Ont-ils su ?

Alors voilà… Orlando… 50 morts…
Ils ont été tués parce qu’ils étaient ce qu’ils sont. Point final. Comme si on mettait fin à nos jours parce que nous sommes blonds, ou bruns, ou que nous avons une fossette au menton, une forte poitrine ou le muscle de l’épaule très galbé. 

À ceux qui pensent que les personnes choisissent d’être homos, lesbiennes ou transgenres, ce n’est pas un “choix”. On ne choisit pas d’avoir peur de tenir la main de la personne qu’on aime en public. On ne choisit pas de se faire assassiner par un terroriste dans un lieu de fête et de joie. 

Partout dans le monde les gens meurent parce qu’ils sont homosexuels, lesbiennes transgenres. 

À ceux qui disent que la gay pride ne sert à rien, et qu’il n’y a pas d’hétéro-pride : aucun hétérosexuel ne meurt parce qu’il est hétérosexuel. Aucun. On ne vous casse pas la gueule pour ça. On ne crève pas les pneus de votre voiture pour ça.

50…

Ont-ils eu peur ? Ont-ils su ? Ont-ils crié ? Ont-ils cherché une main secourable ? Ont-ils compris ? Ont-ils prié ? Ont-ils eu le temps de penser à leurs proches ? Une mère, un père, une soeur, un ami ? Ont-ils eu peur ?

ONT-ILS EU PEUR ?

Ont-il su qu’ils n’étaient pas 50, mais 1000, 10 000, 1 000 000 ? Comme tous les autres avant eux, les lesbiennes, les transgenres, et les homosexuels de l’Histoire qui furent tués pour aimer différemment, pour avoir ce tort là de ne pas entrer dans la bonne case ? D’être émus par le muscle d’une épaule où le renflement d’une poitrine ?

Ont-ils su qu’ils n’étaient pas seuls, hélas ?
Baptiste Beaulieu

76 réflexions sur « Ont-ils su ? »

  1. josecile

    Etre homosexuel de nos jours, ça devrait être comme être blond, ou bouclé, ou petit, ou gros, ou musclé… Juste un truc à nous comme un grain de beauté. Ca ne rend pas bête, ni intelligent d’ailleurs, ça ne rend ni moche ni beau, ni pareil ni autrement. On est comme on est, voila tout.
    Alors pourquoi ?
    Je ne sais pas, je ne comprends pas, je ne m’explique pas. Et je ne peux pas l’expliquer à mes enfants. Pas plus que je n’ai pu leur expliquer les attentats de novembre. Dans les deux cas on massacre des gens qui font la fête.
    Homo ou hétéro, pour moi c’est juste un choix de vie. Par contre humain ou inhumain…
    Une grande pensée pour tous ceux touchés par ce drame, et pour tous ceux touchés tout court.

    1. Nicole

      Je suis d’accord avec vous, cependant, homo ou hétéro, ce n’est pas un choix de vie. On ne choisit pas d’être l’un ou l’autre. C’est en nous, c’est ce qui fait ce que nous sommes, tout comme on naît avec les yeux d’une couleur et pas d’une autre. Ces gens qui disent que ce n’est pas normal d’être attiré par une personne du même sexe devraient comprendre que c’est tout sauf un choix et comme Charles Aznavour l’a si bien chanté “… Que c’est bien la nature qui, est seule responsable si, je suis un homme oh, comme ils disent.” Une gigantesque pensée pour le milieu LGBT mais surtout pour les victimes et les personnes touchées par ce carnage.

      1. josecile

        Je me suis peut-être mal exprimée. Ce que je voulais dire c’est qu’assumer ce qu’on est et ses choix c’est ce qu’on devrait tous pouvoir faire sans souci aucun. Que l’on vive avec une personne du même sexe, avec un gros, un petit, un chauve, un canon de la beauté comme on en fait plus… Juste que son compagnon de vie on le choisit et qu’on devrait pouvoir se contrefoutre du regard des autres (qui ne devrait d’ailleurs pas être différent)

  2. Philippe Renève

    Il faut bien admettre que, si dans de nombreux pays les homosexuels sont maintenant traités à égalité avec les hétéros, dans de nombreux autres et dans de nombreuses cultures ils sont encore des parias montrés du doigt, voire persécutés. Il y a un long chemin à faire pour que partout ils soient acceptés et respectés.

      1. Lmdb

        Il n’y a pas “de nombreux pays dans lesquels les homosexuels (LGBT) sont traités à égalité avec les hétéros”… pas un.
        Même notre République fait une différence parce qu’ils.elles sont ce qu’ils.elles sont.
        Le “mariage pour tous” n’est pas l’aboutissement de l’égalité, loin, très très loin de là.

        1. Philippe Renève

          Je ne voulais pas parler des Etats mais des gens : au niveau des personnes, il y a, enfin, un traitement souvent égal. Cela dit, il y a des différences qu’il ne faut pas nier. Un couple homo est un couple homo, un hétéro un hétéro. Chacun a ses comportements, ses contraintes, ses façons de vivre. Mais, encore une fois, différent ne veut pas dire inégal, méprisable ou supérieur. Différent veut dire différent, point. Tout le reste est racisme.

  3. Neila

    Merci pour ce post très émouvant.
    Je suis très très triste de savoir qu’à notre époque on tue encore juste parce que l’on est différent.
    La sauvagerie et l’ignominie a de nouveau frappé et j’ai une pensée sincère pour chacune des victimes décédée ou blessée et une pensée aussi pour leurs proches. C’est terrible.

    Merci d’avoir écrit ce texte “Ont-ils su ?”. Je suis touchée.
    Merci pour l’ensemble de ton blog et de tes livres tout simplement.

      1. Lila

        Je réponds un peu tardivement Madame Pivoine. Mais en réalité elle a raison dans les termes qu’elle emploie 🙂
        Elle dit simplement “on tue parce qu’on est différent” elle ne dit pas “on tue parce que ce que fait l’homosexuel est anormal”.
        Elle a raison, on est différent, comme on n’a pas les mêmes pratiques (qu’elles soient sexuelles, religieuses ou autres) on tue.
        Mais dans son commentaire ce sont peut être les hétéro qui sont différents.

        Peu importe de manière générale, vous étiez sur la même ligne.

  4. Sophie

    Merci pour ton article parce-que nous sommes tous – je l’espère – touchés par cette tuerie.
    Je ne trouve pas mes mots mais je pense à eux, à leurs familles et ressens beaucoup de peine.
    Depuis le mois de mars ma fille de 13 ans et hospitalisée, elle souffre d’anorexie mentale.
    Hier, pour la première fois, elle a eu droit à 4 heures à la maison. A 18 heures, retour à l’hôpital.
    Nous sommes en voiture tous mal de nous séparer de notre fille quand passe à côté de nous, un couple d’hommes main dans la main. C’est moi qui fait remarquer à mes filles ce couple qui affiche leur amour.
    Et là, ma fille de 13 ans lâche cette phrase, mais c’est normal, ils s’aiment, il n’y a rien de choquant. Et hop elle ai passée à autre chose. Oui, ma fille a raison, c’est normal et je n’aurais même pas du le faire remarquer. Si je l’ai fait c’était dans le sens ou, bravo, vous n’avez pas à vous cacher d’être heureux, amoureux, nous sommes tous pareils. J’ai élevé mes filles avec ces valeurs et hier, ma fille m’a montré que si je fais des erreurs en tant que maman, là, je suis fière de moi, fière d’avoir ouvert l’esprit de mes filles.

    1. mimi

      bonjour Sophie
      Je souhaite à votre fille d’aller mieux, et je vous envoie plein de courage. C’est si dur, si douloureux de voir son enfant souffrir et d’être quasi impuissant à l’aider…

  5. grand33

    Bonjour Bibi,
    Je vais juste t’embrasser et te dire de prendre bien soin de toi. Prenez tous soin de vous !!!
    C’est tout, sinon je vais encore m’énerver…
    la bise

  6. Isa

    Nous vivons dans un monde où il est de bon ton d’accepter les différences (la tolérance, quoi….). Mais je m’interroge encore : comment accepter cette différence de pensée : “tuer ceux qui ne sont pas comme il faudrait qu’ils soient”… Mais comment faut-il être alors ? tolérant ? Oui, mais jusqu’à quel point ? Nous sommes encore si loin de prendre soin de notre humanité….

    1. natou

      Ca c’est une excellente question.

      Comment tolérer les intolérants ? Mieux, comment les accepter ? (j’aime pas “tolérer” les gens, ça suppose intrinsèquement un rapport de supériorité). La bible suggère de tendre la joue gauche, jusqu’au martyr. Il y a pourtant des trucs bien dans ce livre, mais ça, je suis pas fan (mourir pour des idées d’accord, mais de mort lente !).

      Comment on réagit face à quelqu’un qui est parti tellement loin qu’il considère justifié d’éliminer ceux qui ne lui ressemblent pas ? Comment on le ramène à la raison ?

      Je crois que le mieux reste de faire tout ce qu’on peut pour empêcher qu’une telle radicalité s’installe. Par l’éducation et par l’amour, tant qu’il reste quelque chose capable de le recevoir.

  7. cel

    merci pour ce très beau texte. Ces évènements nous montre que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour enfin parler d’égalité.

  8. Vizzarri

    La “différence” fait peur visiblement… Mais pourquoi donc? Pourquoi il n’y aurait que les hétéro. qui devraient être heureux? La différence fait la richesse de l’humanité pourtant…
    S’ouvrir au monde qui nous entoure, c’est si compliqué? Se respecter les uns les autres aussi?
    Le monde manque cruellement de cette humanité ces derniers temps, cette humanité fragile et forte à la fois. Cette humanité nécessaire à la vie qui fait qu’elle est encore plus jolie:)
    Marielle.

  9. Marco

    Aux Homos, aux Hétéros, aux Filles, aux Garçons, à tous les genres c’est-à-dire au genre Humain, à tous, amoureux de la Vie : Tuez vos Dieux à tout jamais, embrassez-vous, étreignez-vous et respectez-vous.
    Vous-même. Et les autres. Le monde c’est vous, c’est nous, ensemble. Toujours.
    Oui je sais. Des mots, de simples mots alors que l’on en voit de toutes les couleurs.
    Et bien luttons, ne reculons pas. Ne revenons pas au Noir et Blanc. Stop à la standardisation du Monde.
    Continuons de colorer la vie et cultivons nos richesses autour de nous, nos différences, toutes, notre force.

  10. Merlette45

    Oui Baptiste ils ont été tués parce que. Point final. C’est triste à hurler. Et désespérant. Pour nombre d’entre nous. Ce qui me crucifie c’est qu’autour de moi, “française de souche” (au millième degré), dans mon entourage bien-pensant je devine qu’il y a des gens qui se taisent et qui pensent que c’est une bonne chose ce qui vient d’arriver à Orlando.
    J’ai 72 ans et voilà plus d’un grand quart de siècle que j’ai peur quotidiennement pour un de mes fils qui m’a dit un jour “maman j’aime les garçons”. Depuis, dans ma ville de province française, où depuis toujours je suis impliquée dans des associations LGBT, Aides etc. je sais que j’ai raison d’avoir peur pour lui.
    Et pour tous mes frères et soeurs humains “différents”.
    Tendre pensée pour Orlando.

  11. Steph M.

    C4est fou parce que moi je trouve qu’on ne devrait même pas employer les mots “tolérance” ou “différence”… Il n’y a pas de plus de “tolérance” à avoir envers une personne qui aime les personnes du même sexe qu’elles, qu’envers les blonds, les blancs, les verts, les gros nez, les petites jambes, les personnes à lunettes, les personnes sans lunettes, les grandes ou petites oreille, etc.

    Quand enseignera-t-on à l’école qu’en chaque humain, genre masculin ou féminin, il y a toujours toujours toujours du féminin et du masculin ?
    Pourquoi ces “méchants” ont-ils si peur des personnes qui aiment le même sexe qu’elles ? … ou si peur d’elles-même, tout simplement ?…

    Merci Baptiste <3

  12. Isabelle

    Merci Baptiste… parce qu’une fois encore, ici (au moins ici), l’Humanité existe vraiment !

    Je fais partie de cette communauté “LGBT” et pourtant, c’est loin d’être facile pour moi de le dire…
    Ma compagne, mes filles et moi-même ne sommes pas des militantes, nous n’adhérons à aucune association. Par manque de temps, de courage sûrement mais surtout parce que je me refuse à être une “personne faisant partie d’une communauté” !
    Pourquoi ? Parce que nous sommes simplement des personnes qui vivent leur vie” comme tout un chacun : nous sommes juste une famille qui se lève le matin pour aller bosser, aller au lycée, qui va faire ses courses au supermarché le soir ou le samedi matin, qui se fade les corvées de ménage en fin de semaine, qui chaque soir mange son repas en famille en discutant ou parfois en regardant la tv. Et puis qui se couche pour le lendemain retourner travailler.

    Et puis il y a des soirs comme hier où la discussion s’éternise parce que cette communauté pleine de couleur et d’amour, cette communauté à laquelle je me refusais d’appartenir a été massacrée ! On avait déjà bien morflé avec la manif pour tous mais cela ne restait que des “insultes” (malgré les quelques agressions et attention, je suis loin d’en minimiser l’impact) ! Mais mes enfants bien que choquées par cela vivaient leur vie de famille sans gêne, sans souci aucun, et ne se posaient même pas la question de “notre différence”…

    Aujourd’hui elles ont peur, peur qu’on tue leurs parents !

    Aujourd’hui des parents ont perdu leur enfant, des soeurs ont perdu des frères et peut être même que des enfants ont perdu leurs parents dans cet ignoble attentat.

    Je n’ai plus de larmes devant tant de haine, alors voilà je me réfugie un peu ici où la douceur, la tolérance, l’amour, le vrai est encore présent.

    Merci Baptiste

    1. Nicole

      Vous avez bien raison Isabelle, c’est votre vie et vous n’en avez qu’une, vous avez le devoir de la vivre comme vous le voulez. Longue vie à votre petite famille et si vous en avez l’occasion, si ce n’est pas encore fait, passez par San Francisco, j’ai adoré que des personnes de même sexe se tiennent par la main sans que ça ne jase dans le dos !

    2. natou

      Parce que nous sommes simplement des personnes qui “vivent leur vie” comme tout un chacun

      Et vous y arrivez. Ne serait-ce que lire ça, c’est merveilleux. Il y a du chemin à parcourir, mais un couple de femmes arrive a vivre sans être obligé de militer à chaque instant, ça montre qu’on est sur la bonne voie. Parce que c’était pas vraiment le cas il y a une vingtaine d’années…

  13. Une LGBT+

    N’oublions pas qu’il ne s’agit pas que d’homosexualité et de transgenre, mais aussi de bisexualité, de pansexualité, d’asexualité … La communauté LGBT+ n’a pas un “+” pour rien accolé à la fin … C’est pas un mot de critique, juste un rappel, on existe, et on souffre aussi des phobies des gens biens pensants (et de certains homosexuels aussi souvent)

  14. Laurence

    Vous etes tous differents de moi, tous les sept milliards d’humains qui ne sont pas moi. Si vous mourrez tous, est-ce que ca sera plus facile pour moi ? En tous cas, ca sera beaucoup plus ennuyeux. Prenez soin de vous.

    Pour repondre aux questions de Baptiste, oui, je crois que certains ont su et ont eu peur. J’espere qu’ils ont aussi ete furieux et persuades qu’ils allaient manquer a ceux qui continueraient a vivre. Et oui, ils savaient qu’ils n’etaient pas seuls.

  15. Le Mer Jean

    D’autres sont morts pour avoir aimé le metal rock. D’autres sont morts parce qu’ Afghans et qu’un drone les a ciblé … Je ne comprends pas ce que le fait d’être gay ajouterai (ou retrancherai) à la stupidité de la mort.

    1. lectrice boulimique

      Les civils français, les civils afghans se sont fait assassiner une fois (ce qui est déjà une de trop).

      Les civils d’Orlando ont été tués deux fois: parce qu’ils étaient états-uniens et surtout parce qu’ils étaient homosexuels.
      Ils le sont une troisième fois par la récupération immonde qu’en fait un Donald Trump en campagne électorale, bramant sus à tous les musulmans dans une Amérique où l’on trouve aussi une belle collection d’intégristes chrétiens prêts à casser du LGTB. Intégristes chrétiens qu’on a vu récemment défiler aussi en Espagne et en France…)
      Et j’ai même le sentiment, en écoutant nos journaux parlés et télévisés, qu’en comparaison aux émissions spéciales pour Charlie, pour le Bataclan, pour le métro de Bruxelles, ici on préfère passer bien vite à autre chose, au foot par exemple.

      Je ne suis ni gay ni gaie, je suis désespérée de l’espèce humaine.
      L’homophobie n’existe pas chez les animaux, ni le sexisme, ni le racisme, ni l’intégrisme. La médecine non plus, me répondra Bi-Bi 😉
      On aurait dû rester au stade du bonobo, qui passe ses journées à lutiner ses partenaires….

      1. Le Mer Jean

        Moi, je voulais juste souligner le fait que toutes les victimes de cette guerre à la con étaient des victimes en trop. Tu me dis qu’il y a des victimes qui comptent plus que d’autres. Moi, je te demande si ce n’est pas là la plus grande “victoire” de l’assassin ? Mais franchement, je n’ai pas de réponse, j’ai juste une question.

        1. lectrice boulimique

          Bonjour Jean,
          je n’ai pas dit que des victimes comptent plus que d’autres, mais que certaines sont visées deux fois plutôt qu’une, une étant déjà trop. Et il n’y a hélas pas que les LGTB, je pense aussi aux Juifs, par exemple.
          Solidarité avec toutes les victimes de cette guerre dégueulasse et tout-sauf-con (ne traitez pas qqun ou qcqch de “con” sans avoir vérifié qu’il en ait bien l’agrément et la profondeur, disait Léautaud;-) )

          1. Le Mer Jean

            Bonjour, jenesaispastonprénom.

            Encore une fois, je te dis que je n’ai pas de réponse, je n’ai qu’une question. Tu dis “certaines sont visées deux fois plutôt qu’une”. C’est bien ce qui m’effraie, que ces victimes comptent pour 2 fois pour l’assassin, et j’ai juste peur qu’en le relayant, on entre dans sa stratégie (au sens fort, spirituel, du terme je dirai). Réfléchi à ce que disait Debord : “Dans le monde réellement renversé, le vrai est un moment du faux.” Et là, je sens comme un abîme sous mes pieds.
            Autrement, je n’ai pas écrit que cette guerre était con. J’ai écrit “cette guerre à la con” ce qui veut dire à peu près le contraire. J’aimerai un jour qu’on m’explique ce que font les troupes françaises en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Liban, au Mali, en Libye, en Centrafrique et en Côte d’Ivoire. Je cites ces pays car nos troupes y sont actives. ELLES TUENT, PILLENT et VIOLENT. C’est à ça que servent les militaires. Et j’aimerai alors comprendre comment ici, les braves gens imaginent que ceci peut se faire impunément. Oui, je te dis 2 poids, 2 mesures.

  16. Pat

    Quand apprendrons -nous à vivre ensemble en paix , dans la tolérance et le respect de toute vie ? Quand comprendrons -nous que la vraie richesse sur cette terre c’est la diversité ?
    Merci pour cet article qui rend hommage à tous ceux qui ont souffert et qui souffrent encore…

  17. Babeth

    Ont-ils su? Je connaissais quelqu’un qui est mort au Bataclan. Ce sont des questions que je ne cesse de me poser. Est-ce qu’il a su? Est-ce qu’il a eu peur? Est-ce qu’il a souffert? Une fois de plus, c’est la jeunesse qui s’amuse, qui écoute de la musique et qui aime qui est visée. Alors une fois de plus, amusons-nous, écoutons de la musique, aimons-nous. À travers nos larmes. Je t’embrasse Baptiste. Et s’il y a une fille à côté de toi, je l’embrasse aussi.

  18. Fabymary POPPINS

    Question que je me pose souvent dans des cas de décès par mort violente, ont ils eu le temps de se remémorer leurs moment d’avant, de dire en silence et dans leur coeur JE T’AIME à leurs proches? et surtout c’est atroce de voir encore et encore que les génocides passés au nom de la couleur de peau, de la race, de parce qu’on aime un ou une du même sexe, ça a pas servi de leçon et que’ la haine tue toujours, les préjugés aussi, conclusion ON TUE PAS CEUX QUI S’AIMENT et on tue pas un autre humain, bises à toi Baptiste

  19. lectrice boulimique

    Mis sur mon fesse-bouc voici 3h, je vous le partage. Faites tournez si vous pouvez, embrassez qui vous voulez !

    L’arc-en-ciel pleure

    « Je suis Orlando ». Et « Je suis homo » ? Non. Pourtant c’est bien une boîte de nuit « LGTB » qui a été cette fois la cible de l’horreur. Pourtant, « Orlando » et « homo » ne sont que des mots, dont la rime est triste et belle comme peut l’être un arc-en-ciel enfin déployé sur un paysage d’après-déluge. Pourtant, si j’écris « je suis hétéro », ça ne posera aucun problème.
    Mais rien qu’écrire sur facebook « je suis homo », en solidarité avec les victimes de l’attentat d’Orlando, peut mettre en danger. Aujourd’hui (presque) comme hier, dans nos pays dits civilisés et pas que face à des islamistes fanatisés. Quolibets à l’école et au travail, menaces sur l’emploi et difficultés à l’embauche, lois discriminatoires concernant mariage, filiation, héritage, risque de rejet par des proches choqués, regards voire gestes hostiles lorsqu’est posé en public un geste affectueux envers le/la partenaire, agressions ciblées, … Des maltraitances dont ils et elles sont la cible chez nous, au quotidien, nombre d’homosexuel(le)s peuvent témoigner – s’ils et elles sont encore vivant(e)s pour ce faire.
    C’est cela aussi, l’horreur.
    L’Etat Islamiste revendique l’attentat. Haro sur les musulmans, clame déjà Donald Trump en campagne électorale pour la présidence des Etats-Unis. Bonjour l’amalgame avec ses compatriotes pratiquants d’un islam respectueux de la vie humaine en tant que voulue et créée par Allah. Hélas, le zélateur qui croit honorer son dieu par un massacre en son saint nom déshonore d’abord ses frères et soeurs en religion, ainsi que la croyance qu’ils et elles chérissent.
    Toutefois, quelles qu’elles soient, les religions ont, au minimum, des excuses à présenter aux homosexuel(le)s. L’islam n’est ni le seul ni le premier à tolérer l’intolérable. Judaïsme et Christianisme ont aussi leurs fanatiques, qui citent leurs Ecritures pour justifier d’infamantes croisades. Ainsi, le Lévitique assimile les relations sexuelles entre personnes de même sexe à « une abomination » et les punit de mort. L’Evangile a beau proclamer « Aimez-vous les uns les autres », sortir du placard et dire « Je suis homo » demande un sacré courage : cela a mené, selon les époques, au bûcher ou au four crématoire. Quant à la laïcité, elle se veut libérée des préjugés religieux, mais les blagues et les insultes visant tapettes, tarlouzes, tantes, gouines, goudous, … s’entendent partout et pas qu’aux abords des églises, des synagogues ou des mosquées !
    Ce soir du 13 juin, au championnat d’Europe de football, le match Belgique-Italie offre, les supporters l’espèrent, son lot de buts. Et de gros plans sur les buteurs se congratulant avec force tapes dans le dos, accolades, embrassades… Hors du stade, anonymes, dans les rues de leur ville, faisant la fête devant l’écran géant qui retransmet le match ou préférant au sport une balade au parc, un dîner au resto, une soirée cinéma… certains garçons, si semblables à ces joueurs, n’osent même pas se donner la main. Selon le pays où ils vivent, ils risquent d’être moqués, harcelés, agressés verbalement et physiquement, mis à l’amende, jetés en prison, condamnés, exécutés. Et pour les filles ? Double dose : une de machisme ordinaire comme on l’inflige à toutes les femmes, et une d’homophobie pour fustiger leurs «amours saphiques ».
    « Je suis Bruxelles, Paris, Lahore (Pakistan), Garissa (Kenya), Orlando ». Tout le monde peut l’écrire.
    « Je suis hétéro », tout le monde peut l’écrire également.
    Mais tant qu’écrire « Je suis homo » mettra en danger, au-dessus de Bruxelles, Paris, Lahore, Garissa, Orlando, et de chaque ville de notre si petit monde, l’arc-en-ciel pleurera…

  20. in

    Et oui, on ne choisit pas d’être homo… Je vis dans une petite ville de province et je peux vous garantir que c’est très très compliqué de vivre “sa différence”. Par contre, dans le 3ème à Paris, que je connais un peu, là, on sent que toutes “ces différences” peuvent s’épanouir plus aisément.
    J’ai constaté la différence.
    Au petit matin on les voit sortir de boîte et s’embrasser. Ce peut être gênant pour certains, mais de là à souhaiter leur mort…
    Une anecdote : il y a bien longtemps, une jeune homme me draguait. Nous avons la soixantaine aujourd’hui. Il y a une quinzaine de jours, j’ai rencontré son frère et nous nous sommes reconnus.
    Il m’a annoncé que ce jeune homme qui me draguait “était une femme” et avait subi une opération “totale” à l’étranger il y a 2 ans !!!
    Cela veut donc dire que durant 60 ans il a vécu dans un corps qu’il ne supportait pas. Son frère est le seul membre de sa famille a ne pas avoir rompu avec lui.
    Il semble heureux. Il est grand temps !

  21. Hervé Cruchant

    I’m human being.

    Je veux dire, d’abord, que je considère avec une grande attention affectueuse tous les commentaires lus ici et ailleurs concernant les victimes de l’absolutisme sexuel. Morts ou blessés, saufs, vifs, actuels, passés, futurs. Ma sincérité ne doit pas être remise en cause.

    C’est pour celà que, dépassée une émotion que je fait plus que partager, je ne comprends pas la question : “ont-ils eu peur ?”. Dépassée l’émotion, si je regarde avec l’œil du scalpel sociologique cet évènement meurtrier, je vois des syndromes de peur, de terreur, de marginalité terrorisée. Le tueur agit par extrémisme et on sait que l’extrémisme est un produit de la terreur. Un bouddiste n’est pas un tueur parce qu’il n’est pas terrorisé. Les victimes sont mises au ban de la société parce que la société a peur d’avoir à assumer ses propres espaces infinis, richesses humaines, et s’est créé un champ clos intellectuel, moral, politique, culturel même, assez étroit et mouvant pour la rassurer. Au vrai sens du mot, elle est intolérante, parce que la tolérance suppose qu’elle s’arroge la propriété des bons dieux, des bonnes mœurs, des bons sentiments et même des bonnes peurs. Ce massacre comme ceux du passé et ceux qui vont encore venir, sont des actes de terreurs existentielles. Alors, pourquoi demander si les victimes ont eu le temps de communier dans cette horreur, dans cette torture ?

    Je ne dis pas que tout doit être entrepris sous prétexte d’impulsions instantanée. Je dis que la construction humaine, riche en potentiels par principe général, devient insaisissable si l’on considère que chaque être humain est unique, particulier et exceptionnel. Unique parce qu’il ne représente que lui et non pas, comme on a pu lire et entendre, toute l’humanité à lui tout seul; ce qui sous entendrait qu’on pourrait tolérer un dieu, un messie, un homme nouveau, comme nécessaire et suffisant. Donc faire disparaître la masse des autres humains. Car dans cette voie il est bien dit que “dieu reconnaîtra les siens” ou que seuls les justes seront élus à la fin du match. Particulier, parce qu’il est assemblage jamais réalisé et qui ne le sera jamais plus, au grand dam des statisticiens qui seront tenus de considérer que les ingrédients changent et évoluent avec le temps. D’ailleurs, peut-on être statisticien et darwinien? surtout maintenant que nous tenons compte de la pensée quantique. Enfin, exceptionnel, par conséquence de ses particularismes. On a entendu s’écrier et lu “c’est Mozart qu’on assassine”! et alors ? je dis ‘tant mieux’ ! nous n’avons pas besoin de clônes du génie. Nous avons besoin de tirer de l’unique Mozart toute la substantifique moëlle et ‘pire’. Nous avons besoin de savoir utiliser cet apport incontournable pour le comprendre, le pratiquer, l’intégrer à des humains futurs. C’est la mozaritude qui va nous montrer que le progrès est possible. Qu’il est possible -et certain- de nos éloigner de la peur. La connaissance d’un art, d’une technique, d’une science, d’un état d’être humain est gage d’ouverture. La connaissance de la sexualité humaine est un gage de valorisation de l’être. Rassure et éloigne la peur, tue la terreur que l’on nous a dit contenue dans une débauche désignée. Connaître l’homme -“connaîs-toi toi-même”, disait le grec, barbu, hirsute et vagabond- c’est faire fi de la fin de vie. Rend inutiles, improbables et vains tout recours aux terrorismes armés de fusils d’assauts ou de principes moralisateurs, réducteurs, béatificateurs. Je lis plus haut qu’il est nécessaire de tuer les dieux. Chacun fera ce qu’il lui conviendra de faire mais je suis de ceux qui pensent que les dieux sont morts depuis longtemps; ce sont des fumées d’opium ou des brouillards d’advection que l’on voit parfois dans nos imaginaires. En les reconnaissant, aurons-nous peur de la beauté de leurs apparitions conditionnelles et terrorisés par nos tendances à les trouver belles ? Spiritualité n’est pas mensonge.

    Il me revient des bribes des massacres récents. Charb qui, au premier coup d’œîl, a su qu’on venait l’assassiner. Et Bernard Maris aussi. Une policière arrivant sur les lieux du massacre du Bataclan, du côté d’une terrasse où des gens avaient été tués, raconte qu’elle a vu un jeune homme, assis, appuyé contre la barrière en grillage. Mort. Il tenait encore droit son verre de bière. “Il était beau” a-t-elle dit.

    Céder à la peur, c’est entrer dans l’arène des terreurs, des diktats de tous poils, des certitudes déiques de grands malades. Avoir peur, c’est abdiquer, ne pas croire en soi, en l’autre, dans le génie humain. Oui, le génie humain. Si vous avez peur, prenez donc vos responsabilités, frères et sœurs humains : allez à la guerre, suicidez-vous, devenez terreur sociale en débondant de tous vos fantasmes de tous les interdits, soyez citoyens d’un pays fille aînée de l’église depuis Charlemagne et soyez donc voleur, escroc, marchand du temple, violeur et incestueux, faussaire et receleur. Tant qu’à mourir….

    Ou bien rendez l’absolutisme inutile et démodé.
    Retenons une chose, la dernière; démembrons un mensonge : la société dit qu’il de faut pas mélanger les couleurs comme celles du drapeau des homosexuels emprunté aux Amérindiens parce que çà donne du gris. C’est pas vrai ! Mélangez les couleurs, les amis, vous verrez : çà donne un merveilleux arc-en-ciel.
    Gardez-vous bien. Longtemps. Çà fait pas mal, n’ayez pas peur.

  22. Charles

    C’est cool, ce blog. Chaque fois qu’il est question d’attentats, c’est… en Occident. Il y en a pourtant tous les deux jours dans le monde, et des bien plus meurtriers. Chouette, la compassion à géométrie variable !

    1. Cath

      Et l’intelligence variable ? En ce qui vous concerne, ne vous faites pas de soucis : il n’y a pas de variable d’ajustement. Le vide ne s’ajuste pas chez les charlots de votre espèce.

    2. mimi

      Charles, vous ne comprenez pas que l’on tue des innocents qui boivent en terrasse de café, écoutent de la musique, assistent à des matchs de foot, sont clients d’une boîte homo…
      Vous ne comprenez pas que l’on tue des gens qui tout simplement ont un “mode” de vie qui ne “plait” pas à des illuminés, des conditionnés d’une “foi” extrêmiste…
      Vous ne comprenez pas que les occidentaux, vivant dans des pays qui ont connu des guerres atroces puissent avoir de la compassion et être révoltés par ces actes barbares…
      C’est tout !

    3. Madame Pivoine - Natacha

      Il se trouve Charles qu’il n’y a pas de bar ni de boîte homo à Tel Aviv, Homs, Tunis, Bamako, par exemple, hein….

    4. Emmanuelle

      Bonjour Charles, et toi tu fais quoi sinon ? Il est où ton blog où tu nous parles des attentats ailleurs qu’en occident ?
      Autant je ne suis pas contre la critique mais constructive pas inutile.
      Vous pensez que la compassion envers les morts en question ici en enlève à ceux morts par ailleurs ?
      Je suis très triste de ce qui c’est passé, l’article de Baptiste permet de mettre quelques mots sur ces émotions et extérioriser la tristesse. Ce qu’on aime aussi quelque part c’est se dire quoi faire après cela car les chocs émotionnels nous amènent à nous poser des questions, ici on se dit qu’on peut agir tous les jours en ayant un regard plus tolérant sur chacun d’entre nous (et en même temps en regardant tous les individus comme s’ils pouvaient porter une arme cachée quelque part…bon c’est selon l’humeur lol).
      Et en même temps je ne suis pas naïve même si je ne vais pas chercher les détails (qu’on ne trouve pas facilement d’ailleurs), je sais très bien que les gens meurent tous les jours de choses inadmissibles : guerres, de la faim, de la traversée en mer … dire qu’on est en 2016 et que cela existe mais faire un article là dessus, juste pour pleurer … je ne sais pas mais je n’en voit pas trop l’intérêt si derrière cela il ne se passes rien pour que ça change. Je ne sais pas si ce que je dis à du sens mais l’article (comme les autres articles de ce blog) de Baptiste en a beaucoup car on peut tout faire pour que ça change, envers les homo, les gros, les maigres, les malades, les vieux, les sans domiciles, bref Baptiste change notre regard sur le monde et nous donne envie d’être meilleurs, c’est pas une assez bonne raison pour en parler sur ce blog ?
      C’est un faiseur de bonheur, je suis sûre que Charles, vous pouvez en faire autant, chacun de nous doit essayer !

  23. Margot

    Je ne crois pas que la cause centrale de ce massacre soit la haine homophobe, même si elle existe et qu’elle a déjà tué. Même s’il se trouve des ordures qui insultent la mémoire de chaque groupe visé (juifs, homosexuels, femmes libres etc) en insinuant qu’ils sont en partie responsable de ce qui les frappe.
    Je me permet de mettre ici un texte qui paraît-il fait le buzz sur internet : un texte lucide, qui nomme l’idéologie qui cautionne et arme les haineux.
    “J’ai eu des réactions inattendues à mon statut sur l’attentat d’Orlando, hier, parce que je me refusais à le comprendre « uniquement » comme une manifestation de haine contre les homosexuels. Alors bien sûr qu’il y a de la haine contre les homos, mais aussi contre tout ce qui ne cadre pas avec l’idéologie défendue par les Islamistes, et même par l’Islam. Je me permets donc de développer ici quelques idées qui me sont venues à la suite de ces réactions.
    Bien sûr, qu’il y a, dans l’attentat d’Orlando, de la haine contre les homosexuels. Mais cette haine s’étend à tout ce qui ne cadre pas avec l’idéologie défendue par les islamistes, et même par l’Islam dans son ensemble, ou tout au moins par les pays qui sont gouvernés par la Charia. Pour m’être intéressé de très près au soufisme, je peux vous affirmer que cette branche-là de l’Islam n’a aucune haine envers quiconque, au contraire. Hélas, ce n’est pas elle qui se développe et s’étend sur le monde d’aujourd’hui.
    Les homosexuels, les Juifs, les femmes, l’Occident en général sont dans le collimateur de l’Islam. De l’idéologie islamique en particulier. C’est elle qui arme les bras de ses adeptes. Mais pourquoi tant de bruit autour de l’homophobie ? Alors que c’est l’idéologie de l’Islam qui devrait être au centre des discussions. Car non, on ne peut pas vivre libre, ni même parfois vivre tout court quand on est homo, femme ou juif dans un pays islamique.
    Je traduis en ce moment un livre qui se passe à la veille de la deuxième guerre mondiale. Et je lis tout ce que Chamberlain et ses affidés ont fait pour éviter la guerre, persuadés qu’ils étaient qu’Hitler se limiterait aux Sudètes… Nous sommes aussi aveugles que Chamberlain. Pour ne pas nous défendre contre l’ennemi, nous pactisons avec lui, ou nous refusons de le nommer.
    L’Islam n’est pas (plus) une simple religion. C’est une idéologie dont il faut mesurer l’impact dans tous les pays où elle est présente. Pas seulement en Occident et pas seulement parce qu’elle tue. Je serai un peu plus rassurée sur notre volonté de lutter contre Daesh quand nos media passeront autant de temps à parler des 19 femmes yézidies brûlées vives dans des cages à Mossoul par l’Etat Islamique il y a seulement 7 jours que du terroriste tueur homophobe d’Orlando.
    J’entends beaucoup parler de haine. Bien sûr qu’il y a de la haine, mais il y a de la haine partout. En Occident aussi. Peut-on se demander un instant pourquoi cette haine ne se transforme pas ou extrêmement rarement en tueries dans les pays démocratiques. Parce que notre éducation, notre idéologie, nos politiques, nos lois nous le défendent. Et cela fait toute la différence. L’islam non seulement permet à cette haine de s’exprimer, mais il arme les haineux et, dans le seul but de dominer le monde, leur fournit quelques boucs émissaires.
    Les Juifs, les femmes, les homosexuels ne sont que des boucs émissaires, comme les Juifs, les handicapés, les malades mentaux, les communistes, les tziganes ou les homosexuels étaient les boucs émissaires d’Hitler et de ses sbires.
    Pleurer sur les boucs émissaires est sans doute nécessaire, mais très insuffisant si nous voulons défendre nos libertés, nos démocraties qui, faute de mieux, sont encore ce que le monde offre de plus vivables aux individus, à tous les individus. Dans mon statut d’hier, en réalité j’accusais les media de faire le lit d’une idéologie en refusant de la nommer et de s’interroger sur ses vraies motivations qui vont bien plus loin, oui bien plus loin que la seule éradication des homosexuels de la planète. Voilà, mes amis!

  24. Gwen

    Juste pour te dire merci pour ce post qui m’a fait un bien fou.

    Je suis en couple avec une femme depuis 3 ans sans vie maritale, ma mère est au courant et pourtant elle semble le découvrir tous les 3 mois lorsque je lui parle de Jess. Elle ne l’a jamais invitée, n’en parle jamais, me présente encore des “gendres potentiels.
    Je lui ai montré ton post hier, je lui ai reparlé de Jess, du fait que j’aimerai qu’elle et mes frères la connaissent. Elle a décliné car sa belle-fille, bientôt la femme de mon frère, est “catho à l’extrême, ça ne serait pas bien vu à un mois de leur mariage”
    Ce mariage, j’irai seule, Jess n’est pas invitée alors que mon autre frère et ma mère ont reçu une invitation avec mention “valable pour deux”. On m’a dit que je l’avais mal pris, que je prenais tout mal, que le nombre d’invités était trop important pour rajouter une personne. A un mois du mariage, je suis fâchée avec les futurs mariés et avec ma mère.
    Cette femme qui a dit et répété lorsque que j’étais au collège et au lycée que l’amour peut se trouver partout, qu’importe la couleur/l’âge/le sexe peut difficilement être qualifiée d’homophobe et pourtant. La première chose qu’elle m’ait dite quand je lui ai parlé de mon amour “mouais, ça va pour une lesbienne c’est super simple de faire un gosse, il suffit de draguer un hétéro et de mettre le couvert par moment, ce n’est pas comme si tu avais été un homme”.
    Je suis une homo vivant dans une famille à l’apparence tolérante. Je n’ai pas le droit d’exister telle que je suis, j’ai appris qu’on me qualifiait de célibataire endurcie auprès des autres personnes, on continue de m’arranger des RDV avec des individus “correct” tous munis d’un pénis et Jess n’est toujours qu’une ombre sur leur petite vie bien sous tous rapport et ouverte à toute forme d’amour qui n’a jamais été invitée ne serait-ce qu’à un repas.

    Merci pour ce post, et (avec un peu de retard), merci pour le post durant les manifestations contre le mariage pour tous, surtout celui de l’adolescent qui voit les pancartes magnifiquement notée “une maman des nichons, un papa des roustons”. Ne te laisse pas envahir par tous les imbéciles qui t’insultent et pensent à tous ceux qui tu aide par de simples mots sur une page.

  25. Melmanie

    Je ne suis pas LGBT+, pas musulmane, pas fan de Métal, pas plein de choses qui me feraient me sentir en décalage avec une certaine idée de la droiture (qui me rebute, soyons clairs)… Pourtant, je me sens en décalage, face à cette société si prompte à juger, à se fermer, à se couper des autres, à se replier sur elle-même… J’ai mes petites bulles de courage, qui me montrent un monde différent de celui que j’entrevois par les médias et mes conversations parfois consternantes avec des gens de mon village qui ne voient parfois pas plus loin que le bout de leur nez, ce qui leur fait dire, et penser, des énormités… Mes amies, ouvertes, intelligentes, qui aiment la vie, c’est une vraie bulle de courage et d’espoir. Et quand je suis toute seule, ma bulle c’est de venir ici, lire tes posts, et les commentaires de tes fidèles que j’apprécie presque autant pour leur souci de chacun, leur volonté de bienveillance, leur refus d’entrer dans des cases ou d’y faire entrer les autres. Bien sûr, rien n’est parfait… Mais quand je vois le bien que ton blog me fait, je suis en colère contre ces gens qui t’attaquent, qui font entrer la petitesse dans ce bout de monde préservé… Merci, Baptiste, et merci de tenir bon malgré tout, car c’est nous qui en profitons alors que c’est toi qui rames… Si chacun pouvait ranger quelques temps son agressivité et tenter quelque chose pour faire le bien autour de soi… En venant ici, j’ai l’impression que plein de gens sont comme ça, et que les abrutis sont une minorité, alors je garde l’espoir!

  26. Nathan

    Je suis écoeuré qu’on ose menacer de mort encore aujourd’hui et cela apres l’horreur des attentats de Paris ou Bruxelles ou ailleurs.Comme le disent les politiqies vivez comme si ces terroristes n’existaient pas. Car ce sont bien avec de tels terroristes auxquels les gays, lesbiennes, juifs, ou autres ont affaire. Personnellement je vis avec le même homme depuis 29 ans et je suis gay et tres fier d’être ainsi. Bien entendu je connais d’autres personnes gays comme des heteros connaissent d’autres heteros. Si vous saviez…..On a tout en commun et surtout la vie, courte, chère et que des ignorants meprisent.

  27. isabelle

    J’ai une belle histoire à raconter. C’est une histoire d’amour…d’un père et de son fils. Le Papa pourrait être qualifié de “gros macho”: il est directeur de construction, autoritaire, intrensigent, avec un sens de la propriété très aiguisé. Comme on dit, il a l’habitude de pisser sur son territoire. C’est le tableau. C’est mon patron, et j’aime travailler avec lui bien que je sois une femme, minuscule de surcroit et étrangère pour ajouter au handicap. Mais j’aime travailler avec lui, parce qu’il est brillant, qu’il ne tergiverse pas et que par conséquent, le travail se fait et bien. Au fil du temps, sa sensibilité bien cachée fait surface quand il baisse la garde et il se confit. Il est rongé ces derniers temps car son fils lui a craché à la figure qu’il était homosexuel au cours d’une de leur dispute. Le papa croit à un bravade, un passage initiatique pour “tuer le père” comme on dit. Mais ça dure, le fils déserte la maison, le père en est malade. Et puis, les projets se succèdent et mon patron et moi, nous ne nous voyons plus pour de longs mois. Quand je le revois, il est en pleine forme, joyeux même. Sa fille a eu son premier bébé alors il y a de quoi, mais il n’y a pas que ça. Son fils est venu passé le réveillon de Noël avec son amoureux ! Et quelle libération pour le papa ! Après les menaces du style “il ne mettra jamais les pieds chez moi” ou bien “que je ne te vois pas embrasser ta tapette”… voilà que le temps a fait son oeuvre et que l’amour a triomphé… Du Disney, mais en vrai !!!

    1. jeunegay

      Belle histoire
      je ne l’ai toujours pas dit pour ma part, j’espère que ça finira comme ça aussi 🙂

      Et Merci Baptiste pour ton blog, et pour ce post en particulier
      c’est une respiration bienvenue dans ma journée de boulot.
      Merci à tous les lecteurs pour les commentaires qui font un bien fou.
      à bientôt sur ton prochain post 😉

  28. eric detienne

    Merci Baptiste pour vos réflexions toujours positives et constructives, cela fait plaisir.

    Vu de Belgique, où nous avons à mon avis moins de difficultés avec la façon dont les autres vivent sans nous sentir l’obligation de nous en mêler, j’ai observé avec distance et effarement les égouts de la pensée française – enfin, ce qu’elle est devenue – dans tous les débats sur le pacs, le mariage pour tous, l’homoparentalité et tous ces détails de la vie.

    Juste une pique en passant, qui ne reflète aucunement l’admiration que je porte par ailleurs à vos blogs… On ne méprise pas les homos pour “ce qu’ils sont” mais bien pour “qui ils sont”. Je crois que cette nuance-là mérite une attention particulière.

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