Ah.

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(Photo ci-dessus : Lison, 24 ans, partant faire ses courses à Auchan)

TW : suspicion attouchement sexuel



Alors voilà, la petite Lison a 4 ans, sa mère me dit qu’elle fait beaucoup pipi et que ça la brûle. J’élimine une infection des reins, mais elle a les organes génitaux externes légèrement enflammés. 

– C’est le petit voisin, ils ont joué tous les deux, explique la mère très naturellement.
Silence. Je dis alors cette phrase qui restera gravée 1000 ans dans les annales du discours soignant-soigné, et que j’ai empruntée à Victor Hugo, Shakespeare et Ernest Hemingway :
– Ah.
« Ah » pour : qu’est-ce que je fais ? Y-a-t-il une sexualité chez les enfants de quatre ans ? J’ai pas étudié ça à la fac. Est-ce que je dois en parler avec la mère ? Est-ce que je dois m’assurer que c’est bien le petit voisin qui a joué et pas… quelqu’un d’autre ? (je dois arrêter de regarder New York Unité Spéciale…). Est-ce que la mère se rend compte que jouer à touche-pipi ne provoque pas des rougeurs de la vulve comme ça ? Et qu’est ce que j’en sais d’ailleurs, moi ? J’ai pas un diplôme de << médecine légale mention spéciale touche-pipi >> ? En même temps, la petite a une infection urinaire, c’est possible que ce soit inflammé à cause de ça ? Et comment je peux savoir si elle était d’accord pour jouer ? Si j’en parle à la petite, comment ne pas tourner ça en drame ? La sexualité, c’est souvent un joyeux bordel chez l’adulte, alors j’ai pas envie d’imprimer dans son identité en construction une culpabilité vis-à-vis du sexe ! À cause d’un jeu avec son voisin ! Est-ce que je fais un signalement ? Est-ce qu’elle était consentante ? Est-ce que cette question a un SENS entre gamins de 4 ans qui jouent naïvement ?
Bref, je flippe, et quand je flippe, immanquablement : fugue psychique. Tout à coup, me voila 20 ans dans le futur : Lison a 24 ans, elle est une jeune avocate dynamique, encartée au Nouveau Parti de Droite (anciennement nommé Parti Socialiste). Lison achète régulièrement des vêtements trop petits en se disant qu’elle les mettra plus tard quand elle aura perdu quelques kilos en trop, Lison oublie parfois sa pilule en se disant que c’est pas si grave, et Lison croit sur parole les agents immobiliers qui prétendent que « la rue est calme ».
Bref, Lison est un être humain normal. 
Là, il est 18 heures, Lison boit un mojito avec des amis à la terrasse d’un café, rit, les quitte, rentre dans son appartement bruyant (bravo l’agent immobilier !), monte trois étages, prend sa pilule (bravo Lison !) ouvre un frigo, attrape trois côtelettes de porc, puis descend jusque dans la cave de son immeuble enfiler un tablier de boucher « Made In Moldavie », avant de fouetter violemment un homme nu attaché à une table en criant : <<Tiens voilà ! Je te fouette tout nu avec des côtelettes de porc et sans ton consentement parce que le mauvais Docteur Beaulieu n’a pas su comment bien réagir il y a 20 ans six mois et douze jours lorsque j’avais joué à touche-pipi avec Corentin ! Voilà ! BIM ! Merci Docteur, d’avoir ruiné mon enfance ! CHLAK ! >>
Et elle fouette.
De cela il ressort :
1/ j’ai un métier compliqué,
2/ j’arrête définitivement de regarder « True Détective »,
3/ j’espère sincèrement qu’elle deviendra végétarienne.
PS : je le précise pour m’éviter une perte d’énergie supplémentaire dans les commentaires : Lison va très bien.
(Pour l’instant. Rendez-vous dans 20 ans pour un deuxième avis.)

Photo ci-dessous : Lison, 24 ans, fêtant son anniversaire au Marineland d’Antibes.

  

219 réflexions au sujet de « Ah. »

  1. Act

    Euh! ( c’est moins bien que ah, mais cela sert aussi); et les vacances, c’est pour quand?
    Là, toubib Bibi, il est peut-être temps de penser à débrayer un peu.
    Et la maman, dans 20 ans, que devient-elle ? Parce que, quitte à partir en délire autant y aller jusqu’au bout.

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  2. c'line

    dites donc, vous faites vraiment pas un métier facile…
    des free-hugs à une fucking murène??? moi je dis, bravo Lison!
    la bise, cher toubib!

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  3. Rodjeur

    Tiens, je réalise que, finalement, je ne regrette pas tant que ça de ne pas être médecin, à la lecture de ce texte…
    Sans rire, il y a des moments où vous devez vous sentir très seuls, dans vos blouses aùidonnées (ou pas)…
    Sinon, vous avez des nouvelles de la petite fille qui habitait à côté de chez vos parents et avec qui vous jouiez au docteur ?

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  4. Sebast

    Euh… comment dire ? En fait, si vous vous posez ces questions, c’est certainement et tout simplement que vous n’avez pas d’enfant. Je suis un peu étonné qu’on ne vous enseigne pas la « sexualité » des jeunes enfants en pédiatrie, non pas que les jeunes enfants ont vraiment une sexualité, mais comme ils ont un sexe et qu’ils le découvrent, comment doit-on appeler ca alors ?
    Bon, en tous les cas, si un jour vous devenez jeune parent, et surtout d’un garçon, vous verrez que celui-ci autour des 3-4 ans, touche beaucoup son zizi et parfois il vient vous voir tout fier : « Papa! J’ai le zizi tout dur!!! » »
    Et parfois, il vaut mieux éviter que vous sortiez nu de la douche devant lui… Oui mais vous n’allez pas sortir habillé de la douche vous allez me dire, c’est vrai, mais évitez devant lui, parce que votre zizi à vous l’intéresse beaucoup : « et pourquoi il est si gros ? » , et « je peux toucher ? » (non tu peux pas toucher, c’est mon zizi, ‘y a que moi qui y touche, et éventuellement parfois maman ou les docteurs). Et évidemment la zézette de sa sœur ainée (qui a aussi eu des questions bizarres au même âge) est aussi super intéressante. Alors vous vous étonnez à dire cette phrase que vous croyiez qu’elle ne sortirait jamais de votre bouche : « laisse la zézette de ta sœur tranquille! ».
    Bon et heureusement il y a le net (oui heureusement il y a findus, mais là ca va pas aider…), et en surfant vite fait vous tombez sur un article de laligue.be qui s’appelle « il se touche le zizi? Pas de quoi s’affoler » qui est très bien. Allez le voir, je conseille… 😉

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    1. Saphyra

      Sebast …je ne trouve pas ce fameux article… mon fils va avoir 3 ans!!!! ça m’intéresse grandement!!!
      et pour les filles, j’ai des jumelles de 6 ans qui ont évidemment découvert leur corps en duo!!! que dire? oui touche pas trop la zezette de ta sœur!!! du coup je leur fais faire de l’exploration au miroir (comme ça chacune son corps), je leur explique le fonctionnement physiologique, les vrais noms aussi, parce que zezette, foufoune ou… c’est bien beau mais c’est un peu vague et les questions arrivent sur c’est quoi ça et pourquoi le pipi il ne sort pas par là….

      Baptiste
      sinon j’aime bien votre fugue psychique et même si sans doute Lison ne fouettera pas son voisin à coup de côtelettes à cause de vous, ou peut être que si mais pas à cause de vous(!!!)… Et même si… c’est bien de ne pas tout banaliser non plus…
      (j’aurais aimé qu’un médecin se pose des questions sur ma « sexualité » quand j’avais quatre ans…)

      encore une fois encore merci pour vos articles…
      Bonne journée ou douce nuit selon…

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  5. griffu

    Tiens ! d’habitude, vous jugez les mères plus rapidement ! (cf bobo la foufounette…) Bravo, c’est un progrès, à moins que ce soit à mettre sur le compte de la fatigue, du décalage horaire… Ceci dit, rien n’empêche de risquer un « ah bon ? » en levant un sourcil (entraînez vous en vous brossant les dents) pour bien marquer l’aspect interrogatif. Vous en apprendrez peut-être plus, soit sur les circonstances, soit sur l’ambiance générale de la maison et de la famille. Et vous pourrez alors, soit bénir cette famille et la laisser aller en paix, soit appeler la ddass, le juge, etc… C’est toute la grâce que je vous souhaite, amen ! (chez Pascal, ça s’appelle : le discernement, et chez Kant : la faculté de juger)

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        1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

          Écoutez Griffu, je ne suis pas d’humeur.
          Ce blog existe depuis 4 ans. J’en ai marre des indésirables qui s’invitent pour me chier dans les bottes.
          Si vous considérez que dire « ça te brûle à la chatte quand tu pisses » à sa fille de 4 ans n’est pas de la maltraitance, je ne peux rien pour vous si ce n’est :
          1/ remercier le ciel de ne pas avoir été votre enfant
          2/ espérer que vous n’en n’ayiez jamais.
          Ce n’est pas la première fois que vous venez déféquer votre bile et vos leçons par écrans interposés.
          La prochaine fois je tirerai la chasse avec un plaisir non dissimulé.

          Bien à vous…

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          1. griffu

            Bien sûr que « ça te brûle… » etc est inapproprié… pour nous autres qui avons fait de longues études. Mais pour quelqu’un pour qui le français est une langue étrangère, je lui laisserais le bénéfice du doute, tout en tâchant d’en savoir plus long, c’est à dire en disant « ah bon ? » et en essayant d’en savoir plus long sur les habitudes de la famille. C’est la même chose que pour Lison : avoir une petite loupiote qui s’allume et qui clignote, et tâcher de vérifier ou d’infirmer. Prendre le temps et le recul : car oui, en cas de maltraitance, vous avez bien la responsabilité d’alerter qui de droit.
            Quant au reste… une camomille, peut-être ?

          2. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

            Whaahhhhh, vous devez être un Medecin exceptionnel…
            Sinon vous pouvez vous excuser pour le ton péremptoire, donneur de leçon et particulièrement désagréable que vous utilisez chaque fois que vous venez commenter ici. Plein de gens ne sont pas d’accord entre eux et avec moi, mais je m’en fiche car ici tout le monde s’exprime avec respect et tact.

            SCOOP :
            La violence virtuelle est… violente !
            SCOOP 2 :
            Vous pensez être le seul à venir dégobiller ici ou sur Facebook et Twitter de temps en temps ? Non. Et c’est moi qui gère et me prend cela en pleine tête à chaque fois.
            SCOOP 3 :
            J’en ai assez (oui je suis un être humain, c’est assez dingue, mais c’est vrai)

            La prochaine fois, « parlez meilleur » ou ne revenez pas.
            Et gardez votre camomille pour les aigreurs d’estomac.
            Nul doute : ce sera plus efficace que venir ici vous vider la poche à venin.

      1. griffu

        ne voyez-vous vraiment aucune différence entre commenter et juger ? Juger amène une décision, une action, c’est en quelque sorte une parole performative. Commenter… verba volant… allez, sans rancune !

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        1. nats

          Je sais, faut pas nourrir les trolls, griffus ou pas.

          Mais voir quelqu’un qui se permet un jugement sur un post de blog qui relate, au second degré, une situation complexe… ça donne effectivement des envies de coups de griffe (ou d’escalope dans la cave… je suis pas très côtelettes).

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          1. Elle

            « Je sais, faut pas nourrir les trolls, griffus ou pas. »

            Oui mais quand même !
            Du calme Monsieur Griffu avec vos « moi je dis -moi je sais -moi je pense …  » ! 🙁

      2. Libellule

        Bonjour,
        moi aussi je juge en permanence tout le temps et tout le monde : si Lison arrive à ce niveau de « dépravation » à 24 ans, peut faire les courses à Auchan cheveux au vent et fêter son anniversaire à Marineland, c’est que ni les « Manif pour tous (et contre tout) » ni les islamistes ni les témoins de Jéovah ne règneront sur notre beau pays. Et qu’elle sera un adulte avec des qualités, des défauts et quelques névroses, comme tout le monde. Bref, je vous juge « totalement irresponsable… de la (non-) perfection de Louison » 😉
        La bise à vous
        Vous avez bien fait de couper les griffes au vilain matou

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    1. Grand33

      Merci Griffu, j’ai essayé en me brossant les dents. Bon, pour le sourcil ça a été mais dès que j’ai dit :
      « ah bon ? », j’ai foutu du dentifrice partout dans la salle de bain ….. et ma nana m’a fouetté avec des côtelettes de porc. Ha oui Merci !

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      1. Herve CRUCHANT

        Grand, t’as lu aussi ce conseil vraiment idoine (dans le cul, en l’occurrence ) du Griffu : « Mais pour quelqu’un pour qui le français est une langue étrangère, je lui laisserais le bénéfice du doute ».
        Pour moi aussi, le français est une langue étrangère. C’est ma langue maternelle. Une greffe d’orgasme, en quelque sorte. Demande à mon père (qui êtes aux cieux, re-l’occurrence). J’aimerais mieux connaître ce type qui s’en va le matin de chez lui, gonflé à bloc par ceinte Certitude, monte dans son cabinet et trouve un cas inquiétant. Ce dernier va-t-il déclencher des émeutes dans le quartier? provoquer 10min d’infos invraisemblables au JT du soir? ou simplement détruire une famille à coup de ddas, si on la retrouve, parce qu’elle s’est échappée et a pris un autre nom dans sa fugue? Voyons ! IL (je dis IL en majuscules car j’ai reconnu là le messie de la planche à examiner le corpus du délit) IL vêt son habit de lumière à boutons de plastique deux trous InterMarché 2,11€ la douzaine, s’entoure un demi-colbac arrière avec le laënnec tout vieux qui désigne la qualité de sa soit disant expérience du feu (remarque, il en a, de l’expérience, si on compte tous les feux qu’il a…bon, passons), une lampe frontale à miroir concave à trou pour l’œil directeur lame ressort gaînée de résille à l’arrière pour le maintien des aires 17,18 et 19, un fil électrique modèle 220Vmono/5A terminé par une prise contacteur murale trois conducteurs phase neutre et terre. IL met ses gants Mapa. Et monte à l’assaut des chattes qui brûlent en pissant. A côté de çà, la prise de la cote 742 au Tonkin par les troupes françaises en 1961 aura été une histoire de Martine au Pays des Fées…. Il va falloir discerner. Encore et toujours discerner… ON le regarde depuis la haut, sur la montagne. Le Droit et la Santé. L’Ordre n’est pas un conseil, jeune homme, c’est un Devoir… Mais va expliquer çà « … pour quelqu’un pour qui le français est une langue étrangère…(je lui laisserais) il faudrait lui laisser le bénéfice du doute. » Elargir les épaules. Et proférer un « chatte … foufoune … brûle quand tufépipi …? » Tu crois qu’on peut dire çà facilement, toi, quand on ne se sent plus pisser soi-même? Ah, c’est dur dur, la vie d’un Troll Griffu Toubib !

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    2. Adikia

      N’importe quoi la méthode de notre « aimable griffu » : je ressemble à un Jaffa prénommé Teal’c en ne soulevant qu’un seul sourcil… alors avec en plus une brosse à dent dans la bouche… c’est un truc à effrayer les enfants ça !

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    3. Herve CRUCHANT

      ah, comme j’aime ceux-là qui me poursuivent depuis mon baptème à l’eau froide sur les fonds d’une île obsolète, sise en aval de notre belle capitale occupée par l’avers marque* (* c’est aujourd’hui vendredi et c’est le jour du poisson; alors je m’arète pour expliquer un jeu de mots -un seul. on ne donne pas de billets à la quète quand on est de la plèbe; çà se ait pas- donc, « l’avers marque » phonétique évoque « la wermacht » et raisonnablement, l’avers, le côté obscur de la Force. Cela donne un indice aux rats d’écoute des services libertivores de la police politique de SM le Roi : 1943, au delà des fortifs du côté de Denis, le saint.).

      j’ai donc reconnu dans le Troll Kéraoiné des extrémités palmées paires supérieures et inférieures, une sous-espèce pratiquant cette curieuse parthénogenèse qui nous donne le parasite le plus coriace de la race humaine. j’ai décrit le con. celui qui nous brise les bijoux de famille. autant mâles que femelles, les bijoux. il nous donne des leçons de choses, Machin. il nous rappelle à ses arcanes, à des principes, à des la palissades -conséquemment il est souvent adepte de dresser des murs pour aider au tri de ses idées pâteuses. et, si on en doutait; ou si, négligemment, nous étions en train de nous poser des questions sur la beauté du monde, des subtilités entre des us et des coutumes, objets inanimés avez vous une âme et pourquoi les connards n’en ont pas, les fondamentaux de tout rapport humain, l’hyper protéiné des extrêmes serait là pour nous sortir des citations .zip de quelque noms gravés au panthéon de leur éducation nationale. et hop! ici, j’ai la totale. Merci qui merci Bibi.

      Troll, grignoteur de vieilles gonade (les miennes), abruti par la citation arrachée au ventre tiède du raisonnement qui l’a vu naître, Le Voilà. et, pour ponctuer ses courants internes contraires et ses certitudes haineuses tellement raisonnables, l’amen qui conclut. comme un claquement de porte ou un clakos pré-poubellable. définitif. absolu. merdeux. glaireux. Monsieur Griffu est con. Inopportun et sa fatuité est sublimement pornographique.

      Je suis désolé (menteur) mais, comme j’aime ceux-là vraiment ceux-là qui me poursuivent depuis mon baptème à l’eau froide sur les fonds d’une île obsolète, sise en aval de notre belle capitale occupée par l’avers marque. ils m’ont crucifié toute ma vie juteuse. je me complais , durant toute ma vie sereine, à les débusquer et à les remettre à leur vraie place. le Pointu Extrêmiste sait où elle se trouve : dans le néant de la platitude. Alors, à moins de croire en un dieu salvateur alias mental d’une brassière de sauvetage, il n’a plus qu’à s’en remettre aux ondes gravitationnelles au fond du néant cosmique. Ciao bello !

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      1. Réglisse

        Les troll sont drôles : mignonnettes petites créatures dont on rit quand ils sortent leur branlante petite tête de leur joli caves de trolls, plus confortables qu’un trou de Hobbit : la cave du « luc à l’envers ».
        Non, ce qui vraiment triste, c’est lorsque le troll joue au cuistre cybernétique avec sa condescendance, ses grandes phrases, ses longues études et ses références bien péremptoires. Pour qui a lu Kant, et surtout Pascal, mais n’a nul besoin de le claironner sur tous les toits, le troll cuistrien n’est rien d’autre qu’un « demi habile » en déguisement moderne.
        Personne ne hurle après un peintre ou un ingénieur, mais bien du monde s’emporte soudain quand il s’agit de parler de médecine et psychologie – parce que BB aurait dû faire, ne pas faire, et voilà, et c’est reparti ! Demi-habile, dit-on. Porc-épic aussi, sans doute.

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  6. merline

    oui mais si c’est enflammé, quand même……. leur conseiller de se laver les mains avant de « jouer », c’est possible ?

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  7. Grand33

    Bonjour bibi
    Ah ! Enfin un post deuxième de gré qui me (nous ?) fait sourire.
    La différence entre toi et moi : J’ai joué au docteur tout petit déjà, j’y joue encore…… moins souvent ! Toi tu l’es devenu.
    Profites et prends soin de toi.
    La bise

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  8. mammouth

    Ce que je retiens de ce billet, c’est que malgré votre horaire surchargé, vous trouvez tout de même du temps libre pour regarder la télé. C’est bien. Trouver du temps libre, je veux dire.

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  9. Fabymary POPPINS

    A part l’humour car il en faut dans ce métier, pas facile de juger si il y a un souci et signaler… ma fille pendant ses études de puér a eu récemment des résumés de cas par une juriste concernant des maltraitances, c’est compliqué, faut il attendre? y a il maltraitance ou négligence et sans que ça nécessite d’enlever l’enfant à sa famille…. vaste sujet. Bises à vous

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  10. Myriam FdF

    J’ai eu le même cas avec ma fille ainée : infection urinaire et vulve irritée. J’ai bien entendu demandé à mon médecin si l’inflammation venait de l’infection et il m’a répondu, avec un grand sourire : « non, elle doit sans doute se caresser, mais laissez-là faire, ça doit la rassurer ». Ce jour-là, c’est moi qui ai répondu « ha… ».
    Je vous fais grâce de la fugue psychique qui s’en est suivie et des visions apocalyptiques que la jeune maman d’une fillette de 4 ans ne devrait jamais voir. 😉
    30 ans plus tard, elle va bien et les côtes de porc de son frigo servent juste à nourrir sa famille (enfin, je crois 😉 )

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  11. Julie

    Tant mieux si la Petite Lison va bien !
    J’ai plusieurs questions qui me viennent:
    – Est-ce True Detective ou New York unité Spéciale que tu dois arrêter de regarder ?
    – Est-ce bien une cuvette de WC sur laquelle Lison est assise ??
    – Se faire fouetter avec des côtes de porc attendrie t’il la viande ??
    – Et finalement… est-ce que quelqu’un va finir par les MANGER ces côtes de porc ?
    Merci pour cette histoire, ton humour m’avait manqué ! (Ou comment traiter une problématique de fond et des interrogations sérieuses par le rire. Bravo 🙂 )

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  12. GM

    La généraliste avait conseillé à ma fille (3 ans) de se laver les mains avant de toucher son sexe. Quelques jours après, alors qu’elle me caressait le visage avec des mains qui ne sentaient pas vraiment la rose, je lui ai conseillé de se laver les mains après avoir touché son sexe. Et la répartie a été immédiate : « je comprends pas, il faut se laver les mains avant ou après ? »

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  13. Souki

    Merci pour ces barres de rire en barre. Se laver les mains PENDANT que tu touches ton sexe, ça a l’air d’être la meilleure solution. Je vous aime. Vous êtes mes préférés.
    (en ce qui me concerne je suis au Maroc, et je prépare un film comme assistante-caméra. Avant je travaillais en France. Une partie du matos que la prod loue ici a été volé en France il y de ça plusieurs années et oh! Je le retrouve là! Avec les étiquettes et les numéros de série de là où ça a été volé. Si, si. Pourquoi les enlever, ça ajoute du cachet. Cette partie du matos est plus vieille que moi et me propose de se coordonner avec des modèles de caméras qui n’existent plus. Que je n’ai même pas connus. C’est beau. C’est comme un voyage dans le temps.
    Rien ne marche avec rien, il manque plein de trucs, mais tout arrive « demain » (le demain de quel jour?) J’envoie des mails hallucinants au chef-op venu de France (« la moitié du matos marche pas, chef, je le prends quand-même? Parce qu’y a que ça, en fait?) et il me dit merci (?) (il a l’air bien, ce chef.) Le loueur est dans un coin de la ville tellement lointain que même mon GPS s’est perdu et on a trouvé quand même. (Dans cette partie la ville, tout à l’air plus lent, plus ancien-encore un voyage dans le temps) (et 3 personnes dans la journée m’ont parlé du salut de mon âme) (Oui, je suis une sale pécheresse, mais bordel, comment ils savent?)
    (Bref. On a tous des fuites psychiques – ou physiques- j’ai pris une looongue pause déjeuner.)
    Et tu sais quoi? A la fin, ça va marcher quand-même.
    Comment après-demain, y aura presque tout qui marchera presque. Comment on va se taper quasi mille bornes de route en une journée sur une route de montagne, et même pas se tuer, et arriver épuisés, et enchaîner le lendemain? Comment ce matos hors d’haleine avec rien qui s’emboîte va marcher quand même, dans le sable et dans le froid, à l’aide de scotch, de jurons et de bonne volonté? Comment le chef-op va rester poli et léger et gracieux et dire merci à tout le monde, alors qu’il serait légitiment en droit de vouloir virer la moitié de l’équipe en hurlant? Ben je sais pas, mais ça va marcher quand même .

    Ce que je veux te dire, c’est t’inquiète pour Lison. Je sais que tu sais (et que tu sais pas) mais son avenir ne dépend pas que de ta capacité de discernement. (déjà si tu échappes à « vous êtes fatiguée? Tout le monde est fatigué, prenez des vitamines. » pour « Ok, on va vérifier ça. Ah oui, vous avez (hépatite, hypothyroïdie, you name it) » tu es un putain de super docteur, un que tes patients vont pleurer quand tu vas partir à la retraite, donc t’inquiète, quoi. « Le reste appartient à la vie. »
    Bisous

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    1. Herve CRUCHANT

      Souki. C’est en te lisant que je repense à ma chance d’avoir vécu ma prime enfance au Maroc. T’as du bol. Et d’avoir été photographe et caméraman aussi, après. Les deux ensemble, çà donne ce que tu dis. J’aime bien me souvenir de çà : les morceaux de fil de fer ou de n’importe-quoi qu’on ramassait dans la rue. Parce que tout était en fer ou en bois, on n’avait pas encore inventé le plastique ! et çà était utile un jour. Toujours. Je continue de le faire, ramasser des trucs… à faire de l’image aussi. Et ce dont je suis le plus envieux dans ce que tu dis, c’est que tu peux te perdre avec ton GPS dans l’Atlas. Je vais encadrer dans ma tronche ces mots là, genre « choses à faire quand j’aurais fini ce que je dois faire et que j’aurais le temps dans une autre vie » tu vois : « Ne Pas Oublier de Se Perdre au GPS dans l’Atlas »… Le matos volé en France et retrouvé prêt à servir in situ… transfert de compétences et profit pour les « convoyeurs » ! Que Mieux te garde. Au fait, t’as lu le bouquin de R.Debray « mort de l’image » (titre approx.)…bises

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  14. Pat

    Docteur Bibi , tu n’ as pas choisi un métier facile , tu rencontres chaque jour des personnes qui vont mal dans leur corps et dans leur âme . C’est un véritable sacerdoce ! Quand le malade est guéri , tu ne le vois plus . Un jardinier a la vie plus facile : quand il a soigné ses plantes , il peut admirer les belles fleurs ou manger de bons légumes . Je n’ai pas dit là qu’il fallait devenir un ogre et dévorer tout crus les petits enfants qui ont récupéré une bonne santé ! ( Je tiens à le préciser pour éviter certains commentaires malveillants qui pourraient suivre 😉 )
    J’ai constaté qu’ à 7 ans , l’âge du CE1 , les enfants ont aussi une poussée hormonale genre pré-adolescence . C ‘est une année où ils tombent facilement amoureux et peuvent même avoir un grand chagrin d’amour .
    Bizzzz et belle journée à tous . 🙂

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  15. Leslie

    Travaillant en crèche, j’ai forcément eu les mêmes interrogations face à certaines situations… et là je te comprends tout à fait, ça cogite grave, 10 000 questions en 1/4 de seconde, tellement compliqué d’estimer ce qui relève d’une découverte normale de son corps et ce qui pourrait être des signes que cet enfant est en danger… Par contre ce qui peut nous aider c’est qu’on voit les enfants régulièrement et qu’on peut observer leur comportement pendant la journée, qu’on en parle en équipe avec un regard pluridisciplinaire et qu’on échange tous les jours avec les familles aussi même si certains sujets sont délicats à aborder… et puis bien sûr en cas de doute, on peut toujours « refiler le bébé » au médecin de la crèche ! ( qui fera peut-être une fugue psychique etc etc 😉 )

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  16. chamicha

    C’est incroyable ce que les gens sont donneurs de leçons !
    Non mais hey ho les gens ! Baptiste utilise ce blog pour nous faire partager ses instants de vie – pas pour avoir vos conseils avisés ! Vous croyez vraiment qu’il a le temps de consulter les uns et les autres quand il doit prendre une décision dans l’urgence ? Ne croyez-vous pas qu’en cas de doutes, il soit entouré de personnes bien plus compétentes que nous avec nos propres tranches de vie ?
    Allo la terre ?
    @Baptiste : j’adore le délire 😉 Et merci d’être là !

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  17. moogli

    Je suis une survivante d’inceste. Personne ne voit jamais rien. La question: il y a t’il des maltraitantes, les praticiens ne se la posent pas suffisamment. Et pourtant, vu le nombre de cas, cela serait pertinent. Les enquêtes menées par le docteur Muriel Salmona en victimologie font état d’un scandale sanitaire en ce qui concerne les violences sexuelles, leur fréquence et les conséquences désastreuses sur la santé des victimes et le coût global sur la société. Un manque criant de formation chez les professionnels. Il y a vraiment à creuser dans les pratiques des professionnels.

    Les autres victimes d’un des 2 incestes que j’ai subi sont mes 3 frères et soeurs. Une soeur a subi l’autre inceste, double inceste pour elle donc. D’autres victimes de ces agresseurs ont été recensées. Comment autant de victimes toutes ces années?
    S’interroger sur la maltraitante hypothétique commise sur une enfant qui présente un tel aspect de sa vulve est souhaitable.
    Ici sur ce fil de commentaire Je ne sais pas quel ton convient pour avoir la permission d’exprimer cela mais pour autant je ne crois pas qu’il faille évacuer la question. Elle se pose aux praticiens et autres professionnels mais aussi a tout le monde, chacun d’entre nous sommes des témoins potentiels de violences sexuelles.

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    1. Eva

      Pour ma part, je suis plutôt rassurée qu’un médecin se pose la question, l’inverse me serait insupportable. Ma fille de 4 ans a le même genre de problème et à chaque fois que j’en parle à mon médecin, comment dire…j’ai l’impression, ben qu’ il n’en a rien à faire… et ca me gonfle pour pas dire autre chose car ca dure depuis des mois… Je préférai qu’il se pose plus de questions.
      En ce qui concerne la maltraitance, il faut également penser qu’il n’y a pas que dans le cadre de la famille que « ca » peut arriver, il y a aussi l’école, le centre de loisir… En ce qui me concerne j’y suis très attentive.

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  18. Wacky

    Bonjour,
    J’ai été alerté, je ne connaissais pas le blog, je ne vous connais pas du tout et pas pris la peine de lire beaucoup d’articles, mais j’ai quand même quelque chose à dire, parce que j’ai besoin que les soignés se réconcilient avec les soignants.
    Cet article, la photo d’illustration, certains commentaires… ça donne la nausée. Vous faites une fugue psychique ? Dans le cas où la petite Lison n’irait pas si bien que ça et que ce jeu de touche-pipi pourrait cacher quelque chose de bien plus violemment sordide, elle dissociera, tombera dans le deni, se détruira…
    Je suis venu sur ce blog pour vous aider, parce qu’une personne, victime, comme moi, et comme moogli, qui a souffert de la lecture de ce blog, me l’a demandé. Alors si ça peut aider, je vous informe que nous avons besoin d’aide, et que nous avons besoin d’être compris, reconnus, et soignés, que les violences sexuelles et que celles et ceux d’entre nous qui lisons cet article souffrons de votre fugue psychique (comme si un secouriste censé nous sortir du gouffre nous envoyait l’échelle de corde, les piquets et sautait de là haut de lieu de nous remonter) et surtout de la façon de l’exprimer en public. C’est écoeurant et déprimant de ressentir qu’on ne peut pas faire confiance à un médecin…
    Alors je ne sais pas, je ne veux pas lancer un débat sur l’auto-censure, mais dans l’esprit de réconciliation de ce blog, pourriez vous vous abstenir à l’avenir d’écrire ce genre d’article, ou tout au moins changer de ton, faire quelque chose, pour éviter de blesser vos lecteurs et lectrices et saborder votre boulot en fin de compte avec une partie des soignés…
    J’espère que ce commentaire vous a aidé et remplit donc sa mission, en tout cas n’oublions pas dans tout ça la petite Lison et tant que nous n’avons pas de nouvelles espérons qu’elle grandisse bien.

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    1. DADBIBI

      Bonjour Monsieur ,
      Il faut déjà lire les posts de Baptiste jusqu’au bout , vous sauriez au moins une chose , la petite Lison va bien , si si si c’est indiqué à la fin , avant que vous ne vous en preniez à un jeune médecin qui essaie de faire son métier au mieux , mais vous savez , a force de lui rentrer dedans , de savoir , car bien certainement vous devez vous aussi recevoir une cinquantaine de patients par jour , ne jamais avoir le moindre doute , donc vous savez ce qui va arriver , et bien un jour il dira stop ,pensera peut-être a lui , ses amis en seraient contents , et ses parents n’auront plus peur.
      Bonne soirée

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      1. Wacky

        Il faut lire le post jusqu’au bout, Lison va bien « pour l’instant » et tant qu’on en sait pas plus, je veux croire que pas de nouvelles = bonnes nouvelles…
        J’ignore ce qu’un médecin encaisse ? Non non, pas du tout, je me suis informé, et peut-être devrais je lire le blog en entier mais le peu que j’ai pu lire est bien l’univers que j’ai pu découvrir ne serait-ce qu’en spectateur très curieux de savoir et de comprendre.
        Je sais en revanche très très bien ce qu’une victime encaisse aujourd’hui, ce n’est pas parce que je n’ai pas de blog, que ce que je vis n’est pas à votre connaissance, que ce n’est pas une réalité, et j’admire au plus haut point les autres victimes qui ont vécu le même enfer que moi, dans des conditions souvent plus sordides que celles qui déjà m’ont poussé à me détruire et failli me tuer. Non je ne reçois pas 50 patients par jour, je suis un survivant qui n’a jamais pu se fier à un médecin mais qui milite aujourd’hui pour aider les 4 millions d’incestés qui ne peuvent compter que sur eux même.
        Je comprends la rage des commentaires, et je la cautionne, même si je déplore ainsi que ça alimente l’incompréhension. Et j’ai aucune envie de taper sur le toubib, je vous rassure, je demande juste à éviter si possible les images et les mots qui pourraient provoquer ce genre de tollé qui risque de mener à rien.
        – quoique maintenant le dialogue est amorcé…

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        1. Oriane

          Je ne peux (heureusement pour moi) pas me mettre à votre place, ni comprendre la souffrance que provoque pour vous ce texte vu à travers le prisme de votre vécu, mais j’ai l’impression qu’il y a surtout beaucoup d’incompréhension.
          Quand Baptiste parle de « fugue psychique », ça ne veut pas dire « je pars dans le monde des rêves pour éviter de voir cette sordide réalité et j’abandonne Lison à son triste sort » ; ça serait plutôt « mon imagination construit illico un scénario-catastrophe s’il s’avère que je loupe quelque chose ».
          Je pense que le fait que ça soit recouvert d’une touche d’humour vous choque profondément. Si vous avez l’occasion de lire d’autres textes du blog, vous verrez que c’est surtout la « patte » de Bibi. Ce n’est pas pour mépriser ou minimiser les problèmes. C’est un ton plus attractif pour la plupart des gens, et qui permet de mettre en lumière de vraies questions. Regardez donc toutes celles que Baptiste se pose !
          Pour vous, c’est évident qu’il faut se précipiter pour protéger Lison, parce que vous auriez eu besoin qu’on le fasse pour vous. Mais comment savoir si ça s’applique à chaque fois ? Si ça ne va pas être délétère pour Lison, si ce n’est qu’un jeu innocent, de voir à quel point ça met tout le monde en émoi, lui laissant entendre que le sexe, c’est mal ? Ça me rappelle le témoignage d’une jeune fille (je ne sais plus où je l’avais lu), qui s’était sentie extrêmement gênée, enfant, de ressentir un plaisir inattendu alors qu’elle jouait à cheval sur l’accoudoir du canapé ; elle aurait eu besoin de savoir que c’était naturel et qu’elle avait « le droit » d’avoir déjà une sexualité.
          C’est un exercice délicat de ne pas mettre des tabous et des pressions qui n’ont pas lieu d’être sur des situations normales, et de trier là-dedans les vrais problèmes. C’est le quotidien de Baptiste et des autres. Plutôt que de l’agresser, aidez-le(s) : faites part de votre expérience, des choses qui selon vous, seraient plus alarmantes que d’autres (comme le lien d’Adèle ci-dessous). Apprenez aux gens à protéger les futures victimes potentielles d’inceste, ou d’autres agressions d’ailleurs. Par exemple, même si mon mari me prend pour une folle, j’insiste pour qu’on arrête tout de suite quand nos enfants disent « non » à des chatouilles ou autres : même si c’est évident pour nous que c’est du jeu, bienveillant ou tout ce qu’on veut, ça me semble plus important de leur apprendre que l’adulte doit respecter leurs limites.
          Et même si ça ravive les souffrances de certains (quel que soit le thème abordé), je trouverais dommage que ce blog censure les sujets sensibles : ça serait mettre encore plus de tabou et les enfoncer encore plus dans la méconnaissance. Pas sûr que ça serve vraiment les victimes…

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          1. Wacky

            Je comprends très bien le toubib mais imaginez donc faire une blague raciste à cause de ce même déclic de dissociation qui permet d’évacuer le choc ? ou sur d’autres formes de handicaps que le trauma de l’inceste comme la trisomie ? le débat aurait pris feu de la même façon si une victime incomprise et très peu soutenue était passé par là.
            Et quand je dis que je comprends la réaction c’est que la fugue psychique est une forme de dissociation face à l’horreur, ce que nous vivons tous les jours aussi de l’intérieur.
            Ce blog est un journal satirique entre autres, sur certaines pages, sur d’autres il change de ton, de l’humour à l’émotion, sans être dénué de réflexion, ou tout ça en même temps, très bien… Je ne compte plus sur un changement, ni sur une censure…
            Je n’agresse personne, j’ai seulement voulu défendre les victimes qui justement n’ont pas pu s’exprimer sans être emporté par la colère, et même cette démarche est pour moi une façon de les aider, comme je fais déjà ce que je peux en association avec les autres victimes.
            Faut-il qu’on apprenne encore à encaisser ce genre de lectures et d’images ? Je veux répondre oui, si on ne peut pas faire autrement. Faut-il que vous encaissiez les réactions des victimes en colères ? Ben ça c’est à vous de voir, parce que jusqu’à aujourd’hui vous ne connaissiez pas grand chose de nos souffrances mais nous ne connaissons pas vos vies non plus…

            Il y a de l’espoir dans tout ça j’en suis sûr.

          2. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

            Non, Wacky. Relisez le post.

            Cette fugue, je l’attribue au risque de culpabiliser une enfant par rapport à un jeu naïf, en aucun cas par rapport à des attouchements sexuels venant d’un adulte.
            Il faut savoir lire.

            Certains commentaires sont violents et à côté de la plaque. Être une victime n’excuse pas l’aveuglement et ne m’explique pas comment une personne peut à ce point manquer de perspicacité et être incapable de comprendre ce que j’écris.
            À croire que les gens sont devenus sourds et n’écoutent que ce qu’ils écrivent ( ou disent).

            Bises à vous (si vous voulez bien)
            (si tu lis ça, Cath… Merci)

          3. Wacky

            Justement j’ai bien lu, mais le questionnement en lui-même me laisse perplexe, vous attribuez la fugue au fait de ne pas culpabiliser l’enfant très bien mais dans nos têtes d’humains, il s’en passe des choses…
            Mea culpa

        2. marie

          C’est la première fois en trois ans bientôt que je lis une souffrance qui gomme à ce point toute lecture objective, un peu comme si cette souffrance avait casser les ressorts de l’imaginaire, de la créativité. Comme si vous preniez un 38t en pleine poire Baptiste est médecin ET écrivain , c’est tout le charme de ce blog d’ailleurs . beaucoup de gens malades passent ici, des chroniques, des aiguës, des perdus, des repentis, des rémissionnaires, des qui savent qu’ils ne guériront jamais, d’autres qui ont mis KO la bête mais vraiment jamais je n’ ai lu un commentaire aussi à coté de la plaque (et croyez moi je m’y connais en plaque!). votre réaction me fais penser à moi après avoir subit une batterie d’examens avec au bout un diagnostic à la con! à la con! à la confiture de fraise et traitement de cheval , je vois un épisode d’Urgences et je me revois « mais faut être c…. pour produire ou regarder de telles horreurs, ils n’ont jamais souffert! » j’en pleurais de rage) après y’a eu Docteur House et là j’ai su que j’étais guérie j’ai adoré Docteur House.

          Répondre
    2. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Non. Relisez le post.

      Cette fugue, je l’attribue au risque de culpabiliser une enfant par rapport à un jeu naïf, en aucun cas par rapport à des attouchements sexuels venant d’un adulte.
      Il faut savoir lire.

      Certains commentaires sont violents et à côté de la plaque. Être une victime n’excuse pas l’aveuglement et ne m’explique pas comment une personne peut à ce point manquer de perspicacité et être incapable de comprendre ce que j’écris.
      À croire que les gens sont devenus sourds et n’écoutent que ce qu’ils écrivent ( ou disent).

      (si tu lis ça, Cath… Merci)

      Répondre
      1. Suze Araignée

        « Cette fugue, je l’attribue au risque de culpabiliser une enfant par rapport à un jeu naïf, en aucun cas par rapport à des attouchements sexuels venant d’un adulte. »

        Attention Baptiste, cette phrase donne l’impression qu’il y a d’un côté les jeux naïfs et consentis entre enfants, et de l’autre les attouchements commis par des adultes et qui sont évidemment de la pure violence.

        Or nombre d’agresseurs sexuels (et je parle bien d’agresseurs) sont mineur-e-s (je crois que c’est de l’ordre de 25% des agresseurs qui sont mineur-e-s, ce qui est énorme). Soit que la différence d’âge soit trop grande pour qu’il puisse y avoir consentement (un-e enfant de 15 ans qui commet des attouchements sur un-e enfant de 4 ans est un agresseur), soit qu’un-e des deux enfants n’était pas consentant-e et que l’autre ait imposé ses attouchements, ce qui en fait, tout enfant qu’il ou elle soit, un agresseur. Il n’est bien sûr pas question d’envoyer pourrir en prison des gosses de 10 ans pour attouchements sexuels, mais tout comme il est important d’apprendre aux enfants que leur corps leur appartient (et quand des adultes disent aux enfants « ton corps est à toi et personne, surtout pas un-e adulte, n’a le droit de le toucher sans ton accord, sauf un-e médecin en cas de nécessité et à condition qu’elle/il t’explique en quoi c’est nécessaire, mais que ces mêmes adultes imposent de force aux enfants le bisou pour dire bonjour et celui pour dire au revoir même s’ils/elles ne veulent pas faire de bisou, comme on le voit encore bien trop souvent, y a une sacrée dissonance cognitive qui se pose là…), tout comme il est important d’apprendre aux enfants que leur corps leur appartient, il est je crois encore plus important de leur apprendre que le corps des autres appartient aux autres, et qu’un jeu naïf n’est absolument plus un jeu naïf lorsqu’il devient imposé.

        Répondre
        1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

          On peut arrêter un peu les commentaires de texte, s’il vous plaît ? Juste pour cette semaine ? Svp (c’est demandé gentiment, je précise car avec l’écran on ne sait pas l’intonation de la phrase…)
          Je fatigue.

          Répondre
  19. mimi

    waow, cher Baptiste, ce que vous vous prenez dans la gueule, je suis sidérée.
    Sidérée que vous soyez si mal compris, sidérée que votre humanité, vos questionnements, votre envie de comprendre, d’aider, d’apprendre, sans jamais être dans le jugement, défendant toujours l’humain, le patient, vous amènent ces flots de condescendance, de reproches, de haine.
    Ca fait un moment que les commentaires à vos articles me rebutent, entre ceux qui s’écoutent parler, ceux qui ne comprennent pas grand chose, ceux qui savent… c’est un peu comme si le but de réconciliation s’éloignait à mesure que l’on vous reproche de la chercher avec tant d’humilité. J’ai mal pour vous.
    Restez ce que vous êtes, on a tant besoin de médecins comme vous. Merci.

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  20. moogli

    Sidérée qu’il soit mal compris?
    Par qui?
    Ceux qui ne rient pas avec vous sur ce fil sont ceux qui se questionnent et dénoncent le déni des violences sexuelles. Qui existent également chez les soignants.
    D’autres interviennent pour dire leur malaise de voir tourner en dérision la réalité des violences sexuelles dans l’enfance, grande pourvoyeuse de traumatismes chez les enfants et les adultes dans notre société. Cette culture de la violence sexuelle est là, elle se façonne dans des échanges d’entre soi ou c’est la dérision et le bon mot qui prime, dans le refoulement de réalités insupportables, telles qu’elles occasionnent des fugues psychiques. Chez les victimes on parle de sidération d’ailleurs…De suicide…Mutilations, troubles du sommeil, dissociation, troubles du comportement alimentaire, toxicomanie, dépression….
    Mais chuuuut! Surtout ne pas déranger les gens, tout bien comme il faut, il y a les méchants d’un côté et les gentils de l’autre, hein? Faudrait pas que ça se mélange tout ça, les gens comme vous mimi n’y comprendrez plus rien.
    Chuuuuut! Excusez nous de vous avoir dérangé dans cette franche rigolade au sujet de la vulve d’une enfant de 4 ans inflammée. Rien à voir avec une possible agression, non, ça n’arrive jamais!! Mieux vaut rire de cette petite. De bon jeux de mots ça c’est cool. Et virer tout ceux qui cassent le délire, c’est eux les vilains: empêcheurs de rire! Naméo!

    Allez, circulez! Y a rien à voir..

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    1. mimi

      chèr(e) Moogli
      Je suis loin de rire … pour connaître de très près le problème de l’inceste et des vies détruites… pour avoir connu beaucoup trop de mauvais médecins… et pour voir l’absurdité, la désolante absurdité, de certains commentaires.

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    2. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Non Moogli. Sincèrement, s’il vous plaît… Relisez le post.

      Cette fugue, je l’attribue au risque de culpabiliser une enfant par rapport à un jeu naïf, en aucun cas par rapport à des attouchements sexuels venant d’un adulte.
      Il faut lire ce que j’ai écrit…

      Certains commentaires sont violents et à côté de la plaque. Être une victime n’excuse pas l’aveuglement et ne m’explique pas comment une personne peut à ce point manquer de perspicacité et être incapable de comprendre ce que j’écris.
      À croire que les gens sont devenus sourds et n’écoutent que ce qu’ils écrivent ( ou disent).

      Prenez soin de vous
      B

      (si tu lis ça, Cath… Merci)

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      1. Eva

        ca tourne au grand n’importe quoi cette histoire, moi qui suis proche des problématiques d’inceste et tout ce qui va avec (et pour le coup je ne vais pas m’attarder la dessus), j’ai beaucoup ri au billet de Baptiste, j’y voyais de la préoccupation pour cette petite Lison et une fuite qui m’a fait sourire et pour cela merci à son auteur! Arrêter d’extrapoler sur des suppositions, quel l’intérêt? Bien sûr que Baptiste fait attention et s’alerte, je pense, régulièrement. Il montre d’ailleurs qu’il y pense mais a t-on besoin d’en faire un sujet quasi « politique »? Non je ne crois pas. Prenons son texte comme il est, un partage d’expériences qui peuvent parfois être cocasses parfois dramatiques. Les jugements qui s’en suivent sont pernicieux.
        Bises à Baptiste et bien du courage!

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  21. Namasté

    Sujet épineux, tabou pour certains, choquant pour d’autres, qui éveille les passions en tout cas…

    Il faut comprendre que les victimes d’abus ne puissent avoir une réaction sereine, n’importe qui en ferait autant…

    Il faut aussi comprendre que les praticiens tout comme les professionnels qui côtoient les situations les plus horribles qu’il soit ont besoin de prendre du recul, de dédramatiser parfois ( vous avez vu le film Polisse?) même si ça peut choquer les bien pensants. On ne peut pas survivre sinon. Cela ne veut pas dire que quand ils font leur travail ce n’est pas avec sérieux, empathie et déontologie !

    Enfin, pour avoir été confrontée au problème, on est toujours sur la corde raide: ne pas laisser passer quelque chose de grave et ne pas détruire une famille en lançant une procédure infondée… Dur.

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  22. Réglisse

    Je me souviens d’une amie d’internat, venue durant les derniers soirs avant les vacances dans ma sordide chambrette plus haute que large. Je lui ai fait un thé, parce que même si on ne se connaissait pas encore très bien, je voyais à son visage que quelque chose n’allait pas. On papote, je bavasse, je lève mon sourcil – il y a clairement un truc étrange qui bout de l’intérieur de cette jeune fille…, m’voyez, comme un volcan renversé dans le bide.
    Et là, elle me regarde droit dans les yeux et me dit, calmement, qu’elle a peur de rentrer chez elle parce que son oncle va la violer.
    Encore.
    Prends ça dans ta gueeeeeeeeeeeeeeeule, Réglisse.
    Bon, pour spoiler la fin, j’ai fait ce que j’ai pu pour l’aider (récupérer les cours les jours où elle allait voir un juge et les audiences, lui prêter mon portable pour des appels quand elle en avait besoin, etc.). Cette jeune fille brillante a filé de chez elle avec ses soeurs, a entamé des études de droit, et je ne l’ai plus entendue pleurer, et elle m’avait dit que tout allait pour le mieux. Je lui souhaite tout le bien du monde.

    Ce que je veux juste dire par cette brève histoire, c’est que même si cette jeune fille n’est pas Lison (quoique je la voit bien avocate !), je ne peux que comprendre une chose : le désarroi de la personne qui « découvre ».
    Je n’étais pas soignante à l’époque, et je ne le suis pas.
    Mais je peux garantir que lorsque l’on se prend ce sordide en pleine gueule, ça marque.
    Et que la seconde idée qui vient tout de suite après ce genre de révélation (qui suit un soupçon intenable, du style « inceste, inceste??? se peut-il que cela existe vraiment ???), c’est : « merde, comment je fais, qu’est-ce que je fais, je dois aider mais je ne sais pas !!! ».
    Panique.
    J’espère avoir fait de mon maigre mieux lorsque j’ai eu affaire à ça – je ne sais pas.

    Je ne sais pas non-plus ce que B.B. voulait faire passer dans ce billet.
    Je ne sais même pas s’il le savait lui-même, au fond – et si Griffu cite Kant, moi je kiffe Spinoza et l’ignorance des causes.
    Donc, je pense juste que le docteur s’est senti ramené à toutes les questions auxquelles un docteur doit répondre mais face auxquelles un humain ne sait pas faire bien face. Alors, il a écrit sur son blog – peut-être aussi pour dire sa détresse à lui de ne pas être un être omniscient qui aurait saisi un combiné de téléphone et appelé direct un juge pour sauver une fillette réellement en danger, ou un mec qui se contenterait de rire parce que la gamine a découvert le plaisir solitaire. Il est la, le fil du rasoir.
    Baptiste écrit parce qu’il doute, parce qu’il a mal au bide, parce que le doute est là encore quand il essaye de réfléchir, parce que si ce n’est qu’un jeu, ou vraiment pas un jeu, ou alors autre chose – comment savoir ?…

    Je suis infiniment respectueuse du courage des personnes qui se reconstruisent au jour le jour après un inceste, et leur combat d’information et prévention et ô combien juste et noble.
    Mais je ne suis pas sûre qu’elles s’attaquent ici à un ennemi.
    Plutôt à un mec qui vient juste expliquer l’envers du décor, ce qu’il y a derrière ce mur de la blouse, quoi : une personne qui panique, qui a des sueurs froides, et qui se dit ‘ô mon dieu, ô mon dieu, et si je faisais quelque chose de mal dans un sens ou dans l’autre?? ».

    Les médecins ne sont pas forcément des héros, même si beaucoup aimeraient l’être.
    Prenons donc peut-être ce billet juste pour ce qu’il est : le récit d’un désarroi et d’un accès de panique (mais pas forcément d’une lâcheté).

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      1. Réglisse

        Je lis souvent le blog, je m’y exprime rarement. Je me suis sentie obligée de réagir face à l’ultra violence de certains commentaires. C’est dingue en effet comment on peut bloguer, plein de bonne volonté, et se heurter à une telle incompréhension !

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  23. Emmanuelle

    Bonsoir,
    Je viens de lire votre post qui m’a fait sourire…puis de lire certains commentaires qui m’ont fait réfléchir.
    Pourquoi j’ai souri ? Parce qu’en tant que soignant nous avons souvent accès à l’intimité des personnes, ils nous en parlent , font des commentaires , ont des interrogations qui nous sont réservés .Et la vie intime des gens , si elle leur semble naturelle , dans leur cadre de référence , est bien souvent unique et « surprenante ».
    Alors , des fois , surpris par leur franchise et leur naturel, et une fois rassurés sur leur bonne santé mentale et physique,nous sourions intérieurement .
    Avec tout le respect que nous leurs devons.
    Et surtout sans jugement.
    Parçeque sourire intérieurement ( ou extérieurement , ou juste avec le coin de l’œil , ou de la lèvre supérieure , ou inférieure …) et bien ça fait du bien!!! Si, si , essayez…
    Et j’ai réfléchi .
    Être respectueux et non jugeant, prendre l’autre comme une personne unique, accepter cette unicité , ça marche pour tout le monde.Les soignants comme les soignés .
    S’il vous plaît, ne jugez pas notre cher Baptiste ( je dis « notre « pour ses lecteurs fans). C’est juste un être humain presque comme les autres , avec peut être ce zeste d’empathie , de questionnement , d’humour, qui manque à beaucoup.

    Répondre
  24. Emmanuelle

    Ah , et aussi , si vous cherchez un blog
    qui parle de (cochez au choix):
    -Le méchant docteur
    -la vilaine infirmière
    -l’odieuse aide soignante
    -le patient pénible

    Qui:
    -ne comprend rien que moi j’explique tout bien
    – est une feignasse que moi je travaille trop dur
    -fait tout mal que moi je suis au top
    -n’écoute rien que moi j’ai l’oreille absolue
    – à une conception du soin (des soignants) tellement pourrie que ça sent le fromage quand il ou elle parle

    Et que :
    -c’est vraiment trop dur de travailler avec de telles personnes
    -d’être soigné par de telles personnes

    Ben y en a plein là blogosphère .
    Donc si vous n’aimez pas ce blog, comme dirait ma grand mère , n’en dégoûtez pas les autres.

    Avec tout le respect que je dois et que je donne aux personnes souffrantes ( je leur consacre quand même une partie de ma vie et en plus j’aime ça ).

    Répondre
  25. Elle

    C’est drôle comme les gens déduisent que ce qui est raconté sur un blog reflète la totale réalité, et en oublient qu’il y a des tas d’informations et de choses qui se sont passées qu’on ne sait pas. L’auteur du blog ne nous raconte pas son travail en détail… il faut donc arrêter de croire qu’en lisant juste un post de blog on sait tout ce qu’il a fait, et en déduire qu’il a bien ou mal fait son boulot.
    Bordel.

    Répondre
  26. moogli

    Et oui ça me questionne d’avoir peur de créer de la culpabilité chez une enfant de 4 ans en lui posant des questions pouvant identifier éventuellement des actes de violence sur sa personne. C’est d’une absurdité sans non et cela est assumé de façon décomplexé. Ouvrez les yeux, cette violence est partout et chacun de vous participent au tabou lorsque vous poussez des cries d’orfraie face aux commentaires réalistes sur cette sordide réalité plutôt que d’accepter de considérer cette violence. Vous êtes choqué, mais c’est la réalité pourtant, bienvenue dans le monde réel!

    Le cas de Lison peut être un cas de violence sexuelle. Et aujourd’hui les études démontrent que cela est très répandu, d’une façon qui dépasse nos estimations. Dans certains pays on parle d’un enfant sur 5. Donc oui Lison peut être une victime, c’est une possibilité tout à fait réaliste. Et c’est la réflexion autour de ça qui vous choque? Une réflexion qui nourrit autre chose que la culture de la violence sexuelle dans laquelle on baigne, qui alimente le tabou et le rejet des victimes et de leurs témoignages? Vraiment c’est ça qui vous fait réagir? Pas cette forme de violence et comment le déni (comme ce post en fait état), la méconnaissance des professionnels, le manque d’informations permet que cette violence perdure et continue de détruire des vie? C’est le monde à l’envers et croyez moi, les survivant-e-s de l’inceste connaissent bien ça.
    Changez rien, continuez et cela perdurera ainsi, dans l’humour et la joie. Pas grave si d’autres en crèvent du moment que vous pouvez continuer à vous marrer bien tranquille.

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    1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Bonjour,
      Je vais essayer de rester calme.

      < < Je suis un salaud qui se moque des victimes de viols et qui se plaît à imaginer des petites filles traumatisées >>

      (C’est cela que vous vouliez entendre ? Non ? Alors je ne vois VRAIMENT pas l’intérêt de votre commentaire)
      Ensuite… Comme je comprends mieux qu’on puisse tuer un dessinateur à cause de ses dessins quand on ne comprend RIEN au dessin !

      Il va donc falloir que je vous explique mon post :
      1/ La projection mentale dont je parle se fait dans la tête d’un jeune Medecin qui veut ce qu’il y a de mieux pour sa patiente, et elle se fait dans le crainte où il aborderait un sujet GRAVE avec Lison mais qui en fait POUR ELLE ne serait qu’un naïf jeu avec son voisin ( et EN AUCUN CAS un attouchement sexuel venant d’une personne adulte. Vous vous doutez bien que si c’est cela que je trouve, je m’empresserais de me moquer de la petite fille et d’aller boire un coup de rosé avec son violeur ! Et le soir je me marrerai comme un bossu…. En fait, non, c’est déjà arrivé : le soir, je pleurais comme une merde et fumais trois paquets de clopes après avoir signalé le tonton de la patiente en question aux personnes concernées)

      Cette fugue, je l’attribue au risque de culpabiliser une enfant par rapport à un jeu naïf, en aucun cas par rapport à des attouchements sexuels venant d’un adulte.
      Il faut savoir lire.

      2/ Quand vous vous adressez à quelqu’un (même un blogueur) n’oubliez jamais que vous ne connaissez PAS cette personne, vous ne savez pas ce qu’elle a traversé, et que même une personne qui fait des blagues sur un médecin désemparé devant une vulve enflammée peut avoir dans ses antécédents des « choses » bien plus graves que celles qui vous sont arrivées (le statut de victime est hélas la chose la mieux partagée dans ce monde)
      Il faut savoir penser.

      Enfin, vous n’étiez pas avec moi pas avec cette mère et pas avec cet enfant, vous ne savez donc pas mon ressenti de fin de consultation, vous ne savez donc pas ce que j’ai pu déduire de cette consultation, ni ce dont on a parlé avec la mère !!!!
      (d’ailleurs, vous ne savez même pas si Lison n’est pas un petit garçon, puisque je suis obligé de changer le sexe et l’âge des personnes dont je relate ici l’histoire.)

      Donc, quand on ne sait pas, ON SE TAIT.

      Certains commentaires sont violents et à côté de la plaque. Être une victime n’excuse pas l’aveuglement et ne m’explique pas comment une personne peut à ce point manquer de perspicacité et être incapable de comprendre ce que j’écris.
      À croire que les gens sont devenus sourds et n’écoutent que ce qu’ils écrivent ( ou disent).

      (si tu lis ça, Cath… Merci)

      Cela fait quatre ans que je tiens ce blog, quatre ans que je lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes et contre les violences faites aux femmes (que je me prends des coups de la part des ultra-féministes défendant leurs prés carrés ou des masculinistes qui traitent de pd et autres adorables petits noms tout homme s’interrogeant sur sa condition de privilégié)

      Alors avant de venir juger, et déverser une colère qui n’appartient qu’à vous et dont je ne suis pas responsable, lisez tout ce que j’ai écrit.
      Depuis 4 ans.
      Environ 400 posts, deux romans, une nouvelle, et 100 articles dans le Huffington Post et d’autres magazines.
      La prochaine fois, on en reparle.

      Merci.

      (PS : inutile de répondre, je supprimerai votre commentaire. Appelez ça de la censure, moi j’appelle ça de la préservation psychique. Je vois 40 patients par jour, 40 histoires souvent terribles.
      C’est pas pour que vous veniez ajouter votre pierre à l’édifice branlant qui me serre de barrière mentale contre la dépression et la haine du genre humain qui me guette depuis que j’ai choisi ce superbe métier de médecin.)

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      1. Darlinguette

        Éclatante démonstration des limites des échanges sur les réseaux sociaux et ce blog en fait partie :
        l’écrit ne rend pas compte des nuances et de l’intonation du parlé , qui permet de nuancer , d’expliquer ..
        l’anonymat qui permet tous les défoulements , l’agressivité , et ceci est valable pour TOUT le monde…
        l’auteur ( je parle en général ) qui se sent mis en cause dés qu’une personne ose sortir de sa ligne de pensée, je suis sûre que dans une vraie discussion de personnes qui se parlent , ces réactions épidermiques n’existeraient pas …
        et si ça se trouve  » les vilains qui osent critiquer  » et le blogueur sont sur la même longueur d’onde !!!!

        Répondre
        1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

          C’est pas le moment, Darlinguette. Même si vous avez raison, je me sens mis en cause PARCE QUE on me met en cause.
          Et il n’y a pas des « vilains qui osent critiquer ». J’accepte les critiques QUAND ON A LU LE TEXTE.
          Merci.

          Répondre
      2. adèle

        La haine du genre humain, je ne crois pas.
        Au contraire, avec les années on arrive de moins en moins à les haïr.

        Bon courage à vous. <3

        Répondre
    2. Cath

      Juste un petit ajout.
      Dans le cadre d’une enquête pour des faits odieux commis contre les enfants, on n’aborde pas la victime, un enfant, comme un adulte, et on ne dirige pas un interrogatoire de la même manière. Il faut de la formation, du respect pour la victime et surtout ne pas répéter le traumatisme tout en travaillant à rassembler des moyens de preuve qui tiendront la route dans un procès, et surtout qui rendront les témoignages des enfants, des victimes, inattaquables.
      On a fait beaucoup de progrès : on a d’abord reconnu que c’était un crime, il n’y a pas si longtemps que cela. Ensuite, on a compris la nécessité de former les enquêteurs spécialisés – et croyez-moi, il faut avoir le coeur accroché et se cramponner. Ce n’est pas encore assez, nous sommes d’accord.
      Mais lorsqu’on a un médecin, ou tout autre personne, qui a la délicatesse de considérer l’enfant devant lui, de se poser des questions sur ce à quoi il fait face pour ne pas foncer comme un butor et préserver l’enfant d’une erreur possible – comme il l’explique pourtant clairement- on est heureux de voir qu’il y a des gens attentifs et respectueux des autres.
      Si je peux « comprendre » votre détresse et votre désarroi, vous ne devez pas vous tromper de cible.

      Répondre
  27. Darlinguette

    Je crois que notre mental ne fonctionne pas de la même façon lorsque celui (ou celle) à qui nous nous adressons n’est pas présent. En général les intervenants ne récréent pas la présence de l’autre. D’où un fonctionnement différent du cerveau. J’ai remarqué que, si je ne fais pas l’effort de recréer ou de créer la présence de l’autre, moi aussi je deviens un pur émotionnel, pouvant laisser libre cours à la colère, le désir, l’affection etc… Trop d’émotion tue la réflexion .

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  28. Mélinda

    Bonjour Baptiste,
    Bien du courage à toi pour encaisser les commentaires accusateurs et péremptoires de certains. J’espère que les témoignages de sympathie des autres t’aident à tenir le coup.
    Tu tiens peut être le sujet d’un de tes prochains livres : comment un médecin a t’il toujours tort, quoiqu’il fasse. Et comment faire pour exercer malgré cela.
    Très belle journée et des gros bisous

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  29. mystar

    Cher Baptiste,

    J’adore votre blog, j’adore la manière dont vous présentez les choses, j’adore votre point de vue… Bref, je prend un vrai plaisir à vous lire…

    Par contre, il m’arrive également de lire les commentaires… Mais je filtre, je lis ceux qui sont agréables, positifs, négatifs mais constructifs ou ceux qui expliquent également un moment de leur vie… Tout ce qui est intéressant de mon point de vue… Ausssitôt que je vois une partie désagréable, je saute le commentaire… Pas besoin de perdre son temps à lire des conneries… Donc en fait, je suis plutôt triste quand je vois que vous vous justifiez vis-à-vis de personnes qui ne méritent pas que vous passiez du temps pour eux…

    Vous devriez vous protéger, et arrêter de lire ces commentaires désagréables et arrêter d’y répondre… je crois de toute façon que vous avez une armée de fan qui sont là pour répondre aux détracteurs 🙂

    Prenez soin de vous et ne laissez pas ces commentaires vous miner

    Répondre
    1. Réglisse

      Je crois que tout est dit : ne pas répondre, même si c’est dur, aux commentaires les plus virulents et haineux, pour éviter de gaspiller votre énergie… c’est vraiment ce qu’il y a de mieux à faire… Parce qu’à lire ce qui se passe ici, je me demande encore comment vous avez parfois la force de continuer le blog !

      Répondre
  30. Grand33

    Bonjour,
    Alors voilà : je suis désolé, VRAIMENT désolé, de ce que certaines personnes ont subi. La violence, la maltraitance est présente partout, tous les jours, dans beaucoup de domaines.

    Mais !!!! BAPTISTE N’EST PAS RESPONSABLE DE TOUTE LA MISERE DU MONDE !!!!

    Pardon pour les majuscules mais c’était mon coup de gueule; Baptiste fait son colibri dans ce bas monde et on sent le colibri s’essouffler, alors de grâce aider le à essayer d’éteindre l’incendie.

    Continue d’écrire Baptiste Beaulieu , continue de soigner Docteur, continue ton blog Bibi, continue d’aimer les gens Baptiste !!!
    Et prends soin de toi
    La bise

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    1. Marie

      Très cher Bibi,
      Je suis une lectrice assidue de ton blog, et je suis atterrée des commentaires fielleux que tu peux recevoir … Je pense que ces gens sont aveuglés par leur souffrance, et n’ont effectivement rien compris à ton article. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi ils ne passent pas leur chemin si le ton de ton blog leur déplaît. Quel besoin de griffer, tu n’es effectivement pas responsable de leur tragédie personnelle. Je suis maman d’une petite fille de six ans, et je frémis d’effroi en pensant que la doctoresse chez qui je l’emmène quand elle souffre de vulvite ou d’infection urinaire pourrait soupçonner le pire. Je sais qu’elle ne le fera pas, c’est une super doctoresse, un peu dans ton genre je crois ! Et je pense que si elle a un doute, avec d’autres petits patients, elle saura aborder le sujet, comme tu l’aurais fait si le naturel de la maman ne t’avait pas désarçonné. J’ai moi aussi traversé quelques déserts (médicaux), et ton blog m’apporte beaucoup, et me réconcilie, c’est vrai ! Je suis prof de français, et je conseille ton blog et tes livres à mes élèves. C’est te dire si je te fais confiance ! Hier soir et ce matin, en lisant tout ça, j’ai peur d’une chose : que cette aigreur, même de la part de gens en souffrance, te dissuade d’écrire. Et ça, ça serait VRAIMENT dommage. Je t’embrasse !

      Répondre
  31. Krakoucass

    Il y a plusieurs annees de cela un soir d’hiver mon frere de 8 ans etait seul a la maison avec ma mere. Rentrant plus tard, un plat etait en train de rechauffer au four pour moi.
    Ayant un peu froid mon frere remarqua qu’il faisait bon aupres du four, ma mere etait en train de lire. Mon frere habille de son pyjama remarqua meme qu’il pouvait rechauffer ses petites fesses les rapprochant du four et il eut la brillante idee de se dire que ce serait plus chaud encore en baissant son pantalon. Le resultat, 2 petites fesses roses bien cuites sur la paroi vitree du four et venant voir notre mere en disant d’une petite voix « j’ai fait une betise »
    Notre medecin de famille qui nous connaissait depuis des annees est venu le soigner le soir-meme (oui a cette epoque la plupart des medecins de famille laissaient tomber leur repas pour venir chez leurs patients) et il avoua a mere qu’heureusement il nous connaissait bien car autrement il aurait eu des doutes sur cet incident.
    Bref pour dire qui si cela avait ete un nouveau jeune medecin ne nous connaisssant pas, j’espere qu’il aurait ete comme Baptiste, pas prompt a juger et mettre en danger une famille tout en etant conscient d’un probleme eventuel et je n’en doute pas de sa part a agir tout de suite si il n’a pas de doute et a surveiller avec attention si il n’est pas encore certains de ce qu’il se passe reellement.
    Voila comment je vois de Baptiste un medecin qui aime ses patients et va agir de son mieux pour les aider.

    Répondre
  32. anne

    Bonjour Baptiste
    Je suis d’accord avec Mystar et les derniers commentaires et je pense que ce n’est vraiment mais vraiment pas un manque d’intégrité ou quoi que ce soit d’autre d’effacer ce genre de commentaire dès le premier.
    Je crois que ces personnes sont dans la colère (à juste titre je ne le nie pas ) et incapables de discussion ou remise en question pour le moment. Comme tu dis elle n’arrivent pas à lire et penser autrement que leur ressenti présent.
    Donc oui, garde ton énergie, ton sourire, ton excellent blog et ton travail rempli d’empathie qui ne courre pas les rues de nos jours tu en conviendras…
    Pleins de paillettes et de bisous

    Répondre
  33. Isabelle

    Ancienne victime d’abus de cette nature, je comprends parfaitement les doutes et les interrogations de Baptiste face à cette situation, il m’est arrivé à plusieurs reprises de m’interroger pour des patients, de me demander si je projetais ma propre histoire ou si mes questionnements avaient lieu d’être, il ne faut pas rester enfermé(e) derrière ce que l’on a subi et pouvoir admirer le professionnalisme de Baptiste qui doute, s’interroge, essaie de mesurer les conséquences qu’auraient l’une ou l’autre de ses décisions, conséquences importantes dans tous les cas de figures. Quand on est seul dans son cabinet, face à des situations qui n’ont strictement rien à voir avec ce qu’on apprend à la fac, il est plutôt bienvenu de réfléchir, se poser des questions.
    Continuez à nous faire part de votre humanité, Baptiste, et prenez soin de vous

    Répondre
  34. Winnie

    Baptiste,

    Je te lis depuis longtemps sans jamais avoir commenté. Lire tes commentaires sur ce post me donne envie de te dire que tu écris avec beaucoup de talent. Tu dédramatises toujours dans la forme sans jamais dedramatiser le fond des situations que tu racontent. C’est ce merveilleux équilibre qu’il y a dans tes textes, y compris dans celui ci-dessus, qui fait que j’aime te lire.

    Tu ne racontes qu’une partie de cette consultation mais le plus important dans cette histoire est le fait que tu te sois interrogé sur la bonne attitude a adopter, tu as douté, tu as eu envie de faire de ton mieux pour ta patiente et sa famille. C’est ce doute qui est terriblement sain et qui fait que les médecins progressent !
    J’aurais toujours une pensée émue pour les victimes mais ici c’est un blog, pas un documentaire ; ici c’est toi le médecin et tu n’es pas « les médecins » ni « la médecine ».
    Protège toi, un petit caillou dans la chaussure ne doit pas gâcher toutes les belles choses que tu verras pendant ta promenade en forêt.

    Répondre
  35. Philippe Renève

    De la difficulté de traiter avec distance et humour un sujet qui brûle les têtes… Certains commentateurs ne comprennent pas la forme de votre texte parce qu’ils refusent qu’on parle avec un peu de recul de ces choses.
    On est encore pas mal coincés de ce côté, finalement, non ? Soit on rigole bêtement de sexe, soit on ne supporte pas qu’on puisse même en sourire.

    Mais bravo pour cet article, Baptiste ; il est en fait très délicat et c’est cette délicatesse qui n’est pas bien comprise.

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  36. Herve CRUCHANT

    @Ph. Renève. Tout calme et tout juste. La vie de chacun est ce qu’elle est. Celle de tous est baignée par les mœurs de la société. On s’enrichit à vivre à plusieurs -constat de sociologues + anthropologues + ethnologues qui ont observé et publié récemment sur Nature. On s’enrichit. Et on acquiert des comportement individuels différents de ceux qu’on aurait eus si on avait vécu sans le groupe. Chacun connaît peut-être l’expérience de la hiérarchisation naturelle qui s’établit dans un groupe fermé -tests faits pour choisir des équipages. Et des groupes fermés de femmes qui voient leurs règles se synchroniser avec le temps. Bon. tout çà pour dire que le fait d’écrire dans un blog n’est pas sans impacts sur notre manière de raisonner. Il est peu probable que nous soyons les mêmes au début et à la fin d’une vacation. On dit que ce n’est pas le même homme qui part et qui revient.
    Je souhaite toujours trouver ici un endroit où je peux me dire. Et savoir des autres. Comme lorsque nous sommes en groupe et que nos attitudes dépendent des attitudes des autres. Malgré ou bon gré nous.
    Çà le fait toujours. Sauf quand un troll arrive et dit qu’il faut changer comme ci et pas autrement.
    L’incompréhension est une caractéristique de la perception humaine qu’on aurait tort de négliger. Elle est lâche (elle présente du mou mécanique, si vous voyez l’analogie fine !) mais analytique avec suffisamment de précision et de justesse (c’est pas pareil) que la synthèse qu’elle produit, cette perception, est utile; reste vitalement utile. Un exemple? L’œil et le système perceptif visuel, si tant est qu’on puisse le borner dans trois mots, est un système complètement primaire, ringard, obsolète, enfin, qu’on n’achèterait pas soi-même d’occaz sur un marché aux voleurs ! caractéristiques fluctuantes et aléatoires, fiabilité instrumentale voisine de moins l’infini, etc. Or, le système visuel est absolument fondamental dans la chaîne perceptive et donc la vie de l’individu. Premièrement parce que c’est un système. Deuxièmement parce que c’est un système à logique ouverte. Troisièmement parce qu’il est producteur de néguentropie, donc de vie. On ne demande pas ce que voit réellement l’œil ou le système visuel. Il est d’aucun intérêt de connaître le lieu où se transforme le signal à notre plan de vue (et c’est pour çà que stricto sensu la voie de la neurophy cérébrale n’apportera qu’à la réparation). Par contre, il est primordial de savoir  » l’idée qu’on en a  » de la chose perçue. Autrement dit, le percept conceptuel au sens strict des mots, hallucination, a beaucoup plus d’importance que le lieu où elle se construit. Il existe une logique de l’hallucination apportée par la cybernétique (systèmique) du système qui lui fait contrôler, sanctionner l’hallucination de l’instant. (pour ne parler que de l’instant; la gestion du temps étant hors propos). OR, si l’hallucination ne correspond pas à ce qu’elle doit être, le système perceptif visuel compense. Eventuellement par des inventions pures. On sait les résultats de cette expérience : on projette un film d’action pas trop violent à des observateurs A. on coupe six minutes du film dans l’action et on le projette à un groupe B. Ce dernier groupe va reconstruire les 6 min manquantes pour arriver à la même fin de l’histoire projetée…sans réinventer la coupe. Sans reprendre les arguments du groupe A. Sans avoir eu le moindre doute…CAR ILS AFFIRMENT l’avoir vu !!! dans le cas de nos Amies traumatisées, on voit qu’elles ont besoin de combler les vides de leur propre histoire parce que toutes les réparations (§le deuil) n’ont pas été réalisées totalement. Elles ont encore de la douleur à imputer aux autres. Responsables, le pensent-elles malgré elles, de ces trous qu’elles ont encore à subir. Dans le cas plus général du blog, plusieurs remarques : on lit le blog comme on lit une chose plaisante et on est amenés à conclure avant d’avoir à finir le texte dans un « je vois ce que tu veux dire » qui est pourtant, par expérience, toujours frustrant et mal posé. Alors, quand arrive la confrontation au terrain que constitue l’expérience des autres, çà arrive à gratter un peu. Alors ? Mettre de l’huile. Relire. Et, avant tout -AVANT TOUT- faire confiance à Bibi. A la fois sur le ton et sur la forme. Sur le trésor que constitue une confidence comme une consultation ! C’est super de pouvoir se frotter mais pas au détriment de l’auteur, en particulier en ce qui concerne son honnêteté !!! (voir supra). Bon. pour ceux (enfin, celles, puisque je vois que ce blog est quasiment réservé à des femmes… hein Grand33?…) qui ne sauraient pas, quand vous voyez sortir DADBibi du bois, c’est qu’il y a présomption de feu quelque part. On est en train de Schengueniser le blog; on entame les derniers mètres avant que le Bibi Fils ne passe au degré supérieur sur l’échelle de riche Terre et s’attaque au dosage du morito, de l’efficacité ou non des bas de contention lors d’un voyage côte est des Indes… enfin, çà craint de devenir du Audiard dans le texte…. Salut, le Veilleur…
    Où l’on voit que les problèmes de mélanges (sexe, femme, enfant, viol et inceste, médecine, prévenance, humanisme, délicatesse et droit de répression …) ne sont pas pr^st d’être règles calmement.
    Statistiquement, on va atteindre les 100 comm’ en 48 heures ? un presque record. Seule la pétition contre la loi Travail… bon, je m’égare un peu. Que Mieux vous garde.

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    1. Libellule

      Merci Hervé comme d’habitude…
      Promis j’essaie de me laisser pousser la moustache pour augmenter le taux de commentateurs masculins… Mais en ce vendredi soir de fin d’hiver, les seuls poils qui me poussent, c’est dans la main.
      Un petit sujet sur la souffrance des victimes d’hypertrichose palmaire en perspective ?
      Remarque que même là il peut y avoir des commentaires agressifs 🙁

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    2. DADBIBI

      Merci Hervé ,je rentre dans mon bois et vais sortir de mon lit …..pour aller chercher notre jeune doc à l’aéroport , sa tournée « aux Indes » n’a pas été de tout repos ,il va pouvoir se reposer , dès Lundi 7h pour ses premières visites , merci à Toutes et Tous pour les commentaires ,enfin presque à Tous .
      Bon week-end

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  37. Minuit-neuf

    Dans cet article vous vous posez plusieurs questions auquelles il est important de répondre.
    « Est-ce que je dois m’assurer que c’est bien le petit voisin qui a joué et pas… quelqu’un d’autre ? »> Oui, en tant que professionnel de sante vous devez vous assurer de la bonne sante de vos patients. Au vu des traumatisme qu’entraine des atouchement sexuels non-consentis, s’assurer que vous n’etes pas face a un abus me parait necessaire.
    « Et comment je peux savoir si elle était d’accord pour jouer ? Si j’en parle à la petite, comment ne pas tourner ça en drame ? « > En lui posant la question. Il n’y a rien de dramatique a dire a une enfant « est ce que tu étais d’accord pour jouer a ca ? Tu sais si tu n’est pas d’accord tu peux dire non et en parler avec un adulte »
    Vous évoquez a plusieurs reprise le fait que vous n’avez pas été formé pour ce genre de situation, que vous ne savez pas si de telles rougeurs sont normales ou non et ce qu’elles indiquent. C’est en effet déplorable. Le personnel de sante devrait etre informé des dangers des abus sexuels et devrait etre apte a les reconnaitre. Si voutre formation ne vous a pas permis d’explorer ce vaste dommaine, je vous suggere de faire vous propre recherche afin de ne plus etre obligé d’organiser une fuite psychique face a ce genre de patient (et risquer ainsi de passer a coté de patiens qui ont été abusé-e-s). Je pense qu’il exite des outils pour tenter d’y vois plus clair, je pense aux traveaux du Dr Salmona qui peuvent éclairer un peu votre lanterne.
    Bonne continuation.

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    1. Isabelle

      Et c’est reparti, les « faites comme ci ou comme ça »,… j’adore venir lire ce blog et d’habitude j’aime bien lire les commentaires mais bon sang ce n’est pas un endroit pour que chacun y déverse son avis péremptoire, mais les gens ne lisent pas le texte , ne lisent pas tout ce qui est dit entre les lignes, ils ne considèrent que leur avis, leurs expériences et s’empressent de dégainer leurs claviers et leur fiel pour critiquer, c’est usant et ça dénature tout. « Tout ce que je sais est que je ne sais rien » a dit… quelqu’un… Rien de pire que ceux qui savent tout

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    2. tara biscotte

      Bonjour,
      encore une fois Madame, vous semblez vous aussi avoir lu trop vite cet article.
      La Fameuse Fuite Psychique qui semble avoir tant choquée n’est pas ici une manière d’évitement mais une façon de réagir à l’attitude de la maman qui est, vous en conviendrez plutôt déstabilisante. C’est un bug, tout simplement.
      La suite de l’article montre bien que la consultation ne s’arrête pas là et que le doc à fait le taf, la petite va bien et ce texte comporte sa part de fiction. Et la preuve, c’est que dans la réalité, et la tenez vous bien : la petite Louison ne fouettera certainement jamais personne avec une côtelette, voilà.

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      1. Libellule

        Oh mince alors ! On m’aurait menti ??? Et elle va pas fêter ses 24 ans en kimono à Marineland ? Si ça continue, vous allez me dire que la petite souris n’existe pas et que les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui y croient… La barbe… Comment vais-je m’en remettre ? 😉

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  38. Act

    Lorsque j’ai découvert ce blog, j’ai pris la peine de lire tous les articles et même un certain nombre de commentaires. Cela m’a donné envie de lire les livres et je regrette de ne pas avoir pu aller à la séance de dédicaces faites dans ma ville.
    Ce qui me plait justement sur ce blog, c’est que tous les sujets y sont abordés avec un grand respect et sans aucun tabou.
    Jean-Baptiste Beaulieu n’ a pas à raconter une consultation car il y a le secret médical à respecter aussi quand à la fin du message il écrit que sa patiente va bien, c’est que le dilemme ressenti a été levé .
    Faire une fugue psychique, ce n’est pas rire d’un état mais moi, je l’ai compris comme un moyen de décompression après justement s’être posé les bonnes questions et avoir obtenu les réponses nécessaires pour se le permettre.
    Alors voilà, j’espère lire encore beaucoup d’articles qui me permettent de mieux comprendre mon médecin ou les personnes travaillant dans le monde médical.

    Répondre
  39. Libellule

    Baptiste,
    J’ai eu peur avec toi au début du texte/de la consultation
    et j’ai été soulagée autant que toi (magie de l’écriture) quand il a été possible de conclure que « Lison va bien » (même si Lison est un homme de 70 ans nommé Roger en fait !). Parce que je sais que tu n’écris pas cela au hasard ou pour te rassurer, mais parce que tu en es raisonnablement sûr.
    Du coup j’ai bien ri, comme à chaque fois que la pire hypothèse s’avère fausse, au profit d’un truc plus léger.
    Bien sûr il y a des victimes, et personne ne nie leur souffrance. Mais c’est pas une raison pour en inventer d’autres, et ça aussi ça peut faire beaucoup de dégâts (Outreau, ça vous dit quelque chose ?).
    J’étais bien contente de lire un sujet léger, ça participe à l’équilibre avec les sujets graves.
    Continue à écrire s’il te plaît, pour nous les « réconciliés » – tant pis s’il y a des vrais cons ciliés (en particulier les « je ne suis victime de rien mais j’écris en leur nom et à côté de la plaque »). Ben oui, comme je l’ai déjà dit, je juge beaucoup et tout le monde. Et je juge que ça me fait du bien de te lire.
    Allez, encore une bise. Garantie sans herpès.

    Répondre
    1. Suze Araignée

      Attention : on prend très, trop souvent l’exemple d’Outreau pour rappeler qu’il ne faut pas sacraliser la parole des enfants, que les erreurs judiciaires existent, etc. Or, jamais la parole des enfants n’a été plus exacte qu’à Outreau : ces enfants ont tous raconté les mêmes horreurs, et avant de clamer en chœur leur innocence, les accusés d’Outreau se sont tous accusés les uns les autres (ce qui est très courant lorsqu’il y a plusieurs accusés), et tiens donc, leurs accusations correspondaient, et correspondaient avec la parole des enfants. D’ailleurs 12 de ces enfants ont été reconnus comme victimes par la justice et indemnisés (et pour être reconnu comme victime dans ce genre de cas, il faut vraiment avoir des preuves solides).

      Ce qu’il s’est passé à Outreau, c’est qu’il y avait deux avocats pour 17 enfants, tandis que les 19 accusés avaient 18 avocats, qui ont trouvé une stratégie efficace bien que contestable (le devoir de huis-clos a été bafoué par la défense qui s’est emparée des médias, et donc de l’opinion publique). En appel, la parole des enfants a été bafouée, la décision des jurés aussi (puisque le Procureur est venu s’excuser et se féliciter de l’acquittement, alors que les jurés étaient encore en plein délibéré !).
      Il ne faut pas oublier qu’acquittement ne signifie pas innocence…

      Si on doit se rappeler d’Outreau, on doit s’en rappeler comme d’un tournant dans les affaires de pédocriminalité : si jamais la parole des enfants n’a été sacralisée contrairement à ce qui a pu être dit, depuis Outreau, elle est encore plus tue, étouffée.

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      1. Libellule

        oui, mais enfin là il n’y a pas à sacraliser ou pas la parole d’une victime, puisqu’il n’y a PAS de victime supposée dans ce post puisque LISON VA BIEN… Donc une fois de plus, je suis sincèrement et totalement désolée pour toutes les victimes d’abus sexuels, mais quand il n’y en a PAS, faudrait PAS EN INVENTER et pourrir la vie d’une gamine qui jouait simplement à touche-pipi en voulant absolument s’occuper d’un problème dramatique qui dans son cas n’existe PAS…

        Répondre
  40. Lise

    Hola Bibi

    je lis très régulièrement ce blog, je consulte svt les commentaires, comme Mystar, en filtrant pr ne garder que le positif, et je ne commente que très rarement. Mais cette fois-ci, difficile de passer à côté de certains comm très violents, tant par les émotions qu’ils véhiculent du fait du vécu de ces personnes que par les accusations qu’ils portent à ton encontre, et de rester sans réagir vu comme tu en as été affecté (1ere fois que je vois Bibi montrer les crocs comme ça, malgré sa tête de lion).
    Alors courage Baptiste, continue ce travail incroyable que tu as commencé, ne te laisse pas miner par des gens qui ne sont pas en colère contre toi ms contre les docteurs qui n’ont pas su détecter qu’ils avaient besoin d’aide (tiens, n’est ce pas là justement le but du blog, la réconciliation de ces victimes du système avec les médecins qui ne sont au final que des êtres humains?) et par ceux qui se croient en droit de te dire comment tu aurais dû agir alors qu’ils ne lisent que le résumé romancé d’une consultation.

    Et comme le disait il y a peu un type fort intelligent : « Paix et harmonie, et paillettes ! » 😉

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  41. Wacky

    Libellule je connais l’affaire d’Outreau bien mieux que vu apparemment, bravo aux medias qui ont aidés les réseaux criminels à discrediter la parole des victimes et nous faire passer pour des mythos, comme si ce n’était pas assez difficile.

    Personnellement j’ai énormément appris sur les souffrances que peut endurer le milieu médical et les coulisses des services d’urgences, le docteur Beaulieu n’est pas le premier médecin à raconter sa vie.
    De votre côté que savez vous de ma réalité et de celles des autres victimes de pédophilie et d’inceste ?

    Ca vous dérange qu’on arrive pas à maîtriser notre colère, et que cet article ait réveillé en nous quelque chose qui nous guette dans l’ombre chaque jour chaque nuit, qui nous pousse à nous autodétruire, nous mutiler, quelque chose qui agit comme un cancer dans notre esprit et notre corps… Donc on ne fera pas de blog pour le raconter et on va vous laisser respirer tranquille, on va se contenter de vous avoir ébranlé dans vos convictions et on attendra que ceux qui vivent cherchent à comprendre ceux qui survivent, enfin quand ils survivent…

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    1. Libellule

      Le fait que vous ayez eu à subir un abus me dérange, pour l’enfant que vous étiez et l’adulte que vous êtes.

      Que vous vous permettiez de « penser à ma place » en jugeant de ce qui me dérange ou pas (et en vous trompant, malgré vos affirmations catégoriques) me dérange aussi.

      Que beaucoup de gens projettent leur propre expérience, très lourde, sur un texte léger, en reprochant à l’auteur de nous faire sourire d’une situation légère (LISON VA BIEN) me dérange.

      Qu’au nom de votre souffrance, fut-elle immense, vous reprochiez aux autres de sourire de ce texte léger me dérange. Nous sommes tous – ou presque- victimes de quelque chose. Il y a un autre post qui m’a touchée personnellement car il décrivait poétiquement une situation grave et certains commentaires étaient lapidaires. J’ai pris sur moi pour ne pas commenter, car j’étais tellement à vif que je pensais manquer de discernement. J’aurais aimé que vous fassiez de même, car votre agressivité envers l’auteur du texte, qui est profondément humain, me dérange en effet.

      Répondre
  42. Marie

    Si cet article vous a heurté, à quoi bon rester à l’affût de nouveaux commentaires. Ne chercheriez-vous pas à blesser en retour, en vous trompant de cible ?

    Répondre
  43. Merci

    Merci Wacky…

    Nous savons que le docteur beaulieu est un médecin très respectable doté d’une excellente plume et de très bonnes intentions…
    Oui il s’ est posé un milliard de questions sur Lison.

    Mais notre vie est un cauchemar parce qu’encore trop de « soignants » ne sont pas formés pour nous reconnaître et nous aider.

    Et cela pourra être le cas que lorsque les violences et abus sexuels seront systématiquement enseignés en fac de médecine.

    Répondre
  44. I have a Dream

    On rêve de faire bouger les choses !!!

    On a réussi à survivre à nos agresseurs, à la diffamation, à la maltraitance, au rejet violent de nos familles après révélations des agressions…
    Et à des aides extérieures trop rares et trop souvent mal formés…

    Alors oui…
    On est là…
    On s’ intéresse à vos réactions de vivants…
    Qui ne connaissent pas ce que c’est que d’avoir été sans secours une vie durant…

    Et on sait que c’est trop dur pour vous de vous représenter ce que c’est…

    Parce que ce qui nous est arrivé est de l’ordre de l’impensable…

    Répondre
    1. Mélinda

      Personne ne semble nier ce que vous avez vécu dans les commentaires. Mais voilà, cela a beau exister et vous être arrivé et vous faire beaucoup souffrir, pour beaucoup c’est impensable.
      Il ne me semble pas que tous les commentaires haineux s’intéressent à nos réactions de vivant mais visent à accuser la réaction du Dr Beaulieu. Et certainement au delà, à accuser tous ceux qui n’ont pas vu les abus d’enfants.
      Baptiste le dit lui même, sa formation ne lui a pas donné toutes les armes pour réagir devant une suspicion.
      La haine ne fera rien changer. Comment faire avancer les choses ? Comment faire en sorte que le Baptiste qui sortira de la fac dans 10 ans aura la réaction que vous jugez appropriée ?

      Répondre
      1. Libellule

        Et surtout, devra-t-il dénoncer un abus qui n’a pas eu lieu (puisqu’il nous l’affirme : Lison va bien !) pour vous satisfaire ? Cela réparerait-il le tort immense qui vous a été fait, d’embarquer Lison et un « responsable » qui ne l’est pas (puisqu’elle va bien et n’a pas été agressée) dans une infernale spirale judiciaire qui broierait leur vie ? Tout ça parce que vous avez décidé que toute situation douteuse est à 100% une agression sexuelle… ça me désole.

        Répondre
  45. I have a Dream

    Très belle piste de réflexion que de travailler à créer ces modules de formation aux abus et violences sexuelles !!!
    Notre rêve.

    Et de convaincre les professeurs de médecine de les intégrer dans le programme d’études !!!
    Notre rêve.

    I have a Dream…
    Pas que Baptiste et tous ses confrères diagnostiquent à tort et à travers des abus…
    Mais que la formation du corps médical à ce sujet soit pertinente et homogène en France…

    Pour que le médecin sache de suite comment poser la question à un enfant sans le perturber inutilement.
    Pour que le médecin sache reconnaître de quels types de marques il s’agit… : accident, maladie, ignorance, découverte hasardeuse de son corps par l’enfant, ou bien… violences…

    Nous, survivants, nous faisons le rêve qu’un jour les médecins diront :
    « j’ai été formé pour ça et je sais comment mener l’enquête pour faire la part des choses sans traumatiser l’enfant ».

    Sans doute avons nous été leurré par le style romancé et humoristique de Baptiste.

    Mais si autant d’enfants sont toujours en souffrance à l’heure actuelle, c’est parce que les médecins (et autres soignants) ne peuvent pas se dire d’entrée de jeu : « OK, je me réfère à ma formation, je sais poser avec délicatesse mes questions etc. « .

    On a besoin de fiabilité, de vraies compétences…
    Tout comme on est sûr à 100% que le toubib qu’on va voir à des notions solides pour diagnostiquer une angine (ou pas) ou déclencher les démarches nécessaires pour vérifier si cette grosseur est bénigne (ou pas)…

    Vous ne savez pas à quel point il y a encore de trop nombreux médecins en France qui ne savent pas faire le nécessaire face à un enfant victime (ou pas).

    Et c’est vrai que nous avons réagit très vivement parce que ce blog est très suivi, à une large audience…
    Voir apparaître le « je n’ai pas été formé pour ça » est juste angoissant…

    Mais un jour viendra…
    Où tous les médecins seront vraiment formés à ça.
    Tous.

    Répondre
  46. griboo

    Hello Baptiste

    Moi j’aime vous lire, j’aime vos billets, j’aime que vous soyez assez courageux pour exposer vos écrits
    (pas la réalité), et puis j’aime pas les cons… ca fait toujours un peu mal les cons, mais ca prouve qu’on est vivant quand on a mal. Restez vivant et bonne journée.

    Répondre
  47. gwladys

    Bonjour à tous,

    petit préambule: j’ai été victime d’inceste, je suis devenue soignante, et j’ai choisi de devenir professionnelle de la protection de l’enfance…

    effectivement, comme beaucoup apparemment, j’ai eu un « petit pincement au cœur » ( en changeant quelques lettres ça donne: l’impression que votre estomac essaie de sortir tout seul de votre corps en remontant par votre œsophage, genre comme on retourne une chaussette à l’envers,vous visualisez?).
    ce n’était pas si terrible, parce que avec les années j’ai appris à gérer ce sentiment: il existe mais je ne lui laisse pas le loisir de s’exprimer, je ne peux pas le tuer,l’anéantir, le réduire en bouillie même si j’aimerais vraiment…mais non, il fait parti de mon histoire , de ma vie, de moi. sans ce sentiment je ne serai pas celle que je suis aujourd’hui. j’aimerais être moi en mieux mais pas différente pour autant. donc j’accepte ce petit inconfort, ce sentiment désagréable qui m’arrache les tripes lorsque je suis confrontée à quoi que ce soit qui me rappelle ma propre enfance.
    cependant en aucun cas je ne confond ce que Baptiste a écrit (et romancé), ce qu’il a réellement vécu ( qu’il est le seul à savoir au final),et la cause de mon trouble.
    mon trouble m’appartient. je ne laisse personne se l’approprier ou en être le porte parole ( ce qui me mets vraiment en colère? ceux qui osent parler en mon nom, » NOUS LES Victimes d’inceste pensons, ressentons,… », houla de quel droit? qui m’a demandé d’être associée à une personne ivre de douleur et de colère? je gère ça moi-même, ne m’associez pas à votre haine).
    nous ne vivons pas dans un monde parfait, l’horreur, la violence , la souffrance nous entourent. devons nous renoncer pour autant à la joie, à la gaieté, à l’humour?je n’ai pas choisi cette voie. je comprends le combat de certains qui leur permet de ne pas s’effondrer. mais je ne pense pas qu’il y est un seul type de combat, ou un plus juste que l’autre.
    Baptiste se bat à sa façon, avec ses compétences , ses talents, sa personnalité, sa propre histoire, ses tripes, à rendre ce monde meilleur.
    et rien que pour ça, il mérite un énorme MERCI et ma reconnaissance.
    ce qu’il écrit vous heurte? vous vous trompez de coupable. demandez vous pourquoi cela vous heurte.
    la question que je me pose personnellement à cette instant c’est pourquoi je me suis infligé la lecture des commentaires , une façon de me faire souffrir sans aucun doute; je ne blâme personne pour cette souffrance, je vais tacher de comprendre pourquoi j’ai choisi de me faire du mal. en aucun cas je ne suis en colère contre les auteurs.
    chérissez vous, chérissez les autres, chérissez le monde. c’est la seule voie à suivre.

    je vous envoie à tous (même aux haineux, aux coléreux, aux intransigeants,…même au troll) autant d’amour que possible en espérant que cela apaise voter chagrin. et surtout à Baptiste, qui en plus de le mériter grandement, a dû être ébranler dans son combat.

    tendres pensées

    Répondre
    1. Herve CRUCHANT

      Devenue Intouchable par trauma….

      Je me demande pourquoi on ne peut dire que « merci » à quelqu’un qui vous offre de l’amour alors que cet amour est le sang de sa propre douleur….
      Alors que toute raison a disparu pour ne laisser qu’une sidération de la vie apnée du sensible….

      Longue vie, gwladys. Longue vie….

      Répondre
    2. Eva

      @gwladys, le même bravo et merci que mimi, je me retrouve dans vos propos.
      Je me suis également poser la question quant à la lecture de tous ses commentaires dont certains m’ont donné la nausée. Vous avez peut finalement répondu à ma question…
      Je pense que c’est pour cela que je n’ai pas encore créer de blog, je ne pense pas être capable d’encaisser ce qu’encaisse baptiste dans ce genre de situation… J’espère malgré tout, baptiste, que cela ne t’as pas décidé à fermer boutique!

      Répondre
    3. Myriam FdF

      « Nous les victimes, nous les traumatisées…. » De tout ce que j’ai lu sur ce post, c’est ce qui m’a le plus choquée. Victime ? Oui, je l’ai été. Dans une autre vie. Traumatisée ? Sans doute. Mais je vis avec et je n’en fais pas une arme pour agresser les autres à toute occasion.
      Tout comme vous, Gwladys, je refuse d’être associée à toute cette haine, à tout ce déferlement de méchanceté gratuite qui émaillent les commentaires de ce post.
      A vous tous qui avez subit l’insupportable, dites-vous une fois pour toutes que vous avez été victimes, c’est vrai. Mais vous êtes sortis de cette galère, vous n’êtes plus victime, aujourd’hui. Je ne dis pas d’oublier, on n’oublie jamais. Mais on peut composer, compenser et se faire le cadeau d’une belle vie, sans colère, sans ressentiment.

      « refuser la tristesse, la tête haute, le pas léger et les poches pleines de rêves… » 😉

      Répondre
      1. Suze Araignée

        Autant être victime n’est effectivement pas une raison pour agresser autrui, autant j’ai du mal avec les messages disant « vous avez été victimes, soit, mais passez au-dessus, c’est fini maintenant ». Rien ne vous permet de dire que nous sommes « sortie-e-s de cette galère ». Honnêtement, j’adorerais en être sortie, vraiment, mais les traumatismes me poursuivent, et continuent à détruire ma santé physique et psychique…. L’injonction à passer au-dessus est simplement une violence de plus. Le psycho-traumatisme a cela de particulier qu’il ne s’arrête pas quand cesse la violence. Il vous suit, il vous guette, il vous happe. Alors oui, heureusement petit à petit, je me soigne, mais c’est long, et rien ni personne ne me rendra les années perdues, ni ma sexualité détruite. Entendre que c’est parce que je ne veux pas m’en sortir (mon ex – celui qui me violait – me disait régulièrement « tu vis dans le passé » sur un ton plein de mépris), que je me complais dans ma douleur, ça fait mal. Mais malheureusement, nous ne sommes pas tou-te-s égaux/ales face aux violences, aux traumatismes, au vécu. Pour certain-e-s la reconstruction est plus rapide que pour d’autre, et tant mieux pour vous, vraiment, de tout cœur.
        Mais je veux bien moi, ne plus être victime, refuser la tristesse et marcher la tête haute (pour la colère, mon psy travaille plutôt à la laisser sortir plutôt que la réprimer ou la retourner contre moi, parce que la légitime colère, ça fait foutrement du bien !), mais je ne sais pas, comment on fait ?

        Ce message est écrit sans aucune colère (je la garde pour mes agresseurs, et encore, par intermittence), juste la chape de tristesse qui me pèse, me pèse, me pèse…

        Répondre
        1. Myriam FdF

          Vous avez raison, Suze, nous ne sommes pas tous égaux face aux traumatismes vécus. Et j’ai bien conscience de ma… « chance ? ». Mon message n’avait rien de méprisant et ne portait de jugement que sur les agressions qui n’auraient jamais dû avoir lieu ici.
          Quant à la citation, elle m’aide lorsque je ne vais pas bien. Pour ne pas oublier que rien ni personne ne pourra me faire oublier mon passé mais que mon présent et mon avenir n’appartiennent qu’à moi. J’espérais, sans doute naïvement, qu’elle pourrait aider d’autres personnes.
          Prenez soin de vous et pardonnez-moi si vous vous êtes sentie agressée par mes propos, cela n’avait rien d’intentionnel.

          Répondre
    4. Libellule

      Merci !!! Du fond du coeur. Et prenez soin de vous. Si vous vous imposez toujours la lecture des commentaires, j’espère vous transmettre en retour un peu du bien que vous m’avez fait en écrivant. Prenez bien soin de vous.

      Répondre
  48. Virginie

    Merci et soutien à vous, Baptiste!
    Soigner les autres tout en en prenant soin, vraiment, ne sont pas forcément inhérents dans la pratique de certains soignants… Vos patients ont de la chance, DocBibi!
    Continuez, et prenez soin de vous. Aussi.

    Répondre
  49. moogli

    Glwadys, moi aussi j’interviens dans le champs de la maltraitante infantile.
    Nos commentaires n’étaient pas haineux mais dérangent car ils décrivent une réalité tabou. Et soulignent que le déni des violences sexuelles sur mineurs est une chape de plomb.
    j’ajoute que les agressions sexuelles sur les enfants, comme tout phénomène social s’inscrit dans un contexte et que la manière de traiter la question dans le conteste a des effet sur le phénomène. Ce n’est pas un scoop, on voit comment la banalisation des faits permet que ces faits perdure. Et dans nos réactions il s’agit d’attirer la vigilance là dessus. Les mots sont importants, et l’humour peut être oppressif. Quant à nos positions, nous avons des responsabilité dans l’espace publique, en tant que professionnel, sur notre agentivité en terme de reconduction et d’invisibilisation des phénomènes. En tant que médecin, il ne peut pas ignorer que l’état fait par les enquête de l’implication des médecins dans la dénonciation des violences sexuelles sur mineurs et leur protection, est désastreuse. Donc, ouvrir un peu son esprit pour creuser la question aurait été responsable..

    Répondre
    1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Vos commentaires ne dérangent pas parce qu’ils sont PERTINENTS ils dérangent parce qu’ils sont à côté de la plaque. C’est une grande différence.
      Vous prenez un bambou pour taper sur un arbre.
      Revenez commenter quand vous aurez lu :
      1/ ce que j’ai écrit VRAIMENT
      2/ le reste
      Merci.

      Répondre
  50. AIVI

    Bonjour,

    C’est vrai, les médecins ne sont pas formés à repérer, signaler et protéger les mineurs victimes de violences sexuelles. Toutefois notre association a saisi la Haute Autorité de Santé pour rédiger des recommandations très détaillées pour réagir correctement avec Lison : http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1067136/fr/reperage-et-signalement-de-l-inceste-par-les-medecins-reconnaitre-les-maltraitances-sexuelles-intrafamiliales-chez-le-mineur

    Nous avons fait partie du comité d’experts qui a rédigé ces recommandations et je vous confirme que seulement 3% des signalements en France sont fait par les médecins alors qu’ils sont les mieux placés pour le faire.

    Bonne lecture et pour toute question ou formation, venez nous voir.

    L »‘équipe d’AIVI

    Répondre
  51. moogli

    Merci AIVI. Au travail de ses membres et de sa fondatrice.

    Quant au texte je l’ai lu monsieur ainsi que l’ensemble du blog. Et votre insistance à sous entendre mon incapacité à comprendre ce que vous écrivez est une violence, c’est une humiliation gratuite. Mon discours sur ma réalité est violent mais votre façon de discréditer mes propos ne l’est pas? Surtout que vous devriez connaître les atteintes cognitives chez les survivants ce qui rend cette attaque à mon égard très cruelle.
    De mon côté puisque vous parlez de Lison à 4 ans j’aurai souhaité que vous puissiez entendre ce que Lison de 24 ans essaye de vous dire.

    En prenant le risque de parler à Lison de l’éventualité de violences sexuelles qu’elle aurait subies, vous risquez quoi en fait?
    1. le risque de la protéger dans le cas de violences avérées,
    2. de lui donner les moyens de savoir ce qu’est le consentement et de son droit à consentir. Ce qui n’est pas négligeable dans une société ou la culture du viol est assumée de façon décomplexée.

    Vous êtes faillible, ce n’est pas le problème. Ce qui me dérange c’est votre façon d’évacuer la réflexion que quelques « Lison » adulte viennent ici proposer. Je croyais que le but était de réconcilier soignants/soignés? Voilà donc des soignés qui viennent partager les ratés de leurs expériences avec des soignants qui n’ont pas pris leurs responsabilités en terme de protection de l’enfance. Oui parce que les soignants dans leurs cas n’ont rien vu, pas parce que ce sont des monstres. Mais parce qu’il baignent dans une culture du déni des violences sexuelles sur mineurs et par là, ils manquent de formations et d’informations. Et ont fait face aux mêmes mécanismes de pensées que vous face à la situation. Ils ont les mêmes arguments que ceux que vous nous exposez. En fait votre réaction est très banale, vous la partagez avec l’ensemble du corps soignant et c’est cela que nous aimerions voir changer. Parce que ce n’est pas que d’un point de vus de survivants qu’on s’exprime mais aussi et surtout d’un point de vue de militant. Et croyez moi, les soignants qui font partis du pourcentage indiqué par AIVI, les 3 pour cent qui oeuvrent pour lutter contre la maltraitante sexuelle infantile, acceptent les outils et ne sont pas dans le déni. Ni dans le rejet des témoignages des survivants qui sont une ressource importante pour l’amélioration des pratiques, des dispositifs et des politiques nécessaires à traiter ce fléau.

    Répondre
    1. tara biscotte

      Bonjour, ce que vous voudriez en somme , c’est censurer un texte dont la part de fiction n’est plus à démontrer puisque vous assurez avoir compris le principe de ce blog.
      Vous savez, vous n’êtes pas le seul, de nos jour, c’est très à la mode.
      Vos éléments de langage (nous, survivants) me mettent mal à l’aise moi aussi, mais je ne vous demande pas d’en changer, après tout, c’est peut être une façon de vous reconnaître entre vous. Vous contre le reste du monde si j’ai bien compris, soit, c’est vous qui voyez.
      Votre statut de victime ne vous donne pas tout les droits, vous n’aimez pas ce blog, quittez le.
      Personne ici ne mérite vos reproches , vous avez juste trouvé une manière d’exercer le droit que vous vous êtes octroyé de valider ou non la pensée de chacun.
      Le but de votre combat est juste et respectable, mais la manière est très discutable et vous decrebilise.
      Peut être est ce vous qui devriez vous remettre en question.

      Répondre
    2. mimi

      ben je ne sais pas si c’est de la mauvaise foi, de la bêtise, une souffrance qui déborde et qui ne sait plus ou donner de la tête, mais ce que moi je trouve violent, c’est votre façon d’agresser des gens qui ne vous ont rien fait, que vous ne connaissez pas, dont vous ne connaissez pas l’histoire. Relisez vos commentaires avec la même loupe que vous utilisez pour lire ce que d’autres écrivent…
      Je crois que le chemin vers une quelconque réconciliation (avec autrui, avec soi-même) ne passe jamais par l’agression.

      Répondre
    3. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Je suis sincèrement désolé pour ce que vous avez vécu, mais je ne parle pas de cela dans ce texte.
      Je supprimerai vos coms à l’avenir. Elles sont violentes et à côté de la plaque. Vous ne connaissez pas mon vécu, et vous ne savez rien de moi. Vous ne représentez personne si ce n’est vous même et votre souffrance vous aveugle.
      Ce que je raconte dans ce texte n’est pas ma peur que Lison devienne ainsi parce qu’elle serait une survivante de viol, MAIS parce que j’aurais stigmatisé en elle ce qui n’était qu’un jeu innocent et naïf avec un voisin de son âge (ce qui s’est avéré être le cas, mais cela vous ne le savez pas et, finalement, je ne sais pas si cela vous intéresse vraiment ). C’est TOTALEMENT différent vous comprenez ? Vous voulez taper le médecin qui s’est mal occupé de vous ou qui a fait preuve de négligence coupable ? Ce n’est pas moi.
      Je vous propose d’en parler par mail si vous le souhaitez mais plus ici. Ici, je supprime.
      C’est violent pour le CM (moi).
      Bonne soirée

      Répondre
    4. Nicole

      Vous me donnez l’impression bizarre que vous voulez absolument que Lison soit victime de violences sexuelles et que Baptiste n’a rien fait… MAIS ELLE NE L’EST PAS et vous blâmez quand même Baptiste alors qu’il a fait son boulot puisqu’il ressort qu’il s’agissait de jeux innocents entre enfants. Que devait-il faire de plus ? Rien, parce que soyez assuré que s’il ne s’était pas agi d’un jeu mais de violences sexuelles… il l’aurait fait savoir à qui de droit, vous n’avez pas le droit d’en douter.

      Répondre
  52. Drärk

    Je conseille tout d’abord les travaux de la Docteure Muriel Salmona, qui explique bien mieux que moi le principe de traumatisme, de mémoire traumatique, de conduites dissociatives et de pourquoi on n’en guérit pas en claquant des doigts.

    Les conséquences des violences sexuelles et des climats incestuels – et non pas incestueux – sont encore peu comprises, et donc niées, car elles remettent beaucoup de choses en cause. Lire, pour un-e survivant-e, que sa réponse est aveuglée par sa douleur, c’est remuer le couteau dans la plaie tout simplement, et je sais de quoi je parle, je souffre de stress post traumatique depuis des années. Et cela ne rend pas mon témoignage et ma capacité d’analyse moins crédibles. J’ai le droit de parole et je la sais censée et construite (on la sens la justification qui n’a pas lieu d’être, pas vrai ?).

    Les violences volontaires (châtiments corporels « éducatifs », violences sexuelles ect), ne sont pas un traumatisme passager, elles colonisent le corps, la psyché, le cerveau (c’est vérifiable en IRM), parce que c’est différent de tomber et d’avoir mal. Là, ça guérit vite, et si on a un entourage non toxique, il y aura du réconfort. La vie ne s’arrête pas.

    Les violences volontaires sont différentes. Car c’est une tierce personne qui intervient, et qui transmet sa violence à l’intérieur la victime. Car si on peut gérer soi-même une blessure accidentelle, on ne peut pas gérer soi-même une blessure à l’origine d’une tierce personne, car elle implique cette personne, qui n’est pas soi-même.

    Pourquoi ne peut-on pas s’en défaire ? Le fait de continuer à fréquenter les personnes violentes (je sous-entends ici qu’on a pas le choix de faire autrement), d’une part augmente le risque de récidives, d’autre part annihile purement et simplement la possibilité de guérison. Puisque leur présence réactive en permanence les traumas. Parmi ces personnes, on en retrouve qui agissent de manière consciente, qui le font depuis le début, qui agissent avec prédation. Personnalité manipulatrice, perversion narcissique (avec ces personnes, il n’y a que la fuite et couper les ponts définitivement qui fonctionne).

    De fait, quand vous écrivez ce billet, Docteur, avec un humour que vous souhaitez léger et bienveillant, en étant certainement sincère dans le fait de ne pas vouloir nuire sur un tel sujet (soupçons de violences sexuelles sur mineure de moins de 15 ans), il est très probable que, parmi le lectorat, vous retourniez un couteau dans une plaie, plaie qui peut avoir été oubliée (amnésie traumatique).

    Si je prends donc la parole aujourd’hui, ce n’est pas pour accuser qui que ce soit, c’est pour ces personnes qui se taisent et qui souffrent en silence, et pour celles qui parlent et qui sont censurées.

    La douleur est immense, et elle est exacerbée par le déni, car le déni fait autant de mal. Et aussi par des propos, qui ne sont pas destinés à faire mal. Comme ici.
    Peut-être que les propos des intervenant-e-s traumatisé-e-s sont choquants, mais ce n’est pas de la haine, c’est une souffrance incommensurable. Une souffrance trop grande pour les personnes survivantes elles-mêmes. La maintenir puise toute l’énergie disponible, et il suffit parfois d’un propos pour que tout ressorte. Et quand ça sort sans prévenir, c’est douloureux, même physiquement.

    La haine, c’est quand on agresse volontairement, pas quand on souffre de l’agression et qu’on est en colère.

    Une colère majoritairement contenue et niée (par l’entourage, par des pro de la santé, par la Justice) depuis des années. La colère est légitime, et associée à la souffrance, elle peut heurter ses témoins. Elle explose. Sachez que les personnes dans ce cas qui s’expriment ici sont souvent sans soutien, sans psy, sans filet.
    Faute de moyens, de préparation des profesionnel-le-s de la santé, faute d’énergie (quand une personne est brisée au point de ne plus avoir la force de se battre, déballer des souvenirs aussi douloureux est juste terrifiant). A cause de l’entourage qui peut, consciemment ou non, interdire à la victime d’accéder à une prise en charge.

    Et même en recevant du soutien, ça ne fait pas tout.

    J’aimerais réagir à certains commentaires en particulier :

    « Je supprimerai vos coms à l’avenir. »
    > Vous êtes en train de montrer à votre lectorat que vous ne supportez pas la contradiction. Supprimez tant que vous vous voudrez les commentaire de cette contributrice, cela n’empêchera pas e comprendre que vous avez été maladroite et dans le déni.

    « Si cet article vous a heurté, à quoi bon rester à l’affût de nouveaux commentaires. Ne chercheriez-vous pas à blesser en retour, en vous trompant de cible ? »
    > Parce qu’on ne peut pas tout simplement éteindre l’écran et passer à autre chose. C’est comme être ébloui et demeuré paralysé. C’est pour ça que ces personnes ne peuvent s’empêcher de lire et commenter, même si ça leur fait mal. Et aussi parce qu’elles en ont marre qu’on leur ordonne de se taire sous prétexte que leur vécu ne serait pas légitime.
    Une personne = un vécu = une façon de gérer les choses = en fonction du contexte.

    Et non, je pense que personne ne cherche à blesser volontairement en retour.
    Du reste, quand ça fait mal, ce n’est pas aux personnes blessées de partir, c’est aux autres de faire en sorte de ne plus blesser. Cela s’appelle la communication.

    « Outreau, ça vous dit quelque chose ? »
    > Par pitié, laissons ces personnes en paix. Ce sont des victimes, ces enfants devenus adultes sont été officiellement reconnu-e-s comme victimes (ce qui est déjà notable en soi). Le traitement judiciaire des adultes agresseurs ne signifie pas que ces enfants ont menti. Je n’ose même imaginer ce que doit être leur quotidien, la remise en question permanente, publique et de manière totalement arbitraire, pour « prouver » que les enfants mentent. Les adultes sont les premiers à mentir.

    Les adultes habituent (inconsciemment ou pas les conséquences sont les mêmes) les comportements agressifs des petits garçons envers les petites filles. Et ces même petites filles à être sages et à ne pas en coller une au petit garçon qui l’embrasse sans lui demander la permission. Remarquez que, si le garçon n’est pas habitué embrasser sans demander la permission, il n’y a aucune raison pour qu’il s’en prenne une…
    Quand un-e adulte ordonne à un enfant de « Faire un bisou à Tatie », c’est de la violence, car l’enfant est parfois obligé physiquement de le faire, on le prend et on le maintient pour que Tatie fasse le bisou : C’est violent, pas de doutes à ce sujet. Mais on préfère fermer les yeux plutôt que de se remettre en question (et sans doute parce qu’ouvrir les yeux pourrait éveiller d’anciennes blessures). Les enfants ne sont pas des distributeurs de bisous. Aucune excuse ne peut contredire cela.
    Comment veut-on que les enfants se respectent si on ne les respecte pas ? C’est impossible.

    Il est quasiment impossible de dénoncer un adulte. Combien de fois a-t-on entendu des adultes accuser des enfants d’avoir un comportement de « séduction » ? Trop souvent. Comment un-e gosse peut se rendre compte ce qu’est la « séduction » pour un-e adulte ? Avec une sexualité « adulte » ? L’autosexualité infantile est punie par les adultes, ces mêmes adultes qui soupçonnent pourtant les enfants de séduire des adultes. Quoi de mieux que le déni quand l’enfant accuse votre frère/sœur, votre partenaire ? C’est dur de regarder une personne qu’on aime et de se dire « Mais comment est-ce possible ? Est-ce que mon partenaire est vraiment capable de violer une personne qui à 2 ans ? ».

    Je pense d’ailleurs qu’il faut que les adultes se renseignent sur la sexualité, qu’iels confondent généralement avec « faire du sexe ». Nou-e-s naissons sexué-e-s, c’est notre mode de reproduction, c’est légitime de vouloir savoir comment notre corps fonctionne, y compris sexuellement, y compris quand on est gosse. De préférence sans aller embrasser de force sa camarade classe (ou son camarade de classe d’ailleurs). Seulement voilà, le corps des enfants appartient aux adultes (l’interdiction de la découverte du corps en est une preuve). L’âgisme, une notion très niée par la société, puisque gérée par des… adultes évidemment. Même si l’âgisme touche aussi les personnes âgées (mais c’est un autre sujet).

    J’espère n’avoir blessé personne, j’espère que ma contribution parlera aux survivant-e-s ici, dont la parole a été niée et détournée. Je sais que votre vécu est légitime, je suis survivante et j’espère que ma parole aidera à libérer la votre.
    Je rejoins AIVI quant à son explication sur la non préparation du repérage de victimes mineures de violences sexuelles. C’est une réalité, pas une insulte, ni une accusation. Juste la réalité.

    Docteur, si vous avez reçu tant de réactions quant à votre article, croyez-bien que ce n’est pas par hasard.
    Ce sont simplement des paroles muettes qui se libèrent et vous y être confronté. Je sais que c’est dur. Mais pour nou-e-s aussi, car notre parole est d’emblée niée, contrairement à la votre. De plus, vous bénéficiez de votre statut de docteur en médecine, ce qui vous donne du crédit, même si vous vous plantez, vous aurez toujours plus de crédit que moi, qui ne suis pas médecin.

    Pour conclure, je trouve votre réaction bien plus problématique que celle des personnes qui seraient « aveuglées par la douleur ».
    Vous pouvez supprimer ma contribution, elle est déjà disponible ailleurs.

    Répondre
    1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Bonsoir
      C’est un blog qui traitent de sujets médicaux. Tous les sujets médicaux sont susceptibles de remuer les concerné(e)s.
      Je m’excuse d’avance.
      Je suis un poil fatigué maintenant, donc on peut en rester là ? Merci d’avance.
      Prenez soin de vous
      B

      Répondre
      1. Libellule

        Ne vous excusez pas, c’est le principe du blog de parler de tout un tas de sujets. Et en plus, s’il ne faut pas parler des sujets légers qui peuvent -de très loin et sous le coup d’une douleur qui fait lire autre chose que ce qui est écrit – être mal interprétés… ben en gros on ne parle plus de rien… parce que même le sujet le plus neutre (par exemple la météo) peut remuer le couteau dans la plaie de gens qui ont vécu au moins un truc douloureux dans leur vie (coup de soleil ou catastrophe naturelle)… Et moi j’aime bien quand vous écrivez, sur des sujets durs ou légers, ça me fait beaucoup de bien à l’âme.

        Répondre
    2. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Bonjour,
      On peut en parler de visu si vous voulez. Je suis à Toulouse, écrivez moi un mail et nous en parlerons IRL plutôt que sur internet ou tout est sujet à malentendus… Et à défoulement et harcèlement.
      C’est une proposition sincère.
      B.

      Répondre
  53. Réglisse

    Ah… « l’humour peut être oppressif », dit un commentaire plus haut.
    Je crois que ce qui a choqué, dans le billet de l’homme-lion, cette fois-ci, c’est l’HUMOUR.
    On croirait lire ce magnifique roman de feu maintenant (mais feu d’artifice !) Umberto Eco, « Le Nom de la Rose ».
    L’avez-vous lu, docteur ? (sinon, vite, vite, c’est juste énormément cool).
    Permettez-moi de spoiler un poil : le coeur de toute une affaire de meurtre au sein d’une abbaye de moins plus ou moins hérétiques / fanatiques, n’est autre qu’un livre qu’ils sont censés ne jamais lire – les écrits d’Aristote sur le RIRE.
    Parce que le rire est subversif, le rire fait mal, le rire discrédite, le rire ébranle les croyances.
    Même quand il ne tourne pas en ridicule ni n’avilit, le rire réveille quelque chose en chacun de nous – une blessure d’autant plus féconde et furieuse qu’elle est sans visage .

    Toute cette guerre de coms, ces accès de rages, pour du rire…
    Moi, je commence à en avoir le rire jaune.
    J’ai déjà dit ce que je pensais du reste de ce taulé, et j’ai épuisé ce que je peux me permettre en tant que commentatrice.

    Prenez soin de vous, tous.

    Répondre
  54. tara biscotte

    Il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
    Je lis ce blog depuis sa création, son auteur est une boule d’empathie et de bienveillance.
    Et j’espere ardemment que ces personnes qui se sont trompés de cible n’ont pas atteint notre doc au point de lui faire perdre son envie de partager, d’alterer son envie d’exercer.
    C’était violent, injuste et tellement incomprehensible.
    J’ai eu l’impression d’être face à une forme de fanatisme ou l’intolérance et la pensée unique rappellent le fonctionnement d’une secte.
    Je ne pourrai jamais me mettre à la place de personnes victimes d’inceste, mais je respecte profondément leurs combats sauf s’ils se révèlent injustes et dénués de sens. Le fait d’ être une victime ne donne pas le droit d’accuser à tort et travers.
    Tout se que j’ai retenu de l’intervention de certain(e), c’est que le statut de victime n’est pas un gage d’intégrité. J’ai concience de la violence de ce propos mais je l’assume.

    Répondre
  55. Laure

    Bonjour, d’habitude je ne commente jamais mais là je suis sidérée par les autres commentaires! Évidemment que la question des maltraitances se pose, et cette fugue psychique, qui est racontée avec humour justement parce que c’est un blog, montre bien que vous y avez pensé, et que vous vous souciez de son bien-être à long terme…. Je suis contente que la petite aille bien.

    Les gens trouveront toujours quelque chose à vous reprocher mais on ne vit pas que pour les autres! et certainement pas pour leurs critiques. Du coup il faut aussi des compliments. Ce blog est super, merci pour tout et bisous!

    Répondre
  56. Chocolat

    Bonjour à tous,

    J’ai lu l’article (et les précédents). J’ai aussi lu les commentaires. Et pour la première fois, je me suis dit que j’avais peut-être quelque chose de pertinent à ajouter au débat. Je n’ai PAS été victime d’inceste ou de viol. Mais je pense comprendre l’inquiétude de notre jeune docteur, parce que dans d’autres circonstances que celles de Lison, on m’a posé ces questions qui incitent un enfant auquel il n’est rien arrivé à se méfier des adultes qui l’entourent et que cela laisse aussi un traumatisme. Quand des années après, vous racontez l’incident, et que vous devez à nouveau justifier auprès d’autres professionnels de santé, que non vous n’êtes pas une victime, que vous voyez bien à leur regard, qu’ils continuent de le penser, c’est très difficile de leur faire confiance. Et donc, parce que vous n’êtes pas entendus, vous renoncez à les voir, ces soignants qui ne veulent pas croire que non, les hommes de votre enfance n’ont pas commis l’irréparable! Donc oui, parfois, c’est poser des questions qui crée l’incident….

    Répondre
    1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Merci Chocolat, c’est sous cet angle là que j’âbordais la question.
      Il est ÉVIDENT que si j’avais eu le moindre soupçon de maltraitance je n’aurais ni fait le post ci-dessus (ou alors pas avec ce type d’humour et de photos) ni conduit l’enquête administrative nécessaire dans ces cas-là.

      Cela ne vaut ni la peine de s’exciter sur des forums, ni la peine de vouloir se procurer mon adresse ou mon numéro de téléphone ou toutes autres informations pour je ne sais quelles raisons retors.

      http://feminisme.fr-bb.com/t3665-alors-voila

      Merci Chocolat +++

      Répondre
  57. Eva

    Ah ben voilà, ca y est maintenant je vais pas arrêter d’y penser ce soir…j’ai rendez-vous chez mon médecin…avec ma fille…je vais penser à Lison et ses côtelettes de porc… Peut être que finalement ca va détendre l’atmosphère lol

    Répondre
  58. dédé

    Bonjour Baptiste,
    ceci n’est pas un commentaire, juste un court mail qui vous est adressé, je ne sais pas comment en envoyer sinon. Je lis votre blog assidûment depuis…qu’il existe ? ou peu de temps après ? Je ne sais plus mais j’ai tout lu. Et j’aime lire les commentaires en dessous. Avec des abonnés, tendres, passionnés, poètes, ou parfois contestataires, interrogatifs, dans le doute, et même blessés. Et puis, il y a ceux qui sont un peu secs, un peu à côté, qui n’ont pas compris, qui ne reviendrons pas, qui voudraient donner quelques leçon de vie ou de médecine…Et parfois vous réagissez, parfois pas, vous laisser les uns et les autres se répondre. Et puis, il y a les insultes, ou les commentaires limites, et j’aime bien que vous fassiez l’effort de « modérer », et inciter à la modération., et je suis rassurée que vous supprimiez, si cela arrive, les commentaires sexistes, racistes, et touti quanti. Certains blogs que je lis seraient bien inspirés de faire la même chose, car parfois, vraiment, ce sont des déluges de haine qui se déversent en commentaires sur des blogs pourtant bien écrit, subtiles et intéressants, qui deviennent finalement la tribune d’odieux trolls.
    Et puis il y a aujourd’hui. je vous le dis tout de suite : j’ai adoré votre récit. Comme toujours tout en subtilité. Et manifestement, d’autres n’ont pas du tout aimé. Peut-être simplement l’association de mots suffisait « vulve, petite fille, fugue psychique », et ils ont déversé leur souffrance, leur haine des soignants, et éventuellement leurs leçons d’écriture et leurs commentaires de texte. Alors voici, je me trompe peut-être, je ne suis pas une experte du sujet, mais j’ai l’impression que ces attaques sont très bien coordonnées pour faire la pub d’une association. Bref, vos réponses permettent tout simplement à des personnes d’utiliser votre blog comme tribune. Au lieu de se créer un blog…c’est plus simple. ou pour exercer une sorte de police de l’écriture et de la pensée…Et j’ai l’impression que vous avez été très blessés…vos réponses sont moins écrites, et dans le sourire…que le post lui-même. Alors je me demandais : pourquoi pas, ne pas répondre, et laisser ceux qui vous aiment, vous suivent, vous connaissent…faire le travail ? parce qu’en répondant, vous déroulez le tapis rouge à la haine de gens qui manifestement n’ont pas compris que derrière l’ordinateur, il y avait vraiment quelqu’un. la réconciliation peut-elle passer par le silence ? parfois ? bon courage à vous, continuez à nous faire sourire, pleurer, rire, réfléchir et voyager.
    Une lectrice assidue.

    Répondre
      1. dédé

        Ah ben, non, il faut pas ! C’est votre rôle de nous faire pleurer et rire…pas l’inverse 😉
        Merci à vous, continuez vraiment, c’est important !

        Répondre
    1. dédé

      En désignant l’auteur du blog comme un médecin maltraitant, vous êtes dans de la diffamation pure et simple. Votre souffrance ne donne pas l’autorisation d’accuser à tord et à travers la terre entière et certainement pas des médecins notoirement connus pour leur travail de réconciliation entre les patients et les soignants. Avec vos interventions, la seule chose que vous risquez d’obtenir, c’est que l’inceste devienne un sujet encore plus tabou. L’auteur du blog aborde des sujets difficiles, et c’est bien ainsi. Il est tout à fait dommage qu’au lieu d’y voir l’opportunité de rebondir sur le sujet difficile du repérage de ces situations de souffrance et du recueil de la parole de l’enfant, vous décidiez de partir en guerre contre l’auteur du blog qui a justement le courage d’aborder la situation du médecin qui veut aborder avec délicatesse une situation forcément délicate. Vous avez souffert, parlez de votre vécu de patient. Bibi parle de son vécu de médecin dans des situations compliquées et de son souhait de justement, toujours prendre en compte l’individu qui vient le voir, dans le respect de ce qu’il est, et de son unicité, sans plaquer, ni a priori, ni préjugés, ni manuel scolaire sur les mots de ses patients. Vous avez tout lu de travers.

      Répondre
    2. Réglisse

      (souffle exaspéré). « Merdre », quoi.

      « Permettre d’évitez de tomber sur vous »… ça glace le sang.
      On peut dire ce que l’on veut, mais pas de le Dr. Beaulieu soit un médecin maltraitant.

      Non mais vous avez lu ce blog ? en entier ? parce que moi, je vois juste un être humain avec de la tendresse et de la gentillesse à revendre, et pas un monstre psychopathe faisant l’apologie humoristique de l’inceste.
      On parle d’un jeu de touche pipi entre gamin, bon sang ! pas d’un inceste !

      Ce que vous faites, c’est une attaque ad hominem gratuite, violente, lapidaire, stupide.
      Diffamatoire, même.

      tara biscotte le disait un peu plus haut : ayez un peu d’intégrité, si vous pensez ne pas être d’accord avec les pratiques de ce médecin, ne lisez pas son blog, investissez-vous dans une association comme vous semblez le faire. Mais être victime ne vous donne pas le droit de victimiser ainsi, sur le net, parce que Moogli, nous ne sommes pas dans une jungle sans droits.

      Personne ne vous stigmatise ici en raison de votre douloureux vécu.
      Alors allez déverser vos odieuses insinuations ailleurs, merci.

      Répondre
    3. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Je sais pas quoi vous dire, hormis de prendre soin de vous et que si, dans ce que j’ai écrit, vous (ou qui que ce soit d’autre) avez été blessé (à juste titre ou pas, nous ne serons pas d’accord sur ce point) ce n’était pas mon but, en aucun cas, et je regrette profondément d’avoir été, d’une façon ou d’une autre, l’instrument ayant versé du sel sur vos plaies…
      Je vous souhaite le meilleur dans votre vie
      Sincèrement
      Baptiste Beaulieu (c’est mon nom, mon nom d’humain je veux dire, pas un pseudo d’Internet).

      Répondre
      1. dédé

        Baptiste,
        Je suis tellement désolée que des personnes en souffrance qui pourraient trouver de l’aide auprès de vous, se sentent blessée par vos écrits. Je réalise tout d’un coup combien cela doit être d’une grande tristesse pour vous. Et puis, suite à votre réponse ci-dessus, je réalise aussi l’enfer, le désespoir, le besoin de hurler de ces victimes dont ont a nié les souffrances. Je n’avais vu que la haine, Baptiste, vous me faites voir la souffrance. Moogli, je suis tellement désolée que la société n’ait pas été capable de voir, et empêcher ce qui vous arrivait. tellement désolée. et puis je m’arrête là…moi qui n’avait pratiquement jamais « commenté ».
        Merci Baptiste.

        Répondre
      2. Lola

        Bonsoir,
        Vous dites que les survivant·e·s sont peut être blessé·e·s à « pas juste titre ». Est-ce que vous pourriez expliqué ce que vous vouliez dire s’il vous plait. Comment peut on être blessé à « injuste titre » ?

        Répondre
          1. Lola

            Je sais que vous ca ne vous intéresse pas mais peut être que certains collègues à vous qui passerons pas là serons intéressés d’apprendre comment fonctionne la mémoire traumatique et seront alors capable de comprendre pourquoi les survivants qui vous ont lus sont blessés à juste titre. J’espère que vous ne censurerez pas cette explication et laisserez les personnes que ca intéresse avoir accès à ces informations qui sont vitales pour les survivants.

             » La mémoire traumatique des violences scelle plus encore cette emprise : lors des violences, la disjonction empêche la mémoire émotionnelle d’être intégrée en mémoire auto-biographique par l’hippocampe (structure cérébrale qui est le système d’exploitation de la mémoire et du repérage temporo-spatial), cette mémoire reste donc bloquée dans la structure cérébrale à l’origine de la réponse émotionnelle : l’amygdale cérébrale.

            Elle y est hors temps, hors de toute possibilité d’analyse et de tri. Elle est indifférenciée comme un magma qui contient à la fois tout ce qu’a ressenti la victime, les violences, et les mises en scène du conjoint violent. Elle va se déclencher au moindre lien rappelant les violences, comme une machine à remonter le temps en faisant revivre sous la forme de flashbacks les pires moment. Cette mémoire traumatique se charge de plus en plus lors des épisodes de disjonction qui peuvent durer de quelques minutes à des mois, voire des années si les violences se répètent en continu. Et, telle une bombe à retardement, aussitôt que la victime n’est momentanément plus en état de dissociation (par exemple si l’agresseur est absent, si elle est protégée, ou si une violence encore plus extrême dépasse les capacités de disjonction), elle explose et envahit l’espace psychique de la victime en lui faisant revivre à l’identique ce qui a été enregistré (Salmona, 2012). »
            http://stopauxviolences.blogspot.fr/

        1. ImmaterialGirl

          @ Lola
          Votre contribution sur la mémoire traumatique est interessante, et peut éclairer la virulence de certains propos. Elle est informative et claire, pourquoi craignez-vous en ce cas qu’elle soit censurée ?

          Ce qui est plus discutable, c’est que vous puissiez dire de but en blanc que cela n’intéressera pas BB. Vous reprenez avec cette affirmation une pente agressive, alors que votre volonté d’informer est autrement plus louable !

          Répondre
    4. adèle

      @moogli
      Qu’est-ce qui vous permet de juger ainsi Dr Bibi ?
      Vous avez le droit de ne pas aimer ce qu’il écrit, pas de l’insulter dans ce qu’il est.

      Répondre
  59. Ivaule

    Lectrice du blog depuis ses débuts, je n’ai jamais commenté.

    Mais là, comment ne pas réagir face à de tels propos, de telles diffamations, méchantes, gratuites….

    Qui t’a lu, Baptiste, sait bien que ton nom pourrait être synonyme de bienveillance.
    Moi, je le sais.
    Alors le moment était venu de te dire juste ceci : MERCI.

    Paillettes, licornes, etc…

    Répondre
  60. Eva

    Non mais sérieusement comment en arrive-t-on à de tels commentaires, moogli et compagnie? J’avoue je suis atterrée, dans l’incompréhension la plus totale…. Si vous cherchiez quelqu’un sur qui déverser votre haine passez votre chemin, ce sentiment n’a pas sa place ici et je pense que baptiste l’a prouvé plusieurs fois. Ce blog vous a heurté? Tournez la page, ca suffit l’acharnement et si c’est de l’engagement qu’il vous manque, ca n’a pas à se faire sur ce blog, vous pouvez aisément ouvrir un blog pour en discuter comme bon vous semble, entre gens « bien pensant ».

    Répondre
  61. Namasté

    Autant je pouvais entendre et compatir à la souffrance, autant la diffamation me révulse. Porter des accusations sans fondement est grave, pensez-y avant d’aller de plus en plus loin dans cette surenchère, cette chasse aux sorcières à l’encontre d’un médecin qui a prouvé à de nombreuses reprises et de nombreuses manières qu’il incarne la bienveillance et l’empathie!
    Courage à vous Dr Beaulieu, une multitude de lecteurs assidus ( qui ont aussi parfois un vecu traumatique) vous soutiennent et ont compris le sens de votre démarche…

    Répondre
  62. Alcina

    Bonjour Baptiste,

    Je vous lis depuis un bon moment déjà sans avoir jamais commenté, mais là vraiment…. je suis (passez moi l’expression) surleculfiée de voir à quel point la souffrance peut aveugler les gens et les faire se tromper de cible…. 🙁 Vos articles sont tous empreints d’énormément d’humanité. Parfois (rarement) je ne suis pas d’accord et cela m’oblige à me poser la question « pourquoi ? » ce qui est excellent pour remettre en cause certains réflexes idiots ou certitudes branlantes… Protégez vous de ce déferlement de haine et continuez à nous faire réfléchir, cela nous fait du bien. J’aurais beaucoup aimé croiser plus de médecins comme vous dans mon parcours de (pas toujours) patiente !

    Répondre
  63. carine

    Bonsoir,

    je ne suis pas soignante, ni soignée (pour l’instant), mais j’aime venir sur ce blog pour toute l’humanité qu’il recèle: les écrits de Baptiste bien sur et les commentaires des uns et des autres.
    A la lecture de ce dernier post et des réactions nombreuses et parfois dures à lire, j’ai repensé à cette phrase de Christian Bobin: » Quelle que soit la personne que tu rencontres, sache qu’elle a déjà plusieurs fois traversé l’enfer. »
    Telle que je la comprend, il n’y a pas à se comparer. Ceux qui souffrent d »un côté et ceux qui auraient par je ne sais quel miracle échappé au chaos…
    Mais surtout, cette phrase m’évoque le fait qu’il faut prendre soin de chaque être rencontré, croisé, cotoyé, aimé… Tâche ô combien difficile voire parfois impossible selon le contexte…
    Et pourtant, à travers la vie et le travail de Baptiste (qu’il sait si bien mettre en histoire) c’est bien de cela dont il s’agit: Faire attention à chacun avec le plus de délicatesse possible et une bonne dose d’humour également (pour garder du recul c’est important!).

    Alors voilà, je vais continuer de lire avec joie ce blog en espérant découvrir bientôt un nouveau post et puis je me dis de poser un regard plus doux et patient sur les personnes qui m’entourent ou que je croise simplement.

    C’est grâce à l’ensemble de ces échanges que mon regard sur le monde change. Aujourd’hui encore, pour du mieux je l’espère…

    Répondre
  64. virginie

    « Je fais confiance aux mots qui finissent toujours par dire ce qu’ils ont à dire (…) un caillou que vous aurez lancé, vous ne saurez pas dans quelle direction il est parti, mais vous saurez qu’il aura bien fini par retomber sur terre. Ainsi sont les mots. Ils arrivent toujours, coûte que coûte, par se poser quelque part, et cela seul est important (…) »
    « La petite fille qui aimait trop les alumettes » Gaetan Soucy

    Répondre
  65. Tony

    Salut,

    Mon pauvre tu vas te tuer à la tâche. Ça ne sert à rien de répondre/ argumenter dans les commentaires. Tout le monde reste sur ces positions et tu es le seul qui se fait des cheveux blancs. Si le texte est mal compris fait des rajouts à la fin. T’ es déjà superman avec toutes tes activités. Soit un peu fainéant et ignore un peu les gens. Ca ne te fera que du bien.

    Bonne continuation.

    Répondre
  66. Act

    Vivement le prochain billet, car je suis vraiment sidérée par la méchanceté de certaines attaques personnelles.
    Faire réfléchir sur un sujet grave n’est pas le cautionner.
    Mon rêve est de trouver un jour un médecin comme monsieur Beaulieu. Le mien est bien, mais il n’ a pas l’empathie qui ressort de ce blog.
    Baptiste, restez comme vous êtes, mais pensez aussi à vous de temps en temps. Vous donnez l’impression de toujours donner, soyez égoïste quelques instants.
    Passez une très belle journée. Nous avons de la neige aujourd’hui et dieu que c’est beau.

    Répondre
  67. Mimi

    On se croirait sur un réseau social.
    À chaque fois sur quelqu’un dit quelque chose d’intéressant, faut toujours qu’il y ait des écervelés pour juger dénigrer détruire. C’est ce qu’ils font de mieux ces gens-là, détruire.
    Et quand t’es normal, t’as beau te dire que ces commentaires devraient te passer au-dessus de la tête, ben tu peux pas, tu te remets en question même!
    Dr Beaulieu, je crois que c’est la première fois que je commente, j’ai eu envie de le faire un paquet de fois et je regrette de le faire aujourd’hui, à cause de personnes destructrices. Ces gens-là ne devraient pas d’avoir autant d’importance, mais pour des personnes sensibles telles que vous et moi, ils en ont un peu, hélas.
    Signé: une IDE

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  68. Cath

    Baptiste, tu as été, je pense, au bout de ton devoir de soignant envers ceux qui ont voulu te blesser par tous les moyens, violence verbale, insulte gratuite et dénuée de fondement. Je Veux bien croire qu’un humain blessé peut être violent dans ses réactions – je noterai cependant que d’autres abordent les problèmes d’une autre manière et en faisant preuve d’une ouverture d’esprit qui force l’admiration. Ce sont ces derniers qui feront progresser les choses.
    Cela dit, je n’ai pas ta patience et ton écoute de soignant.
    Alors, je t’en prie, fais ce que tu as annoncé : vire les commentaires de ceux qui ont eu la chance de s’exprimer et qui en ont profité pour nous parasiter – j’allais écrire « pourrir »- la lecture et la réflexion. Ces commentaires n’apportent rien et ne cherchent qu’à détruire au travers de leurs vociférations.
    Voilà. Prends soin de toi, et de nous aussi 😉

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  69. Philippe Renève

    Internet est un instrument merveilleux, je crois que tout le monde est d’accord là-dessus.

    Le problème est que tout y semble déshumanisé ; tout se passe entre machines, claviers, souris (non, pas seulement les filles !) et écrans. D’où le fait que certains oublient que nous sommes des êtres de chair, d’os et de cœur et en viennent, l’anonymat aidant, à traiter leurs interlocuteurs comme ils ne traiteraient pas leur chien : insultes, agressions, parfois obscénités et menaces. S’ils tenaient ce genre de propos dans le plus pourave des bistrots des bas-fonds ils se feraient jeter avec pertes et fracas et ne pourraient plus y remettre les pieds.

    Distance, anonymat, impunité, ambiguïtés de l’écrit rapide, délais de réponse, frustrations induites menant à des comportements de violence, de prédation, de groupe et de même de foule, tout cela provoque chez certains intervenants des manifestations coléreuses, méprisantes voire haineuses, qui sont parfois difficilement supportables par le tapoteur moyen.

    Il faut l’accepter comme une rançon à payer pour Sa Majesté Internet mais ne pas céder à la tentation inévitable de répondre sur le même ton ou de s’affliger outre mesure de ces débordements. Ils sont moins dus à la nature humaine qu’au retard qu’elle a pris sur la technologie ; songeons que l’automobile fait parfois du plus pacifique d’entre nous un monstre écumant et tentons de combattre nos démons en souriant tout simplement de ceux des autres !

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  70. Rofine

    Baptisste,
    Je suis sidérée par le tsunami de réactions violentes et agressives déversées sur toi à propos de ton post. Là, où tu te posais, avec une pointe d’humour, une rafale de questions en l’espace de quelques minutes pour ne pas passer à côté du diagnostic juste pour Lison, certaines lectrices ont vu négligence du médecin voire dérision. Je comprends leur vécu, leur souffrance dans leur corps et leur tête mais tu n’es pas responsable de toutes les erreurs commises par tes collègues !
    J’admire ta patience pour leur apporter une réponse que certaines ne veulent même pas « écouter »… Ne t’épuise pas à vouloir abattre des montagnes, Baptiste ! Protèges-toi et prends bien soi de toi. Tes fidèles lectrices et lecteurs seront toujours là pour découvrir tes nouveaux textes qui nous font réfléchir et avancer dans la réconciliation des soignants et soignés.

    Je t’embrasse

    Répondre
  71. Lise

    Eh ben, ça dépotte par ici !!!

    Bibi, on peut TOUT dire si les mots sont guidés par l’amour et la bienveillance.
    Et c’était bel et bien le cas de ce post, comme de tous tes posts précédents, tu n’as d’ailleurs plus rien à démontrer de tes motivations à ceux qui te suivent depuis quelques années maintenant ….
    Ne laisse surtout pas le doute s’insinuer en toi, y’en a qui sont forts à ce « jeu »-là …

    Le reste, comme l’a si bien exprimé Gwladys, appartient à chacun.

    Ne change RIEN.

    Lise.

    Répondre
  72. Wacky

    Bonjour…
    Apres un temps de repos je tenais à revenir dire un mot. J’ai mal encore de n’avoir pas su trouver les bons, ou qu’au milieu de ce débat où les uns comprennent très mal les autres malgré les efforts… La douleur a été la première à parler, celle des uns nourrissant celle des autres au fur et à mesure que la colère et l’incompréhension se sont aussi dispersées, et la raison s’est un peu noyée au milieu de tout ça. Bref…
    Coup de chiffon sur la table, et on recommence en essayant de faire mieux.

    « Je sais pas quoi vous dire, hormis de prendre soin de vous et que si, dans ce que j’ai écrit, vous (ou qui que ce soit d’autre) avez été blessé (à juste titre ou pas, nous ne serons pas d’accord sur ce point) ce n’était pas mon but, en aucun cas, et je regrette profondément d’avoir été, d’une façon ou d’une autre, l’instrument ayant versé du sel sur vos plaies…
    Je vous souhaite le meilleur dans votre vie
    Sincèrement »
    Voilà, moi c’est surtout ça que j’attendais, merci pour ça.

    Je pense qu’à l’avenir vous serez plus sensible à la façon dont vous vous exprimez sur votre blog, je veux dire, plus qu’avant, parce que cet épisode même s’il s’est déroulé dans le chaos vous aura appris (ou juste rappelé) qu’on peut malencontreusement jeter du sel sur les plaies effectivement, et un médecin cherche à apaiser la douleur, pas l’aggraver… Evidemment comme le dit gwladys les survivants doivent faire de leur mieux pour être capables de discerner l’humour d’un médecin qui fait un billet d’humeur et le deni volontaire de nos souffrances dont nous souffrons en général, mais c’est comme ça, certains n’en sont pas encore là, et il serait dommage de les exclure de votre blog pour une blague déplacée. Je rappelle que c’est une de vos lectrices qui nous a demandé d’intervenir « pour vous aider », comme quoi il n’yavait aucune agressivité au départ. Nous avons été blessés, à juste titre ET pas à juste titre, un train peut en cacher un autre…
    Peut-on rire de tout ? Non, pas avec tout le monde et en toute circonstances, et je ne sais pas votre avis là dessus mais personnellement bien que le rire m’ait permis de dissocier pour me reconstruire, j’ai réalisé que je contribuais aussi à mon propre deni et à celui des souffrances des autres car relativiser par l’humour m’ôtait toute énergie de me battre pour ma reconnaissance et mes droits, j’ai vraiment senti que je minimisais ma douleur. D’ailleurs dans mon entourage dernierement, et justement en rapport avec ce qui s’est passé ici (internet c’est pas la vraie vie ? alors pourquoi on a ressenti tout ça ? ^^), j’ai constaté qu’interdire les blagues douteuses en ma présence m’a permis d’affirmer une reconnaissance de cette douleur. Ca m’ouvre une porte vers une information sérieuse à apporter pour enfin briser cette culture qui fait tant d’injustices, et déchire les gens sur un blog de reconciliation…
    Je me doute bien que c’est très difficile de supporter ce que vous avez dû lire à votre sujet, jusqu’aux insultes visiblement, je vous souhaite de vous en remettre, ça doit pouvoir se faire si moi de mon côté j’essaie de me remettre des insultes de rageux à côté de la plaque et tutti quanti. On a qu’à lire entre les lignes et faire un gros tri, et voir que malgré tout on a essayé malgré la colère la plupart ont essayé de se comprendre.

    Je voulais faire court, encore raté…
    Un dernier mot, merci aux personnes qui par bouts de phrases pertinentes ici et là, au milieu du n’importe quoi et des arguments bidons, font avancer les choses dans le bon sens. La voie du milieu comme dit mon chauve préféré.
    Bonne continuation, en espérant avoir trouvé les bons mots cette fois, merci de votre attention

    Répondre
    1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Bonjour Wacky
      Merci pour votre commentaire mesuré.
      Le problème vient de ce que je n’ai pas compris qu’on déforme à ce point mes propos.
      Dans l’histoire (dont vous n’avez pas que la version « écrite », je reste encore seul juge de la réalité de ce que j’ai vécu durant ces 20 minutes de consultation où seuls la mère l’enfant et moi étions présents) je m’interroge sur le mal que je pourrais faire à évoquer/relever le jeu naïf de l’enfant avec son petit voisin, c’est à dire à coller des problématiques d’adultes sur une psychée d’enfant. C’est à dire à culpabiliser une enfant et son identité en construction pour avoir « exploré » son schéma corporel avec un autre enfant dans le cadre d’un consentement mutuel.
      Je n’ai pas écrit autre chose.
      Si j’écris le mot « fleur » et que certaines personnes qui ont connu l’enfer lisent le mot « enfer », je ne vais pas m’excuser d’avoir écrit le mot « fleur ». J’ai écrit le mot « fleur », vous avez lu le mot « enfer ».
      En aucun cas je ne disais que Lison deviendrait une adulte « fouetteuse » parce qu’elle aurait subi des abus.
      EN AUCUN CAS. Mais elle pourrait avoir une identité perturbée si elle tombait sur un medecin qui culpabiliserait ce jeu avec son voisin (ou ne dénoncerait pas un abus si abus il y avait CE QUI N’EST PAS LE CAS ICI)
      Je pense plutôt au mal que peut faire un medecin en culpabilisant une enfant qui a juste joué (ce qui était le cas mais cela vous ne vouliez pas l’entendre puisque je l’ai dit plusieurs fois dans les commentaires). Vous savez, les souvenirs induits à cet âge peuvent faire des ravages.
      Je ne sais pas si vous voyez la nuance…
      Ce qui m’a blessé c’est aussi que vous me jugiez sans me connaître et sans avoir été là. Comment savez vous que la personne à laquelle vous vous adressez ( moi ) n’a pas connu elle-même des abus ?? Vous tenez un registre des victimes ? Vous êtes porte parole ?
      (Il n’y a pas d’agressivité dans les propos je précise car par ecrit on ne voit pas l’intonation du discours, donc je pose vraiment la question en toute douceur ).
      Je suis intimement persuadé qu’un adulte peut briser une psychée enfantine en calquant des problématiques d’adultes sur un jeu enfantin. Si, à l’issu de la consultation, j’avais eu le moindre doute qu’il s’était agi d’autre chose qu’un jeu (par exemple si c’était avec son voisin mais SANS consentement, ou pire, avec un adulte, j’aurais agi comme le demande la HAS, en suivant les recommandations de mon ordre). Cela ne vaut en aucun cas qu’on me juge et mejuge ou qu’on s’acharne à trouver mon adresse et mon numéro de téléphone (venant de la part de gens qui prétendent lutter contre les violences et tous les types de harcèlements, cela laisse songeur).
      Et si j’ai supprimé certains commentaires c’est parce que je modère cette page depuis quatre ans et que c’est assez éprouvant pour les nerfs. Quand on va manger chez quelqu’un on ne met pas les pieds sur la table et on ne se pince pas le nez. Si on n’aime pas, on vient pas. Et si on vient, on reste courtois.

      Je vous salue, je vous remercie, et j’entoure mon commentaire de tonnes de licornes et de paillettes pour bien montrer qu’il n’est ni agressif, ni en colère (mais assez bouleversé par les réactions suscitées)
      Bien à vous
      B

      Répondre
      1. Wacky

        Oui, à ce propos c’était ça le mea culpa (que j’ai écrit je sais plus où dans un commentaire), juste 2 mots parce que ça a été compliqué de reconnaître mon extrapolation au milieu du reste.
        Je ne peux pas livrer toute une analyse du comment et pourquoi ça en est arrivé là, je ne cautionne en aucun cas l’agressivité si elle n’est pas nécessitée par une situation d’urgence et/ou de legitime défense, mais je reconnais pour ma part que sur ce point j’ai foiré, ce qui invalide les raisonnements que j’ai tenu, sans pour autant les démolir, disons que pour moi ils marchent de travers, mais ils marchent, mais de travers… Si ça peut répondre à votre question, à MON avis la déformation vient surtout que vous dites que vous n’êtes pas formé et que ça c’est assez aberrant pour moi (et pour beaucoup d’autres) à cause de ce besoin qu’on a de trouver des médecins formés, dans tous les secteurs car la mémoire traumatique n’est pas seulement psychique, elle peut détruire tout le corps. Et le fait d’utiliser l’humour, et ce sur un blog certes privé mais accessible au public. On peut se dire : « Ah… » et partir en vrille aussi… Et ensuite quand la colère et les trolls s’en mêlent, l’incomprehension du début devient n’importe quoi.

        Bouleversé, oui moi aussi, devant le travail à accomplir pour apprendre à se contrôler et aider les autres à en faire autant… En ce qui vous concerne, et ce sans vous connaître plus que ça, il me semble avoir lu que c’est la première fois qu’un tel tollé éclate ici, vous avez compris plus ou moins pourquoi, ce n’est pas à moi d’en juger, mais l’important reste d’en tirer les leçons les plus sages possibles. Comme vous dites, c’est éprouvant pour les nerfs, je sais que c’est que de se sentir agressé alors qu’on est innocent , que tout le monde vous met en cause et que personne ne cherche à creuser plus loin… Je ne le sais que trop bien.
        Merci pour les licornes et les paillettes, j’ai des amies qui adorent ça (ah les filles… quoi ? un préjugé ? )

        Répondre
        1. Cath

          Mais non, pas un préjugé. 😉
          Les filles aiment les licornes et les licornes aiment les filles, c’est bien connu. Et puis tous ceux qui ont besoin d’appui et d’écoute.
          J’ai aimé vous lire Wacky. Votre message est bien passé.

          Répondre
          1. Grand33

            Oui, enfin les licornes n’existent pas ! Alors ……
            Les barbus, si !!! avec ou sans paillettes.
            La bise apaisée,

          2. Cath

            Les barbus, avec ou sans paillettes…. Je suis songeuse : et la barbe fleurie, ça peut le faire ? Quand on s’appelle Grand, Carlomagnus n’est jamais loin 🙂

          3. marie

            rhâââ lala Adèle l’homme de cromagnon au siècle passé…. le tube à tue tête du centre aéré …..mieux que la madeleine du Proust ….l’homme de cro, l’homme de ma, l’homme de gnon mer-ci plein!
            ps: en vrai Grand il ressemblerai plus à un pêcheur d’Islande

          4. Cath

            Mais je découvre ! J’avais pas dépassé les pays d’Aragon et Castille en cherchant Mirza moi ! Rajoutons l’ouverture du Barbier de Séville par les 4 mêmes barbus, et le rire vous habite.
            Merci Adèle et Marie la Bleue 😉

          5. grand33

            @marie C’est plutôt ça pêcheur ……….. devant l’éternel ! ou de truites ce week end dans les pyrénées.
            C’est cromignon cette chanson merci @adèle
            @cath : il y très longtemps que je ne suis pas allé à Reims

  73. Nathalie

    Bonsoir Bibi,
    Moi je l’aime votre post, comme tout ce que vous écrivez. J’aime que vous romanciez des histoires de soignants, qui ne sont pas forcément les vôtres, que vous nous les contiez, avec parti pris, si je veux voir un documentaire ou lire du journalisme médicale, je ne viens pas chez vous, je ne me lave pas non plus les pieds dans un verre à dents (je digresse). Il me semble que ce blog est là pour conter, pas pour rendre compte, vous nàvez donc de comptes a rendre à personne. J’aime vos histoires parce qu’on y voit le doute. C’est merveilleusement humain le doute. C’est une petite lumiere magique qui fait apparaitre le coeur qui bat sous la blouse blanche et du coup, le docteur fait moins peur. J’adorerais que vous soyez le médecin de ma famille, mais vous etes trop loin et j’adore mon médecin qui elle aussi est un humain. Le genre d’humain qui sait laisser suffisamment de place au doute pour trouver les mots pour expliquer à un petit autiste de 10 ans que tripoter son zizi jusqu’au sang c’est pas top. Pour qu’il accepte qu’on examine la chose calmement et qu’on le soigne. Prenez soin de vous et doutez (de tout, sauf d’un truc : vous êtes un mec bien).

    Répondre
    1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      @Lola : j’ai supprimé votre commentaire. Cette histoire est close ici.
      Si vous souhaitez en parler, contactez moi par mail et nous discuterons avec pondération et mesure.
      (section Contact du blog).
      En attendant, je ferme cette histoire.

      Répondre
  74. Herve CRUCHANT

    comme au théâtre de Molière-Corneille, quand on dit (à part : …)

    après tout ces commentaires, je me demande ce qui est le plus douloureux pour le Toubib -rôle tenu par Mr BB) :

    – que son art soit autant mis sur la sellette ou

    – qu’il lui soit quasiment impossible de faire de l’humour

    Répondre
  75. San

    Quelle aigreure, quelle rancune et haine des autres…
    Je ne comprends pas comment les gens en arrivent à ce point à être mauvais. Je suis malade, en fauteuil, et ce brutalement, mais je trouve formidables toutes ces personnes soignants, infirmières et médecins qui donnent leurs vies pour nous.
    Je souhaite juste à Bibi (que je lis depuis très longtemps) d’écrire encore longtemps, de nous faire rire pleurer et parfois grincer des dents mais jamais devenir « rageur ».

    Paillettes, licornes, câlins et amour, c’est tout ce que je vous souhaite.

    PS si un jour je devait tomber sur vous en consultation je hurlerai de joie

    Répondre
  76. AnneLEGRAND

    Que se passe-t’il, je reçois la nouvelle de Lison du 02/03/2016 que j’ai lue le jour même?!
    Y a-t’il un bug? Ou c’est ma tablette qui foire? J’étais avide de la nouvelle publication!
    Je patiente comme les patients que je visite et évalue de façon globale ( gériatre d’Équipe Mobile de Gériatrie).
    Toute mon affection vous accompagne cher jeune talentueux confrère.

    Répondre
  77. elwynn

    je n’ai pas lu tous les commentaires, trop, trop longs, trop agressifs, TROP quoi. Ceci est un blog ou l’on traite des sujets graves avec humour. Nous avons lus des fugues psychiques (ou du moins j’en ai moi) ou nous imaginons les pires ou les meilleurs scenarios, et surtout dans les pires moments. Mais cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas attentifs, touches, consciencieux de ce qui a déclenche cette fugue. Le rire est nécessaire a la vie, meme dans des cas d’inceste. Sinon les agresseurs ont gagne. Parole de fille qui s’est faite casser la gueule pour avoir oser tenir tete a un homme. Ok pas la meme chose qu’un inceste mais bon…. Zen les gens! Bises a Bibi, meme si je ne suis pas toujours d’accord avec lui (ouais je sais, bad girl ^^).

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  78. Libellule

    Je dois être masochiste sans le savoir,
    j’ai trop lu tous les commentaires, y compris les plus haineux et déconnectés du texte, c’est dur et pourtant ce n’est pas MON texte. Ca me pourrit même les nuits, cette nuit j’ai fait un cauchemar ou une seconde salve de protestataires se plaignaient « des cotes de porc, qui excluent certaines sensibilités religieuses ». Faut vraiment que je décroche. 🙁

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    1. Julie

      Je te comprends Libellule. J’ai eu l’impression d’un véritable ascenseur émotionnel en lisant les commentaires des dernières histoires, si bien que je n’ai pas tout lu. Mais au final, je suis contente que ça se finisse en douceur, avec de beaux commentaires. Je retiendrais ceux qui m’ont touché, les calinoux que se sont fait les commentateurs, les paillettes et les licornes et l’évocation du merveilleux Dr J. Dorian par une commentatrice (fan fan fan).
      Allez, viens, on reste. pour tout ça, pour Baptiste et tous les chouettes commentaires à venir. Ne décroche pas trop hein !

      Baptiste, bisous, free hug et licornes aussi (les paillettes, j’aime moins, on risque de s’en mettre dans les yeux et après ça pique). 😉

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    2. dédé

      Itou. je crois que j’ai fait un transfert…J’ai (re)-commencé à commenté avec « Ah » parce que j’étais indignée, et que je voulais avec mes petits mots, mes petites phrases, participer à un petit bouclier face au déferlement de douleur contre des mots pourtant si beaux. Je voulais, je crois te dire que tu n’étais pas seul, et d’ailleurs nous avons été nombreux à le faire. Mais finalement, grand modérateur, tu es celui qui apaise, tes lecteurs-amis semblent plus blessés que toi contre l’injustice qui t’a été faite. Baptiste, je ne sais pas comment tu fais.

      Répondre
  79. marjitj

    Bonjour Bibi,
    Je crois n’avoir jamais commenté sur l’un de tes billets (oui, oui, je les ai tous lu… ), probablement car j’ai toujours l’impression que ça n’apportera pas plus, donc je lis le billet, bien souvent les commentaires car certains de tes lecteurs sont excellents aussi, et je m’en vais.
    Ce billet je l’ai trouvé bien, et j’ai lu les commentaires de certains et je suis partie car vraiment pour moi ils ne comprenaient rien. puis je suis revenue, juste pour te dire que j’imagine à quel point tout ces commentaires ont pu te toucher, et que j’espère que malgré tout tu auras l’envie de revenir (j’ai d’ailleurs vu un nouveau billet avant de venir écrire ce petit message et j’en suis ravie).
    Bref, c’est décousu et cela n’apporte probablement pas grand chose, mais juste pour te dire, continu, ceux qui te soutiennent sont plus nombreux que certains détracteurs. Et surtout bon courage pour tout ça et merci aussi!
    Voilà, je crois que j’ai tout dit…

    Répondre
      1. Anonyme

        Je suis ce blog depuis un bon moment, et je n’ai jamais vraiment pris la peine de laisser un commentaire moi non plus, jusqu’à aujourd’hui.

        Je fais parti du corps médical également (la psychiatrie, même) et je sais ce qu’on ressent quand on fait une indélicatesse. On fait tous des erreurs, on aborde tous un jour un thème qui blesse un patient (ou un lecteur) et c’est toujours un moment très difficile à vivre, on est blessé, on se remet énormément en question.
        Alors courage Bibi, tu es un excellent médecin, n’en doute pas, et c’est toujours un plaisir de te lire. Je suis content que tu aies continué.

        Et courage aux victimes.

        Répondre
  80. Cécile

    Bonjour,
    Je n’ai pas lu tous les commentaires, mais tout ça me rappelle une histoire qui n’a rien à voir mais en fait si.
    Une nuit, je me sentais mal. Je me suis levée, j’ai eu la tête qui tournait, j’ai appelé mon homme au secours. Il est accouru, juste à temps pour me voir m’effondrer lamentablement sur la cuvette des toilettes.
    Je me suis réveillée toute chose, avec mon homme tout blanc qui essayait de ne pas avoir l’air trop inquiet. J’ai très bien dormi ensuite, lui pas du tout : il m’a réveillée toutes les heures pour voir si j’allais bien, je l’ai envoyé promener plusieurs fois d’ailleurs.

    Le lendemain matin je suis partie travailler avec un coquard colossal. J’ai croisé une personne qui avait l’habitude de ne surtout jamais me parler… elle ne savait donc rien de moi, pas davantage de mon homme. Et là j’ai eu droit, sans même un bonjour, à une tirade vigoureuse : « Non mais faut pas vous laisser faire, votre mari n’a pas le droit de vous faire ça vous savez ! ». Rien de moins, rien de plus.
    D’abord, je n’en suis pas revenue (euh… mais pourquoi elle me dit ça la dame ? il est tout mignon mon homme à moi que j’ai !).
    Après ça m’a énervé qu’elle l’accuse, beaucoup beaucoup énervée option furieuse.
    Après je me suis calmée et je me suis dit que peut-être que son mari à elle n’était pas trop trop mignon… ou alors son papa, ou alors un autre…
    Mais quand même, peut-être aurait-elle pu mettre un point d’interrogation dans sa phrase, non ?

    Voilà, c’était ma contribution au débat. Si elle n’a rien à faire là, je ne serais pas du tout, du tout vexée qu’elle disparaisse.

    Merci pour toutes les jolies lectures que vous nous offrez.

    Répondre
  81. A.

    Cher Baptiste,
    je commente pour la première fois, en temps qu’interne qui ne pratique que trop bien la fugue psychique (parce que j’ai un peu mal à mon métier mais c’est un autre sujet… et d’aillleurs, j’en profite pour te remercier parce que ton blog m’a fait beaucoup de bien aux moments où le découragement prend le pas sur la vocation).
    Tu as tous mon soutien devant ces commentaires haineux et au combien injuste. Continues ce blog qui nous réconcilient soignants et soignés.
    A.

    Répondre

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