Une question que je vous pose. 

Petite question (que je vous pose) suite à une consultation :

Alors voilà, elle est assise et lui est resté debout, légèrement en retrait. 
– Bonjour Docteur, dit-elle, je suis enceinte…

Je lève les mains :

– Félicitations !

– Merci, Docteur. J’avais quelques questions… La première est : est-ce que nous pouvons avoir des rapports sexuels ?

 (J’aurais juré qu’elle allait me poser cette question. À cause du regard du mari : deux yeux grands ouverts, ronds comme des soucoupes, très fixes. Et son menton pendouillant, sa bouche entrouverte, en mode boite à ragoût qui fait « bravo ». Donne l’impression de pouvoir manger une girafe en salade…).
– Ça fait un mois que je me pose la question, ajoute-t-elle.
Un mois…, chuchote le mari, accompagnant son filet de voix d’un lent et douloureux hochement de tête.
– Bien sûr que vous pouvez avoir des rapports sexuels !

Sourire niais et soulagé du mari. 

– Faut pas que ce soit trop violent, mais je ne crois pas que ce soit contre-indiqué. 
Le type fait « non » de la tête. Énergiquement. NON-CE-N’EST-PAS-CONTRE-INDIQUÉ. MERCI-MON-DIEU.
La femme ajoute encore, en désignant du pouce son compagnon.
– Est-ce qu’il ne risque pas de le… cogner ? De l’intérieur ?

– Ben, je ne crois pas. Enfin je suis pas un expert, mais normalement c’est fait pour, hein. 

Elle désigne son ventre :

– Est-ce que Bébé peut… nous entendre ?

Je reste interdit. 

– Vous quoi ?!?!

– Nous entendre faire l’amour ?

– Ben non. Mais quand il aura dix ans, faudra quand même penser à fermer la porte de votre chambre, hein ?

(J’ai essayé ça, histoire de défendre l’atmosphère. Tagada Tsoin Tsoin ! #roidelhumour #jaimangéunclown.)
Quand ils sont partis, Monsieur était rayonnant. Madame était rassurée.

Néanmoins, ce qui m’a dérangé, c’est que je ne suis pas sûr que madame posait la question « parce qu’elle avait envie d’avoir des rapports », mais parce qu’elle se sentait dans l’obligation de « soulager » Monsieur Crève-La-Dalle. (À vrai dire, elle avait l’air d’être à mille lieux d’en vouloir, de ces rapports conjugaux !)
Donc la question que je VOUS pose : un médecin a-t-il, selon vous, à se mêler de la vie de couple de ses patients ? 
Et aussi : à quel moment placez-vous le curseur du « je fais plaisir à ma/mon conjoint(e) ET ça me fait plaisir de lui faire plaisir » et celui du « viol conjugal » ?
(Et ne pensez pas que j’exagère en utilisant le terme « viol conjugal » : j’en vois chaque semaine et c’est bien plus fréquent que le viol par un inconnu dans la rue…).

79 réflexions au sujet de « Une question que je vous pose.  »

  1. josecile

    Oh oui, le viol conjugal ça existe, mais c’est malheureusement une galère absolue à prouver.
    Je ne saurais trop te dire où commence l’ingérence à mon sens, mais je pense que quand on parle avec son instinct, on est souvent dans le vrai. Après ce n’est pas évident dans le cas présent de savoir ce que pense vraiment Madame.
    Pour le reste de ta question, il y a des moments avec où faire plaisir fais plaisir, et où le partage est entier, et des moments où faire plaisir fais moins plaisir, et où on essaye d’adapter la situation au besoin et à l’envie de chacun. Mais pour ça, il faut un partenaire un peu moins crève la faim que ce monsieur.

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  2. Elemm

    Woaow… dure question…
    Bon moi je suis pas médecin, je sais pas ce qu’on vous apprend à la fac, ni si dans votre serment d’Hippocrate il est écrit « Vous ne vous mêlerez pas de la vie sexuelle de vos patients ni de savoir s’ils sont consentants ou pas et se respectent mutuellement ». Faudrait y regarder.
    Après, personnellement (mais je ne suis pas objective, je suis psy, alors tu sais, les psy….), j’aurais quand même lancé une petite perche. Du genre : « Non, ce n’est pas dangereux pour le bébé. Cela dit, avec les hormones votre libido peut changer, en plus ou en moins. Donc, comme le reste du temps d’ailleurs, il est indispensable de rester à l’écoute de vos envies. Comment ça va de ce côté-là? Est-ce que vous voulez qu’on prenne un temps pour en discuter? »
    Quitte à – mais ça c’est ma méthode « pieds-dans-le-plat », des fois un peu brutasse mais pas si mauvaise que ça, exprimer ce que je perçois : « Parce que, je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que monsieur est très soulagé par ma réponse, et qu’il est assez demandeur que vous repreniez des rapports. D’un autre côté, madame, je ne vous sens pas totalement emballée par l’idée… Peut-être que je me fais des idées, qu’est-ce que vous en pensez? »
    Et quitte à – « pieds-dans-le-plat-bis » – si je sens un gros malaise, préciser : « Bon… je vous sens mal à l’aise, je ne veux pas vous obliger à répondre. Simplement, mon métier c’est de faire en sorte que vous alliez bien, donc c’est aussi mon travail de vous encourager à être à l’écoute et respectueux de vos désirs et de vos envies. En sachant que pour faire l’amour, il faut être deux. Je veux dire, il faut VRAIMENT être deux, à en avoir envie… Peut-être, parlez-en entre vous. Si c’est difficile, revenez me voir et on en rediscutera, ensemble ou séparément. Voilà. Ca fera 25 euros. »
    Quand-même, 25 euros c’est pas cher pour ce que tu fais. Vraiment.
    Je t’embrasse fort fort fort.

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    1. Florence

      Oui, c’est ce que j’aurais répondu aussi. La libido peut être pas mal chahutée pendant la grossesse (en plus et où en moins). Sans parler de l’inconfort (sécheresse vaginale / douleurs ligamentaires ) auquel on peut trouver des solutions sous réserve d’avoir posé la question.

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    2. Troispom

      J’aime beaucoup votre approche. Moi j’aurais simplement dit ‹Ce n’est pas contre indiqué du moment que vous en avez envie›. Votre réponse est bien plus élaborée !

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    3. Darlinguette

      Effectivement , votre proposition de réponse est tout à fait adaptée à la question posée . Le médecin ne doit pas se sentir impliqué et ressentir à SA façon la question de ce couple; il est là pour donner un avis médical neutre, et ensuite essayer de faire parler le couple pour voir si derrière cette question anodine, se cache autre chose , mais surtout pas interpréter des non-dit ou des attitudes .

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    4. schtroumpfette légaliste

      brabo Baptiste pour avoir posé cette question et bravo Elemm pour la réponse ! J’ajoute une autre question : qu’est ce que le mari foutait là ? était-on dans le « cas de diagnostic ou de pronostic grave  » (seule déraogation au secret médical tant que le patient est vivant) ?

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  3. Philippe Renève

    Quel malin ce Baptiste. Il nous allèche par une petite histoire pour mieux nous poser des questions auxquelles il l’a pas de réponse et nous encore moins.
    Donc pour la première, peut-être.
    A la deuxième, c’est selon. ☺

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  4. OLAF

    Trop souvent vu, l’homme qui accompagne sa femme pour que le médecin cautionne. Ou alors vu une fois  » Monsieur: Docteur, j’ai trouvé un kleenex dans le vagin de ma femme, je pense qu’elle me trompe. Silence de la femme qui attend le verdict de la peine de mort. Réponse diplomatique qui évite la peine de mort » vous savez, les femmes s’essuient parfois au delà de ce qui devrait être essuyé. Rien d’anormal à mon avis. » Ouf! ma patiente est sauvée, mais qu’elle fasse attention la prochaine fois !

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  5. Marie

    Très bonne question, je pense que cela dépend du médecin et surtout du patient, si il en a besoin oui, il faut que le médecin s’en mêle mais si il a « l’air » d’allez bien c’est au médecin de choisir en son âme et conscience si il trouve que cela à une utilité qu’il s’occupe de la vie de couple de ses patients. Et oui ça existe et je trouve que c’est bien triste d’ailleurs, on est censé se sentir bien en couple…

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  6. adèle

    Ce qui peut être intéressant, en réponse à ce type de question, c’est de demander à ton tour « Et vous, qu’est-ce que vous en pensez ?  »
    Parce que si tu ne connais pas leurs croyances et leurs peurs, donc ce qui sous-tend la question, tes réponses risquent de tomber à côté.
    Toujours partir de ce que pense le patient, sinon tu donnes des coups d’épées dans l’eau. C’est super important en éducation thérapeutique.

    Sinon, se mêler à la vie de couple, quelle est la légitimité du médecin ?
    Ouvrir un espace de parole (cf article de jaddo) pour aider la personne à cheminer à son rythme et avoir un bon annuaire médico-social pour pouvoir aiguiller en situation d’urgence (parce que c’est toujours le soir après 18h).

    NB les hormones de la grossesse, parfois c’est chouette 😀

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    1. adèle

      « Faut pas que ce soit trop violent » : plus précisément, ça veut dire quoi ? Quelle est l’échelle ? Est-ce que l’orgasme est dangereux ?

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  7. ImmaterialGirl

    Ah bah là, décrit comme tu l’as fait, il est clair que pour toi se jouait quelque chose de l’ordre du Loup de Tex Avery et d’une jeune femme pas forcément très enthousiaste ! o_O

    En tant que fraiche P2 avec 0 expérience, je m’imagine dire dans le futur : « Ce n’est pas contre-indiqué médicalement, mais cette période est exceptionnelle dans la vie d’un couple. Sur le plan intime, il y a vraiment un grand besoin d’écoute entre vous. Avec les changements hormonaux, la libido féminine fluctue, il faut respecter les envies de chacun. Si vous souhaitez en parler, ensemble ou séparément, je suis là pour. »
    Lecture de visages. Si je n’avais que des réponses de Normands, et si j’avais ce petit truc dans le fond du bide qui me disait « ça ne tourne pas rond », je pense que comme Elemm, j’aurais sorti :
    « D’ailleurs, Madame, étant donné vos interrogations et vos craintes, avez-vous réellement envie de rapports intimes ces derniers temps ? « , et assurer, si silence gêné : « Si ce n’est pas le cas, il ne faut pas forcer, parce le bébé sait si sa maman est dans un état de bien-être ou pas. »

    Je ne sais pas si cette dernière phrase est entièrement vraie.
    Je ne sais pas si c’est malhonnête, je vois ça comme un principe de précaution.
    Parce que je peux comprendre la frustration de monsieur, mais si viol conjugal potentiel il y a, alors il y a aussi victime potentielle.
    Dans la hiérarchie des risques, je préférerais déculpabiliser Madame pour ses refus, lui dire que son bien-être compte, et lui offrir une porte de sortie en arguant le bien du bébé, quitte à passer pour un cul-béni ou une féministe hystérique.

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    1. ImmaterialGirl

      Le commentaire ci-dessous ne tient cependant que dans le cas où d’instinct, je penchais pour une potentielle maltraitance.
      Si après la première question, je sentais que madame était simplement plus pudique, je ne m’immiscerais pas plus loin dans l’intimité du couple. La mère moraliste, ce ne sera pas moi 😉

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  8. Léa

    Difficile question éthique… Mais qui peut être résolue comme suggéré plus haut, pas une réponse « générale » : « oui c’est possible, car finalement ce qui rend un rapport sexuel impossible, c’est surtout quand l’un ou l’autre n’a pas envie, et ce, grossesse ou pas ».
    Je crois qu’il ne faut pas trop vous sentir gêné de prononcer les choses ainsi, car cela ne rentre pas dans l’intimité de CE couple, tout en ayant de la valeur pour ce couple aussi.
    Car vous le savez bien, le cabinet du médecin est un des lieux où peuvent être détectés les maltraitances diverses. Si tous les professionnels qui ressentent des choses mais n’ont pas pour mission de rentrer dans le sujet sauf demande explicite (gynéco, instits, assistants sociaux….), ne disent rien, ils n’ont pas commis de faute mais personne ne vient en aide aux gens. Vous entendre lui donner légitimité à refuser ses avances, c’est un soutien pour elle.

    Le ressenti que j’ai de votre histoire c’est qu’en effet madame posait les questions en lieu et place de monsieur. Et mon expérience personnelle, directement vécue, de ce genre de questions très basiques, c’est qu’il y a certes un manque flagrant d’informations au départ. Mais aussi un opportunisme des femmes qui profitent de ce manque d’info pour trouver de bonnes raisons de dissuader leur mari de tenter leur chance dans un contexte où ils sont maîtres à bord. Mon exemple, c’est la croyance qu’il y a un « tuyau » entre le « ventre » et les seins et que le sperme peut empoisonner le lait maternel par ce « tuyau ». Je ne sais pas si elles y croyaient vraiment, mais les hommes oui et ça permettait aux jeunes accouchées d’être tranquilles disons quelques semaines.

    C’est triste d’en être là mais, si c’est bien fait, nous avons tous le droit de faire passer des messages pour aider les gens.

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  9. Maryse FOURNIER

    cher Baptiste, il faut lire le choeur des femmes de Martin Winckler et vous deviendrez un médecin qui sait lire entre les lignes de nos questions

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    1. Valicka

      J’ai terminé ce livre il y a une semaine, mettant gravement en danger ma rentrée (je ne bossais plus, je lisais). J’avais envie d’aller le lire à voix haute dans toutes les salles d’attentes du monde. C’est comme si quelqu’un me disait : « tu avais raison de ne pas aimer leur façon de faire. ».
      Et ça m’a permis de me rendre compte que l’obstétricien avec qui je me sentais si bien et que je trouvais tellement choupi… ben il l’avait certainement lu aussi.
      Je suis moi aussi sure que Baptiste (cela ne vous dérange pas que je vous appelle Baptiste) l’a lu. Cela se sent…

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  10. Namasté

    Pour la question éthique, je ne me sens pas compétente pour répondre. Comme je l’ai lu plus haut, le fait d’indiquer simplement « selon ses envies », peut être une ouverture au dialogue, même si ce n’est pas immédiat…
    Pour la question du consentement… Il me semble qu’il y a différents niveaux. En effet, on peut parfois avoir envie de faire plaisir à son conjoint (homme ou femme), parce qu’on n’est pas toujours dans le même état d’esprit de désir mais que l’on veut entretenir la flamme, ou juste lui procurer du bien-être. Mais si c’est librement décidé, non contraint, éclairé , en toute connaissance de cause… je ne l’assimilerai pas à un viol. Je pense que cela arrive dans tous les couples qui ont une certaine durée de vie… on n’a pas toujours un désir très fort au même moment. C’est parfois une sorte de routine, aussi, et cela n’est pas forcément désagréable, même si l’on est bien loin de l’image idéale des relations de couple passionnées ^^
    Là où cela devient problématique et où je parlerai de viol, c’est lorsque l’un des conjoints fait pression sur l’autre pour obtenir de lui un rapport sexuel. Que cette pression soit physique ou psychologique. Et là où ça se complique, selon moi, c’est que cela peut être très insidieux, et très pervers , la manipulation psychologique… donc pas facile à déceler…
    Voilà mes quelques pensées en cette fin d’après-midi !

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  11. Troispom

    Je ne commente jamais et là, deux commentaires sur le même post! Je ne résiste pas a une question posée !
    Concernant la limite entre ‹je n’ai pas envie mais je vais me forcer un peu pour lui faire plaisir› et le viol conjugal, je dirais qu’elle se situe au moment où j’exprime que je n’en ai pas envie. Quand je dis non c’est non. Il m’est arrivé de ‹faire semblant› d’avoir envie pour faire plaisir a mon conjoint. Si est bien ‹joué›, je ne vois pas comment il pourrait deviner que je n’ai pas envie. Ceci dit, je ne doit pas être bonne comédienne, car en général, les rares fois où ça arrive, il le sent et arrête tout tout de suite. Où alors j’ai la chance d’avoir un partenaire particulièrement à l’écoute…
    (Désolée pour le roman mais fallait pas demander ☺)

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    1. Ophélie

      Je suis assez d’accord avec ça. Une femme qui fait un effort pour faire plaisir, c’est hyper fréquent (l’inverse aussi existe d’ailleurs). Quand c’est volontaire de la part de la femme, c’est à dire sans pression, sans chantage, sans menaces, alors pour moi ce n’est pas du viol. Sinon le viol conjugal serait le lot de tous les couples du monde ou presque…

      Concernant la première question… il est parfois difficile d’aborder ce point en présence du mari. Tendre une perche n’est pas idiot, mais allez au delà en demandant clairement à la femme si elle a envie est à double tranchant à mon avis. Parce qu’elle peut ne pas avoir spécialement envie et ne pas vouloir que son mari le sache. Du coup, cette question a le potentiel pour la mettre super super mal à l’aise.

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  12. Thomas

    Vous êtes médecin, vous apportez une réponse scientifique à une question précise. Pour ce qui est de vos questions étiques, je vous renvoie au comportement de la psy dans les Soprano.

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  13. Audert

    Dur!…
    première question : quand le pan de vie de couple concerné peut impacter la santé -> oui
    deuxième question : comme le dit elemm : « quand je dis non c’est non » au-delà = viol conjugal…

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    1. Suze Araignée

      Je dirais plutôt « quand je ne dis pas oui, c’est non » (on peut dire oui avec sa bouche, avec son corps, avec ses yeux). Le corps d’une femme n’appartient pas à autrui, fut-il son mari, jusqu’à ce qu’elle dise non. Et dire non n’est pas toujours évident. Le viol et la culture du viol sont très répandus, il est peut-être temps de penser que c’est aux hommes de s’assurer du consentement de leur partenaire, au lieu d’agir en attendant qu’elle dise non…

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  14. Lysa

    Selon moi, il ne s’agit pas ici de « se mêler de la vie des patients  » mais simplement d’un rôle Humain qui consiste à suggérer aux patients ce qui relève de leur liberte et ce qui est synonyme de contrainte au sein du couple. Chacun entendra alors ce qu’il veut bien en entendre. Si cela peut faire ouvrir les yeux à quelqu’un qui subit son conjoint, alors le but est atteint.
    Merci Baptiste
    Hors sujet : si un jour vous veniez à exercer en Bretagne faites moi signe, je me mets sur la liste des patients en quête d’un docteur HUMAIN

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  15. Grand33

    Bonjour Bibi,
    je partage le point de vue de beaucoup de
    commentaires, quand c’est non ! c’est non !
    Pour ça il faut aussi que le cerveau chez les
    mecs soit placé au bon endroit (si vous voyez
    ce que je veux dire). Et là c’est pas gagné même
    avec un bon toubib ….
    la bise

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  16. Jo

    Difficile question… Je dirais que le médecin n’a pas à se mêler de la vie sexuelle de ses patients, mais là il se joue tout autre chose à te lire… Alors je réponds par une question :p
    Dans ce cas, la patiente c’est madame, pas le couple ? Alors c’est pas un peu malsain ce monsieur qui accompagne madame ?
    Pourrait on imaginer de le mettre dehors le temps de l’examen, faire le point avec madame sur les réels enjeux des questions posées, et ensuite donner un e réponse plus adaptée à la question de départ ? Parce qu’elle a le droit de dire non à son conjoint, mais c’est pas dit qu’il l’entende. Mais que dans ce cas, un pieux mensonge sur l’état de madame qui impose de faire une pause au lit serait elle excusable ? Justement parce que c’est elle t’a patiente, et que tu la protèges d’un viol ?

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  17. M

    « Quand c’est non, c’est non »… ça a l’air si facile dit comme ça… mais quand vous avez que ce « non » va vous valoir au mieux une tronche de 10 km pendant des jours et un mari qui va s’en prendre aux gamins pour se soulager les nerfs, bin vous ne dites plus non même si ses mains posées sur votre corps vous dégoute, à force de les subir. Pire : faut faire semblant d’aimer ça hein, sinon c’est la tempête pour la semaine. Alors oui, on peut être violée sans dire non, et en gardant le sourire. Parce que il ne sert à rien de dire non lorsque ce non n’est pas entendu comme légitime et qu’on est « coincée » dans une relation d’où il n’est pas possible de sortir.
    Où s’arrête le rôle du médecin ? Tout dépend de lui. A t il les reins assez solides pour entendre le sordide, ne pas juger, accepter de ne rien pouvoir faire d’autres qu’accueillir une parole si douloureuse ? Si ce n’est pas lui qui l’accueille, qui alors ? Faut il renvoyer ces femmes à leur atroce solitude intérieure sous prétexte de ne pas s’en mêler ?
    Et vous savez quoi ? Le pire, c’est d’en parler à un professionnel de la santé, et de constater qu’il fait comme si il n’avait rien entendu du tout, comme si tout allait bien.

    Répondre
    1. Cath

       » A t il les reins assez solides pour entendre le sordide, ne pas juger, accepter de ne rien pouvoir faire d’autres qu’accueillir une parole si douloureuse ? Si ce n’est pas lui qui l’accueille, qui alors ? »

      J’aurais peut-être 2 commentaires à faire ici.
      Tout d’abord, il ne me semble pas qu’un médecin ne soit qu’une éponge pour absorber tout ce qu’on veut bien déverser dans son oreille, sans avoir le droit de réagir, ne serait-ce qu’en cherchant un moyen de soulager la souffrance. Je ne suis donc pas d’accord avec  » accepter de ne rien pouvoir faire ».
      Ensuite, si la personne vient parler de de qu’elle subit, c’est bien d’un appel à l’aide qu’il s’agit. Il ne s’agit pas de juger, mais d’aider et d’orienter sans aucun doute vers des spécialistes qui sauront écouter et peut-être apporter une aide et un soulagement ?
      Ce qui est décrit dans ce commentaire est bien sombre, mais je voudrais simplement dire qu’il est toujours possible de sortir d’une relation qui n’a plus lieu d’être. Je ne dis pas que c’est facile, que cela se fait du jour au lendemain, sans casse. Mais il faut peut-être essayer d’avoir l’esprit plus libre pour essayer d’y voir plus clair et ne plus subir. Ne serait-ce que pour les enfants, leur apporter autre chose que ce sacrifice dont ils ne sont pas vraiment dupes. Chercher de l’aide auprès du médecin et écouter ce qu’il peut dire, le laisser apporter son aide, c’est déjà un premier pas dans la bonne direction je crois.

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    2. Agathe

      Changer de médecin faites vous aider ! Vous n’avez pas à être le réceptacle de cet homme pour protéger vos enfants ! Vous avez le droit d’être heureuse, de choisir ce que vous souhaitez faire et d’être libre. Il y a forcément une façon de sortir de votre relation, ça sera peut être au prix de quelques années difficiles mais c’est toujours plus acceptable qu’une vie entière à ne m’as être respectée.

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    3. Troispom

      Votre commentaire me remplie de tristesse et de révolte…
      Ma première réaction a été de vous dire « Mais quittez le ! » Vous et vos enfants méritez mieux qu’un homme qui ne vous respecte pas (et qui a, si j’ai bien compris, la main un peu trop leste…). Et puis j’ai réalisé que ce n’était pas toujours aussi simple, et que je ne connais pas toute l’histoire.
      Ceci dit, je persiste à pensez que quelque soit la difficulté dans laquelle cela nous met, le seul choix possible dans ces cas là, c’est de partir (en emmenant les enfants, ça va s’en dire…)
      Cath dit ça bien mieux que moi et avec bien plus de tact…

      Répondre
  18. Pascal Charbonnel

    Bonsoir jeune padawan,

    Elle pose une question technique et tu réponds techniquement.

    Ils ont décidés de venir à deux, c’est que cela les concerne tous les deux (sauf cas improbable où tu sens que monsieur veut être là pour tout contrôler).
    Peut être une phrase sur la notion de « sexualité librement consentie, même au sein du couple, mais la grossesse, ça change un peu les conditions. Est ce que vous en avez parlé, et vous Monsieur, qu’est ce que vous en pensez, est ce que vous avez peur de faire mal au bébé, ou à votre femme ?  » peut leur permettre de mettre des mots sur leurs ambivalences dans le cadre de la consultation, surtout s’ils te sentent bienveillant et non jugeant. Après tu laisses venir et tu accompagnes.
    Accessoirement, si madame a comme conception de la vie qu’elle doit accomplir son devoir conjugal, la consultation n’est pas un lieu pour militer contre, même si le médecin pense personnellement que c’est un asservissement (ce qui est mon cas). Accompagner, c’est avant tout ne pas juger.

    Juste un point « avant de féliciter une jeune femme enceinte, ne pas oublier de vérifier « et c’est une bonne nouvelle ? », ça évite des galères .

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  19. Cath

    Ce qui me sidère ici, c’est l’expression  » boîte à ragoût » que je ne connaissais pas et qui me laisse songeuse. J’ai bien peur de dévisager les mecs dans la rue pour tenter d’identifier la trogne « boîte à ragoût » maintenant. Je me prévois des jours difficiles 😉 mais je vous tiendrai au courant de mes découvertes.
    Cela dit, pour la question du curseur, la réponse est simple : non, c’est non. Et c’est pas la peine de tenter une quelconque interprétation, comme à l’ONU où d’aucuns vendent leur âme au plus offrant.

    Pour le reste, si la personne pose une question, le médecin y répond en recherchant le bien-être de son ou sa patiente.
    Mais là aussi je m’interroge sur le genre de questions posées. Nous vivons à on heure d’Internet, mais avant, il y avait les livres de Florence Pernoud sur la maternité où elle expliquait beaucoup de choses et où elle abordait aussi ces questions ce me semble. Les gens ne lisent-ils plus et attendent-ils que d’autres leur prémâchent tout ? N’ont-ils aucune curiosité pour effectuer des recherches et aucune initiative ?
    Je suis perplexe, je l’avoue. Bien sûr, je n’ai pas vraiment aidé le docteur en posant d’autres questions, mais il me semble que les suggestions des uns et des autres apportent un bon éclairage. Enfin, il me semble…

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      1. Ludo

        Bonjour Baptiste.
        pour ma part, je ne vais que très rarement chez le médecin. je lui en demande donc peu.
        Mais par principe, je lui demande de me soigner. De me permettre d’être en meilleure santé.
        Je vais enfoncer une belle porte ouverte, mais le sexe participe grandement à la bonen santé, tant physique que psychologique.
        Si ce sujet vient interférer sur le bonheur des patients, alors ce sujet peut potentiellement être abordé par le médecin, avec tout le doigt(é) qui va bien (désolé il fallait que je la fasse…).

        Faire sauter un blocage, un doute à ce niveau dans un couple, peut avoir des conséquences excessivement positives !
        Mais je dirais comme d’autres l’ont dit avant moi : s’assurer dans un premier temps de la perception de ces 2 personnes, afin de ne pas commettre d’ impair.

        Soigner le corps, la tête, l’esprit, le couple… Oui ca fait partie de ton boulot, et je trouve bien de savoir que des médecins se posent la question et ont la démarche, c’est SAIN.

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    1. Troispom

      Je pense m’être mal exprimée. Quand je dis « quand c’est non, c’est non », je sous-entend qu’une absence de oui est par définition un non.
      Je voulais surtout souligné le fait que, parfois, on se force un peu, parce qu’on a envie de faire plaisir à l’autre, et que ça nous fait plaisir de procurer du plaisir à l’autre. Et que parfois, l’autre ne s’en rend pas compte.
      Encore une fois, je vois ça de mon regard de femme respectée au sein de son couple, et encore une fois, mon mari est rarement dupe quand je joue la comédie (et ça l’arrête net).

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  20. RPH

    Vu le nombre de mecs mariés que j’ai vu défiler chez moi, je trouve qu’il y a du boulot à faire chez les couples hétéros. Je suis de plus en plus effaré de la misère sexuelle de certains et certaines, car souvent les mecs se mettent à me raconter des petits morceaux de leur vie, peut-être pour se justifier d’être là, ou parce que, tout simplement, je suis la seule personne à qui ils peuvent tout raconter..
    Le médecin, bien entendu, ne peut pas rentrer dans ces considérations. Il n’a pas le temps et c’est un labyrinthe où il va se perdre… Il doit rester dans des réponses techniques ce qui lui permet de ne pas s’impliquer et de rester neutre.

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  21. Khalilou

    Bonjour,

    La question est délicate, en effet. Je pense que le médecin n’a pas à se mêler des affaires de couples…
    … tant que l’intégrité de chaque personne est respectée.

    S’il y a suspicion de maltraitance, j’ai l’impression qu’il est du devoir du corps médical de s’emparer de la question, au moins dans un premier temps avant de passer par les services sociaux, voire la police.
    Peut-être aurait-il fallu faire sortir le mari sous un prétexte quelconque pour t’entretenir avec la dame.

    Mais, à la réflexion, ce devoir incombe à chacun : il faut oser poser les questions, sans toutefois être volontairement indiscret et verser dans le voyeurisme social, si la santé d’une personne est en jeu.

    Enfin, être Humain n’est pas toujours simple…

    Bonne continuation, Baptiste, et merci. 🙂

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  22. Tony

    Mouais. Je dirais plutôt que le médecin doit rester le plus neutre possible. Vous avez déjà commencé a jouer au père fouettard avec l histoire de la petite qui n avalait plus. Vous pensez que c est plus acceptable qu une petite fille n avale plus parce que sa mère n arrête pas de pleurer avec elle juste pour reproduire des schémas familiales. Dois ton remplacer le.genou du gros qui ne fait pas de régime? Ou il faut plutôt le tanser? C est compliqué votre job. Je suis bien content de pas le faire

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    1. Cath

      Père fouettard ?
      Vous étiez au fond de la classe à jouer au morpion quand le professeur de français faisait la leçon d’explication de texte ou quoi ?
      Ou vous n’avez rien compris à l’objectif du médecin face à une enfant en souffrance. Mais vOus avez raison, son métier est difficile, alors n’en rajoutez pas côté mauvaise fois et jugement à deux sous !

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  23. Calim

    Je pense qu’il peut y avoir pleins de choses à dire dans ce cas en restant d’un point de vue strictement professionnel : grossesse = gros changement hormonal, libido bouleversée, et donc d’aborder le thème que si « vous en avez envie » (en s’adressant ostensiblement à la femme), il n’y a pas de contrindications mais que ça peut être une période où l’on a moins envie (en s’adressant ostensiblement à l’homme 😉 ).

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  24. Agnès

    A mon sens, le médecin doit pouvoir demander si son/sa patient(e) est victime de violence, ou est violent aussi. Cela peut faire partie des questions abordées au premier contact, pour remplir le dossier, si on a le temps. Mais évidemment, ce n’est pas facile, d’autant que le premier contact c’est rarement pour faire connaissance que le patient l’initie, et le médecin n’a pas forcément reçu de formation sur le sujet… Et c’est d’autant moins facile de poser la question quand ils sont là à deux…
    Comme d’autres l’ont dit, j’aurais tendu une perche un peu plus grosse en soulignant la nécessité que les deux en aient envie, et que la libido peut baisser pendant la grossesse : d’après le récit, elle n’a pas l’air de supplier le médecin de dire qu’il ne faut pas, la situation est donc assez délicate, et difficile à trancher.
    Pour ce qui est de la nuance entre « je me force un peu » et « viol par mon conjoint » c’est difficile à trancher, parfois on a juste pas la tête à ça mais on se dit que l’envie peut venir, parfois même si on ne le fait pas on a envie de hurler « non », et là ça relève du viol. On peut dire aussi que ce n’est as un viol par la liberté qu’on a avec son conjoint de pouvoir lui dire « finalement non » ou de savoir qu’il va s’arrêter s’il sent qu’on n’a pas très envie, et que ce qu’il tente n’y change rien. Mais tout ça ne peut donc pas toujours être interprété par quelqu’un d’extérieur.

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  25. Sally

    Bonjour Baptiste, moi, j’ai noté deux, trois choses dans votre façon de raconter : la femme semble s’exprimer librement. Elle s’interroge depuis un mois et son homme a attendu jusque là. Vous écrivez qu’elle repart rassurée. On pourrait en déduire que ses questions sont surtout d’ordre pratique et qu’elle manque d’informations libérées des fantasmes et préjugés encore souvent en cours dans notre pourtant si technologique et scientifique société… Rien de trop méchant, quelque chose comme une recette de cuisine « Est-ce que je peux cuire le gâteau à 220° ou vaut mieux y aller en douceur à 160° »
    Bien sûr, on pense aussi à tout ce que ça aurait pu cacher, d’obligation conjugale, de non-respect de l’autre et de ses désirs et besoins, voire même et d’autres en parlent, de viol conjugal. Avec le secret espoir que le médecin donne enfin l’occasion de souffler. Je n’oublie pas que ça existe.
    Perso, j’ai eu le problème inverse. L’homme qui s’inquiète de faire mal au bébé, d’un déclenchement prématuré de l’accouchement ou d’une fausse couche et donc libido en berne. Résultat : beaucoup d’abstinence au cours de mes (nombreuses grossesses). Mais moi, ma libido allait bien, merci. Alors voilà aujourd’hui en lisant votre histoire, je me sens plutôt solidaire du monsieur aux yeux en soucoupe. (Bien que 1 mois d’abstinence, en fait, c’est un petit joueur, lol) J’ai pas demandé à un médecin de patiemment expliquer à mon mari que « c’est fait pour », comme vous le dites. Il se serait épuisé pour rien, l’inquiet est plutôt genre tête de pioche. J’ai enduré bravement la traversée du désert (sexuel) mais ce fut long et ça fait mal à l’image de soi, l’estime de soi, tout ce qui est déjà bien malmené par la prise de poids, les bouleversements hormonaux, les interrogations existentielles sur notre capacité à être de bons parents, cet avenir incertain qui se profile plein de promesses et de craintes… Bon, on s’en est sortis à coup de dialogue, de tendresse et de prises de bec, ça va bien là et les enfants sont grands. Mais juste, si vous pouvez garder dans un petit coin de votre tête que ce n’est pas toujours aussi simple qu’il n’y paraît. Qu’on ne s’arrête pas d’être en couple/citoyen/amant/amoureux/individu à part entière juste parce qu’on est en train de devenir parent… et qu’être en couple, c’est trouver des compromis, faire des concessions pour que ça continue après, dans la joie et la bonne humeur, sans rancoeur…
    Mais bon, j’ai un peu dévié, ce n’est pas ce que vous demandiez. Mon avis à moi, qui vaut pour ce qu’il vaut, sûrement peu de choses et je ne suis pas médecin : un médecin peut se mêler de la vie de couple de ses patients si ça signifie les aider à y voir plus clair, les informer, les aider à réfléchir ou alors il ne doit pas s’occuper non plus des problèmes psychologiques, des déprimes et tout et tout. (Je travaille en gériatrie, c’est peut-être pour cela, on n’y demande pas aux médecins et soignants d’y guérir les gens, juste de les aider à vieillir le mieux possible). Et peut-être recevoir monsieur et madame séparément s’ils sont d’accord ou les diriger vers une sage-femme pour qu’ils expriment leurs craintes et désirs certainement différents.
    Oups, c’est bien trop long ce que j’ai écrit. Désolée.
    Et merci pour ce blog.

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  26. helenet

    d’accord avec de nombreuses suggestions…et proposer au monsieur de s’asseoir c’est bien aussi ça non ?! merci pour tout, nous faire ainsi réfléchir c’est un cadeau !

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  27. Louve

    Mon esprit pragmatique a envie de répondre :

    – Si un médecin essaye de se mêler de ma vie de couple et que je n’en ai pas envie, je lui ferai comprendre par ma façon de lui répondre, et il se rendra compte que je ne veux pas en parler avec lui.
    – Si un médecin essaye de se mêler de ma vie de couple, et que j’en avais envie sans oser le dire, alors je serai heureuse et cela me soulagera.
    -> Conclusion : tu ne peux jamais faire de mal en essayant. Au mieux, tu peux soulager un couple qui en avait besoin.

    – Mon curseur indique « viol conjugal » soit lorsqu’il y a clairement eu un « non j’ai pas envie », mais que sous l’insistance, on cède quand même ; soit lorsqu’il n’y a pas clairement eu un « oui j’ai envie ».
    Y’a des gens qui n’osent pas dire non, et qui du coup se laissent faire, sans pour autant avoir clairement exprimé un oui. Celui qui insiste est coupable s’il ne s’est pas assuré que l’autre était d’accord. Il doit lui poser la question pour s’en assurer. C’est une erreur de déduire que si le/la partenaire se laisse faire sans rien dire c’est qu’il/elle est d’accord.

    -> Viol = « non » bravé et/ou « oui » absent.

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  28. Hervé CRUCHANT

    Et encore une fois de plus, le sentiment de vivre une version de « Mille et Un exemple de la Pauvreté Mentale du Mâle Humanoïde moyen ».
    Je vais encore gratter à côté, comme d’hab’ :
    Qui a demandé d’aller consulter? Qui a besoin de soins? Qui a besoin d’assistance?
    L’un et l’autre me semblent avoir besoin d’un peu de pédagogie, une petite initiation sur une planche anatomique. Et par conséquent une réponse technique mieux adaptée.
    Ceci dit, compte-tenu du plaisir que j’ai à relire une Eve qui était cachée derrière ses chats depuis trop longtemps (message personnel), il me semble que cette petite leçon anatomique devrait être suivie d’une communication sur les rapports affectifs qu’il est indispensable d’avoir quand on est uni. Même si l’union prend la forme d’une surpression localisée dans les glandes de l’hémisphère sud du monsieur. La future paternité devrait évoquer autre chose qu’un « père, moi ? oui mais… ». En éjaculant pronto avec le succès naturel que l’on sait, le fournisseur transforme le rapport de couple qu’il a avec sa femme en relation avec la mère et son petit. Si personne n’a jamais appris la sexualité à ces Gens que les magasines ou les films de la production Dorcel, qui aura parlé au balèze de la paternité?
    C’est quoissa ? Ce que devient un mec qui se voit transformé en père par la volonté naturelle d’un coït banal. En principe naturaliste, si les copulants sont consentants, leur rapport est destiné à se reproduire avec plaisir. Alors, la nature suit son cours, le corps s’organise génialement pour que la femme devienne mère aussi sec et tout change aussitôt. Mais le mâtin malin, lui, après avoir vécu sa petite mort, repris son souffle en fumant une cancer à bout filtre et dit une connerie du genre ‘alors heureuse?’, remet les fringues morales qu’il avait jetées par terre en entrant, les mêmes, et pense qu’il doit aller faire son loto. Bouche sèche, il se traîne jusqu’au frigo pour griffer une canette verte étoilée rouge et le claquement de la porte du meuble frigorifique 352€ en solde chez Darty jusqu’à épuisement des stocks fait le clap de fin. Voilà un lascar dégagé des obligations partenaires. Un imaginatif verra la suite de la vie de ce type pour les dix prochaines années, recommandera d’épargner un peu de pèze pour satisfaire les honoraires exorbitants des Patoubib Mépsy dont Madame Elemm a parlé ci-dessus.
    La chose qui suit n’est peut-être pas académie de médecine mais me paraît, ignare iconoclaste revendiqué, toute naturelle : expliquer aux Prolifiques qu’ils ont en leur possession le pouvoir de s’unir et de jouir de cette union. Jouissance unique et particulière qui n’est procurée que par le sentiment qu’ils ont décidé de partager. Jusqu’au rapport sexuel, les manifestations de l’union sont faites de mots doux, bleus, de regards et de caresses. Tout un package indissociable décliné au fil de l’eau de la vie. Et qui se prolonge dans l’acte lui même : chacun chacune sait bien que ce qu’on appelle ‘préliminaires’ dans la littérature sont indispensables, ouvrent l’horizon du plaisir et de l’union encore plus osmotique. Des blaireaux secs et creux ont imposé le mot ‘consentants’ pour faire bref et informé de tout. Il faut toujours qu’un gros laid s’occupe d’essayer d’affadir la tendresse et l’amour. Ballots. La suite tout de suite après l’extase se modèle comme une glaise fraîche aux mains d’un potier aveugle virtuose de la lecture en Braille. Pauses et feulement des phalanges sur la peau. Les nerfs du bout des doigts savent souvent mieux dire l’amour et le plaisir que n’importe quelle parole. Mon évocation n’a pas pour but d’évoquer la pornographie que je hais, ni l’érotisme littéraire que je ne sais pas pratiquer. Mais montrer à cette espèce d’érectomaniaque de la première heure que la relation avec une femme doit être sue et déclinée quand, vraiment, on la considère.
    Et, surtout, si elle devient mère à cet instant, par nature biochimique ou par choix d’association constructive avec la nature.
    Un bien long discours pour dire que le comportement d’un mâle n’est pas du tout un tire et onvéra. La responsabilité du mâle, s’il est homme, est de savoir ce qu’il fait de son corps. Etre libre de son corps et de son esprit, ce n’est pas du tout éjaculer à tout va, n’importe où, dans n’importe quelles positions, n’importe quel folklore…c’est savoir ce que l’on fait de son éjaculation. Et alors, pourquoi pas n’importe où, position, folklore…si on sait que sa bite n’est pas le centre du monde, l’outil universel par lequel toute envie sera satisfaite au plus vite. La matrice des femmes n’est pas une poubelle de tri sélectif. Si les femmes veulent faire plaisir aux hommes, ce sont elles qui décident et disposent de leurs organes, en dernier ressort. Que dire alors si elles sont dans cet état voulu et extraordinaire de fabriquer leur petit (‘leur’ = commun petit), enceinte. Comme il me semble devrait se sentir le père : enceinte d’un trésor, protégé derrière des douves, des ponts levis et des chicanes, des créneaux et des échauguettes… se sentir tranquille pour mieux se construire.

    Bôf. Ouais. Des mots. Peut-être bien surement… Juste un mot aux couillus en mâle de femelle :
    « …et l’amour tendre, t’as essayé ? … »

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  29. Anon

    Je penses qu’il soit possible d’informer une personne que sa sexualité lui appartient avant tout. Que le plaisir ET le consentement en sont les bases les plus solides.

    Il s’agit d’information, de quelque chose qui n’est jamais apprise (pas en cour pendant « l’éducation sexuelle », pas à l’entretient d’embauche et encore moins à la mairie ou à l’église).

    Cela touchera très certainement la vie de couple, toucher un point sensible permet cependant de poser des questions sur les comportements de chacun surtout celui du « mâle humanoïde moyen » (j’adôôôôre ce terme) et de trouver des solutions.

    Si on change quelque lettres à « solution » ça donne « abstinence » ou « remise en question du schéma habituelle et monogame de la relation » ou encore « porter plainte contre le « mâle humanoïde moyen » qui à décidé de se passer de l’avis de son•sa partenaire ».

    Merci Baptiste d’en parler !

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  30. Eloy

    S’agissant du rôle du médecin, je dois avouer que je n’en ai aucune idée. Je ne me sens pas légitime pour répondre à cette question.

    S’agissant du viol conjugal en revanche, je peux apporter une réponse juridique.
    Le viol suppose une pénétration qui soit commise « avec violence, contrainte, menace ou surprise ».
    La surprise, c’est un peu une hypothèse d’école, même s’il y a eu quelques application. Typiquement, c’est ce gros sagouin de d’Artagnan qui rejoint Milady de Winter la nuit, dans le noir absolu, et couche avec elle en se faisant passer pour son amant, le duc de je ne sais plus quoi.
    La violence, ça me semble assez claire.
    Les menaces le sont également, mais il faut apporter une précision essentielle : la menace d’exercice d’un droit ou d’une liberté n’est pas sanctionnée par le droit. Dire à quelqu’un « fais ceci ou je te fais un procès » n’est pas une menace. En revanche, « fais ça ou je t’ouvre en deux par le bas » oui. Par conséquent, dire à sa femme « si tu refuses de faire l’amour, je vais te quitter » fait de vous un cuistre (ou gros con, c’est un synonyme), mais ce n’est pas une menace parce que quitter sa femme n’est pas illégal.
    Reste la contrainte, qui peut être physique ou morale. Contrainte physique, cela se rapproche de la violence. Contrainte morale, c’est essentiellement le fait d’abuser d’une autorité dont on dispose sur la victime pour la forcer à accepter la pénétration. Il faut que les pressions morales atteignent une certaine gravité pour être considérées comme une contrainte. C’est par exemple le policier ou le médecin qui abuserait de ses fonctions pour contraindre son suspect (ou sa suspecte) ou sa patiente (ou son patient). Ce peut être l’oncle ou le père qui abuse de l’autorité qu’il exerce, de fait, sur l’enfant.
    En revanche, le mari n’a plus une autorité de droit sur sa femme. Donc pour considérer qu’il aura abusé d’une autorité, il faudrait déjà commencer par établir en quoi ce mari « dominait » sa femme, en quoi elle lui était soumise.

    Bref, la contrainte morale n’est admise que si elle atteint une certaine intensité, je dirai même une intensité certaine. Le simple fait de se montrer insistant, même très insistant, ne constitue pas une contrainte. Celui qui se comporte ainsi est un gros lourd et un goujat, mais pas un violeur.
    En revanche, si l’insistance a escaladé jusqu’aux menaces, voire jusqu’à l’agression physique, c’est évidemment un viol.

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    1. Elle

      Merci Eloy pour cette réponse juridique qui est très claire de part toutes ‘ses nuances » et les explications de chacune d’elles. J’ai appris sur le sujet grâce à vous!
      Quant au médecin pour moi il a eu une attitude et une réponse de médecin, c’est avant tout ce qu’on lui demande. Il faut reconnaître que les questions posées sont un peu…XIX ème siècle !!!
      Comme toujours j’adore cette écriture et ce 6ème sens qui fait sa gymnastique entre les lignes de mots si bien choisis par ce toubib !
      PS : Oh la gueule et les expressions du mari ! 🙂

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  31. Calypso

    Bon bon bon…il est rarissime que je commente mais là….
    « Se mêler de la vie de couple de ses patients », à partir du moment ou une question intime est enoncée, ça veut dire quoi? Se préoccuper de la question de la violence, de la violence conjugale, c’est plus que légitime, et si cette question t’a traversé l’esprit, il est plus que légitime de la questionner :c’est juste notre devoir de soignant.
    Alors je n’ai pas la science infuse, loin de loin, mais une petite experience de la rencontre avec des femmes victimes de violences conjugales, tenues depuis longtemps secrètes, silencieuses, honteuses, qui vont mettre du temps à pouvoir se dire, un peu, mais qui ne se diront jamais si on ne pose pas la question (ce qui envoie le message qu’on sait que ça existe, et qu’on peut l’entendre)…Alors oui, faire sortir le mari est indispensable, même 5 min, avec tact, et poser la question à Mme. Puis dire au mari que les rapports sont contre-indiqués si Mme t’a signifié qu’elle « se force » (je n’ai pas lu tous les commentaires précedents j’avoue ça m’a filé la gerboulade. Non se forcer pour faire plaisir Mesdames n’est pas anodin)
    Je connais une gynéco qui fait des certificats médicaux de contre-indications aux rapports sexuels ds ces cas là. Courageux et utile. Simple comme bonjour et efficace.
    Si tu as envie, sur le site stop-violences-femmes.gouv.fr il existe un court film à destination des medecins gé qui montre très bien que ce n’est pas si compliqué ou long de poser la question des violences conjugales..
    Beaucoup de courage à toi, tu fais un metier difficile, et tu sembles le faire à merveille…Se questionner est tellement important, merci merci!!!

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  32. Fabymary POPPINS

    Ca fait froid dans le dos, ce genre de couple, bientôt parents, je me dis, pauvre bébé, et aussi cette damit avec un monsieur disons « bête de sexe », et vous les médecins, pas simple ce rôle, je pense que j’aurais dit comme toi, bises

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  33. marion

    Coucou tout le monde,

    Pardon pour casser l’ambiance, je vais être un peu crue !

    1 ) Dans le sperme il y a des prostaglandines. Hormones qui font contracter et induisent des modifications cervicales.
    2 ) Le vagin a une certaine plasticité, et la grossesse modifie sa lubrification (plutôt en l’augmentant). Mais suivant les mensurations de monsieur, il peut y avoir contact entre le gland et le col. Ca participe au plaisir des deux (ou pas!), mais là aussi physiquement il y a potentiel mini traumatisme. Ca occasionne des saignements et/ou infections plus fréquemment qu’en dehors de la grossesse. Surtout en cas d’ectropion.

    Ceci afin de préciser, cher Baptiste, à tes patientes dans le futur que la contre-indication aux rapports pendant la grossesse (en dehors de leur non-désir, mais les commentateurs précédents ainsi que toi-même ont été assez clairs sur le sujet, je ne reviens pas dessus) c’est la menace d’accouchement prématuré.
    Après, si on veut rester technique (et de moins en moins romantique, pardon !) et que madame et monsieur ont très envie quand même, préservatifs et levrette.

    Ceci afin d’apporter mes modestes lumières sur le sujet.

    Bonne soirée !

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  34. Darlinguette

    Effectivement , la proposition de réponse de Elmm est tout à fait adaptée à la question posée . Le médecin ne doit pas se sentir impliqué et ressentir à SA façon la question de ce couple; il est là pour donner un avis médical neutre, et ensuite essayer de faire parler le couple pour voir si derrière cette question anodine, se cache autre chose , mais surtout pas interpréter des non-dit ou des attitudes . A la lecture du post , je n’ai pas ressenti le monsieur comme une bête de sexe affamée prête à se jeter sur sa pauvre femme non-consentante, mais j’interprète …. Juste un couple qui veut savoir si il peut fonctionner sexuellement alors que madame attend un bébé .

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  35. Flower

    ça peut être vraiment éprouvant d’avoir tout le temps un mari/conjoint sur le dos qui veut en permanence le faire et qui se servira de tout ce qu’il peut pour conforter la femme que c’est son bon droit, que c’est normal et que si elle n’est pas d’accord elle a un problème. Je pense que dans le doute, quand on se trouve face à ce cas, il faut lancer une perche pour légitimer la femme à pouvoir être en désaccord et mettre l’accent sur l’importance de ses envies. Je pense qu’il faut dire à la femme qu’elle n’a jamais à culpabiliser si elle n’a pas envie, que c’est son droit et que personne n’a à la forcer de quoi que ce soit. Le sexe n’est pas une obligation. Il faut la rassurer, la réconforter sur le fait que ses envies sont importante et légitime et qu’elle est légitime à ne pas vouloir de ça dans sa vie, que ce soit à un moment donner ou tout le temps (pour lorsqu’on est asexuel).

    Sans oublier que ne rien dire ne veut pas dire oui, ce qui veut dire oui c’est un oui qui vient du coeur, rien d’autre. Un oui forcé, un silence, un non hésitant sont des réponses à mettre dans la case non.

    Apprendre à s’écouter et à se respecter est vraiment important dans un couple, beaucoup de femme sont victime de la pression sexuelle que leur mette leur compagnon et ça ne devrait pas exister. Si monsieur n’arrive à se retenir, sa main droite peut lui servir.

    Sur ces belles paroles, merci à vous pour ce site et bonne continuation.

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  36. Renée

    Si ni l’un ni l’autre ne sait (étrange de nos jours) il faut poser la question le toubib doit répondre ça dépends aussi du déroulement de ladite je pense.
    Ce n’est pas forcément un viol si madame dit oui pour faire une fois plaisirs, sauf si le mari prends de force quand elle dit non catégoriquement….enfin c’est délicat quand même parce que parfois c’est en faisant l’acte que l’envie revient aussi délicat..Bises

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  37. Lea

    Quand j’ai accouché à l’hopital de Poissy, les sages femmes m’ont dit en consultation juste après l’accouchement que tant que je n’était pas prête je pouvais dire à mon mari qu’elles / ils m’avaient déconseillé les rapports sexuels et qu’en cas de vérification dudit mari auprès du service, elles confirmeraient. J’avais trouvé leurs démarches très bien même si je ne me sentais pas concernée.
    Alors oui, je pense que parfois on peut s’en mêler et les femmes qui ne sentent pas concernées par la situation comprendront les précautions prises dans cette démarche et dans quel but ces mots sont dits et les autres souriront intérieurement et seront peut être soulagées.

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    1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Petite explication suite à ce qu’il s’est passé sur Twitter :

      Il y a quelque chose chez cet homme qui me gêne profondément.
      Et qu’on ne vit que dans des conditions de vie réelle.
      Il ne me laisse jamais examiner sa femme seule et j’ai déjà essayé pleins de fois. Il me met très mal à l’aise mais je n’ai jamais eu le moindre atome de preuve/soupçon montrant qu’il était maltraitant.
      Et ceux qui disent « tu aurais dû faire comme ci comme ça » se rendent pas compte comme c’est parfois difficile de faire sortir quelqu’un de la salle d’examen… C’est juste que parfois dans la vraie vie tu ne peux pas… Tu voudrais, mais tu peux pas.

      Bref, cet article est très maladroitement tourné et on a l’impression que je suis un peu à côté de la plaque (ce qui est franchement le cas) même si :

      je savais qu’ils voulaient un enfant. Donc je n’ai pas félicité pour rien (étudiant, cela m’est arrivé une fois de féliciter alors que ce n’était pas une bonne nouvelle, j’ai compris mon erreur !).
      Evidemment, je ne l’ai pas écrit dans l’article, donc vous ne pouviez pas savoir…

      Ensuite, quand j’écris « j’ai fait une blague pour détendre l’atmosphère », je parle de détendre la mère qui se sentait manifestement très gênée de poser ces questions… Et cela a fonctionné.

      Je serais plus précis la prochaine fois. Je suis vraiment à côté de la plaque en ce moment. Je fatigue un peu. Je crois que je suis un peu dispersé entre des soucis personnels et familiaux, je me suis un peu laissé aller.

      Ça ne justifie pas le dogpiling et l’acharnement sur Twitter.

      Bref, c’est la vie et ce sont les réseaux sociaux.

      Bises à toutes et tous !

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      1. Cath

        Parfois, il peut être utile d’avoir une infirmière avec soi pour mener les examens et obliger le mari à sortir.
        Enfin, ce n’est qu’une idée ou une suggestion.

        Répondre
      2. quelqu'un

        bonjour,
        je crois que dans ce cas, le rôle du médecin est d’être honnête. Il n’y a pas de contre-indication. Eventuellement d’orienter vers le/la sage-femme ou gynécologue pour plus de détails.
        Ou s’il a le temps de proposer au mari de s’asseoir aussi, puisqu’il est aussi là. Ils sont venus à deux, autant les remettre sur un pied d’égalité.
        Si possible, si les mots viennent, de suggérer une discussion sur l’envie et la peur.
        Je crois qu’il n’y a pas de solution magique.

        pour le reste, Twitter n’est pas vraiment le lieu des discussions sereines. Les réponses sur ce blog sont bien plus intéressantes.

        Enfin, rapport à votre commentaire, je ne suis pas sure qu’il soit judicieux de préciser des doutes sur une relation sur internet. Ce couple pourrait connaître votre blog, et ce monsieur lire vos doutes à son sujet. Il reconnaitra la scène. et donc se reconnaitra lui. Si vos doutes sont justifiés, ses réactions sont imprévisibles. La violence ne se prévoit pas.

        Répondre
      3. marie

        Yo laisses les dog aboyer je nai pas de twitter ni de fb ,de mon ile je vois ça comme un deversoir à bile, comme certains poisons qui a bonnes doses peuvent guerir.
        Tu as amplement le droit de faire un break, te poser, prioriser l’essentiel, être un peu égoïste parfois quand ça klaxonne de tout côté je fais la planche dans l’eau en prenant soin que mes oreilles soit dans l’eau et je regarde les nuages qui jouent avec les zavions , je n’entends alors que le boum boum de mon coeur

        Répondre
        1. Martineduouaibe

          Woui MATIE Ya que CA de vrai faire la planche en prenant soin que les oreilles soient dans l’eau et la……. Un autre monde s’ouvre à toî .
          Juste toî avec toî et c’est trop bon.
          Bon je sais suis hors sujet …….
          Mais fallait que je vous dise ….
          C’est trop bon …..
          Essayez……

          Répondre
  38. Hervé CRUCHANT

    Ce doit être mon strabisme déconnant, mais je ne vois presque que des commentaires dont le sujet est la violence ‘douce’ (je lui fait plaisir) ou la violence habituelle (hélas). J’intuite que le grand nez très sensible de Bibi a bien fait le tour de la question en ce qui concerne le bonhomme et son idée de la structure de la sexualité. Dire les choses telles qu’elles sont comme nous le dit Marion plus quelques mots sur le ton de la conversation bienveillante concernant les relations dans le couple (« douceur que vous avez la chance d’approcher dans ce monde de brutes… »…). Question naïve d’ancien combattant torturé : le bon vieux bromure n’existe-t-il donc plus ?

    Répondre
    1. marie

      Lui préférer le baume mûr malheureusement peu accessible à certaines bourses…pour qu’un tel onguent imprègne bien l’animal il faut que le cuir ou la carapace soit souple, perméable bien réceptive…et puis avoir vu du pays savoir la fugacité de la vie sa douceur comprendre sa dureté s’émanciper de sa corrosion , quoi ya du boulot si t’as pas les bonnes cartes.
      Donner la vie cest le truc le plus dingue quon fera jamais

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  39. Aurélie

    A la question de savoir si un médecin a le droit de se mêler des problèmes de couple de ses patients, j’ai envie de répondre qu’à partir du moment où ils viennent en couple consulter, c’est qu’ils attendent des réponses de couples… Après, tout est question de psychologie et de sentir si les gens sont réceptifs à ce que tu leur racontes, ce que tu sembles parfaitement faire…
    Pour la seconde question, je pense que ce n’est pas tant la manière dont la femme éprouve son accord/envie qui compte, que la manière dont le mari les reçoit… J’ai tendance à penser qu’un acte sexuel (ie faire l’amour ou se forcer un peu pour le plaisir de l’autre) ne peut se faire que dans le respect de chacun et de ses envies. Je précise que je parle en tant que femme dont les envies sexuelles sont relativement en berne depuis sa seconde grossesse il y a 2 ans et je ne crois pas n’avoir jamais eu le sentiment de viol lorsque j’ai fait l’amour avec mon conjoint sans en avoir spécialement envie.

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  40. Steph

    Je dirais que si le médecin à le temps (oua, ah, ah) il faudrait recevoir le couple séparément. La parole serait peut être alors plus libre et le médecin pourrait poser des questions pour comprendre ce qui est dit , genre -qu’entendez-vous par violent?

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    1. marie

      Pourquoi de moins en moins nous ne disposons du temps nécessaire a accomplir nos tâches,ah bien sur rentabilité, pourtant pourtant rentabilité devrait etre aussi qualité oua ah ah je sais j’ai de grosses tendances a vivre a contre temps mais un monde ou on ne prends plus le temps est un beau gachis d’énergie et une turbine d’insatisfaction.

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  41. Christine

    Vous pouvez dire: « oui, vous pouvez faire l’amour, mais c’est pas obligé », en appuyant bien sur la fin, en regardant Madame, puis Monsieur, et surtout lui!
    (je lis vos livres en ce moment, je m’éclate!!!!! « Alors vous ne serez plus jamais triste », trop bien!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Trop drôle !!!!!!!!!!!!!!!!!).

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  42. kichante

    Je te lis Baptiste et aussi dans les commentaires et ce qui m’est venu tout de suite c’est qu’il etait tres étonnant que tu n’aies pas vu cette dame seule. C’est un souci qu’il n’y ait pas quelque part un protocole/une façon de faire pour pouvoir voir un patient seul… Est-ce que c’est possible de tenter d’organiser le coup avec un pretexte pour avoir quelques minutes pour dire / faire dire à cette dame que tu es là aussi pour la protéger/aider. Si elle avait pu avant te faire signe ou te demander de l’aider, tu aurais repondu differement au question en exagerant les risques pour qu’elle puisse être tranquille ? Si oui ça vaut le coup d’avoir son point de vue pour l’aider non ?

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  43. Annick SB

    Bonjour , je découvre votre blog aujourd’hui… passionnant ! Et puisque vous nous invitez à répondre je vais vous raconter une anecdote : Il y a une dizaine d’années j’étais instit dans une petite commune de Bourgogne ; une maman d’élève, fière de sa 4 ème grossesse m’a fait, en souriant, la confidence suivante : le gynéco avait interdit les rapports sexuels ( vers 5 mois de grossesse ) et elle était RAVIE de savoir qu’ enfin, « elle n’écarterait pas les cuisses chaque soir !  » C’était son expression et là, j’ai vraiment réalisé que le combat des femmes n’allait pas cesser tt de suite et qu’il y avait encore du boulot ….

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  44. Rubynessa

    Là on ne peut pas parler de viol conjugal puisque depuis 1 mois la dame n’a pas eu de rapports et que son mari a apparemment très faim….. Après je pense que dans cette situation là, si Madame n’a vraiment pas envie d’avoir des rapports avec son mari il serait peut être judicieux de lui apprendre à dire non, si elle ne sait pas le faire ou qu’elle n’ose pas…. ce sont des choses qui s’apprennent….. Un viol conjugal, pour celles qui en ont subis, c’est quand même autre chose que cette histoire là…….

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