Étretat, un 28 septembre.

Quand je ne suis pas au cabinet médical, je vais écrire mes romans dans une grande bibliothèque parisienne. Avec le temps, j’ai beaucoup sympathisé avec les employées. Aline, Véro, Marie-Pierre, Marie-Jo’ et Martine. Elles travaillent dans cette immense usine depuis vingt ans, déambulent le long d’immenses couloirs et d’interminables sous-sols couverts de livres, où elles ne voient jamais la lumière du jour.
Heureusement, y a les pauses cigarettes, à 10 heures et 16 heures. Elles ont pris l’habitude de m’emmener avec elles et on y rit très fort, ça gêne même parfois leurs collègues. Je les écoute parler de la vie, du temps, de sexe, de l’amour, des petits. Elles disent des bêtises, font des prouts avec la bouche, se fichent de ce que les autres entendent. Le rire de ces quatre femmes, ça rebondit sur les parois que la suie a recouvertes. Ça détache le gris des murs, ça lotionne les âmes.
Elles sont dans la vie, ces femmes ! Elles sont dans la vie !
Il y a Martine : la joie de vivre envers et contre tout. Pétulante, toujours joyeuse, et positive. Une sensibilité à fleur de peau et une bienveillance infinie même envers des gens qui ne le méritent pas. Le secret de Martine est le plus douloureux secret du monde : son fils a 17 ans pour toujours, mais elle n’en parle jamais. Alors je n’en dirai pas plus.


Il y a Véro : la cow-boy du groupe, un peu boxeuse, beaucoup rieuse, toujours un peu amusée par la situation. Une énergie folle. Je l’aime d’amour, cette femme. 

Sa blessure à elle, c’est son père. Elle n’arrive pas à oublier son père. Personne, dans la famille, d’ailleurs. Suffit qu’on évoque le patriarche et les larmes coulent. 

Un jour, pendant une pause clope, je l’ai entendue murmurer : « Pourquoi faut-il qu’on aime tant certaines personnes ? « . Elle a dit ça, puis a sorti une nouvelle cigarette et mi-riant, mi pleurant, elle a raconté une blague sur les pénis, ceux qui sont petits et ceux qui sont trop gros.


Il y a Aline. Elle, c’est son poids. Elle en rit tout le temps, et si vous n’en riez pas avec elle, la voilà qui vous attrape et vous serre contre son énorme poitrine. Elle est généreuse de partout, Aline. Peur de rien. Ni des remarques maladroites, ni des médisances. Enfin, c’est ce qu’elle prétend. Personne ne sait. Elle est belle, Aline. Elle babille, Aline. Elle bouscule les gens et les idées reçues. Elle emmerde les regards des gens et de la société sur son corps. Elle est libre. 

<< Tu sais ce que c’est « quelque chose » ? Non ? Tu empoignes un pénis dans une main, tu empoignes avec ton autre main ce qui dépasse. Eh bien tout ce qui dépasse ENCORE, crois-moi, ça, C’EST QUELQUE CHOSE !!!!!>>.


Il y a Marie-Pierre, le petit oiseau. Toujours un peu en retrait, le corps noyé dans ses tuniques informes. Si frêle, si mince… quand elle marche, on croirait voir un cintre. Elle parle pas trop, Marie-Pierre. Elle écoute. Mais du coup, on ne sait pas trop où elle a mal. Les autres du groupe, ça oui, on le sait. Mais pas Marie-Pierre. Il n’empêche, elle est là, à chaque pause clope. Muette. Taiseuse. Elle hoche la tête, fume, et c’est tout. On a l’impression qu’elle se cache de tout, qu’elle a peur de tout sauf quand elle est avec ses copines. Elle n’a plus parlé à sa famille depuis des années et personne ne sait pourquoi.

Enfin, il y a Marie-Jo’. Brune, la bonté faite femme. Incapable de voir le côté négatif des gens. Incapable d’a priori. Et solide avec ça. Un roc avec un coeur immense. Elle rit aux blagues, mais elle en fait peu. Elle n’a pas de secret. Elle est en vie et heureuse de l’être. Elle est aussi un peu cassée, mais on ne saura pas. Elle rit, c’est tout.


Voilà bien un truc que je retiens de ces femmes : à leurs côtés, en cinq ans, il ne me semble pas – jamais même – avoir effleuré de près ou de loin les côtés sombres de l’être humain. Pas de calcul. Pas de tricherie. Pas de jugement.
[…]
Un jour, Marie-Pierre ouvre la bouche et laisse échapper un murmure : elle a un cancer. Un cancer de la mâchoire. Trop de cigarettes. Trop de silences, peut-être. 

« Je vais être un peu absente, les filles » dit-elle, et c’est peut-être la première vraie phrase qu’on lui entend en vingt ans. 

[…]

Martine, Marie-Jo’, Aline et Véro sont parties en voiture. Véro tenait un pot à café, qu’elle serrait fort sur les genoux.

C’était en septembre, le 28. Un grand week-end à Étretat. Elles ont ri comme des bossues, dans la caisse. Elles ont mis la musique, et ont roulé jusqu’à la mer en racontant des bêtises sur les hommes. Les gros, les grands, les fainéants, les taiseux, les dociles, les connards tatoués, les connards pas tatoués, les rugbymen et les pas-rugbymen. 

[…]

Véro m’écrit :

<< Marie-Pierre est morte chez elle toute seule. On l’a emmenée parce que nous lui avions promis. Elle n’avait pas de famille Marie-Pierre. Enfin, si, c’était nous, sa famille… On a mis ses cendres dans un pot à café. Elle adorait le café. C’est moi qui ai jeté les cendres sur les falaises. Martine ne pouvait pas le faire, Marie-Jo a peur du vide et Aline, pour certaines choses, n’est pas très courageuse. Seulement comme je ne suis pas très douée, je n’ai pas pensé au vent et les cendres me sont toutes revenues sur le pantalon. Nous nous sommes plu à penser qu’elle voulait rester un peu avec nous. Et puis, Marie-Pierre ne savait pas nager, alors la jeter dans la mer… Ensuite on a mangé des moules-frites au resto parce que ça aussi on lui avait promis. On a pleuré, mais on a aussi beaucoup ri. Elle aurait aimé cela. Il faisait beau, y avait du soleil et Marie-Pierre aurait aussi adoré cela. >>


———-

Un texte à partager, écrit pour Marie-Pierre, à la demande de ses/mes copines,

Baptiste. 

91 réflexions au sujet de « Étretat, un 28 septembre. »

  1. c'line

    encore une fois, merci Baptiste, pour ses jolies larmes aux yeux…
    ces portraits de femmes sont d’une beauté renversante, et ta sensibilité me bouleverse, une fois de plus.
    merci, bravo et bisous doux !

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  2. Jacky Martino

    C’est beau. Mais….
    Comment elle fait Martine pour être joyeuse et positive ? Je voudrais savoir comment faire. Moi mon fils a 16 ans pour toujours. Je ne suis pas souvent joyeuse.

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      1. Jacky Martino

        Merci Baptiste. Oui je sais, j’accumule les em…..ments ! Une Sep et un gamin disparu à 16 ans. C’est parfois difficile de trouver l’envie de vivre.
        Ces amies en virée à Etretat sont merveilleuses. Longue vie à elles. J’irais bien avec elles parler de la vie, des hommes, de choses et d’autres.

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        1. marie

          Jackye on va créer l’internationale de la sep juste pour se faire des papotages délirants et définitivement oublier ce diagnostic qui dit que nous sommes atteintes dune maladie invalidante . Les gueux qui pensent ça nous clouent au pilori avant meme que lon est commencé le combat, taratata on met toutes les billes de notre côté et on refait le monde . Curseur cœur qui bat tjs sur le tempo maxi du fol amour de la vie. En cas de perte de repère revenir au beau lieu ici là maintenant. Je vous free hugs a la Baptiste.

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      1. Jacky Martino

        Merci Marie, merci Gigi. Les textes de Baptiste sont magnifiques, ils me font pleurer, et rire, ils m’émeuvent. Bon sang, dans ma carrière d’infirmière je n’ai pas trouvé un médecin comme ça ! Mais il y en a un seul ? Le moule est cassé et on ne peut pas le refaire ?

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  3. Tsuvane

    Bon ben voilà, d’une femme que je ne connais pas, je porte le deuil avec d’autres femmes que je ne connais pas plus. Je chiale comme une fontaine.

    Et bon sang, LA CIGARETTE TUE bordel de merde, si vous n’y avez jamais touchée continuez, et si c’est pas le cas faites-vous aider pour arrêter ! Pas besoin de cette sucette à cancer pour faire une pause ! è_é

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  4. Nivose

    Le merveilleux de la vraie amitié, merci de l’avoir contée, elle existe mais se tait souvent. Ton texte est beau, simplement, c’est un rayon de soleil. Que ce texte tourne et réveille la vie, l’amour et l’amitié .

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  5. Myriam FdF

    Tu as de la chance, Baptiste : elles sont chouettes, tes copines !!! Tes mots ont réussi à me faire pleurer, en douceur, tout en douceur…

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  6. 40

    Très étonnant, très émouvant aussi. Les livres où les autres vous parlent si loin si proches, la fraternité dans le travail, les gens choisis qui fréquentent les bibliothèques, au fond, elles ont déjà beaucoup pour être bien ces dames. Et toi, leur petit Macron qui sait les voir au delà de l’âge, du physique, tu es très étonnant aussi. Elles doivent beaucoup t’aimer et te faire confiance pour t’avoir laissé les photographier , publier leur image et dire un peu d’elles.

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  7. Carriot-Anne-marie

    Comme cela fait du bien cette amitié féminine! C’est la vraie vie.
    Larmes qui perlent et sourire en même temps. Merci

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  8. Sophquipeut

    Un moment de pause dans une journée qui n’arrête pas et, hasard bienheureux, le temps suspendu d’une histoire, de la vie, de la mort et de l’amour…

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  9. Kahte

    Merci aux copines de tenir leurs promesses; j’ai fait pareil avec ma maman il y bientôt 3 ans, elle voulait rejoindre son homme dans le grand océan, même si elle détestait avoir la tête sous l’eau.
    Maintenant votre copine elle est avec mon père et ma mère, mon père lui dira des blagues carambars, et ma mère lui fera des calins, tous ensemble avec d’autres dans ce bel océan.

    Des bisous, des milliers pour tout ceux qui sont dans la belle eau bleu, beaucoup d’amour aussi.

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  10. Emmanuelle

    Ces portraits sont superbes… et cette histoire tellement émouvante que maintenant, j’ai une sacrée boule dans la gorge…
    Etretat, c’est un bel endroit pour l’Eternité… ça me fait penser à la Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, de Brassens, tiens…

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  11. Vizzarri

    … Marie-Pierre a trouvé une très jolie famille de cœur que les différentes blessures ont rapproché…
    Je penserai à cette dame lorsque je me baladerai sur l’un des jolis sentiers d’Etretat très prochainement…
    Un très joli portrait de vos copines et une douce pensée s’envole vers elles et vous:)

    Marielle.

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  12. Sonia

    Merci d’avoir partagé à leur demande ce joli texte. A travers mes larmes de femmes trop sensibles, j’admire ces femmes et vous Baptiste, qui savez si bien les raconter.

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  13. Christine

    Très beau texte, très belles personnes ces filles et la chance qu’elles ont d’être ensemble, et celle qui est restée collée au pantalon 😉
    Merci pour cette histoire, à toutes et à Baptiste.

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  14. barnagaud

    Bonjour Bibi,
    Magnifiques portraits, une amitié vraie et puis
    la vie et puis la mort et à nouveau la vie. Parce que je
    suis d’accord avec Philippe, la vie doit être plus
    forte que la mort.
    Ha ! j’oubliais pourra tu embrasser trés fort ces
    quatre complices, pour moi, la prochaine tranche
    d’écriture ?
    la bise

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  15. Rainette

    À y est , j’ai fini de pleurer. Maintenant je peux savourer tes mots et l’amitié de ces femmes entre elles. C’est profondément fort , beau, Émouvant. Comme tu les reverra, dis- leur qu’elles ont de belles âmes et qu’elles sont belles rondes ou menues. Des amies comme on aimerait en avoir….

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  16. Nicole

    Quelles généreuses femmes dans ce monde de brutes et merci à elles d’avoir été la famille de Marie-Pierre. C’est très émouvant… mais même si on pleure, on sourit aussi ! Bises à vous et vos copines et une très grosse pensée pour Marie-Pierre.

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  17. Artémis

    C’est beau. Vraiment…
    Pas que de simples mots, pas qu’une simple histoire. C’est de la grande et profonde beauté. Celle qui sert à quelque chose, et cet hommage est quelque chose, de grand, de beau, d’utile…
    ❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️❤️
    (Plein de coeurs et de pensées pour toutes les Marie-Pierre…)

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  18. didique

    Etretat depuis 2 ans était lié pour moi à la douleur du suicide de ma gentille petite comparse/complice quand nous étions derrière nos contrebasses, maintenant grâce à toi Baptiste, et ces belles personnes, j’ai un nouveau regard sur ce lieu pourtant si magique et je serai moins triste en pensant à leur belle amitié et leur bel humour !
    Merci !!!

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  19. faribole

    Fréquenter une biblio, fut-elle parisienne, et devenir Ami pour de vrai avec les gens qui bossent dedans. Rien que ça, ça me réchauffe le cœur.

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  20. marie

    Tranche de vies taillée comme un diamant que lon porte sur son coeur et qui rassure les jours de brumes et d’oubli. L’amitié est un talisman prodigieux . Un lien qui laisse parfois échapper l’un de nous comme un poeme qui s’envole dans nos têtes mais qui est là toujours , si on le convoque . Des boussoles permanentes, exigentes  » aller, aller , bouscules toi , en souvenir de moi , bouges ,souries, aimes ». Et ça repart pour un tour de manège. Des éclats de vies, de lumières, des combustibles des « qui tiennent au chaud » même au fin fond de nos Sibéries.
    Elles sont des reines tes potes de la biblio. Free hugs general , c’est ma tournée!

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  21. isabelle

    Pensées pour Marie-Pierre, bises à Véro, Martine, Marie-Jo, Aline. Merci Baptiste pour cet hommage magnifique, pour ces portraits si bien brossés, pour cet amour de l’Autre qui déborde de tes mots.

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  22. Marie la mère

    Quelle belle amitié ! C’est important les amis(es), on peut rire, pleurer, partager avec eux, même si on ne leur dit pas tout….
    Mourir seule ne devrait plus arriver, mais malheureusement, c’est encore le cas, et on ne peut pas toujours être présent. Je pense fort à toutes ces femmes et leur ballade à Etretat, j’espère qu’un jour des amis feront cela pour moi, quand mon heure sera arrivée.
    En attendant, je vous embrasse toutes et tous. Merci pour ce témoignage Baptiste, toujours là quand il le faut c’est pour ça qu’on t’aime tant !
    Kenavo

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  23. marie

    C’est merveilleusement conté, raconté, c’est bouleversant d’émotion, naturel on voit les scènes.
    tristesse de ce départ d’une personne bouffée par un mal intérieur non dit, non conté, non raconté……….
    Bravo et merci

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  24. Dany

    Les larmes aux yeux moi aussi

    J’ai perdu ma soeurette il y a un mois et demi, d’une saloperie de cancer qui sait emballé comme un fou, on a rien compris. C’était ma grande sœur mais on avait pris l’habitude, je l’appelais soeurette et elle m’appelait p’tite sœur;
    fais chier parfois la vie qui dérape trop tôt trop vite trop injuste.

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  25. CHANTAL Renaudie

    Et tu nous as fait cela pour le 7 mars, t’étais en avance c’était sans doute pour le 8 mars, la journée des femmes, que dis je ? de ces Princesses – de tes Princesses.

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  26. Véro Mad

    Merci pour ces mots si justes à la fois pudiques et crus , sur le vif.Je me souviens il y a quelques années avoir accompagné avec mes copines de travail les derniers mois de Sylviane , seule aussi,rongée par cette tumeur, avec qui j avais partagé tant de fous rires notamment lors d un voyage d’ entreprise dans le désert Tunisien…Un p tit coucou à Sylviane..Encore merci…C est aussi cela la vie

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  27. Lemm

    Les larmes aux yeux…
    Nous c’était à Mimizan, aussi un beau bord de mer qu’on a répandu les cendres, après trop de cigarettes.

    Ce sont des femmes merveilleuses que tu décris Baptiste. C’est un bel hommage. Une pensée pour elles toutes.
    C’est bête, mais quand tu écris, je trouve toujours les femmes belles.

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  28. carole

    Merci Baptiste. Vos textes ont le don de m’emouvoir, ils sont simples, pleins de coeur et de beauté. Merci pour elles aussi. Continuez s’ il vous plait.

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  29. Daniel

    J’ai lu cette belle histoire le deuxième jour de l’année des femmes. Qui disait quelles sont la colonne vertébrale de L’HUMANITÉ.

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  30. Lillet Claudie

    Merci, une fois de plus merci… j’ai la chance de connaître des femmes épatantes aussi tout ça nous réchauffe le cœur

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  31. joe

    Merde baptiste,

    Tu m’as encore fait pleuré, et je ne sais qu’une seule chose après avoir lu ce texte et ses commentaires.

    C’est que par ces quelques lignes, tu nous émeut, on pleure comme des bébés. On devient des morveux juste pour ces bribes d’humanités qui nous explosent en plein cœur. Père de deux petites filles, j’aimerais tellement qu’il y ai plus de gens comme toi, qui donne sans compter. Je trouve que le monde serait tellement plus simple à expliquer à nos enfants. Fait de gentillesse et de simplicité, les gens comme toi se font trop rares…

    Tu ne mérites pas un merci, trop simple, comme on dit merci à n’importe qui.

    Tu mérites bien plus que cela, un geste fort qui te ressemblerais alors je te dis que tu mérites un CALINOUBISOU (dommage que je puisse pas changer la police, parce que je la mettrais en 46) !!!

    Affectueusement,

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  32. Damemoi

    Merci Baptiste pour cette histoire et ces photos, merci surtout pour la dernière, celle de Marie Pierre
    Parce que pour moi, ta photo ne montre pas une absence mais celle que tes mots ont dessinée dans nos cœurs, qui continue à vivre encore et toujours car le vrai tombeau des morts est le cœur des vivants
    Alors vivons si nous sommes vivants et portons malgré les larmes la Vie au dehors
    Merci à ces belles dames d’avoir accompagné leur amie jusqu’au bout

    Répondre
  33. Angie

    Magnifiquement doux et beau. Des sourires, des larmes, des sentiments qui s’entremêlent et la vie qui continue, toujours…

    Répondre
  34. Laurtho

    Je commente très peu …
    Mais ce post …. Que d’émotions ! J’en ai la chair de poule !
    L’humanité dans toute sa splendeur, un groupe de femmes magnifiques !
    Gardez-les près de vous ! De telles personnes ne peuvent qu’embellir votre vie !
    Amitiés

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  35. sarah

    rhooo merci c’est un super hymne aux Copines !
    je vais offrir ton texte aux miennes … parce que c’est un truc de Copines ça, elles sont toutes profondément brillantes, lumineuses, tendres, infiniment drôles !!!

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  36. Veronica

    Finalement, c’est l »histoire extraordinaire, de petites femmes apparemment ordinaires.
    Ce qui nous touche ici, c’est de découvrir les pépites que cachent ces femmes.

    Répondre
  37. Poulette Dodue

    Putain je chiale ! (oui je suis vulgaire quand je suis touchée…)
    Quelle jolie billet pour les « Combattantes de la biblio ».
    BRAVO les filles pour ce belle hommage à votre amie/frangine Marie-Pierre
    Des pensées pour elle et pour vous

    Répondre
  38. Airelle

    Un 7 mars (tu l’as fait exprès ?) nous avons accompagné mon ami mon amant mon amour en cendres au sommet du mont Ventoux, là aussi c’était une promesse.
    Et nous non plus nous n’avions pas pensé au vent (pourtant, avec un nom pareil…), et nous nous sommes retrouvées avec des cendres plein les yeux, la bouche, les cheveux. Et on avait bataillé pour ouvrir cette saloperie d’urne, arc-boutées avec un tournevis au milieu des cailloux. Hoquets de rire et de sanglots mêlés.

    C’est ça aussi la vie.
    Merci Bibi !

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  39. Christian

    Bonjour,
    Mes pas me portent fréquemment au bord des falaises d’Etretat, sur un sentier « on the edge » ou parfois des personnes souhaitent passer de l’autre coté du décor.
    La devise du village d’Etretat « Semper apertea sunt meae portae », inscrite en latin, donne l’impression que cela vient du fond des âges, pourtant, cette devise, « Mes portes sont toujours ouvertes » est attribué au maire d’Etretat, de 1929 à 1959, Raymond Lindon, grand père du comédien Vincent Lindon.
    Nul doute que Marie Pierre, placée auprès de la porte d’amont, telle une vigie, souhaite utiliser la magie de ces 3 portes, afin de veiller sur ses amies.
    Des images : https://www.youtube.com/watch?v=-WsxXL31GEI

    Christian

    Répondre
  40. Lise

    Qu’ils sont beaux ces portraits de femmes …
    Toutes si différentes, et à la fois si semblables, unies par leur amour de la Vie.

    Merci, une fois encore, Baptiste, de te faire le messager des belles choses de cette existence.
    C’est un baume pour le coeur de lire tes mots, toujours empreints de douceur et d’une grande délicatesse.

    Toutes mes pensées à Marie-Pierre et à ses copines extraordinaires …

    PS : pour terminer sur une note plus légère, une petite anecdote : ce matin, pause café, un collègue qui ouvre le journal « ouest-france » de vendredi dernier, et me voilà face à notre Bibi national, auquel un long reportage est consacré en dernière page ! 😉

    Répondre
  41. Evelyne

    Alors maintenant je n’ouvre pas de suite tes billets.Laurette, ma superbe fille, m’avait prévenue « sors les mouchoirs ».Pas loupé : larmes de douceur car ça fait du bien de rencontrer ses femmes solidaires.Ca fait du bien d’honorer la mémoire de Marie-Pierre. ça fait du bien de te lire, même si on pleure. Merci à toi Baptiste, ne change rien, on t’aime.

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  42. Veronique Calvini Caraës

    Vraiment très émouvant votre hommage à Marie-Pierre, tellement bien écrit, tellement beau que l’on croirait la connaître. Elle. Et ses copines aussi. Je ne sais pas si les circonstances se prêtent à ce que je vais écrire mais j’ai adoré lire ce texte. C’est un peu comme si Marie-Pierre était encore là, une bien belle façon de la faire accéder à l’immortalité, elle qui semblait si discrète…

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  43. Véro

    Merci Baptiste pour ce très joli article.
    Votre manière d’écrire et de raconter la vie et ses douleurs me touche beaucoup, cet article en particulier.

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  44. Julie

    J’aime le regard que tu portes sur ses femmes. Cet article est plein de tendresse. Tu trouves les mots justes, les beaux mots.
    J’aime le regard que tu portes sur toutes les personnes dont tu nous parles dans tes écrits.

    Répondre
  45. Agnès

    Merci Baptiste… j’ai des copines comme les tiennes (siennes…) et ces moments partagés sont précieux, ces moments où le rire et les larmes se mélangent, ces moments « hors du temps »…
    Merci Baptiste pour ce texte et tous les autres, pour votre feu intérieur et surtout, surtout, pour votre probité… C’est une denrée si rare…
    Bonne journée et continuez à illuminer nos journées !

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