Archives mensuelles : juin 2017

L’HISTOIRE LA MOINS DRÔLE QUE VOUS LIREZ JAMAIS.

Alors voilà, cette année, Martine n’ira pas en vacances car elle doit, « se payer des dents ».
– Serveuse. Secrétaire. Vendeuse. Je prendrai tout. Mais bon… Avec ÇA (geste de la main vers sa bouche) personne ne vous rappelle… Personne.😂

Martine doit se payer des dents pour trouver un travail qui lui permettra d’avoir une mutuelle qui lui permettra d’entretenir ses dents !😋

(Ah la la ! La vie est quand même bien faite, hein ?👏🏼)

– C’est plus cher qu’un collier de perles. Et j’ai déjà pas les moyens pour un collier de perles, ah, ah, ah !

Elle rit, on voit les trous entre les chicots. Ce n’est pas un râtelier qu’elle a, mais un harmonica. Elle a vu que j’ai vu. Elle ne rira plus, ou seulement en posant la main devant sa bouche. ☺️

(Vous ne trouvez pas ça hilarant ?)

Martine, donc, veut des dents.

Ni en or, ni en argent, juste des dents. Pour manger. Pour travailler. Elle prendra pas les plus chères, ni les plus belles, « le nec plus ultra c’est pas pour moi ».😜

Même des chinoises, ça lui irait bien.

Des dents d’occasion ? Pourquoi pas.

Vise l’étiquette :
         MOLAIRES ET PRÈ-MOLLAIRES

            (seconde main, peu portées)
Même ÇA, Martine dirait oui. 

Dans la vraie vie, Martine ne va pas chez le marchand de dents, mais chez moi.

Car Martine prend un traitement substitutif à l’héroïne.🍭

Pourquoi ?

Je ne sais pas. 

La sociologie n’est pas l’entièreté du débat ?

Si. Elle l’est.

Tenez : hier soir, je mangeais dans un restau de poisson (parce que le poisson, c’est bon). Un ami parlait :

– Tu as lu l’article du Parisien expliquant que la fortune des 500 Français les plus riches avait été multipliée par sept en 20 ans ?

Non. J’avais pas lu l’article. Je me suis dis que je ne le mentionnerai pas dans ce post, parce que ça sonnait vraiment trop populo-démago-café-du-commerce. Et que je ne suis pas désespéré/révolté/indigné au point de le mentionner ! (Est-ce que quelqu’un d’indigné raconterait cette histoire avec des émojis ? Sûrement pas ! 😃)

J’ai pensé à tout ça, j’ai pensé aux pauvres gens, les « sans-dents », puis finalement j’ai fait comme tout le monde : j’ai repris deux fois des moules !
😂😂😂😂

(Je vous préviens un peu tard, mais je serai samedi premier juillet à la Librairie Massena à Nice à 15 heures jusqu’à 18 heures pour vous rencontrer…)

Bibi, roi du Monde et des chèvres.


Coucou…

Pas de post cette semaine, j’ai déjà tout raconté dans le grand portrait de la semaine du journal Le Monde (je ne sais pas pourquoi ce grand portrait, dans CE journal… un jour, les gens s’apercevront de la supercherie, mais bon, en attendant, je prends !). 

C’est à lire ICI

Je serai samedi 24 juin, toute la journée,  au (génialissime) festival du livre de Saint-Maur en poche (avec Jean-Christophe Grangé, Didier Van Cauwelaert, Jérôme Attal, Lorraine Foucher…). 

Et dimanche 25, à 11 heures, je serai invité au festival SOLIDAIRE du magazine féministe Causette, à Bordeaux, pour parler soins et consentements ! Venez ce sera top !

Samedi Premier juillet à 14 h à la Librairie Massena à Nice !

(Désolé. je me sens morose en ce moment, j’ai l’impression de pas arriver à dépasser la violence inhérente aux réseaux, de passer mon temps à me plaindre… Ça me pèse. L’autre soir j’ai écrit à une amie : << Imagine ! Tu marches dans la rue et quelqu’un te dit « mais pourquoi vous avez dit que vous n’aimiez pas les noirs ? »

Alors toi, évidemment, tu t’offusques « Mais enfin, je n’ai jamais dit que je n’aimais pas les noirs ! » seulement la personne est déjà partie, sans que tu puisses ni te justifier ni comprendre. 

Tu n’as fait que quelques pas de plus quand une autre personne -inconnue aussi- t’arrête et te dit : « Mais pourquoi vous venez de crier dans la rue que vous n’aimiez pas les juifs ?! ». 

Là encore, tu tentes de te justifier, mais là encore la personne s’est évanouie !

Deux cent mètres plus loin, rebelote : « Mais pourquoi vous avez critiqué les impôts ? Zètes bien content qu’il y ait des routes et des écoles, hein ! ».

Et là, toi, oui toi, d’ordinaire plutôt pacifique, tu n’as qu’une envie, très irrationnelle… Gifler violemment la personne. >>
Imaginez maintenant que vous posez des pseudonymes sur ces inconnu.e.s, imaginez que cette situation se répète, chaque mois, pendant cinq ans. Les anglais ont un nom pour ça, le « gas-lighting« . Ça plaisait beaucoup à Alfred Hitchcock (et ça, ce n’est jamais bon signe). 
Un jour, tu pètes un câble et tu deviens le roi des chèvres.
Bisous à toutes et tous, à la semaine prochaine,
Signé : Bibi, roi des chèvres. 


Edit : Je me suis trompé ! Il s’agit bel et bien d’un mouton et non d’une chèvre. J’ai tapé « chèvres » sur Google, je suis tombé sur « l’amicale des légionnaires caprinophiles » j’ai pris peur, j’ai fait vite. 

Sa pao niao zhao zhao ziji

(comme vous voyez, j’ai fait des progrès de dingue sur Photoshop)

Alors voilà, je suis un veau à l’esprit aussi aiguisé qu’une boule. Pourquoi ? Deux mots :

DECLARATION URSSAF. 

J’anagoisse (c’est un mélange d’agonie et d’angoisse). 

« Ligne H : montant des honoraires totaux tirés de l’activité conventionnée hors forfait porté sur le relevé complémentaire ou relevé SMIR ».

J’ai mis cette phrase sur Google Translate, je l’ai traduite en allemand, puis en ouzbek, puis en mandarin. J’ai obtenu « Sa pao niao zhao zhao ziji », phrase que Google Translate a re-traduit en français par « Pisse une flaque et regarde-toi dedans ».
——> admiration totale pour Google.

J’ai pensé « Vive la Technologie » en hochant la tête, l’air grave. « C’est quand même beau, toutes les langues que l’être humain sait inventer, hein… ». Là, un type à la peau grise, au nez défoncé par la coke, est apparu dans mon crâne en chantant « We Are The World, We Are The Children ». 

J’ai secoué la tête. 

Je vous fais grâce de la ligne E et G, du même acabit.

À l’impossible nul n’est tenu. J’ai rempli un peu n’importe comment jusqu’à la dernière ligne et la fameuse mention : « avez-vous quelque chose à ajouter ? ». 

J’ai écrit, en rouge, en très gros : 
          « MON CUL SUR LA COMMODE ».
Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, mais je culpabilisais trop. Du coup j’ai mis en bas, en tout petit et au crayon à papier :

            

                         « bisou »