VROUM-VROUM-VROUM

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Alors voilà, caserne du SAMU on attendait de partir en intervention.
Dans la caserne, deux sonneries peuvent retentir :
– une pour les sorties en voiture,
– une pour l’HELICOPTERE.
Toute la journée, j’ai attendu et répété : « je veux voler, je veux voler, je veux voler ».
21 heures, en hiver.
« Je veux voler, je veux voler, je veux voler ».
Ça a sonné.
Hélicoptère.
Et nous sommes partis, aigle métallique vrombissant dans le drap de la nuit.
[…]
Hélicoptère : Vroum-Vroum-Vroum-Vroum.
Moi : je vole, vole, je vole !
Infirmière du SAMU : Calme-toi !
Moi : Mais je vole !
Infirmière : Cal-me-toi, O-K ?
Moi : Ok… puis, chuchotant : je vole, je vole, je vole…
[…]
Il y avait ces routes, chenilles jetées des mains d’un diamantaire géant dans un geste parfait, une coulure immense de strass et de paillettes.
Qui a fait ça ? Un géant ? Non, les hommes. Oui, nous ! Oui, voilà ce que les hommes ont fait et que la nuit révèle : des coulées d’émeraudes, de jaspes et de rubis.
[…]
Radio : Pompiers-Rapport préliminaire-Accident de la voie publique-Traumatisme crânien-Perte de connaissance-Incarcération dans le véhicule-46 ans-Femme.
Hélicoptère : Vroum-Vroum-Vroum-Vroum.
Moi : je vole, je vole, je vole.
Infirmière : CALME-TOI…
[…]
Nous volions sur ces mers, vers la femme accidento-via-publiquisée, incarcéro-véhiculisée et traumatismo-cranialisée, nous volions et au sol les lieux piquetaient leurs chemises en velours de nouvelles couleurs. Ambre, jade, topaze, lapis-lazulis…
Bien sûr, il y avait cette malade, loin, là-bas. Bien sûr, je ne l’oubliais pas. D’ailleurs, on allait la sauver, revenir au réel. Et le réel serait ? Une femme coincée dans une boite métallique qui saigne dans son crâne. Je n’oubliais pas… Je n’oubliais rien, je m’évadais un peu…
[…]
Moi : je vole, je vole, femme-métal-sang-cavité crânienne, je vole, je vole…
Hélicoptère : Vroum-Vroum-Vroum-Vroum
[…]
Sous nos pieds ? Des gens qui passaient, dormaient, étaient nus et s’aimaient peut-être, s’aimaient un peu, s’ils avaient de la chance.
Je devais avoir l’air trop admiratif, l’infirmière m’a dit d’un ton blasé :
– C’est le noir, ça gomme tout. Comme l’aplat de la neige en hiver. Ça te passera.
– Je vole, je vole, je vole !
Elle a ri. J’ai regardé la lune, j’ai pensé à quelque chose d’idiot :  » Icare ne serait pas mort s’il avait attendu la nuit.  »
Il aurait dû. Et pour rester en vie et, surtout, surtout, parce que c’est beau une ville la nuit. On y rêve un peu, et on y va sauver des femmes.

Si vous aimez, partagez !

PS : je mettrai à jour régulièrement les infos sur le LIVRE à paraître sur CE LIEN, pour ne pas surcharger le blog en promo et bla-bla-bla. Il y aura les dates de dédicaces et les salons du livre… Dans une semaine, je serai à Pondicherry pour ce que vous savez ! et c’est un peu grace à vous et au LIVRE que mon projet s’accélère…Bises à tous !

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47 réflexions au sujet de « VROUM-VROUM-VROUM »

  1. Libellule

    Tu as raison, quand on peut saisir la joie de l’instant, même si le contexte est grave, c’est merveilleux. Il y a assez de gens blasés et de moments où nous pouvons être cyniques vu la dureté du métier. gardons ces étincelles de plaisir et ces pépites de bonheur. 🙂

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  2. Ariane & son fil

    « – Pourquoi cette ville et pourquoi les prostituées ?
    – Cela me regarde. Je vous en parlerai plus tard… »
    =>>>Alors voilà, tu peux nous dire maintenant ?! 🙂

    « – Qui les soignera ?
    – À ton avis ? A quoi peut bien servir d’être lu par des internes, des aides-soignants et des infirmières si ce n’est pour les faire trimer un peu !
    – Tu veux dire que tu solliciterais tes lecteurs issus du milieu médical pour assurer là-bas des missions de courte durée ? À titre bénévole ?
    – Tu as tout compris ! Ils viennent, visitent cette ville sublime et prennent un peu de leur temps pour donner un coup de pouce. Je précise le plus important : ce sera dans un cadre apolitique, strictement non confessionnel et laïque. »
    =>>>Tu nous fileras l’adresse ???

    Bon voyaaaaaaage !

    Prends soin de… toi, aussi !

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  3. Julie

    Cette histoire me fait penser à Calvin de « Calvin et Hobbes ». ce petit garçon de 6 ans qui se pose des questions existentielles sur la condition humaine et en même temps s’émerveille et s’évade souvent dans son monde imaginaire.
    OUI ! Je revendique le droit d’être adulte et de pouvoir s’émerveiller sur les choses simples de la vie ! Parce qu’il y a tant de belles choses autour de nous qu’on ne voit plus. Prenons le temps de les voir.
    Icare a sans doute préféré la beauté du soleil. (Pas faute de l’avoir prévenu. En même temps s’il utilise de la cire…)

    Trop heureuse de voir que le projet en Inde se concrétise peu à peu !! Raaah lala, je suis toute excitée ! Je trouve ça tellement beau, enrichissant, humain, etc. Un jour, peut-être que je m’envolerais pour l’Inde afin de voir ce projet terminé. Un jour peut-être… J’adorerais. C’est vrai qu’en achetant le premier livre j’avais le sentiment d’y contribuer un petit peu, donc je suis bien contente que le projet s’accélère un peu grâce à nous ! Merci merci de nous raconter comment tout ça avance.
    (Hé tu vas prendre l’avion ! Tu vas voler voler voler !!! Décollage… WOOouuuuffiouuu ! Vole… Wouuuaaow ! Atterrissage…Boing CRRRissss ! Yeeeah !)

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    1. Cath

      Atterrissage :  » bon dieu mais appuie sur la pédale de frein ! Pédale du milieu ! »
      Ah non, en avion, c’est pas pareil c’est vrai. Dans le dernier coucou que j’ai pris, la cabine était trop petite pour qu’il y ait une porte entre les pilotes et nous. Quand j’ai vu le pilote s’accrocher à la manette moi j’ai cramponné le fauteuil devant moi. Pas pratique parce que le dossier basculait… Bah
      Le coucou s’est bien arrêté avant l’océan et la poissecaille s’est passé de déjeûner 😉
      Moi j’aime pas l’hélicoptère et le casque qui pèse 1 tonne sur la tête. Mais c’est vrai que j’ai qq heures de vol 😉

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  4. Anne

    continue de t’émerveiller, ça fait tant de bien, et ce bien s’étendra autour de toi, alors c’est tout bon ! Que tout roule & avance comme tu le souhaites à Pondichéry, et ailleurs aussi : )

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  5. untel

    « Je m’enfuis pas je vole,
    Comprenez bien je vole,
    Sans fumée sans alcool je vole, je vole … »
    Moi j’vous dis, c’est un martien, ce gars-là, un gentil martien.
    Bon voyage autour de la Terre, Docteur Bibi, j’espère que votre soucoupe se posera un jour devant ma librairie 🙂

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  6. marie

    ô toi aussi tu as le nez écrasé sur le hublot pour voir si c’est vraiment vrai que les elfes dansent sur les nuages …,un jour que je survolais l’Irak ou la Syrie pour aller en inde justement, j’étais très triste de voir de mes yeux les combats acharnés que menaient les hommes tout en bas , tous ces missiles qui zébraient le noir de la nuit…toute cette tragédie….heu en fait c’était juste les feux de signalement de l’avion !! voilà voilà

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          1. Nours

            Je dirais plutôt … Plaf !
            Plus mat, plus sobre, plus net. Mais un plaf qui lui aura ouvert la postérité. Parce qu’un simple plouf n’en aurait fait qu’un couillon né trop tôt pour passer à Vidéo gag.

  7. Elemm

    Tu emmeneras des psychologues, à Pondichéry ? Dis? Hein ?
    J’veux bien voir l’Inde, je veux soutenir ces femmes pour qu’elles se retrouvent, et puis j’me débrouille un peu en anglais…
    Penses-y 😉

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  8. Grand33

    bonjour Bibi,
    Alors Voilà, je ne suis ni médecin, ni infirmier, ni aide soignante, ni soignant compétent de quoi que ce soit d’ailleurs, alors….. pour donner un coup de main à Pondichéry ??? quoique ! j’ai deux bras, deux jambes, une grande gueule et plein de conneries alors qui sait ?
    Tiens, justement en parlant de connerie, et pour faire plaisir à Julie : l’histoire de « Flap Flap », la girafe.
    C’est une girafe qui se balade, arrive un hélicoptère……….. et Flap ! Flap ! la girafe. Essayez avec vroumm vroumm !!! ça marche pas
    Prends bien soin de toi
    la bise

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    1. Julie

      J’adore l’histoire de flap flap la girafe ! J’y ai pensé et puis… je ne sais pas pourquoi, je ne l’ai pas faite ! Je laisse ça aux grands qui racontent si bien 😉
      Hé ! pour Pondichéry, je suis sûre que j’ai quelques compétences. seulement je ne sais pas encore lesquelles. Grand3:, deux bras et deux jambes, c’est déjà bien, la grande gueule et les conneries, c’est du bonus !

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    2. Martineduouiabe

      @ grand 33
      Pas besoin de faire ta pub
      Baptiste il sait très bien et meme tres beaucoup que des que Pondichéry sera nous seront.meme si c est pas le 9 août.

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    3. Cath

      M’est avis que l’équipe de choc est déjà constituée.
      2 bras et 2 jambes de Quidiquipicpas, ça n’a pas de prix, et avec une Julie en phase et l’intendance qui suivra pour les crèpes, ça devrait être bon.
      Pondicherry Chandernagor… 😉

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  9. Marie-A.

    Bravo Baptiste pour Pondichéry :-))) Très heureuse pour toi et tout ceux que tu aideras que se projet prenne forme. Tout rêve est réalisable, décroche la lune « petit » garçon touché par ….nan je ne révèlerai pas la suite à ceux qui ont l’intention de lire ton livre et ainsi participer à ce projet ! Nous avons tous une lune à décrocher… 😉

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  10. Hervé CRUCHANT

    Je suis un mécréant. Je ne me soigne pas. Je m’entretiens dans cette grâce. Je ne crois donc en rien ou en pas grand chose. Et je me le répète souvent parce que je pense que çà fait du bien de suivre Coué et de détester Couet.

    Alors, moi qui ai volé un peu et avec presque tous les engins volants, je veux vous dire que les meilleurs de mes vols ont été accomplis dans mon lit. Bien sûr que c’est sexuel ! mais au sens freudien. Lorsqu’il m’arrivait de voler, de léviter diront les puristes, à vingt centimètres du sol, de me déplacer en ville de cette manière, je savais que j’étais enfin moi-même. Quelque part enfin admis.

    Drôle de chose. Un peu dalaïlamesque. Je suis sur -mais non, j’y crois pas, puisque j’en suis sur ! comme je suis sur d’être têtu; épicétou !- qu’en se concentrant, on peut léviter. Ainsi, on peut apprendre à le faire, à maîtriser. J’ai déjà volé comme çà, dans mon sommeil volant, de Lille à Marseille, en survolant les vallées, suivant les rivères et jouissant du paysage. J’ai volé comme un planeur dans une vallée ouverte en forme de cirque tranquille au nord ouest (?). J’ai toujours été heureux de voler. Tout çà j’en suis sur, Docteur. Si je le croyais, dans mon existence d’athée convaincu, je serais malade. J’y crois pas. J’en suis sur….

    C’est grave, Docteur ?

    Répondre
  11. Hervé CRUCHANT

    Je suis un mécréant. Je ne me soigne pas. Je m’entretiens dans cette grâce. Je ne crois donc en rien ou en pas grand chose. Et je me le répète souvent parce que je pense que çà fait du bien de suivre Coué et de détester Coet.

    Alors, moi qui ai volé un peu et avec presque tous les engins volants, je veux vous dire que les meilleurs de mes vols ont été accomplis dans mon lit. Bien sûr que c’est sexuel ! mais au sens freudien. Lorsqu’il m’arrivait de voler, de léviter diront les puristes, à vingt centimètres du sol, de me déplacer en ville de cette manière, je savais que j’étais enfin moi-même. Quelque part enfin admis.

    Drôle de chose. Un peu dalaïlamesque. Je suis sur -mais non, j’y crois pas, puisque j’en suis sur ! comme je suis sur d’être têtu; épicétou !- qu’en se concentrant, on peut léviter. Ainsi, on peut apprendre à le faire, à maîtriser. J’ai déjà volé comme çà, dans mon sommeil volant, de Lille à Marseille, en survolant les vallées, suivant les rivères et jouissant du paysage. J’ai volé comme un planeur dans une vallée ouverte en forme de cirque tranquille au nord ouest (?). J’ai toujours été heureux de voler. Tout çà j’en suis sur, Docteur. Si je le croyais, dans mon existence d’athée convaincu, je serais malade. J’y crois pas. J’en suis sur….

    C’est grave, Docteur ?

    Répondre
  12. de Nayville Marie-Françoise

    13-02

    Derrière tout ce qui se passe, il y a des histoires de karma..c’est très profond à comprendre

    Voyez les cours gratuits de ce centre cela explique beaucoup de choses sur l’âme, l’Ame Suprême, le cycle, la réincarnation, le karma, etc etc…

    http://www.bkwsu.org/france

    Cordialement

    Marie-Francoise

    cela fait 30 ans que j’arpente les centres de raja yoga brahma kumaris, moi je vais au centre du 20ème 74, rue Orfila à Paris, c’est vraiment intéressant pour garder l’ESPOIR et atteindre le bonheur…tout est bien, tout est parfait mais il faut comprendre des choses spirituelles sur l’immortalité de l’âme entre autre. Les dessinateurs de Charlie, ils ne sont pas morts mais réincarnés dans un autre corps!!

    Répondre
  13. nadezda

    Bien-sûr que vous n’oubliez pas la femme accidenté mais devant le paysage beau et mystérieux vous vous évadiez et tant mieux que vous puissiez le faire, c’est la garantie que vous alliez vous battre pour sauver cette femme, que vous aimez la vie 🙂

    Répondre
    1. marie

      pietro ferrero ? l’homme qui ne voulait pas que les nenfants soient malnutris …il n’a pas lésiné sur la matière grasse le coquin, j »apprends que les italiens disent « la « nutella et que les irascibles gaulois que nous fûtes disent  » le nutella » , ne faudrait-il pas mieux dire en ce cas « le nutello » ce qui est sûr de chez sûr c’est que les italiens c’est trop la classe pour parler aux dames surtout à leur maman qui les gavent de la nutella…

      Répondre
    2. Julie

      Je rends un vibrant hommage au père fondateur du Nutello, certes, mais surtout des chocolats kinder. Amis de mes soirées Tv et ennemis de mes kilos. Monsieur Ferrero… Merci. (larme d’émotion)

      Répondre
  14. Hervé CRUCHANT

    Voler. A vingt centimètres du sol…
    Je viens de revoir le film que ma douce Catherine de Labas m’a demandé de voir pour elle. Le type qui est au centre de l’affaire recherche une femme qui sait voler. Il tombe (?!) amoureux et vole sans autre forme de procés à vingt centimètres de l’asphalte brûlant de la capitale indifférente à son élan passionné et fou qui l’attire irrésistiblement vers le corps de son aimée -en vérité, le mec est un vrai queutard et il est complètement à l’ouest parce qu’il découvre que l’on peut être amoureux d’une femme objet. Vous pouvez pas comprendre. Pas parce que vous zêtes pas amoureux, çà, je n’en saus rien et puis je l’aurais su si j’avais été impliqué. Enfin, je l’espère. Donc le mec vole de ses propres ondes. Voilà. C’était pour vous dire çà.
    Je passais juste pour vous dire çà. Çà n’a aucune importance mais pour moi -pour lui surtout- çà en a beaucoup. Comme le gars qui jouait du pianio debout. Bon. Je vois.

    Que Mieux vous garde.
    (nb : le film, çà parle de corazon; avec un accent sur le o, oui. çà peut pas être mal. vous connaissez les feux de l’amour? non non, le feuilleton. ou la telenovela si vous voulez. et les vrais feux ? ah, sans amour ? c’était bien… alors, heureuse ?)

    Répondre
    1. marie

      donc le « transport amoureux » c’est pas que des connery. on ne nous aurait pas menti , saperlipopette pour UNE fois on ne nous aurait pas menti

      Répondre
  15. Hervé CRUCHANT

    Nutello. Nutella.

    La théorie du genre nous rattrappe. La vie est compliquée… Regarde bien, çà se glisse même dans les Je : quand un type cherche et trouve une lettre au scrabble, il dit pas « j’ai la N »… çà, c’est pour autre chose; pour la hyène Zaza. Enfin, après le 49-3. Après t’as la motion. The motion à dissout. Pas si cher que çà? demande aux Zélühs s’ils sont prets à s’éjecter en plein vol !
    Et là, donc, 10 solutions s’offre à toi. Une seule sera permise par les urnes, selon les sondages.
    Cohabitation dans la zone des tempètes marine, façon Vichy 40.
    Arg !
    Mais non, vont nous faire le coup -pas de Jarnac, j’espère!- mais du 11 janvier. Raout national sur pavé arrosé de pleurs… Tu verras que çà sera beau et grand. Çà sera pas du vol. Quoique, y aura toujours une mauvaise langue qui sera là pour confondre le féminin. Comme au procès du Carlton, c’est çà….

    Macron qui s’en dédit.

    T’as encore un peu de Lindt noir 75%, pour le match ?
    Ah… je croyais que c’était toi qui t’en occupait…

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