L’enfant qui rêvait.

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Témoignage de L., orthophoniste. Si vous voulez raconter : écrivez-moi ICI

<< Alors voilà, c’était il y a longtemps, je m’occupais de Kévin, 8 ans, il avait des troubles du langage écrit et oral… J’ai compris que c’était une famille avec un très faible niveau socio-culturel. Je soignais dans le Nord de la France, petite ville avec un taux de chômage de 20%…

Je me souviens, à la fin de la première consultation, je vais avec le petit dans la salle d’attente chercher sa mère pour lui faire un retour de séance. J’ouvre la porte et me trouve nez à nez avec un clochard. Je m’apprêtais à lui demander ce qu’il faisait là quand Kévin s’est jeté sur lui.

« Papaaaaaaaa !! »

Je me suis sentie très bête…

Lors de la deuxième séance, on travaille les champs lexicaux et le vocabulaire :

– « Où achète-t-on du pain, Kévin ? »

– « Chez Liddle !! »

– « Oui et aussi chez le b…….. (un ange passe) bou – lan –ger. 

– « Où achète-t-on de la viande et des steaks hâchés, Kévin ? »

– « Chez Liddle !! T’sais, j’ai déjà mangé du pâté avec de l’alcool et ben j’étais même pas bourré !!! ».

– « Oui et aussi chez le b…… (un ange passe) bou – cher. »

On passe en revue d’autres articles jusqu’aux bonbons… Et là ! Grande révélation pour Kévin !

– « Les bonbons c’est au restaurant !!! »

– « Ah bon, tu es sûr ??? »

Le petit, avec des étoiles dans les yeux :

– « Oui, d’ailleurs papa il va toujours au resto le jeudi, et après ils nous ramène les bonbons… »
Je n’ai compris que bien après le départ de Kévin. Le resto de son père… C’était les Restos du Cœur… J’avais le cœur serré. Je n’ai jamais oublié ce patient. >>

36 réflexions au sujet de « L’enfant qui rêvait. »

  1. aurélie

    J’ai fait du bénévolat au « resto », du coup j’ai compris tout de suite la phrase de Kevin, car oui quand on peut on donne des bonbons et des chocolats…

    Étant enfant, je vivais avec ma maman et mes sœurs dans un HLM… notre chance c’était d’avoir une maman qui travaille. Souvent des pâtes, et des produits discount au repas, mais jamais les « restos ».

    Quand j’ai commencé le bénévolat, J’ai « découvert » un autre monde… encore quelques crans en dessous de notre petit niveau de vie… le pire dans tous ça, justement, c’est qu’il y a pire que d’aller au resto…

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  2. Leslie

    « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. » OMS
    Merci pour ce rappel, Collègue 😉
    Et comme c’est la journée mondiale des câlins, gros hug virtuel ( et oui il y a des journées mondiales de tout ^^ )

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  3. lectrice boulimique

    ça me serre le coeur… et aussi de savoir que dans les classes d’enseignement dit « de type 8 » ç-à-d destinées aux élèves souffrant d’un handicap, le handicap le plus représenté est souvent celui de la pauvreté. Or la pauvreté est une des seules sinon la seule maladie qu’on peut guérir à 100%. Encore faut-il y mettre les moyens et les priorités… sociales, éducatives, politiques, économiques. Avant, bien avant les priorités médicales.

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  4. Grand33

    Bonjour Bibi,
    « Alors voilà, c’était il y a longtemps,je m’occupais de Kévin, 8 ans »

    Un peu d’optimisme:
    Pris en charge par notre système éducatif ( certes imparfait) Kevin s’en est très bien sorti aujourd’hui.
    Il a rencontré les bonnes personnes ( comme cette orthophoniste) et le jeudi c’est lui qui offre les bonbons à son papa.
    En fait je veux juste croire que beaucoup de Kévin s’en sortent, Vraiment !!!
    La bise

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  5. Cath

    Moi, je lis une chose dans ce témoignage : Kevin a un papa qui est présent et qui l’aime, et qui pense à lui.
    C’est quelque chose. Enfin, je pense.
    Pour le reste, que dire ? Il y a tant et tant à faire que le coeur vient à manquer.

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  6. Herve CRUCHANT

    Yoh, les Gens…

    Kevin est « juste » pauvre. Il a un papa qui est avec lui dans la vie. Ils sont trop comme eux et il ne suffit pas de le dire. Chaque fois qu’on en parle , nous, voilà les fonds de tiroirs civilisés qui ressurgissent : « il faut… », « des moyens…’, « des classes à 10, 20, 15et demi… », que sais-je encore. Nous aménager les choses pour Nous. La pauvreté de Kevin, on connait. C’est notre frontière, notre bout du champ. Çà fait partie de notre petit monde à nous. Salut, Docteur « B ». Salut gentil Papa de Kevin…

    Et puis, plus loin, il y a « les autres ».

    Ceux pour lesquels on a fait des lois pour qu’ils ne puissent plus stationner aux porches des églises. Ceux pour lesquels on a aménagé les bancs des métros, des abris-bus, des petits espaces en bas des immeubles en mettant des galets et des plots pour les empècher de dormir. Ceux auxquels on donne un euro sous condition : ne pas le dépenser en alcool…. La honte ! non seulement on s’identifie par là au fric sonnane et trébuchant mais on dispose de la vie d’un autre en contrôlant sa liberté de se faire plaisir ou non. Pour un euro…. Avant de retrouver soi-même les petits conforts, les petits plaisirs de nos vies bardées de lois et règlements vaniteux, flatteurs, cousus de bienpensances à galons dorés….

    Et puis, plus loin encore, il y en a encore, « des autres »….

    Ceux qui n’ont même pas de « jungles » pour repères. Qui ont « eu la chance » de survivre à six mille kilomètres à pied sans avoir à manger, à boire… ou simplement un regard d’un autre qui ne lui ressemble pas. Sans but, poussés par la folie de la guerre… poussés à la mer comme des rats. Comment dit-on « es-poir », Docteur B ? « à boire » et « manger », je sais, avec les mains. Mais « espoir »?… Peut-être en regardant le ciel ? On en découvre tous les jours, dans le ciel, depuis les labos climatisés arrosés de lumières et de musiques douces… Demain, on ira sur Mars… Demain, on a l’espoir d’aller voir cette neuvième planète, au-delà de Pluton, qui… Il y a plein de choses à découvrir, plus loin…

    Et puis, plus loin, plus loin encore, il y toujours « des autres », c’est sur….
    On ne peut pas les voir. Mais ils sont là, c’est sur….

    Et nous, sur le pas de nos portes, on attend Kevin à la sortie de la consultation du bon Docteur B. En regardant le ciel profond rempli de merveilles à découvrir.
    Dormez, les Gens, je veille….

    Que Mieux te garde, petit Kevin. Que Mieux te garde….

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    1. Cath

       » la pauvreté de Kevin, on connaît. C’est notre frontière, notre bout du champ. »
      Ben non Hervé, justement. Ce n’est pas le bout de mon champ.
      Petite, je demandais des pièces à mon père pour les donner aux mendiants. Et je me disais que les choses iraient mieux après, qu’on allait améliorer la situation. Je voyais mon grand-père oeuvrer dans ce sens, épauler les gens qui l’entouraient sur les chantiers- j’ai appris bien plus tard qu’il prenait sur lui pour aider des gens dans le besoin, quand l’accident de travail n’était pas pris en charge par l’employeur… Et je l’ai vu batailler pour que les choses avancent sur le plan législatif, syndical et politique, pour que les droits des plus démunis soient respectés, pour que leur voix soient entendues. Alors, pour moi, ça ne pouvait qu’aller mieux devant tant de volonté.
      Et qu’en est-il ?
      Au fur et à mesure que je vieillissais, j’ai vu la pauvreté et la précarité gagner du terrain, là où je pensais naïvement que le progrès aiderait. Et des classes surchargées d’élèves, laissant pour compte ceux qui ne peuvent pas suivre parce que ça prend trop de temps et d’énergie. Pour information, quand j’étais pionne, il m’arrivait de flanquer 1 heure de colle, et je me retrouvais à passe 2 heures avec le mouflet pour lui faire faire ses devoirs, lui expliquer la leçon qu’il n’avait pas comprise et qui lui échappait complètement, pour qu’il se sente mieux, valorisé et lui donner envie de s’accrocher. Pour lui, tout simplement.
      Alors, je suis d’accord avec notre Mésange qui demande qu’on aménage les classes, pour permettre de donner plus aux enfants qui en ont tant besoin. Et pour aider ceux qui donnent.
      Je n’ai jamais donné de l’argent sous condition, je fais plus simple, je ne donne pas. Quand de grandes organisations dans nos beaux pays font appel aux dons, je ne réponds pas. Non. Quand des gens retroussent les manches pour faire face sans tambour ni trompette, pour prendre en charge les enfants et pourvoir à leurs besoins les plus élémemtaires, quand ils ont des plans parce qu’ils connaissent le terrain à leur échelle, je réponds comme je peux. J’essaie. Mais si on peut discuter, ils décident. Voilà.
      Mais le coeur me manque toujours.

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      1. marie

        je like Dame Cath! et y’a un truc qui interpelle , l’espérance de vie dans sa courbe s’inverse .La révolution industrielle et la déification du pétrole nous auront permis ça -inversion de la courbe de l’espérance de vie- et « ils « s’en étonnent presque!!!. Notre environnent et nos corps sont saturés de toxines et de stress, de gras, de particules cancérigènes mutagènes et reprotoxiques…..Ma grand-mère est morte à 98 ans avec un coeur d’acier , aujourd’hui des jeunes meurent sur les terrain de sport avec des coeurs de cristal.
        Le progrès n’a pas de coeur!
        je suis à peine hors sujet et non la pauvreté n’est pas un gros mot « il y aura toujours plus pauvres que nous  » me disait ma mère ….pauvre …et moi gamine du haut de mes 6 ans « bein oui mais y’aura plus riche aussi » … » et oui en attendant vas chez la Belle chercher le pain » alors pourquoi « la Belle » …parce que la Belle était belle et que mon cousin 5 ans au compteur ne voyait pas une boulangère dans la plantureuse blonde au dessus du comptoir mais la beauté de la boulangère…on était des poètes…pauvres sûr, mais des poètes, la mercière avait était rebaptisée avec un  » la C………. » parce qu’elle était très empotée ,on va dire pour être politiquement correct, euh non! pas la Conne …la Couille, wouhai je sais c’est terrible ce langage châtié dans la bouche d’un enfant mais on aimait Brassens et chance! liddle n’existait pas. Par contre on avait des instits de compète qui accompagnaient avec excellence nos imaginations débridées et je leur en ai et aurai une reconnaissance éternelle, c’est grâce a eux que nous sommes devenus libres dans nos têtes et créatifs, tous, les riches ou les pauvres que nous étions .
        Le progrès n’a pas de cœur et n’aime pas la liberté .
        la bonne journée à tous les bibiaddicts

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        1. Cath

          Eh oui, La Bleue. Les instit de compète qui suivent, poussent et soutiennent les enfants envers et contre tout, et qui en sont aimés. J’ai aussi eu cette chance.
          La bonne journée à tout le monde en ce wk de grisaille

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          1. Herve CRUCHANT

            » la pauvreté de Kevin, on connaît. C’est notre frontière, notre bout du champ. »
            tu n’es pas d’accord, Cath, sauf que… sauf que tu illustre aussi sec la justesse de cette phrase. hélas.

            il n’était pas dans mon propos de dénigrer, mais de dire qu’il y a quelques (S) choses au-delà. un autre champ, un autre pays, un autre monde. et aussi trop de déserts.

            quant à l’enseignement, cette chose extraordinairement subtile et envoutante qui vous transforme à vie -je parle des enseignant(e)s- c’est un tel bouleversement qu’on a tendance à tout voir par cet œil, « après »… médecin aussi; surtout généraliste.

            petite anecdote perso. il y a quelques temps, j’ai pu apprendre à lire et écrire à un garçon de 9-10 ans en milieu tout à fait civilisé, puisqu’il vivait en famille non loin de moi, dans l’ambiance du centre spatial. avec la méthode géniale dont j’ai oublié le nom mais qui est extraordinaire. j’ai raconté çà à mon copain d’orgies musicales, lui-même prof au lycée. il m’a demandé : tu fais payer combien? je lui ai dit : ben rien!… je crois qu’il était plus ennuyé avec mon bénévolat qu’avec une lutte contre les enseignants free-lance rémunérés à la petite semaine. mais revenons à l’important. le petit gars est reparti dans la vie avec son bagage, a compris que la poésie peut être aussi jouissive rythmiquement qu’un bon rap, que le mot bien écrit (dans tous les sens du mot « bien ») est un cadeau, qu’il faut se méfier comme du chicoungounia -circonstanciel de lieu- des citations d’auteurs et de ceux qui les clament comme d’autres font tinter leurs clés à leur ceinture… et de le trait d’esprit ressemble aux bulles d’une canette dans le gosier -circonstanciel de temps. je n’ai plus de nouvelles depuis dix ans. peut-être que sa délinquance a pu monter de plusieurs crans et qu’ainsi il échappe mieux aux sanctions infligées aux miséreux. quant à moi… quant à moi, j’en suis marqué à vie. depuis, j’ai un peu trop tendance à vouloir pérenniser cet aspect passeur mis en œuvre à heures fixes, une fois par semaine, le jeudi après l’école, dans un appart’ modeste mais suffisant, aux fenêtres moustiquaires grandes ouvertes pour mieux laisser entrer l’air marin et les alizés.

            le peu que nous faisons ou que nous avons fait pour l’autre fait reculer la misère, j’en suis persuadé (pourtant, après 40 ans de politique humaniste de syndicalisme et de « Gôche » rouge, je pourrais bien être blasé. mais j’ai compris aussi que la déception fait partie des victoires. elle permet de mesurer notre capacité à transmettre encore, notre réserve d’espoir. et de cette chose dont il est pornographique de parler lorsqu’on aborde le sujet de l’éducation : l’amour des autres. oui. vaut mieux montrer son corps que son cœur, parfois. c’est plus « sein » (là, j’ai honte!). )

            bisous
            que Mieux te garde, Cath.

          2. Suze Araignée

            Une touche a été appuyée par mégarde. Je disais donc…
            « La poésie peut être aussi jouissive rythmiquement qu’un bon rap ». Mais un bon rap, C’EST de la poésie ! D’ailleurs ma maman, quand elle s’est retrouvée à remplacer une prof de français et qu’elle devait faire étudier à ses collégiens la poésie lyrique, ben elle a commencé tout naturellement à leur faire étudier et même découvrir des textes de hip-hop.

  7. isabelle

    14 février d’une jolie année, jour de la Saint Valentin.
    avant l’arrivée de l’étudiante qui racontera l’histoire du soir et couchera les enfants, nous expliquons à fiston, 5 ans, que nous allons au restaurant à l’occasion de la fête de l’amour et des amoureux.
    « vous allez au Resto du coeur alors ? »

    puisses tu, fiston mignon qui nous a bousculé ce soir-là, connaître le resto pour le bonheur de l’amour partagé et le plaisir des papilles et non pour aller chercher de quoi subvenir à tes besoins comme tant d’autres que nous croisons tous, tous les jours

    quant aux différents commentaires, je m’incline une fois de plus devant la qualité de la réflexion et de la rédaction de Hervé Cruchant, merci de nous faire réfléchir et de manier les mots avec dextérité

    bonne journée à tous

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    1. Herve CRUCHANT

      tous les enfants naissent égaux en droits. tous. ce sont les droits qui ne sont pas égaux pour tous.
      et comme c’est nous qui les édictons ces droits, on a tendance à considérer que les trajectoires divergentes de ces petits d’hommes sont régies par les fées, les dieux, les cieux, les vents contraires ou je ne sais quel hasard baltazar…
      Fabymary, tu vois là une illustration éclatante de l’hypocrisie, la bassesse, la honte de la conscience humaine : l’inversion des facteurs qui va si bien aux nantis pour vendre et faire « de la marge » sur le dos des nécessiteux. ce n’est pas un argument de propagande (çà pourrait l’être, tant il est fort) mais juste un constat. ajoute le vocabulaire moralement-correct et tu as le noyau purulent hautement contagieux et toxique source de la misère humaine. pas seulement pécuniaire ou physique mais aussi mentale. xénophobe, culturelle, sexuelle, totale. Totale.
      les saintes raisons -Les, car il y a dedans celle d’Etat aussi) argue que sans détermination différentielle, une société tomberait dans le désordre et l’anarchie. arf ! ce mot anarchie est tellement bien passé du côté obscur de la force qu’il en a perdu tout son sens. relire. redéfinir. réhabiliter. L’Ordre et la Raison. Travail Famille Patrie. Dieu et mon Droit. drelin drelin les clochettes du fou du roi !!!… attention ! le mot « crise » suit le même chemin. Là où le réalisme dirait « éxilés », voire « réfugiés », en supposant par là des remèdes et des parades, on nous dit « migrants ». ce qui sous entend volonté de fuir, pas d’obligation d’aider qui que ce soit (tu l’as voulu, chacun sa merde) et xénophobie, bien entendu. attention ! on nous change les mots, on nous désigne les pensées contenues pour ne pas avoir à faire l’effort de les choisir (avis d’experts, les gens. êtes vous experts en mots, en idées, en migrants ? eux non plus. mais ils passent dans les médias). nous, c’était plutôt peace and love, révolution permanente. fleuri, sympa, beau discours et belles caresses. eux, c’est plutôt révolution permanente libérale effective sans ligne idéologique. voyez monsieur le ministre des finances, etc…).
      j’exagère, bien sur, pourquoi pas. mais demandons aux femmes ce qu’elles en pensent de ces détournements et des profiteurs de détournements. tiens, surtout celles qui viennent d’avoir un bébé.

      salut, Poppy. que Mieux te protège.

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  8. Oriane

    Bonjour,
    Merci pour ce récit très touchant. Mais pourquoi avoir enlevé le paragraphe avec le mouvement spontané de juger le père, en se disant qu’il aurait mieux fait de s’occuper de sa famille au lieu de se payer le resto, avant de comprendre le décalage entre sa réalité et la nôtre ? A mes yeux, ça peut être aussi l’occasion pour chacun d’entre nous de remettre en question cette propension au jugement un peu paternaliste qui peut nous venir si facilement, qui serait sans doute malvenu même s’il visait juste, et l’est encore plus quand on est à côté de la plaque.

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      1. françoise

        Bonjour

        Je trouve dommage que ce paragraphe ne figure plus dans le récit. Il était important car très souvent nous avons un « jugement » hatif.

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  9. Valou

    Le matin quand je pars bosser, j’ai mon petit rituel avec deux dames qui font la manche dans le métro.
    La première est en bas des escaliers, je lui donne une petite pièce et deux ou trois cigarettes (oui je sais c’est pas bien, mais elle fume alors je préfère lui filer mes clopes que de la voir ramasser des mégots dans le caniveau), la deuxième une petite mémé afghane, qui est un véritable rayon de soleil dans ma journée, je lui donne aussi sa petite pièce, et je vais lui chercher un petit thé chaud.

    Cette semaine, c’est ma dernière semaine de boulot, (sans rentrer dans les détails on m’a poussé a partir ..)
    du coup je me suis sentie tellement con de leurs dire qu’elles me verraient plus le matin mais qu’on se croiserait quand même de temps à autre et bah vous savez quoi, elles étaient désolées pour moi, se sont inquiétées de savoir comment j’allais m’en sortir, alors que moi je m’inquiétais juste de plus pouvoir leur donner ma petite contribution chaque jour :/ çà fait relativiser tout çà ..

    Du coup, je compte continuer à aller les voir même si çà sera plus à 9h du matin 🙂

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  10. gymauve

    bonjour ! ma classe et moi avont lu votre livre « alors vous ne serez plus jamais triste » que nous avons appreciés, bref, maintenant nous visitons votre blogue et vous dialogue sont trés interressant !
    j’aime beaucoup !
    Voila, bisous.

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    1. Mésange

      Alors ça, c’est vraiment super ! Savoir que des tout jeunes ont lu le second livre de Baptiste en classe me met dans une de ces formes : m’en vais zinzinuler (merci Cath) en voletant partout, tiens… Pourtant c’est plutôt l’heure des chouettes que des mésanges !
      Merci Gymauve, ses copains/copines et le/la prof…

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