ? A vérifier, mais il me semble bien qu’il y a un truc comme ça…

      Répondre
  12. josecile

    Elle a pris la meilleure des décisions, pour les autres, mais surtout pour elle. Parce qu’elle est victime et qu’il faut qu’elle arrive à avancer avec ça.
    Et heureusement que ça existe aussi les gentils, doux et efficaces soignants masculins !

    Répondre
  13. Alice M.

    un grand bravo à vous Madame, qui avez trouvé le courage déjà de vous exprimer, probablement pour beaucoup d’autres, hélas…et de mettre en oeuvre tout ce qu’il faut pour que de tels agissements innommables cessent ! et merci à Baptiste pour ce partage, vous faites partie de ces médecins pour lesquels écoute, compassion et éthique sont les qualités premières lorsque l’on veut exercer ce métier. La compétence technique ne suffit pas. Et merci à l’accueil des professionnel-le-s des urgences qui ont su allier toutes ces qualités.

    Répondre
  14. mimi

    C’est très bien. Mais il va lui falloir de la volonté et du courage pour raconter son calvaire, autant au Civil que face à l’Ordre.
    Souhaitons que l’Ordre des médecins ne soit plus ce qu’il a été : solidarité-solidarité quoiqu’il arrive aux confrères !!!!
    Bonne soirée.

    Répondre
  15. Grégoire

    Bonsoir à toutes et à tous,

    J’ai été glacé par le témoignage que j’ai lu. Glacé parce qu’en tant qu’infirmier je suis souvent confronté à la nudité, quel que soit le sexe. Et à mon sens ce qui s’est passé chez ce criminel va à l’encontre de toutes le valeurs qu’un(e) soignant(e), que ce soit médicale ou paramédicale. On devrait toujours prendre en compte la pudeur, et les remarques que font les patients.
    Je ne peux m’imaginer la détresse qui fût, et est toujours la vôtre, mais je peux vous faire part de ma révolte. Les mots sont aisés, mais j’espère qu’ils vous apporteront du soutiens : soyez forte, vous avez déjà eu le courage de témoigner. Allez jusqu’au bout de votre démarche, elle est importante.

    Respectueusement.

    Répondre
  16. la luciole

    Je crois que c’est la première fois que je laisse un commentaire sur ce blog que je lis avec beaucoup d’intérêt, riant souvent, pleurant parfois, émue toujours. Je le partage volontiers autour de moi. Je ne laisse pas de commentaires car les mots me manquent souvent et d’autres le font bien mieux que moi.
    Hier, j’ai voulu laisser un mot pour te dire : « Il faut porter plainte. » Et je me suis dis : « Qui es-tu pour demander une chose aussi difficile à quelqu’un? Aurais-tu le courage, la force d’entamer cette démarche, même si tu sais qu’il le faut? » Alors aujourd’hui, je n’ai qu’une chose à dire : BRAVO!

    Répondre
  17. Sarah

    Bonsoir Baptiste. J’aime beaucoup votre blog mais jusqu’à présent je n’avais jamais ressenti le besoin de commenter. Jusqu’à aujourd’hui. Comme pour tout le monde l’histoire d’A. m’a terriblement choquée et j’ai été soulagée d’apprendre qu’elle allait se battre pour que ce médecin ne s’en tire pas comme ça.
    Merci d’avoir rapidement publié son histoire, de lui avoir permis de pouvoir exprimer sa souffrance et ainsi de pouvoir entreprendre toutes ces démarches.
    A. je suis de tout coeur avec vous. Battez vous, même si c’est difficile. C’est par le respect de vous même que vous pourrez vous reconstruire.

    Répondre
  18. Marion

    Tout mon soutien à A. pour cette décision difficile mais très courageuse !! Et très bonne initiative de ne pas y aller seu!e.
    Si je peux me permettre, comme l’a évoqué quelqu’un dans un commentaire, essayez de déposer plainte auprès d’une femme (formée si possible), je pense qu’elle sera plus réceptive et peut-être que ce sera plus facile d’exprimer vos ressentis et votre histoire à une femme.
    Tenez nous au courant si possible.

    Merci Baptiste pour tout ce que vous faites !

    Répondre
  19. Fantômette

    Une tonne de courage pour la suite.
    Recevez mes pensées les plus douces.
    Merci Baptiste d’être là pour cette victime et pour les autres également.
    Je pense que vous êtes un Ange.

    Répondre
  20. Darlinguette

    Que dire de plus ???? Juste que moi aussi je suis restée tétanisée par l’histoire terrible de cette consultation médicale , que j’ai souffert à distance pour et avec cette femme et que je ne peux qu’être heureuse de savoir qu’elle va oser porter plainte. Maintenant, comment va-t-elle être reçue cette plainte ???? J’espère que cela ne rajoutera pas du désespoir à l’horreur vécue et encore si présente dans la chair et l’esprit de cette  » patiente « . Un immense merci à toutes et à tout ceux et celles qui ont aidé par leur réactions à lui faire faire la démarche qui pourra lui rendre sa dignité de femme pour elle d’abord et pour toutes celles qui n’ont pas osé attaquer ce médecin .. Merci Baptiste de nous tenir au courant de ce qui va se passer.

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  21. Julie

    Ouaaaaais !!!
    Ce furent mes premiers mots quand j’ai lu les nouvelles que nous avons eu de cette très chère A. (qu’il me soit permis ici de lui envoyer tout mon soutien).
    Je ne peux que saluer ici cette décision ô combien courageuse que A. a prise. Je la salue en son nom à elle et au nom de toutes les femmes, qu’elles aient été maltraitées ou non, et au nom de toutes les femmes que par son action elle va protéger des griffes de cette personne que je ne peux qualifier de médecin tant ses actes me révoltent.
    Encore une fois, très chère A., je vous envoie par mon écran mon indéfectible soutien et tout le réconfort que j’ai en réserve afin de vous aider à surmonter cette difficile épreuve ; soyez assurée que je (nous) serais (serons) toujours à vos côtés.
    Je m’incline sincèrement et respectueusement devant cet acte courageux que vous vous apprêtez à accomplir.
    Bien à vous très chère A.
    Une petite lectrice qui salue votre grand courage

    Répondre
  22. tournesol

    Bonjour A,
    Je vous envoie plein de courage pour la plainte .
    Quelques conseils, vous en ferez ce que vous voudrez :
    – vous avez le droit de déposer plainte où vous voulez, commissariat ou gendarmerie, ca n’a pas besoin de dépendre de votre lieu d’habitation . Alors allez là où ca vous semble le mieux
    – appelez pour prendre rdv : dans les commissariats un peu plus grands ils ont souvent une personne qui s’occupe plus particulierement des agressions sexuelles . Autant venir à un moment où cette personne est disponible . La 1ere fois j’etais allée comme ca sans rdv, l’attente est horrible, pour finalement m’entendre dire qu’il vaut mieux que je prenne rdv, alors si vous pouvez vous évitez ca c’est toujours ca de pris .
    – vous portez plainte pour vous, pas pour les anciennes ou éventuelles futures victimes . Vous n’etes pas responsable de ses actes à lui, ca ne depend pas de vous ce qu’il fera par la suite .
    – faites vous accompagner, ou au moins qu’il y ait quelqu’un au moment où vous sortez
    – la démarche en elle meme est plus importante que le résultat . Mon agresseur n’a pas été poursuivi, mais rien que le fait d’etre allée dénoncer les faits, c’est remettre les choses à leur bonne place : je suis victime, il est coupable, et il n’avait pas à faire ca .
    – une agression est un traumatisme, n’hésitez surtout pas à vous faire aider pour surmonter ca . Les proches c’est bien mais ca suffit pas toujours . il existe des associations d’aide un peu partout .

    Prenez bien soin de vous

    Répondre
    1. Caroline

      Et surtout, surtout : quand on vient porter plainte, la police (ou la gendarmerie) n’a pas le droit de refuser de la prendre, c’est ILLEGAL ! Cela ne se sait pas assez, alors je profite de l’occasion pour le marteler dès que je le peux… Si l’on essaye de vous la refuser, demandez le nom et le matricule, et là encore, vous les refuser est ILLEGAL ! Si la personne essaye, invoquez la Charte Marianne, ça les calme…

      Répondre
  23. Grand33

    Bonjour Bibi
    on se rend compte, à travers cette triste histoire que ton blog est utile. Il communique une certaine énergie
    à des personnes qui en ont besoin. Toutes ses personnes que toi et tes lectrices aidaient à se relever et à rester debout…..
    Plein de courage à A.
    La bise

    Répondre
  24. Véro

    Bonjour , tout comme Grand33, je voulais dire merci monsieur Beaulieu de l’ouverture que vous faites avec votre blog. Jusqu’à l’infirmier qui semble se reconnaître dans ceux qui vous ont accueillie au SAU. Il n’y a pas de hasard!
    Je vous souhaite, madame, de garder le cap de porter plainte afin que ce boucher cesse ses pratiques, bien sûr, mais aussi que vous soyez enfin soulagée!

    Répondre
  25. Inoa

    Même ressenti que celui de la luciole: je suis une lectrice silencieuse de ce blog, je ne commente jamais – d’ailleurs je ne commente jamais sur internet, point. J’ai failli le faire à la lecture du précédent billet qui relatait cette histoire, juste pour dire ‘portez plainte madame’, mais je n’ai pas osé – et je suis très heureuse que cette femme ose le faire, ose porter plainte, parce que ce qui lui est arrivé est scandaleux. Absolument scandaleux. Osez madame, et sachez que moi, nous, serons derrière vous, silencieusement, mais bien présent(e)s. Oui, portez plainte pour vous, pour ce qui vous est arrivé, nous sommes derrière vous. Un coup de chapeau à l’interne qui a reçu cette patiente, et à toi aussi Baptiste.

    Répondre
  26. Lydia

    Je suis choquée par le récit de A. Ne vous laissez pas faire, ce type n’est pas un médecin même très loin de là. Beaucoup de force et de courage à vous. Ne renoncez pas aux hommes parce qu’un charlatan a manqué de délicatesse et d’humanité. La vie peut-être très belle et nous réserver de magnifiques surprises.

    Répondre
  27. Jmi Tassan-Toffola

    Hello Baptiste,

    Je suis un homme, j’ai la chance de partager ma vie avec une femme belle scientifique de renom, qui subit régulièrement les remarques sexistes et déplacées de son directeur et d’autres membres de son laboratoire de recherche. On en parle très souvent et le « sexisme » de notre sté augmente de jour en jour.

    La lecture du témoignage d’hier et de la suite d’aujourd’hui me laissent désemparé. Je ne suis pas docteur et je me demande : est ce qu’un examen gynécologique a de meilleurs résultats s’il est effectué avec violence, mépris et autant de froideur ?
    Il est docteur, il est là pour aider et soigner, ou bien j’ai raté un truc qqpart.
    Je ne comprends toujours pas quel est le ressort psychologique de ce « Docteur » ? à quel moment il pense avoir réalisé un acte de soin, de prévenance envers une patiente déjà bouleversée ?

    Heureusement pour A, et les femmes de la Terre, les mots de l’interne ci dessus devrait lui prouver que les hommes ne sont pas tous masculin / macho / maltraitant / violent / violant / supérieur et j’en passe.

    J’espère que la plainte et l’intervention auprès de l’ordre auront des effets sur la carrière de ce professionnel.

    Merci à toi pour créer le lien entre les soignants et les soignés, merci pour ton blog, une (excellente) bonne action de plus à ton crédit.
    Pour A. tous mes sentiments de compassion, courage et force vous accompagnent.
    J-Mi

    Répondre
    1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Je suis désolé l’article était en doublon et il a été supprimé avec les commentaires. Je n’y peux rien.
      Je vous encourage si vous en avez la force de remettre les commentaires ici.

      Vraiment désolé.

      De la même manière, il est possible que vous ayez reçu deux trois spams indiquant qu’un nouvel article est sur le blog. Je suis désolé aussi, je ne maitrise pas bien l’informatique…

      Bien à vous,

      Baptiste

      Répondre
      1. Eulalie

        Pas de problème Baptiste. L’essentiel c’est de voir comment les choses avancent.
        Et puis j’envoie mes bises à Hervé d’ici alors ^^, pour la réconciliation aussi homme femme, l’union masculin-féminin !

        Répondre
  28. Émilie

    Bonjour,
    j’ai lu les deux derniers posts d’un trait, je suis choquée, je tourne en rond l’histoire de A. dans ma tête. Oui il faut porter plainte et se faire aider.
    Bon courage à A., pour aller de l’avant et tenir le coup car je crains que ce gynéco cinglé nie tout voire porte plainte contre elle… Vu ce qu’il lui a fait, on peut imaginer qu’elle n’est pas sa seule victime.
    Merci Baptiste de permettre l’expression de ces histoires sur votre blog.

    Répondre
  29. Cécile

    Votre histoire est triste et bouleversante. Bravo pour votre décision de porter plainte. Je vous envoie plein de courage et d’affection pour vous accompagner sur ce chemin.

    Répondre
  30. Entilzha

    Serment du Conseil de l’Ordre des médecins (2012)

    « Au moment d’être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité.

    Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.

    Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité.

    J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

    Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.

    Admis dans l’intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l’intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.

    Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.

    Je préserverai l’indépendance nécessaire à l’accomplissement de ma mission. Je n’entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.

    J’apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu’à leurs familles dans l’adversité.

    Que les hommes et mes confrères m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j’y manque. »

    Répondre
  31. evelyne

    Merci Baptiste, grâce à ton blog cette femme s’est sentie soutenue, entendue et ose franchir le pas et porter plainte.
    De tout cœur avec elle, courage

    Répondre
  32. Herve CRUCHANT

    Il y a toujours un côté dérisoire aux choses. Dans mon mental abracadabrantesque, çà se traduit souvent par la remarque d’un aspect ridicule du drame, de la douleur, de la détresse. Comme un paravent. Comme dans le film « La Vie est Belle ». Bref, ne voyez donc pas de critique à la souffrance mais juste de la dérision à notre existence humaine.

    Après avoir lu rapidement (comme on soulève le couvercle d’une cocotte qui mijotte) en catimini, pour se mettre une ambiance dans le plafond, je suis revenu à table pour lire chaque message. En tenant mes amis connus par l’épaule pour mieux lire par-dessus leur carrure. Les autres, en face d’eux-d’elles que j’imagine… Et puis c’est mon tour de faire tourner ces lettres, ces sentiments provoqués ou délirés sur mon CD interne. Système v 72.11 chouia vieillot…
    Alors je pense à ces gars dont je fus et qui étaient frustrés en se mentant avec une bonne foi en acier bleui de ne pas pouvoir être enceinte d’un de leurs petits. Ah, oui ! qu’il eut été bon et plein de pouvoir porter son fils (eh, forcément un fils !) pendant tout ce temps de gestation… Chaise longue et soleil derrière le voile pudique des baies vitrées de la salle de séjour… main délicate et douce venant constater ‘tu sens comme il bouge?’… et ces envies de mangue fraîche en hiver à quatre heures du matin au milieu d’une ville qui n’attend qu’un bruit pour te dire de la fermer un peu ta gueule maintenant-sinon-j’appelle-les-flics… on en rira plus tard avec le petit quand il sera grand… au fait, on va l’appeler comment?

    Bel effort, man. Bel effort. Mais dans la vraie vie, c’est la femme et mère qui se tape les viols nocturnes domestiques sinon quelques baffes ‘affectueuses’, le spéculum-cactus, le regard salace ou ‘bien-fait-pour-toi-salope’ de la gynécologue ‘vous-n’aviez-qu’à-faire-attention’, le régime sans sel, les vapeurs genre thermocouple déréglé, le caractère divaguant, le téléphone de sa mère ET de sa meilleure copine, l’odorat qui s’affine et guette malgré tout une odeur de bière ou de parfum quand l’autre rentre un peu plus tard yavaitduboulot… les échographies qui sont toujours en retard faute de personnel et puis j’étais pas en forme ce jour là…
    Alors, toujours partant pour Mars, cow-boy ?
    Voilà ce que je trouve dérisoire. Peut-être serait-il bon d’en faire un sketch théâtral ? Peut-être.
    On rencontre aussi des femmes qui disent « Ey ! j’ai pas une maladie, hein! je suis enceinte épicétou ! » Histoire de faire remonter un peu sa féministité à la surface. Trad. : « Toi, mec, mon joli, petit Mâle Citadin à Queue Courte, je t’ai admis là où tu voulais pour y laisser ton message codé, soit. Mais détrompes toi, Apollon, c’est pour avoir un enfant. Pas pour t’entendre dire après avoir refermé la boîte aux lettres « alors, heureuse? » d’un air de macron prêt pour le grill, béat comme un poisson mourrant. Je ne sais pas si c’est un exemple à suivre, Belles Dames, mais quelle pèche ! Qui cache peut-être de terribles crises de larmes solitaires.

    Et puis il y a des Gens qui rencontrent d’autres Gens. Les uns et les unes, les unes et les uns. Par de fantasmagorie. Pas de dérives ésotériques. On échange un savoir contre cet étrange sentiment que l’on a quand on va devenir mère fait de craintes, apeurées parfois, de surprise de voir son corps prendre sa propre vie en mains -en ventre, plutôt, de ravissement jusqu’aux larmes d’un bonheur jamais imaginé, d’un changement dans les certitudes sociales, morales, fondamentales qui ont présidées à sa vie depuis qu’on est capable de savoir qu’on est en vie et que cette vie est femme.
    Des Gens. Qui échangent des mots énormes. Concentrés. De ceux qu’on n’oublie que lorsqu’on les aura dégustés jusqu’à leurs accents toniques, récurés, lèchés comme un pot de glace la nuit, assise devant le frigo ouvert. Ah, oui, ces Gens ensemble… Ensemble…

    Vous savez quoi ? L’Homme qui voulait être Enceinte est attendrissant.
    Et puis, cette autre chose : un plus un n’est pas égal à deux.

    Que Mieux vous Garde en pleine forme, ronde, douces et belles, vous, les Entre Femme et Mère.
    (tiens, y a pas de mot simple pour çà… dommage)

    Répondre
    1. Eulalie

      Absolument certaine mon capitaine 😉 !
      La convergence de nos puissances féminines et masculines (si si, en nous et entre nous) me semble essentielle pour qu’on se comprenne mieux et que l’on construise autrement.
      (En plus on tient tous mieux debout en se serrant les coudes).

      Répondre
  33. Camille

    Madame, gardez la tête haute. Faites vous entourer. N’acceptez pas que quelqu’un diminue la souffrance que vous avez ressentie – et que vous continuez de ressentir. En temps que femme je suis très choquée par ce que vous avez du subir. En tant que médecin je suis enragée devant une telle violence et une telle déshumanisation. Vous avez tout mon soutien.

    Répondre
  34. Fanny

    Je suis de tout coeur avec vous. Oui allez jusqu’au bout de votre demarche.
    Continuez a parler a votre meilleure amie et vous entourer. Continuez a aimer, je suis sure que vous aurez une belle histoire un jour.

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  35. lectrice boulimique

    Pour madame A, pour Bi-Bi et pour tout qui en aurait besoin, voici une interview de Martin Winckler par LE MONDE.
    En cas de maltraitance médicale Winckler conseille au patient de porter plainte au pénal surtout, histoire de ne pas se laisser étouffer par le conseil de l’Ordre des médecins…
    Et il explique son propre parcours de médecin, d’écrivain, d’être humain.
    Aussi, la différence entre les concepts de soin en France et au Québec. Edifiant !

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/10/16/martin-winckler-les-medecins-ne-doivent-pas-etre-des-cadors_5014541_3232.html?xtmc=winckler&xtcr=1

    Répondre
  36. Tarracca

    Enfin quelqu’un qui souffre de compassion ! Je croyais qu’il n’y en avait plus.
    J’ai la même révolte que vous au fond de moi.
    Vous m’avez émue aux larmes mais je suis rassurée de voir qu’il existe de belles personnes comme vous.
    Vous avez la possibilité de soigner, guérir, rassurer c’est fantastique ! Continuez vous êtes super !

    Répondre
  37. celyne

    Je soutiens cette femme dans la douleur et j’espère qu’aller porter plainte aura permis de se sentir mieux.
    C’est horrible d’agir ainsi lorsque l’on est médecin. … j’espère que d’autres femmes auront le courage de porter plainte contre ce médecin

    Répondre

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