Go-go, Powers Rangers, Go !

(Un Bibi est caché dans cette photo, sauras-tu le retrouver ?)

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Vidéo sur les récentes polémiques concernant la présence de personnages gays/lesbiens/transgenres au cinéma (dans Powers Rangers, Harry Potter, ou plus récemment dans le dernier Disney, la Belle & La Bête.)
Précisons pour nos amis complotistes : je n’ai pas été rétribué par le lobby LGBT-reptilo-illuminato-judéo-maçonnique.
J’écris des romans pour vivre et, malheureusement, même si je voudrais que ce ne fût pas le cas, tout ce qui est dit dans cette vidéo est vrai. Enfin… Non. Une seule chose est erronée : on peut avoir vu Lalaland et se réveiller avec une furieuse envie de faire des claquettes.
Pour tout le reste, sources, données, chiffres et statistiques sont disponibles dans le « Rapport Gouvernemental TEYCHENNÉ sur l’homophobie et la transphobie à l’école » que je vous encourage à consulter ICI

En espérant que ça fasse un peu bouger les lignes et que vous ayez des munitions pour répondre aux (toujours) charmants et naïfs internautes qui commentent, un doigt candide dans la bouche, un autre rageux sur le clavier, « naaan mais c koi cette manie de vouloir mettre des pd et des goudous partout dans lé film et lé série !?!? ».

Cette manie, c’est la volonté de sauver des vies.

Baptiste Beaulieu

 

85 réflexions au sujet de « Go-go, Powers Rangers, Go ! »

  1. Petite Balle

    Bonjour Baptiste,

    en tant que maman, je ne comprends pas que des parents n’accompagnent pas leurs enfants dans TOUTES leurs différences… Il y a tellement d’éléments qui peuvent nous rendre différents aux yeux des autres… et nous sommes tous différents! Une fois encore, je pense que c’est le regard accusateur de la société qui génère cela. Et il faut vraiment ne pas se laisser abattre, chaque différence est enrichissante.
    Merci pour vos mots, souvent très justes!

    Belle continuation de vie à vous Baptiste!

    Ingrid

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    1. Cia

      Je partage votre vision des choses Ingrid,
      La seule chose qui compte pour moi c’est que mon fils (et ceux qui m’entourent) soit heureux, quels que soit ses choix de vie, ses orientations sexuelles, la (les) personne(s) qu’il aime. Et la seule chose que l’on peut faire, pour changer les choses, c’est semer des graines de tolérance dans le coeur de nos enfants…

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    2. Irène

      Bonjour,
      Je suis absolument d’accord, et cela me rappelle une question d’un de nos garçons, il avait 15/16 ans, et nous avait demandé si nous l’aurions mis dehors s’il s’était avéré qu’il était homosexuel. Nous nous sommes regardés avec mon mari, interloqués, et avons répondu qu’avant tout, il était notre fils, qu’à ce titre il n’était pas question qu’on « le jette ». Et qu’il serait toujours notre garçon, le principal étant qu’il soit heureux dans la vie qu’il choisirait.
      Merci pour cet échange, merci Baptiste, et pourtant il m’est parfois arrivé de pleurer en lisant vos textes.

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  2. Rainette

    Et alors ? Je dirai toujours que tous les « genres »‘sont dans la nature et que zut, un bel homo ou une belle fille ca ne fait pas de mal aux yeux !
    Que ceux que ca gêne passent leur chemin !
    Je n’aime pas le roquefort , je n’emmerde pas les autres pour que le fromage moisi soit interdit !!!! (Pardon pour la comparaison maladroite)
    Baptiste je marche avec toi !!!

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    1. schtroumpf voyageur

      les fromages moisis (et ceux qui risquent de l’être car fabriqués au lait crus) sont de plus en plus interdits partout dans le monde. Entre autres aux Etats Unis. J’dis ça j’dis rien

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  3. sylvie

    c’est quand même dingue de constater qu’il y ait encore autant d’esprits étroits, étriqués et intolérants. Ça fait flipper, quand même… surtout en cette veille d’élection. Punaise, mais .. c’est l’amour qui devrait diriger le monde !

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  4. Péripéties d'une libellule

    Merci Baptiste. Je ne vois même pas pourquoi, à l’époque où nous sommes, ça reste un sujet controversé. il y a assez de catastrophes et d’horreurs dans ce monde pour qu’on en rajoute. Aimons nous avec nos différences, c’est notre richesse.

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  5. bruch

    Chapeau bas Baptiste, tout est dit, étant moi même maman d’un enfant différent parce-que malade, j’admire les gens qui se battent contre la discrimination. Bien sûr je ne suis pas tolérante seulement depuis la maladie, non je suis tolérante depuis toute petite puisque depuis mon jeune âge j’ai des amis homosexuels, et je les aime autant que j’aime les hétérosexuels. Maintenant faisant aussi partie de la grande chaîne des soignants, je rencontre toute sorte de personnes plus ou moins agréables, et donc vous pouvez peut-être imaginer combien de fois par jours je peux être en colère j’ai souvent eu envie de dire  » abrutis c’est un être humain comme toi et moi  » j’espère qu’un jour on arrivera a faire changer les préjugés et le racisme, mais je pense que cela ne pourra se faire que en apprenant a nos enfants a accepter et respecter tout le monde .

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  6. Lys18

    Merci Baptiste.
    Tout ce qui compte,et devrait compter,c’est l’amour,le respect.
    Ce sont les différences qui nous enrichissent (je suis moi-même « différente »=handicapée) et nous font progresser.
    Bravo pour votre empathie,toujours très présente.

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  7. Marie laure Kervrann

    J’ai en tête l’histoire d’une amie :à l’âge de 18 ans elle est tombée éperdument amoureuse ;Son coup de foudre avait 16 ans elles ont vécues leurs histoires cachées de tous et un jour la police débarque chez ma camarade :garde à vue et j’en passe. ……La famille de sa petite amie avait déposer plainte pour détournement de mineur ;cette famille ne supporter pas que la jeune fille puisse être lesbienne. Depuis mon amie est passée au tribunal :mise à l’épreuve,elle a été jugée comme une délinquante sexuel vous vous rendez compte !!!!! C’était juste une histoire d’amour entre jeunes consentante. Cela arrive tous les jours qu’un garçon aime une fille de deux ans de moins que lui ou l’inverse et quoi?je suis atterrée ,consternee et triste.

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      1. Bou

        15 ans révolus, mais surtout il ne s’agit pas là de détournement de mineur. Sauf si la personne majeure a cherché à « soustraire » (même avec les meilleures intentions du monde) une mineure à ses parents (qui étaient peut être bien toxiques).

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  8. Annick

    En video c’est aussi clair, précis et puissant que par les mots, bravo force jaune !!!

    C’est bon d’être différent, d’être soi et d’assumer de l’être !!

    Ceux qui critiquent, jugent et méprisent sont jaloux

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  9. chris

    Alors voilà je ne suis pas branchée politique mais je suis branchée Humains et je vois se profiler un avenir qui peut être bienveillant (pour une fois) ou extrêmement malveillant envers toutes les différences dont l’homosexualité fait partie alors s’il vous plait, vous tous qui croyez aux bienfaits de la bienveillance et du collectif lisez les programmes des uns et des autres, n’allez pas voter juste pour le look ou la grande gueule de celui ci ou de celui-là. En démocratie on ne vote pas utile on vote pour des convictions profondes et c’est ce qui fait l’utilité du vote. Si vous avez-vu le film Demain ou lu le livre vous savez qu’un avenir meilleur est possible, si vous vous intéressez au bien être de nos enfants, aux futurs citoyens , aux pédagogies qui les respectent en tant qu’individu capable et unique jetez un œil (appuyé l’œil) sur ça. Peut être ça va vous décider à voter et peut être juste vous allez apprendre des choses alors foncez. Apprendre est une chance
    http://les-jours-heureux.fr/soutiens-25-mesures/
    http://les-jours-heureux.fr/soutiens-25-mesures/

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  10. Angele2b

    Merci Bibi de si bien formuler ce que nous sommes nombreux à comprendre et à ne pas toujours savoir exprimer.
    Ton blog devrait être lu dans tous les écoles, collèges et lycées. O-BLI-GA-TOI-RE.

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  11. Rodjeur

    Bonjour, Bibi et chers « Alorsvoilistes » fidèles et attentifs.
    D’abord, bravo pour ta vidéo, ça change de te voir en vrai et de mettre un visage qui bouge sur les mots que tu nous donnes à lire régulièrement.
    Je voulais vous faire part de mon expérience de papa latin d’un petit garçon de 10 ans, tout ce qu’il y a de plus « normal » physiquement et mentalement. Ma fierté.
    L’autre jour, nous discutions entre hommes lorsqu’il me dit qu’il aimait bien, de temps en temps, jouer avec des poupées.
    Je me suis contenté d’émettre un hoquet d’étonnement, réalisant juste à temps que j’allais avoir une réaction de vieux con machiste. J’assume mon héritage 3M (Mâle Monothéiste Méditerranéen), mais je me soigne…
    J’ai donc récupéré le coup en disant « Ah ouais ? » et en lui demandant sans le brusquer si c’était souvent, où est-ce qu’il trouvait des poupées autour de lui, si sa maman le savait (je suis divorcé)…
    Mais sans en faire un truc grave. Depuis, je me dis que si, un jour, il m’annonce qu’il préfère les garçons aux filles, je ne devrai pas en faire un plat et que, de toute façon, je ne l’aimerai pas moins que ce que je l’aime actuellement.
    Mais, putain, 3000 ans d’éducation judéo chrétienne, ça laisse des traces !
    Et si je m’inquiète (pas trop non plus, n’exagérons rien), c’est surtout par rapport à la réaction de la société face à sa différence possible. C’est pour ça que, Bibi, je te remercie pour ta vidéo qui, je l’espère, contribuera à faire accepter les différences, qu’elles soient de couleur de peau, de religion, d’orientation sexuelle, de sexe ou d’état de santé !
    Merci aussi à vous , alorsvoilistes qui me rassurez par vos commentaires pleins d’amour et de tolérance.

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    1. AnneduSud

      Rodgeur, t’as tout compris ! Bravo de venir l’exprimer ici. Quant à ta vidéo Baptiste, elle est salutaire. Ta réflexion est remarquable et partait tellement évidente. Quand donc l’homosexualité deviendra-t-elle une configuration banale ?

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      1. Caroline

        … le jour où on n’en parlera plus en terme de « différence », mais en terme de « pareil » Je suis hétéro, tu es homo, on s’en fout, on est humains tous les deux, c’est kif-kif…

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    2. Cath

      Moi, je n’ai jamais pardonné à mon frère qui a joué avec ma poupée parce qu’il n’avait rien d’autre à faire et qu’il s’ennuyait le pauvre biquet. Il a soigneusement colorié en bleu foncé la figure de mon poupon en bleu foncé ( au bic, ça tient bien). Ma poupée préférée. Je ne vous raconte pas le choc en rentrant de la maternelle alors que je me précipitais pour aller chercher mon bébé rose. J’ai encore envie de pleurer quand j’y pense et de lui flanquer un grand coup pour me soulager. J’aurais dû Luis casser ses voitures et lui paumer ses légos, tiens ( je détestais ces bidules qu’on persistait à vouloir m’offrir).
      D’ailleurs, je vais commander une batte de baseball pour mon petit Noël.

      Blague à part, je préfère -et de loin- un gamin qui joue avec des poupées plutôt qu’avec des fusils. Le principal étant que l’enfant s’amuse en toute quiétude et en créant sa magie 😉

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    3. elnats

      « J’assume mon héritage 3M (Mâle Monothéiste Méditerranéen), mais je me soigne… »
      J’adore 🙂 Et je te la pique, du coup, parce que j’ai le meme heritage. Meme si j’ai la chance d’avoir une education monothéiste qui a vachement plus insisté sur le « aime ton prochain comme toi-meme » que sur les passages foireux du Lévitique et de certaines lettres des apôtres.
      C’est pas une évidence de se sortir des jugements de valeur qui ont été longtemps majoritaire, surtout quand on est né dans une catégorie « dominante » et que ca implique de sortir d’un certain confort. Mais on y arrive, parce qu’on est capables d’empathie, et de se rendre compte de la connerie des argumentaires haineux qu’on nous sert encore aujourd’hui.

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  12. Florence

    Bonjour et merci Baptiste pour ta vision saine et claire du dénigrement de la différence. Une vidéo à montrer à tous les adolescents pour qu’ils se rendent compte qu’un mot, que le sens d’un mot est très important et peut les affecter à vie. Les animaux sont différents, la nature est différente mais nous aussi nous sommes tous différents, alors soyons plein d’amour les uns pour les autres. Plus nous aurons des pensées d’amour, de tolérance, de compassion pour les autres, plus notre vie sera riche et nos adolescents comprendront que la vie est un cadeau. Merci pour vos partages.
    Bien à vous.
    Florence

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  13. KathMath

    Bonjour,
    J’ai réellement apprécié ce plaidoyer en faveur de la différence.
    Il y a quelques années, nous avons réuni la famille (père, mère -moi, frère et sœur) pour discuter de la venue du petit copain de ma fille, où il dormirait etc. Mon fils ayant 6 ans de + que sa sœur nous a ‘scotché’ par sa réponse.
    – pourquoi ce questionnement ? Depuis des années, tous les samedis, j’ai eu des copains qui sont venus à la maison et qui ont tous dormi dans mon lit. Pourquoi serait-ce différent pour M ?
    Et là, stupeur de notre part, nous n’avions jamais imaginé ce possible. Il nous a dit que nous n’avions jamais raisonner ainsi pour ses potes et a mis des mots sur notre incohérence.
    Le copain a dormi sur la canapé (voté à 4 voix).

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  14. Hervé Cruchant

    Quand la détresse ultime quitte l’esprit pour muter en terreur, alors la plainte se fait muette. Il ne reste plus qu’un regard sans ciller, une gorge qui se tend comme un péri en mer, les lèvres sèches entr’ouvertes et les membres vaincus ballants inutiles. Devant la fin du monde, pour être seule plus forte, la plainte rauque tarit, leit-motiv hypocrite.
    On entend parfois le soir sur les champs de bataille cette rumeur qui monte de la terre ou d’un lit de mourant, c’est selon.
    Et qui finit parfois dans un souffle inouï où l’on croit reconnaître ce mot unique : ‘Maman’…

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  15. Agnès

    Heureusement , heureusement que dans l’extraordinaire diversité du genre humain, il y a des gens comme toi!!
    De très grosses bises Baptiste à défaut d’un free hug

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  16. gendan

    Bonsoir,
    Une chose qui m’énerve au plus haut point, je vois fleurir partout le mot « complotiste ». Dès l’instant que l’on n’est pas d’accord avec l’avis unique, on est baptisé complotiste. Alors je pose cette question, qu’est ce qu’un complotste ? Il n’est même pas dans le dictionnaire !!!

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  17. Bidule

    Tout est dit…
    Je me pose juste une question, en dehors de toute expérience personnelle: peut-on tenir les parents pour seuls responsables de leur réaction face à l’homosexualité d’un enfant?
    Je veux dire par là, qu’une telle annonce reste qu’on le veuille ou non, un raz-de-marée dans une famille… Et que la réaction violente, de rejet, que peuvent avoir des parents, ne vient pas que d’eux mais aussi de la société qui leur « dicte » cette réaction.
    C’est pourquoi j’ai du mal avec l’idée que ces personnages transmettent « ce que les familles sont incapables de transmettre »: c’est bien plus vaste que ça, tous les parents de jeunes homosexuels ne sont pas foncièrement mauvais et homophobes, ils s’inscrivent juste dans une société qui l’est et réagissent en conséquence.
    Sur le fond, je te rejoins: c’est à une société entière d’évoluer. Pour que chacun se sente en confiance avec ce qu’il est, mais aussi pour que plus aucun enfant n’utilise le mot « PD » dans la cour de récréation !

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    1. sarah

      Complètement d’accord avec vous Bidule et Baptiste, tant qu’il y aura des manifs homophobes, tant que les homos ne pourront pas se tenir la main dans la rue, tant que des potes homos ne pourront pas parler de leurs vies sentimentales au resto sans se faire censurer de façon arbitraire et infantilisante par leurs voisins de table, tant qu’un homo ne pourra pas vivre avec les mêmes droits qu’un hétéro, il y aura des parents qui continueront de mal vivre que leur enfant fasse partie de la catégorie « sous-humain » alors qu’ils veulent ce qu’il y a de mieux pour lui.
      Tant que l’Etat jugera bon de faire des débats d’opinion sur l’homosexualité concernant le droit des humains, la discrimination continuera.
      Tant que la virilité se prendra pour ce qu’il y a de meilleur, l’homosexualité masculine sera honteuse, l’homosexualité féminine, incomprise, la féminité, sexy et le féminisme, hystérique.
      Je m’impatiente.

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    2. lectrice boulimique

      Je m’étonne de voir sans cesse revenir cette confusion entre les termes « homo » et « pédé »
      Homo = homosexuel, attiré sexuellement par des personnes du même sexe. A partir du moment où les partenaires sont majeur(e)s, consentant(e)s et vacciné(e)s, leur vie les regarde et nul n’a à se poser en juge, sur ce point bravo Bibi de te positionner clairement contre l’homophobie.
      PD, ou pédé = pédéraste, attiré sexuellement par les enfants… Là on franchit la ligne rouge puisque au moins un des partenaires n’est pas majeur, est immature sexuellement et donc encore plus vulnérable tant psychiquement que physiquement
      Etre homo n’est nullement un crime (mais pas depuis longtemps et pas partout hélas! il reste de quoi militer !) ; être pédé est punissable par la loi.
      Etre homo n’est pas considéré une maladie (mais pas depuis…. voir les parenthèses précédentes !!!); être pédéraste se soigne – j’ignore comment, je ne suis pas de la partie médicale, et j’imagine que ce ne doit pas être évident ni à traiter ni à vivre…
      Etre pédé n’est en rien automatiquement lié avec l’homosexualité, en tout cas il n’y a pas davantage de pédés homos que de pédés hétéros (Les violeurs et tueurs d’enfants Marc Dutroux et Michel Fourniret étaient hétéros, soit dit en passant)
      A quand une mise au point dans tous les cours de français de toutes les écoles de la francophonie… ainsi que pour pas mal d’adultes ?

      Répondre
      1. elnats

        Salut !
        Effectivement, historiquement « pédéraste » et son délicat diminutif PD a désigné la pédophilie. Et pourtant son étymologie grecque désigne un « amant de garcon » donc déjà avec une notion d’homosexualité masculine.

        Néanmoins, la langue et le sens des mots évoluent, et celui-ci n’a pas échappé a la regle. Maintenant son acception la plus commune est celle, étymologique, d’homosexuel masculin. Et ca commence a faire un moment que c’est le cas, si j’en crois « Les trompettes de la renommée » de Brassens (1962 quand meme).
        Il me parait donc sain de s’adapter a cette evolution de la langue.

        Mais je ne sache pas qu’ça profite à ces drôles
        De jouer le jeu d’ l’amour en inversant les rôles,
        Qu’ça confère à ma gloire une once de plus-value,
        Le crime pédérastique, aujourd’hui, ne paie plus.

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  18. genevieva

    la fille de mon mari est homosexuelle et nous le savons depuis l’âge de 9 ans, on a toujours accueilli ses copines à la maison et cela n’a rien changé pour nous, elle est notre fille à jamais. Qui plus est j’ai des amis homo que j’adore car ils sont sensibles et très chaleureux, je ne les vois plus beaucoup car ils sont partis loin mais on se fait des petits coucous au tél ou par SMS

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  19. Stéphanie Couderc

    Coucou. Je ne commente pas souvent mais je lis toujours. Là j’ai vu et écouté et je vais faire un autre truc inédit, c’est partager la vidéo sur Facebook. Parce que même si ce serait tellement mieux de ne plus avoir à dire ce genre de choses, c’est bien de les dire. Que putain (désolée), ce serait trop demander de laisser les gens qui s’aiment s’aimer cinq minutes? C’est aussi simple que ça; quand on s’aime, quel(le) que soit l’autre, on ne fait aucun mal. Je sais, je suis Miss France sur ce coup là.

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    1. Caroline

      Et quand bien même vous feriez votre Miss France : mettre un terme à la faim dans le monde et faire en sorte que la Paix règne sur la Terre ne sont-ils pas les buts les plus nobles qui soient ? 🙂 Je crois que nous, ici en France, sommes gangrenés par le cynisme, si bien que quand il nous arrive un accès de premier degré, nous en sommes tout honteux, et nous en excusons par une pirouette façon « oups, on dirait Miss France ». C’est dommage, non ? Et si nous l’assumions, que nous avons faim d’amour, de partage et de paix ?

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  20. Magali

    C’est tellement dingue d’avoir à lutter contre ça! Maman d’un.petit garçon de 8 ans j’y suis confrontée tous les jours. Merci.de créer du support visible et partageable pour en parler. Et vive l’humain.

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  21. delorme suzanne

    bien sûr!!! Idem pour gogol, insulte banale. Un enfant trisomique ne trouve pas non plus d’autres trisomiques dans sa famille; il n’a pas non plus le choix d’être trisomique, mongolien pas plus que d’être homo…..

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  22. Marie la mère

    Tu es Formidable Baptiste !
    Nous sommes concernés par notre fille qui nous a annoncé sa « différence » il y a deux ans. Et alors ? Notre fille n’a pas changé dès l’instant qu’elle nous a dit sa préférence, elle toujours pareille, aussi belle, intelligente (bah oui c’est ma fille quoi 🙂 ). Aujourd’hui elle est pacsée avec notre charmante belle-fille, et elle est HEUREUSE ! C’est ce que l’on espère tous pour nos enfants non ?!!
    Alors pour tout ce que tu fais, MERCI Baptiste, c’est avec des personnes comme toi que le monde avance !
    Kiss and Hugs.
    Et bises à tous.
    Marie-Line

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    1. elnats

      Je pense que tous les parents veulent que leur gosses soient heureux. Certains sont juste convaincus de mieux savoir que leurs enfants quelle est la bonne manière d’être heureux. Y compris dans leur vie sexuelle et amoureuse.
      Ca n’explique cependant pas les enfants qui se font mettre a la porte pour leur différence.

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  23. Hervé Cruchant

    Depuis que dans la panoplie sociale certains au nom de n’importe quoi se sont attribués le rôle majeur de donneurs de leçons et d’ordres divins, la société en question branle dans le manche que c’est à vous dégouter.

    Depuis que dans la panoplie sociale les improbables nous-mêmes ont accepté de laisser vivre et s’exprimer les trous du cul donneurs de leçons et donneurs d’ordres divins auto-produits ci-dessus évoqués, ceci au nom de la pluralité, de la liberté de conscience, du principe amusant selon lequel ce serait la chaîne qui explique l’état de prisonnier, qu’une poule sur un mur picorait du pain dur ou je ne sais quoi, depuis ce ciel couleur d’orange qui nous avait contraints à l’apnée, tu te rappelles Sarah? il arrive que le chemin vers l’Humanité soit parsemé d’ivraie. Et même d’orties ou de chiendent, oui, si tu veux.

    Ma Mère qui est aux cieux à jouer de la logorrhée avec Dewa Kolok, le dieu des sourds, ce que ma mémoire volatile veut bien encore en faire, te rappelles-tu nos discordes à propos du désherbage à la main de tes rosiers ? Tu voulais arracher les ‘mauvaises herbes’ et je te disais ‘aucune herbe vivante n’est une mauvaise herbes; seuls, les humains savent l’être; laisse la donc vivre.’ Zak ! et le doigt impérial avait tranché; elle savait me taquiner, au prix exorbitant d’une tige déterrée à mort. C’était lors d’une de ces séances hypocrites où s’affirme, par une relation faussement conflictuelle, l’amour absolu indicible entre une mère et son grand fils. Penché vers le sol dans la posture du soumis, je me rappelle avoir banni de mon vocabulaire le mot « tolérance » si bien employé par le Grand Dévôt. Merci Albert Jacquard. Ma Manman était issue de secours, comme d’autres sont de la cuisse de Jupiter ou de l’immigration. On sort d’où l’on vous expulse. Elle avait construit son absolu dans l’image de La Cour Royale genre Barbie, Princesse de Cecicelà, paillettes et savon de Marseille, fragrances de Grasse Provence Côte d’Azur, loin des puanteurs ou de la crasse des monarchies européennes réelles de son siècle. Maman Midinette n’était pas tolérante pour un louis. Elle avait fait ses choix de vie à elle, quand la lessive à la main et à la planche à laver lui laissait des loisirs, lui inspirait des joies versaillaises. Ses mauvaises herbes sociales étaient les abrutis qui veulent absolument gouverner le monde, les sectaires, les profiteurs, les voleurs, les malsains; ceux qui ressemblaient dans son imaginaire à de vraies mauvaises herbes. Têtue comme une qui surfait en apnée sur la pauvreté pour ne pas s’y noyer, elle n’a jamais prononcé ces deux phrases : « il faut de tout pour faire un monde » ou « il n’y a pas de fumée sans feu »… Elle disait qu’on pouvait vivre à côté des imbéciles sans jamais les supporter. Voilà : elle était d’accord avec son aîné moi-même pour ce qui était des « mauvaises » herbes mais à condition que j’admette que ces végétaux n’étaient pas à leur place au pied de Ses Rosiers. Merci Pachamama Villemorin. Mais que l’on ne m’impose pas le géomètre Lenôtre au titre de génie universel, moi qui adorerait plutôt les jardins de curés. Dans lesquels on joue avec l’idée des archanges bibliques comme avec les reflets sur les ailes des papillons quand ils se poursuivent.

    Dans cette vie pleine de sens dans lesquels je placerait aujourd’hui l’amour de l’autre par convenance et pas forcément par esprit normatif, rien, absolument rien ne peut justifier le rejet d’un autre, d’un enfant, d’un voisin voisine qui prend du sens, de la vie, par ‘simple’ plaisir. Comme si le plaisir était ‘simple’ ! Et si un fâcheux acariâtre vient, par malice ou par perversité, nous mettre quelques anathèmes en travers de la libido, qu’on l’écarte à jamais de la déclinaison du verbe jouir, variante sans fard du fondamental ‘aimer’. S’il insiste encore pour se raffermir l’âme et nous excommunier, demandons lui sa norme, son khama soutra, son déograciasse, sa procédure, pour satisfaire son dieu pan. Il vous dira la marche en avant de l’esprit primant sur la chair et de la position du missionnaire qui préserve aussi la descendance vite, fait à défaut de partager la langueur d’un(e) complicité partenaire.

    Frères humains qui après nous vivrez n’ayez pour nous le cœur endurci, jouissez de la vie qui passe dans les artères rougies, qui fait pulser les cœurs et gonfler les veines du cou. Que les caresses courrent sur les reins à petits pas à petits doigts à petites enjambées. Et débordent largement de cette stupéfiante vallée. Qu’importe le genre de votre binôme; ou plus, si affinité. Que l’amour ruisselle de ses yeux lorsque le plaisir éclaire les lieux, éclate les couleurs et murmure l’eau des fontaines. Mélangez lentement au moment de saupoudrer de sucre de canne, vanillez à cet instant, mouillez d’un peu de rhum brun des îles; faites lever la pâte, pincez un souffle de cannelle juste avant d’enfourner; pas trop cuit, à peine refroidi pour ne pas se brûler, consommez lentement, lentement, en soufflant sur la part avant de recommencer….

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    1. Marie-Noelle

      oui, moi aussi je préfère les jardins à l’anglaise et mon top du top ce sont les jardins abandonnés, en plein été ! Pousser un portail tout rouillé, entendre le bourdonnement des abeilles, guêpes et autres insectes butinant les fleurs arc-en-ciel qui se battent pour survivre au milieu de merveilleuses graminées, si légères, si gracieuses, dorées par le soleil et au fond un rosier grimpant sur le mur.. ça sent tous les parfums de la Terre, ça vit, ça partage, ça échange et en écartant les hautes herbes parfois on trouve un trésor de petite fleur dont on avait oublié l’existence…
      Comme c’est beau un jardin anarchique !

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    2. Cath

      Mais moi j’aime bien les jardins de Lenôtre, tout comme les jardins de curé. J’aime ces créations que je ne suis pas capable de produire ( pas douée). Et pourtant, j’en ai désherbé des parterres de rosiers avec ma mamie, le soir à la fraîche, après que mon grand-père eut mouillé la terre pour nous faciliter l’ouvrage.
      Mais en vrai, ce que je préfère, ce sont jardins feu d’artifice qui s’épanouissent sous les doigts de celles et ceux qui les créent avec ardeur.

      Répondre
  24. Kristin

    Vous lire, Baptiste, est à chaque fois un enchantement.
    Des situations cocasses que parfois vous pouvez rencontrez, s’ensuivent des sujets graves que vous traitez avec beaucoup de délicatesse et de respect.
    Merci pour ce blog découvert très récemment et continuez sur ce chemin, il est très beau.

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  25. Kristin

    Vous lire, Baptiste, est à chaque fois un enchantement.
    Des situations cocasses que parfois vous pouvez rencontrer, s’ensuivent des sujets graves que vous traitez avec beaucoup de délicatesse et de respect.
    Merci pour ce blog découvert très récemment et continuez sur ce chemin, il est très beau.

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  26. Pilou

    Je ne comprends pas toutes ces polémiques, l’amour des parents pour leurs enfants doit être inconditionnel, on les aime de façon viscérale, avec notre cœur, nos tripes; ils ne doivent pas suivre obligatoirement la voie que nous avons tracée, mais tracer la leur avec leur cœur et leurs envies, pourvu que cela les mène au bonheur; s’ils sont heureux, alors nous le sommes aussi, peu importe le chemin qu’ils ont suivi ou les rencontres qu’ils ont faites.

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  27. Georgia

    Alors sur le fonds du message, 100% d’accord, mais sur le prochain Disney, si on parle de la Belle et la Bête, le personnage gay est LeFou, qui est un authentique sale type. Comme modèle positif on aurait pu faire mieux (Lumière, par exemple !). :-(

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  28. Poulette Dodue

    Maman de 2 garçons (12 et 10 ans) je suis toujours atterrée des remarques homophobes qui « trainent » partout dans les couloirs du collège, de l’école, des vestiaires de sport. Étant la seule femme de mon foyer (mes 2 zouaves et leur papa) j’ai à cœur de ne pas en faire des « micros machos » et nous abordons tous les sujets…pour exemple la journée de la femme à fait grand débat à table. Bref, mon grand a eu une intervention il y a peu au collège sur « condition féminine et discrimination ». J’ai été halluciné par le retour qu’il m’a fait de cette intervention : il s’est fait « chambrer » (ce sont ses mots) car il a défendu la cause de ces camarades filles qui râlaient que leurs futurs salaires soient inférieurs pour travail égal…il a eu droit à « t’es une lopette où quoi ». Bon, ça ne l’a pas blesser car il dit « c’est entre potes pour déconner ». Il n’est pas (pas encore ?!) question de son orientation à lui mais je lui ai quand même dit que moi la remarque de ses potes me faisait pas marrer et que c’était homophobe.
    Enfin les films, séries sont le reflet de notre société avec tous ses beaux reliefs !

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  29. Emmanuelle

    D’un point de vue tout personnel, ce qui me dérange, c’est qu’on se pose la question de la sexualité des personnes que l’on croise à tout bout de champ… et encore plus s’il s’agit de prêter des intentions à des personnages hypothétiques d’un film destiné aux enfants…
    Damn… il ne m’est jamais venu à l’idée d’essayer d’identifier les comportements privés des personnages de dessins animés et/ou de les trouver contre-nature.

    Mes enfants savent qu’il faut un homme et une femme pour fabriquer un bébé (termes choisis volontairement), et que ce bébé peut avoir un papa, une maman, deux papas, deux mamans, etc… bref… que ceux qui aiment et élèvent les enfants ne sont pas forcément les mêmes que ceux qui leur ont donné la vie. Ils savent que deux personnes de même sexe peuvent s’aimer (ça reste théorique pour eux, sans doute intriguant, mais pas déplacé)… et ils savent que donner des marques d’amour/d’affection publiques n’a rien de choquant…
    J’ai du mal à concevoir qu’il faille en faire plus : on peut s’aimer de plein de façons et la moindre des choses est d’accepter ces façons sans juger… et sans avoir l’attitude malsaine consistant à chercher à savoir qui est comment… si on m’en parle, je discute. Si l’on ne me dit rien, c’est que cela ne me regarde pas. Pourquoi les gens/personnages devraient-ils être identifiés par leurs tendances sexuelles (je crains qu’on puisse remplacer ce terme par bien d’autres) ?

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    1. Baptiste Beaulieu Auteur de l’article

      Bonjour
      Petite réflexion sur certains commentaires…
      Personne ne parle de sexualité. On parle d’amour. Point à la ligne. Chaque fois qu’on aborde la question de la représentativité des personnes gays/lesbiennes/transgenres au cinéma ou dans les séries, il y a toujours quelqu’un pour venir dire « oui mais bon, la sexualité, les enfants, trop petits, bla-bla-bla… »
      Pourquoi parle-t-on d’amour quand ils s’agit de personnages hétérosexuels (types Prince et Princesse) et de sexualité quand on parle de personnages à l’orientation sexuelle minorisée.
      Quand naît ce glissement ? Quand dit-on « prince et princesse, aucun problème » mais « prince et prince, ou Princesse et Princesse, attention les enfants sont trop petits pour qu’on parle de sexe !!! »

      Ben à vrai dire, là, on parle d’amour.

      Et ce n’est pas parce qu’on ne sait pas ce que les lesbiennes ou les gays font dans leurs lits qu’on doit leur coller à la peau une sorte d’imaginaire sauvage, avec tout ce que ce mot « sauvage » peut réunir de péjoratif.

      On parle de représentativité. De dire simplement que TOUS les personnages ne sont pas DE FACTO héréros, et qu’il existe d’autres manières d’aimer (je dis bien aimer, pas faire l’amour etc).
      AIMER.
      Bonne journée à vous…

      Enfin, dire « J’ai du mal à concevoir qu’il faille en faire plus : on peut s’aimer de plein de façons et la moindre des choses est d’accepter ces façons sans juger… et sans avoir l’attitude malsaine consistant à chercher à savoir qui est comment… si on m’en parle, je discute. Si l’on ne me dit rien, c’est que cela ne me regarde pas » dire cela, c’est une position de privilégiés, un discours de privilégiés dans un monde où 99,99% des personnages sont étiquetés de facto comme hétérosexuels.

      Bien à vous, avec amitié et goût pour le débat apaisé,

      Baptiste

      Répondre
  30. Cath

    Un jour, une mère a traité devant moi son fils homosexuel de  » fils de pute », en oubliant que je comprenais la langue dans laquelle elle s’exprimait.
    Sa violence verbale m’a terriblement choquée.
    Et son fils à été immensément surpris lorsque je lui ai répondu :  » et alors ? » lorsqu’il m’a « avoué » -il devait se sentir coupable d’un crime-préférer les garçons. Surpris et soulagé que je ne lui jette pas des pierres, que je ne me moque pas, que je lui conserve mon amitié… Je lui ai simplement dit que sa vie n’allait pas être facile, qu’il allait devoir se donner des armes et les moyens de vivre sans avoir à rendre de comptes à qui que ce soit. Alors priorité à ses études avec pour objectif la réussite professionnelle qu’il visait. Après, il pourrait voir venir et vivre sa vie comme il l’entendrait. Il m’a écoutée.
    Plus tard, et accessoirement, à sa mère entre quatre zieux, j’ai rappelé que primo, je comprenais un peu sa langue, deuxio, je me demandais quelle femme pouvait traiter son enfant de la sorte et si elle n’était pas honteuse de son comportement, tertio que si jamais il me revenait qu’elle tenait en public le moindre propos avilissant sur son fils au risque même de lui faire rater ses projets professionnels, je me chargerais de le lui faire regretter. Elle m’a crue et ne s’en est pas trouvée plus mal. La relation mère fils s’est apaisée, chacun y mettant du sien pour donner aux deux parties le temps d’accepter les choses comme elles étaient.

    Répondre
    1. Sidonie

      Une mère qui traite son fils de « fils de pute », ça commence fort de toute façon 🙂

      (enfin bon, la mère gagne ses sous comme elle veut (et peut), faut bien payer les études des enfants, hein!)

      Répondre
  31. Laurence

    Cher Baptiste, je ne peux qu’être totalement d’accord avec vous, que ce soit pour vos propos dans la vidéo ou pour votre dernier commentaire.
    Je ne me préoccupe pas de la vie amoureuse ni de la sexualité des autres, mais il ne se passe pas une journée sans que je croise dans la rue, à un arrêt de bus, au cinéma, des groupes de deux personnes qui se touchent ou s’embrassent. Moins d’une fois par mois, ce sont deux femmes ou deux hommes. Toutes les autres fois, c’est-à-dire des dizaines de fois par jour, ce sont une femme et un homme. Ces personnes montrent leur vie amoureuse ou sexuelle, ils affichent leur amour ou leur désir. Un amour ou un désir hétérosexuel omniprésent, un amour ou un désir homosexuel presque inexistant.
    Quand un ami m’affirme qu’il ne connaît pas d’homosexuels dans son entourage, je lui réponds qu’il en connaît plein mais qu’il ne le sait pas. Que l’humanité n’est pas a priori hétérosexuelle.
    Il faut montrer, affirmer, répéter aux yeux et aux oreilles des autres les options de notre nature humaine. Nous souvenir que tous les goûts sont dans notre nature et transmettre l’info à nos proches, enfants compris, parce qu’ils font aussi partie de l’humanité.

    Répondre
  32. Cath

    Au fait, si vous manquez de lecture, je ne peux que recommander le livre de Paul Veyne,  » l’empire gréco-romain ». Une somme d’érudition qui se lit bien ( et avec délectation ajouterais-je).
    Où l’on apprend beaucoup sur le christianisme des premiers siècles – ce sont des faits et de l’histoire, pas du catéchisme – et aussi sur les homosexuels. Je vous renvoie aux chapitres traitant de la gladiature. À rebours des images véhiculées par certains bien-pensants.
    Ça permet de réfléchir, ce qui n’est jamais mauvais.

    Répondre
  33. Pilou

    Sur un tout autre sujet, quelqu’un peut-il m’aider ? Je cherche désespérément à trouver le post de Baptiste : Sous-sol de 2013; impossible de l’avoir dans Adieu-et-à-demain, de n’importe quelle manière, ni dans le Huffington post, je mets des mots-clé partout, Adieu-et-à-demain sans résultat. Y a-t-il un autre moyen de l’obtenir ? Merci à qui pourra me renseigner.

    Répondre
    1. marie

      Super facile! tu tappes sous sol tout en haut a droite dans recherche ,ici ,sur le blog et magique! Lun des post les plus beaux billet de Baptiste est là ne pas oublier la musique . Comment qu’il est trop trop beau!!!!!

      Répondre
      1. marie

        Alerte Baptiste chouchou le lien vers adieu et a demain ne fonctionne plus il va falloir que tu retrouve ton. Texte sil te plait des bises je te le fais comme lilou dans le taxi  » help! »

        Répondre
  34. la gamine

    je n’ai pas le temps de lire tous les commentaires, mais je voulais dire qu’en russie, la belle et la bête de Disney a été interdit aux moins de 16 ans parce qu’un personnage y était homosexuel.
    …ça fait des millions d’enfants privés de film pour cause d’homophobie légale…
    …ça fait des milliers d’homosexuels pointés du doigt comme horrible problème qui contamine la jeunesse…
    …ça et les camps récemment dénoncés…la barbarie continue !

    Répondre
  35. Marie

    Évidemment, tout est dit dans la vidéo, et dans le commentaire que tu as rajouté à propos de l’absurdité de parler de « sexualité’ quand on se réfère à des personnages homosexuels, alors que l’on parle « d’amour » pour les couples hétéro dans les dessins-animés. Mais la fan-girl en moi ne peut s’empêcher de rajouter un exemple : la nouvelle compagne de voyage du Docteur, dans Doctor Who est ouvertement lesbienne. Et j’aime particulièrement la façon dont son homosexualité y est traitée : on s’en fout. C’est un non-débat, son crush pour une fille est traitée de la même manière que si c’était pour un garçon, et je trouve cette position rafraichissante. C’est évidement une excellente chose d’intégrer des personnages gays dans les films, mais je trouve dommage cette habitude constante d’en faire un sujet, de traiter cette homosexualité comme un problème dans la vie des personnages, qui apporte son lot de souffrance. Le jour où on pourra avoir des personnages gays sans faire de leur homosexualité une intrigue dans l’histoire, on aura avancé.

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  36. DelphesEC

    Bonjour, Je vous lis depuis un moment. J’ai ri, pleuré et ai été très touchée par certains de vos articles. Mes enfants ne sont pas encore ado mais j’en ai déjà entendu des vertes et des pas mûres en provenance de la cour d’école. Je crains qu’il n’y ait un fort travail à faire de ce côté (que ce soit orientation sexuelle, handicap, couleur de peau, aspect physique, etc…). En effet, l’insulte PD est un peu trop courante et ce dès la primaire (j’ai déjà eu une conversation avec mon grand à ce sujet quand il a eu une phrase m’écorchant les oreilles – en provenance de la cour de récré). Hier ma petite (en maternelle) est revenue en me disant qu’elle ne voulait plus être marron (mes enfants sont métis), merci l’actualité politique (et les conversations familiales) qui déteint jusque sur des gamins de maternelle. Alors putain (pardon) oui, il y a une montagne de boulot pour faire évoluer les mentalités et au diable tous les pisses froids. Une maman en colère ! Désolée, ça part un peu dans tous les sens (trop fatiguée)

    Répondre
  37. Vizzarri

    Bon… Rien à voir… Ou plutôt si…
    Un + Une hier et cette scène de Amma prenant dans ses bras des milliers de personnes…
    Là, j’ai pensé à vous…
    Différence + Amour = une Force.

    Jolie journée Baptiste:)

    Marielle.

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  38. Jacky Martino

    Justement, j’ai vu passer une pétition adressée à la Sté Disney par des parents-internautes révoltés. Les braves gens s’indignent que dans le dernier film « La belle et la bête » on voit un personnage homosexuel. Mon dieu quelle honte ! Nos enfants sont pris en otages ! Disney impose l’homosexualité à nos enfants et la présente comme normale ! Et autres balivernes.
    Ça fait peur. Surtout quand on lit les commentaires des indignés. Je me dis « Pauvres gosses qui vivent dans ce milieu ! Ils vont devoir survivre à la connerie de leur environnement. C’est pas gagné ! »

    Répondre
  39. Philomenne

    Grâce à ton travail (ce billet, les autres sur le même thème, ce que tu publies et relaies sur twitter), j’avais tous les arguments bien rangés et prêts à servir pour répondre à quelqu’un qui, sur mon blog, écrit que l’homophobie de P. Rabhi n’est « pas si grave ». Qu’il faut trier son discours. Non. L’homophobie tue. Je ne trie pas. Merci Baptiste.

    Répondre
      1. Cath

        Moi je ne connaissais même pas ce nom. Je me suis donc rendeignée – le blog sert aussi à cultiver la curiosité 😉 –
        Je ne peux m’empêcher de penser à cet autre gourou barbu qui a défrayé la chronique dans son centre de réhabilitation pour drogués, soi-disant .
        Les mêmes techniques mises en oeuvre a priori ( exploitation des gens). Avec de l’obscurantisme en prime pour maquiller le tout. Et des déclarations disant tout et son contraire, selon le sens du vent, en surface du moins. Le discours trébuche toujours et échappe à son auteur qui laisse échapper ses lubies …
        Tiens, message en aparté : j’ai fini le petit livre d’Umberto Eco sur le fascisme : quelques pages claires et toujours d’actualité . Je recommande chaudement. Voili voilà

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