L’homme qui se sentait nul.

Photo : Agence Reuters

Alors voilà, l’autre soir, j’ai dit à une ancienne co-interne :
– Parfois, je me sens nul.
Elle a souri, elle a dit que c’était normal, que tous les internes et les jeunes médecins avaient ce sentiment, que c’était sain, que l’inverse serait effrayant.
Et puis j’ai pensé à vous, à ce que je vous faisais partager. J’ai ajouté :
– J’ai l’impression d’être un imposteur. Je raconte nos histoires, les gens en conçoivent une image idéale. Ils s’imaginent que nous adorons ça, qu’on ne vit que pour ça, pour aider l’autre. C’est gnangnan.
Elle a haussé les épaules :
– Dis-leur la vérité.
Voilà. Putain, pourquoi j’y ai pas pensé avant !!!
Je pourrais vous dire que, parfois, je regarde ma montre, que je regarde par la fenêtre, que j’ai hâte – que je rêve, même – de quitter cet endroit, cabinet/hôpital c’est pareil, je rêve de m’enfuir de ce lieu qui pue le savon antiseptique, l’urine, la mort et la maladie, m’enfuir à toutes jambes.
Peut-être que je ne suis pas assez fort pour ça.
Parce que parfois je suis agacé, je soupire, je râle et quand je sors du vestiaire j’ai l’impression d’avoir été un mauvais médecin.
Je pourrais vous dire que les secondes sont lentes à passer quand on écoute la même patiente expliquer pour la deux cent cinquantième fois pourquoi elle a avalé deux cent cinquante pilules afin de mourir parce que les deux cent quarante neuf premières fois étaient un échec.
Je pourrais vous dire que c’est horrible de voir une grand-mère asperger sa chambre et son visage d’excréments, que je préfère la transformer en déesse primitive, parce que c’est plus facile de frayer avec des dieux qu’avec le corps humain brut et sans fard, plus facile de nettoyer un archétype mythifié plutôt qu’une une vieille femme démente pleurant et demandant sa mère.
« Où elle est ma mère ? Et pourquoi elle vient jamais me voir ? Elle est venue, dites, vous l’avez vue ? Dites-lui que je lui demande pardon pour les bonbons, je voulais pas… »

Je pourrais vous dire que c’est parfois insupportable de cruauté, l’être humain, que cela peut blesser au cœur et vous changer toujours. Que c’est terrible de voir des enfants dire « Notre mère, on l’aime pas. On l’a jamais aimée et on l’aimera jamais. Alors trouvez-lui un endroit où elle sera bien et ne nous appelez plus pour nous donner de ses nouvelles, sauf si c’est pour dire qu’elle est morte.  »
Je pourrais vous dire que, parfois, je compte les secondes qui me séparent du vendredi soir, du moment où je vais pouvoir aller danser à m’en dévisser les chevilles, à m’en faire tourner la tête, danser jusqu’à la première lueur de l’aube, jusqu’à trouver quelqu’un que je ramènerais chez moi et avec qui j’oublierai ces endroits.
Et il y a toutes ces histoires, que je tais, parce qu’elles ne sont pas « belles« , vraiment pas « belles« , ou pas racontables, pas « politiquement correctes » ou vraiment trop trashs.
Je pourrais vous dire tout ça, pour cesser d’avoir ce sentiment d’être un imposteur. D’être gnangnan.
Mais je ne peux pas. Et je ne veux pas. Je crois que les gens ont besoin de lectures plaisantes et d’aventures positives. Peut-être que je me trompe, mais je crois que les gens ont besoin de super-héros. Moi, en tout cas, j’en ai besoin.
La vérité ?
Les super-héros n’existent pas et, si je me trompe en affirmant cela, j’ai bien peur que ceux qui existent ne soient pas supers.
Choisir de voir le verre à moitié plein est un choix. Si on ne le fait pas, il reste la mort, la maladie, la violence et la merde.
Et quand on touille tout ça, on sait bien qu’il y a trop de questions sans réponses.
Tout est vraiment moins compliqué au pays des bisounours.
Je vous souhaite une EXCELLENTE ANNÉE 2015. Tout y sera pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Et si je me sens nul, c’est parce que j’aurais voulu vous faire rire en ce début d’année, mais j’y arrive pas. Pas aujourd’hui. Demain, la semaine prochaine, promis. Vraiment.

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141 réflexions au sujet de « L’homme qui se sentait nul. »

  1. untel

    Nous, on a juste besoin de bienveillance, pas de superhéros, mais vous, vous avez besoin d’être aimé …
    Enfin, je crois …
    Bisoux, Baptiste et bonne année à vous.

  2. Sitelle

    Dur, dur le passage à cette nouvelle année….ça me rassure. Qui que nous soyons, arrive le moment où les questions prennent le dessus, où il devient trop dur de rire, où on rêve de se faire bercer doucement sans penser à rien qu’au bonheur d’être justement là. Bonne année à venir, avec ses doutes et ses moments de grâce.

  3. Cilou

    Bibi,
    tu es comme nous tous : fragile, imparfait, parfois entêté, ou las, ou en colère.
    Mais on le savait déjà, tu n’as trompé personne. Et tu sais quoi ? On est toujours là, avec toi.
    Parce que nous aussi, on est fragiles, imparfaits, entêtés, las, ou en colère.
    Tes failles sont ta force, car tu nous ressembles. Tu nous unis. Tu nous portes.
    Si tu étais parfait, personne ne te suivrait, car personne ne se reconnaitrait en toi.
    Hauts les coeurs, Bibi ! Tu arrives en fin de grossesse, tu es shooté chimiquement aux hormones et épuisé, mais on attend ton bébé avec beaucoup d’impatience.
    Merci pour ton cadeau.

    Je t’embrasse, un boacâlin qui serre fort fort fort !

    Cilou

    1. marie

      s’il était un parfait à la crême de marrons , je le mangerai, si il était un parfait au chocolat j’en connais un wagon qui le mangerait avec délectation hé la bise Cilou mutcho bisou

      1. Cath

        Un parfait à la crème de marrons, la vision de rêve ! J’en ai les papilles en alerte maximum.
        Marie la Bleue, quand tu viens à Paris, on va chez Angelina, c’est dit ! C’est ma tournée !

  4. Grand33

    Bonjour Bibi,
    Donc les super héros n’existent pas, et parfois les médecins se sentent nuls. Merci de nous remettre sur terre en ce début d’année et de nous rappeler que nous ne sommes que des êtres humains, avec leurs coups de mons bien ou leur envie de faire rire.
    Alors on attendra demain…….. ou la semane prochaine.
    La bise

  5. martine

    C est plutôt courageux d’oser dire ses limites! c’est digne d’ un super héros! et il y a toujours la boite à outil de votre amie sage femme (au sens propre et figuré) pour aider à surmonter l’inconcevable! alors des bises et bonne année!!!!!!!

  6. lucie

    Je t’envoie des pensées positives, de la guimauve, des sourires, de l’énergie. C’est un métier difficile, certainement aussi passionnant que déroutant et dégoûtant. Que cette nouvelle année t’apporte plus de meilleurs moments que de mauvais. Advienne que pourra. Bises

  7. Marion

    Vous n’êtes pas du tout gnangnan dans vos paroles. La poésie que vous mettez dans vos articles pour nous compter les histoires de vie les plus tristes, les plus trash, nous permet d’en entendre quelque chose de profond, vraiment profond. Vous n’êtes pas non plus un imposteur, vous transmettez la vérité de ce que vous vivez, votre vérité et celle de ces chambres d’hôpital, de ces patients, une vérité partagée. Et compter les secondes, vouloir s’évader, danser, serrer une femme vivante dans vos bras, quoi de plus normal. Douter de vous même est certainement ce qui fait de vous un médecin et un homme d’exception. Et au passage, je suis vraiment mais vraiment amoureuse de votre écriture et de l’homme que j’imagine que vous êtes. Comme Bulle d’O, Baptiste, je vous aime.

  8. Mésange

    Toi tu nous fais un baby-blues ! 😉

    Merci de partager aussi tes doutes avec nous.
    Les questions du vrai-monde-qui-tue, je crois que tous, quel que soit notre âge, nous en connaissons hélas beaucoup trop, et sans avoir de réponses à nos pourquoi. Et cela finit par devenir si triste et pesant quand on ne voit que le verre à moitié vide (voire plus hélas)… sans possibilité de le remplir.
    Cilou te le dit fort bien : nous savons que tu n’es pas un imposteur, juste un humain qui essaie de voir la vie autrement pour la rendre moins grise et moins triste. Et tu y réussis magnifiquement bien. Ta téophanie : je vois fort bien la réalité de cette grand-mère mais je préfère ta façon de la décrire… Non tu ne caches pas, tu transformes avec tendresse et humour pour que cela devienne vivable.
    A quoi sert d’avoir toujours le nez pointé sur ce qui est triste, lourd, et qu’on peut difficilement changer. Faire sa part de colibri, accepter de ne pas pouvoir faire plus et goûter pleinement le positif de la vie… cela évite tant de colère et de mal de vivre. Oui on se sent parfois impuissant et c’est difficile de faire avec, mais à côté, il y a tant de petits bonheurs à saisir.
    Baptiste, tu fais vraiment ta part de colibri dans ce monde compliqué. Alors, autorise-toi à croire vraiment en toi, remercie-toi de nous donner le bonheur du partage et de nous permettre de voir les choses autrement. Je t’assure que tu le vaux bien.
    Douces caresses de plumettes

  9. Pat

    les super -héros c’est dans la fiction ! Etre humain c’est déjà pas mal …
    Bizzz et très très bonne année à toi, à ceux qui sont chers à ton coeur et à tous ceux qui passeront par ici.

  10. Isabelle

    Pour 2015 je vous souhaite le grand amour, le vrai, celui qui donne sens à la vie et donne envie de perpétuer l’espèce. Vraiment je vous le souhaite.
    Bises.
    Isabelle

  11. Eve

    Qui a dit qu’on voulait un super heros ? Et qu’est ce qu’un super héros d’abord ? Pour moi un simple être humain qui parfois a des failles, qui en a marre, qui n’en peut plus peut parfois être un super héros si une fois, rien qu’une seule fois il fait quelque chose de bien, si il pense au plus profond de lui qu’il fait le maximum pour faire le bien autour de lui.
    Je pense pas que ce blog fonctionne parce qu’il n’y a que des choses belles, je pense qu’il fonctionne parce qu’il y a des choses vraies. Des choses qui parfois font mals, qui font pleurer mais qui sont la vérité.
    Pour moi il n’est pas gnangnan ton blog.
    Et je me doute bien que c’est pas rose tout les jours, je ne pourrais jamais faire le boulot que toi et tes collègues vous faites. Je n’en aurais pas le courage, de voir la detresse humaine, de voir la degradation d’une personne si vivante autrefois, ou ne serait ce que nettoyer une personne, je ne pourrais pas, et vous y arrivez malgré tout. Même si parfois il y a de beaux moments, je ne pourrais pas.
    Ce blog, c’est ton éspace, tu y fait ce que tu veux, si tu n’as pas envie de rire, tu fais comme tu veux. Ne crois pas que ce blog fonctionne grace aux lecteurs mais plutôt grace a ce que tu y met (sinon le lecteur s’en irait)
    Je te souhaite une bonne année tout de même avec de bons moments qui te donneront le sourire

  12. Lemm

    Avoir besoin de super-héros implique qu’on a besoin d’être sauvés (enfin je crois); nous qui ne sommes pas confrontés à ce qu’il y a de plus dur tous les jours de notre vie n’avons pas ce besoin.

    On a « juste » besoin d’émotions, bonne ou mauvaise, pour casser la monotonie du bureau, de retoucher l’humain pour oublier les infos grises ou violentes, ou sans parler de besoin « envie » de voir de la beauté quand il pleut tous les jours ou qu’on a besoin de se rappeler pourquoi, quand on vient de perdre quelqu’un la vie continue quand même.

    Le quotidien quoi, celui que tu viens illuminer par petites touches à chacun de tes articles.

    Ton blog est profondément humain, touchant, émouvant, dans les bons jours comme dans les mauvais.

    J’aurai voulu réussir à dire ça aussi bien que toi ou d’autres commentateurs, mais bref….

    Merci et heureuse année 2015 Baptiste !

  13. nardas

    les super héros n’existent pas mais penser qu’il existe est un des moteurs qui permet de voir la verre à moitié plein. Alors continue à nous raconter de belles histoires ou de moins belles mais toujours avec cette écriture qui nous les rendent plus accessibles. Bonne et heureuse année. Que 2015 t’apporte encore un beau succès avec ce nouveau livre.
    NB : et puis on n’est pas dupe, on sait que tu ne vis pas au pays des bisounours, hélas ….

  14. marie

    quand tu as bien touillé tous les immondices que la terre supporte , que t’y a survécu tu sais que le monde entier est une grande salle de jeu, jeu de massacre , jeux interdits, monopoly ….ah la vache celui là est d’une perversité scandaleuse, jeux de billards, d’auto tamponneuse qui t’amène sur celui d’avant…. billard je veux dire , jeux de séduction… perso il me fatigue celui là et à faire et à voir, jeu du papa et de la maman ou deux papas ou deux mamans là, là on approche des supers héros car en effet que répondre à un enfant « est-ce que je vais mourir? », jeux de rôles gratinés ceux là même qui déclarent « i am the king of the world! »…et bein non devant une bonne gastro millésimée y’a plus de king y’a plus de queen c’est game on the trône pour everybody, on est tous sur le même radeau parce qu’on peut tous finir artiste peintre scato ou …Vénérable dans une grotte au bord de l’océan…On ne sait pas ce que l’avenir nous réserve , mais là à cet instant ou j’écris je sais que tout est UN.
    ps one: dis Baptiste arrête de dire des gros mots parce que dans imposteur j’entends impôt et cette année , les cochons ils sabrent oulàlà
    ps deux: le comble du médecin « être de mauvaise humeur  »
    ps trois : une fois que tu a intégré cellulairement la solitude de l’être, là tu deviens une boule d’énergie batisseuse vé pour le fun Baptisteuse
    Merci Biquet moi aussi je t’aime vraiment

  15. Melmanie

    La réalité est souvent bien loin du monde des bisounours… Et celui qui ne se pose pas de questions ne serait jamais capable de nous livrer des textes comme les tiens… Alors c’est bien dommage pour toi, qui doit vivre avec tout ça, mais tu nous fais tellement de bien à nous, et tu nous permets tellement de voir les choses sous un angle qui nous donne envie de faire du bien autour de nous, que ça change déjà un peu le monde, non ? Ils font pas ça, les super-héros ?
    Bonne année à toi, avec plein de nuits endiablées, plein de patients généreux (chuis sûre qu’il y en a parfois), plein de dénouements joyeux et de belles rencontres.
    Pis à vous tous aussi, d’ailleurs, je souhaite le meilleur!

  16. isabelle

    dans le titre de cet article il y a le mot « homme »; tout est dit… l’homme doute, aime(ou n’aime pas)… C’est ainsi que l’humain est. Dans toutes ces histoires on se retrouve, que l’on soit soignant avec nos propres interrogations, ou soigné heureux de voir que le médecin qui est en face de lui fonctionne comme lui.

    Bonne année 2015 Baptiste, avec ses joies et ses doutes, ses envies d’ailleurs et ses bonheurs

  17. Lise

    Ah non non non, moi non plus je ne veux pas d’un super-héros !!!
    Ce n’est pas en donnant du médecin l’image d’un super-héros que nous avancerons dans notre réconciliation Baptiste, tu le sais bien !
    Nous te suivons ici depuis si longtemps précisément parce que tu n’es pas un super-héros …
    Parce que moi, en tant que patiente, je préfère VRAIMENT 1000 fois un médecin qui saura me dire en toute honnêteté « je ne sais pas » ou « je n’y peux rien » plutôt qu’un type arrogant et trop sûr de lui qui va tenter de me faire croire que tout est sous contrôle alors que de fait, il ne sait pas et/ou n’y peut rien … (faut pas croire, on n’est pas complétement idiots, nous autres patients, même si parfois on peut donner cette image, paumés que nous sommes au milieu de nos difficultés …. 😉 )
    Alors pour 2015, range donc ta cape et ton collant moulant au placard, et continue à venir à nous tel que tu es, avec tes bons mots et tes envies de rire, mais aussi avec tes chagrins et tes doutes …
    C’est comme ça qu’on t’aime
    VRAIMENT

  18. Hervé CRUCHANT

    Yôh ! Là, mon Bibi, tu m’as touché. Yes.
    Tu m’as fait rire. Et c’était pas arrivé depuis longtemps, de ton côté, là.

    J’ai dit ici, un jour, que tout ce que tu décris comme étant la merde humaine -voir ta liste non exhaustive- contenait aussi du beau. Je persiste et signe, justement, grâce à ton papier.

    Nous serons bien d’accord pour ne pas faire l’apologie de ce qui suit, mais tout ce qui est horrible et désespérant fait partie de l’être humain. Lequel n’est pas un tout. Mais un ensemble. J’y vois une sérieuse nuance.
    Sans ce melting pot, pas d’humain. Ni homme ni femme, mais ce ‘troisième genre’ comme j’aime l’appeler : les êtres dits ‘people’ et ceux qu’on voit sur les magasines. Des hypo supermen et superwomen qu’on aime ou qu’on hait, mais avec tranquilité; parce qu’ils n’existent pas et ne sont représentatifs que de sujets de réflexions pour psychologues.
    En un mot, je pense vraiment que la vie produit du beau. La vie n’est pas belle, comme on le dictonne, elle produit du beau. Nuance fondamentale. C’est ce mélange bien touillé de sublimement beau et de désespéremment morbide qui fait le cocktail humain.

    Alors, quoi, c’est tout ? ‘Que nenni’, oublirait de dire le nain du JT de 20h. Notre conscience de ce mélange douteux nous impose de vouloir le changer. Pour une meilleure couleur, un meilleur gout, l’aimer plus suave ou plus tiède, au parfum agréable. Tous, autant que nous sommes, si nous avons la plus minime conscience de cet état basal, avons forcément le souhait d’améliorer le mixture. Alors, les jeunes médecins qui doutent ont leur place et leur influence. Au même titre que tous les autres humains vivants. De leur plein gré ou ‘à l’insu de leur plein gré’.
    Pas question de pérenniser la merde qui gicle sur la pomme ridée d’une vieille qui devient infantile en fanant; ni celle qui sourd des esprits talés des enfants qui jettent leurs ainés à la poubelle comme d’autres leurs nouveaux-nés dans un container. Mais absolument refuser d’éponger tout çà. En évitant que çà se produise. C’est dire qu’il est obligatoire de s’occuper de se changer soi-même en même temps qu’on aide les autres à ne pas tomber dans ces saloperies. Tout se tient, dans cet ensemble. On peut pas améliorer sa trajectoire si on crève un pneu. On peut -on doit- rustiner le déficient mais, simultanément, balayer la route. Voire bannir les crevards du monde des roulants !

    Bienvenue à cette perspective de 0,356 Kjours, par ailleurs inévitable. Ce petit biquet néo-toubib de Bibi est aussi beau qu’une histoire de vie. Bienfaisant. Ouais, c’est vrai, un peu lénifiant depuis l’époque du doberman triste et désespéré d’avoir perdu son jeune copain humain (*). Mais bon, la période étant passée du soft avec une nouvelle production littéraire accomplie, ce calme étrange revenu comme l’ivresse provoquée par l’apesanteur, le Lion ascendant Bibi va retrouver une certaine pêche provocatrice, je n’en doute pas.

    C’est, en tous cas, ce que je souhaite pour cette année 2015.
    Et n’oubliez pas que la vie crée du beau; que, si vous n’aimez pas la couleur kaki, mettez dans voter mélange perso des chemises à fleurs et des je t’aime. Chiche ?

    (*) un bel épisode précédent. « Ce papier est prémonitoire. L’auteur donne libre court à son génie littéraire exceptionnel. » signé : Melle De Closets, critique littéraire. 🙂

  19. Michel

    Vous n’étiez blindé ni contre les autres intervenants de l’hosto, ni contre les hauts ni les bas, ni le crapoteux ni le sublime, ni les doutes… ni les limites de votre résistance. Heureusement, mais c’est couteux ! Nous tous vous disons merci, surtout d’avoir donné place au sublime affleurant dans le quotidien ( et nous le voyons mieux ) et au partage qui nous rapproche. Bonne année pour vous re-poser, et digérer l’installation et l’édition.

  20. Soulalune

    Je ne vois pas d’imposteur ici … je lis les récits, à la fois touchants et remplis d’humour, d’un jeune médecin qui parfois doute de lui si fort … qu’il l’écrit.
    La médecine, ce ne peut/doit pas être 24h/24 h parce que tu croises trop de souffrance et de laideur … tu as besoin des bras ouverts de maman et papa, de l’épaule tendre des amis, de la bouche sucrée d’une amoureuse.
    Et nous, tu ne nous dois rien … nous t’aimons heureux, gai, triste et déprimé, nous partageons ce que tu nous offres, sans juger.
    Et pour ma part, c’est un jeune homme les bras levés au vent zuquel je pense quand je te lis, un jeune homme sincère et honnête qui assume beaucoup et donne encore plus.
    Merveilleuse année 2015 à toi et à tous ceux qui te sont chers ♡

  21. Lnarmagnac

    Bonjour Baptiste,
    Je suis biens d’accord avec vous. Ce que je viens chercher sur votre blog ce sont de belles histoires, sans doutes enjolivées. Mais quel talent vous avez ; et que l’histoire soit mélancolique, triste ou marrante vous me transportez à chaque post.
    Votre job est pour partie comme les nôtres. Parfois on ne rêve que de s’en échapper… Et le blues du dimanche soir…. Vous aussi vous êtes confronté aux travers humains. Plus que moi, car vous avez choisi de travailler avec l’humain comme matière premiere. Moi j’ai choisi les organisations des entreprises (plus immatériel ; mais derrière l’organisation y’a tjrs de l’humain. Ce st eux qui se retrouvent chez vous qd ils ont un coup de moux à la santé).
    Je vous embrasse très fort. Vous remercie mille fois et bien plus pour tout le bien que vous me faites.
    Je vous souhaite une bien belle année 2015 !
    Hélène

  22. Julie

    Aaaaaaaaaaaaaah… merci !
    C’est vrai que tu ne m’as pas fait rire aujourd’hui. Mais tu m’as fait sourire. Tu m’as fait du bien.
    Bon sang ! Mais c’est pour ça que je suis là toutes les semaines ! Parce que tu magnifie les tristes réalités de la vie, tu sais leur donner un peu de beauté, parfois même un sens. J’en ai besoin. Parce qu’il m’arrive, comme toi, comme beaucoup d’autres, de douter et de ne plus supporter mon travail. C’est épuisant moralement de voir la dégradation et la souffrance d’êtres devenus fragiles.
    Comme c’est rassurant de voir que je ne suis pas la seule ! Comme c’est rassurant de savoir que même les personnes les plus humaines et les plus sensibles en ont marre et ont parfois envie de tout lâcher. Rien de plus normal. Tu es comme nous tous. Et ça fait un bien fou de le savoir !

    Imposteur ? Certainement pas. Grâce à tes textes, j’ai un regard un peu différent. Je vois de la poésie dans les divagations d’une femme devenue démente, de la tendresse lorsque je tiens la main d’une personne grabataire, de la beauté dans le rire d’un adulte handicapé. Tout ça me fait tenir et me rappelle que, malgré les doutes et les difficultés, j’aime ce que je fais.
    Tu as raison le blog nous sert à voir le verre à moitié plein. Je n’attend pas de lire des histoires à chaque fois belles et positives. J’attend de lire des histoires qui me font rappeler que l’être humain et parfois bon, parfois moins bon, juste ou injuste, drôle et triste, énervant et apaisant… et qu’il faut composer avec tout ça, parce qu’on vit tous ensemble. Tu me donnes des pistes pour arriver à composer. C’est plus facile grâce à toi.

    Tu sais, parfois je me dis que tout ces compliments que l’on te dit, ces remerciements que l’on te fais, ces témoignages que l’on t’apporte… et bien, parfois je crains que ça te mette trop de pression et que ça te fasse peur. Voilà, je craignais justement que tu penses qu’on te voit comme un « super héros », toujours positif, toujours humain. Bah non; c’est l’occasion de remettre les pendules à l’heure. Hé ! on le sait que t’es rien qu’un mec de 29 ans ! Je suis sûre que tu as plein de défauts, et c’est génial ! Tu ne serais pas humain sinon. Tu serais juste bizarre… une sorte d’humanoïde, tu ferais peur et on ne t’aimerais pas autant. Voilà, tu es juste un homme qui se sent comme tout le monde, parfois nul. Tu sais quoi ? On l’avait déjà deviné avant que tu nous l’écrives. Parce qu’on est tous pareil.

    Tu as raison le blog nous sert à voir le verre à moitié plein. Je n’attend pas de lire des histoires à chaque fois belles et positives. J’attend de lire des histoires qui me font rappeler que l’être humain et parfois bon, parfois moins bon, juste ou injuste, drôle et triste, énervant et apaisant… et qu’il faut composer avec tout ça, parce qu’on vit tous ensemble. Tu me donnes des pistes pour arriver à composer. C’est plus facile grâce à toi.
    Si un jour ça devient pour toi trop pesant. Lâche ta plume, éteint ton ordi et sort respirer. Le vendredi, mais aussi le lundi, le mardi, le mercredi, le jeudi, le samedi et le dimanche s’il le faut. Se mettre sur pause pour mieux se retrouver. Dans tous les cas, on sera là quand tu rallumeras ton ordi et que tu reprendras ta plume.

    Allez, avec tout ça j’ai très envie de te faire un bisous « spécial Julie ». Vas y tu vas voir c’est rigolo: colle toi contre ton écran: ……………..SMACK !

    ps: alors, contrairement à Cilou, je ne suis pas fan du collant moulant, surtout si le slip est par dessus. Donc, aucun regret d’accord ? Je préfères ta crinière. Bisous !

    1. Julie

      Si vous remarquez un double dans le texte, ce n’est pas l’alcool des fêtes qui reste; c’est normal, je suis un peu fatiguée parfois… 😉

  23. geraldine

    Hello Baptiste !
    Ce que tu décris est, je crois, ce qui arrive à tous ceux qui ont un métier qui les confronte à l’humain et…un coeur. Je suis prof depuis 20 ans ; et c’est à la fois génial, exaltant et tuant, démoralisant. Une des solutions que j’ai trouvée est d’avoir un vraie vie en dehors, riche, heureuse.. L’autre est de prendre du recul face à certaines situations, mais ça prend du temps. Et quand on m’interroge sur mon job, je réponds invariablement que tout va bien. Personne ne veut entendre la vérité.
    Bon courage et je te souhaite de trouver l’amour car tu en as besoin, je pense aussi.

  24. Hortense

    Bonjour Baptiste,
    On se sent tous nul à un moment donné,perdu entre nos bonnes intentions,nos souhaits d’être parfait et le fait de se rendre que l’on est faillible…Nous sommes tous simplement humains ! Aussi perfectionniste que l’on soit,on a tous souhaité voir la semaine se terminer vite,abréger une visite chez un patient ou bien raccourcir une discussion avec un patient ou une famille .Simplement parce qu’aujourd’hui est un jour sans !Mais ces jours sans annoncent toujours des jours avec,où l’on prendra plus de temps pour Mme Untel ou pour rassurer ou accompagner une famille.C’est notre seule manière de nous protéger.Essayer d’être parfaite tous les jours tout le temps,j’ai essayé de le faire et non seulement,c’est mission impossible mais en plus,on y laisse des plumes !
    Alors continue d’être comme tu es,on t’aime comme tu es !
    Bonne année 2015,avec le sourire !

  25. Val

    Moi aussi je te souhaite le meilleur pour cette nouvelle année, le ton de ton billet matche le ton de cette semaine où je viens d’apprendre qu’un de mes collègues vient de se pendre entre noel et nouvel an, que sa femme et son fils on fait la macabre découverte….. bref, tout n’est pas toujours rose mais comme tu le dis, il vaut mieux voir le verre à moitié plein et c’est ce que je vais tenter de faire tout au long de cette année,
    je t’embrasse et attend ton livre avec GRANDE IMPATIENCE!!

  26. maria

    Bonjour ,je suis infirmière libérale depuis 30 ans ,je vous lis depuis le début du blog ,c’est la première fois que je ressens le besoin de laisser un commentaire…votre humanité ,votre sincérité me bouleverse .Je
    n’ai jamais eu ,en vous lisant , la sensation d’une réalité enjolivée ,je la connais bien aussi .Mais en revanche ,vous m’avez changé ,vous et les autres médecins blogueurs .J’e ne mesurais pas ,jusque là ,la difficulté de votre exercice ,et je suis maintenant plus « indulgente » avec les généralistes de mon secteur.Je suis aussi plus à l ‘écoute des patients ,plus dans la relation d’aide et souvent ,il suffit de presque rien ….
    J’ai beaucoup d’estime pour vous , vous m’ aidez à être meilleure infirmière ,je vous remercie sincèrement

  27. Nuts

    Je te souhaite une belle année 2015, pleine de beaucoup de joie ( et de quelques déceptions) , pleine de beaucoup d’amour (et de quelques disputes), de beaucoup de patients guéris ( et quelques incurables) , de grandes réussites personnelles ( mais aussi quelques ratés) de beaucoup d’amis ( mais quelques uns qui s’éloignent) Comme on dit « surtout la santé « (mais quand même un p’tit rhume, un torticolis et une gastro)
    Parce que c’est ça la vie et c’est comme ça qu’elle est belle.
    Je n’ose pas dire je t’………ni avec toute mon amitié mais le cœur y est.

  28. chapichapo

    Je pense qu’on se doute bien tous ici que derrière une belle histoire, s’en cachent mille autres bien moins jolies… Et pourtant, vous continuez à faire rire, sourire et/ou émouvoir, alors voilà, juste merci.
    Se souvenir des belles choses…

  29. Libellule

    Bonjour Baptiste,
    maintenant qu’on se connait bien (j’ai même reçu une réponse perso à un mail), j’ai décidé de te tutoyer…
    Alors voilà, au risque d’être en désaccord avec tous les commentaires précédents, les Super-Héros existent. Les héros mythologiques, le Mal, la Magie aussi. Simplement, tout cela n’est pas aussi fade, lisse et édulcoré que dans les contes de fées Disney, les BD DC Comics ou les peplums récents. Dans la vraie vie, ce serait plutôt Grimm, Marvel et Homère… J’ai d’ailleurs un patient avec une maladie génétique rare qui vit beaucoup mieux depuis qu’il a découvert les X-mens « mutants et fiers de l’être ». Cela n’ôte rien à sa maladie, mais l’humour allège son quotidien.
    Vu sous cet angle, tu comprendras que nous (Toi, Maria, Géraldine, Cilou, Grand, Julie, Ahava et tant d’autres), des humains faillibles qui tiennent bon comme ils peuvent pour faire ce qui est juste et/ou drôle malgré les difficultés quotidiennes, sommes des héros. Et en plus, Hervé, Marie et toi faites partie de ces merveilleux conteurs qui savent faire apparaître la poésie dans ce monde dont nous connaissons tous la laideur habituelle.
    Je ne suis pas dupe, il n’y a aucune imposture. Ton écriture est un don (qui nécessite beaucoup d’énergie et de travail je n’en doute pas), et tu es un super-héros.
    Meilleurs voeux à toi, Baptiste, et à tous les membres extra-ordinaires de ce blog !

      1. Libellule

        Bisous aussi !
        merci pour l’image :p
        j’ai oublié d’ajouter Cath à mon panthéon, une super-héroïne qui combat la violence ménagère en laissant égoutter la vaisselle… Cath j’ai testé votre méthode de résistance passive en famille à Noël : l’essayer c’est l’adopter 🙂

          1. Libellule

            2015, l’année du tutoiement… pour moi aussi c’est étrange, mais avec le temps nous avons du nous apprivoiser 😉 :
            « – Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
            – C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens… »
            – Créer des liens ?
            – Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…  »
            (St Exupéry)

          2. Cath

            Malin de me faire chialer !
            A l’école primaire, quand l’institutrice nous avait lu ces pages magnifiques, qui s’est transformée en fontaine impossible à calmer ? Pas ma faute si j’écoutais les histoires qu’on nous lisait… Pareil avec Le livre de la Jungle, « louveteau de mes soucis »…

          3. Julie

            Le petit prince… je l’ai acheté la semaine dernière ! Pour le re-re-relire avec plaisir.
            Concernant le tutoiement, c’est vrai que je n’ai pas demandé si ça dérange, je ne sais même plus qui je vouvoie et qui je tutoie. Alors, je fais quoi ? 🙂
            Bises !

            ps: pour ma part, je ne suis pas difficile à apprivoiser quand on est aussi sympa que les commentateurs de ce blog !

          4. Cath

            Julie, tu fais comme d’habitude. Tu continues à tracer la route aussi azimutée que ton matou, pour notre plus grande joie 😉 on suit.

          5. Libellule

            Pas de souci Julie ! 🙂
            Il semble très habituel de se tutoyer sur les blogs, mais je trouve ça bizarre avec des inconnus et j’ai besoin de temps pour être apprivoisée… mais ici c’est fait 😉

          6. Julie

            Oui, c’est vrai que c’est très étrange… Je crois que la barrière de l’écran rend plus facile le tutoiement (pour ma part). En « vrai »… c’est sans doute autre chose !
            Je continue donc à tracer ma route alors ! 😉

          1. Cath

            J’ai jamais rien compris aux histoires de Batman ( c’est vrai, moi je suis plus Gaston Lagaffe & co), mais je ne voudrais pas rater cet épisode 😉

          2. Libellule

            Très intriguée aussi.
            Ceci dit, Batman étant un des rares super-héros sans super pouvoir, il n’en est que plus humain, il a bien le droit de craquer. Parce que c’est facile d’aller chaque jour sauver le monde quand on est indestructible… par contre quand on est humain, retourner au charbon même les jours où on n’a pas le moral, ça c’est héroïque !

  30. Isadora

    Le jour où nous n’aurons pas de doutes, nous soignants , c’est que nous aurons fini d’être des super héros …. et oui la démence fait partie de la vie ; essayer de la regarder avec bienveillance afin de la calmer et ne pas y arriver nous blessera cette fois mais le jour ou cette vieille dame vous donne un sourire , un merci pour l’écoute on se sent tellement bien .Surtout vous ,jeune médecin ,par pitié ne perdez pas votre sens de l’humain ; ne devenez pas aigrie et révérencieux , hautain .Protegeons-nous (soignants) l’équipe est un vivié de rire et moments de lâcher prise pour ne pas être un non- humain !! Et oui belle et heureuse année du pays des bisounours , 365 jours de bonheurs nous sont offerts ,je vous souhaite de pouvoir les voir dans des petits riens , dans les grandes victoires , dans un sourire, un instant de plénitude , un moment doux ….

  31. Catherine deparlaba

    Je pourrai te dire que,pour demysthifier un superheros il suffit de le dechausser…et puisqu’il t’arrive de porter des chaussettes de differentes couleurs(voir meme trouees…mon petit doigtmadit est un vilain cafteur…et tant mieux…),il est impossible que tu sois un super-heros…les super-heros ne perdent jamais une chaussette,d’une meme paire dans le lave-linge…(dans le pire des cas,ils perdent les deux)…,mais bon,comme j’n’ai plus l’occasion de passer souvent ici,je prefere t’ecrire que j’aime toujours autant te lire,et que je t’abragrandcommecela et meme plus…(toi,sans oublier Mam et Dad Bibi).FELIZ AÑO NUEVO A TODOS.

  32. Hermine

    Même si les gens nous idéalisent parfois beaucoup, nous restons tous humains. Et c’est bien normal, ne deviens jamais tout parfait et tout lisse, tu serais un peu embêtant..
    Passe une jolie année monsieur Baptiste

  33. annaick

    Bien sûr que la réalité est parfois (souvent) plus crue, que la vie est souvent chienne et qu’il y a des moments où on a envie de tout envoyer promener….mais ta façon de présenter les choses les rendent belles – même la sénilité d’une vieille dame, même la mort d’un petit garçon pleuré par son chien. Tu as ce don : rendre belles les choses les plus triviales ou les plus laides ! Merci pour ces moments partagés, et merci aussi pour avoir réussi à rassembler autour de toi une communauté de gens sensibles et bienveillants, c’est si rare à notre époque !
    Je souhaite à toute la communauté du blog à Bibi une excellente année 2015 et je vous embrasse tous !

  34. Cath

    Tu pourrais nous dire toutes ces choses, oui.
    Mais alors, il ne faudrait pas oublier de nous dire que lorsque tu transformes une pauvre femme perdue dans sa folie en mythe, tu lui rends sa dimension humaine, car c’est bien ce que tu fais n’est-ce pas ?

    Tu n’es pas mièvre, tu n’es pas un mystificateur, tu n’es pas nul.
    Tu es humain, trop humain, juste humain. Juste et humain.
    Tu as le pouvoir de soigner et celui d’écrire et de communiquer, celui de lire et d’écouter les autres. Ce n’est pas donné à tout le monde, et nombreux sont ceux qui jalousent ces qualités dont ils sont dépourvus.

    Tu n’es pas Superman, et tant mieux ( tant pis pour le babygros moulant, pardon Cilou 😉 ). Tu es Baptiste, à l’écoute du monde dans ce qu’il a de plus beau et de plus moche, de plus poignant. Et c’est ce monde que tu nous donnes.
    Alors merci. Voilà.

  35. Roxane HELIES

    Parce que bien trop souvent la réalité nous touche et nous rattrape, ce billet me parle particulièrement. Le second degré, les supers-héros et le « recul » soignant ne font pas tout… souvent les journées/ nuits/ semaines sont moches mais il faut quand même continuer, sourire et faire au mieux ou au moins pire…. Merci pour tous ces moments où le super héros nous dépeint de jolies histoires édulcorées qui font sourire quand on connaît l’envers du décor. Demain, tu nous feras sourire, tout comme aujourd’hui tu as su nous toucher. Au plaisir de te lire très bientôt super-Héros!

  36. Clémence

    Merci.
    Bonne année Baptiste!
    Et oui, ca sent la mort, l’urine et pire encore. Mais les lieux de soins sentent aussi la joie de retrouver un être cher qui va mieux, la douceur ses soignants qui aident, l’espoir des mots non prononcés et des sourires, le sel des larmes de joies, et tant d’autres.
    Il est des moments où la nuit semblent bien obscure mais il existe toujours quelqu’un pour éclairer en attendant que le soleil plein de chaleur et de douceur montre le bout de son nez.
    « Il n’y a que quand il fait nuit que les étoiles brillent. » Dixit Churchill. Même en vos moments de détresse, il y aura toujours un chemin éclairé dans les environs.
    L’humain n’est pas simple, il est buté, orgueilleux, fier, gentil, doux, méchant, indifférent, idiot, ingénieux, cassé, boiteux, rieur, enjoué et tant d’autres qualificatifs. Mais c’est pour cela qu’il n’est jamais seul, pour se réparer et avancer. Merci de partager avec nous vos doutes et de nous laisser entrevoir la vérité toute nue. Vous êtes un génie des mots et du soin, vous n’avez pas à vous sentir nul.
    Bonne soirée.

  37. Nadège

    On sait tous que ça sent l’urine, le produit désinfectant, la maladie et la mort, et c’est bien ce qui nous fait si peur à l’hôpital. Et c’est même pour ça qu’on y va à reculons, avec cette boule au ventre, pour rendre visite à la grand-mère qu’on fatigue avec nos questions cons et qui voudrait juste qu’on lui fiche la paix, même si ça lui fait plaisir de savoir qu’on pense à elle.
    Alors quand on vous lit, ça rend tout ça moins sale, moins dur et, pendant un instant, elle n’est plus une grand-mère mourante mais une déesse qui vit dans un monde parallèle où la mort patienterait pour nous la laisser encore un peu.
    Et vous, pendant un instant, vous n’êtes pas le médecin qui tente de se cacher derrière le jargon médical pour ne pas prononcer trop vite les mots qui font mal. Vous êtes celui qui dessine des arcs-en-ciel, regarde danser la déesse ou s’envoler des anges, parce que ça fait vachement moins mal de le raconter comme ça et qu’un peu de poésie annule le côté vain de certaines luttes.
    Alors ce n’est peut-être pas un job de super-héros. Mais Superman, lui, il en rencontre pas beaucoup des déesses. Et peut-être qu’il a sauvé dix fois le monde, mais je ne suis pas sûre qu’il aurait le courage de tenir la main de celui qui souffre ou qu’il trouverait les mots pour réconforter sa famille.
    Tenter de rendre supportable ce qui nous terrifie et nous blesse ne fait pas de vous un imposteur, juste un humain.

  38. Zadorée

    Tu n’as pas besoin de super héros Bibi. Tu en es déjà un.
    Parce que les vrais super héros, pas ceux des bandes dessinées, ne nous sauvent pas du mal, de la douleur et du doute mais nous apprennent à vivre avec, nous aident à grandir et nous montrent le chemin.

    Parfois j’ai l’impression d’être un imposteur. Un imposteur dans un corps de soignant. Ou l’inverse peut-être.
    Parce que parfois je n’ai pas le temps ou j’ai le temps mais pas l’envie.
    Parce que je ne sais pas être comme toi, ne sais pas me laisser toucher par ces choses-là, j’en vois seulement l’absurdité, la cruauté et le non-sens. Peut-être que je ne suis pas assez forte pour ça.
    Parce que parfois je suis agacée, je soupire, je râle et quand je sors du vestiaire j’ai l’impression d’avoir été une mauvaise infirmière.

    Et souvent, je lis tes articles et que je pense à tous les soignants dont tu parles, je me dis que vraiment, je pourrais faire mieux. Et le lendemain, quand j’arrive au travail, je sais que je ferai mieux.
    Tu vois, Bibi, tu es un super héros.

    Les soignants aussi ont parfois besoin de se réconcilier avec leurs patients.

    Alors voilà…. Merci pour ça.

  39. sylvie

    merci!
    Je vous souhaite le meilleur pour les premiers pas de cet an 2015!
    paix ..amour..santé..héoui un médecin a aussi besoin de veiller sur sa santé.. 😉
    Le matin je fais le voeux à haute voix ( ?!) d’être une bonne fée et une gentille sorcière pour la journée pour les autres et moi en pleine conscience! Et quoiqu’il arrive l’aventure recommence à chaque fois!
    Faire de son mieux..
    Et comme me disait mon père, ma fille tu ne fais de mal à personne, alors cesse de te torturer !
    Alors vous qui êtes dr, j’imagine souriante ce qu’il aurait pu vous dire..

  40. Fée

    Baptiste, tu n’es pas un Héros… « juste » un Humain Extra-ordinaire ! et on est nombreux à t’aimer pour ça ! j’aime la façon dont tu racontes les choses, parce que oui, tu préfères voir le verre à moitié plein qu’à moitié vide, et que moi aussi je le préfère comme ça… parce que la Vie serait trop moche sinon… donc MERCI d’être comme ça ! continue comme ça, avec tes hauts et tes bas, comme tout le monde… tu n’es pas seul, la preuve ! alors hauts les cœurs et c’est reparti ! je te souhaite plein de petits et grands bonheurs à vivre en 2015, des voyages, l’épanouissement dans tous les domaines, et un beau livre à nous offrir bientôt ! plein de gros bizoo (même si je me rappelle plus si je peux, vu qu’on est un jour impair…) et n’oublie pas de prendre soin de toi…
    ps : j’ai une pensée toute particulière pour ma marraine qui est partie faire du poney multicolore au lieu de souffler sa 63ème bougie aujourd’hui, et je te suis reconnaissante parce que sans toi, je n’aurais jamais trouvé la force de l’accompagner jusqu’au bout… alors infiniment, merci…

  41. Cachouchou

    Ça fait peu de temps que je lis ce blog et que j’hésite a laisser un commentaire, mais aujourd’hui je me lance…bonjour a vous tous et bonjour a toi (je me permet de te tutoyer…) « dr bibi ». Je trouve que de tous les textes que tu as publier jusqu’à maintenant, c’est le plus beau, parce que tu as ouvert ton cœur avec sincérité. Que celui qui n’a jamais douter dans sa vie me jette la première pierre. Cela fait partie des étapes dans la vie, que l’on apprend sur soi-même et a grandir aussi. Se sentir nul, comme l’a dit ta co-interne c’est normal mais c’est nécessaire aussi, cela permet de se remettre en question, de faire le point sur toutes les choses que l’on a acquises jusqu’à maintenant, et pouvoir repartir sur des bases saines et des pensées positives. Et je comprends qu’il y est des jours plus difficiles que d’autres, personne n’est parfait. C’est juste qu’il y certaines personnes qui ne comprennent pas parce ce qu’elles sont égoïstes et se disent qu’un médecin (ou autre professionnel de santé ) se doit d’être au top niveau 365 jours de l’année; mais a moins d’être un robot je pense que ce n’est pas possible. Alors merci a toi d’être honnête avec tous ceux qui te suivent, il faut du courage pour admettre ses faiblesses… Enfin voilà je tenais a te dire aussi que ton livre est une vrai pépite, alors prend soin de toi et des personnes que tu portes dans ton cœur, tu le mérite. Ce monde manque de dr Bibi…
    J’espère n’avoir offenser personne dans ce message, si tel est le cas je m’excuse d’avance ce n’étais pas mon intention et je vous souhaite une bonne année 2015 et surtout a toi dr!

    1. Mésange

      Il ne faut vraiment pas hésiter à laisser un commentaire, Cachouchou ! Et je ne vois pas ce qui pourrait blesser dans vos propos.
      Tu sais Baptiste, ce que je trouve aussi super sur cette page, c’est qu’il y a plein de lecteurs qui n’osent pas écrire d’habitude qui se sont lancés sous ce billet. Miam ! Je trouve cela tout à fait schtroumpfant en ces premiers jours de 2015 !
      Caresses de plumettes à tous

      1. Julie

        J’ai envie de mettre pleins de jolis mots derrière ce « schtroumpfant » !
        C’est fou, je me sens toute nouvelle ici, et en même temps, j’ai l’impression d’être là depuis longtemps. C’est bizarre ? J’aime bien cette sensation.
        Pourvu que 2015 soit schtroumpfant le reste de l’année, notamment grâce à ceux qui se lancent dans les commentaires !
        Mésange, j’apprécie toujours les caresses de plumettes, je prends donc ma part avec grand plaisir.

        1. Cath

          Rajoute donc que la  » mésange zinzinule au dilicule » et tu seras parfaite en schtroumpfette ( c’est vrai, c’est une citation de Schtroumpf ).

  42. heliotrope

    plein de courage vous êtes jeune homme, plein de discernement, d’honnêteté, avec la petite dose de narcissisme du Lion, vous êtes un humain complet me semble-t-il …
    et voilà , vous passez un super portail de la Vie + dépression post partum ….
    je vous trouve épatant, mais je ne le dis pas trop car ça va finir par vous peser, alors je le dis autrement :
    dans ces métiers d’accompagnement c’est long avant de quitter ce sentiment d’usurpation,
    moi, il m »a quitté lorsque j’ai intégré la « triangulation », l’autre, moi et … le Mystère, sans qui on ne peut rien faire, ou du moins tout ce qu’on fait est forcément touché et béni par le Mystère, et vous comment l’appelez vous ? l’Energie, le Divin, l’Ange, la Vie, le Maître … que sais-je …
    mon voeu pour 2015, je le partage avec vous : amour de soi et douceur
    je vous embrasse affectueusement

  43. Xavier CASTILLE

    Je ne te ferai pas l’affront de te souhaiter de « meilleurs voeux de santé, joie bonheur, paillettes… » »Je sais que ça ne sera pas forcément le cas, et des personnes mieux placées que moi s’en chargeront. En revanche, je te souhaite de pouvoir trouver le courage, les ressources, la force (oui celle du vieux Maitre Jedi Papi) pour faire face à ce quotidien qui met ton humanité à nu comme tu viens de nous l’écrire. Que tu puisses trouver chaque jour des moments de joie qui viennent contrebalancer l’horreur. Et surtout que chaque jour tu trouves des personnes qui t’entourent pour t’aider à passer ces moments. A toi et tous les soignants, tenez bon!

  44. Miss Pivoibulle

    Parfois en lisant votre livre, en lisant entre les lignes on voit cette capacité à se remettre en question qui est juste d’une importance primordiale dans les métiers qui touchent à l’humain.
    Parfois en plongeant dans les histoires qu’ont posées votre plume y dégouline cette sensibilité toute particulière qui est juste magnifique
    Parfois en plongeant dans vos écrits on voit juste un médecin comme il est rare d’en voir de nos jours
    Parfois en nous faisant partager cet univers et son côté plus obscur qui est là en filigrane dans vos histoires vous faites naître l’envie de travailler dans ce milieu, ou le consolider. En ayant conscience que ce sont des métiers extrêmement difficiles.
    Vous n’êtes pas un super héros, juste un être humain avec de magnifiques valeur et c’est tellement mieux^^
    Pour cette nouvelle année je tenais à vous remercier car votre livre m’a confortée dans l’idée que je voulais travailler dans le milieu médical et la façon dont j’aimerais le faire plus tard^^
    Je fais le grand pas en préparant le concours d’infirmière cette année^^
    Parfois sans le savoir vous changez la vie de quelques uns si ça c’est pas un super pouvoir 😉
    MERCI

  45. Tom

    T’inquietes mec, si ça se trouve tu as de bonnes raisons de penser etre nul mais que tu te battes pour prouver le contraire c’est ça qui importe, parce que les mauvaises vibes sont toujours plus fortes que les bonnes il suffit de merder une petite fois pour oublier tout ce que l’on a fait de bien mais faut pas lacher la rampe, parce que les bonhommes, les vrais, c’est ceux qui bossent dur pour faire que le monde soit un petit peu moins dégueulasse, quitte à etre de ceux qui nettoient.
    Continue mec! S’aigrir c’est perdre le seul combat qui vaille la peine d’etre mené!
    Tcho

  46. Gwenaëlle

    Bonjour Baptiste, merci de poursuivre vos écrits et vos actes. Merci pour votre sensibilité et votre franchise. L homme parfait n existe pas mais celui qui tente de l être oui… J en suis sûre grâce à vous aujourd’hui et cette nouvelle me donne la pêche pour ce début d année. Je vous souhaite une année 2015 avec plus de hauts que de bas, plus de sourires que de soupirs et que vous soyez entouré de personnes qui sachent les apprécier et les partager avec vous!

  47. Deb

    Baptiste, vous faites un métier si beau et si difficile à la fois…tout ce que vous partagez avec nous nous permet de ne pas oublier que derrière « la blouse blanche » il y a une personne, qui doit encaisser toutes ces tranches de vie… Quand je vous lis, je repense à cette infirmière qui, un jour où je me suis retrouvée hospitalisée pour cause de « burn-out » (très à la mode, n’est-ce pas?) et que je pleurais seule que mon brancard en attendant l’interne, est simplement venue prendre ma main et m’a dit « ça va aller ». Elle ne saura jamais à quel point ce trois petits mots, et toute la compassion, toute l’empathie qu’elle y a mis m’ont été précieux. J’aurais voulu lui dire merci. Alors c’est à vous que je le dis. A travers vos écrits, ce sont tous ces soignants anonymes qui passent dans nos moments douloureux à qui vous rendez grâce. Vous n’êtes pas nul. Vraiment. Mais si vous avez besoin de vous défouler sur le dancefloor, ce qui est plus que compréhensible, j’ai quelques bonnes adresses pour vous 😉
    Je vous souhaite une merveilleuse année 2015. Et plein de bonnes choses pour les suivantes !!

  48. Myriam FdF

    Baptiste, le « petit dieu des familles de patient » m’a fait découvrir ton blog quelques jours seulement avant que je n’apprenne que mon père était mourant. Après un mois d’agonie en soins intensifs, la petite flamme de vie qu’il lui restait s’est éteinte doucement.
    C’était il y a un an aujourd’hui.
    Au cours de ce mois, je n’ai pas sauté à la gorge du chef de service qui s’est permis de l’ausculter (devant nous !) avec la délicatesse d’un boucher, je n’ai pas demandé à la jeune interne optimiste jusqu’à l’indécence si elle nous prenait pour des…. imbéciles, je n’ai pas hurlé de rage et/ou d’impuissance à chaque nouvelle tentative (torture ?) pour le maintenir en vie coûte que coûte, mais j’ai apprécié cette infirmière qui l’appelait « mon petit père », ces soignants qui avaient toujours un mot gentil ou rassurant, ce médecin qui a pris du temps, chaque jour, pour nous parler, nous expliquer…
    Ton blog, puis ton livre, que j’ai dévorés chaque soir durant toute cette période, m’ont permis de relativiser… d’admettre, tout simplement, que les soignants ne sont que de simples humains, avec leurs qualités et leurs défauts.
    Sur ce blog, je suis persuadée que, comme moi, des personnes se sont senties aidées par tes écrits, séduites par ton humour, épatées par ton style. Ne change rien, c’est comme ça que je t’aime (j’ai largement l’âge d’être ta mère, je peux donc me permettre ce genre de déclaration 😉 ) mais surtout, apprends à accepter tes faiblesses, elles font de toi l’homme que tu es. Et puis, entre nous, quoi de plus chiant que la perfection ???
    Bises à tous

  49. Lizou

    C’est la première fois que je commente, mais ta sensibilité me touche énormément…
    Non, tu as raison, la vie n’est pas toujours belle. Elle est même plutôt moche des fois.
    Ecrire, c’est un joli moyen se s’évader, en essayant de rendre les choses meilleures. J’aime bien tes histoires, j’aime bien le côté poétique que tu nous décris, et j’aime bien ta franchise.
    On se sent tous nuls. Tous au moins un jour. Ça nous rends plus humains d’ailleurs. Si les super héros existaient, ça foutrais bien le bordel.
    On a tous besoin de se former une carapace, pour pouvoir affronter les jours qui s’enchaînent et la cruauté blessante de certaines personnes. Alors des fois, quand on s’habille le matin, on met aussi un joli masque qui va nous permettre de pouvoir regarder les autres gens.
    Moi aussi je comptes les heures et les minutes qui me séparent du vendredi soir. On cherche tous à s’évader. Parce que rêver, c’est beau, c’est bien, c’est fort.
    J’aime bien savoir que, comme nous, des fois tu craques, parce que t’es pas superman. Mais j’aime bien quand tu aimes ton métier, et que t’es fier d’être médecin.

    La vie n’est pas toujours belle, mais des fois, elle l’est. Alors MERCI de l’embellir avec tes jolies histoires. Merci d’être là. Tout simplement.

    Je te souhaite une très bonne année 2015. Vraiment.

  50. sophie Mocquillon

    Courage.
    Merci pour ce que vous êtes et ce que vous pensez ne pas être, je n’oublie pas que sans vous, sans vos compétences durement acquises on serait vraiment dans la « merde ».
    J’aime vos doutes, car ils sont si humains, le corps médical me parait si sûr de lui, trop sûr, quelquefois si condescendant (cette arrogance insupportable), oui merci pour les doutes qui vous animent, ils me réconfortent , l’équilibre sans vacillement n’existe pas.

  51. Aurore Gobat

    Le pessimiste se lamente du vent.
    L’optimiste dit que le vent va tourner.
    Le réaliste, pendant ce temps, hisse la voile.

    Vieux proverbe de je-ne-sais-où.

    Peut-être, êtes-vous un réaliste positif? Vous savez que le monde est un tas de fumier mais vous préférez voir et raconter les roses qui poussent dessus.

    Bonne journée.

  52. lecomte

    Bien venu dans le monde réel. Pour avoir cotoyer le monde hospitalier, souvent inhospitalier d’ailleurs. J’ai beaucoup rit en lisant votre livre que ma fille Aurore m’a prêté. Alors j’ai continué sur le web. Je me régale de vos histoires. Vous avez un talent que je ne possède pas pour rendre beau ce qui ne l’ai pas.
    Pour 2015 tous mes voeux de succès pour votre second livre.

  53. fanny

    La larme à l’œil avec mon apéro… d’habitude c’est avec le café, merci, merci vraiment !
    Mais ce sont ces moments où l’on regarde l’heure qui nous rappellent que « juste » nous sommes des professionnels et non des supers héros (je dis nous mais je ne suis pas médecin…)
    Longue vie à toi !

  54. Lauriane

    Ralala, cher B.
    Ne change rien, on t’aime comme tu es, avec ta sensibilité exacerbée et tes doutes.
    Je te souhaite une année 2015 pleine de bonheurs, un beau livre qui je le sais viendra compléter ma bibliothèque, et beaucoup de belles rencontres, de jours pairs et impairs !
    Prend bien soin de toi !

  55. faribole

    j’aime ce billet, je veux dire, j’aime vraiment ce billet
    sans fard rose aux joues… oui parfois je trouve vos écrits un poil douceâtres…
    mais avec ce sous-titre, ça va beaucoup mieux
    passez une belle année Baptiste, en rose, en noir, en bleu, comme vous voulez,
    tant que vous continuez à faire le bien
    (et… des trucs m’ont fait tilt dans les commentaires : oui, on fait aussi ça pour se faire aimer des autres…
    j’enseigne, et je crois que j’ai trop envie qu’on m’aime, moi aussi ! bisous)

  56. Jo

    voir le verre a moitie plein… a mon sens le plus beau blindage qui soit quand on a un métier qui confronte ainsi a la peur, la douleur, la misère, la mort, la tristesse, et toutes ces choses que la plupart d’entre nous s’evertue si fort a garder le plus loin possible, et a ne meme pas y penser.
    et en meme temps, c’est tellement difficile de choisir de voir le beau, envers et contre tout. ca serait tellement plus simple de verser dans l’humour noir, de ne plus preter attention aux gens qu’on cotoie toute la journee, de devenir cynique, ou aigri. plus simple de fuir.
    Pour moi le héros c’est celui qui arrive a rester en accord avec lui meme, dans les bons jours comme dans les mauvais. celui qui accepte ses limites et sa part d’ombre. Superman c’est bon pour les comics, il ferait pas le poids dans la vie réelle.
    Quant a esperer a toutes forces ce vendredi soir qui permet enfin d’oublier, j’espere que tu as deja plus amplement discuté de la « technique du grillage » avec Agnes Ledig (oui je suis une adepte de la boite a outils).
    Merci pour ce post qui sonne tellement juste. Merci de nous rappeler que le rire n’a aucune valeur quand il n’est pas sincere, merci de partager aussi cela avec nous.

  57. Eva

    Moi j’ai juste envie d’être ce quelqu’un que tu ramènes chez toi et avec qui j’oublierais tout ça, toutes ces gnangnantises qui n’en sont pas, ces trucs si trash que tu nous racontes pas, ces poneys multicolores qui galopent bien trop tout autour de nous, et aussi nos chevilles douloureuses qui seraient dévissées d’avoir trop dansé!!!
    On saurait trouver, étourdis, encore transpirant de danse, le bien être, le plaisir et la débauche, tous les 2, trouver ensemble juste cet élan pour se rendre compte que la vie est belle ( et que put** le c** qu’est ce que c’est bon aussi!!!)

    Oui je voudrais être ce quelqu’un!

    Continue….

  58. sylvainj

    J’ai honte de commenter comme ça mais parfois la vacuité est ce qui me semble le plus naturel : je ne peux pas lire ou entendre le mot « héros » sans avoir « je n’suis pas un héros » de balavoine dans la tête.

    Bonne année 2015 à toi

  59. Biquette

    Et oui, la vie c’est ça: du rose, du gris, du bleu, du noir, des paillettes, des mouchoirs…
    Décembre m’a enlevée une amie qui se battait contre un cancer du sein depuis 18 ans, oui 18 ans d’espoirs, de rechutes, avec finalement la mort dégueulasse.
    Et j’apprends que le cancer, dans 2/3 des cas serait dû au hasard! Je n’ai vraiment pas de chance moi avec trois attaques du crabe!
    Si ni les malades, ni les médecins n’ont le moral, où va t’on? Allez Baptiste, reprends toi, ça va aller, la vie est belle, ce matin le soleil brille sur des arbres givrés et c’est magnifique! Mon chéri m’aime et c’est génial! Ma petite-fille a ses deux premières dents et ça m’émeut!
    Nous avons toute la vie pour nous amuser!
    Alors voilà : bonne année à toutes et à tous!

    1. Cath

      Bonne année Biquette. Très heureuse de vous lire, en forme et d’attaque.
      Le crabe a attaqué 3 fois ? Il en est pour ses frais ! Et un tourteau mayonnaise, un ! Voilà comment il faut le traiter !

  60. Elle

    «  – Parfois, je me sens nul.
    – Peut-être que je ne suis pas assez fort pour ça.  »

    Vous êtes un Humain Doc  ! Le doute fait partie du «  package  »  !
    Faire le choix du positif est une posture pas une imposture  ! Quant au trash vous nous en avez tout de même livré quelques belles lignes là  ! 🙂

    Allez  !
    Une très BONNE ANNEE 2015 à vous Docteur Beaulieu !
    Que du BON pour vous et pour ceux qui me liront.

    BON MORAL Bonne chance bonnes intentions bonnes idées bonne volonté bon coeur bonne touche bonne rencontre bonne aventure bonne compagnie bonne pioche bon jeu bons numéros bonnes manières bonnes affaires bonne éducation bon plaisir bonne parole bon esprit bonne humeur bon caractère bonne impression « bons comptes bons amis  » bons placements bons résultats bonne nature bonne image bon sens bon job bonne situation bonne paye bonnes vacances bon air bons souvenirs bons sentiments bon enfant bon Noël bonnes sensations bonne intuition bon plan bonne conscience bon début BON MEDECIN bon mot bonne conduite bon exemple bonne étoile bonne foi bonnes nouvelles bonne action bonne mesure bonne raison BONNES FETES bonne ambiance bonne surprise BONNE SANTE bonne mine bonne bouille bon vivant « bon pied, bon oeil  » bonnes grâces bonne famille «  bonne terre bon grain bon pain  » bonne influence bonne compréhension bonne équipe bonnes balles bonne entente bonne blague  !  bon pressentiment bonne musique bon public bonnes initiatives bons films bonnes lectures BONS VOEUX bonnes occasions bonne direction bonnes adresses bonne maison bons copains bons moments bonne table bonne fourchette ! bonne chère bonne franquette bon appétit bonne cave bon coup bonne descente « à la bonne vôtre !» bonne cuite bonne bourre Bonne Mère  ! bonne garde bonne nuit les Petits  !  bon karma bons baisers bonne route bon voyage bon choix bon espoir bon courage bonne continuation BONNES RESOLUTIONS ….. A la bonne heure !

  61. MarionLR

    Ouh là, Bibi! Lendemains de fêtes qui déchantent!
    Une année riche en émotions et en changements qui se termine… Tu as atteint simultanément deux buts que tu t’étais fixé: devenir médecin ET écrivain… Double angoisse: vais je réussir à aider les patients? Vais je réussir à passionner les lecteurs?
    Si tu ajoutes à tout ça les folies que tu fais de ton corps (sur le dance floor!), je diagnostiquerais bien un petit coup de mou tout naturel …
    Je ne t’ai jamais considéré comme un super héros (peut être que la blouse blanche est moins seyante qu’une combinaison lycra bleue…), juste comme un mec qui arrive, au travers des histoires dramatiques qu’il côtoie au quotidien, à déceler la miette d’optimisme, la pépite d’humanité, la larme de dérision, l’atome d’amour qui lui permet de tenir le coup dans un métier difficile. C’est Tout… ( eh! Pas « c’est tout « …. J’ai bien écrit « c’est Tout »).
    Si tu as toujours dans l’idée de mettre en place le dispensaire à Pondichery, garde en tête pendant les secondes trop longues que les femmes t’attendent là-bas, jours pairs et impairs… Ça motive non?
    Quoi que tu fasses, quoi que tu prévois, ce sera les choix d’un homme qui veux faire les choses au mieux pour aider son prochain… C’est déjà une grosse partie du travail du super héros ( y a aussi casser la figure aux super méchants, mais je te le déconseille si tu n’as pas la fameuse combi bleue)
    Une bonne année 2015 à toi, Bibi… Je te la souhaite pleine d’Amour, le vrai, l’inconditionnel, celui qu’on te donne malgré les défauts, les blessures et qui n’attend rien en retour… Et Pouët pouët!

  62. lectrice boulimique

    La grand-mère qui repeignait sa chambre en brun bio fait maison nous rappelle juste pourquoi le premier de l’An il faudrait plutôt se souhaiter bonne M… !
    Soit… remontons les bretelles du niveau de la conversation… Bibi si certains soirs tu te sens « NUL », rappelle-toi que tu n’es qu’à une lettre près de décrocher la « LUNE »…
    😉

  63. Lise

    Faire de son mieux et avoir peur de faire une erreur, se rendre compte parfois de son impuissance et des limites de la médecine, S’impliquer tout en se préservant pour pouvoir être encore là et meilleur demain….C’est le sentiment de tous les soignants. Boire, danser, courir et oublier temporairement pour rebooter le disque dur et repartir, c’est juste indispensable…

  64. untel

    Lister ce qui est réellement important à VOS yeux et ce qui l’est moins.
    Avoir pour soi-même le regard plein d’indulgence que vous auriez pour un ami ou une sœur.
    Etre convaincu que ceux qui vous aiment vous aimeront pareil, même si vous faites une erreur ou un truc moche.
    Cesser de vouloir être parfait, mais juste quelqu’un de bien.
    🙂

  65. Anne

    Parfois nuls, parfois géniaux …
    C’est le propre de l’Homme et de la Femme
    Si nous nous sentons nuls, nous pouvons de toute façon toujours essayer de rattraper le coup pour être meilleurs, pour apprendre de nos erreurs …
    Bonne année à tous les soignants et à tous nos patients

  66. Daniel

    Bonjour B.

    Tu as cité ça un jour :
    Quand on aura allégé le plus possible les servitudes inutiles, évité les malheurs non nécessaires, il restera toujours, pour tenir en haleine les vertus héroïques de l’homme, la longue série des maux véritables, la mort, la vieillesse, les maladies non guérissables, l’amour non partagé, l’amitié rejetée ou trahie, la médiocrité d’une vie moins vaste que nos projets et plus terne que nos songes : tous les malheurs causés par la divine nature des choses.
    Marguerite Yourcenar
    Je le relis souvent.
    Bonne année.
    Bonne année à tous.

  67. Chloé

    Une excellente année à toi aussi Baptiste. Pleine de choses merveilleuses, petites et grandes. Et aussi: ça va de se sentir nul quand on est quelqu’un de bien. Voir le verre à moitié plein, c’est la philosophie pour laquelle j’ai opté: l’optisme toujours! Et puis rien n’empêche d’avoir les pieds sur terre et la tête dans les étoiles… La bise 🙂

  68. Anaisa

    Je lis et apprécie chacun de vos posts et n’ai jamais trouvé le besoin ou l’envie de les commenter, mais pour celui-ci je voulais sincèrement vous dire merci

  69. Clémentine

    Je voulais juste dire merci pour ce post en particulier et bravo pour les autres. Ça fait du bien de voir que l’on n’est pas seule a penser tout ça.

  70. Ahava

    Bonjour à tous, je tiens à commencer cette nouvelle année avec un texte traduit de l’Hébreu qui est d’un talmudiste dont j’ignore le nom, et je le cherche encore, car ce monsieur gagne sûrement à être connu…
    Ce texte trônera désormais au-dessus de mon lit. 🙂
    Alors okay, tu es nul, mais pas que. 😉

    « Cette aventure ne peut commencer
    que lorsque tu seras prêt à renoncer à ton désir
    de saisir le monde entier
    jusqu’à ce que tu comprennes
    et soit prêt à accepter de tout ton coeur
    que tout est une question de progression et de chute
    une fois tu es en haut et une fois….vraiment en bas

    Rien ne commence tant qu’on n’aura pas compris
    que beaucoup plus que ce l’on imagine dépend de nous
    Et d’un autre côté on est beaucoup plus dépendant que ce que l’on croit

    L’aventure ne débute tant que tu n’acceptes pas
    Que chaque instant peut te surprendre avec un élément
    Venu de nulle part
    En fait..on ne sait rien!

    Cette aventure ne commence pas…
    Cette aventure qui nous amène vers l’intériorité des choses
    Tant que tu n’es pas prêt à être comme un petit enfant
    Qui dit à son père: oups! papa, je me suis fait dessus.
    Et alors tu acceptes de te baisser et de tout recommencer
    Depuis le début.

    Cette aventure ne commence pas tant qu’on n’est pas prêt
    A tout faire avec amour
    Beaucoup, beaucoup d’amour!

    Voilà. C’est le sens de la vie enseignée en se tenant sur un pieds. »

  71. Julie

    Entendu ce matin en salle de réveil:
    Une IADE explique le fonctionnement du scope à son élève: « alors pour régler les alarmes du scope de ce Monsieur, tu vas dans menu… » Le monsieur en question, un papynou somnolent jusque là, ouvre un oeil et me lance, goguenard: « menu? eh, qu’est-ce qu’on mange?? hihi!! »
    Voilà voilà. Des fois, les supers héros, c’est les patients. Pas tout le temps, mais des fois.
    Bisous Baptiste.

  72. mabool21

    Je prends toujours autant de plaisir à vous lire. Même lorsque vous dites que vous vous sentez nul.
    Merci d’être ce héros de la vie de tous les jour. Peut-être pas «super», mais un homme bon. Simplement, vraiment.
    Bonne année !

  73. marie

    je relis « dites lui que je lui demande pardon pour les bonbons, je ne voulais pas » je regarde la photo aussi de cette sœur recroquevillée sur la tombe de son frère mort là bas loin à la guerre , nous les rois du higth tec toujours à faire des guerres…
    pourquoi à l’heure de mourir on appelle sa mère , on la cherche et parfois on la voit qui vient nous chercher , comme pour renaitre ailleurs ? pourquoi des bonbons de culpabilité rejaillissent à cet instant là , comme s’il fallait absolument entendre , » sois en paix je te pardonne »? pourquoi les mères peuvent-elles être mortifères au point d’être à jamais haïe par leurs enfants, comme pour désacraliser le rôle omnipotent des Vénus antiques ? pourquoi la guerre transforme le monde en prairie où poussent des croix blanches? et là je bloque je ne comprends pas pourquoi le monde est encore un champs de bataille …
    hier soir la clarté de la lune se mariait au brouillard, la terre était un autre lieu, je touchais du doigt l’Eternité.

    1. Cath

      Je ne peux m’empêcher de penser à cette chanson qu’on nous fredonnait quand nous étions petits :
       » Ah vous dirais-je maman, ce qui cquse mon tourment (…)
      Papa voudrait que je raisonne…
      Moi je dis que les bonbons valent mieux que la raison »
      Mais maintenant, l’écho de cette ritournelle est tristement différent.

  74. Aurore

    Probablement un de vos meilleurs articles.
    Les soignants sont des gens qui travaillent, mais qui ne font pas un « simple boulot ».
    On y met une partie de nous que nous ne connaissions même pas avant qu’elle nous pète à la tronche.

    Merci pour cet article, de la part d’une infirmière jeune diplômée qui en est à 3 ans de carrière en maison de retraite et qui aime encore ça, malgré tout .

  75. isabelle

    il y a dans le métier de soignant des jours où on se sent nul, des tas de jours comme ça même, et il y a même des jours où on se sent nul de se sentir nul, des jours où l’impuissance nous serre le kiki, des jours où on a envie de pleurer avec les gens, et des jours aussi où on n’a qu’une seule envie, c’est qu’ils ne viennent pas avec leurs douleurs, leurs détresses, des jours où on pense « mais p… laissez-moi en paix » . et dans le même temps on s’en veut de penser cela, des jours où on se sent piégé. Et puis le lendemain, ou le surlendemain, on se rend compte que c’est une évidence, qu’on est fait pour être soignant, qu’on n’aurait rein pu faire d’autre
    Take care, Baptiste

  76. KatiD

    Bounané, cher Baptiste.
    c’est dur d’être quotidiennement au contact avec la souffrance, avec sa propre impuissance parfois. Si votre façon de tenir le coup est de choisir de relater plutôt les histoires décalées, ou poétiques, ou inspirées, ou drôles et tristes à la fois … eh bien, c’est tout bénèf pour les lecteurs, qui ont besoin de lire des métaphores qui les touchent. Pour les récits d’horreur et de désespoir, on a la télé.
    So keep going 😉

  77. Ceçou

    Oooh Baptiste, à quel genre de nouvel an as-tu attrapé une gangnan-phobie comme celle-ci ? Le gnangnan comme tu dis (qui se rapproche plus de la force d’esprit à mon avis, parce qu’il faut être fort pour voir la poésie au quotidien, alors même qu’elle est toujours accompagnée (un peu) de sentiments moins positifs) est un truc top, aux effets thérapeutiques immenses (vraiment, est-ce qu’on dira jamais assez combien le moral est important dans le processus de guérison ?), et qui rend la vie plus belle. Donc, c’est génial. Voilà.

    Et puis ce n’est pas parce qu’on est capable de voir la vie en moins beau que quand on donne plus d’importance au côté poétique, on est dans le faux … Loin de là. Voir le moche est beaucoup plus facile je crois. Il saute aux yeux. C’est voir le beau qui demande un peu d’exercice. Il est partout, mais il se cache bien …

    Finalement c’est le travail de l’écrivain de montrer la vie par sa lorgnette. Donc à la place d’un imposteur, tu es un vrai écrivain de vrai, en fait. (Sérieusement, les trucs réalistes à la Zola, même si parfois c’est beau, souvent c’est chiant quand même … Je t’aime bien plus parce que tu y ajoutes ta touche.) (Aïe je touche à un monument. Mais j’ai jamais réussi, pardon …)

    Bref. J’espère que ce bad post-nouvel-an t’as permis de dépenser tout ton capital coup de blues pour l’année, au moins ! Je te souhaite une très belle année avec de beaux projets (et ça commence bien !) et de belles rencontres. Et beaucoup de gnangnan pour te sauver la mise si jamais il te restait du capital, des fois …

      1. Cath

        Pourtant il y a des pages à se tordre de rire dans Proust ( chercher les descriptions de soirée à l’opéra par exemple). Non, j’ai pas les bouquins sous la main, malheureusement, alors je ne peux pas citer exactement. Et puis il y a des pages de réelle douceur ( les souvenirs de tout petit…).
        Enfin, histoire de dire 😉 . Je n’aime pas Zola que j’ai lu contrainte et forcée. C’est un témoignage hors pair, et un homme courageux, mais je n’aime pas son oeuvre qui m’em… .
        Parlez-moi de Chateaubriand plutôt ( il y avait longtemps, hein ?).

        1. Cath

          Et je vais relire Yourcenar tiens. Daniel et Baptiste nous ont rappelé à eux deux quelques belles lignes, alors je vais me faire plaisir dans ce brouillard épais qui nous environne.
          Je vous souhaite une belle journée à tous.

        1. Ceçou

          Oui, je suis sûre que c’est le cas et j’espère que ça se ressentira au milieu de tout ce « vraiment trop trash » … J’ai relu une interview de Charb au Monde en septembre 2012 et il disait : « On n’a pas envie d’avoir peur, mais de se marrer, de prendre la vie avec légèreté. (…) L’humour est un langage que les intégristes ne comprennent pas. Eux s’appuient sur la peur. »
          Ben voilà.

  78. Isabelle

    Même les supers héros ont le droit de douter…Reste le même Baptiste avec tes doutes , tes questions, ta douceur , ton humour.
    Tu nous fait du bien …
    Continues à créer ce lien entre soignés et soignant.

    J’ai hâte de te lire de nouveau.
    Je t’envoie plein de calins.
    Isabelle

  79. Anne Claire

    Je viens juste de finir la lecture de ce post et des commentaires. Je me rends compte qu’Isabelle a laissé le sien à l’heure où ce matin à Paris, des hommes et femmes, et pas des moindres côté talent, Cabu, Charb, Wolinski… tombaient sous les balles de crétins fanatiques et haineux.
    Parce qu’ils chérissaient l’humour, l’ironie, le recul . Parce que liberté d’expression et poil à gratter n’étaient pas de vains mots pour eux, ils sont devenus des cibles.

    Alors merci de continuer, Baptiste, quelque soit l’humour, potache ou pas, le ton, gnan gnan ou pas.
    Merci pour la poésie, merci pour le rire, et les larmes.
    Merci de nous faire tenir debout.

  80. Caroline

    Ah mais je comprends pas, je ne trouve pas que ce que tu fasses ne soit que raconter des jolies histoires, d’aventures positives, de lectures plaisantes! Enfin plutôt, si, la lecture est toujours plaisante même s’il s’agit de la narration d’une situation pas très drôle ! Moi je trouve qu’on sent dans tes articles tous les doutes des soignants, toi et tes collègues du passé ou du présent ! On y sent bien que vous n’êtes pas des super héros mais que vous faites quand même le job, c’est peut-être ça d’ailleurs qui fait de vous des super héros malgré vous… On sait maintenant, si besoin était, qu’on ne rencontre pas que des médecins ou des infirmières ou des soignants, mais aussi des êtres humains… avec leurs failles, leurs faiblesses, mais aussi leurs richesses. Merci, continue de partager avec nous, ça fait du bien. Et bonne anée

  81. Soulalune

    Moi aussi je me sens infiniment triste et révoltée ce soir … Le fanastisme est un tel danger que Charb, cabu, Tignou, Wolinski et les autres ont payé de leur vie leur vision satirique du monde, sans oublier les policiers qui les protégeaient …
    Jour noir pour la liberté d’expression en France, et j’ai peur que des jours plus sombres encore nous guettent 🙁

  82. Incognito

    Les heros ne portent pas tous une cape, certains traversent notre existence incognito… vous nous en montrez tous les jours. vous choisissez de voir la tendresse, la beauté la ou ne pourrait voir que laideur et saleté. Merci pour ça, mon heros!!

  83. carnot

    je crois qu’on a surtout besoin de vérité et d’authenticité.
    Vos histoires racontent la vie, la vraie, belle ou pas, avec humanité. Alors parfois, certes, vous êtes un peu surhomme… mais au fond, on sait bien que ce n’est pas exactement comme ça.. et que la vie n’est pas toujours drole. entre vos mots on devine les maux des autres, et parfois les votres.
    alors merci. et bonne année.
    http://www.vivantsensemble.com

  84. Psylaterre

    Comme je comprends ces freins à dire la Vérité, qui par ailleurs n’existe pas! Je peine aussi parfois à élargir mon coeur qui me semble avoir déjà tellement donné! Oui, mais merde au fait, je me fais payée pour les séances! Parfois, pourtant je n’ose pas demander l’argent oublié par le patient à la fin de la séance. Comment oser demander : vous oubliez de me régler! Mon fric bordel!! alors que le patient désespéré vient de vous raconter les pires souffrances auxquelles vous n’auriez vous même pas pensé.
    Raconte ça à ton propre psy et il te dira que tu as des comptes à régler avec l’argent!!!!
    Il faut dire que ma psy à moi me prend 20 minutes! Putain, j’avais pas signé pour me retrouver avec une lacanienne !!

  85. martine

    c’est fou ce que la vérité peut être touchante …j’aime cette imperfection …cette fragilité que la sincérité transforme en force …la force d’être soi à la fois magnifique et terrible ,mais entier, comme le grand corps d’une horloge dans laquelle le balancier indique l’un puis son contraire …..ton imperfection avouée m’aide à accepter la mienne …et je t’aime quand tu me permets de me ré.concillier

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