Le secret des médecins qui ne savent pas ce qu’ils veulent.

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(L’anecdote c’est Super Chef Gentille fée bleue, l’écriture c’est moi. Merci !)

« Il faudrait savoir ce que vous voulez »

Alors voilà la phrase entendue, ré-entendue un millier de fois. Devant des symptômes, un médecin envisage toujours deux conduites à tenir différentes. Si vous parlez à deux médecins, vous vous trouvez en réalité face à quatre interlocuteurs. D’où la phrase ci-dessus…

Par exemple, Rodrigo Díaz de Vivar, 62 ans, hospitalisé pour embolie pulmonaire bilatérale massive. Des caillots de sang se sont formés dans les vaisseaux de ses poumons… C’est très grave. Si on ne fluidifie pas son sang, il va mourir.
Vous pensez : « et bien ! Qu’il le fluidifie ce sang ! Qu’on n’en parle plus ! »
Le souci ?
Il y a trois mois, Rodrigo Díaz de Vivar a fait un AVC hémorragique. Si on fluidifie ? Son crâne va se remplir de sang puis Rodrigo Díaz de Vivar commencera sérieusement à inquiéter Chimène et maman…
C’est ce qu’on appelle un choix cornélien, la quadrature du cercle.
Il y a donc plusieurs spécialistes et aucun n’est vraiment d’accord sur la marche à suivre.
Mais ils sont tous VRAIMENT en harmonie sur le but à atteindre.

« Il faudrait savoir ce que vous voulez »

On veut que Rodrigue guérisse, tout simplement.

« Il n’y a pas de problèmes ; il n’y a que des solutions. L’esprit de l’homme invente ensuite le problème. Il voit des problèmes partout. »
André Gide

« Hey, Dédé, t’as déjà vu une hémorragie cérébrale sous anticoagulants ? Parce que c’est pas bon… »
B.

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