La jeune fille qui n’était pas écoutée.

Nota : dates de dédicaces, ICI.

Alors Voila, j’ai une jeune patiente, au look gothique, qui veut écrire des livres. De l’imagination, elle en a. Du talent, aussi. Elle a surtout beaucoup, beaucoup, mais alors beaucoup de problèmes d’intégration à l’école. Pour tout dire, je dois bien vous avouer qu’elle me fait parfois un peu peur.

– Chacun a sa recette pour écrire un livre, me dit-elle avec un ton expert. Moi, j’écris la première version de l’histoire, c’est le moment le plus facile parce que je dis la vérité.

– La vérité ? je demande. 

– Ce qui est triste.

– Ah. Et après ?

– Je mens.

– C’est-à-dire ?

– Je rajoute des trucs beaux et joyeux. Alors j’obtiens la deuxième version de l’histoire, celle qui est acceptable.

Je réfléchis à ce qu’elle vient de dire, je ne sais pas si c’est la chose la plus triste ou la plus vraie que j’ai jamais entendue sur le monde et sur les hommes. Elle a des yeux très noirs, peut-être qu’elle voit le monde de la même couleur, peut-être qu’elle a raison…

Ensuite, elle me dit que c’est nécessaire, car la première version ne se vendrait pas en l’état. Elle a déjà fait tout un tas de pronostics sur comment vendre son livre, comment s’en sortir dans le milieu très difficile de l’édition. C’est ainsi qu’elle a écrit un livre ou elle raconte comment une jeune nonne se réveille un matin et se met à pondre des oeufs.

– Ça va marcher, c’est sûr !

Mademoiselle est en opposition avec ses parents, l’autorité, l’école, Dieu, les constructeurs de barrages, le monde entier, avec le système, etc. Je crois qu’elle n’a pas beaucoup d’amis. Je crois, aussi, que c’est pour ça que je l’aime bien. Parce qu’elle est seule, et parce qu’elle écrit. Elle écrit parce que les gens n’écoutent pas ce qu’elle a à dire.

Là, elle est en train d’écrire un deuxième livre, sur l’histoire d’un homme qui nait avec une deuxième tête greffée à l’arrière du crâne. L’histoire se finit de la manière suivante : un soir, contrairement à l’usage, l’homme s’endort sur le dos et manque d’étouffer son double, la deuxième tête. Alors il passe devant des juges, qui le condamnent à mort pour tentative de meurtre.

– Les juges sont très bêtes, ils le font décapiter.

– Et le double ?

– Avec son frère. (elle se barre la gorge avec l’index) à la poubelle. Alors, on condamne les juges pour négligence. On les décapite aussi.

Finalement, on décapite tout le monde et il ne reste plus personne. 

– Ce sera un livre très drôle ! ajoute-t-elle d’un ton enjoué.

C’est ma patiente. Ma jeune patiente. Elle est compliquée. Mais je l’aime bien, j’espère que j’arriverai à l’aider. Elle pense beaucoup à la mort. Elle lui a même dit bonjour deux/trois fois. Oui, j’espère que j’arriverai à l’aider. 

L’humain, c’est compliqué. Je veux dire, l’être humain est vraiment compliqué.

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147 réflexions au sujet de « La jeune fille qui n’était pas écoutée. »

  1. Mamzelle B.

    Bonjour,
    C’est vrai que parfois, face à des ados qui n’ont pas l’air « tout seuls dans leur tête », on ne sait pas quoi dire. On voudrait les aider mais comment ? Surtout quand on réalise à quel point notre parole ou notre action semble dérisoire face à leur quotidien. En tous cas, le fait qu’elle couche tout ça sur le papier me paraît être plutôt salutaire, en dépit de son auto-censure. J’espère vraiment qu’elle ne tentera plus de monter sur le poney multicolore… Et on a AUSSI besoin d’histoires de nonne pondeuse ou d’homme à double tête.
    Soyez heureux !

  2. Julie

    Je suis d’accord avec Hermine, en plus de faire un bien fou, l’écriture peu parfois être thérapeutique. Un jour on m’a dit d’écrire une lettre à mon amie qui était décédée depuis peu. Certainement dans le but de me sentir mieux après. Je ne l’ai jamais fait. Et puis un jour il y a eu une histoire, ici, sur ce blog, et des commentaires. J’ai ressenti le besoin d’écrire et de parler d’elle. Et bien , je n’irais pas jusqu’à dire que ça a été thérapeutique pour moi mais… ça m’a fait du bien.
    Moi aussi j’aime bien cette patiente. J’aime les gens qui ne ressemblent pas aux autres, j’aime bien la singularité. Pourvu qu’elle aille mieux. Même si c’est difficile d’aider les personnes qui ont déjà eu envie de dire deux ou trois fois bonjour à la mort; essayer de l’aider c’est déjà faire quelque chose. Comment on dit déjà ? Tendre une main ? Et si tu n’y arrives pas, ne regrettes rien, tu le dis toi même « l’humain c’est compliqué ». Je dirais même plus c’est @\##&)-@ compliqué !!!

  3. Grand33

    Bonjour Bibi,
    Finalement elle n’est pas si compliquée, ta patiente. Des hommes qui décapitent des hommes ce n’est pas de la fiction, donc ça c’est la première version, triste. Après elle ment, c’est mieux !!! non ?
    Et puis moi aussi je l’aime bien ta patiente. Nous avons des points communs : elle connait des nonnes qui pondent des oeufs au réveil et bien moi j’ai connu des poules qui n’en pondaient pas…….
    La bise

  4. Ahava

    Sans déconner je suis pas docteur et c’est toi le mieux placé pour l’aider mais…Fais lui lire des bouquins.
    Je suis sûre que tu y as déjà pensé.
    Parle lui de l’Oulipo qui voyait la littérature comme un jeu avec des règles à inventer…Détourne la du morbide en la poussant à changer souvent les règles qu’elle a établies. Car là, toujours les mêmes règles pour écrire ses histoires, c’est trop « simple ». 😉 Si tu casses la routine, tu stimules la tête dans le bon sens.
    C’est juste une suggestion et j’imagine bien que ça suffira pas mais si ça peut aider…

  5. Cath

    « Les juges c’est bête »….
    Cela me fait penser à cette blague idiote.
    Un type comparaît aux assises parce qu’il a tué toute sa famille. Le juge lui demande  » mais comment avez-vous fait ? »
    – Ben j’ai raconté une blague et ils sont tous morts de rire.
    – Ce n’est pas croyable ! rétorque le juge. Quelle était cette histoire ?
    – Mais je ne peux pas vous la raconter, vous allez mourir aussi .
    – Balivernes ! Nous vous écoutons !
    Alors le type s’exécute et raconte son histoire.
    Tout le public de la salle d’audience et les magistrats meurent à leur tour.
    Sauf les gendarmes.
    Ils sont morts le lendemain.

    Je sais, c’est idiot, pardon, pardon, pardon 😉

    1. Libellule

      oui, mes excuses à PetitBleu, mais j’ai ri aussi… Bon, chacun peut remplacer s’il le veut le mot « gendarmes » par  » [nom du type qui vous pourrit la vie avec sa bêtise], qui assistait par hasard à l’audience » 😉

  6. marie

    je suis entrain de lire un livre très comme j’adore , il y a une phrase « je suis vieille alors je ne crois plus, je sais » , je sais qu’avec ces louloutes il faut avoir des belles oreilles bien faites accrochées direct au coeur et des nerfs d’acier, c’est fragile comme de la porcelaine, ça part en live au moindre « bonjour ça va ce matin! »; ça se cherche dans des méandres d’apocalypses, ça a un dream extra-planétaire , le monde est naze , mais quand même ça à les pieds sur terre , elle me cloue! apprendre à écrire pour vendre….fausse route ..warning …becarful…la vieille qui sait, conseillerait à la jeune qui croit, d’écrire avec ses tripes, dans écrire il y a ire…. à table!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  7. Mésange

    Je crois que parfois c’est beaucoup plus facile pour soi de modifier sa version de l’histoire pour continuer à vivre. Occulter, modifier, transformer, embellir deviennent alors des moyens pour continuer à supporter sa vie. Mais cela peut aussi devenir de dangereux mensonges pour soi et pour les autres…
    Quant à l’écriture, oui elle est un bel outil d’apaisement : elle permet de jeter cris, angoisses, colères, peurs, de les reformuler éventuellement pour apprendre à les voir autrement et vivre avec. Parfois, il suffit juste d’écrire et de jeter le papier sur lequel on a écrit pour se sentir mieux.

    Mais pour que ta jeune patiente continue à rendre ses scènes acceptables (pour qui d’abord ?), ne lui conseille pas de lire les thrillers de Maxime Chattam !

  8. Soulalune

    Merci de tenter de l’aider … espérons que son envie répétée de faire le grand saut l’abandonnera. Je le très égoïstement, c’est tellement dur pour ceux qui restent.
    Mais , je ne sais pourquoi, dans son cas, je crois qu’on peut espérer : elle écrit et te parle, ce sont 2 actes de partage, cela peut vraiment l’aider.

  9. Darlinguette

    Ce récit me fait penser à un livre lu récemment et que je conseille à tous et toutes si vous ne l’avez pas déjà lu, et surtout à cette jeune fille, c’est  » L’histoire de Pi  » de Yann Martel ; Pi y raconte lui aussi 2 versions d’une même histoire, l’une fantasmée et drôle et touchante, l’autre , dure et violente: c’est la réalité, et quand on lui demande , mais quelle version faut-il croire , il répond  » C’est à vous de choisir, mais dans les 2 histoires , je souffre et je perds ma famille , alors , laquelle vous préférez ??? »

    1. Cath

      Livre fantastique et magnifique, je confirme allègrement. J’ai même acheté la version du livre, c’est dire si j’ai aimé.

  10. mercre

    Essaie de lui faire lire L’avalée des avalées, je n’ai jamais écrit sur une tête sur une tête, mais je n’avais jamais corné autant de pages (enfin, ça attise le feu et ça le calme en même temps).

  11. Sara

    Ca fait longtemps que je lis ce blog, en long en large en travers, que j’attends tous les nouveaux articles pour les lire avec avidité. Je ne commente jamais.
    Mais là c’est important. J’ai une idée sur la problématique de cette jeune fille.
    Est-elle particulièrement sensible ? Est-elle intelligente ? A-t-elle tendance à déranger par l’acuité et la pertinence de ses réflexions ? Est-elle en échec scolaire ? S’ennuie-t-elle à l’école ? Ou au contraire est-elle extrêmement brillante ?
    En clair, a-t-elle le profil d’une personne surdouée ?
    Si oui, il est important de se renseigner sur cette possibilité (les préjugés sur la douance sont nombreux) et de lui proposer de passer un test de QI. Si cela se confirme, elle pourra bénéficier d’une prise en soin adaptée par un psychiatre formé, comprendre son fonctionnement et rencontrer des personnes comme elles. J’aimerai avoir des nouvelles de cette jeune fille.
    Auteur que vous pouvez lui proposer de lire : Jeanne Siaud Fachun, Monique Kermadec.
    Merci de la compréhension dont on sent que vous faites preuve dans ce blog, de la poésie, de la lumière, du souffle.
    Quand votre deuxième livre sortira, je l’achèterai.
    Sara

  12. heliotrope

    sur la douance : Fabrice Bak et Raymonde Hazan : intelligence, clarté, compétence dans ce domaine, un régal pour décoder soi et se détendre par rapport à son environnement …
    biz

  13. Tanaquil

    Mais pourquoi racontes-tu la fin d’un livre qui n’est pas encore publié ?
    Faire comme s’il s’agissait d’un projet sans suite qu’on pouvait s’approprier et dévoiler en l’état, n’est-ce pas un manque de foi envers sa jeune auteure ?

    1. Julie

      Mais non Tanaquil… Il ne manque certainement pas de foi envers cette jeune auteure, il l’écoute. D’ailleurs peut-être qu’il ne dévoile rien du tout. Peut-être même qu’il ne s’agit pas d’une jeune fille mais d’un garçon. Qu’il n’est pas gothique mais punk. Qu’il n’écrit pas de livres mais s’exprime grâce à de la sculpture sur béton. Que sais-je ? Finalement, ce ne sont pas les détails de l’histoire qu’elle écrit qui compte mais le sens de l’histoire que Baptiste nous livre cette semaine.
      Je suis certaine que si elle publie un jour son livre on n’en connaîtra pas la fin.

        1. Julie

          Ouaip, il se trouve que je suis assez pointilleuse concernant les « spoils »… (et tout autant quand il n’y a pas spoil ! 🙂 )
          Merci pour le free hug !

  14. MissNiet

    Moi aussi à 15-16 ans j’étais très gothique et morbide et j’écrivais beaucoup. Et je pensais à la mort. Comme tout ce qui me terrifie je voulais comprendre, j’avais besoin de m’en approcher pour vivre pleinement. Comme beaucoup j’étais mal.

    J’inquietais mes proches en écoutant de la musique sombre, du metal principalement 😉 J’y ai trouvé une communauté avec des gens qui avaient aussi besoin de ça pour expulser des pulsions morbides et de violence. Puis finalement avec l’amitié qu’on se portait on a avancé dans nos vies, sans morbidité. Parfois prendre conscience de sa noirceur mais aussi se rendre compte que c’est pas grave et tout et on dépasse le tout.

    Maintenant j’exteriosise autrement. Plutôt que les scarif les piercings et les tatouages me permettent d’explorer les limites de mon corps et de l’apprécier pour ce qu’il est. Ma fascination pour la mort a laissé la place à l’envie de profiter de ma vie jusqu’à ce qu’elle s’arrête d’elle même. Sans la crainte de la voir abrégée puisque j’avais songé à le faire moi même 😉

    C’est sans doute pas grave qu’elle soit goth et qu’elle ait des pensées sombres. Le tout c’est sans doute de lui dire ce que l’on ne m’a pas assez dit : tu es normale et ta créativité est fantastique. Ne cultive pas de pensées sombres sur ta vie, elle s’arrêtera d’elle même et la peine c’est transitoire.

    1. Rofine

      @ MissNiet : « ma fascination pour la mort a laissé la place à l’envie de profiter de ma vie jusqu’à ce qu’elle s’arrête d’elle-même ».
      Merci pour ces paroles fortes et votre sagesse..
      Vous allez adorer lire le dernier livre de Baptiste : « Alors vous ne serez plus jamais triste ».
      Bises
      Mamie Rofine

      1. MissNiet

        Merci mamie 😉

        Je suis actuellement sans le sou pour m’offrir le dernier livre de Baptiste mais j’économise !!
        Si l’on sort de ces épreuves on devient plus forts et c’est ça le message. Puis les punks goth ou un peu hors caste ça effraie beaucoup mais au fond on est de grands gentils sensibles qui ne demande qu’à expliquer et partager.

        Ma famille a compris mon cheminement même s’ils ne l’ont pas soutenu au départ, aujourd’hui ils voient une jeune fille épanouie même avec ses gouts un peu excentriques 🙂

        A très bientôt autour d’un autre article de blog !

        1. Rofine

          @ MissNiet : je souhaiterais vous faire une jolie surprise !!!
          Me donnez-vous l’autorisation de demander à Baptiste votre adresse mail par message privé ?
          Merci d’avance.
          A bientôt !

          1. MissNiet

            Rofine merci pour cette généreuse proposition, mais j’économise pour pouvoir me l’offrir avant la séance de dédicace de ma ville, ce qui sera normalement possible.
            La patience est aussi une vertue que je cultive et je rejoindrai bientôt le camp des lecteurs 😉

            Mais mon e-mail n’est pas confidentiel et j’autorise Baptiste à le communiquer !

  15. Odile

    Encore un bel exemple, d’une jeunesse dépravée et perdue ! on en a vu l’apologie ce weekend à la télévision, avec ce pseudo salon qui était un déballage de monstres de foire !
    a votre place c’est en psychiatrie que je l’enverrai cette gamine !
    je suis heureuse que mes petits-enfants soient suffisamment intelligents et bien élevés pour ne pas tomber dans cette dépravation.

    1. Mésange

      Wow ! « Belle » condamnation de la jeunesse d’aujourd’hui, Odile !!!
      J’espère vraiment que vos « petits-enfants intelligents et bien élevés » n’auront pas un jour un superbe « coup de mou » (et le mot est faible quand il s’agit de dépression !) qui les enverra rejoindre ceux que vous condamnez si catégoriquement aujourd’hui, sans rien connaître d’eux et de ceux qui les ont élevés, ni de leurs conditions de vie…
      Par expérience, je sais qu’il peut tomber parfois sur les parents et grands-parents (même « bien sous tous rapports » hein !) des choses particulièrement difficiles auxquelles on ne s’attendait pas du tout… et avec des enfants et petits-enfants que l’on pensait « sortis d’affaire », et que l’on sait intelligents. Sauf que le mal-être n’a rien à voir avec l’intelligence…

      1. Odile

        Je ne parle pas de cette pseudo maladie de fonctionnaire je vous parle de cette jeunesse perdue, qui tombe dans des rituels sataniques, viols des bébés, s’ornent de peinture tribale ou partent faire du terrorisme.
        Mes petits-enfants ont reçu une bonne éducation qui les met à l’abri de toute contamination de cette société bolchévique !
        Baptiste ne perdez pas votre temps avec des histoires saugrenues ce genre de personne ne mérite pas votre aide !

        1. Dragonfly

          Odile, seriez-vous un Troll ?
          NB : « un troll désigne, dans l’imagerie de l’internet, un personnage malfaisant dont le but est de perturber le fonctionnement des forums de discussion en multipliant les messages sans intérêt [ou polémiques] (ou, en provoquant leur multiplication). (…) En effet que, lorsque le nombre de [ces] messages devient trop important par rapport à celui des messages pertinents, le forum est considéré comme mort : il est dès lors impossible (trop de choses inutiles à lire(…)) d’y trouver l’information intéressante. »

          1. Cath

            La remarque est pertinente chère Libellule.
            La trollesse ne mérite pas d’attention et devrait elle-même consulter.

        2. Soulalune

          Mdr, il ne manquait plus que ça ! Allez Mamie Odile, prenez bite vos cachets et au lit ! Vous dîtes décidément trop de sottises 🙁

          1. Kali

            J’adore votre lapsus <3 peut être que mamie odile en a besoin justement :p
            en tout cas elle illustre a merveille, le bad buzz de la chanson des enfoirés 😉

            Pour avoir été jeune gothique également, je vous rassure j'ai jamais sacrifié de chatons en dansant nue à la pleine lune, ni violer de bébés ..

        3. Julie

          Pour commencer Odile, la fonctionnaire elle vous dit zut.
          Vous parlez d’extrêmes qui n’ont rien à voir avec la jeunesse que représente cette jeune fille. Il n’y a pas pire douleur que celle du mal être ou de la dépression car elle conduit parfois à la mort. J’ai l’impression de sentir du mépris lorsque vous parlez de psychiatrie, et je ne veux pas savoir ce dont vous parlez quand vous dites « dépravation ».
          Franchement, tout irait tellement mieux si on arrêtait de juger et condamner ces jeunes. Les aider au lieu de leur cracher à la figure. C’est sûr maintenant, la jeunesse est perdue parce que certains adultes merdent complètement. Il y a pleins de « bonnes » éducations. L’ouverture d’esprit et la tolérance devrait en faire systématiquement partie.
          Longue vie à vos petits-enfants, qu’ils connaissent le respect, l’amour inconditionnel, le sentiment merveilleux d’être compris et acceptés, le soutien de leurs proches quand ils se sentiront perdus…

        4. Grand33

          Et cette jeunesse perdue dont vous parlez (si mal), comment la situez vous par rapport à la jeunesse hitlérienne ? Je serai ravi de lire votre sentiment …..
          30% putain ! 30 %

        5. Myriam FdF

          Je suis une mauvaise mère… méa culpa, méa maxima culpa…
          Merci, Odile. Grâce à vous, je prends conscience de mon incompétence. Je vais devoir demander à ma fille combien de bébés elle a violés durant sa jeunesse perdue…
          Et c’est sans doute grâce à des rituels sataniques qu’elle est devenue une jeune maman parfaitement équilibrée…
          😉

    2. MissNiet

      Wow wow déjà merci Baptiste de laisser ce com c’est en effet un bel effet comique.

      Oui les gothiques sont tous des violeurs de bébés et des profanateurs de cimetières. C’est ma maman qui serait contente de lire qu’elle a raté mon éducation parce que j’étais mal à 15 ans !! Mais rassurez vous, je n’ai jamais touché un bébé mon activité principale a consisté à boire de la bière avec des amis en discutant de ce qui me pesait. Je sais, ça semble incroyable, mais c’est vrai !!
      Mais je vous souhaite sincèrement de réussir à vous débarrasser de ces préjugés pour faire la paix avec la jeunesse et la société plus globalement.

      1. Cath

        Pour ce que j’en sais, hélas, les violeurs de bébés et d’enfants ne se retrouvent pas chez les gothiques. Non.
        Plus facilement chez les gens au-dessus de tout soupçon.

      2. Saerince

        nan puis imaginez en plus si cette jeune fille était rôliste ! Je veux dire, gothique et rôliste, quelle combinaison plus explosive ?? Nous violons des chatons en tuant des bébés, je vous laisse imaginer ! Aucun de nous n’a de travail, d’amis, de vie sociale, non non non, on n’est pas obligé de s’y prendre deux mois à l’avance pour trouver des dates pour caler des parties ! non non non nous n’entretenons aucun lien sociaux, d’ailleurs je n’ai pas du tout été à un concert de métal avec un ancien pote rôliste que je n’avais pas vu depuis 4 ans !
        Alors je suis de tout coeur avec Odile (houhou Odiiiile !), éliminons ces engeances gothico-punko-rôlistes, la société s’en portera forcément mieux, ah ça oui ça c’est sûr !

        Sinon Baptiste, un bisou à votre patiente, qui me rappelle un peu moi, un peu mes frangins, quand on était ado. On n’a jamais tenté de chevaucher le poney multicolore, certes, mais aujourd’hui on est tous bien dans nos têtes et dans nos vie 🙂

    3. Rofine

      Eh ben ! Odile, vous assénez vos jugements péremptoires d’une manière odieuse et insupportable. Qui est le monstre ? Vous ? Ces amateurs de tatouages ?
      D’abord, personne ne vous oblige à visiter le salon du tatouage. Il est réservé aux initiés et aux curieux tentés de vivre une telle expérience.
      Pour votre information, votre culture personnelle et celle de vos petits-enfants, je vous recommande d’aller voir une exposition au musée Branly à Paris sur « Tatoueurs, Tatoués » expliquant les sources du tatouage. Elle est visible jusqu’au 18 octobre 2015…

      Enfin, êtes-vous certaine que vos petits-enfants, intelligents, et bien élevés sont à l’abri d’un « accident de vie » ? Qui vous a assuré que jamais ils ne connaîtront la médecine psychiatrique ? Tant mieux pour eux, pour vous que tout aille bien aujourd’hui. Mais demain ? Dans dix ans ?

      Heureusement que les médecins psychiatres sont là !!! Ils soignent le mal-être de l’adolescent, de l’adulte avec beaucoup de patience, d’écoute et d’humanité.

      « Que mieux vous porte »
      dirait notre Ami Hervé.

      1. Cath

        Ah mais oui, moi j’ai bien aimé la première version qui m’a bien fait marrer. J’avais pas fait gaffe que la trollesse s’en prenait aussi aux fonctionnaires- dont je suis… j’avoue que certaines élucubrations se lisent seulement en diagonale et d’un oeil distrait ( et non, Grand 33, pas autrement 😉 ).

  16. Ahava

    J’aime bien les fringues gothiques, ce sont des pièges à mecs.
    *Penser à sortir le corset victorien et la jupe assortie pour aller au Divan*
    J’ai eu une copine en terminale qui était gothique.
    Elle s’est enfuie de chez elle à 17 ans.
    Puis elle est devenue professeur des écoles…

    1. Libellule

      J’ai eu une copine gothique et végétalienne : pas de sacrifice d’animaux, déjà sacrifier la vie d’un concombre pour assurer la sienne ça lui paraissait difficilement justifiable. Côté abus, elle avait été victime mais n’a jamais reproduit cela jusqu’à preuve du contraire. La pauvre s’est étiolée trop vite. J’aurais aimé qu’elle rencontre un médecin qui se préoccupe autant d’elle, et/ou qu’elle trouve un moyen d’extérioriser (écriture, sculpture sur béton ou autre).
      Elle était du côté des Elfes, tout bon lecteur (ou spectateur des films) du Seigneur des Anneaux sait à quel point ils sont plus admirables que les Trolls.

      1. Libellule

        PS : n’y voyez pas une apologie du végétalisme, c’est très dur d’avoir un régime végétalien équilibré pour un humain, et nous n’avons pas à culpabiliser d’être omnivores
        (si cela vous pose problème, écrivez une lettre de réclamation à Dieu, Dame Nature, la Sélection Naturelle, Père Noël, Madame Météo, Madame Pipi, Madame Soleil, ou à qui vous voulez)

          1. Catherine d'Argentine

            AHHH BAPTISTE,VRAIMENT JE T’ADORE,MAIS HERVE C’EST NOTRE LOUKOUM A TOUTES ICI…ALORS Y A PAS DE »MON »QUI TIENNE…SINON ENTRE TOUTES TES INCONDITIONNELLES LECTRICES,ON VA TE TARTINER AU NUTELLA… DEMANDE AU GRAND,IL SAIT QU’ON EST CAP…

      2. Julie

        Très joliment dit Libellule. Et vive les elfes, les nains, les magiciens et les hobbits. Ah et puis les Hommes aussi.

        Je viens de vérifier, la sculpture sur béton ça existe vraiment dis donc.

        1. Cath

          Il faut de tout pour faire un monde, et qu’il soit joli ! Tant qu’à faire, ben fonctionnaire pour faire bisquer le Kipicpaquidi ( on appelle ça allitératon en pfffff !) 😉

      1. MissNiet

        Hey yen a d’autre dans les parages 😉 Bon je suis chômeuse mais vu que je me destine à la recherche académique j’en ferai partie un jour sans doute.

          1. MissNiet

            Crevette : comme beaucoup de jeunes docteurs malheureusement, je suis en quête du post doc magique 😉

  17. Catherine d'Argentine

    BAPTISTE: LA PATIENTE-ECRIVAIN,A QUI TU OFFRES TON »PRECIEUX » TEMPS,POURRAIT ECRIRE UNE NOUVELLE ET Y GLISSER MALICIEUSEMENT UNE MAMIE ODILE TATOUEE ET HABILLEE GOTHIQUE,COMME PERSONNAGE…QUI CROYAIT AVOIR SA VIE ET CELLE DES SIENS,SOUS CONTROLE ET PAF LE CIEL LUI TOMBE SUR LA TETE …ON N’EST A L’ABRI DE RIEN DANS CE MONDE,MEME HERVE A PIOCHE UNE DROLE DE PREMONITION LORS DES DEDICACES…ABRAPASTROPFORT A TOUS D’ICI.

    1. Rofine

      Quel plaisir de te retrouver parmi nous…
      Comme une hirondelle, tu viens nous annoncer le printemps ?
      Continue à nous envoyer de « bonnes » idées ! Baptiste, en bon magicien, saura en faire bon usage pour son « troisième bébé »…
      Bizouxdoux

    2. Cath

      Ah ben là ! Scotchée côté scénario ! Marie la Bleue, y’a de la concurrence 😉
      Bien contente de vous lire à nouveau C de A.
      Alors comme ça on peut tartiner le grand 33 de nutella ? Vision dantesque, j’imagine 😉

      1. marie

        euh dantesque c’est pas le mot , interloquante peut-être euh ….la nutella c’est quand même marron ok ! i go in the bed and i take le cachou

      2. Julie

        Parfois, quand je vous lis, vous les commentateurs de la première heure… je ne peux pas m’empêcher de vous trouver gentiment un peu pétés ! Et c’est trop bon !! 😛
        Et je vote oui pour le tartinage au Nutella

        1. marie

          petée graaaaaaaaaaaaaaaaaaave mais on adore et c’est contagieux fais gaffe Julie …d’un autre côté l’hôte de ces voix n’est pas mal non plus, faire tirer syphilis torpide à ces addicts faut avoir un brin de folie assumée non ?

          1. Cath

            D’un autre côté, il oblige les niaiseuses de mon espèce à plonger le nez dans le dictionnaire. Pas mauvais pour les neurones. Evidemment, pour replacer ça dans la conversation, c’est délicat. Mais pour le scrabble, c’est du tonnerre 🙂

  18. agathe

    Demande lui à ta patiente si elle aurait pas un jumeau perdu 😉 et si elle sait pas qu’elle aille voir qq’un pour chercher ce doux trésor. ca pourrait radicalement changer sa Vie, lui permettre de s’autoriser à Vivre pour elle 😉
    Bisous bibi

          1. Ahava

            Vous tirez pas les choses par le s cheveux vous 😀
            C’est la saint Jean-Baptiste ou truc du genre aujourd’hui?

          2. Cath

            Ouh là ! Baptiste, retrouve la mémoire vite fait ou j’ai dans l’idée que la tarte au citron te passera sous le nez… 🙂
            Bref ça risque d’être ta fête, peut-être 😉

  19. Lise

    Psst, vous savez quoi ? J’ai un secret …. Moi, je suis tatouée ET fonctionnaire … Chuuuuut, je vous fais confiance pour ne rien dire à Odile, sans quoi elle va nous faire un malaise ….
    Odile Odile Odile … Je plains vos petits-enfants si « bien élevés » qui en réalité, ne s' »élevéront  » que bien peu si vous leur donnez cette vision du monde …..
    Mais bon allez hop, affaire classée, on va pas en causer encore pendant des plombes …
    Je venais juste vous faire un p’tit coucou printanier ! A très vite …

  20. T. Anne

    Et peut être qu’un jour le sacro saint DSM n°Y decrètera que cette jeune fille/homme souffre d’une maladie incurable que l’on ne peut soigner et qu’il lui reste quelques jours à vivre…

    Et cette jeune fille/homme pourra venir chez vous, pour vous dire qu’elle demande l’arrêt de tout traitement, y compris l’alimentation et l’hydratation que le législateur considère comme un traitement à part entière, et que vous la mettiez en sédation profonde…

    Désolée Baptiste, je profite de votre Blog pour lancer ma colère, mon coup de gueule contre l’euthanasie masquée en « sédation profonde » actuellement en débat à l’AN et qui sera de toute évidence voté le 17 mars..

    Médecins, vous serez demain les artisans de la mort.

    et si peu de réactions… Y compris de la part des médecins.

    Mon slogan pour demain : sauvez vos vies, ne consultez pas.

    Je ne décolère pas

    1. Cath

      Il y a aussiune association qui milite pour le droit des gens de mourir dans la dignité et sans acharnement. Cela n’éteindra pas votre colère, mais il faut aussi écouter ces voix.
      Et tout le monde ne considère pas la souffrance comme un don. Moi, je ne supporte pas de voir souffrir ceux que j’aime, les voir souffrir sans répit et sans espoir. Chacun sa vision, du moment qu’on respecte l’autre, du moment qu’on respecte le malade et le médecin, qui n’est pas aux ordres, faut-il le rappeler ?

      1. T. Anne

        Il est bien la tout le problème: « vous ne supportez pas » cela vous donne le droit de militer en faveur de la mort de ces personnes ? Au nom de votre petite sensibilite ? Qu’en savez vous de ce que vivent ces personnes ? Vous justifiez le meurtre en fonction de ce que VOUS supportez ou non.

        Le chien on le fait piquer quand il est a un stade final de cancer.
        Même statut pour l’etre humain?

        Tout simplement repugnant!

        En matiere de vie on se fout des petites considerations de chacun. La vie est la valeur supreme. Vous n’avez pas decide de naitre et personne ne peut decider en fonction de sa petite perception limitee si vous, madame, meritez encore de vivre…

        Sous couvert de compassion on legitime l’eugenisme.

        Vous avez beau vous epenchez ici de votre sensibilite visqueuse, par laquelle vous pretendez incarner le bien, au bout du compte vous arrivez a demandez la mort pour des gens parce que votre petite sensibilite ne supporte pas de les voir comme ca: idem pour la personne amputee, pour la personne handicapee?
        Mais qui etez vous ?

        1. Louisiane

          Ce point de vue est quelque peu violent et tranché. Avez-vous déjà vu un proche tellement malade que les médicaments pour le soulager ne font plus effets ? Avez vous déjà entendu les supplications d’une personne qui souffre le martyr ? Ou quant est-il de la personne qui après un accident devient un légume, et n’a que sa conscience pour pleurer ?
          Personnellement, je ne suis pas pour l’euthanasie « à tout va », mais si une personne souffre trop physiquement ou moralement, je pense qu’elle a le droit de faire valoir sa volonté de mourir dignement. Et je dis bien « faire valoir SA volonté ».
          Et là il n’est question ni de sensibilité, ni de perception limitée.

        2. Julie

          Que vous soyez en colère c’est une chose. Mais cela ne justifie pas que vous vous montriez agressive dans vos propos. Je ne me lancerai pas dans votre débat car je trouve que ce n’est pas le lieu ni le moment mais, s’il vous plait, ne jugez pas de l’histoire de l’autre car vous non plus vous n’en savez rien. Chacun ses douleurs et nous connaissons les notres mieux que personne.
          Quand à ma sensibilité visqueuse (je m’inclue dans le lot) elle me permet entre autre d’être plus à l’écoute de l’autre et à davantage le respecter. Vous devriez essayer, ça ne fait pas de mal…

        3. Cath

          Je suis celle qui ne voulait pas naître, celle qui ne supporte pas les c.. de toute espèce.
          Ma vie est très dure, vous vous en doutez bien, ou peut-être pas.

        4. Libellule

          Je me joins au choeur des partisans du respect… Toutes les opinions sont entendables, votre agressivité ne l’est pas. Qui êtes-vous, T. Anne, pour dicter ce qui est juste ou pas pour tous ?

        5. Catherine d'Argentine

          @T.Anne;je vous lis et ce qui me choque dans vos propos ce ne sont pas tant vos idees,que je ne partage pas du tout mais que je respecterais si vous ne les exprimiez pas avec tant de rage en vous referant avec mepris a une hypothetique sensibilite des autres(vous considerant apparemment n’appartenant pas a ce groupe de personnes qui se sent impuissant face a des douleurs qui depassent le supportable, a celui qui doute et qui se demande si cela vaut la peine de s acharner…a celui qui ne sait pas quelle decision prendre face a celui qui vous implore la fin de ses souffrances etc…)…Vous avez une phrase magique,qui vous aide apparemment a affronter tous les cas possibles avec cet etandard: »la vie est la valeur supreme »…quand je rentre de l hopital,parfois je me torture la tete avec ma petite sensibilite et plein de doutes m assaillent…vous dites aussi qu »on ne decide pas de naitre »…autre point de vue que je ne partage pas…lisez Dolto,et vous verrez si un bebe ne decide pas de naitre…j’espere que vous saurez retrouver votre calme…les opinions differentes sont toujours enrichissantes et bienvenues,si seulement vous arriviez a les exprimer sur le blog sans cette rage et ce mepris,il me semble..(excusez mon ecriture sans accent).@Cath;les fees Rofine et Mesange me font souvent parvenir les post de Baptiste et parfois quelques com. dont les tiens…alors je continue a te lire avec plaisir…et quand j;irai mieux on se fera une nutella party …je te remercie pour ton gentil mot a mon egard…plein de bizous pour toi.

        6. martineduouaibe

          @ t Anne
          Suis pas du tout énervé je vais juste vous raconter 2 histoires.
          La 1 ère c est mon frère maladie de Kaler qui nous dit à ma soeur et a moi la douleur je m en charge mais le jour ou j ai plus ma tête aidez moi a partir.
          La 2 eme Mne Ida Palombo je dis son nom ici parceque je sais qu’elle aurait aimé que je vous réponde
          Déporte à 20 ans a 89 ans cancer un jour elle m’a téléphoné et m’a demandé d aller avec elle en Suisse .
          Vous êtes une grosse c……
          Vous ne connaissez pas la douleur ,leurs
          douleurs et celles de ceux qui les aiment.
          Je vous hais.

          Pardon a la fine a Baptiste a mambibi et dabbibi et a ses sœurs .
          La c etait trop pour moi
          Aka

          1. Mésange

            Et nous on t’aime, Aka qui dit si clairement les choses.

            Souffrir pour le plaisir de souffrir au nom de grands principes sur la Vie est décidément quelque chose que je comprends fort mal ; ça me rappelle à une autre degré le péremptoire « vous avez pris du plaisir (qu’est-ce qu’ils en savaient d’ailleurs!), alors souffrez maintenant », assené par certains médecins lors d’un accouchement… il n’y a finalement pas si longtemps.
            Il en est de la fin de la vie comme du don d’organes : c’est à chacun de décider de son vivant, de le DIRE haut et fort et de l’ECRIRE afin qu’il n’y ait plus aucune ambiguïté pour quiconque quand la douleur sera trop difficile à supporter, pour que les autres n’aient pas à décider à notre place.
            Ensuite, il sera certainement plus facile à la famille de respecter cette volonté claire… et cela évitera bien des déchirements.

            T Anne, sans agressivité, il est possible de discuter de la plupart des choses, même si les avis ne changent pas…
            J’espérais pour Odile qu’elle n’aurait jamais à subir la douleur de voir un enfant ou petit-enfant sombrer dans le mal-être et la dépression ; j’espère pour vous que vous n’aurez jamais à supporter la douleur physique ou psychologique que supportent certaines personnes : votre sensibilité (car je ne doute pas que vous en ayez une aussi même si elle n’est pas « petite » !) et celle de votre entourage risqueraient fort d’en prendre un coup.

        7. marie

          Les députés ont reconnu aux animaux la qualité symbolique d’«être vivants doués de sensibilité», Apparemment ça vous a échappé …. ils auraient pu ajouter visqueuse si j’en crois la bave de mon boxer favori…
          la valeur suprême est a géométrie variable pour les terriens que nous sommes, vous c’est la vie , d’autre l’audimat , pour oncle Hector la pêche au thon, pour Anabelle les mirabelles , pour la lapine le lapin , etc etc on est un paquet de milliard d’êtres sensibles à avoir un paquet de milliard de valeurs suprêmes.
          J’aime intensément le vie mais si je dois choisir entre mourir ou attendre de déféquer par la bouche , pas l’ombre d’une hésitation j’appuierai sans regret sur la petite lampe verte et je sais que là haut ils ne m’en voudront aucunement…. serais je condamnable de ne pas avoir fait souffrir ceux qui m’aiment du spectacle de cette dégradation ignoble? NON bien sur que non ,
          Votre propos me rappelle un film de 1986 sur la vie de Thérèse de Lisieux, elle était en extase parce qu’elle souffrait physiquement et qu’ainsi elle prouvait son amour à Dieu…j’avais trouvé ça profondément choquant….ce serait bien qu’il revienne d’ailleurs le Djizeuse , il a pas fini le taf à ce que je lis .

      2. Rofine

        @ T. Anne : la colère n’est jamais bonne conseillère, vous le savez bien. La tempête passée, on regrette amèrement les mots dits, les jugements terribles exprimés. Relisez votre phrase : « Médecins, vous serez demain les artisans de la mort » !!! Elle est si ignoble, que j’en ai eu des frissons.
        Les étudiants en médecine passent 10 ans en formation et pratiques pour SAUVER les patients et les GUÉRIR de leur maladie mais certaines ne sont pas curables.

        Je continue la réflexion de @ Cath : chacun doit être respecté dans son corps ET ses décisions de vie ou de mort. Personne n’appartient à personne. Chaque cas médical est unique.
        La loi donne un CADRE à la fin de vie pour répondre à la demande de malades incurables qui souffrent dans leur corps et leur tête.

        Enfin, votre soi-disant « slogan » est complètement aberrant, un non-sens !!! Essayez de l’appliquer d’abord à vous-même…en cas de maladie grave, je suis sûre que vous allez courir à l’hôpital pour qu’un médecin vous sorte de ce mauvais pas…

        1. Rofine

          @ T. Anne : Qui êtes-vous ?
          Qui êtes-vous pour vous montrer aussi méprisante envers les malades en phase terminale et dont les proches souffrent de les voir souffrir ?
          Personne n’a demandé à naître, mais chacun a le DROIT de mourir dans la dignité et le respect.
          Qui êtes-vous pour oser insulter les soignants ?
          Qui êtes-vous pour vouloir imposer votre opinion qui ne convient pas à la MAJORITÉ des patients ?
          Nous sommes dans une démocratie, pas dans une dictature.
          Ce sont des individus comme vous qui empoisonnent la vie des autres.
          Pour moi, « le débat » est clos. Je ne prends plus la peine de vous répondre.

  21. Grand33

    Mme T.anne,
    Je ne rentrerai pas dans le débat sur la fin de vie, enfin pas avec vous parce que je crois que vous n’êtes pas assez sereine sur le sujet. J’en veux pour preuve la façon dont vous vous exprimez. Quelle haine, quels mots violents, pourquoi ?
    Enfin je ne débattrai pas avec vous parce que je ne suis pas visqueux, mais plutôt « compact » !!!! et plutôt con que pact, alors.
    Continuez à regarder souffrir les gens puisque vous en avez la force , mais de grâce laissez nous faire avec notre corps qui ne VOUS appartient pas.

    Ps : le seul moment où mon corps ne m’appartient plus c’est quand nut est là ……… 🙂 🙂 🙂 🙂

    1. Cath

      C’est une fixation ou je ne m’y connais pas. Ma prochaine fois que je vois un pot de 5kgs de ce truc, je le mets de côté pour le Kipicpaquidi. Promis.

  22. Hervé CRUCHANT

    @T. Anne . J’arrive maintenant dans la dernière partie du match. Autour de moi il y a eu nombre de remplacements, de départs, d’arrivées. D’excusés aussi. « On » me dit que cest çà, la vie. Apparemment; il n’y a que moi qui n’ai rien compris puisqu’on veut m’aider à comprendre.

    Il m’est arrivé, parfois, à vouloir sortir du champ de mon propre gré. Ce petit caillou dans le chaussure (« scrupule », en grec ou en latin ?), que sais-je encore. D’autres fois d’être averti pour avoir fait des actions proches de l’exclusion en raison de leur dangerosité; pour moi-même comme pour les autres.

    Et puis aussi, de vouloir aider un camarade de ‘je’ à ne plus souffrir; à l’aider à partir comme on m’avait appris à faire pour certains adversaires désignés que je ne connaissais pas.

    T. Anne . J’arrive maintenant dans la dernière partie du match et je dois dire que j’ai aimé certaines phases de cette drôle de chose. D’autres, beaucoup moins. J’aime la générosité entière des gens -tous les gens- à être ce qu’ils sont; et même à vouloir être ce qu’ils ne sont pas. Je crois que pour bien vivre il faut aimer la vie. La sienne, ce qui n’est jamais évident. Et celle des autres, ce qui n’est pas si facile, si on est un peu spectateur du monde. J’aime pratiquement tout de cette vie là. Ses odeurs, ses larmes, ses joies et ses délires… ses coups bas. Ses idées droites, tordues, fugaces ou pérennes. Ses pâles certitudes.

    Ah, il y a tout de même une chose que je n’aime pas du tout. Que je suis même près de haïr vraiment. C’est qu’on crache sur la pelouse. Je n’aimerais pas qu’après ma vie, on ne trouve que des crachats sur ma pelouse. Les crachats des autres.

    T. Anne, s’il vous plait, si je suis vraiment fatigué, pourrez vous m’aider à mourir? En tout bien tout honneur, évidemment.
    En attendant, T. Anne, s’il vous plait, ne crachez plus sur la pelouse….

  23. Irène

    Il n’y a peut être pas grand chose à dire devant des personnes tellement sûres d’elles et de leurs idées.
    Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.
    Il faut avoir vu les autres souffrir, les avoir entendues, avoir fui dans des couloirs en se mordant les poings.
    J’ai la chance, l’immense chance de vivre dans un pays où nous avons pu écrire notre testament biologique qui évitera et aux médecins et à nos enfants de se poser des questions. Et, si nécessaire, je préfère dire au revoir aux miens dans la paix et avec le sourire que … inutile d’en rajouter.
    Baptiste, je te le répète, j’ai adoré ton deuxième livre.

    1. Libellule

      oui, c’est sûr !
      mais les joyeux / différents / bizarres qui partagent ici des tas d’idées sont nombreux aussi, et ça c’est encourageant !
      bon week-end, Lise !

  24. lectrice boulimique

    Faut-il être gothique pour qu’on vous regarde , faut-il être malade pour qu’on vous écoute ?
    Parfois le silence bruyant de nos vies paumées me fait peur. Ecrire suffit-il à retrouver sa voix/voie ? parfois oui, parfois pas. Je ne sais pas, c’est pour ça que je l’écris. Vous n’étiez pas obligés de lire, vous n’entendrez peut-être pas, ou bien vous êtes trop pressés, trop préoccupés, ou trop aphones, trop éclopés – ça arrive aussi, et ça peut arriver à tout le monde, pas qu’aux gothiques…
    Deux béquilles mises ensemble, ça peut marcher, même si ça ne fait pas repousser une jambe.
    Mais au moins ne crachez pas sur ceux qui essaient. Merci

  25. AURA

    Çà fait longtemps que cette petite voix lugubre me suit dans ma tête. Il y a eu la grosse période de mal être à l’adolescence, des tentatives avortées, des anti dépresseurs qui m’ont plus rendu amorphe qu’autre chose.
    J’ai avancé grandi, çà allait mieux .. et puis c’est dernier temps les choses ne vont plus, le boulot au bord du harcèlement, des soucis de logement, et pleins de proches perdus.. Alors la douleur intérieure devient trop forte, elle vous déchire les tripes , que faire ? continuer à prétendre que tout va bien, en parler à vos proches qui se diront que je vais jamais bien ? en finir une bonne fois pour toute ?

    je ne sais pas, je ne sais plus , chaque jour est plus difficile que le précédent ..

    1. Cath

      Il faut parler.
      Le harcèlement au boulot est quelque chose d’insidieux et de terrible parce que la personne se tait et subit.
      Przmière chose à faire, ouvrir un calepin et tout noter ( date, heure, personne harcelant). L’avantage de ce relevé, c’est qu’il permet de lister de manière précisr les faits. Le harceleur, lui, va demeurer dans le vague et accumuler les approximations. Votre carnet et le eelevé des faits sera exploitable pour vous défendre.
      Si pn vous voit prendre ces notes et qu’on vous interroge, répondez que c’est sur le conseil de votre avocat sans vous étendre. Ça devrait calmer le jeu. Et puis il y a l’inspection du travail : les gens sont là pour vous conseiller, tout en vous protégeant.
      Il faut absolument parler et ne pas vous enfoncer dans le silence et la solitude.

    2. Rofine

      @ AURA : le fait d’avoir écrit et posté votre message dans le blog de Baptiste est un acte très positif pour vous.
      @ Cath vous a donné des pistes pour vous préserver du harceleur dans votre travail. Noter les dates et les faits précis sont des preuves irréfutables que vous présenterez à l’avocat(e) qui prendra votre défense et vous aidera à porter plainte auprès de la police judiciaire. Le harcèlement est reconnu comme un délit par la loi et punissable d’un an de prison et 15 000 € d’amende. La victime du harcèlement, c’est vous, ne l’oubliez pas !!!

      Par ailleurs, vous êtes aussi, dans une période qui vous fragilise pour d’autres raisons : « pleins de proches perdus » , « soucis de logement ». Vous n’allez pas vous mentir et une visite chez le médecin de famille s’impose rapidement.
      Ne laissez pas s’aggraver votre mal-être. Parlez avec lui, dites-lui TOUT ce que vous avez dans votre cœur. Peut-être vous recommendera-t-il de consulter un confrère psychiatre qui prendra le relai. C’est un médecin spécialiste à même de vous écouter, de vous aider à reprendre confiance en vous…à vous relever !

      Je vous envoie plein de courage, et l’envie de vous en sortir. Ne lâchez rien !!!
      Donnez-nous de vos nouvelles, nous serons heureux d’apprendre que votre horizon s’éclaircit.

      Je vous embrasse.
      Mamie Rofine

    3. Libellule

      J’appuie les excellents conseils de Cath et Rofine.
      Si le harcèlement persiste, en parallèle des démarches juridiques, il est aussi possible pour vous de chercher du travail ailleurs ou tout autre projet positif et motivant pour vous (déménagement, études, week-end ailleurs, concert…). Cela diminuera sensiblement la pression que vous ressentez de la part du harceleur, puisque vous entrerez dans une dynamique positive et échapperez partiellement à son « pouvoir de nuisance ». Je sais que chercher un emploi n’est pas facile dans le contexte économique actuel, et aussi parce que le harceleur parvient en général de diminuer votre estime de vous. Mais vous avez absolument besoin d’un projet positif dans cette série noire !
      Courage, prenez soin de vous

    4. Hervé CRUCHANT

      AURA. Je viens d’une enfance de démerde. D’une vie les yeux écarquillés d’étonnements : alors, c’est çà, ton truc ? Ce que tu m’a donné, Maman, Papa ? Et ben. Quel bordel !… Merci quand même. Quand on vous donne quelque chose, on dit merci.

      Pour te dire que j’ai eu souvent cette voix de malheur dans ma tête. Fais pas ci. Fais pas çà. Et puis des gens qui meurent, qui s’en vont, qui trahissent, qui vous sanctionnent et vous oublient… Tous ceux qu’on commençait à aimer vraiment. Parce que l’amour c’est çà, la vraie combine, AURA. Je te dis pas Mère Thérésa, Abbé Pierre, Jaurès ou Che, enfin, tous ceux du catalogue. Non non. Un p’tit amour qui va bien, à notre mesure. Une caresse au chat du voisin quand on sort faire les courses chez l’arabe du coin. Tiens, un bonjour à tes enfants, Ali. Ouais, je tutoie Ali parce que je sais que çà lui plait, quand c’est un tutoiement qui vient de là-bas et pas d’un quartier rupinos. Amour. Regardes donc « Amélie Poulain », AURA. Tu vas voir tous ces petits amours qui font vraiment la vie. Surtout quand il y a des abrutis autour de soi…. Moi, je te connais pas, AURA. Y a même des pas de chance qu’on serencontre jamais plus que çà, ces lignes de coke (je dis lignes de coke parce que je suis un vieux grigou rigolard : je fais allusion au noir du charbon -du coke- et pas de la ligne Paris-Paradis faite à la Carte Bleue façon Tarantino!). Enfin… Tout çà pour dire timidement que je t’aime aussi un peu quelque part, AURA. Et même que je vais te donner un plan qui marche (sérieux!). Un plan venu d’une enfance de démerde. Quand il t’emmerde, ce nuage qui parle tout gris dans ton crane, tu lui dit « attends un peu, connard, j’ai un coup de tube à passer ».

      Et tu m’appelles. N’importe quand, à n’importe quelle heure. On se cause. Voilà. Je te jure que çà marche !
      Ah, détail : je ne suis pas dieu, celui ci ou celui là, mais tu peux me tutuoyer, en vrai.Tu crains rien, non plus : je ne fais pas de miracles; pas d’eau changée en pinard, AURA. Faut pas déconner non plus ! Voilà. C’est tiut ce que j’ai à te donner, AURA, comme miette d’amour. Peut-être une idée, aussi, pour finir : on devrait faire se rencontrer nos deux abrutis lugubres qui causent dans nos têtes; je suis sur qu’ils s’entendraient bien. On les mettrait dans un sac avec un pavé modèle 68 et hop ! dans le fleuve ! Et alors, tu sais quoi ? on se fendrait bien la tronche tous les deux. Et çà nous ferait un bien fou !

    5. marie

      faire une pause ( les médecins voient passer des légions de burnoutès) , ranger les étagères , se recentrer, se mettre en retrait , prendre son temps à le perdre pour se retrouver,
      il n’y a rien d’urgent dans la vie rien,sinon d’apprendre à l’aimer , de réapprendre à l’aimer quand nos piliers ne sont plus là.
      pour ce qui est des harceleurs bien se rappeler que c’est eux qui ont la peur au ventre et ne plus se voir nous en victime, quand on retrouve la patate ça devient un jeu de les étudier comme des souris de labo, je vous jure qu’après on les trouve grave chammé dérisoires. a quelque part ils nous rendent plus forts .

    6. lectrice boulimique

      Courage Aura tu les auras …
      Pardon je n’ai pas pu résister – le rire est un antidépresseur naturel. Le chocolat aussi. Les bons bouquins. Et les free-hugs. et l’écriture, et toutes ces choses qui te font du bien: une promenade au soleil, une conversation téléphonique avec un ami, …
      J’approuve tous les bons conseils qu’on t’a donnés et que je n’ai pas tous suivis – bien dommage pour le harcèlement, j’y ai laissé mon job.
      Nous sommes vivants donc nous pouvons nous permettre de vivre y compris clopin-clopan…’alors zut à la réussite et la performance, ça arrive à tout le monde d’être dans le creux de la vaque.
      A tous les conseils j’en ajoute un : fais-toi aider sans honte. Demande des noms, des adresses. Et sois même difficile, choisis-la, ton aide !
      Il y a différentes façons d’aider, y compris chez les psy. Dix ans de divan freudien OK ça marche chez certains mais ce n’est pas obligatoire pour se sentir bien, y a d’autres méthodes plus brèves et efficaces: hypnose, sophrologie, gestalt et autres. Informe-toi sur internet, chez ton généraliste, etc.
      Enfin si le courant ne passe pas avec le premier doc ou le premier psy, c’est ni sa faute ni la tienne c’est la faute à personne, c’est comme ça. Donc fie-toi à tes atomes crochus…
      Je te souhaite bcp de solidarité sur ce blog et ailleurs, et le meilleur pour ta vie.

  26. Thomas

    Cette patiente est avant tout humaine. Prendre le temps de la comprendre pour mieux l’aider c’est la respecter. Ce témoignage, comme beaucoup d’autres, est passionnant et nous ouvre les yeux sur votre spécialité.

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