Pourquoi Chef Lion m’écrit son histoire…

L’histoire c’est Chef Lion, l’écriture c’est moi. Merci ! Si vous êtes soignant ou soigné, et que vous voulez parler, c’est ICI.

Alors voilà Chef Lion. Elle a une patiente, née le même mois qu’elle et la même année. Elle ont le même nombre d’enfants, habitent la même ville et connaissent les mêmes restaurants.
Mais Chef Lion n’a pas de cancer pulmonaire métastatique. Sa patiente tient 2 ans à coup de chimiothérapie et de rayons, le temps que ses enfants grandissent un peu…
Un jour son époux l’amène pour la millième fois dans le service. L’équipe fait ce qu’elle peut, mais la patiente part faire du poney multicolore quelques heures après.
Chef Lion est une lionne : « Je ne pleure pas, m’écrit-elle, on débute souvent le deuil de nos patients à l’annonce du diagnostic, alors je pleure rarement, car je suis prête, le plus souvent. »
Une semaine après, un soir, on sonne à la porte de chez elle.
Le mari de sa patiente, avec un énorme bouquet de fleurs :
– Ma femme voulait que je vous remercie après son départ, pour tout ce que vous avez fait…
Et il s’enfuit en courant.
Chef Lion cache son émotion, mais sa fille de 9 ans la voit.
– Qu’est-ce qui se passe, maman ?
Chef Lion explique :
– C’est le mari d’une de mes patientes, elle est morte, il m’apporte des fleurs pour me dire merci de m’être occupée d’elle.
Sa fille :
– Je ne comprends pas… il t’offre des fleurs pour te remercier alors que tu ne l’as même pas guérie ? C’est n’importe quoi ton métier !
Chef Lion n’est pas sûre que sa fille fasse médecine. Mais, elle, la Chef Lion, elle se souvient pourquoi elle fait ce métier, je veux dire : elle se souvient VRAIMENT de pourquoi elle fait ce métier.
Et c’est pour cela qu’elle me l’écrit.

S’il pouvait penser, le coeur s’arrêterait.
Fernando Pessoa

90 réflexions au sujet de « Pourquoi Chef Lion m’écrit son histoire… »

  1. lmlavie

    Belle histoire…à s’enrhumer encore un coup…Pas évident pour les soignants de prendre le recul nécessaire et de ne pas juxtaposer sa propre vie…
    Mais comme je suis du genre à toujours voir le verre à moitié plein,je ne retiendrai de ton histoire que les Barbapa!!!( irrécupérable la fille,c’est à désespérer…!)
    C’est vrai quoi,j’avais l’âme joyeuse ce matin,faut pas tout me gâcher…Et tout ça,vous savez pourquoi? Grâce à une chanson que j’ai en boucle dans la tête,mais problème,je n’ai que le début des paroles,alors si quelqu’un pouvait me venir en aide pour la suite…Alors,ça commence comm’ça:
    Mojito mi corazon,Mojito,Mojito…
    Alors,quelqu’un pour la suite des paroles??
    Cd’Argentine,tu dois forcément connaître?
    Bibi,peut-être…??Tu es,je pense,encore un peu trop jeune mais bon,sait-on jamais,avec ta grande culture(festive) ,tu pourrais encore nous surprendre…!!!!:-D
    Dans l’attente d’une âme charitable,je vous souhaite une belle journée à tous! Big bisous!
    MOJITO MI CORAZON,MOJITO,MOJITO…(ça va,ça va,je m’en vais………!)

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      1. lmlavie

        J’aurais donc confondu les paroles?? Ça alors…Mamie Paulette,va falloir sérieusement arrêter la limonade…!!!
        Merci @Cath et @Grand33,je vois que je peux compter sur vous en toutes circonstances…
        Ça vaut bien une bise à chacun!:-D.

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      1. lmlavie

        @Mésange,
        Oui,l’ami monade c’est traitre,faut toujours se méfier…!!!
        @Marie: après l’ami molette…C’est un festival à nous deux!!!
        Plein de bisous à toutes les deux!:-D

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    1. lmlavie

      Merci bcp Nuya d’avoir pris la peine de me renseigner.Il s’agit bien de cette chanson mais c’était une blague destinée à Bibi! J’avoue avant que tout le monde ne se mette à chercher…:-) Une bise à toi aussi!

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  2. Grand33

    Bonjour Bibi,
    Le message de l’illustratrion est peut-être la solution, même si l’histoire de chef lion veut nous prouver le contraire.
    En tous les cas tes distributions de free hugs lors de tes dédicaces ou tes messages « keep us alive »
    Go on Bibi go on !!!
    La bise

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  3. Biquette

    Du coeur, de la raison…
    Que manque t’il à mon hématologue qui me soigne depuis plus de un an?

    Résumé de mon dernier RV:
    Doc: Mme D, votre dossier était tout mélangé, j’ai passé un temps fou à le ranger!
    Moi: …
    Doc: Comment vous sentez vous ?(elle lit son ordi pendant ce temps là et ne m’écoute pas)
    Moi: ça va; je suis fatiguée avec la chimio d’entretien…je ressens des …
    Doc: soupir énervé…
    Moi: est-ce que je peux être raisonnablement optimiste?
    Doc: Mme D, vous avez la chance d’avoir une LAM 3, il y a 10% de risque de rechute. Pour certaines leucémies aiguës il y a 50% de risque!
    Moi:…

    Je sors comme d’hab avec une boule au ventre, RV dans 3 mois, Doc ne m’a pas écoutée, ne m’a pas rassurée. Pourtant j’ai LA CHANCE d’avoir une LAM 3!

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    1. Mésange

      @ Biquette
      Je sais bien que ça n’est pas l’endroit où vous aimeriez être le plus écoutée, mais ici, vous le serez… et on rajoutera plein d’abrazos câlins pour vous rassurer du mieux que l’on pourra.
      Caresses de plumettes, Biquette

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    2. Anne

      n’oublie de lui dire ses 4 vérités à savoir qu’en faisant ce métier elle met ses compétences et savoirs (durement acquis certes) A TON SERVICE et pas au sien ! Et tu ajoutes tout ce qui ne te convient pas dans son fonctionnement relationnel minimaliste. Elle a le droit de ne pas être au top tout le temps, mais ne jamais prendre en compte (et donc prendre soin, eh oui) la patiente qui est en face d’elle, ça ne va pas du tout. Y’a des chances qu’elle ne s’en rende pas compte et que ton interpellation lui ouvre les yeux et le cœur avec. Inch’Allah : )

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    3. lmlavie

      Je suis entièrement d’accord avec Anne,ton médecin doit pour le moins être à ton écoute et tenir compte de tes angoisses.
      Il y a quelques mois,je suis tombée sur un jour où,le médecin interniste qui me suis,était d’une humeur massacrante…(soit! On peut bien lui accorder une fois…)
      La fois suivante,pour les voeux du nouvel an,je me suis empressée de lui souhaiter  »une bonne et heureuse humeur »!!! Il a éclaté de rire et m’a dit »ça va,j’ai compris oui!! »…Tu vois,il suffit juste parfois de mettre les choses à plat! (et depuis,il est adorable et attentionné…Ça valait le coup non?:-D)
      Je te souhaite plein de bonnes choses,du courage et la force d’y croire,toujours y croire…

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      1. marie

        alors celle là je me l’approprie à tous les jours qu’il me reste à tracer sur cette bonne vieille terre indulgente, je ne dirais plus « bonne journée » je dirais  » bonne et heureuse humeur » dixit mamie la philo ! kiss Mam

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    4. marie

      non, non, non si tu as, systématiquement, la boule au ventre quand tu sors de chez celle qui doit te soigner, ça ne le fait pas, il faut changer de crèmerie…enfin d’hématologue….
      l’intime conviction de la guérison, c’est en nous qu’elle est , quand on est dans les limbes des protocoles des traitements etc on doit juste se poser la question est-ce bon pour moi; est-ce que j’accepte d’aller au plus terrible de la déchéance pour me sortir du marigot ; la force de guérir est en nous.Comme dit Lmlavie y croire toujours y croire

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    5. Biquette

      Merci pour vos réponses et votre soutien!

      Mais vous savez un CHU, le service d’hémato, ça n’est pas le pays des Bisounours… Les consultations durent 10 minutes, les docs les enchaînent à la vitesse des caissières de supermarché, le sourire en moins souvent. Et les patients ( vraiment patients!), font la queue pour avoir les étiquettes à l’accueil, attendent les médecins, poireautent pour la prise de RV, puis la prise de sang… Sans compter que j’habite à 100 km du CHU.

      On n’est pas vraiment dans la vie rêvée où on peut parler franchement les yeux dans les yeux, avec ce doc qu’on sent presque hostile à toute forme de communication, qui botte en touche à mes questions pourtant légitimes, qui n’a qu’un mot à la bouche : protocole! Et surtout : je me bats contre une leucémie aiguë ! alors forcément je ne suis pas en pleine forme physique et psychologique!
      Pourtant, je n’ai pas la langue dans ma poche, j’essaie de comprendre ce que j’ai, les traitements, grâce au net, grâce à mon médecin traitant qui m’écoute et est disponible, elle.

      Rien que de m’imaginer en train de suggérer à mon hémato d’être plus à l’écoute, plus en empathie: je suis écroulée de rire! Ce qui est déjà positif… Car je n’ai pas perdu mon sens de l’humour, heureusement.
      Alors: changer d’hémato? Pas facile, on ne passe pas d’un doc à un autre en leur faisant passer un casting! Cet hémato a la réputation d’être  » un bon médecin », c’est-à-dire je pense, avoir de « bons résultats », et je veux m’en sortir, donc je fais « avec », ou « sans » c’est selon…

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      1. Mésange

        @ Biquette
        Moi, ça me met en colère ces médecins qui ne voient que des cas et de la technique dans le patient en face d’eux… et non, je ne crois pas que l’on puisse être au Pays des Bisounours en demandant à être traité avec un brin d’humanité. Un patient est un ensemble, pas seulement une leucémie, un insuffisant rénal, un greffé…
        Je crois fortement que l’empathie, ça aide aussi pas mal pour les bons résultats. Surtout quand on se bagarre avec des « choses » hyper graves où la vie est en jeu… et qu’en plus, on doit se taper 100 km aller pour se faire soigner par un spécialiste… qui vous fait la gueule et vous traite comme si vous étiez fautif de quoi que ce soit ; mine de rien, il y a aussi le retour!
        C’est vrai aussi que quand on est malade, donc comme vous dites « pas en pleine forme physique et psychologique », et pris dans cet engrenage hospitalier, il devient difficile d’oser se faire entendre. Heureusement qu’il y a des généralistes ouverts et à l’écoute!

        Je me dis de plus en plus (Mésange t’es vache!) que si ces médecins hyper techniques et seulement techniques étaient un jour malades, à devoir être hospitalisés, ils comprendraient peut-être enfin ce que soigner vraiment son prochain veut dire!

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        1. lmlavie

          Bien pépié la Mésange,nonka prendre un peu notre place,na!!!
          Moi le dernier qui m’a dit(après 115 km aussi!)- »c’est pas grave si vous vous retrouvez sur un fauteuil roulant,on verra quel traitement on mettra en place à ce moment-là… »(ben voyons,j’en rêve depuis longtemps…lui ai-je rétorqué…),il m’a jamais revue!!!
          Et j’ai trouvé bien mieux ailleurs…(encore plus beau ,aussi..!!! Ben quoi?Autant allier l’agréable au désagréable,tant qu’à faire..:-D)
          Des bisous à tous!

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  4. Marion

    Je serai si tout va bien, du côté des soignants dans 4 ans. Et je me suis toujours demander comment accepter de ne pas tout pouvoir faire parfaitement, je veux dire faire tout son possible, VRAIMENT tout faire pour soigner une personne. Et faire face à une réalité inacceptable : parfois on ne peut pas tout, parfois il faut accepter l’inacceptable. Peut être une partie de la réponse se trouve dans l’histoire de cette femme médecin, une femme admirable, qui a donné le meilleure d’elle même, qui s’est battue et qui dans les moments de doute se rappelle combien il est important de continuer de se battre, de continuer d’exercer son métier avec passion et conviction, en hommage, pour aider, sauver, toujours…

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    1. Mésange

      @Marion
      Il y a une énorme différence entre être parfait et faire tout son possible!
      Le 1er est dans l’idéal et donc la plupart du temps difficilement à atteindre. Imaginez… même notre DocBibi est imparfait!!! 🙂
      Déjà, si en tant que soignante vous faites tout votre possible et techniquement et humainement, alors vous serez une excellente soignante, comme Chef Lion entre autres. Reste à dominer le sentiment d’impuissance en prenant le recul nécessaire pour pouvoir « accepter l’inacceptable » comme vous dites : peut-être est-ce un poil plus facile quand on n’a pas un lien affectif avec le malade, peut-être pas… seuls les soignants peuvent vous en parler ; et encore, je suppose qu’il doit y avoir autant de réactions possibles que de soignants, selon la personnalité de chacun, sa manière de se « blinder » face à la maladie du soigné.

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      1. Marion

        Merci pour votre réponse. Oui faire tout son possible me parait beaucoup plus juste que l’idéal de la perfection, je suis d’accord avec vous. Et je sais combien une grande partie de mon travail personnel avant d’être une VRAIE soignante et donc pendant les 4 ans d’études qu’il me reste, consistera à comprendre au petit à petit que la perfection n’est pas ce qu’il y a de plus beau et de plus précieux, il me faudra encore cheminer pour accepter que forcément tout n’ira pas comme je voudrai mais que l’important résidera dans cet échange soignant soigné où j’aurai donné le meilleur et où quoi qu’il arrive quelque chose de beau sera arrivé, une petite guérison même sans guérison.

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    2. cnimp

      @Marion
      Moi je dirais plutôt : sauver, parfois, aider, toujours.
      Si tu penses le soin en terme de guérir=gagner, mourir=perdre, ça va être lourd pour toi.
      On a le devoir d’essayer, pas celui de réussir.
      Faire le maximum, oui, travailler ses compétences, oui, mais rester humble, et accepter parfois de ne pas tout maitriser.
      Bon courage dans tes études.

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      1. Marion

        Merci également pour votre réponse. Je trouve votre phrase très belle : « sauver parfois, aider toujours », cela résume exactement l’idée que je me fait du soin.
        Accepter d’être imparfaite et de ne pas tout maîtriser, j’y travaille, VRAIMENT.
        Merci pour vos conseils et encouragements, plein de bon sens.

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        1. Catherine d'Argentine

          @Marion:…et bienvenue aux medecins…ceux qui cherchent a SOULAGER,moralement ou physiquement,a defaut de pouvoir sauver…des brassees de ciloux pour toi…

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          1. Marion

            Merci beaucoup Catherine 😉
            Et qu’est ce que les ciloux (je vais peut être être ridicule en posant la question).

          2. lmlavie

            @ Marion
            Ciloux??? C’est une espèce en voie de disparition…Paraît que les Ciloujeboistout ont pris leur place…:-D

          3. Cath

            Les ciloux sont des bisous tout doux créés par Cilou, une de nos correspondantes favorites du blog : marrante, sympathique, lucide, empathique, toujours à l’affût mais surtout à l’écoute.

          4. Catherine d'Argentine

            @Marion:ici,tu seras jamais ridicule en demandant…les ciloux,ce sont des bisous »guerritout » de notre infirmiere Cilou,qu’un de ses patients pas si senile que ca,a surnomme Soleil…parce que Cilou quand elle sourit a ses patients,c’est comme un soleil-chef lionne qui rentre dans la piece…et Grand 33,a repabtise les bisous,des ciloux…parce qu’ils mettent du baume au coeur,comme Cecile…et hop,j’en profite pour te glisser un autre cilou pour la journee…

          5. lmlavie

            @Marion
            Ça me fait de la peine de t’avoir laissée dans le vague,alors je reviens t’expliquer…(je reconnais qu’il faut parfois un décodeur!)
            Ciloux=bisous,nom qui doit son origine à Cilou,notre  »poivrote »du blog!!!(après Baptiste bien sûr:-D)
            (((Promis,je ne ressortirai de ma chambre que lorsque je serai calmée…:-D)))
            (((C’est bien joli de venir faire l’imbécile ici,mais y a un moment que mon aspirateur me réclame une valse…Je m’en va lui accorder cette danse…)))

          6. lmlavie

            @Cath et @ CdA,
            Oups,nos com se sont croisés…mais comm’quoi on n’a pas tous la même vision des choses……Non,tout pareil que vous pour l’adorable Cilou -!!!
            Merci Cath pour le com qui m’est adressé…
            Grand33 va enclencher le juke-box spécialement pour toi…:-D
            CdA,ton analyse concernant ce blog est juste à mourir de rire…(quelle belle mort,tout d’même…:-D)
            Et pour tous ces petits bouts dont tu t’occupes si merveilleusement j’en suis convaincue,je claque mes doigts de magicienne…plutôt dix fois qu’une…

          7. Marion

            Merci à Imlavie, Cath et Catherine d’Argentine pour vos réponses. C’est trop mimi l’attention que vous portez à tout autour de vous, c’est tellement fort que ça transparait même dans vos commentaires, si vous êtes soignantes, vous devez êtes de VRAIES bonnes soignantes.
            Pleins de Ciloux à vous♥
            Marion

        2. lmlavie

          @Marion
          Merci de m’avoir dit merci !!! (on en arrive là à moment donné:-D)
          La gentillesse et le sourire sont des qualités essentielles pour un soignant…Tu es en très bonne voie pour l’excellence…:-D
          (pour ma part, je suis passée de soignante à soignée…) Des bisous<3

          Répondre
          1. Marion

            @Imlavie
            Oui une qualité essentielle…
            Trop contente de pouvoir discuter de ces choses essentielles sur ce site, c’est si rare, enfin trop rare je veux dire.
            Plein de bisous.

  5. Marina

    Surprenant, mais je ressens une certaine joie … non sérénité en te lisant. Vous n’êtes pas magiciens, juste humains et ce merci d’outre-tombe est beau … tout simplement.

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  6. dédé

    Destins croisés. Cet ami, ces années, ce combat. Grappiller chaque minute, chaque seconde, avec sa femme et l’aide des soignants, des aides à domicile, des aides tout court, pour être ensemble. Et puis le deuil, l’engloutissement, la fin du combat. La fin, et l’après. Au même moment, une autre, choisit de cesser son propre combat, plus jeune, pas de maladie apparente, elle décide de s’arrêter là. Je raconte l’une à l’autre, et puis voilà, la sombre injustice, celle qui pouvait continuer et en a décidé autrement, celle qui voulait continuer et qui malgré tous ses efforts, tous leurs efforts, et pour laquelle, il en a été décidé autrement. Mais ces années, ces minutes, ces secondes, ils se sont battus tous ensemble pour les avoir, jusqu’au bout. Cela en valait la peine. Et s’ils avaient aussi été toute une équipe, de l’autre côté, pour l’entourer ? pour l’aider ? Celle qui pouvait aurait peut être pu, je veux dire, vraiment pu.

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    1. Pivoine

      C’est dur de se battre contre l’invisible Dédé … les non-dits, les déceptions, les blessures accumulées … j’ai moi aussi , sans comprendre que tout l’y conduisait, perdu un être cher emporté par la disparition progressive de son énergie vitale, et dans les premières semaines d’effroi et d’incompréhension, j’ai pensé plusieurs fois que cela aurait été moins douloureux pour moi s’il était parti en poney multicolore après une maladie … et puis le temps passant, j’ai réalisé qu’il était malde depuis longtemps et que personne ne pensait qu’il irait jusque là ….
      Prends-soin de toi, aucune mort n’est plus légitime qu’une autre.

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      1. lmlavie

        Quand se voir diminué par la maladie devient insupportable,quand la douleur physique prend le dessus sur tout le reste… et que l’on choisit d’aller voir si la vie est plus douce ailleurs…(en étant pleinement conscient que nos proches souffriront à leur tour…)
        A toi T,qui n’es jamais revenu pour me dire si c’était mieux LÀ-BAS,mais qui paradoxalement, m’a transmis l’envie et la force de me battre,de ne rien lâcher et de  »fou rire »à la vie…:-D. Je te continue…
        …Et maintenant que j’ai bien plombé l’ambiance…MUSIQUE!!!
        PEPITO MI CORAZON…:-D

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        1. Cath

          Surtout ne pas lâcher et rester avec nous pour nous goualer la sérénade. Malin, maintenant cette ritournelle me vrille la tête ! Et j’aime pas les pepitos, j’aime pas les gâteaux au chocolat, rien que d’y penser, j’ai mal au coeur, wouaaaaah !

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      2. dédé

        Merci pour ce soutien qui me semble pourtant immérité. En effet, ce n’est pas un être cher que j’ai perdu. J’ai essayé de rédiger pour éviter de le laisser croire. Car justement, je parle en spectateur d’un drame qui m’était extérieur. De deux destins qui se sont croisés sous mes yeux. Et ça fait mal, très mal, même d’en être le simple spectateur. ça fait mal d’avoir fait partie de ceux qui ont effleuré une existence en souffrance et de n’avoir rien vu, rien senti, rien compris. J’aurais été prête à me battre à ses côté, j’aurais voulu pouvoir l’aider, un peu, à pouvoir, vraiment pouvoir. Et je sais, je sais, parce qu’on le sait tous, que ce sont des maladies qu’on dissimule, dont on ne parle pas. Je voulais juste dire qu’il faudrait aussi des grands chefs lion pour réunir des équipes et combattre ces fantômes, ces maladies là aussi. Je voulais dire que la vie vaut d’être vécue, tellement, que certains se battent jusqu’à la dernière minute, la dernière seconde.

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        1. Cath

          « Le soutien immérité « ?
          Pourquoi ? Ce que vous nous avez décrit, qu’il s’agisse d’un être proche ou non, appelle ce soutien. Vous pouvez justement nous dire avec des mots ce que vous ressentez encore, ce qu’hélas n’a pas pu faire cette autre personne. Vous prenez la parole pour elle maintenant. C’est bien. Peut-être qu’à l’époque, elle ne vous aurait pas permis de le faire ? Il y a tant d’inconnues, et puis tant de choses qu’on ne partage pas, qu’on ne veut pas partager. C’est aussi très difficile à accepter parce qu’on ne comprend pas.

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  7. Du côté de l'Isère

    Nous avons également eu la chance que ma mère soit soignée par un Chef Lion, assisté d’une armée de lionceaux tout aussi prévenants. Avec mon frère et mes sœurs, nous avons été ce mari, apportant quelques douceurs à toute l’équipe lorsque la lutte s’en fût terminée, c’était important pour nous qu’il sache la différence qu’ils ont fait dans sa fin de vie… quelques douceurs pour le palais en remerciement profond et sincère pour leurs douces attentions qu’ils ont prodiguées à notre mère, notre mère qui était notre pays et notre monde. Les remercier d’avoir su écouter notre Roc qui perdait sa bataille, d’avoir su lui poser quelques sourires sur son visage lorsque nous n’y arrivions plus, d’avoir su lui redonner de la force lorsque la douleur était trop forte. Pendant les quelques semaines que durera sa bataille, notre Roc aura été épaulée, sa douleur physique et mentale ne seront jamais ignorées, elle aura eu confiance. 4 ans plus tard, nous sommes toujours reconnaissants à cette équipe qui lui a permis de se sentir protégée, d’être accompagnée et d’être écoutée. Chapeau bas à tous ces Chefs Lion, et à leurs lionceaux, qui font toute la différence dans les derniers mètres de ces pères et mères que la vie nous prend…

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  8. Grand33

    Bonjour @dédé,
    Dans le premier cas l’ennemi est connu, identifié. On le combat en face à face et plus on est plus on est fort, même si à la fin c’est lui qui a gagné, comme souvent malheureusement.
    Dans le second cas l’ennemi est plus flou, plus dissimulé et donc d’autant plus difficile à combattre. Les alliés ne peuvent intervenir que si la situation leur est connue. Alors oui, s’aurait pu.
    Pensées pour eux ….. et ceux qui restent
    La bise

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  9. Sylvie

    Et comme je comprends le mari, même si ça fait mal et que c’est dur… un grand bouquet virtuel à tous ceux qui, cœurs et âmes, soignent et accompagnent les derniers (et parfois longs) moments d’une vie ! ma mère, elle même médecin, a pu bénéficier d’une équipe présente et mille fois impliqué, médecins ou non médecins, merci à eux, à vous tous !

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  10. Albigène

    Les médecins et soignants qui ont choisi leur métier par humanisme constatent certainement qu’ils sont aussi dans l’inhumain et simples humains il doivent finir souvent par perdre une part d’estime d’eux-mêmes, je suppose, notamment dans l’échec de la guérison de celui qui est couché. Et si des soignants souffrent, ce sont parfois les soignés qui les aident et les soignent. Les soignants sont des humains avec leur histoire souvent parsemée de deuils et de chagrins, leurs blessures et ils ont été parfois de l’autre côté de la barrière eux mêmes couchés…
    On devrait écrire ou dire combien on les trouve bons et humains, disponibles au delà de leur capacité à dire. Leur dire que l’on souffre mais qu’on est ému par leur courage en face de nous, leur dire le bien qu’ils nous font malgré leur impuissance, avec leur honnêteté. La pudeur m’a empêché de le dire lors de mon dernier passage à l’hôpital. pour j’aurais tant aimé lui dire à cette douce infirmière combien elle était précieuse. Je n’ai pas osé….
    J’ai écrit il y a fort longtemps…. une fois revenu chez moi dans le Sud ouest, au réanimateur qui avait suivi ma fille tout au long de son long parcours en unité de réanimation néo natale au sein de l’hôpital Necker. Je lui avais envoyé une photo de ma fille alors âgée de deux ans et sauvée. Je garde une admiration profonde pour cet homme.
    Les médecins travaillent souvent dans le contexte déshumanisant de l’hôpital. Il y a partout des « pépites », des « résistants », des hommes et des femmes qui, malgré les conditions difficiles ( manque de temps, de personnel) malgré les pressions qu’ils subissent, sont conscients de leurs responsabilités vis-à-vis des plus vulnérables et continuent d’irriguer l’humain. J’en connais un, vous aussi, Ils ‘appelle B.B….
    En effet c’est un sacré challenge de concilier les exigences techniques de plus en plus pointues avec les charges de travail très lourdes, les procédures administratives et la part relationnelle et affective dans le soin.
    Merci à eux, merci à Baptiste qui nous permet d’en parler.
    Des poutous aux soignants et aux autres.

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    1. Catherine d'Argentine

      Tu m’otes les mots du clavier,Albigene de mi corazon…tal cual,comme on dit chez moi….Ce blog est reellement multiusage,et presque magique…t’as besoin de reconfort?,c’est ici…t’as envie de rire?,c’est ici…de t’emouvoir,de reflechir,de partager,….de…de…c’est ici…TU VEUX ECOUTER UN AIR QUI TE TROTTE DANS LA TETE…C’EST AUSSI ICI… »Mojito,mojito »,qu’elle chantonnait LMLAVIE…pour taquiner le doc…(mais ca y est ils ont tous desaoules…si…si j’t’assure)…et les lecteurs,Grand 33,en tete,enclenchent le jukebox,et on chante tous en choeur…pour entrainer dans notre farandole,tous ceux qui ne se sentent pas pris en consideration lors des consultations,alors qu’ils ont des diagnostics angoissants…la guerison n’est pas toujours possible,mais garder le moral malgre tout,aide vachement au combat…lire cette histoire de cadeau posthume me donne plein d’energie pour aller distribuer des sourires,aujourd’hui,je les baptiserai »sourires-fleurs »pour ces petits enfants de l’hopital,qui luttent courageusement…abraviveleschefslionsetleschefslionnes que l’on croise parfois…

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  11. Valerie Pruvot

    Je pense que j’enverrai un gros bouquet au médecin (toi?) Qui me dira « vous allez partir faire du poney multicolore un peu plus tôt que vous ne l’auriez souhaité alors en attendant riez… dansez.. aimez VRAIMENT et au diable les trucs méchants qui font mal… vomir…pleurer…qui ne font que retarder (pas beaucoup) le galop final… et on ne se reverra que pour preparer tranquillement votre poney (belge#suisse#?) » Take care of us & U…

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  12. Myriam FdF

    A la fois poignante et souriante, cette histoire… de l’émotion et des frissons à la lecture…. Bibi, il sort quand, ton deuxième livre ?
    Bonne semaine à toujs

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  13. Mahieu

    Je veut, ici, témoigné ayant été de tous les côtés de la « barrière »!
    Je suis, moi-même, atteinte du cancer j’était aide-soignante jusqu’en 2007… L’an dernier j’ai accompagnée ma meilleure amie, atteinte elle aussi d’un cancer, en soins de fin de vie de mai 2013 à novembre 2013… Etant, un peu, de la partie je l’ai aidée du mieux que j’ai pu en la massant, dos, jambes, pieds, bras enfin partout ou elle avait mal, l’aidant à se déplacé, à se recouchée etc… Surtout j’ai pu me rendre compte de l’extrême dévouement du personnel hospitalier qui a tout fait pour que mon amie partes en douceur… Me confiant, au fur et à mesure l’évolution du mal qui la rongeait, de ce qui pouvait être fait pour la soulagée, comme si j’était de sa famille ! Je n’ai jamais été mise à l’écart, au contraire, et j’ai apprécié ! elle aussi d’ailleurs… Car c’est ce qu’elle voulait!
    De mon côté, en tant que malade, j’apprécies beaucoup la gentillesse de tout le personne le de l’hôpital dans lequel je suis suivie, voilà ce que je voulais vous confié!

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  14. Elkina

    Encore une belle histoire…
    Ma belle maman me racontait il y a quelques années, qu’elle avait admiré le dévouement du médecin qui a accompagné son mari souffrant d’un cancer, qui revenait en pleine nuit lorsque ça n’allait pas, qui passait parfois plusieurs fois dans une journée. Lorsque son homme est parti faire un tour de poney multicolore, elle a aussi envoyé un bouquet de fleurs et une longue lettre, pas au médecin, mais à son épouse!!! Parce qu’elle a considéré que s’il pouvait être un bon médecin et donner tout ce temps à ses patients, c’était aussi parce que son épouse l’épaulait et l’encourageait, un morceau de papier et quelques roses qui ont suscités beaucoup d’émotions….
    Dans l’ombre d’un bon artisan ou d’un bon médecin, il y a souvent une femme très impliquée…Voili voilou…
    Cette histoire m’a rappelé celle de ma belle maman que j’admire et que j’adore ( et qui la raconte bien mieux que moi!!!).
    Tant que les soignés croiseront des soignants, il y aura de belles histoires, qu’elles soient tristes, tendres, drôles, difficiles à digérer, etc…

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  15. Ahava

    A tous les malades qui te lisent j’envoie des ondes de forces.
    Que vos souffrances se soulagent le plus rapidement possible et vos jours prolongés!

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  16. Catherine d'Argentine

    Moi,y a un truc qui me fait rire dans cette histoire du doc…ce sont » les chercheurs de coincidence »…tu croises dans l’ascensseur une voisine qui te demande pour creer des liens,de quel signe tu es…et elle te dis »mais c’est dingue,j’ai ma belle-soeur qu’est du meme signe que vous… »de quel jour?du 07…ahhh,elle du 12….ahhhh,…et alors????y en a toujours des qui relient ces donnees comme si c’etaient une coincidence incroyable…moi ca me fait juste rire ces remarques de coincidences soit disant incroyables…

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    1. cnimp

      J’avais une patiente née à la même date que ma mère.
      Elles sont décédées toutes les deux au cours de la même nuit …

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    2. cnimp

      Je te conseille l’excellent livre de Georges Charpak « Devenez sorciers, devenez savants » qui démontent toutes ces pseudo-coïncidences.

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      1. Cath

        C’est le bouquin que je cherche en vain dans ma bibliothèque ! Qui c’est qui me l’a piqué ?
        J’aimais bien l’introduction : « pour ceux qui croisent les doigts quand ils voient une équation. » J’ai toujours les doigts noués moi 😉

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      2. marie

        démontent ou démontrent ?non, parce que ma mémé qui avait aimé passionnément son homme est morte le jour du centième anniversaire de sa naissance, pas avant , comme un ultime cadeau d’anniversaire.

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        1. Cath

          Démontent, Marie, démontent les mécanismes et ensuite démontrent que les coïncidences ne sont que des coïncidences, et que les prendre pour autre chose ne revient qu’à arranger le hasard pour qu’il coïncide avec nos croyances ou nos espoirs. Là, je ne fais que paraphraser Cocteau je crois.

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          1. Mésange

            Wi… mais même si une part de moi me dit que ce ne sont que des coïncidences, certaines sont si belles que je préfère ne pas les appeler hasard. Le tout étant de garder le meilleur et seulement le meilleur pour soi… Et voilou!

          2. marie

            moi je décrète là ce soir que la coïncidence tue la poésie, le rêve et l’espérance, je la tue dans l’oeuf la coïncidence , je la pulvérise et Cocteau fumait trop la pipe non mèze!

          3. Cath

            Heureusement qu ‘ il y a des Maries la Bleue et des Mésanges, sinon ce serait trop triste. Et je suis certaine que M. Charpak serait d’accord.

      3. Catherine d'Argentine

        @cnimp:merci pour la reference du livre…quand j’arrive en France,je le cherche…pas dans la bibliotheque de Cath( celle a cote du placard a chocolats…)…mais bon,je le cherche…je dois atterir le 17 juin,c’est peut etre la date d’anniversaire d’un lecteur/trice???…non,j’dis ca,c’est juste pour avoir un pretexte pour trinquer avec mon voisin de siege(j’imagine l’entree en conversation: »c’est dingue,y a un lecteur sur le blog Alors Voila qui fete ses…ans,juste aujourd’hui…c’est incroyable,non???…blabla…et si on trinquait???…et deux options se presentent:…ou il connait le blog…donc on aura de quoi se rejouir et papoter jusqu’a l’arrivee…y a 14h de vol,ca laisse le temps…ou,il ne le conait pas et pouf,j’en profite pour faire la promotion de notre ecrivain qu’on adore…mine de rien…mine de rien,bien sur…tout en subtilite…joindre l’utile a l’agreable a base »d’une coincidence incroyable »…des abrachatouilles de plumettes de Mesange a tous…

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        1. Mésange

          @CedA
          Ah c’est donc ça! Je sentais un courant d’air sur mon dos et mon ventre… tu m’as enlevé des plumettes! Allez tu peux les garder va… ça porte bonheur!!! 🙂 De toute façon, il fait enfin chaud soleil, j’ai besoin de me déplumer un brin.
          Abrachatouillis des plumettes restantes pour tous… cette fois-ci, c’est ma tournée!

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        2. Cath

          Voui, moi !
          Sais pas à quelle heure tu comptes célébrer ça, mais à 03.50 du matin, tu peux commencer l’apéro pour me souhaiter mon anniversaire. Il y aura au moins une personne qui y pensera, ce sera gentil 😉

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          1. Catherine d'Argentine

            @Cath:si c’est pas une sacree coincidence incroyablement incroyable ca…ton anniversaire le 17 juin…NOOOOOON…Charpak lui meme n’en revient pas…et comment que je vais lever mon verre a ta sante…abra des plumes partout…on dirait comme quand mon chat gourmand…(imaginez le tableau)….hummmm

          2. Cath

            Je suis chatouilleuse, c’est affreux ! Alors la plume de mésange, c’est l’arme fatale … Gare aux gatos de mi casa 😉

  17. crevette

    Je viens d’avaler le livre d’Angèle Lieby, Une Larme m’a sauvée … très interessant / troublant / émouvant !
    Ce témoignage pourrait en intéresser plus d ‘un ici (à commencer par B.B.): ça parle d’un combat pour la vie, de la souffrance dans le milieu hospitalier, de l’importance de l’amour, l’espérance et la volonté pour guérir, de l’importance de l’humanité du personnel soignant …
    Bref j’ai beaucoup pensé à ce blog en le lisant … on retrouve beaucoup de réflexions similaires, alors je partage !

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  18. esperette

    « On débute souvent le deuil de nos patients à l’annonce du diagnostic »……… brrrr… ça ne me plaît pas ça…

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  19. Ahava

    J’ai été modérée car je demandais pourquoi le billet d’aujourd’hui avait disparu…Bon…Félicitations en tout cas. :/

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  20. Gwen

    J’ai cherché quoi dire des milliers de fois, recommencer encore et encore dans ma tête ce message. Les mots ne sont pas toujours à la hauteur de nos pensées.
    Je suis tombée là par hasard, comme beaucoup je crois. Et j’ai commencé à lire.
    C’est simple de lire. On va d’une lettre à l’autre, on forme les mots, le sens vient. C’est vraiment facile de lire. Alors pourquoi l’est-ce d’écrire ?
    Peut-être parce que les mots ont touché leur cible avec une justesse inégalée depuis bien longtemps. Peut-être parce qu’au delà de ce qui est raconté, la façon dont ils sont assemblés bouleversent tout cette fois.
    Mes doigts courent sur le clavier et, sans être parvenu à la fin de ce message, j’hésite encore sur ce que je dois écrire. Je ne sais même pas si je vais l’envoyer.
    Je ne suis pas soignant, je ne suis pas soigné. Je ne serai jamais soignant, j’ai été soigné. Pourtant c’est dans une autre catégorie que je me situerais, celle des visiteurs. Ces gens de passage auprès des uns et des autres quelle qu’en soit la raison. Je suis de ceux qui voient les autres se battre, gagner ou perdre. Je vois les batailles et l’issue de la guerre.
    J’ai vu plus de défaites que de victoires. Mais la fin reste finalement la même, la paix.
    Les mots apaisent. Les tiens surtout. Je retrouve dans ces histoires un peu de la mienne. Que ce soit dans les rires ou dans les larmes, la paix est toujours ce qui en ressort au final.
    Pour ça, je te dis merci. Merci de nous offrir tes mots, tes histoires et celles des autres. Merci pour ces moments de lecture qui illuminent toujours ma journée.
    Ne cesse jamais d’écrire. Tu as un don pour ça.

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