POURQUOI LA GAY PRIDE EST IMPORTANTE.

Article à partager en masse s’il vous plait. J’hesitais à le mettre sur le blog, puis je me suis dis « C’est ton blog, tu fais ce que tu veux ». Pour ceux que cela heurte, je m’excuse d’avance.
Alors voilà, une ville, c’est d’abord des rues. Dans ces rues, des gens marchent. Parfois, ils manifestent. Ils ont des banderoles avec ces slogans:

– « un papa, des roustons, une maman, des nichons » (quelle belle vision naturaliste et zoologique du genre humain!)

Ou, nettement moins poétique:

– « la france a besoin d’enfants, pas d’homosexuels ». Slogan qui, nous sommes d’accord, n’est pas de nature homophobe. D’ailleurs, si vous remplacez le mot « homosexuels » par les mots « juifs » ou « noirs » vous obtiendrez un slogan qui n’est absolument pas antisémite ou raciste…

Il y a donc:

1-nos rues,

2- les adultes qui manifestent,
3- des banderoles avec le mot « enfants » dessus.
Les enfants…Dans nos villes, les rues sont bordées d’immeubles. Avec des façades. Sur les façades, des fenêtres. Derrière ces vitres, il y a parfois des adolescentes et des adolescents. L’estime de soi, la confiance en soi sont des processus psychologiques qui se construisent pas à pas. C’est compliqué un adolescent. Tout en creux, en plaies et en bosses. Souvent mal dans sa peau et fragile. Une vraie éponge. Très influençable.

Avec des désirs compliqués, parfois jugés honteux. Et des pulsions, aussi, très souvent morbides (si, si je vous assure on en reçoit plein aux Urgences. L’autre nuit, j’ai consolé un gamin qui voulait mourir parce qu’il aimait les garçons : « il y avait une dame de la manif, elle disait au journaliste de la télé que j’étais pédophile »).

Pourquoi la gay-pride est-elle importante?

Une fois par an, les enfants de nos villes peuvent regarder derrière leurs fenêtres et voir des femmes et des hommes: nombreux, différents, dansant et chantant. Certains portent des couleurs criardes.

Certains s’habillent en femmes quand ils sont hommes, d’autres s’habillent en hommes quand elles sont femmes. Ou, rien de tout ça: des marcheurs se fondent dans la masse anonyme, hétérosexuels, homosexuels, lesbiennes, bisexuels, transsexuels, ils défilent tout simplement. Tout simplement. Et ils ont l’air heureux. C’est fondamental le bonheur: on espère tous y arriver un jour.

La gay-pride est importante.

Pas seulement pour ceux qui sont en bas et qui défilent. Elle est importante pour ceux qui sont en haut: pour nos ados. Elle est là pour leurs adresser des messages différents de « La France a besoin d’enfants, pas d’homosexuels » ou « Un papa des roustons, une maman des nichons » et autres âneries dont la fulgurance idéologique ne fait aucun doute…

Ces messages, portés par cette foule différente, disent ceci: « N’aie pas peur. Qui que tu sois, n’aie pas peur. Tu n’es pas tout(e) seul(e). Ce que tu es et qui tu aimes n’est pas grave. Seule la mort est grave, petit(e) ».

Un(e) adolescent(e) se découvrant homosexuel(le) a huit fois plus de risque de passage à l’acte suicidaire qu’un(e) autre adolescent(e). Il y a plusieurs dizaines de milliers de tentatives de suicides chaque année en france chez les adolescents. C’est la deuxième cause de mortalité à cet âge là.

La deuxième cause de familles brisées. Près d’une tentative de suicide sur deux est liée à la non acceptation de son orientation sexuelle. À cause de nous, les adultes, il y a peu de chance que ce compte macabre baisse en 2015…

Vous croyez que nous les avons aidés ces derniers mois? À s’accepter? À prendre confiance en eux? À éprouver de l’estime pour ce qu’ils sont? Vous croyez que nous les avons aidés à grandir? À s’épanouir? À être heureux? Honte à nous: on se dit « adultes », citoyens, père, mère, on manifeste, on dit vouloir défendre des valeurs, protéger nos enfants…

Les adolescents mal dans leurs peaux se moquent de savoir ce qu’il en est du mariage, de l’adoption, de la PMA ou de la GPA. Ils se moquent de ces problèmes d’adultes. Mais ils voient, ils entendent, ils interprètent (souvent à côté de la plaque: ce sont des adolescents). Ces gamins regardent dehors, tout en bas, les rues se remplir de monde, de banderoles aux messages douteux, ils voient des coups échangés avec la police, des vitrines brûlées, des gaz lacrymogènes monter vers eux. Ils entendent aussi les slogans…

Le nombre d’enfants jetés de chez eux à cause de leurs orientations sexuelles est en augmentation constante depuis le débat sur la loi Taubira (plus 35% de demande d’hébergement d’urgence auprès de l’association Le Refuge). En France, un adolescent se suicide toutes les 48 à 72 heures à cause de son orientation sexuelle (environ 180 suicides par an, chiffres de l’INPES France) Que peut-on ressentir quand on est mis à la rue à l’âge de 14 ans? Et par les gens qu’on pensait aimer et être aimé en retour?

Des choses terribles ont été dites ces derniers mois sur l’homosexualité. Voulez-vous savoir une chose? Elles ont été entendues. Par nos enfants. Parmi ceux-ci, certains se cherchent et ne savent pas encore qui ils sont. Leurs souffrances adolescentes s’impriment en marque indigne sur nos consciences d’adultes.

Honte à nous tous! Notre incapacité d’adulte à mener un débat apaisé sur la question est un miroir déformant tendu vers leur mal-être adolescent. Honte à nous tous!

Des gosses meurent tous les jours à cause de ça. Rappelons à nos mémoires les noms de Tyler Clementi, Seth Walsh, Billy Brown, Belinda Allen, etc… Ils avaient 13, 14 ou 15 ans, etc… Elles aimaient les filles. Ils aimaient les garçons. Ils se sont suicidés. Ils aimaient. Honte à nous tous.

La gay-pride est importante. J’irai défiler. Pas parce que je suis hétérosexuel, homosexuel, lesbienne, transsexuel ou bisexuel. J’irai défiler pour ce gamin qui a pleuré l’autre soir dans mes bras, pour nos adolescentes et nos adolescents. Ceux qui sont derrière leurs fenêtres et veulent mourir. Pour leur dire de ne pas avoir peur, ils ne sont pas seuls. Pour leur dire que ce n’est pas grave d’aimer.

Seule la mort est grave.

Baptiste Beaulieu

À partager en masse s’il vous plait…

146 réflexions au sujet de « POURQUOI LA GAY PRIDE EST IMPORTANTE. »

  1. fred

    c’est tellement bien écrit et tellement juste … oui nous devrions avoir honte parfois de ces pensées qu’on affirme tout haut sans aucune retenue et qui casse trop souvent des êtres fragilisés par leur différence à une « norme » établie … « Etablie » ? mais par qui …? En amour il n’y a pas de norme !! Enfin il ne devrait pas y en avoir ! Et quoi de plus beau que 2 être qui s’aiment ?? Quels qu’ils soient !!
    merci Baptiste ! tu as bien fait de publier cet article et il n’a rien de choquant ! Bien au contraire !

  2. fred

    c’est tellement bien écrit et tellement juste … oui nous devrions avoir honte parfois de ces pensées qu’on affirme tout haut sans aucune retenue et qui cassent trop souvent des êtres fragilisés par leur différence à une « norme » établie … « Etablie » ? mais par qui …? En amour il n’y a pas de norme !! Enfin il ne devrait pas y en avoir ! Et quoi de plus beau que 2 êtres qui s’aiment ?? Quels qu’ils soient !!
    merci Baptiste ! tu as bien fait de publier cet article et il n’a rien de choquant ! Bien au contraire !

  3. Christine

    Magnifique, Baptiste, magnifique. C’est sans doute le meilleur argument pour faire accepter la différence à ceux qui n’en veulent pas.

    1. marie

      apprivoiser la mort et dompter la peur, la peur est tétanisante, la peur bouffe l’énergie , la peur est un poison qui nous enchaine et dont les politiques et autres assoiffés de pouvoir usent et abusent pour tenir sur leur trône, La peur est un légo aux pieds d’argile, la mort n’est pas la fin de ce que l’on a été, de fait la peur n’a plus de raison d’être. quant aux homophobes , ignorants de l’Amour ils ont toute la vie pour apprendre s’ils ne veulent pas rater quelque chose de fondamental .

    2. isabelle hoch

      Oui, c’est un beau texte…
      Quant à la mort voici un mot d’enfant plein de profondeur :
      Son père était mourant, en plus son animal préféré venait de mourir et sa mère ne savait pas comment lui annoncer tout cela… C’était sans compter sur l’intuition naturelle des enfants …
      L’enfant vint voir sa mère et lui dit : »Tu sais, maman, la mort, c’est triste… mais ce n’est pas grave. »
      Puissions-nous retrouver notre âme d’enfant…

  4. Alexandre

    Tu n’a pas à présenter tes excuses aux gens qui pourraient être choqués par ce que tu penses, dans la mesure ou c’est ce qu’ils pensent qui est choquant.

    1. Fredix

      Baptiste ne présente pas ses excuses ! Je fais comme lui ! Je « m’excuse » quand je ne veux pas présenter mes excuses ! Sinon je prie les autres des m’excuser ! En tout cas je l’ai pris comme ça et ça m’a bien fait marrer !
      J’ai partagé ce magnifique texte sur mon FB en espérant qu’il se propage à un maximum de personne ! Malheureusement, il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir !

  5. Lazize

    Un peu comme toi Baptiste, j’hésite à partager sur FB, je sais que si je le fais je vais choquer certains, d’autres ne liront même pas l’article, mais je vais le faire quand même, car j’ai toujours plaidé cette tolérance dès mon plus jeune âge et j’ai réussi à en convaincre quelques uns ! Alors on continue et ce n’est pas parce que les années m’ont rattrapée que mes idées doivent changer !
    Merci Baptiste

  6. Christoph

    « – « la france a besoin d’enfants, pas d’homosexuels ». Slogan qui, nous sommes d’accord, n’est pas de nature homophobe. D’ailleurs, si vous remplacez le mot « homosexuels » par les mots « juifs » ou « noirs » vous obtiendrez un slogan qui n’est absolument pas antisémite ou raciste… »

    Non, certes… Par contre ce n’est plus homophobe 🙂

  7. Grand33

    Re bonjour Bibi,
    Ma préférence va plutôt vers regarder un bon match de rugby que voir passer la gaypride, MAIS, ce n’est pas parce que je n’aime pas les mi-épinards / mi-crème que je vais en dégoûter les autres !!!
    Re la bise

  8. Mikasa

    Bonjour !
    Je tenais à dire que je trouve votre article magnifique. Je commence à en avoir assez de l’ambiance de plus en plus raciste, homophobe, sexiste en France et ce genre d’article fait vraiment chaud au cœur. ^^

  9. Julie

    La première fois que j’ais lu ce très beau texte, j’ai eu comme un déclic. J’ai toujours prôné la tolérance, la liberté d’aimer qui on veut, mais je n’avais pas réalisé à quel point nos adolescents pouvaient être fragiles et victimes des paroles des adultes.
    Et c’est pourquoi depuis le début de l’année je soutien l’action de l’association Le refuge. Rien de plus terrible que d’être rejeté par les personnes sensées nous aimer de manière inconditionnelle. Nous aimer et nous protéger. Voilà, c’est ma petite contribution; pas grand chose mais c’est déjà ça… 🙂 (comme dirait le colibri, hein !)
    Allez, bises et câlins pour ceux qui veulent !

  10. Cath

    J’avais entendu le témoignage d’une jeune fille chassée de chez elle après avoir été tabassée par ses frères, jetée à la rue par une mère usant de langage à faire rougir une poissonière… Et cette jeune fille ne comprenait pas qui décrivait sa famille comme « fusionnelle ». Avant.
    J’ai eu beaucoup de peine en l’écoutant, pour ce qu’elle traversait d’abord, ensuite pour sa désillusion sur cette « famille ». Pour l’escroquerie morale et affective dont elle a été victime.
    Ces gens qui défilent avec leur égoïsme en banderole, leurs certitudes leur tenant lieu d’intelligence, ces gens qui enseignent la violence aux enfants, qui les détruisent, et qui en sont fiers… Y a-t-il seulement un nom à leur donner à part celui de triste … ?

  11. veronique

    Merci Baptiste pour ce beau texte. Hier mon petit maxime m’a dit « moi je veux être une fille ». A nous parents, adultes, de l’accompagner. de tous les accompagner.
    et bravo aussi pour votre roman, cela faisait bien longtemps que je n avais pleuré en lisant. Vero.

  12. Sarah

    je ne comprenais rien à la gay pride. Je m’en fichais. J’étais à dix mille lieues d’imaginer que l’homosexualité, en France, pouvait encore être un tabou. Je partage.

  13. aurélie

    Hier, Kermesse de l’école…

    Le jeu le plus attendu des enfants : La pêche à la ligne !

    1° c’est payant !! Ah bon, alors les enfants doivent demander 1 euros à papa/maman pour « jouer » !
    2° il y a les cadeaux ROSE et les cadeaux BLEU …. on ne mélange pas les torchons et les serviettes (ou les princes et les princesses)
    3° ma fille (3ans et demi) pêche une ficelle rose sans le faire exprès = une corde à sauter violette ==> déception
    Maman, pourquoi moi j’ai pas un pistolet à eau pour arroser les copains/copines ??

    Ah bah parce que toi tu n’es QU’UNE FILLE !!!

    4° maman encore un sou pour la pêche, je veux un pistolet à eau pour jouer à l’eau !
    Moi : (pas le choix, il faut payer) : Ok, mais tu dois pécher une ficelle bleu ma chérie…. pourquoi maman ? parce que les gens sont cons je crois !

    5° le gamin d’à côté : HEeeeeeeeee, t’es une fille, tu prends le rose toi ….
    Regard de ma fille vers moi, encouragement de ma part, vas y ne t’inquiète pas.

    6° (plus de pistolet à eau) elle pêche un Quad rouge qui avance tout seul (truc à friction) elle a abandonné la corde à sauter et c’est éclaté avec une autre gamine pendant 1 heure avec le quad !!!!!!

    Moralité, dans la vie, on apprends à nos enfants que le bonheur, le jeu, la joie se monnaient, et que tu as soit une foufoune, soit un robinet et que surtout faut pas mélanger (enfin sauf pour faire les bébés… un jour) !!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Bon, sinon on c’est bien amusé… mais crotte quand même !

    1. Libellule

      Aurélie,

      Je partage tout à fait votre point de vue, et je ne comprends pas à quoi sert ce « sexage » (?) des jouets. Je connais pas mal de personnes qui ne l’ont pas vécu dans leur enfance (parents militants des années 68/70) et les adultes qu’ils sont devenus ne sont pas différents des autres, sauf peut-être relativement plus ouverts aux modes de vie différents des leurs (et encore, pas tous)…

      En plus, le conditionnement espéré risque fort de ne pas fonctionner ! (je précise : c’est une pub, donc ça joue sur les clichés, mais c’est un message de tolérance avec un peu de légèreté…) :
      http://www.dailymotion.com/video/xz5pg_tulipan_fun

      1. marie

        extra la pub! nazibus le dollar a sortir pour la fête de l’école et diable dans les temps anciens on pêcher un canard , après on donné le canard et on choisissait le cadeau , c’est des integristes dans cette école ou quoi?

        1. Libellule

          Il me semble (ai-je rêvé ?) qu’il existe une version longue. Où on voit aussi un petit garçon blond platine jouer avec les musclors et autres gros durs sous le regard heureux du même style de père… et c’est lui qu’on retrouve à la fin de la pub, en adulte blond entouré des 2 Village People 😉

  14. Herve CRUCHANT

    Çà me laisse content de confraternité ces commentaires. Mais aussi un peu perplexe. M’enfin ! regretter que la société soit telle qu’elle est quand on ne fait rien pour la changer vraiment, rien autre cose que râler.

    La sexualité, c’est notre fond de commerce, à nous autres animaux humains. Toutes les arguties qui entourent ce « problème sexuel » sont fallacieuses. Tout est basé sur le respect ou non de l’apparence, la soumission à une conformité artificielle ou révélée, le passage à l’aune et sous le joug de moralités artificielles et , lorsqu’elles se prétendent naturelles, qui se divinisent.

    C’est pourtant d’une simplicité, cette affaire. Bien plus que l’intelligence, la sexualité est génialement adaptable, transformable, connectable ou pas aux circuits neuronaux. Un vrai plaisir. Mais enfin ! On peut très bien parler d’anatomie comparée et organique, des phases de l’excitation et du repos, des pathologies sexuelles, des protections et de l’histoire du sexe, tout çà comme un soignant. Sans rougir des joues et sans gêne aucune. Je sais bien qu’il y a des familles dans lesquelles on peut dire « tu t’es lavé les dents ? » sans prendre le plaisir d’expliquer le rôle des ratiches, l’importance de l’état de santé d’icelles et d’expliquer que certaines bactéries dentaires pathogènes sont néfastes pour le cœur. Et puis qu’on bouffe mieux, qu’on est moins en rogne pour rien et tout… Oui. Mais le sexe, non. Pourtant, si çà te gratte dedans, c’est aussi pénible qu’une rage de dents ! Tu peux faire un plan zizi-qui-gratte niveau rouge avec pas trouille et tout, nib ! Alors, si t’es cool, tu peux parler de sexe et de sexualité. L’engin et le manuel d’utilisation. Déconnons pas avec çà : dans nos régions, on a l’habitude de brancher la prise vite vu mal vu et de lire cette putain de notice après avoir réussi à faire sauter les plombs du secteur, foutu le feu à la moitié de la baraque et maudit le vendeur ! et comment c’est qu’on fait pour le sexe, hein? ton histoire perso, c’était pas un peu çà ? que çà t’a mis le feu au train et presque aussi le feu au garage, mais que t’as eu besoin et envie de savoir le vrai du faux une fois le courant coupé? Et que t’as été vachement soulagé -mais un chouia angoissé- quand t’as su que t’avais évité 248 pages de saloperies décrites dans le dico des maladies régionales, une grossesse non voulue et, accessoirement, un tour de reins parce que tu lis pas le kama ni le soutra dans le texte ! Dans ce premièrement, se glissent des tas d’histoires, de légendes, de celui qui a la plus fine à celle qui est devenue enceinte en regardant la vierge de Lourdes que même c’est un miracle hein monsieur le curé… On doit dire, c’est un devoir, que le plaisir physique est permis, nécessaire, voire indispensable à la vie. Comme celui de rire. Et qu’il y a des nuances au choix : sourire, rire, aux zéclas, galéjeader…tout ! Le « soyons fous » avec un zeste de revenézi.
    Voilà. Premier truc : pas d’éducation physique, clinique, de la magnifique machinerie. Parce qu’en plus, si tu développes un peu et que tu inclus le rôle des glandes, tu touches alors à l’extase. Enfin… intellectuelle, l’extase. Et tu veux que çà marche ?

    Arrive présentement le moment du deuxième truc : là où on a rien fait du tout pour que çà s’arrange. Pas d’explication rationnelle du mental relatif au sexe. Le tout premier lavage doit enlever l’idée du plus fort plus faible. Et puis, ensuite, partager plaisir sexuel et sentiments. Tout çà pour expliquer ce que c’est, hein. C’est du tuto, pas une façon d’être, sociale, absolue. Tu vas voir que c’est le contraire ! Donc, tu prends plaisir et tu découvre que partager çà tranquillement et comme on le sent, c’est extra un maudit blues… Qu’il faut le faire. Comme on aime écouter une musique qui plait à un moment donné, aller visiter les gens d’un souk ou du British museum en passant par les Van Gogh d’Amsterdam. Retour plaisir par chez toi où tu mets un jean pour faire la manif à Bibi, banderole et laryngite. Chacun son truc. Chacun ses plaisirs sexuels.
    C’est pas tout? Y aurait-il une suite à cette saga ? tout de suite, mes Gens : vient le grand truc énorme et mystérieux -ta ta tainnnnnnn- mesdames et messieurs …. l’Amour !!! vlan ! c’est là où les malfaisants et les hypocrites, les sournois et les pervers, les commerçants et les escrocs ont placé leurs chausses-trappes et tout leur bazar, autrement dit, leurs pièges à cons, tellement efficaces. Si t’as pas de solides bien que très accessibles bases acquises dans mes évocations du dessus, te voilà en passe d’être victime d’un viol. Carrément. Parce que les salopards te refilent des émotions en te disant tout et son contraire : que tu vas être brulé vif en enfer à cause de ton péché mortel, que t’es un infidèle ah la la et que tu doit avoir un morceau tranché, que tu dois rester ratafouiné sous un voile, dans un sac, dans la mémoire des autres, dans le désert, dans la ville, dans la rue…partout. Et que c’est l’Inaccessible Invention Universelle qui l’a dit à mi-voix à trois cons dignes de foi quand ils étaient en train de pisser alignés dans le désert sous la Lune, béate de tant de stupidité réunie. Ils t’écrivent des choses dans des livres, te font des discours. Te disent que t’es trop jeune, que c’est pas beau, que la différence d’âge, que la maîtresse ne le veut pas, te vouent au piquet, au pal, te sépare de Roméo, d’Yseult, de ton amour d’enfance, de ta chair par laquelle tu vois le monde et le temps et l’espace, ils merdifient ta tendresse, dégueulassent tes jouets de quand tu étais adulte, ridiculisent tout, et même quand tu pleures d’un film savamment distillé qui te prend aux tripes avec ses stars au point d’aimer l’Amérique et ses héros au big gun six coups quarante cinq cartouches haute vélocité balle dum dum tête chercheuse et fort pouvoir de pénétration… Tu mélanges tout à cause de ces margoulins : stars and stripes, pénétration, gun and roses, gun et tunes… Tu ressorts de cette expérience maléfique lavé rincé de tout sentiment. T’es même pas mort – même pas mal. Pire ! t’es plus rien. Béant. Néant. Nada. Que dalle. Zéro à la barre machines sur Stop. Empty petrol. No future.

    A celui qui vit sa vie d’humain, à celui qui vit tout l’humain de sa vie, le plaisir d’être incomplet avec un autre qui est lui même incomplet. Essayer de faire le puzzle avec l’autre, comme on essaye d’assembler ce truc stupide de quatre mille trois cent nonante et une pièces qui te mine mais qui va te donner une splendide vue sur les chutes du Niagara entourée d’étoiles et de dorures de noël 1815… oui, j’arrive… je crois avoir trouvé…bouges pas j’en ai pour une minute….
    S’échanger, se donner, faire des collectors de sentiments, de microbes bénins, de saveurs, de fer aumône, de mon petit cœur, mon douzamour, ma tendresse, ma vie, mon être, mon toit, mon petit chat…d’on s’en fout de l’heure… Et parler de toi de moi de nous autres…
    Dire aux enfants petits, aux enfants ados, aux enfants adultes, ce que c’est que le sexe, la sexualité. C’est chaud. Doux, impérieux, un peu pervers et beaucoup espiègle, c’est rien qu’un tout tout-ou-rien, juste un grand coup de chaud, une vie, un soir, un moment, là, le long d’un mur chaud du jour qui passe… jamais jamais tabou, si tu le décides.
    Il faut apprendre çà aux autres. Faire une campagne électorale. Une de presse, de pub’, monter des Travaux pratiques et dirigés… Apprenons le sexe aux autres! Explosons les couleurs de nos esprits sur les murs des convenances. Traquons les voiles, volons les voiles, pour en faire des transparences à nos sublimations érotiques, des prétextes paravents à nos jouissances ci-devant stigmatisées… Que les sagas commencent et que les flutes de pan s’allument… Que les Grâces provoquent les dieux de la Terre de leurs jeux de hanches… que les caresses aillent et viennent… Que l’eau ruisselle à la fontaine et l’air s’encanaille de senteurs sucrées…

    Laisser vivre tout ce bouillonnement vital. Que l’on puisse tendre vers le tendre. Atteindre enfin l’humain, tout l’humain. L’humain d’abord.

    1. J-Stéphane

      Je n’ai aucun problème avec les différences, bien au contraire, c’est cette société conformiste qui me pousse quotidiennement à être réfractaire à ce qu’elle m’impose, et même si l’idée est bonne, les principes sont très importants. Tout ce qui fait la richesse, la création, le progrès, la beauté, le plaisir… c’est justement la diversité, mais pas sans la liberté de choisir.

      La Gay Pride c’est tout le contraire ; c’est participer à imposer la langue anglaise comme standard, alors qu’en France il y a plus d’Espagnols, d’Arabes, de Chinois et de Français bien sûr. C’est imposer sur la scène publique une caractéristique particulière pour en faire un standard. Je ne crois pas que l’on puisse raisonnablement classer le coït comme on classe un type de danse…

      Bien sûr qu’il faut s’intéresser au bien-être de nos enfants, ça en fera que de meilleurs parents, mais je ne pense pas que cette manifestation soit un bon moyen, je vois plus ça comme un de ces nombreux problèmes qui explosent parce que trop longtemps méprisé et harcelé.

      J’y ai vu des enfants de moins de dix ans en cuir, le torse nu, et tenu en laisse, au milieu d’adultes nus, à quatre pattes, mimant le coït, et brandissant des accessoires sexuels (pardon, sextoy puisse qu’après les langues régionales, c’est au tour de la langue nationale d’être méprisé, mais aussi le latin et le grec…), quand je vois ça, la première chose qui me choque, c’est l’inconscience des parents quand on sait les dégâts que peuvent occasionner les coups de soleil.

      Quelle sera la prochaine étape ? Une Carnivore Pride, une manifestation où défilera des chars abattoir et boucherie qui seront suivi par des carnivores à pied qui se jetterons goulûment sur les morceaux de barbaque lancés dans la foule, qui après leur passage, laisseront derrière eux un ruissellement de sang où se baigneront mouches et cafards à la recherche d’un os à ronger…

      … Mon commentaire d’hier est toujours en attente de validation…

      1. Dragonfly

        Je regarde votre avant-dernier paragraphe, et je me demande quelle drogue dure vous prenez. Si cela avait eu lieu, n’ayez aucun doute, les images auraient été relayées par tous les médias et les parents de ces supposés enfants tenus en laisse et soumis à un simulacre sexuels auraient été condamnés par la justice, là encore avec une forte exposition médiatique.

        J’en conclus qu’en plus d’être un troll, vous êtes totalement intolérant et réduit à inventer des horreurs pour défendre vos idées.

        De fait, ça ne m’étonne pas qu’un de vos commentaires soit en attente, surtout s’il est aussi stupide et haineux.

        1. J-Stéphane

          Il n’y a pas une goutte de fiel dans mon texte, alors que dans le vôtre il coule en cascade.

          Si mon autre message est en attente de validation, ce n’est pas parce que j’y dis quelques méchancetés gratuites, sinon le vôtre n’apparaîtrait pas, mais c’est parce que j’y ai mis des liens vidéo de Henri Guillemin et de Bernard Friot. Vous comprendrez donc que je ne peux pas vous donner des liens photo pour illustrer mes propos, mais je vous invite à en faire la recherche dans un moteur de recherche LIBRE.

          Penser que les grands merdias vont relayer ces information alors qu’ils sont à la botte des ploutocrates est bien naïf de votre part, et la naïveté est une qualité quand son environnement est avisé, se qui ne semble pas être votre cas, sauf si vous êtes, comment vous dites, un troll.

          Et implicitement, si sur cinq paragraphes vous focalisez sur celui qui vous semble le plus merdique et méprisez les quatre, je peux en déduire que celui qui prend plaisir à remuer la merde ce n’est pas moi…

          Maintenant, venant d’une personne qui prône la tolérance, il me semble évident d’attendre de vous des discours paisibles et raisonnés, la sagesse dont vous faites l’éloge vous invite a garder le silence et de ne pas céder à la violence quand une personne n’est pas de votre avis, et que vous manquez d’argumentations…

          Veillez à respecter vos principes, c’est à dire respecter celui qui n’est pas vous, et ne changez pas de sujet.

          1. Dragonfly

            La tolérance n’est en aucune façon de laisser les gens raconter des choses fausses pour soutenir une thèse ignoble, telle que suggérer un amalgame entre l’homosexualité, le sadisme et la pédophilie (ce qui ressort de votre honteux paragraphe). La présence d’autres paragraphes ne rend pas celui-ci plus supportable. Je maintiens tout ce que j’ai dit, et effectivement, je suis intolérante (voire allergique) à certaines formes de bêtise et/ou de méchanceté.
            Je ne « tolère » pas l’homosexualité, de même que je ne « tolère » pas les noirs, les étrangers, les vieux, etc., je les tiens pour ce qu’ils sont : une part naturelle de l’Humanité que personne n’a de raison valable de mettre à part.

          2. Cath

            Vous êtes donc bien un troll, rien qu’un troll, sous vos déguisements de moraliste. Je le soupçonnais, mais vous laissais le bénéfice du doute.
            Sombre erreur.
            Libellule a bien raison de vous renvoyer dans les cordes et de relever vos hallucinations, sinon vos phantasmes, pour ce qu’ils sont : la manifestation d’une morale douteuse. Gardez vos références pour vous et vos semblables qui peuvent se délecter de vos comparaisons : personne ne leur disputera vos oripeaux !

          3. J-Stéphane

            Mais où je suis tombé, un nid de mythos ? Vous me prêtez des raisonnements qui semble être plus vos délires que les miens.

            Je n’ai jamais parlé d’actes sexuels et de quelques penchants que ce soit, il semblerait que vous fassiez une fixation sur le sexe.

            Dans le paragraphe qui semble vous donner l’occasion de vous défouler pour vous alléger de vos démons, je n’ai mentionné que ce que j’ai vu de mes yeux vu ; enfants tenus en laisse, mais ça, ce n’est pas réservé au gay pride, enfants en cuir, là non plus, torse nu, toujours pas et pas d’acte pédophile non plus, au milieu d’adultes qui miment l’acte sexuel, là pas d’homophobie puisque le sexe des adultes n’est pas mentionné, et pour info, il n’y a pas que des homos dans les gay pride.

            Donc, calmez-vous et sachez tourner vos yeux sept fois sur un texte avant de dévoiler inconsciemment vos pulsions bestiales.

          4. J-Stéphane

            Il est hallucinant que vous vous permettiez de dresser un tableau de ma personnalité sans même me connaitre, je n’ai rien écrit sur mes penchants amoureux, sexuels, ni même dévoilé sur mon âge, je peux être cet adolescent fragile en recherche d’identité sexuelle.

            L’image que vous véhiculez me choque tout autant que les scènes que j’ai vues dans la gay pride, ça me pousse à ne pas précipiter mon orientation, et en attendant, je vais peut-être m’orienter vers les animaux, car entre de mauvaises langues, le langage est une arme de destruction chirurgicale ou massive en fonction du support médiatique…

            Réduire l’amour au sexe, c’est comme réduire le sexe à l’orgasme, c’est réduire la vie à la mort, la voir en gris alors qu’elle nous offre bien plus que cinquante nuances de roses.

          5. Libellule

            (je ne m’adresse pas à J-Stéphane -on a fait le tour il me semble- mais aux autres)

            Bon, le côté exubérant de la gay pride, c’est pas personnellement mon truc, mais pour autant, faut-il interdire cette manifestation festive 1 fois par an ? Et du coup, devrait-on aussi au nom d’une certaine idée de la morale, interdire tous les carnavals du Nord, où il y a aussi le même style de costume ? Les émissions de Patrick Sébastien, aux heures de grande écoute, avec en ouverture des potiches torse nu avec strass et plumes d’autruche, et son final en chanson style « une petite pipe »… C’est vrai que parfois la limite entre exhibitionnisme et fête débridée est difficile à établir, mais un monde politiquement correct, triste et gris, ce n’est pas mieux.

            Quand aux réflexions sur la confusion entre sexe et amour, personnellement je trouve merveilleux de pratiquer les 2 🙂 Pour autant je ne vois pas pourquoi j’empêcherais les autres de les dissocier si ça leur chante, entre adultes consentants…

    2. lectrice boulimique

      Hervé, fais-nous un blog. Viiiiiite.
      Ou alors fais une tournée des écoles… pour leur assurer enfin un cours d’éducation affective et sexuelle digne de cette double épithète !

  15. josecile

    Pour mon collègue homosexuel et pacsé, qui a acheté une maison avec son compagnon il y DEUX ANS (deux ans, hein, pas deux siècles), et qui a du répondre à un questionnaire plus « poussé » parce que, dixit la personne qui a répondu à ses interrogations étonnées : « il est une population à risque »…
    Se souvenir que l’homosexualité n’est plus une maladie depuis quelque temps déjà…

    1. Libellule

      Ben oui…
      Il y a 2 ans aussi, un médecin d’une agence publique de santé que j’ai toujours trouvé très ouvert sur tous les sujets, a justifié pendant des heures que le sang des homosexuels hommes ne devait pas être accepté par l’établissement français du sang. Au motif que soit disant la plupart auraient des partenaires multiples dans des temps limités et seraient donc « une population à risque » pour tout ce qui est sexuellement transmissible.
      Impossible pour lui d’admettre que l’EFS questionne déjà les donneurs de toutes catégories sur ce point des partenaires multiples au cours des X derniers mois, et qu’il serait normal de faire un tri objectif sur ce critère et pas un tri par catégorie de population (écartant ainsi d’office les homosexuels en couple stable).
      🙁

  16. Dissidence

    Un jour je suis tombée par hasard dans une gaypride à Londres. J’ai du mal à comprendre le rapport entre la tolérance et des mecs en strings latex qui se donnent des fessées dans la rue. Et des enfants très jeunes au comportement aguichant.

    Ok je suis pour que des gens mis à l’écart défilent pour le droit , qu’ils montrent qu’ils sont heureux tout ça tout ça mais pourquoi exhiber la sexualité crue dans la rue _ la rue, là où des personnes de tout age circulent, des enfants qui ont le droit d’avoir une certaine innocence et tout autre personne qui n’a pas spécialement envie de voir de la chair exposée_ (sachant que l’exhibition sexuelle est punie par la loi)?

    La gay pride est la chose la plus homophobe que j’ai vu. C’est genre « regardez, les gays et les lesbiennes sont des bêtes de foire ». Peut-être que les gens décadents de ce genre sont une minorité mais ils portent vraiment atteinte au message de fond qui est la tolérance.

    L’article est beau prône le politiquement correct mais la réalité de la gay pride c’est qu’il y a beaucoup d’atteinte à la pudeur et que c’est juste un truc de sexualité. Je comprends pas comment on peut être gayfriendly et défendre ce truc. Surtout que la plupart des homophobes s’en servent dans leurs arguments et le pire c’est qu’ils ont raison.

    1. Michèle

      C’est pas faux …

      Les enfants – et les plus grands – qui souffrent en silence, ne doivent pas forcément se reconnaître dans le tableau des strings en latex et autres personnages issus de la « cage aux folles »…

    2. carl

      Je suis d’accord avec vous Dissidence: la Gay Pride est une manifestation pleine d’outrance et d’excès. Je l’ai vue deux fois de très près, et je suis navré de ne pas avoir vu un défilé de personnes « comme tout le monde » avec une attitude digne et simple. J’ai été frappé par la musique violente, des personnes dans des tenues agressives et prenant des poses caricaturales. J’ai l’impression que cette manif est faite plus pour revendiquer avec violence et se défouler que pour montrer une vraie dignité et faire découvrir l’existence d’une partie de l’humanité qui a les mêmes droits et en particulier celui au respect. Dommage.

  17. elduche

    Hé, on t’a vu, c’est un repost de ton article du HP l’an dernier !

    Mais t’as bien raison de le reposter. Il est toujours autant d’actualité hélas. Même si tout cela va dans le bon sens, même si on détermine de moins en moins l’identité d’une personne en se fondant de ce qu’il fait dans son lit… il y a encore des contre-exemples, CF Istambul.

    Merci.

  18. MissNiet

    Magnifique texte. Je n’irai pas défilé parce que j’aime pas la musique. Je sais, c’est bête, mais ça m’écorche les esgourdes.
    Dans ma ville c’était il y a une semaine. J’ai traversé le cortège à pied parce que les trams voulaient pas écraser les gens 🙂 Et je me dis que c’est chouette de voir des personnes avec des messages positifs et plein de couleurs.

    Mais bon sang. La musique ça m’a tué, j’aime pas, j’y arrive pas. Je sais pas si ça fait de moi quelqu’un de pas bien, mais je n’arrive pas à m’infliger ça par solidarité. Chez moi on est alliés de la cause. Nos amis viennent avec leur compagnons quelque soit leur sexe, leur religion, leur âge.

    L’autre jour on a passé un bout de soirée avec ce que la société produit de beauf, un gars raciste et toutophobe. Il a pas fait long feu et a pris un quintal de désapprobation sur la tronche ce qui a permis de lui faire vider les lieux. Le pire, les potes qui l’avaient ramené lui trouvaient des excuses en mode « il est pas bien, faut comprendre ». Ben non, nous on comprend pas.
    Quand le dialogue ne suffit pas, et que le gars il cause en face de bi, ce qu’il dit ça leur fait mal. Même quand ce sont des adultes. Alors les ados, j’ai peur pour eux, très fort.

    La sexualité on en parle beaucoup autour de moi. On n’a pas de tabou. Du libertinage à l’asexualité en passant par toutes les variantes, on en parle et surtout on s’écoute. Je rêve que ce soit la norme pour tou.te.s parce que si les gamins venaient avec nous ils sauraient que les cases on y rentre jamais bien, on dépasse toujours un peu. Faudrait que ces cases soient pas carrées, mais biscornues histoire qu’on se cogne moins au bord.

    Merci pour ton article 🙂

  19. Robin

    Magnifique texte.

    J’ai récemment eu une discussion avec quelques amis étrangers sur l’apparent manque de réaction de la France à l’annonce de la légalisation du mariage homosexuel aux USA, et avec votre autorisation j’aimerais traduire ce texte (je suis anglophone) pour le leur faire parvenir et éventuellement le diffuser (sur reddit, Facebook, etc).
    Ai-je votre bénédiction ou vous y opposez vous?

  20. Ceres

    Bonjour Baptiste !

    Je commente peu, mais je lis tout 😉
    Et je voulais juste appporter ma petite pierre à cet édifice branlant. Souvent, je ne suis ni pour, ni contre. Il y a peu de choses qui me font réagir, les autres ont leurs opinions, j’ai les miennes, je ne suis pas prêcheuse. Souvent, les gens me croient à tort, docile et soumise. Parce que je ne parle pas, je ne dis pas grand chose, et que de toute façon, les gens n’entendent pas ma petite voix. Sauf quand j’ouvre le bouche en grand, et sur ce sujet, j’ai plutôt une grande gueule. J’ai choqué la grand-mère de la jeune fille à qui je faisais faire les devoirs. Cette dame, d’origine portugaise, qui ne sait ni lire, ni écrire le français, que j’estime pour le courage dont elle a fait preuve toute sa vie. Je l’ai choqué en disant que je préférais voir un enfant chez un couple homosexuel aimant que chez un couple hétérosexuel mutilateur. Elle m’a choqué en préférant le contraire.
    J’estime qu’au jour d’aujourd’hui, au vu du nombre d’enfants maltraités, ou simplement sans parents, nous n’avons pas le loisir de faire la fine bouche. Lorsque tous les enfants seront heureux avec des parents (au sens large) aimants, alors je pense qu’à ce moment là seulement, on pourra se pencher sur la question de savoir si c’est néfaste ou pas d’avoir deux parents du même sexe.

    Le neveu de mon compagnon se rend à la gay pride chaque année. Le reste de la famille l’a souvent prit pour un homosexuel parce qu’il y va, parce qu’il se fait beau quand il sort (beau et propre surtout), parce qu’il porte des t-shirts roses. Pour autant que je sache, il n’est pas de ceux qui aiment les hommes. Je ne suis pas du genre à parler de sa vie sexuelle. Mon compagnon non plus. (Et ce n’est pas nos affaires). Mais il a eu un moment de flottement mal à l’aise. A cause de ça, à cause d’autres choses, je ne sais pas. Mais sans être mal, il n’était pas bien. C’est passé. Passé à autre chose.

    Je ne suis pas prêcheuse, mais provocatrice. Avec mon fils, j’ai fais tout le contraire de ce que ma belle-famille pense qu’il est bien de faire. Baptême (pas fait), Nom « marital » (pas fait non plus), mariage (idem), champagne pour l’arrivée de mon fils (pas fait), pour son anniversaire (bis), couper les cheveux de mon fils (ter) qui porte mon nom. Je te laisse imaginer la tête qu’ils vont faire lorsque pour ses deux ans, mon fils recevra un aspirateur, une dinette, et un poupon. (Et un camion de pompier).

    On croit que hair c’est plus facile qu’aimer. A tort. Mais les gens aiment se compliquer la vie.

    1. Cath

      Pour le fiston, je parie que quel que soit le cadeau emballé il préfèrera jouer avec l’emballage 😉
      Pour le reste, ce n’est pas parce qu’on est silencieux et discret qu’on dit amen à tout ce qui se dit : la plupart des gens se contentent d’un regard de surface sans s’arrêter aux petits détails qui signalent pourtant la manière d’être et de vivre.
      En tous les cas, bien d’accord avec vous pour que les enfants soient heureux avec des parents qui les aiment. J’ai toujours en mémoire un couple de jeunes hommes et leur fiston, la tendresse dans les gestes envers leur petit : tendresse qui se traduisait en grand sourire heureux sur le visage du bambin. Pas de mot mais ça vaut tous les discours.
      Belle journée à tous et buvez beaucoup, de l’eau surtout, des jus de fruits et pour ceux qui. Ne résisteraient pas à l’appel d’un petit rosé bien frais, assurez-vous que le hamac à l’ombre est tout proche pour siester.
      Ben, en attendant, je vais bosser, snif 🙂

      1. marie

        t’inquiètes Cath je marsouine pour deux en me délectant de « la vie des elfes » de muriel Barbery , un conte poème qui devrait plaire à plein de ceusse qui passent par là extrait « in te sono tutti i sogni e tu cammini su un cielo di neve sotto la terra gelata di febbraio  » rhâââ^ (promis dans une autre vie je serais italienne) ….en toi sont tous les rêves et tu marches sur un ciel de neige sous la terre gelée de février…en écoutant l’adagio de Ludwig un pocco mosso, ah bein oui ne pas se laisser abattre in te sono tutti i sogni trop la classe ! soyez heureux!!!

        1. Cath

          Veinarde ! J’ai acheté le bouquin et je me le garde comme une friandise délicate ( genre montblanc Angelina, si tu vois ce que je veux dire) à déguster quand je vais enfin pouvoir me poser pour laisser les autres s’agiter. Ça et ma tapisserie… Bon, ben je vais devoir m’activer en attendant.
          Profite bien 😉

      2. Anonyme Aka

        Oh Cath tu me plais .
        Parceque l’autre jour j’avais achete un cadeau a ma petite fille je lui ai offert elle a ouvert le cadeau dans le sachet y avait plus que le ticket ( bein oui j’avais perdu le cadeau en route)
        Oh super qu’elle m’a dit en tenant le ticket entre ses petits doigts.
        Je sais suis hors sujet mais c’était juste pour te dire.

  21. Ben L

    Bonjour Baptiste,
    Pourquoi as-tu choisi des noms d’ados américains (qu’ils soient fictifs ou réels)?
    Du coup, même si c’est toi qui a écrit ce texte, on a l’impression d’une traduction directe, comme dans certains articles de médias américains ayant une branche française (HuffPost, Buzzfeed…)

    1. marie

      si tel était le cas , ce serait a quelque part moindre mal ! ça voudrait dire que Doc n’a pas matière a écrire malheureusement les actes homophobes sont en recrudescence depuis cette manif de furieux ,Par ici, un homme est mort dans une longue agonie, son dernier contact humain a été un vieux Monsieur qui passait dans la rue et qui vu l’heure matinale a essayé par trois fois, TROIS FOIS de demander de l’aide dans un bar a une rue de là …ils n’ont même pas été voir . Un homme est mort tabassé par des homophobes qui courent toujours un fait divers dans la grosse bourgade qui s’est passé à dix bornes de chez moi …

      1. Cath

        Refus d’assistance à personne en danger… j’espère que la justice. Fera son boulot. Mais ce n’est pas une consolation, hélas.
        Le monde est vraiment laid.

    2. Baptiste Beaulieu

      Ce sont des jeunes adolescents qui furent tués à cause de leurs orientations séxuelles.
      Aux USA, ils sont connus en tant que symbole. J’ai de la famille aux USA, c’est peut être pour cela.. En france, on ne nomme pas le nom des victimes. Ici, je voulais les nommer, dire qu’elles existent…

  22. cake

    Ce qui me gêne juste, c’est le mot « tolérance ». Pourquoi devrait-on être « tolérant » envers les gays et les lesbiennes ? Sont-ils différents de nous ? Parce que l’hétérosexualité serait « la norme », l’homosexualité devrait être juste tolérée ? Mais avant d’être une histoire d’orientation sexuelle, c’est dans la majorité des cas une histoire d’amour entre deux hommes ou deux femmes. Et leur histoire d’amour vaut la mienne, la vôtre, la nôtre. Tolérer l’homosexualité, c’est encore avoir un préjugé sur elle.

    Moi je rêve d’un monde où les gays et les lesbiennes passent inaperçus, se fondent dans la masse, tombent dans la banalité. Et, j’ose le dire, la normalité.

    1. Suze Araignée

      Tout à fait d’accord. Cette idée de tolérance me gêne aussi. Ca me fait penser à tous ces gens qui ne sont pas homophobes, mais quand même, ils aimeraient pas que leurs enfants soient homosexuels. Genre on sait bien que c’est pas une maladie, mais on n’aimerait pas l’attraper.

      Alors des fois on me dit que c’est justement à cause de l’homophobie qu’on aimerait pas que nos enfants soient homo, parce que dans une société homophobe c’est pas facile à vivre. Étrangement les Maghrébins, les Roms, les noirs ou les juifs ne se font pas cette réflexion lorsqu’il s’agit d’avoir des enfants, pourtant le racisme c’est pas un mythe. Et j’ai encore jamais entendu personne dire « je ne veux pas de fille parce que le sexisme… » Donc y a bien autre chose dans cette peur de voir un de ses enfants avoir des désirs et des relations homosexuels…

  23. Herve CRUCHANT

    « Tolérer l’homosexualité, c’est encore avoir un préjugé sur elle. »(sic) Tout juste. Tolérer c’est hiérarchiser en se pavanant. Limite sordide.
    Mélanger vous.

  24. J-Stéphane

    Quand l’intime n’est plus dans le domaine privé, c’est du prosélytisme. Quand les communs ne sont plus dans domaine public, c’est du parasitisme. Et quand les deux sont réunis, c’est du vandalisme.

    1. Cath

      Pour être franche, je ne comprends pas le sens de vos commentaires.
      Quel est l’intime ici mentionné ?
      Quels sont les communs ici visés ?

      1. marie

        l’intime est vaste et les communs multiples , tout ça , ça dépend du sens où le vent nous porte…tu prends les vandales par exemples et bein de suite je suis sur un champ de bataille tu prends les parasites et vlan ! je suis dans un P4 a manipuler la dernière souche tueuse. ou au FMI!!!! take care

    1. marie

      Sur ce blog la philanthropie est atomisée en myriades de bulles d’amour et de réconforts qui s’égaillent dans le cosmos ….à chacun de les attraper ou non …parce que l’on fait-ce-que-l’on- veut dans la casa à Baptiste.
      Exhibition égocentrique, c’est abyssal ce truc !se mettre à poil pour dire que l’humanité peut échappée aux aveuglements communs, vous aimez ce mot , je crois, avec un rien de snobisme 16ieme , ou c’est encore mes relents ouvriers qui pour le coup, m’aveuglent, donc témoigner pour aider… est-ce de l’ exhibition égocentrique ? Evidemment que non ! il semblerait que vous vous égarâtes dans les bas fonds de la charité bourgeoises sauveuse des âmes sinon tantan !!!! l’enfer vous est promis !
      Donc l’exhibition égocentrique, pourquoi pas !!!!!!liberté, liberté chérie, modestie philanthropique c’est comme on le sent, c’est comme on le peut, tout ça ne sont que des principes et les principes il faut s’y appuyer dessus pour qu’ils tombent un jour dixit OW.

      1. Libellule

        J’aime pas le troll (inévitable sur ce type de sujet… J-stéphane ou un autre c’était sûr que ça devait arriver) 🙁
        mais j’adore tes réponses Marie 🙂

      1. J-Stéphane

        Comment dire ? Les orientations sexuelles des uns et des autres je n’en ai rien à branler, et quand ça devient une affaire d’État ça ne me rassure pas sur le niveau politique de notre société.

        L’évolution du savoir-vivre ensemble, dans toutes ses nuances, et sans s’imposer à ceux qui sont différents ne peut pas cordialement se faire par l’exhibition, ça ressemble plus à une parade militaire qui veut imposer sa domination.

        Dénigrer la masturbation est tout autant malsain que de s’en prendre aux homosexuels. Faut-il pour autant faire des « onanisme pride » pour faire culpabiliser et rendre plus agressifs ceux qui y sont réfractaires ?

        Ou, une « religion pride », une « carnivore pride », une « végétarienne pride », une « handicape pride », une « pathologie pride »… pourquoi pas, mais pendant que nous nous égarons des essentiels politiques, les politiques et ploutocrates vivent les 7 péchés capitaux à nos frais en nous les agitant comme promesses et mérites…

          1. J-Stéphane

            Moi aussi je veux parler des enfants qui meurent, mais aussi de la famille, du parent, de la fraternité, de l’individu, du citoyen, de la langue française et de la politique.

            Comment l’enfant arrivera-t-il à mieux écrire son histoire si le langage régresse et les règles disparaissent ? Le mal-être ne va-t-il pas plutôt s’étendre à tout ce qui est amour ? Nom d’une pipe ! le sexe n’est pas plus important que l’amour. Faisons des manifestations d’amour universelles et non réduites au sexe.

            J’ai plutôt envie de dire, seule la souffrance est grave, la mort est hélas de plus en plus choisie comme délivrance, et pas seulement pour des sensibilités sexuelles mal vécues, les suicides semblent être en augmentation alors même que les tabous se libèrent.

            Alors voilà, je pense qu’il ne faut pas confondre, vulgariser et vulgarité, la civilisation tient par ses civilités.

          2. Cath

            Moi je préfère le discours de Baptiste parce qu’il contient de la lumière, et de la tendresse pour ces enfants et ceux qui souffrent en silence.
            Je comprends enfin -je crois- ce ques vous entendez, mais sincèrement, vous me faites un peu penser à Robespierre. N’y voyez pas d’offense, mais l’individu ne figure pas la joie de vivre… Enfin, si l’Etat ( notez la majuscule) se souciait davantage de faire respecter les droits de ceux à qui une frange de la population les dénie, il n’y aurait pas besoin de défiler et de manifester.
            En attendant, je suis Baptiste, parce que j’ai toujours préféré Condorcet et la vie (à Robespierre et à ses suivants).

          3. J-Stéphane

            Cath, je pense n’avoir fait aucune attaque ad hominem, et avoir patiemment argumenté mon désaccord sur « POURQUOI LA GAY PRIDE EST IMPORTANTE ».

            Vous avez en quelques mots, dénigré deux personnes, et encensé deux autres, les croyants pendant l’inquisition employaient les mêmes méthodes contre les hérétiques, contre les homosexuels hier, et contre les laïcs aujourd’hui. https://youtu.be/3vW8EoVUaEo

            Vous décrivez Robespierre comme les vainqueurs l’on présente, alors je vous invite à écouter l’histoire racontée par la vérité qui finit toujours par s’exprimer à ceux qui veulent bien l’entendre. https://youtu.be/XiM74n8I2Gc

            Cordialement

            PS : Si vous n’avez pas le temps d’écouter les deux sons ci-dessus et pour faire simple. 1789 est une révolution de créanciers qui ont utilisé le peuple contre le roi parce qu’il comptait annuler la dette qui a financé « l’independence day » en manipulant la rareté du grain et en utilisant les médias de l’époque. Et depuis cette époque, ils ont le pouvoir économique et politique…

          4. Cath

            Très aimable de me renvoyer apprendre l’histoire sur Youtub avec M. Guillemin.
            Voilà qui m’ouvre des horizons après avoir étudié l’Ancien Régime et lu Soboul, pour ne citer que lui… Désolée. Persiste et signe.

        1. marie

          J-Stéphane, il serait temps de lire « le sexe ni la mort » d’André Comte-Sponville » pour aérer tout ça …la politesse la courtoisie sont des belles et bonnes filles si elles sont muent par un élan sincère du cœur , inversement ce sont des démones diaboliques si elles s’incarnent sous le dictat conventionnel. La vulgarité est a géométrie variable , pour moi par exemple une gay pride n’est pas vulgaire, j’aime beaucoup les couleurs, la musique, la liesse festive (mais j’égocentre là), Par contre une réunion internationale de requins de la finance convoquer pour tuer l’économie des pays qu’ils ont mis à genoux , là oui nous sommes dans la vulgarité la plus morbide.
          la bonne journée vous, je vais donner de l’eau aux fleurs du jardin .

          1. marie

            tu as raison Adèle le matin, petite tassounette pour les réveiller et leur dire bonjour …le soir c’est grande rasade pour les abreuver et pour tailler la bavette , et on partage, un peu pour toi, un peu pour moi, ainsi les soirs de grandes canicules on voit dans nos contrées une folasse qui parle aux fleurs en faisant des arc en ciel au clair de lune…. mais vrai, j’exagère pas trop….. l’eau est un bien précieux .

          2. adèle

            @Marie
            Tu as bien raison, et depuis deux soirs, le clair de lune est magnifique, il flamboie entre les sapins et au-dessus du champ moissonné. 🙂

          3. J-Stéphane

            Il est temps pour qui ? Pour moi c’est fait, et je me répète, arrêtons de mettre sur la scène publique le privé, ils le font pour nous détourner de la république…

        2. Suze Araignée

          Si ça peut t’empêcher de dormir, la « pathologie pride » existe déjà, ça s’appelle la Mad Pride, et la « végétarienne (et végétalienne) pride » existe aussi : Veggie Pride.

          Pas la Carnivores Pride, pour la simple et bonne raison que les carnivores, tout comme les hétérosexuels, sont considérés comme la norme et n’ont pas à se battre pour faire valoir leur droit à être tolérés ou mieux, simplement acceptés.

    1. marie

      non non vous n’êtes pas folle c’est d’ailleurs en lisant le huff que j’ai connu l’existence du Doc et de son blog et l’article présent a déjà été publié ici , les piqures de rappel c’est bien .

  25. Zouzou

    J’ai pas lu, pas réussi… Les commentaires non plus.

    Mais je suis certain que c’est super et pleins de bonnes choses. Plus tard alors.

    Mais merci, merci d’en parler, merci de défendre la justice. La justice Humaine celle qui doit prévaloir. Celle qui nous considère égaux. Quel que soit notre identité. Trans, sans papiers, homos, bis, smicards, vielles ou vieux con-ne-s, musulman-e-s, jui-ve-f-s, chrétien-ne-e-s, pastafarai. . .

    Surtout avec ta prose aussi belle.

    Continue comme ça Gamin et on peindra bientôt les rues en rose. Et ça sera beau. (Bon pas que du rose hein ! Ca sera encore plusse bÔ.)

  26. Herve CRUCHANT

    « Nom d’une pipe ! le sexe n’est pas plus important que l’amour. Faisons des manifestations d’amour universelles et non réduites au sexe. »(sic) . Fallait bien que çà arrive, tiens, de parler de pipe sans évoquer le coup de tabac !

    Là où je ne ris plus, c’est l’attaque de Robespierre « et de ses suivants »… aïe aïe aïe… Moi qui suis un fervent de Maximilien et de Saint-Just. Je l’ai lu et relu. Il y a du vraiment fondamental, dans ce courant là. « Moi aussi je veux parler ( … ) de la famille, du parent, de la fraternité, de l’individu, du citoyen, de la langue française et de la politique. »(sic). Yes ! et tout a été proposé et accepté par les révolutionnaires de la grande révolution de 1789, mes Gens. Qui n’a pas été que des raccourcissements et des fusillades. Pour ceux qui affirment ou ne savent pas, relisez la Révolution française et l’invention de la République moderne; analyses de tous les bords… pour vous faire une idée, une opinion, parler avec sérénité et savoir; surtout si c’est votre opinion; et qu’elle peut être débattue.

    Plus haut, j’ai tenté de faire coup double : parler de la nécessité absolue de savoir, de connaître, pour pouvoir parler des choses. De là, distinguer plus aisément l’organe sexuel du plaisir puis de l’amour; puisqu’il est indispensable de connaître toute cette géniale étendue pour être un humain complet. Donc, de savoir discerner entre, par exemple, une prépusectomie médicale ou religieuse. Qui peut être à double tranchant, pour faire léger: à la fois l’une et l’autre. De l’usage d’un sexe circoncis dans le rapport sexuel consenti à la recherche de plaisir. Et si celà entraîne à la tendresse et à l’amour sentimental, alors…. Mais en connaissance de cause. Savoir que 60% -soixante pour cent; on me dit « au moins », dans mon oreillette- des femmes et plus d’hommes encore ne savent pas ce que c’est qu’un « vagin », ce légo indispensable et extraordinaire de la vie, on se prend à vouloir baisser les bras. Voilà pour ce que j’ai voulu faire passer : se connaître bien pour se piloter bien. Et se défendre. Et pouvoir grandir. Hors de la terreur que nous faisons trop souvent passer aux enfants.

    Revenons au côté politique que fait semblant d’ignorer not’Bibi alors qu’il a une idée saine et large de la médecine qui est, fondamentalement, une action géopolitique puisque sanitaire et sociale. Comte-Sponville, belle amie, n’est pas du tout ma référence (j’aime pas trop le thé, alors…). J’ai traversé ACS comme d’autres Onfray et je n’y ai pas trouvé d’amer. Condorcet, peut-être bien, pourquoi pas, mais bon… Je dirais Lucrèce, Platon, Bachelard pour respirer un peu, et puis aussitôt Nietzsche la torture, Foucault et Deleuze. Pas par mode ou snobisme mais parce que j’aime aller voir ceux qui ont eu pour aspiration d’être mineurs de fond des idées révolutionnaires en 89 et al. Alors, et les anglais, et les allemands? bien sur que si. La « readuction-inspiration » (pour ne pas employer le mot d’exégèse que je hais d’une petite haine intime personnelle) de l’esprit et des textes révolutionnaires par Lénine, Marx et al. sont très intéressantes. Et cet orfèvre de Léon Trotski, qui chipotait sur les mots, tordait les idées pour en faire des fers forgés… Nous voilà revenus, voyez-vous, à la notion de mot juste. Or, cette limite là n’est pas admissible dans la République. Les mots et les idées sont ce qu’ils sont. Si nous n’en sommes pas satisfaits, il est impératif de les trier, d’en jeter, d’en inventer d’autres. Parce que les mots que vous dites « justes » sont à usage temporaire; ils ont une vie, peut-être une œuvre, et puis meurent. Certains sont transparents, éternels, magnifiques et doivent durer longtemps: « Liberté, Egalité, Fraternité ». ce n’est pas un slogan ou un souvenir d’école de Ferry (le tout beau tout neuf vivant) ou de Comte-Sponville. C’est une charge, un ensemble, une raison d’être, enfin, c’est le résumé en trois mots de la Déclaration de l’Homme et du Citoyen.
    Alors, pour en finir (j’en doute, tellement on s’oppose là à des résidus de civilisation durs comme le roc) avec la rigueur, veuillez considérer que ces mots (L-E-F ci-dessus) sont garants d’ouverture d’esprit, de plasticité dirait-on, de glorification sereine et humble de la parole, de l’écrit, de l’intelligence de l’Homme. Et que la rigueur est la conséquence manifeste de nos manques de connaissances, de notre malaise devant ce que nous ignorons et que nous croyons qu’elles nous dominent. Stalinismes, obscurantismes, extrémismes, fausses notes… tout ce que la doxa aimerait que nous respections car, pendant ce temps d’observation de la rigueur, elle pourra vivre en paix.
    Nos enfants ont besoin de savoir le solfège pour peut-être devenir des Mozart, mais surtout eux-mêmes jouisseurs de sons. Quand ils sauront que, dans les gammes, il n’y a jamais de fausse note, mais que des fausses notes mal placées.
    Nos enfants ont besoin de savoir l’éthique et la joie de vivre et deviendront ce qu’ils sont (« devenez ce que vous êtes »!), jouiront d’eux-mêmes avec les autres, quand ils sauront que « bien », « mal », « morale » ou « péché » n’existent pas. Mais qu’amour, tendresse, que-c’est-bon-te-voilà, une larme, un sourire, un baiser… ne sont pas des faiblesses ni des hontes.

    Il est ignoble et vil de prendre des mots et de les débarrasser de leur contenu pour en faire des gnomes une fois libérés. Il convient de lutter contre cette tendance actuelle à faire des Guantanamo d’idées et de mots mais aussi des conservatoires de pensées momifiées. L’imagination doit être au pouvoir.

    Il est ignoble et vil de prendre des idées et de les tordre pour en faire des couteaux de bouchers abrutis qui égorgeront des êtres qui passent par là par hasard. Il est indispensable de surveiller et de dénoncer avec la plus ferme évidence ceux qui enferment les civilisations, leur culture et leurs idées du bonheur dans des mœurs, des idées fausses, des statistiques inventées en forme de rumeurs. Il n’y a de lutte de civilisation ou de culture que dans les esprits déroutés, perdus ou pervers. La révolution -pourquoi et qui lui a donné la réputation d’être obligatoirement sanglante? une réponse preuve à l’appui de votre part est indispensable- la révolution, donc, doit être comme notre vigilance de citoyen heureux : permanente.

    1. Cath

      Navrée Hervé, mais je persiste et je signe. Je n’aime pas Robespierre et ses suivants (Marat par exemple ?). J’ai lu un peu, j’aime l’histoire – et le thé itou- et la littérature, mais je n’aime pas Robespierre, je n’admire ni l’homme ni le politique.
      Voilà, c’est dit.
      Aurais-je vécu à son époque époque que je l’aurais combattu et que j’aurais fini sur la guillotine. Une consolation, si c’en est une, une femme a eu sa peau : elle savait comme lui jouer de la politique et l’a pris de court. A qui monterait le ou la première sur l’échafaud, et elle lui a laissé la préséance…
      J’ai connu des savants qui travaillaient, qui travaillent sur lui, mais je refuse de perdre mon temps à discuter du personnage.
      M’en voulez-vous ? 😉

  27. adèle

    Deux amoureux.
    Cet après-midi, je rentrais de chez le dentiste ; je passais en voiture, fenêtres fermées, climatisation à fond à cause de la canicule, quand je les aperçus sur le trottoir de droite, debouts en plein soleil, si proches, si jeunes, si souriants, les yeux dans les yeux, la bouche qu’il m’a semblé voir entrouverte. Je les ai vus se rapprocher doucement, j’ai senti la chaleur de leur désir à travers les vitres et ça m’a réjoui le cœur. Je tournais à gauche, je n’ai pas vu le baiser. Quand même, j’ai trouvé ça beau, ces deux amoureux ; ça m’a émue et ça m’a étonnée d’être émue. C’était juste deux garçons qui s’aiment.

  28. Karine

    Magnifique texte, et tellement vrai.

    Et pas seulement les adolescent en quête de leur sexualité, ou ceux qui se découvrent homosexuels…
    La haine n’a pas de limite aux dégâts qu’elle peut faire.
    « Pas de papa ça ne le fait pas » entendu lors de ces manifestations de la honte, par un gamin de parents parfaitement hétéro… dont le père était décédé! Combien d’autres marqués par ces déferlements de haine pure?

    L’homosexualité n’a pas attendu de loi pour exister, et les enfants de ces couples qui n’ont pas attendu étaient déjà là, pour entendre toutes les insanités proférées à l’encontre de leurs papas, ou de leurs mamans…
    Ces gens plein de haine qui pensaient nous apprendre qu’eux seuls avaient le monopole de l’amour. Qui prétendaient défendre les familles (qui au passage ne leur avait rien demandé! En tout cas pas la mienne!), sans se soucier des milliers d’enfants qu’ils violaient dans leurs âmes, enfants de veufs, de veuves, de divorcés, de couples homos…

    J’ai des parents merveilleux, qui dès que le sujet fût abordé (bien tôt dans l’enfance car j’étais curieuse et il n’y avait nul tabou), m’expliquèrent qu’ils m’aimeraient quels que puisse être mon orientation, que j’aime une fille, un garçon, les deux, que je veuille ou non changer de sexe, que je leur donne ou non des petits enfants (bien que sur ce point ils furent honnêtes et déclarèrent qu’ils aimeraient quand même bien en avoir). J’ai eu cette chance, sans comprendre à l’époque que c’en était une, car certaines familles n’hésitent pas à jeter hors du nid et à effacer de leur vie le rejeton qui « oserait » avoir l’outrecuidance de leur faire l’affront d’être homosexuel. Comme si on « décidait » comme on décide son métier ou son lieu de résidence…

    Finalement, homosexuelle, je ne le suis pas, c’est mon ami d’enfance qui l’est (zut, on nous donnait mariés à dix contre un dans les paris familiaux!), trans non plus, c’est un pote qui a pris l’option (enfin maintenant c’est une copine! Cool, j’avais trop d’amis garçons et pas assez d’amies filles!). Moi je suis juste maman d’une petite fille extraordinaire, à qui nous dirons, mon mari et moi, quand le temps viendra : « Nous t’aimerons quels que puisse être ton orientation, que tu aimes une fille, un garçon, les deux, que tu veuilles ou non changer de sexe, que tu nous donne ou non des petits enfants. » et j’ajouterai pour être honnête, que bien sur, ce serait merveilleux qu’elle me donne des petits enfants, que je « kiffe » l’idée d’être grand-mère (mais pas trop vite!) mais que ça ne conditionnera surement pas mon amour pour elle.

    J’espère trouver un jour la force de pardonner à ces gens qui se prétendent si proches des « valeurs familiales » qu’ils s’en accaparent le monopole sans demander l’avis des autres familles, alors qu’ils sont eux-même incapables d’aimer leurs enfants inconditionnellement… De pardonner ces manifestations de la haine, de la honte.


    Pas ce soir.

    1. Suze Araignée

      Chez moi, mes parents disaient, avec un naturel très simple, que ce soit à mon frère ou moi : « Quand tu seras grand-e et que tu auras un ou une petit-e ami-e… » Enfant, j’avais même pas capté qu’il y avait là un message anti-homophobe (enfin, pas consciemment, mon inconscient, lui, a bien perçu le message). Je me suis souvenu de ces phrases il y a peu, lorsque sur un forum quelqu’un exprimait le rêve que les parents ne fassent vraiment aucune différence entre les orientations sexuelles.

      Du coup, je n’ai pas souvenir d’avoir fait un coming-out. Pas plus que je n’ai annoncé à mes parents mon hétérosexualité, je ne leur ai annoncé mon homosexualité. Je leur ai simplement présenté mes copains et mes copines.

  29. Herve CRUCHANT

    @Cath. au contraire ! sauf que… sauf que ce vouvoiement à mon négard… belle journée…
    @Adèle. Je vois la scène…super travelling… merci. va faire chaud… sans clim, museau au vent, c’est bien aussi…

    1. Eulalie

      J-Stéphane, j’ai plutôt aimé vos interventions qui posent la question du public / privé. Et puis je m’étais aussi posé la question de la légitimité de la gay pride suite à l’avancée en droits ces dernières années. Cela dit, à vous lire j’ai continué à réfléchir sur la questions…
      Déjà, arf, le microtrottoir on en fait ce qu’on en veut, et poser des questions à des gens qui sont en fête ce n’est pas rechercher un échange, un débat de fond.
      J’ai aussi du mal, à premier abord, à comprendre l’aspect « exhibition » mais je crois que l’essentiel ici ce n’est pas revendiquer sa sexualité c’est se manifester en tant que minorité et j’imagine que ça doit faire du bien de sentir qu’on est plusieurs, entourés, soutenus. Je fais un parallèle avec la journée de la femme qui m’énerve en fait parce qu’elle nous entretient dans une position de « minorité », de sexe faible (ah ah quelle connerie!). Cependant, si je regarde sur un plan international il y a bien un changement, une révolution globale mais aussi intérieure à entreprendre.
      Il y a bien aujourd’hui toujours une mise à l’écart des personnes dont la sexualité, le comportement, le mode de vie… ne correspond pas à la sacro sainte norme, une malveillance et ce, dès l’école primaire (bon on pourrait aussi débattre sur l’école et la norme mais encore une fois on s’éloigne tout en rejoignant le coeur du problème peut-être ?).
      Alors je ne sais pas si l’acceptation des différences dont les différences d’amour doit passer encore aujourd’hui par la gay pride mais il y a en tout cas toujours un changement à créer, à travailler pour que chacun puisse vivre sa vie avec son coeur en entier, sans peur.

      1. J-Stéphane

        Oui, dans ce domaine-là, il y autant de variantes qu’il y a d’individus, et il est vain de chercher à normaliser ce qui nous est propre.

        A mon avis, le danger ne vient pas de l’individu qui est plein de bonnes intentions, et ne cherche qu’à ne plus se sentir anormal, alors que le problème c’est justement la normalité. Le danger vient des institutions et lobbyings qui en profitent pour arriver à d’autres fins.

        Rappelons que là où le machinisme à permit de renvoyer de plus en plus d’individus dans leur foyer, et ainsi vaquer à plus d’activités sociales et locales, le capitalisme, lui à renvoyé sans vergogne, et même en nous culpabilisant, les jeunes, les femmes, les handicapés et de plus en plus de vieillards à des fourneaux lointains et pour le profit de riches familles qui n’ont jamais eu besoin de faire travailler tous les membres de leur famille, et sur plusieurs générations.

        Cet exode domestique qui a permis de disloquer le tissu social et familial pour des emplois de domestiques a été fait aux noms de la liberté et de l’égalité avec la contribution d’associations jouant sur nos différences, et pour verrouiller l’asservissement, un taux de chômage, alors que d’autres travaillent trop.

        Au vu des actualités, il est logique de s’interroger sur les raisons qui font que ce qui était interdit devient subitement autorisé, alors que de plus en plus de manifestations sociales sont interdites…

        1. Eulalie

          On dirait que nous sommes gênés par le même rapport à la norme, mais que cette question là n’est pour vous pas prioritaire sur l’ensemble des aberrations existantes. Et puis, allons, de nombreuses manifestations sont autorisées… certaines sont justes un peu manipulées…
          Alors faut-il célébrer une différence parmi les autres ? Y a-t-il des différences publiques et d’autres privées ?… Lorsque celle-ci est dénigrée par rapport à une « norme sociale », il me semble important tout de même de pouvoir contester cette mise en hiérarchie absurde.
          Je comprends moins bien les reproches que vous formulez envers les associations. Il me semble important que des structures existent et re-tissent justement du lien social.
          Et puis si nous ne sommes pas tous d’accord dans nos échanges, tant mieux, restons différents 😉 ça enrichit le monde ! Bonne journée à tous.

  30. Maja

    Baptiste, c’est inquiétant vu de loin, ce long intervalle depuis le dernier post.
    Nous ne sommes pas habitués… On est en manque.
    Pouvez-vous nous rassurer ?

    1. marie

      il a prévenu , pas de post cette semaine ! gros kiss Maja autrement pour le manque …bein faut aller repiquer dans les anciens…. y’a matière!!!!

  31. Maja

    Merci Marie !
    oui, il y a de la belle matière dans ce blog. Très belle, complexe et infinie car humaine, tellement humaine.
    Je n ‘avais encore jamais écrit ( réserve et timidité un peu excessives surement ) mais là….., le silence de Baptiste m’inquiétait. Quand on s’attache aux gens, on ne peut s’empêcher de se sentir concerné(e) par ce qu’ils font, vivent, deviennent.

  32. corinne

    « L’amour et la compassion sont une nécessité, pas un luxe ! Sans cela, l’humanité ne peut pas survivre. »
    (citation du Dalaï Lama)
    Je pourrais tout simplement vous dire : « merci Baptiste pour ce texte »… j’aimerais vous le dire tout simplement.. vraiment! … il est un texte touchant, bouleversant, emprunt d’humanité, et tellement vrai… si vrai… trop vrai…
    Dénoncer l’intolérable est une évidence et biensur que je vais partager…
    Mais il démontre aussi que si nous continuons d’en débattre aujourd’hui, c’est que rien n’est gagné … Il y a encore des tabous à abolir dans une société qui semble reculer…et c’est cela qui m’attriste…
    Parce que nous régressons n’est-ce pas? Nous sommes au XXI ème siècle, dans un pays qui se veut être le pays des droits de l’homme, petit phare de l’humanité … (Là… pour le coup… face à cette configuration, permettez moi de pouffer!)
    Je me sens touchée, sensible, désabusée, perplexe… mais bon…
    J’ai tout de même envie de rester optimiste, parce que j’aime penser que l’état d’esprit général peut évoluer (utopiste?)… et parce que très égoïstement, ça m’aide!

  33. KatiD

    Je ne savais pas que l’homophobie faisait de tels dégâts chez les ados, quelle tristesse 🙁
    Les adultes ne sont pas seuls à blâmer. Il y a aussi des jeunes qui adhèrent par milliers à une idéologie religieuse non seulement antisémite jusqu’au délire, mais aussi violemment misogyne et homophobe. Ils ne se privent certainement pas de harceler, d’attaquer non seulement toute fille jugée « provocante », mais aussi tout jeune, garçon ou fille, soupçonné d’être homosexuel.

    1. Suze Araignée

      L’islamophobie aussi fait des dégâts. Et se battre contre une oppression/discrimination en s’appuyant sur une autre oppression/discrimination, c’est petit, contre-productif, malsain et triste.

  34. shaman white tiger

    Le rejet, je connais, l’absurde aussi.
    Les limites de la pensée humaine sont sans limites, et qu’il s’agisse des relations hommes-femmes, comme des relations entre hommes ou entre femmes, les jugements ne se basent que sur l’ignorance, qui engendre l’incompréhension. Celle-ci engendre la crainte, voire la peur de « l’autre »… En un mot tout ce qui engendre LA MARGINALITÉ.

    La liberté c’est être soi-même où que l’on soit et choisir sa vie.
    Ce n’est pas s’écarter de la société pour se mettre à l’abri.
    La «marginalité» est plus souvent signe d’impuissance.
    Car c’est se retirer d’un système «absurde»tout en le gardant en référence.
    L’être libre et le marginal s’éloignent tous les deux du monde mais pas pour les mêmes
    raisons.
    L’être libre l’a transcendé, le marginal l’a rejeté. Hors on ne peut pas comprendre ce qu’on rejette.
    Ce faisant, le marginal va vers une mort éternelle, il n’a pas compris pourquoi il était là.
    L’être libre lui, va vers la Vie éternelle, il a fait ce qu’il avait à faire, il a accepté et intégré ce qu’il devait
    réaliser pour être libre.
    C’est ça la vraie marginalité.
    Cela n’empêche rien et ne demande rien de particulier.
    Dès que vous vous définissez, vous vous limitez, vous entrez dans la séparation et le
    mensonge. Vous créez l’autre & le monde. Vous souffrez.
    Le seul enfermement, c’est d’oublier qui “je” suis, qui l’on « est ».

  35. Ludo

    Magnifique texte…
    J’habite en Belgique où le mariage homosexuel est autorisé depuis 10 ans au moins et j’avoue que lorsque j’ai regardé vos débats de société en France, je n’ai pas tout compris…
    Quel manque de dignité certains ont-il eu…et des politiques en plus….
    Et là où je suis d’accord avec toi, et ce qui m’a choquer, c’est que l’on a pas protéger les enfants dans cette histoire…dans cette histoire d’ADULTE…Au contraire, on les faisait défiler 🙁
    Il y a des jours où je ne suis pas toujours fier d’être Belge mais le jour où j’ai vu ce qu’il ce passais chez vous, je me suis dis que pour certaines choses, il fait bon d’être Belge.
    Et puis, il est temps d’apprendre que ce n’est pas l’orientation sexuel, la race, les hobbys, les ethnies ou quoi que ce soit qui fait l’être humain…C’est même le contraire, c’est ce qui fait la beauté de notre « race »; On est différents mais on ne fait qu’un 🙂

  36. Chaussette

    Je sais que ça n’est pas votre intention, mais parler de « gay pride » est complètement invisibilisant pour les personnes transgenres, lesbiennes et bisexuelles… Au sein des mouvements LGBT, les gays cisgenres prennent déjà toute la place, alors ça serait bien de ne pas en rajouter, siouplé !

  37. Laurent

    La photo qui illustre l’article est issu d’un film (que je pense avoir vu, je sais plus enfaite ^^’) mais je n’arrive plus a me souvenir lequel :/

  38. jefaispeuralafoule

    Pour moi, non la gay-pride n’est pas plus importante que tout autre défilé à but communautaire. il est simplement le reflet d’une société inadaptée, incapable d’admettre correctement la différence, et qui la traite au mieux avec méfiance, au pire avec violence.

    La gay-pride est le symbole même de ce qui peut me désespérer chez l’Homme, à savoir sa perpétuelle incapacité à accepter ce qu’il ne comprend pas. Dire que la gay-pride est importante, c’est quelque-part qu’il faut s’afficher, revendiquer, quitte à en devenir caricatural pour que les autres saisissent que la différence existe et qu’elle est surtout inévitable?

    Je suis partagé. Comme l’avait dit Desproges pour railler le communautarisme « Je suis content de vivre dans ce beau pays de France où les juifs courent toujours ». Il en va de même, me concernant, pour ce qui est de la gay-pride. Qu’elle soit autorisée, qu’elle ameute les foules, j’en suis ravi, car cela permet de faire la fête… Mais de là à en faire un support éducatif, malheureusement les chars caricaturaux, l’imagerie « gay folle grimée » laissent forcément perplexe.

    Il y a un vrai travail éducatif à faire en amont, ceci pour dédramatiser, pour bien faire comprendre qu’être différent n’est pas un mal, et que la « normalité » n’existe finalement pas.

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