La petite mort.

(L’anecdote c’est C., l’écriture c’est moi. Juste merci !)

Alors voila C., 29 ans, infirmière, ravissante, 100 000 volts, toujours à fond.

Elle nous raconte un de ses premiers stages en psychiatrie.

Mr S., 36 ans, regard perdu. Son activité journalière principale ? Pratiquer un onanisme effréné à toute heure du jour et de la nuit. Doit avoir des cals aux mains à force de se tirer sur la nouille.

C., pas bégueule, commence tout de même à se lasser au bout de trois mois. Elle n’a rien contre la masturbation mais trop c’est trop : y a moyen de faire des cauchemars remplis d’objets tranchants, du sécateur volant à la machette fluorescente en passant par la tronçonneuse triple chaîne.

Alors, quand elle doit lui donner à manger (oui parce qu’il continue aussi en mangeant…) elle coince la serviette entre le cou du patient et le bord de la table, sous l’assiette. Le patient continue à se palucher le mandrin ni vu ni connu, mais C. ne le voit pas.

Aujourd’hui C. est mariée, a deux enfants et, je ne sais pas s’il faut y voir un lien, elle est passée de la petite mort à la grande, celle avec un M majuscule. Elle est infirmière spécialisée en soins palliatifs. La meilleure dans sa branche.

Et elle n’a jamais oublié Mr S.

On fait un métier bizarre, je veux dire : on fait VRAIMENT un métier bizarre.

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